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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

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Ouverture exceptionnelle du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy pendant les vacances de février,

15 Février 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Ouverture exceptionnelle du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy pendant les vacances de février,

 

 

Des crocs acérés, une démarche silencieuse, des griffes aiguisées, une présence de fantôme … Si à l’énoncé de ces mots votre ventre se tord de peur, c’est normal ! Le petit chaperon rouge en aurait fait autant !

Ces mêmes bestioles mystérieuses, mais connues comme le loup blanc, se tapissent au Musée d’Histoire Naturelle de Gruffy.

Et pour en saisir les moindres curiosités nous vous proposons, à l’occasion de la pré-ouverture du musée,  de vous faire découvrir l’univers des grands prédateurs de nos montagnes.

 

Animation spécialement conçue pour l’occasion.

Ouverture exceptionnelle du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy pendant les vacances de février,

Informations ouverture :

 

Du mardi 23 au vendredi 26 février et du mercredi 2 au vendredi 4 mars.

 

 De 13h30 à 18h

 

Tarifs :

 

Enfant : 4,50 €

 

Adulte : 6,50 €

 

Pour plus de renseignements, contactez directement le musée :

 

Musée d’Histoire Naturelle de Gruffy

 

Par téléphone au 04 50 77 58 60 ou par mail info@musee-nature.com

 

Site internet : www.musee-nature.com

 

Facebook : Musée d’Histoire Naturelle de Gruffy

Ouverture exceptionnelle du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy pendant les vacances de février,
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Différentes nuances de….rouges, en latin et grec de botanistes !

9 Février 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Après le blanc, voyons le rouge, c'est une couleur fascinante qui ne laisse personne indifférent, on l’adore ou on la déteste. Elle est souvent pétillante, chaude, éclatante, agressive  mais elle est aussi douce ou sombre. Dans la nature, le rouge se décline du rose pâle au brun rouge.

Voyons ce que nous réserve la botanique,

Ruber rouge  ou rubens, du verbe rubere, rougir.

 

Cephalanthera rubra, céphalanthère rouge, une orchidée délicate qui affectionne les coteaux pierreux et les bois secs, dans presque toute la France.

Cephalanthera rubra, céphalanthère rouge, photos de Françoise.
Cephalanthera rubra, céphalanthère rouge, photos de Françoise.

Cephalanthera rubra, céphalanthère rouge, photos de Françoise.

Trifolium rubens, trèfle pourpré, un beau trèfle que l’on trouve sur les coteaux et les bois secs partout en France.

Trifolium rubens, trèfle pourpré, photos de Jacques.
Trifolium rubens, trèfle pourpré, photos de Jacques.

Trifolium rubens, trèfle pourpré, photos de Jacques.

En latin on trouve aussi Incarnatus, incarnat, un rouge qui serait plutôt rose foncé.

 

Dactylorhiza incarnata, dactylorhize incarnat, présente jusqu’à 2000 m dans les marais humides. Son labelle rosé est ponctué de petits points rose foncé. Elle est protégée dans plusieurs régions de France. Une de ses caractéristiques, ses feuilles supérieures sont cuculées (cuculé : sommet en forme de capuchon).

Dactylorhiza incarnata, dactylorhize incarnat.
Dactylorhiza incarnata, dactylorhize incarnat.

Dactylorhiza incarnata, dactylorhize incarnat.

Voici Atrorubens, rouge foncé, atro noir et rubens.

 

Epipactis atrorubens, épipactis pourpre noirâtre, une belle orchidée des forêts claires, de feuillus et de résineux dans presque toute la France.

(Voir aussi article du vendredi 6 février 2015, épipactis.......)

Epipactis atrorubens, épipactis pourpre noirâtre.
Epipactis atrorubens, épipactis pourpre noirâtre.

Epipactis atrorubens, épipactis pourpre noirâtre.

Et Purpureus, la pourpre romaine, il y a une pointe de mauve dans ce rouge-là ! On trouve aussi purpuratus.

 

Prenanthes purpurea, prénanthe pourpre, on la rencontre souvent mais dans les bois, en montagne, des Vosges aux Alpes-Maritimes, dans les Cévennes et les Pyrénées.

Prenanthes purpurea, prénanthe pourpre
Prenanthes purpurea, prénanthe pourpre

Prenanthes purpurea, prénanthe pourpre

Epipactis purpurata, épipactis pourpre, elle est plus rare, préfère les hêtraies ombragées, fleurit fin Août et c’est sa tige qui est pourpre. Cette orchidée est protégée dans diverses régions de France.

 

(Voir aussi article du vendredi 6 février 2015, épipactis.......)

