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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

Conférence organisée par le musée de Gruffy, au Clos Guévin, samedi 28 novembre à 20 heures : Changement climatique....

17 Novembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Dans le cadre de la COP 21, le musée d'histoire naturelle de GRUFFY organise une conférence intitulée :

"Changement climatique? Quand les glaciers occupaient les Bauges".

 

Animation par Carine Peisser et Pierre Renau géologues, association CalcEre.

Rendez-vous à Gruffy au Clos Guévin,

le samedi 28 novembre à 20h.
Participation aux frais: adhérents 4 euros; non adhérents 5 euros

Changement climatique ?
Quand les glaciers occupaient les Bauges.

 

Le massif des Bauges n'a pas toujours été aussi chaud, ni aussi froid ! Tout est question de référence. Depuis ses débuts, la planète tout entière a subi des variations climatiques importantes ; on en trouve aujourd’hui de nombreuses preuves. Les Alpes, de par leur situation exceptionnelle ont permis aux glaciers de se développer de façon très conséquente à plusieurs reprises dans l’histoire récente (à l’échelle géologique, c'est-à-dire dans les dernières centaines de milliers d’années) et les paysages alpins en sont empreints.

Le massif des Bauges entre autres a été parcouru par de puissants flux glaciaires, recouvert presque intégralement par ces monstres de glace venus des sommets. Lorsque les derniers glaciers se sont retirés, il y a un peu plus de 12000 ans, ils ont laissé le champ libre à l'installation des premiers Baujus que ce soit au Peney, dans les grottes de Bange ou encore aux Creusates. Aujourd’hui encore ils conditionnent nos modes de vie et nos activités. Quels résultats observables dans nos paysages peuvent témoigner de ce passage ?

Et puis, le changement climatique actuel, plus brutal que ceux que la Terre a déjà connu à de multiples reprises, paraît sans précédent : de quoi seront faits les paysages de demain ?

 

Conférence organisée par le musée de Gruffy, au Clos Guévin, samedi 28 novembre à 20 heures : Changement climatique....
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Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

11 Novembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

 

Fleurs cultivées, emblématique du début novembre, elles ont les couleurs de l’automne mais restent réservées à la Toussaint. Ce sont des plantes annuelles ou vivaces, plutôt méridionales, de la famille des Astéracées.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

Rappel

Les Astéracées ont la caractéristique commune d'avoir des fleurs minuscules, réunies en un réceptacle floral appelé capitule, elles sont serrées les unes à côté des autres, sans pédoncules. Le capitule est entouré par des bractées qui forment un involucre.

Ainsi, contrairement au terme de la langue commune, ce qu'on appelle une « fleur » de tournesol, de pissenlit  ou de….. chrysanthème n'est pas, en réalité  « une » fleur mais un capitule formé d'une multitude de petites fleurs.

Inflorescence en capitule: ensemble de fleurs sessiles, serrées les unes contre les autres, sans pédoncules, réunies sur un réceptacle floral élargi.

 

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

Le mot Chrysanthème vient du grec "khrusas" qui signifie or et "anthos" qui veut dire fleur. L'appellation "Fleur d'or" fait référence à la couleur des fleurs des premiers chrysanthèmes.

Le chrysanthème a été rapporté d'Asie. À l'origine, les Chinois le cultivaient il y a 2.000 ans. Un des premiers botanistes qui l’a décrit est le naturaliste Thunberg, élève de Linné, qui, en voyage au Japon en 1775, mentionne Chrysanthemum indicum, terme impropre d’ailleurs, indicum signifiant « d’Inde ». Il note qu'il est très cultivé dans les maisons et les jardins, qu'on le trouve à l'état sauvage et qu'il fleurit durant l'été et l'automne.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

L'introduction définitive du chrysanthème revient à un Marseillais, le capitaine Pierre-Louis BLANCARD. Il rapporte de Chine en 1789, trois variétés, une blanche, une violette et une pourpre, seule la pourpre survécut aux aléas du long voyage et arrive vivante à Marseille.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

En Europe, Le chrysanthème est devenu la fleur des morts lorsque Raymond Poincaré, en 1919, a exigé que tous les monuments aux morts de France soient fleuris le 11 novembre. Puis la coutume a « glissé » progressivement du 11 novembre au 1er novembre. Et si cette fleur est devenue emblématique de la Toussaint, c'est tout simplement que c'est l'une des rares plantes qui ait encore une floraison, spectaculaire à cette période. Avec une trentaine de milliers de monuments aux morts en France, la décision de Raymond Poincaré a donné un essor commercial énorme au chrysanthème !!

