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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

Le temps des myrtilles

27 Juillet 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

J'ai retrouvé cet article qui parle d'un fruit emblématique des Savoie et

autres contrées montagneuses. Il est bientôt temps d'aller à la cueillette si

toutefois les délicieuses baies ont réussie à murir cette année.

Quand nous chanterons le temps des myrtilles,

Gentils montagnards et gais randonneurs

Seront tous en quête.......

 

 

 

Vous connaissez tous  la myrtille, "Vaccinium myrtillus", petite baie cachée sous les feuilles du myrtillier, qui nous colore la langue et les lévres et nous laisse un gout sucré, à peine acidulé quand on la déguste.

La voilà prête à être ceuillie

 Vaccinium myrtillus en aout 2

Attention! sa cueillette est réglementée.

Ses petits noms : embrune, brimbelle, bluet, lucet, gueule noire, raisin des bois etc......

 

Mais ce n'est pas la seule baie que l'on rencontre en montagne, voilà sa soeur, que les botanistes appellent souvent airelle des marais. Elle a la couleur des myrtilles mais ce n'est pas une myrtille c'est "une fausse myrtille " Vaccinium uliginosum"

Comment la distinguer de la vraie myrtille? Sa chair est blanche, elle ne nous colore pas la langue et elle est fade.

De plus la plante a des feuilles d'un vert différent, plus bleuté, plus glauque. Rien à voir donc

La voilà  :

Vaccinium uliginosum en aout 2

 

La voilà en fleur, fin juin :

Vaccinium uliginosum en fleurs

Et puis cherchez bien, vous découvrirez une autre baie,

L'airelle rouge, plante qu'ont en commun les Européens et les Japonais, les habitants de la Sibérie et les Américains du Nord. Elle se mélange parfois aux myrtilliers ou aux fausses myrtilles.

Ses fruits en grappe sont à l'origine de son nom "vigne du Mont Ida"  Vaccinium vitis-idaea

Elle est plus acidulée et même légérement poivrée et s'accorde parfaitement avec le gibier. Les Scandinaves l'adorent.

La voila :

Vaccinium vitis-idaea en fruits

La voilà en fleur, fin juin : 

 

Vaccinium vitis-idaea à fleurs blanches 2

 

Et la petite dernière,  rare dans nos Alpes

La canneberge «vaccinium microcarpium», la grande airelle d’Amérique du Nord, Cranberry en anglais, Atoca au Québec, appelée aussi pomme des prés ;

Nos amis américains la cultivent. Elle est reconnue pour ses qualités thérapeutiques et antioxydantes.

La voilà, photographiée dans les tourbières du Beaufortin

Vaccinium oxycoccos en aout 1

Mais il est bien court le temps des myrtilles,

Il nous restera l’odeur des sous-bois

Et les confitures qu’on mange en rêvant

Les matins d’hiver…

                                                                                        Christianne

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Campanules

23 Juillet 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

La météo de l’été 2015 est particulièrement rude pour notre belle flore Savoyarde, j’ai rarement vu autant de prairies et de pâturages de cette sinistre couleur …jaune, moi qui n’aime que le vert. En essayant d’être optimiste, on peut découvrir tout de même de nombreuses nuances de jaune !!

Un petit tour dans ma « photothèque » me redonnera le moral !  J’ai choisi les campanules.

Le genre Campanula, (du latin campana, " petite cloche ") sont des plantes herbacées vivaces ou bisannuelles de la famille des Campanulacées.

Elles peuvent être bleues, blanches, violettes ou jaunes.

De nombreuses espèces se rencontrent dans nos belles Savoie. Voici quelques photos de campanules rencontrées par la Groupe Nature, lors de ses sorties hebdomadaires. Evidemment, la liste n’est pas exhaustive.

 

Campanula alpestris, campanule alpestre,  de 1700 à 2600 m, éboulis mouvants

surtout calcaires.

Campanule alpestre

Campanule alpestre

Campanula barbata L., campanule barbue, de 1200-2400m, pelouses orophiles

(= adaptées à la haute montagne) acidiphiles.

Campanule barbue
Campanule barbue

Campanule barbue

Campanula cochleariifolia, campanule à feuilles de cranson, campanule fluette,

de 800-3200 m, rochers, éboulis, alluvions calcaires.

Campanule fluette

Campanule fluette

Campanula glomerata L., campanule à fleurs agglomérées, de 0 à 2200 m,

pelouses méso- à xérophiles basiphiles.        