Epipactis purpurata, épipactis pourpre
Epipactis purpurata, épipactis pourpre

Epipactis purpurata, épipactis pourpre

Connaissez-vous Phaeus, grec latinisé (phaios), rouge brun sombre.

 

Geranium phaeum, géranium brun, un géranium de montagne avec des fleurs dont les pétales sont toutes dans le même plan. Vit dans les prés, bois et ravins en montagne.

Geranium phaeum, géranium brun.
Geranium phaeum, géranium brun.

Geranium phaeum, géranium brun.

Un autre rouge, Sanguineus, rouge sang

Geranium sanguineum, géranium sanguin, superbe géranium qui s’épanouit sur les coteaux secs et ensoleillés. Une fleur éblouissante, d’un rouge brillant. Dans  presque toute la France.

Geranium sanguineum, géranium sanguin.

Geranium sanguineum, géranium sanguin.

Une autre nuance de rouge, Cruentus ensanglanté du verbe cruentare, mettre en sang, ça devient « gore » ! .

 

Orobanche cruenta, orobanche grêle, elle s’appelle maintenant orobanche gracilis. Ce sont ses fleurs dont l’intérieur est rouge, qui lui ont donné son ancien nom, cruenta. Pourquoi gracilis, maintenant, si vous le savez, dites-le moi!

PS  (11-2-2016) : Jean m'a apporté la réponse, gracilis : mince, grêle, maigre, svelte, de forme élancée (Gaffiot) notre orobanche est "gracile", fragilité gracieus, d'après le ROBERT, Dico. Hist. de la Langue Fr. –direction Alain Rey, 1998

 

Elle parasite les fabacées et dégage une forte odeur de girofle, elle est présente dans presque toute la France.

(voir aussi article du 19 novembre 2014, orobanches, plantes parasites)

Orobanche cruenta, orobanche grêle, orobanche gracilis.
Orobanche cruenta, orobanche grêle, orobanche gracilis.

Orobanche cruenta, orobanche grêle, orobanche gracilis.

Une dernière nuance de rouge et un cas particulier........ deux fois rouge :

 

Rhododendron ferrugineum, rhododendron ferrugineux, deux fois rouge, composé de Rhodo, du grec Rhodos rose et de Ferrugineus qui signifie de couleur rouille. En montagne Alpes et Pyrénées.

Différentes nuances de….rouges, en latin et grec de botanistes !
Différentes nuances de….rouges, en latin et grec de botanistes !

Laissons là la flore dont le nom d'espèce indique la couleur rouge. Bien sûr, cet article ne recense que quelques nuances, agrémentées de quelques photos.

                                                                                                    Christianne

 

 

Sources : Le latin au jardin, Diane  ADRIAENSSEN,  librairie Larousse.

      Flore Helvétique, édition Belin.

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Différentes nuances de….blancs, en latin et grec de botanistes !

31 Janvier 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Comment nos chers botanistes ont-ils usé de poésie pour dépeindre l’arc en ciel de couleurs qui pare toutes les fleurs de nos campagnes et de nos montagnes, voila mon propos aujourd'hui. En tout cas, ils ont dû faire preuve de beaucoup de subtilité : ton, demi ton, quart de ton, dans toutes les couleurs, y compris le blanc, voici le challenge…

NB : L’adjectif d’espèce peut caractériser la couleur des fleurs mais aussi celle des feuilles.

Voyons le blanc justement. Il n’y a pas un blanc mais de multiples nuances de blanc. Blanc mat, blanc brillant, blanc cassé, blanc légèrement teinté de jaune, blanc verdâtre, blanc rosé, blanc presque gris etc….

 

Tout d'abord blanc pur, albus en latin. On rencontre de nombreux taxons à fleurs de couleur blanche dans la nature. J’ai l’embarras du choix dans mes photos. J’ai choisi mes préférées.

Asphodelus albus, l’asphodèle blanc, ne semble pas présent en Haute-Savoie mais on le trouve en montagne, en Savoie et plus au sud. Jolis tépales à nervures dorsales rougeâtres.

Asphodelus albus, l’asphodèle blanc
Asphodelus albus, l’asphodèle blanc

Asphodelus albus, l’asphodèle blanc

Asphodelus albus, l’asphodèle blanc

Asphodelus albus, l’asphodèle blanc

Dictamnus albus, le dictame blanc ou fraxinelle, c’est l’éclatante beauté du dictame qui a sans doute ébloui nos botanistes car il s’appelle blanc mais les pétales de ses jolies fleurs sont rosés, veinés de pourpre ! Ce taxon peu fréquent est protégé en Rhône-Alpes et PACA.

