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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Hommage à Jean-Marie PELT

28 Décembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

à lire sur le Blog de nos amis botanistes de FAVERGES :

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Qui suis-je ?????

26 Décembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Qui suis-je ?????

Je suis originaire des forêts tropicales de l’Amérique centrale. On me consommait déjà à la préhistoire. Vous ne rencontrerez pas mon arbre dans les forêts alpines (enfin, pas pour l’instant !)

Je m’appelle, je m'appelle…… Theobroma cacao……Vous voyiez qui je suis ?

Le cacaoyer, bien sûr !

Le nom latin du genre botanique du cacaoyer, «Théobroma », signifie « Nourriture des Dieux » il était cultivé par les Mayas et les Aztèques.

Au XXIe siècle, pour notre plus grand plaisir, grâce au cacaoyer, le chocolat, les chocolats, sont inséparables des fêtes de fin d’année.

Heureux chocolat, qui après avoir couru le monde, à travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche.

Brillat Savarin.

Courons le monde sur les traces du chocolat…....

 

Un peu d’Histoire …….

 

En 1519,  l’empereur MOCTEZUMA fit gouter la boisson aux Espagnols qui rapidement l’adoptèrent. Les Aztèques grillaient et broyaient les fèves de cacao. La pâte obtenue était ensuite chauffée et mélangée à de l’eau puis parfumée avec de la vanille, du poivre, de la cannelle et battue pour la rendre mousseuse. Ce breuvage s’appelait « xocoatl »,  (eau amère ou eau battue ?). Il était réputé stimulant et aphrodisiaque. Les Aztèques associaient le chocolat avec Xochiquetzal, la déesse de la fertilité, il était réservé au roi et aux notables.

Qui suis-je ?????

Après avoir détruit la civilisation Aztèques, les colonisateurs espagnols entreprennent l’intensification de la culture du cacao sur les terres de la Nouvelle Espagne afin d’exercer un commerce lucratif avec la Vieille Europe. Le « chocolalt » est très appréciée de l’aristocratie et du clergé espagnol. Il est associé à du sucre, car on  a découvert aussi la canne à sucre, dans le nouveau monde.

 

En 1615, la France découvre le chocolat  à l’occasion du mariage de l’infante espagnole Anne d’Autriche avec Louis XIII. On raconte qu’elle a consenti à ce mariage à la condition d’emporter avec elle son chocolat, préparé par ses caméristes qui maîtrisaient la préparation de ce breuvage.

Le chocolat entre à Versailles avec Marie-Thérèse d’Autiche et devient « à la mode » à la cour de Louis XIV. La fabrication du chocolat et la vente du chocolat sont un privilège accordé par le roi. Seuls les nobles et les riches bourgeois le connaissent. En 1693, ce privilège tombe et la vulgarisation du chocolat se développe. 

Qui suis-je ?????

Il semblerait que Bayonne doive son histoire chocolatière... à l’Inquisition. Au XVIIe siècle, fuyant les persécutions, des artisans juifs espagnols et portugais s’installent à Bayonne, toute proche. Initiés aux subtilités du cacao, ils créent sur la rive droite de l’Adour les premiers sites de transformation du cacao en France. Et en 1670, le mot « chocolat » apparaît pour la première fois dans les archives de la ville.

Bayonne reste encore la ville du chocolat, j’ai rencontré ce printemps, dans le vieux Bayonne de merveilleuses boutiques aux belles vitrines gourmandes.

Qui suis-je ?????
Qui suis-je ?????

La fabrication industrielle du chocolat débute en Angleterre en 1728 et en France en 1770. La première fabrique mécanisée de chocolat s'installe à Bayonne dans les années 1780. La grande révolution vient de Hollande avec l'invention en 1825 par Coenraad Van Hooten de la poudre de cacao, obtenue à partir de tourteaux de matière sèche, débarrassée du beurre de cacao, et pulvérisée. Rendue plus soluble par alcalinisation, elle permet d'obtenir une boisson plus homogène dont la matière ne retombe pas.
Cette découverte va voir la boisson mousseuse datant du 16ème siècle, le xocoatl, disparaître peu à peu, remplacée par une boisson proche de ce que l'on connaît aujourd'hui.

Plusieurs noms jalonnent l’histoire du chocolat, retenons  Fry, Cadbury et Barry en Angleterre, Van Hooten en Hollande, Menier, Cemoi et Poulain en France, Suchard, Tobler, Cailler ou Lindt en Suisse, chacun apportant sa contribution à l'évolution de la fabrication et aux arômes du chocolat. L'engouement pour le chocolat n'a jamais cessé de progresser, y compris dans les pays d'Europe où il est connu depuis longtemps.

Qui suis-je ?????

Je vous souhaite de déguster de nombreuses truffes, orangettes et autres gourmandises en attendant la suite de cet article.....