Alain Baraton
France-Inter le 1er novembre 2015

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

En 2010, quelques 21,3 millions de pots ont été achetés en France à la charnière des mois d'octobre et novembre.

L’association du chrysanthème avec la mort n'est pas universelle.

En orient, le chrysanthème jaune était un symbole de longévité et d'immortalité. De Pékin à Séoul et jusqu’en Russie, le chrysanthème symbolise l’éternité, la gaité, le plaisir, sans doute parce qu’il illumine de sa floraison colorée la fin de l’automne.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

Au Japon, où il fut introduit au VIIIe siècle après J.C., le chrysanthème est immédiatement devenu la fleur emblème de la Famille Royale puisqu’on lui attribuait la capacité de rendre la vie plus belle, plus longue.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....
Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

En fait, la particularité du chrysanthème est effectivement d’être une plante dite de jours courts, le chrysanthème fleurit seulement lorsque les nuits sont plus longues que les jours, soit après le 21 septembre !

Jean-Marie Pelt
France-Inter le 31 octobre 2015

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

Il existe de très nombreuses variétés de chrysanthèmes et de nombreux hybrides. Il y quelques années, on voyait surtout ces grosses boules blanches, jaunes ou violacées.

 

 

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....
Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

Mais la mode change. Actuellement les bruyères ont une cote montante, car elles ne craignent pas le gel, contrairement aux chrysanthèmes.

Ce changement de mode permet à Chrysanthemum indicum et ses hybrides, de sortir des cimetières et d’envahir jardinières, plates-bandes et jardins, pour notre plus grand plaisir.

Je les trouve très beaux et toutes ces couleurs éclatantes sont comme les derniers feux de l’été et de l’automne, avant la grisaille et les frimas de novembre.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

Christianne

En cette journée du 11 novembre, rappelons-nous que les poilus français ont choisi

le bleuet comme symbole de leur guerre.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....
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Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

4 Novembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

sur le bord du chemin qui menait au gite où j’ai passé quelques jours.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

C'est Salvia sclarea, la sauge sclarée.

 

Plante de la famille des Lamiacées, de 40-80 cm, robuste, très velue, très aromatique.

 Salvia sclarea

Salvia sclarea

Feuilles largement ovales, en cœur à la base, crénelées, rugueuses, pubescentes-grisâtres, presque tomenteuses dessous.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Tiges quadrangulaires assez robuste, érigées, ramifiées.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Fleurs blanches lavées de bleu, grandes, en verticilles rapprochés en panicule contractée visqueuse.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Bractées membraneuses, très larges, acuminées, dépassant les calices, lavées de violet rose.

 

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Calice pubescent, à 13 nervures, à dents épineuses, corolle longue de 2 à 3 cm, à lèvre supérieure falciforme, bleu pâle à lilas et lèvre inferieure blanche.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,
Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Toute la plante est très mellifère et exhale une forte odeur musquée.

 

La Sauge sclarée, Salvia sclarea est cultivée dans les Alpes de Haute Provence, le Vaucluse et la Drôme pour la production d’huile essentielle qui entre dans la fabrication d’apéritifs et de liqueurs ou en parfumerie, pour son pouvoir fixateur.

 

Cette huile essentielle est utilisée aussi en aromathérapie pour ses propriétés, anti-inflammatoire, antispasmodique et pour son action similaire aux oestrogènes.

Celle que j’ai vue sur le bord du chemin était probablement naturalisée.

 

 

                                                                      

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

                                Textes et photos de Josette

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Bel automne...