Dictamnus albus, le dictame blanc, fraxinelle, belle photo de Françoise.

Dictamnus albus, le dictame blanc, fraxinelle, belle photo de Françoise.

Petasites albus, pétasite blanc. Très fréquent et très modeste celui-ci, on le trouve au printemps dans les forêts et les lieux humides.

Petasites albus, pétasite blanc

Petasites albus, pétasite blanc

Même les violettes peuvent être blanches ! C’est Viola alba mais on rencontre, au printemps dans nos campagnes, deux sous-espèces (ssp) de violettes blanches :

Viola alba ssp alba, violette entièrement blanche, même l'éperon.

Viola alba ssp alba,

Viola alba ssp alba,

Et Viola alba ssp scotophylla, elle est blanche mais son éperon est violet clair.

Clic sur la photo pour voir les détails.

Viola alba ssp scotophylla

Viola alba ssp scotophylla

Autre nuance de blanc, blanc comme la neige, niveus. On trouve aussi nivalis ou nivosus.

Luzula nivea, luzule blanc-de-neige, une des plus grandes luzules ! Ses inflorescences légères et immaculées se balancent les longs des chemins de montagnes, au printemps.

 

Luzula nivea, luzule blanc-de-neige

Luzula nivea, luzule blanc-de-neige

Et blanc en grec ? C’est leukos.

Cette fois, ce sont les feuilles que qualifie l’adjectif d’espèce : Adenostyles leucophylla, l’adénostyle à feuilles blanches, (leukos, blanc et phylla vient de phullon, feuille en grec). Les feuilles de cette adénostyle sont blanches dessous.

Adenostyles leucophylla, adénostyle à feuilles blanchâtres.
Adenostyles leucophylla, adénostyle à feuilles blanchâtres.

Adenostyles leucophylla, adénostyle à feuilles blanchâtres.

Et blanc crème, Ochroleucus, (du grec okhros jaune pâle, leukos blanc) 

Trifolium ochroleucron, trèfle beige, un trèfle d’un jaune très pâle, presque blanc.

Trifolium ochroleucron, trèfle beige
Trifolium ochroleucron, trèfle beige

Trifolium ochroleucron, trèfle beige

Une autre racine latine qui a de nombreux dérivés, canus, gris blanchâtre ce qui donne subcanus légèrement gris, canescens ou subcanescens,  grisonnant ou couvert de poils gris (revoici des poils !) et aussi, incanus, blanchi par l’âge....

 

Senecio incanus, le séneçon blanchâtre qui pousse en montagne, dans les Alpes. Là aussi ce sont les feuilles qui sont blanchâtres.

Senecio incanus, séneçon blanchâtre, belle photo de Jacques.

Senecio incanus, séneçon blanchâtre, belle photo de Jacques.

Ou pâlissant pallescens, (pallere, pâlir),

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant qui pousse en montagne dans les Alpes et en Auvergne. Sa particularité, ses fleurs blanches ou rose pâle sont rabattues après floraison.

PS : l’adjectif palissant peut qualifier d’autres couleurs que le blanc.

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant

On s'arrête là pour le blanc, la suite en couleur........

                                                                                    Christianne

 

Sources : Le latin au jardin, Diane  ADRIAENSSEN,  librairie Larousse.

     Flore Helvétique, édition Belin.

 

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Différentes nuances de…. Poils, en latin de botanistes !

14 Janvier 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Rassurez-vous, cet article n’est pas classé X !

Les différentes « nuances » de poils dont Dame Nature, créatrice « échevelée », s’est ingéniée à équiper la flore terrestre, ont titillé les botanistes.

En effet, l'aspect des poils est un caractère souvent important pour identifier une plante, il peut permettre de lui donner son nom latin. Les botanistes ont, de ce fait, utilisé tout un choix d’adjectifs, latins ou grecs latinisés, dans le but de décrire le système pileux de la flore.

 

L’œil peut être un outil pour apprécier un système pileux mais une bonne loupe, c’est beaucoup mieux.

Evidemment, certains taxons n’en ont pas, de poils, ils sont….......

glabres, glaber !

Mais aussi lisse, laevigatus, comme l’aubépine lisse, Crataegus laevigata (au fait, en latin les arbres sont du genre féminin, d’où la terminaison a de l’adjectif laevigata).

Différentes nuances de…. Poils, en latin de botanistes !

Revenons au système pileux …..

Il y a des taxons qui sont couverts de duvet, pubens, ou couverts de poils fins et courts, pubescens.

Il y a aussi ceux qui sont ont des soies, setaceus, (seta : soie de porc).

Achillea setacea,  achillée sétacée.