                                                                                              Christianne

 

Merci aux nombreux sites Internet que j'ai consultés, car, entre autres bienfaits, le chocolat rend aussi très bavard....

 

                                                à suivre ..................

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Le latin, le grec et la botanique

19 Décembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Lors d’un précédent article début 2014 « nomenclature en botanique », je vous rappelais comment Carl von LINNÉ (1707-1778), au XVIIIe siècle a mis en œuvre un langage universel pour nommer les plantes.  Il a « inventé » la nomenclature dite «binomiale» ou «binominale», celle qui permet de ne prononcer que deux mots pour désigner sans ambiguïté une plante unique.

Les deux noms ont été choisis en latin, langue des scientifiques jusqu’à la fin du XVIIIe. Le premier de ces deux mots, le nom générique, le genre, est commun à plusieurs espèces voisines l'une de l'autre, tandis que le second ou nom spécifique, l'espèce, est  souvent un adjectif, d’origine latine ou grec latinisé et ne s'applique qu'à un seul taxon à l'intérieur du genre. Cet adjectif décrit une caractéristique unique permettant de différencier un taxon des autres du même genre

Et, avec trois à quatre cent mille espèces répertoriées en botanique sur notre (encore) belle planète, l’imagination doit être productive ! Par convention, on écrit genre et espèce en italique et le nom de genre avec une majuscule.

 

Première page du Systema naturae 1758, LINNE.

Première page du Systema naturae 1758, LINNE.

Ordre et méthode ne signifient pas absence de fantaisie et de créativité !!

Reprenons ! Le premier nom d’une plante, nom de genre, regroupe les plantes ayant des caractéristiques similaires. Le deuxième, l’espèce, est un adjectif. (Ne pas oublier la grammaire latine ! Le deuxième mot, l’espèce (adjectif) s’accorde avec le premier mot, le genre, masculin ou féminin ou neutre, singulier ou pluriel, bon courage ! et comme c'est du latin, il y a des déclinaisons, re-bon courage!).

 

Aujourd’hui, nous chercherons quelques taxons décrits grâce à leurs feuilles.

 

L’éventail est large ! La nature a donné aux feuilles toutes sortes de formes différentes. Voilà une des sources d’inspiration de LINNE et de ses collègues botanistes.

Une feuille (folium) peut être, courte, longue, large, étroite, fine, ronde, découpée, un peu, beaucoup…

Retenons quelques mot latins :

étroite (angustus), petite (parvus), grande (grandus), large (latus), ronde (rotondum) etc….. ce qui donne angustifolium, parvifolium, grandifolium, latifolium, rotondifolium etc……

Et pour illustrer mon propos, parmi les gentianes, voici Gentianana angustifolia, gentiane à feuilles étroites.

Le latin, le grec et la botanique

Parmi les lasers, voici Laserpitium latifolium, laser à larges feuilles, beau spécimen de la famille des Apiacées.

Le latin, le grec et la botanique
Le latin, le grec et la botanique

Parmi les géraniums, voici Geranium rotondifolium, géranium à feuilles rondes.

Le latin, le grec et la botanique
Le latin, le grec et la botanique

La position de la feuille sur la tige est aussi un critère,

Amplixicaulis (amplexus, qui a embrassé et caulis la tige), Lamium amplexicaulis, lamier à feuilles embrassantes.

Le latin, le grec et la botanique

et perfoliatus (per à travers et folium feuille), Blackstonia perfoliata, blackstonie perfoliée, elle a de belles fleurs jaunes !

Le latin, le grec et la botanique
Le latin, le grec et la botanique

Le nombre de feuilles est aussi source d'inspiration, bifolium, combien ? Deux !

Maienthemum bifolium, maïenthème à deux feuilles

Le latin, le grec et la botanique

Et millefolium, mille ? Achillea millefolium, achillée millefeuille

Le latin, le grec et la botanique

La forme des feuilles est aussi très créative !

En forme de cuillière, (cochlear), de faux (falcatus), de fer de lance (hastatus), de lance (lanceola), de bouclier (pelta ou scutum), un peu guerrier, non ?

 

Campanula cochleariifolia, campanule à feuille de cochléaire, campanule fluette.

Le latin, le grec et la botanique
Le latin, le grec et la botanique

Rumex scutatus, rumex à feuilles en écusson, oseille ronde

Le latin, le grec et la botanique

Salix hastata, saule à feuilles hastées.

Le latin, le grec et la botanique

Voilà un tout petit aperçu de l’utilisation du latin en botanique, certes voir une cueillière ou un bouclier dans une feuille demande un petit effort d'imagination mais j’espère ne pas vous avoir ennuyé et ... à suivre, peut être..…

 

                                                                                      Christianne

 

Source : le latin au jardin, Diane ADRIAENSSEN, librairie Larousse.