31 Octobre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Après un été torride, voici un automne fastueux !

Ces dernières journées douces et ensoleillées offrent des paysages aux couleurs somptueuses grâce aux nombreux feuillus qui composent les forêts des étages collinéen et montagnard.

Erables, charmes, hêtres et aussi bouleaux et chênes se parent de couleurs flamboyantes. Les résineux gardent leur vert intense et magnifient les jaunes, ocres et pourpres des feuillus.

le Lachat de Thönes

le Lachat de Thönes

Defilé des Etroits

Defilé des Etroits

Que diriez-vous d’un ou deux petits poèmes, nostalgiques à souhait ??

Fondation Gianadda à Martigny
Fondation Gianadda à Martigny

Fondation Gianadda à Martigny

Villanelle *

Une feuille d'or,
une feuille rousse,
un frisson de mousse,
sous le vent du nord.

Quatre feuilles rousses,
quatre feuilles d'or,
le soleil s'endort
dans la brume douce.

Mille feuilles rousses,
que le vent retrousse.
Mille feuilles d'or
sous mes arbres morts.

Alain Debroise

*villanelle : à partir du XVIe siècle, chanson pastorale et populaire

Massif des Bornes

Massif des Bornes

Feuilles d'automne

 

Le rêve de la vallée,

Toute d'or et d'ombre au loin,

M'a pris et bercé et roulé

Dans un parfum de vigne et de foin;

 

J'ai choisi l'automne attendri

Et cette heure des ombres longues ;

Je cueille une rose flétrie ;

On marche et les feuilles tombent.

 

Je regarde, feuille à feuille,

S'éparpiller dans le soir

Le manteau d'or et d'orgueil

De ces grands arbres noirs;

 

Je regarde, goutte à goutte,

Tomber comme du sang,

Les feuilles... et le soir en déroute

Tourne et fuit dans le couchant ...

 

Francis Vielé-Griffin ("La partenza" - Mercure de France, 1899)

Dans les prairies de Saint Sixt

Dans les prairies de Saint Sixt

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Champignons mortels

21 Octobre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

 

 Les champignons peuvent tuer !

Vous ne connaissez pas ? Ne cueillez pas !

Dans le doute, on s’abstient

 

Voici le plus sinistre trio de toute la flore fongique :

attention danger

Amanite phalloïde,  

Amanita phalloides  

 

Chapeau de 6-12 cm, vite plat, à revêtement lisse, généralement sans trace de voile, d’un vert bronzé ou jaunâtre particulier.

Lames blanches, ventrues, pied blanc un peu chiné de verdâtre à anneau membraneux blanc. Il est enveloppé à sa base de l’enveloppe dans laquelle le champignon était enfermé dans sa jeunesse, la volve.

 

amanites 3

Amanite de printemps, Amanita verna

Elle ressemble à la précédente mais elle est plus grêle et plus blanche.

 

amanita verna1

Amanite vireuse, Amanita virosa 

Elle aussi ressemble à la première, mais elle a un chapeau plus obtu.

 

amanita virosa2

 

Les amanites sont responsables de 90 % des empoisonnements mortels.

 

amanites

 

 

Les Lépiotes

Le mot lépiote est un nom qui désigne plusieurs taxons différents. Le chapeau, portant un mamelon brun à son sommet dans beaucoup d'espèces, est plus ou moins squameux, donnant l'impression d'un toit avec ses tuiles.

 

lepiote

Il existe plusieurs espèces de Lépiotes, la différence se fait surtout en fonction de la taille : les lépiotes de petite taille (moins de dix centimètres) appartiennent pour la plupart au genre Lepiota et sont à rejeter, certaines étant mortelles.

lepiotes

 

 

L'Amanite phalloide, Amanita phalloides, ainsi que les A. decipiens, A. verna, A. virosa et les petites lépiotes Lepiota helveola, L. brunneo-incarnata, L. josserandii, L. subincarnata ... incriminées dans les intoxications mortelles de ce mois d'octobre 2012 sont responsables du syndrome phalloïdien. Les symptômes  se manifestent plus de 6 heures après l'ingestion, ces champignons attaquent le foie et provoquent une hépatite aigüe.