Achillea setacea, achillée sétacée, superbes photos d'André.
Achillea setacea, achillée sétacée, superbes photos d'André.

Achillea setacea, achillée sétacée, superbes photos d'André.

D’autres sont duveteux, pilosellus, ou à poils longs et doux, pilosus.

Hieracium pilosella, épervière piloselle

 

Hieracium pilosella, épervière piloselle

Hieracium pilosella, épervière piloselle

Oxytropis pilosa, oxytropis poilu.

Oxytropis pilosa, oxytropis poilu.
Oxytropis pilosa, oxytropis poilu.

Oxytropis pilosa, oxytropis poilu.

Il y a les mal-coiffés, hirsute, hirtus, ceux qui ont des poils en brosse, hirsutus, ceux à poils rudes, hispidus, d’autres à poils nombreux, longs et ondulés, villosus.

Hieracium villosum, épervière velue.

Hieracium villosum, épervière velue

Hieracium villosum, épervière velue

Les épineux spinosus (spina : épine) et les très très épineux spinosissimus, c’est le superlatif latin, comme en français, pour dire très très grand, on dit grandissime.

Circium spinosissimum, cirse très épineux.

Circium spinosissimum, cirse très épineux

Circium spinosissimum, cirse très épineux

Ne pas oublier les barbus, barbatus.

Campanula barbata, campanule barbue (féminin).

Campanula barbata, campanule barbue

Campanula barbata, campanule barbue

Ni les laineux, eriophorus (du grec erion, laine et phoros, qui porte)

Cirsium eriophorum, cirse laineux.

Cirsium eriophorum, cirse laineux.

Cirsium eriophorum, cirse laineux.

Et les tomenteux tomentosus  (tomentum : feutre)

Hieracium tomentosum, épervière tomenteuse

Hieracium tomentosum, épervière tomenteuse.
Hieracium tomentosum, épervière tomenteuse.

Hieracium tomentosum, épervière tomenteuse.

Des poils, un peu, beaucoup…., ceci n'est qu'un bref aperçu.

Merci à Jean pour son petit memo « latin, la faute à Linné » qui m'a remis les déclinaisons latines en tête.

Merci à Catherine pour son memo plein d’humour que j’ai maladroitement essayé de « plagier ».

Mais « Jamais sans ma loupe » est et reste le mot d’ordre des botanistes !!

 

                                                                            Christianne

 

Source : le latin au jardin, Diane  ADRIAENSSEN,  librairie Larousse

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Qui suis-je, épisode II, le retour du chocolat !

3 Janvier 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Qui suis-je, épisode II, le retour du chocolat !

Vous êtes-vous régalés de truffes, ganaches, orangettes et bouchées pralinées ?? On a tellement l'embarras du choix !

Revenons au cacaoyer, Theobroma cacao

 

Un peu de botanique……………..

 

Le genre Theobroma comprend 22 espèces, seules plusieurs variétés de Theobroma cacao sont cultivées pour la production.

Zones du monde où sont cultivés les cacaoyers, chaque couleur correspond à une variété différente.

Zones du monde où sont cultivés les cacaoyers, chaque couleur correspond à une variété différente.

Theobroma cacao, le cacaoyer, est un petit arbre (10 à 15 m mais taillé à 8 ou 10 m) à feuilles persistantes, de la famille des Sterculiacées, selon la classification classique, ou des Malvacées, selon la classification phylogénétique.

Cacaoyers

Cacaoyers

Il produit des fèves comestibles aux saveurs différentes suivant les variétés de cacaoyers. C’est à partir de ces fèves qu’on fabrique le cacao, le produit de base du chocolat.

Il pousse entre les deux tropiques, dans les forêts humides.

Les fleurs apparaissent toute l'année sur des renflements du bois de l'arbre, appelés coussinets floraux. Par conséquent, on trouve au même moment des fleurs et des fruits sur l'arbre.

 

 

Qui suis-je, épisode II, le retour du chocolat !

Les fruits appelés  « cabosses », sont de grosses baies allongées ressemblant à un petit ballon de rugby. Chaque cabosse peut peser jusqu'à 400 g pour 15 à 20 cm de long. 

Cabosses
Cabosses

Cabosses

Les cabosses contiennent de nombreuses graines (entre 25 et 75) regroupées en épis et appelées fèves de cacao, riches en amidon, en matières grasses et en alcaloïdes.

Chaque graine mûre est entourée d'une pulpe appelée « mucilage ». Il est blanc, aqueux et sucré et conditionne la fermentation nécessaire à la production du cacao marchand.