Campanule à fleurs agglomérées
Campanule à fleurs agglomérées

Campanule à fleurs agglomérées

Campanula latifolia L., campanule à larges feuilles, de 600-1800 m, 

mégaphorbiaies orophiles.

Campanule à larges feuilles
Campanule à larges feuilles

Campanule à larges feuilles

Campanula medium L., campanule carillon, campanule à grandes fleurs, de

100-1800 m, ourlets basiphiles thermophiles.

Campanule carillon
Campanule carillon

Campanule carillon

Campanula persicifolia L., campanule à feuilles de pêcher, de 0-1700 m, ourlets

thermophiles mésoxérophiles.    

Campanule à feuilles de pêcher
Campanule à feuilles de pêcher

Campanule à feuilles de pêcher

Campanula rapunculoides L. campanule fausse raiponce, de  0-1800 m, pelouses,

ourlets thermophiles surtout basiphiles.         

Campanule fausse raiponce
Campanule fausse raiponce

Campanule fausse raiponce

Campanula rapunculus L. campanule raiponce,  de 0 -1200 m, sous-bois

herbacés, ourlets basiphiles mésophiles

Campanule raiponce
Campanule raiponce

Campanule raiponce

Campanula rhomboidalis L., campanule à feuilles rhomboïdales,   de 

800-2200 m, prairies orophiles de fauche         

Campanule à feuilles rhomboïdales
Campanule à feuilles rhomboïdales

Campanule à feuilles rhomboïdales

Campanula scheuchzeri Vill. campanule de Scheuchzer, de 1200-2800 m,

pelouses acidiphiles         

Campanule de Scheuchzer
Campanule de Scheuchzer

Campanule de Scheuchzer

Campanula spicata L., campanule  en épi, de 900-2300 m, pelouses

basiphiles steppiques.

Campanule en épi
Campanule en épi

Campanule en épi

Campanula thyrsoides L., campanule en thyrse,  de  1200-2200 m, pelouses

basiphiles subalpines.          

Campanule en thyrse

Campanule en thyrse

Campanula trachelium L. subsp. Trachelium, campanule gantelée,  de 0-1700 m,

sous-bois herbacés, ourlets basiphiles mésophiles.

Campanule gantelée
Campanule gantelée
Campanule gantelée

Campanule gantelée

Christianne

 

Photos des membres du groupes : 

Josette, Nicole, Sylvie,  Mireille, Christianne, Jacques, André.

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Sortie Tours St Jacques avec le Musée de Gruffy...

15 Juillet 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

De surprenants monolithes calcaires !

Bien qu'elles rappellent les ruines d'un puissant château fort...les Tours Saint Jacques ne sont pas une réalisation humaine...elles sont en réalité une curiosité géologique monumentale qui vous surprendra ! Venez les découvrir avec Carine PEISSER, géologue et accompagnatrice en montagne, au gré d'une après-midi de marche et de ...géologie !

 

RDV le samedi 25 juillet, à 13h30, au parking du cimetière à Allèves.

 

Inscription obligatoire jusqu’au vendredi 24 juillet.

Dès 8 ans. Bons marcheurs.

Sortie gratuite (participation financière du Conseil Général dans le cadre du programme de valorisation des espaces naturels)

Téléphone ci-dessous

Sortie Tours St Jacques avec le Musée de Gruffy...
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Une autre façon de regarder la flore !!

11 Juillet 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Lys de St Bruno, Paradisiae liliastrum, joli à croquer, dixit Mylabris (insecte coléoptère de la famille des Méloidés).

Une autre façon de regarder la flore !!

Chardon décapité, Cardus defloratus,  habité

Une autre façon de regarder la flore !!

Chenille orchidophile, peut être bien Bombyx et orchis moucheron, Gymnadenia conopsea.

Une autre façon de regarder la flore !!

Dans la famille Agélène quand on se fait une toile on n'oublie pas le tunnel pour s'y cacher, Algena labyrintihica.

Une autre façon de regarder la flore !!

Le long bec de la pédiculaire du Mont Cenis, Pediculaire cenisia

Une autre façon de regarder la flore !!

La véronique alpine, Veronica alpina, fleur et fruit, le fruit est en forme de coeur!!

Une autre façon de regarder la flore !!

Trop belle la karelle ou fétuque paniculée, Festuca paniculata des Karellis

Une autre façon de regarder la flore !!