Article "Le Progrès" du 15 octobre

En d’octobre, 2012 le Centre anti-poison Rhône-Alpes Auvergne a recensé deux décès et deux intoxications graves dus à l’ingestion de champignons. Deux habitants de la Loire, une femme de 75 ans et un homme de 38 ans, sont décédés.

 

Soyez prudents !

 

                                                 Christianne tuteurée par Sylvie

 

voir aussi le Blog du Groupe Nature de Faverges dans "nos amis".

 

Sources :

 Champignons de France et d'Europe occidentale : Marcel BON, textes et dessins

Champignons : Georges Becker, textes, Bohumil Vancura, dessins

et Internet

 

 

 

 

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Fête de la Science au musée de Gruffy

5 Octobre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Mercredi 7 octobre

- Des ateliers ludiques et pédagogiques :

Notre perception des couleurs n’est pas commune à tous les animaux. Pourquoi l’abeille a-t-elle une vision différente de la notre ? Quels sont les animaux qui préfèrent l’obscurité ? Un jeu de piste vous éclaire sur les secrets entre faune et lumière.  

Pour le public : le mercredi 7 octobre de 9h à 12h et de 14h à 17h

 

 

 

Samedi 10 octobre

une conférence, à 20h à la salle du Clos Guévin à Gruffy :  

La couleur des fleurs ne nous est pas destinée, mais est un langage pour attirer les insectes pollinisateurs selon différentes stratégies végétales. La conférence sera réalisée par Bertrand Schatz, directeur de recherche au CNRS.

Tout public.
 

 

 

 

Voir les autres animations dans les Bauges, sur le site suivant

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L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....

29 Septembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Une plante exotique «envahissante» est une plante exogène, importée et naturalisée, ayant la capacité de coloniser rapidement un milieu naturel ou semi naturel, hors de son territoire d’origine.

Sa prolifération provoque des perturbations qui peuvent nuire à la biodiversité d’un écosystème.  Une de ces envahissante a, en plus des effets nuisibles sur l’écosystème, des conséquences sanitaires importantes sur l'homme,

 

c’est l'ambroisie à feuilles d'armoise Ambrosia artemisiifolia L.

L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....

Arrivée du nouveau monde au XIXe siècle, elle est apparue en France en 1863, vraisemblablement introduite par un lot de semences fourragères. Dans les années 50, les graines se sont propagées à la faveur de travaux d’aménagement car elle aime particulièrement les friches et les lieux incultes. La région lyonnaise a été la première « colonisée ».

Les graines d'ambroisie ne sont pas pourvues des dispositifs habituels permettant leur transport par le vent et, malgré leurs épines,  elles ne s'accrochent pas au pelage des animaux.

Par contre, elles peuvent être entraînées par l'eau et elles collent parfaitement à la terre transportée par les semelles des souliers, les pneus des camions et tracteurs et tous les engins qui travaillent le sol.

Ambrosia artemisiifolia

Ambrosia artemisiifolia

C’est le pollen qui est allergisant et provoque des rhinites, conjonctivites, trachéites et crises d’asthme. Comme elle fleurit en Août-septembre, ces allergies apparaissent à la fin de l’été. Le site de l’INRA annonce 6 à 12% de la population développant une allergie (voir adresse ci-dessous).

L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....

Description :

C’est une plante annuelle de 30-60 cm pubescente ou velue, inodore, rameuse.

- feuilles vertes, ovales-lancéolées dans leur pourtour, pennatipartites, à segments lancéolés, pennatifides ou incisés-dentés.

N.B. : les feuilles de l'ambroisie sont sans odeur contrairement à celles de l'armoise avec laquelle elle peut être confondue.

L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....
L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....
L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....

- fleurs verdâtres, en épis terminaux étroits, allongés, disposés en panicule.

L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....
L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....

- fruits petits (4-5 mm de long), plus longs que larges, cylindriques, presque lisses, munis sous le sommet d'un verticille de 5-6 épines courtes, dressées, aiguës, terminés par un bec presque entier.