 

Contenu d'une cabosse
Contenu d'une cabosse

Contenu d'une cabosse

Après fermentation et séchage, ces graines ou fèves, sont torréfiées. La torréfaction, c'est-à-dire un chauffage de 140 à 160 °C pendant 20 à 30 minutes, permet le développement des arômes du cacao. On en retire les 50 % de graisse, que l'on appelle beurre de cacao, pour certains usages aromatiques et pharmaceutiques notamment.

Qui suis-je, épisode II, le retour du chocolat !

NB : Charles de l'Écluse et Tournefort avaient appelé le cacaoyer Cacao. Charles de Linné, qui s’éprend lui aussi du chocolat rejette ce nom « barbare » et va jusqu’à le baptiser du petit nom élogieux de Théobroma  du grec theo  dieu et broma nourriture, et qui signifie  « nourriture de Dieu ».

Un peu de biologie………………………….

 

Le chocolat est un aliment plus ou moins sucré produit à partir de la fève de cacao. Celle-ci est fermentée, torréfiée, broyée jusqu'à former une pâte de cacao liquide dont on extrait la matière grasse appelée beurre de cacao. Le chocolat est constitué du mélange, dans des proportions variables, de pâte de cacao, de beurre de cacao et de sucre. Le chocolat contient une grande quantité de substances chimiques antioxydantes (flavonoïdes, de la famille des polyphénols ou « tanins ») présentes dans les fèves de cacao. Ces substances possèdent de nombreuses propriétés.

Qui suis-je, épisode II, le retour du chocolat !

Le chocolat contient aussi des alcaloïdes dont la théobromine, substance responsable des effets bénéfiques de celui-ci sur notre humeur.

En effet, elle bloque les récepteurs de l'adénosine contenus dans le cerveau (tout comme la caféine et la théophylline). L'adénosine s'accumule dans le cerveau au cours de la journée et elle accentue l'envie de dormir. Lorsque la théobromine intervient, l'adénosine a moins d'action sur le cerveau.

 

Cependant, la théobromine n'a pas pour seule action de bloquer les récepteurs de la molécule d'adénosine. Elle augmente également la production de noradrénaline,  responsable de la « bonne humeur » d’un individu. La théobromine a donc un effet euphorisant chez la personne qui en consomme, cette molécule peut cependant être mortelle si elle est absorbée en trop grande quantité mais rassurons-nous, la quantité trouvée dans le chocolat est suffisamment faible pour qu'on puisse en toute sécurité en consommer.

 

La théobromine stimule aussi les influx nerveux (un peu comme le cannabis).

Par contre, l’organisme de nos amis les chiens est incapable d’assimiler la théobromine, ce qui peut provoquer chez cet animal de graves intoxications.

Chocolats

Chocolats

Le chocolat contient aussi du tryptophane, acide aminé nécessaire à la fabrication de sérotonine. La sérotonine est un stimulant naturel endogène qui nous procure un sentiment de bien-être. La question est de savoir si la quantité limitée de tryptophane dans le chocolat est suffisante pour obtenir un effet perceptible.

La viande, le lait, les œufs, les bananes, les kiwis, les abricots, les prunes, les ananas, les tomates, les graines de tournesol et les noix contiendraient proportionnellement beaucoup plus de tryptophane !

 

Enfin le chocolat c'est bon, noir ou au lait, avec des noisettes, des noix, des amandes, des liqueurs, de la menthe, que sais-je encore... Et ça, je ne sais vous dire pourquoi !

Ce sera tout pour aujourd'hui à propos du chocolat, j'ai lu aussi sur Internet, que le chocolat (noir) ne provoquerait pas de crise de foie, alors régalez-vous....

                                                                                       Christianne

Sources et photos : Internet

 

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Bonne année 2016...

1 Janvier 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Nous laissons derrière nous l'année 2015 et ses drames

et entrons dans la nouvelle année plein d'espoir.

 

Toute l'équipe du groupe botanique de Gruffy

vous souhaite une année 2016 apaisée et

fertile, fertile en amours et amitiés, en rencontres et découvertes...

 

Bonne année à tous, chers lecteurs et chères lectrices

et merci de votre fidélité.

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Hommage à Jean-Marie PELT

28 Décembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

à lire sur le Blog de nos amis botanistes de FAVERGES :

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Qui suis-je ?????

26 Décembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Qui suis-je ?????

Je suis originaire des forêts tropicales de l’Amérique centrale. On me consommait déjà à la préhistoire. Vous ne rencontrerez pas mon arbre dans les forêts alpines (enfin, pas pour l’instant !)

Je m’appelle, je m'appelle…… Theobroma cacao……Vous voyiez qui je suis ?

Le cacaoyer, bien sûr !