Un des saxifrages préférés de Sylvie

Une autre façon de regarder la flore !!

Article et photos de Jean Loup

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Ophrys apifera, l’ophrys abeille

1 Juillet 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Belles rencontres au  mois de Mai avec Ophrys apifera, l’Ophrys abeille

 

Dans la forêt de pin de Lacanau, en Gironde,

Ophrys apifera, l’ophrys abeille

A Eloise en Haute Savoie,

Ophrys apifera, l’ophrys abeille

Elle a toutes les caractéristiques des ophrys.

  • Feuilles le plus souvent basales.
  • Epi lâche, à fleurs peu nombreuses.
  • Labelle brun, plus ou moins foncé, velu, qui imite le corps d’un insecte femelle. Orné d’un dessin (macule) de forme variable. Muni ou non d’un appendice. Bordé ou non d’une marge jaune.
  • Les autres pièces florales sont de taille et de couleur variables.

Chez Ophrys apifera,

Le labelle est brun, plutôt petit, sans marge, la macule peut être réduite à deux points.

Ophrys apifera, l’ophrys abeille

L’appendice  est recourbé sous le labelle.

Le bec du gymnostène est allongé et sinueux.

Ophrys apifera, l’ophrys abeille

Les sépales sont roses à nervures vertes, les pétales petits et verts.

 

On rencontre l’Ophrys abeille jusqu’à 1400 m, dans les pelouses mésoxérophiles.

Ophrys apifera, l’ophrys abeille

Regardez bien les photos suivantes ….

Cet ophrys a un périanthe qui comporte sépales et pétales de grande taille, de couleur rose.

Il s’agit d' Ophrys apifera variété botteronii, rencontrée en Haute Savoie.

Ophrys apifera, l’ophrys abeille
Ophrys apifera, l’ophrys abeille
Ophrys apifera, l’ophrys abeille

Source :

A la rencontre des orchidées sauvages de Rhône-Alpes.

Collectif de la Société Française d’Orchidophilie Rhône-Alpes.

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Sabot de Vénus

10 Juin 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Je ne resiste pas au plaisir de vous faire partager ces quelques photos du

Cypripedium calceolus,

le sabot de Venus.

Ils poussent par centaines dans un petit coin de Haute- Savoie.

Surtout, ne les cueillez pas

Sabot de Vénus
Sabot de Vénus
Cypripedium calceolus

Cypripedium calceolus

Sabot de Vénus
Sabot de Vénus
Sabot de Vénus
Sabot de Vénus

Même à l'envers, ils sont beaux!!

Sabots de Venus, coté pile!!

Sabots de Venus, coté pile!!

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Levrauts et lièvres

30 Mai 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

De notre envoyé spécial en Maurienne........

« Le long d’un pierrier, Sylvie furetait au pied d’un arbre pour dénicher Botanicus rarissimus ...Tout à coup, à ma grande surprise,  j’ai vu détaler toutes pattes dehors, un lièvre.

En m'approchant du pied de l'arbre, j'ai découvert deux petits levrauts très perturbés par le départ précipité de leur mère. (le lièvre était une hase !). Quelques photos à distance et je me suis rapidement échappé pour ne pas perturber d'avantage les petites et adorables bestioles. »

 

                                                        André

Levrauts et lièvres
Levrauts et lièvres

Quelques infos « glanées »  sur Internet :

Les lièvres constituent le genre Lepus, famille des Léporidés. Ce sont des petits mammifères sauvages herbivores proches des lapins. Il existe une trentaine d'espèces de lièvres de par le monde qui diffèrent entre elles par leur taille, leur coloris ou leur mode de vie. Les lièvres sont des animaux relativement solitaires vivant parfois en couple.

Le mot lièvre vient du latin lepus.

    La femelle du lièvre s'appelle la « hase » (mot emprunté à l'allemand)

    Le petit du lièvre s'appelle le « levraut » ou « lièvreteau» au Canada

    Le mâle reproducteur s'appelle « bouquin » ou « bouquet » au Canada.

    Le cri du lièvre est le « vagissement » ou « couinement » au Canada.

    La période de reproduction porte le nom de « bouquinage ». Le lièvre qui s'accouple, se dit   « le lièvre bouquine ».