 

Écologie : Cultures, lieux vagues : Rhône, Loire, Saône-et-Loire, Allier, Nièvre, Puy-de-Dôme, Manche, Vosges.

Mais aussi Angleterre, Belgique, Hollande, Allemagne, Danemark. ?

Ambroisie

Ambroisie

Lutte contre l’ambroisie

La lutte contre l’ambroisie est réglementée par arrêtés préfectoraux dans plusieurs départements : Ardèche, Drome, Isère ......

« ..les propriétaires, locataires, ayant-droit ou occupants à quelque titre que ce soit,(y compris agricoles) ainsi que les gestionnaires des domaines publics de l’État et des collectivités territoriales, et les responsables des chantiers de travaux, sont tenus
- de prévenir la pousse des plants d’ambroisie,
- de nettoyer et entretenir tous les espaces où pousse l’ambroisie.
En cas de défaillance des intéressés, les Maires sont habilités à faire procéder, aux frais de ceux-ci, à la destruction des plants d’ambroisie. »

L'Agence Régionale de Santé (ARS Rhône-Alpes) publie des fiches détaillées pour lutter contre l’envahisseur, à destination des Collectivités, sur son excellent site internet

De leurs côtés, les Chambres d’Agriculture et les instituts agricoles ARVALIS et CETIOM proposent aux agriculteurs des protocoles de lutte très complets et adaptés à chaque type de culture.

Pour décider  les propriétaires et les exploitants de terrains porteurs d’ambroisie à agir, il existe deux leviers :

- l’information, la pédagogie, l'appel au sens civique

- l’application de la réglementation

 

La lutte est aussi entreprise à l’échelon européen, voir sur le site

internet précédent l'onglet www.ambroisie.info/pages/doc.

Vous y trouverez  le compte-rendu du colloque,  Ambrosia  2012 qui a eu

lieu à LYON en mars 2012

Lutte biologique :

 

C’est une des pistes étudiées, plusieurs candidats dont la chrysomèle de l'ambroisie identifiée au Tessin.

Une fois l’ambroisie bien établie, il est difficile de l’éradiquer», confirme Robert Vautard. Seul un petit scarabée du nom d’Ophraella semble capable de la déloger. Utilisé en lutte biologique en Chine et en Australie, il est arrivé il y a peu en Italie du Nord, où il a contribué à faire baisser drastiquement les concentrations de pollen d’ambroisie dans l’air.

Article du Temps, sciences et environnement, 26 mai 2015

Ophraella

Ophraella

Article sur la chrysomèle Ophraella communa

                                                                                          Christianne

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J.E.P. à Gruffy : les plantes envahissantes.............

10 Septembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

Les plantes envahissantes,

une menace pour l’avenir de notre patrimoine naturel ?!

 

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine,

le samedi 19 et le dimanche 20 septembre 2015,

le Musée d’Histoire Naturelle de Gruffy vous propose

une exposition d’une quinzaine de plantes envahissantes,

ainsi qu’un diaporama sur ces espèces,

afin de les reconnaître et

de lutter contre leur expansion.

 

Vous pourrez également visiter le Musée, présentant 300 animaux naturalisés de la région, domestiques et sauvages, replacés dans un décor reconstituant leur milieu naturel.

 

Dans une deuxième salle, initiez-vous au monde fantastique

des abeilles, avec une projection vidéo,

une exposition et une ruche vitrée vivante,

le tout à un tarif réduit (de 14h à 18h, le samedi et le dimanche).

 

Pour tout renseignement :

 

Musée d’Histoire Naturelle de Gruffy

 

335 route de Beauregard,

Les Choseaux, 74540 GRUFFY –

04 50 77 58 60 –

info@musee-nature.comwww.musee-nature.com

J.E.P. à Gruffy : les plantes envahissantes.............
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La Reine des Alpes

5 Septembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

L’été 2015 restera gravé dans nos mémoires de botanistes comme celui de la pénurie en plus de celui de la canicule. La végétation a beaucoup souffert de la chaleur et du manque d’eau. Les plantes se sont protégées en ralentissant leur pousse. Beaucoup ont disparu. Quand nous avions le courage d’affronter les ardeurs du soleil, nous n’avions presque rien à voir.