Le nom latin du genre botanique du cacaoyer, «Théobroma », signifie « Nourriture des Dieux » il était cultivé par les Mayas et les Aztèques.

Au XXIe siècle, pour notre plus grand plaisir, grâce au cacaoyer, le chocolat, les chocolats, sont inséparables des fêtes de fin d’année.

Heureux chocolat, qui après avoir couru le monde, à travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche.

Brillat Savarin.

Courons le monde sur les traces du chocolat…....

 

Un peu d’Histoire …….

 

En 1519,  l’empereur MOCTEZUMA fit gouter la boisson aux Espagnols qui rapidement l’adoptèrent. Les Aztèques grillaient et broyaient les fèves de cacao. La pâte obtenue était ensuite chauffée et mélangée à de l’eau puis parfumée avec de la vanille, du poivre, de la cannelle et battue pour la rendre mousseuse. Ce breuvage s’appelait « xocoatl »,  (eau amère ou eau battue ?). Il était réputé stimulant et aphrodisiaque. Les Aztèques associaient le chocolat avec Xochiquetzal, la déesse de la fertilité, il était réservé au roi et aux notables.

Qui suis-je ?????

Après avoir détruit la civilisation Aztèques, les colonisateurs espagnols entreprennent l’intensification de la culture du cacao sur les terres de la Nouvelle Espagne afin d’exercer un commerce lucratif avec la Vieille Europe. Le « chocolalt » est très appréciée de l’aristocratie et du clergé espagnol. Il est associé à du sucre, car on  a découvert aussi la canne à sucre, dans le nouveau monde.

 

En 1615, la France découvre le chocolat  à l’occasion du mariage de l’infante espagnole Anne d’Autriche avec Louis XIII. On raconte qu’elle a consenti à ce mariage à la condition d’emporter avec elle son chocolat, préparé par ses caméristes qui maîtrisaient la préparation de ce breuvage.

Le chocolat entre à Versailles avec Marie-Thérèse d’Autiche et devient « à la mode » à la cour de Louis XIV. La fabrication du chocolat et la vente du chocolat sont un privilège accordé par le roi. Seuls les nobles et les riches bourgeois le connaissent. En 1693, ce privilège tombe et la vulgarisation du chocolat se développe. 

Qui suis-je ?????

Il semblerait que Bayonne doive son histoire chocolatière... à l’Inquisition. Au XVIIe siècle, fuyant les persécutions, des artisans juifs espagnols et portugais s’installent à Bayonne, toute proche. Initiés aux subtilités du cacao, ils créent sur la rive droite de l’Adour les premiers sites de transformation du cacao en France. Et en 1670, le mot « chocolat » apparaît pour la première fois dans les archives de la ville.

Bayonne reste encore la ville du chocolat, j’ai rencontré ce printemps, dans le vieux Bayonne de merveilleuses boutiques aux belles vitrines gourmandes.

Qui suis-je ?????
Qui suis-je ?????

La fabrication industrielle du chocolat débute en Angleterre en 1728 et en France en 1770. La première fabrique mécanisée de chocolat s'installe à Bayonne dans les années 1780. La grande révolution vient de Hollande avec l'invention en 1825 par Coenraad Van Hooten de la poudre de cacao, obtenue à partir de tourteaux de matière sèche, débarrassée du beurre de cacao, et pulvérisée. Rendue plus soluble par alcalinisation, elle permet d'obtenir une boisson plus homogène dont la matière ne retombe pas.
Cette découverte va voir la boisson mousseuse datant du 16ème siècle, le xocoatl, disparaître peu à peu, remplacée par une boisson proche de ce que l'on connaît aujourd'hui.

Plusieurs noms jalonnent l’histoire du chocolat, retenons  Fry, Cadbury et Barry en Angleterre, Van Hooten en Hollande, Menier, Cemoi et Poulain en France, Suchard, Tobler, Cailler ou Lindt en Suisse, chacun apportant sa contribution à l'évolution de la fabrication et aux arômes du chocolat. L'engouement pour le chocolat n'a jamais cessé de progresser, y compris dans les pays d'Europe où il est connu depuis longtemps.

Qui suis-je ?????

Je vous souhaite de déguster de nombreuses truffes, orangettes et autres gourmandises en attendant la suite de cet article.....

                                                                                              Christianne

 

Merci aux nombreux sites Internet que j'ai consultés, car, entre autres bienfaits, le chocolat rend aussi très bavard....

 

                                                à suivre ..................