 

En français, il est parfois désigné par les noms vernaculaires de « capucin », « rouquin », «oreillard », « bossu »…

Les lièvres sont fins, légers et possèdent de longues pattes postérieures, très musclées qui leur permettent de se propulser en bonds très rapides lorsque c'est nécessaire.

 

Reproduction

Dans les régions tempérées, les lièvres européens peuvent avoir jusqu'à 4 portées par an durant les deux périodes de reproduction, grâce à la superfétation. Alors même que la femelle est en fin de gestation, elle peut être saillie de nouveau quatre jours avant la naissance de la première portée. Entre le 36e et le 40e jour après la première saillie, elle porte de 3 à 7 petits répartis entre ses deux « utérus». Dans l'un, les levrauts sont prêts à naître ; dans l'autre, d'autres petits commencent à se développer et naîtront environ cinq semaines plus tard.

Comme tous les mammifères, les jeunes lièvres sont dépourvus d'odeur à la naissance, ce qui rend difficile leur découverte par les renards et autres carnivores. Aussi, dès la fin de la mise-bas, la mère s'éloigne du gîte, évitant ainsi de leur transmettre sa propre odeur et de révéler leur présence aux prédateurs.

Une fois par jour, en général au coucher du soleil, elle revient les allaiter. La séance ne dure souvent pas plus de 5 à 10 minutes, à la fin desquelles la mère disparaît de nouveau. Les jeunes levrauts restent ensemble pendant les deux ou trois premiers jours, puis ils se séparent et chacun se cache dans des herbes ou dans un buisson. Si l'un d'eux est découvert par un renard, les autres ont ainsi une chance de survivre. Ils reviennent toutefois tous les soirs sur le lieu de leur naissance pour la tétée.

Dès l'âge d'une semaine, les petits lièvres européens sont capables de manger un peu d'herbe et de jeunes plantes. Au bout d'un mois, quand ils sont complètement sevrés, la mère les abandonne définitivement.

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ROUGE ou BLEU ???

28 Mai 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Le Mouron rouge ou Mouron des champs, Anagallis arvensis, Lysimachia arvensis, est une plante annuelle de la famille des Primulacées.

C'est une plante rampante à fleurs rouges, ou parfois bleues, qui pousse dans les cultures, les jardins... Les fruits sont des Pyxides produisant de nombreuses graines.

 

Le Mouron rouge n'appartient pas à la même famille que le Mouron des oiseaux, Stellaria media, qui est une Caryophyllacées. Seule une similitude dans le port de la plante et la forme des feuilles rapproche ces deux espèces.

Anagallis arvensis
Anagallis arvensis
Anagallis arvensis
Anagallis arvensis

Anagallis arvensis

Photos de Jacques et André

 

Voir aussi les articles "primulacées"

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Sortie à la mare de Gruffy......

26 Mai 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

   Musée d'Histoire Naturelle de GRUFFY

    A la découverte de quelques petites zones humides

Elles sont méconnues et parfois mal aimées. Pourtant, ces milieux développent une flore et une faune pleines de surprises.

A l'initiative du Musée d'Histoire Naturelle de GRUFFY, un parcours découverte vous est proposé le samedi 6 juin à partir de 14h pour tous publics.  Marius Bonhomme, animateur  aux Etangs de Crosagny, vous dévoilera les secrets de ce monde particulier. Venez nombreux.

Rendez-vous à 14h, à GRUFFY, place du cimetière.

Tarifs : adulte : 5€, enfant : 3€, adhérent : 4€

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Isopyrum thalictroides, Isopyre faux-pygamon

23 Avril 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Première découverte de l’année, l’Isopyre est assez rare, il est protégé dans de nombreuses régions de France. Il fleurit de Mars à Mai, en sous-bois herbacés, jusqu’à 1200m.

Isopyre faux-pygamon
Isopyre faux-pygamon

Isopyre faux-pygamon

Souche vivace, rampante, à fibres épaisses, fasciculées 


- tige de 10-25 cm, grêle, nue à la base, glabre
- feuilles glabres, à folioles trilobées, munies de stipules membraneuses 
- fleurs d'un blanc pur, peu nombreuses, pédonculées, bractéolées 
- 5 sépales , pétaloïdes, caducs 
- 5 pétales, très petits, contractés à la base, ouverts en cornet 

 

 

Photos de Jacques.

Jacques a photographié aussi un très joli myosotis, qui a pour nom Mysotis ramosissima !

Isopyrum thalictroides, Isopyre faux-pygamon
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