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Le gratin de cardon

3 Décembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

 

En faisant mes courses au marché, j'ai vu que les cardons apparaissent sur les étals des maraichers. Ce légume, autrefois très localisé aux Savoie et au Genevois et à la période de Noël, devient très courant, tant mieux ??   

J'ai retrouvé cet article de 2013, je vous le livre tel quel, j’espère que vous aurez plaisir à le relire.

Quand j’étais enfant, ma mère préparait tous les ans pour Noël un merveilleux gratin de cardon. J’éspère avoir la chance cette année de déguster à nouveau ce met particulier et peu courant.

Chaque fois, mes souvenirs d’enfance reviennent au galop. Je revois ma mère choisissant au marché, ce légume emballé dans un papier journal, peu engageant, encombrant, voir piquant. Ma mère passant une matinée à le « trier », puis la longue cuisson avec un os à moelle demandé au boucher. Une jolie sauce brune nappait le légume quand le gratin arrivait, fumant, sur la table. Je me demandais toujours comment un truc aussi moche, piquant et raide pouvait devenir si tendre, légérement amer  et délicieux !

 

cardon 0

 

 

 

Je n’avais pas encore attrapé le virus de la botanique et n’avais pas de respect pour les végétaux. Maintenant c’est différent et j’ai cherché pour vous, sur internet, d’où vient ce légume que certaines régions de France ne consomment pas du tout et ne connaissent même pas.

 

 

 

 

Cynara cardunculus, aussi appelé Carde, Cardon, Cardonette ou Chardon d'Espagne, est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Astéracées, cultivée comme plante potagère pour ses «côtes» charnues (pétiole et nervure principale développée des feuilles) consommées comme légume.

cardon 1

 

C'est une plante bisannuelle, vivace par ses rejets, qui se développe d'abord en rosette, puis émet une tige principale épaisse et rameuse qui peut atteindre deux mètres de haut.

 

Dans la Nature,

 

Les feuilles très grandes, longues, profondément divisées en lobes aigus, de couleur gris argenté, sont longuement pétiolées. Le pétiole qui se prolonge en nervure principale est large et charnu, et constitue la partie comestible des côtes de cardons (on récolte le pétiole des grandes feuilles extérieures).

cardon 6feuilles

 

Les fleurs, bleu violacé, sont réunies en capitules qui apparaissent à partir de la deuxième année. Ces capitules, entourés d'un involucre de bractées pointues, mais plus petits que ceux de l'artichaut, sont également comestibles.

 

cardon4

Les graines sont des akènes oblongs surmontés d'une aigrette plumeuse qui se séparent facilement.

 

Histoire

 

Le « Cardon », est originaire du Bassin Méditerranéen, son nom viendrait du latin cardo -onis, chardon. Très proche parent de l'artichaut, ils auraient un seul et même ancêtre, le chardon sauvage. Apparemment l’artichaut a mieux réussi sa carrière dans les primeurs  !!

 

La flora Helvetica, décrit Cynara cardunculus, Cardon, Artichaut

et ses deux sous-espèces C. cardunculus L., sens stricte le cardon  et C.c. sous espèce scolymus (L.) Berger, l’artichaut.

 

Connu depuis des siècles, il était cultivé et cuisiné par les Romains et les Grecs qui l’appelaient lactos.

Le cardon était également très consommé au Moyen-âge. Il figurait parmi les plantes potagères recommandées dans le capitulaire De Villis. Dans ce texte, Charlemagne édictait la liste d'une centaine de plantes, arbres, arbustes, simples ou herbes dont la culture était ordonnée dans les jardins royaux.

cardon 3

 

 

 

Mais de nos jours, c'est un légume de faible importance économique.  Il fait, malheureusement, partie des légumes un peu oubliés, sauf dans la région Lyonnaise, en Savoie et en Suisse dans le canton de Genève, seule région de Suisse à le cultiver. En effet, Le cardon épineux argenté (variété de Plainpalais) a obtenu une AOC le 7 octobre 2003. Ce sont les réfugiés Hugonnots qui, au XVIe siècle, l’ont apporté aux Genevois, dans leurs bagages. On en cultive aussi en Espagne, en Italie et en Afrique du Nord.

 

cardon bouton 5

 

Le gratin de cardon reste un plat régional et réservé à la période de Noël mais en « feuilletant » Internet, j’ai découvert de nombreux sites qui le re-connaissent et proposent de nombreuses recettes, au jus, à la grecque, au gratin, au curry, à la sauce blanche, à la crème, à l’ail, en omelette, au beurre…. Redeviendrait-il  "à la mode" ??

 

Alors si vous ne le connaissez-pas, découvrez-le ! C'est un aliment très peu calorique (13 calories/100 g), riche en éléments minéraux, potassium, calcium, très riche en fibres.

                                                                          Christianne

Merci à Internet à qui j'ai tout "emprunté" ou presque.

 

 

 

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