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Le latin, le grec et la botanique

19 Décembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Lors d’un précédent article début 2014 « nomenclature en botanique », je vous rappelais comment Carl von LINNÉ (1707-1778), au XVIIIe siècle a mis en œuvre un langage universel pour nommer les plantes.  Il a « inventé » la nomenclature dite «binomiale» ou «binominale», celle qui permet de ne prononcer que deux mots pour désigner sans ambiguïté une plante unique.

Les deux noms ont été choisis en latin, langue des scientifiques jusqu’à la fin du XVIIIe. Le premier de ces deux mots, le nom générique, le genre, est commun à plusieurs espèces voisines l'une de l'autre, tandis que le second ou nom spécifique, l'espèce, est  souvent un adjectif, d’origine latine ou grec latinisé et ne s'applique qu'à un seul taxon à l'intérieur du genre. Cet adjectif décrit une caractéristique unique permettant de différencier un taxon des autres du même genre

Et, avec trois à quatre cent mille espèces répertoriées en botanique sur notre (encore) belle planète, l’imagination doit être productive ! Par convention, on écrit genre et espèce en italique et le nom de genre avec une majuscule.

 

Première page du Systema naturae 1758, LINNE.

Première page du Systema naturae 1758, LINNE.

Ordre et méthode ne signifient pas absence de fantaisie et de créativité !!

Reprenons ! Le premier nom d’une plante, nom de genre, regroupe les plantes ayant des caractéristiques similaires. Le deuxième, l’espèce, est un adjectif. (Ne pas oublier la grammaire latine ! Le deuxième mot, l’espèce (adjectif) s’accorde avec le premier mot, le genre, masculin ou féminin ou neutre, singulier ou pluriel, bon courage ! et comme c'est du latin, il y a des déclinaisons, re-bon courage!).

 

Aujourd’hui, nous chercherons quelques taxons décrits grâce à leurs feuilles.

 

L’éventail est large ! La nature a donné aux feuilles toutes sortes de formes différentes. Voilà une des sources d’inspiration de LINNE et de ses collègues botanistes.

Une feuille (folium) peut être, courte, longue, large, étroite, fine, ronde, découpée, un peu, beaucoup…

Retenons quelques mot latins :

étroite (angustus), petite (parvus), grande (grandus), large (latus), ronde (rotondum) etc….. ce qui donne angustifolium, parvifolium, grandifolium, latifolium, rotondifolium etc……

Et pour illustrer mon propos, parmi les gentianes, voici Gentianana angustifolia, gentiane à feuilles étroites.

Le latin, le grec et la botanique

Parmi les lasers, voici Laserpitium latifolium, laser à larges feuilles, beau spécimen de la famille des Apiacées.

Le latin, le grec et la botanique
Le latin, le grec et la botanique

Parmi les géraniums, voici Geranium rotondifolium, géranium à feuilles rondes.

Le latin, le grec et la botanique
Le latin, le grec et la botanique

La position de la feuille sur la tige est aussi un critère,

Amplixicaulis (amplexus, qui a embrassé et caulis la tige), Lamium amplexicaulis, lamier à feuilles embrassantes.

Le latin, le grec et la botanique

et perfoliatus (per à travers et folium feuille), Blackstonia perfoliata, blackstonie perfoliée, elle a de belles fleurs jaunes !

Le latin, le grec et la botanique
Le latin, le grec et la botanique

Le nombre de feuilles est aussi source d'inspiration, bifolium, combien ? Deux !

Maienthemum bifolium, maïenthème à deux feuilles

Le latin, le grec et la botanique

Et millefolium, mille ? Achillea millefolium, achillée millefeuille

Le latin, le grec et la botanique

La forme des feuilles est aussi très créative !

En forme de cuillière, (cochlear), de faux (falcatus), de fer de lance (hastatus), de lance (lanceola), de bouclier (pelta ou scutum), un peu guerrier, non ?

 

Campanula cochleariifolia, campanule à feuille de cochléaire, campanule fluette.

Le latin, le grec et la botanique
Le latin, le grec et la botanique

Rumex scutatus, rumex à feuilles en écusson, oseille ronde

Le latin, le grec et la botanique

Salix hastata, saule à feuilles hastées.

Le latin, le grec et la botanique

Voilà un tout petit aperçu de l’utilisation du latin en botanique, certes voir une cueillière ou un bouclier dans une feuille demande un petit effort d'imagination mais j’espère ne pas vous avoir ennuyé et ... à suivre, peut être..…

 

                                                                                      Christianne

 

Source : le latin au jardin, Diane ADRIAENSSEN, librairie Larousse.

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Le gratin de cardon

3 Décembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

 

En faisant mes courses au marché, j'ai vu que les cardons apparaissent sur les étals des maraichers. Ce légume, autrefois très localisé aux Savoie et au Genevois et à la période de Noël, devient très courant, tant mieux ??   