Les plus courageux, ou les plus sportifs, ont choisi l’altitude 2000, 2500, 3000 m !! Là où la flore a pu résister aux rigueurs……estivales. Voici une de leurs trouvailles

Eryngium alpinum

Eryngium alpinum

La reine des Alpes ou panicaut des Alpes ou chardon bleu des Alpes...

voici sa majesté Eryngium alpinum L.

Reine des Alpes

Reine des Alpes

C’est une Apiacée de 30 à 60 cm, vivace.

- Ses feuilles inférieures, d’un beau vert gai, sont ovales, en cœur et dentées. Elles sont légèrement  épineuses, mais elles sont molles et non piquantes. Rien à voir avec un chardon !!

Panicaut des Alpes

Panicaut des Alpes

- Ses feuilles caulinaires peu coriaces sont sessiles et incisées en plusieurs lobes allongées.

Chardon bleu des Alpes

Chardon bleu des Alpes

- Ses petites fleurs blanches ou bleutées sont serrées et forment une tête oblongue ou cylindrique.

La Reine des Alpes

Le coup de génie de Dame Nature, ce sont les fines bractées de son involucre, délicatement dentées et dressées, qui enserrent la tête florale d’un magnifique écrin épineux bleu améthyste !

La Reine des Alpes

Ces « ombelles » sont portées par de longs pédoncules, bleus eux aussi.

La Reine des Alpes

Imaginez découvrir, après une longue ascension sur un chemin caillouteux, une prairie de chardons bleus des Alpes !!

La Reine des Alpes

Elle a ses amoureux, la reine !!

Elle est entogame  (reproduction des plantes dans lequel le pollen est essentiellement véhiculé par des insectes).

La Reine des Alpes
La Reine des Alpes

Cette plante affectionne les terrains frais et riches en humus, parfois orientés au nord, et elle pousse exclusivement dans une terre calcaire. Elle est adorée, c’est une reine, mais elle est très convoitée..

Aussi elle est protégée dans toute l’Europe.

On peut la découvrir en été (Juillet-Août) dans les pâturages de hautes montagnes : Jura, et Alpes de la Savoie, du Dauphiné, de Provence.

Elle reste rare.

 

A la fin de l’été la plante se dessèche et les graines contenues dans les fruits sont dispersées par le vent qui secoue les hampes florales. La première floraison a lieu au bout de 2 à 4 ans après la germination, puis la plante peut fleurir tous les ans ou tous les deux ans.

 

Merci à Josette, André et Jacques, pour leurs magnifiques photos, nous sommes gâtés  !!!

La Reine des Alpes

Sources :

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc des Ecrins, édition LIBRIS.

Voici leur site :

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Qui suis-je??? la suite

30 Août 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Nous avons rencontrée récemment Cichorium intibus,  alias la chicorée sauvage, elle nous ramène à la plus importante

Cichorium endivia ssp pumulum, à savoir l’ENDIVE,

qui envahit nos rayons de légumes, dès les premiers froids venus ! Un paradoxe, car toutes les chicorées citées précédemment craignent les gelées !!! Elle nous ramène aussi au cœur géographique de cette histoire : l’Artois, le Hainaut et la Flandre.

 

La légende voudrait que dans les années 1830, années de troubles qui ont mené à l’indépendance de ce que nous appelons la Belgique, un paysan aurait dissimulé sa récolte dans sa cave (probablement de la barbe de capucin, déjà mentionnée en 1751 par La Chesnaye – et cultivée par la suite comme les champignons de Paris). Il eut la surprise de découvrir ce que les Flamands appellent WITLOOF (= feuille blanche)  -nom générique de semences d’endive maintenant-, ou CHICON, nom donné par les Chtis de notre Nord  (national et belge francophone).