J'ai retrouvé cet article de 2013, je vous le livre tel quel, j’espère que vous aurez plaisir à le relire.

Quand j’étais enfant, ma mère préparait tous les ans pour Noël un merveilleux gratin de cardon. J’éspère avoir la chance cette année de déguster à nouveau ce met particulier et peu courant.

Chaque fois, mes souvenirs d’enfance reviennent au galop. Je revois ma mère choisissant au marché, ce légume emballé dans un papier journal, peu engageant, encombrant, voir piquant. Ma mère passant une matinée à le « trier », puis la longue cuisson avec un os à moelle demandé au boucher. Une jolie sauce brune nappait le légume quand le gratin arrivait, fumant, sur la table. Je me demandais toujours comment un truc aussi moche, piquant et raide pouvait devenir si tendre, légérement amer  et délicieux !

 

cardon 0

 

 

 

Je n’avais pas encore attrapé le virus de la botanique et n’avais pas de respect pour les végétaux. Maintenant c’est différent et j’ai cherché pour vous, sur internet, d’où vient ce légume que certaines régions de France ne consomment pas du tout et ne connaissent même pas.

 

 

 

 

Cynara cardunculus, aussi appelé Carde, Cardon, Cardonette ou Chardon d'Espagne, est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Astéracées, cultivée comme plante potagère pour ses «côtes» charnues (pétiole et nervure principale développée des feuilles) consommées comme légume.

cardon 1

 

C'est une plante bisannuelle, vivace par ses rejets, qui se développe d'abord en rosette, puis émet une tige principale épaisse et rameuse qui peut atteindre deux mètres de haut.

 

Dans la Nature,

 

Les feuilles très grandes, longues, profondément divisées en lobes aigus, de couleur gris argenté, sont longuement pétiolées. Le pétiole qui se prolonge en nervure principale est large et charnu, et constitue la partie comestible des côtes de cardons (on récolte le pétiole des grandes feuilles extérieures).

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Les fleurs, bleu violacé, sont réunies en capitules qui apparaissent à partir de la deuxième année. Ces capitules, entourés d'un involucre de bractées pointues, mais plus petits que ceux de l'artichaut, sont également comestibles.

 

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Les graines sont des akènes oblongs surmontés d'une aigrette plumeuse qui se séparent facilement.

 

Histoire

 

Le « Cardon », est originaire du Bassin Méditerranéen, son nom viendrait du latin cardo -onis, chardon. Très proche parent de l'artichaut, ils auraient un seul et même ancêtre, le chardon sauvage. Apparemment l’artichaut a mieux réussi sa carrière dans les primeurs  !!

 

La flora Helvetica, décrit Cynara cardunculus, Cardon, Artichaut

et ses deux sous-espèces C. cardunculus L., sens stricte le cardon  et C.c. sous espèce scolymus (L.) Berger, l’artichaut.

 

Connu depuis des siècles, il était cultivé et cuisiné par les Romains et les Grecs qui l’appelaient lactos.

Le cardon était également très consommé au Moyen-âge. Il figurait parmi les plantes potagères recommandées dans le capitulaire De Villis. Dans ce texte, Charlemagne édictait la liste d'une centaine de plantes, arbres, arbustes, simples ou herbes dont la culture était ordonnée dans les jardins royaux.

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Mais de nos jours, c'est un légume de faible importance économique.  Il fait, malheureusement, partie des légumes un peu oubliés, sauf dans la région Lyonnaise, en Savoie et en Suisse dans le canton de Genève, seule région de Suisse à le cultiver. En effet, Le cardon épineux argenté (variété de Plainpalais) a obtenu une AOC le 7 octobre 2003. Ce sont les réfugiés Hugonnots qui, au XVIe siècle, l’ont apporté aux Genevois, dans leurs bagages. On en cultive aussi en Espagne, en Italie et en Afrique du Nord.

 

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Le gratin de cardon reste un plat régional et réservé à la période de Noël mais en « feuilletant » Internet, j’ai découvert de nombreux sites qui le re-connaissent et proposent de nombreuses recettes, au jus, à la grecque, au gratin, au curry, à la sauce blanche, à la crème, à l’ail, en omelette, au beurre…. Redeviendrait-il  "à la mode" ??

 

Alors si vous ne le connaissez-pas, découvrez-le ! C'est un aliment très peu calorique (13 calories/100 g), riche en éléments minéraux, potassium, calcium, très riche en fibres.

                                                                          Christianne

Merci à Internet à qui j'ai tout "emprunté" ou presque.

 

 

 

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