 

Le premier cageot de ‘’chicons’’ fut vendu aux Halles de Paris en 1879 sous le nom « d’endives de Bruxelles ».

Qui suis-je???  la suite

Cela a donné lieu à une activité artisanale durant les mois d’hiver, jusque dans les années 1960-1970, en particulier dans le Cambraisie, d’où me vient l’histoire, activité à laquelle s’adonnaient les ouvriers d’usine et leurs familles, pour un revenu d’appoint souvent aléatoire. Ce qui était sûr, c’était la fatigue, les dos cassés, et les longues heures de travail en plein champ et dans les hangars, pour conditionner le produit !

 

Ces ouvriers, pour la plupart, ne possédaient pas de terres, et louaient donc des surfaces plus ou moins grandes, surfaces exprimées en « maincordées » - orthographe incertaine et à rectifier !

Quatre maincordées faisant environ 4000 m2.

Après avoir acheté la semence en Belgique, il fallait semer en faisant des « routes » (= des lignes) ; puis « démarier » (= éclaircir) ; puis « ligner » à la main, à savoir désherber aux premières chaleurs (si, si ! il peut faire chaud ! ).

 

Les lignes de cotes

Les lignes de cotes

Les racines (les « carottes » couleur brun clair) se couronnaient de « cotes », feuilles lancéolées et vertes (mais ces plants ne ‘’montent’’ pas – la main de l’homme a déjà sélectionné).

Après les avoir arraché fin septembre, on sépare feuilles et racines, en laissant un collet d’au moins 2cm pour préserver le futur bourgeon. C’est alors que commence le vrai travail et l’aventure du ‘’Chicon’’, plus ou moins fructueuse selon les cours de l’endive aux Halles de Paris !

Chicons

Chicons

On ramène les racines aux champs : elles sont mises « en couches »  (= jauges) généralement de 8 m x 2 m. Les couches sont creusées pour installer une tuyauterie qui forme le cadre (extérieur) sur une profondeur d’une trentaine de cm, puis la terre est « décaissée » (= creusée) à environ 20 cm de profondeur. Les racines  - on les appelle aussi chicons à ce stade !- sont repiqués bien serrés, par carrés ; on les recouvre d’un peu de terre et d’une couche de paille épaisse (80 cm à 10 cm) ; le tout est protégé des intempéries et de la neige par des tôles.

Chicons en jauge

Chicons en jauge

Le plus important reste à faire : installer la chaudière (feu au charbon) et ses deux réservoirs d’eau qui, une fois chauffée, va parcourir les tuyaux entourant la « couche » : la température de l’eau doit fournir une bonne chaleur aux chicons (20° environ), véritable circuit de chauffage central !

 

A maturité et selon les cours des Halles qui varient selon la météo ( !), on « découche », c'est-à-dire on sort les plants et les endives blanches sont cassées du chicon et apportées dans le local des éplucheuses (les femmes du voisinage s’entraident, solidarité des gens du Nord) : elles nettoient et mettent le "produit fini" dans de petites caisses avec du papier bleu, fermées par du fil de fer. Les couches pouvaient produire de 800 kg à 1200 kg d’endives.

Qui suis-je???  la suite
Qui suis-je???  la suite

 

Les femmes étaient payées 100 fr de l’heure, l’équivalent de 20 carambars ! On pouvait gagner quelque argent, encore fallait-il «  découcher » quand le prix de l’endive allait grimper...

Le père de celui qui me raconte l’histoire n’a guère eu cette chance, et dans le village, il était connu pour cela !

«  Ah ! Le Père S. découche, l’endive va encore baisser ! » disaient les voisins.

Puis un jour sa femme a dit : «  ça suffit ! C’est trop de travail, on arrête ! ».

 

C’est la fin de l’histoire...  

 

Maintenant cette production se fait dans des serres, avec des installations ultra sophistiquées. Cependant, je me suis laissé dire que les amateurs gourmets, en quête des saveurs d’antan inégalées, paient fort cher la production - confidentielle- d’endives de plein champ......

                                                                               Jean

Endives de Bruxelles

Endives de Bruxelles

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