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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

soirée "Poésie printanière", animée par l'association Bouche à l'Oreille....

22 Mars 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Le samedi 28 mars à 20h, à la bibliothèque de Gruffy,

organisée par le Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy.

Vous trouverez ci-dessous toutes les informations sur cette soirée "Poésie printanière",
 

Le thème 2015 du 17ème printemps des poètes  est l'insurrection poétique.
 

 

LE MUSEE D’HISTOIRE NATURELLE de GRUFFY décide de le célébrer avec une soirée poétique :

 

Mick, Laurent, Serge (à l’accordéon diatonique) et Martine de l'association BOUCHE A L'OREILLE invitée par le Musée d'Histoire Naturelle de GRUFFY, entreront donc en "insurrection poétique" avec :

L'attitude singulière d'un homme face au pouvoir écrasant d'une grande nation,

 

L'abondance de la nature explosant de lumière au printemps,

 

La patience d'un jardinier pour sa rose

 

Bref l' extraordinaire surgissant de l'ordinaire...
 

 

La soirée se déroulera à la bibliothèque de GRUFFY dès 20 h le samedi 28 mars 2015. Entrée libre, participation au chapeau.
 
Printemps 2015
Printemps 2015

Printemps 2015

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l'hellébore fétide

16 Mars 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Cet article de Joanny a été publié en 2011 mais relisons-le car les hellébores fétides sont en pleine forme au début du printemps et puis elles en annoncent d'autre (hellébores) dont nous vous parlerons bientôt....

Vous ne l'avez peut-être pas remarqué, pourtant il pousse dès la fin de l'hiver, c'est l'hellébore fétide.

Pied d'hellebore

 

          Très largement répandu dans notre région, l’hellébore fétide, Helleborus foetidus, est une plante glabre, vivace, qui pousse naturellement dans les bois, les broussailles ou les endroits rocailleux, en sol calcaire. Il dégage, surtout à la cassure, une odeur désagréable, d'où son nom. Ses tiges herbacées robustes de 30 à 45 cm de haut, atteignent 80 cm à 1 m lors de la floraison.

Vivace, il a toutefois la vie courte (3 ou 4 ans). Les jeunes plantes ne fleurissent qu’après 2 ou 3 ans. La plante meurt après la deuxième floraison.

 

La floraison

 

Elle a lieu en fin d'hiver sous forme d'une grappe importante de fleurs très penchées, accompagnées par de grandes bractées  en forme de feuille simple, de la même couleur jaune-verdâtre que les fleurs.

 

 

Les fleurs elles, sont en forme de cloche penchée (pour se protéger des intempéries). Elles sont composées de cinq sépales pétaloïdes  persistants, souvent bordés de rouge, et de plusieurs pétales transformés   en cornet, secrétant du nectar  (curieux petits godets au nombre de cinq à dix).        

 

Helloborus foetidus pétale et sépale

        

La marque rouge sur le bord des sépales apparaît après fécondation.

 

Hellebore fétide

 

 

Comme chez toutes les Renonculacées, les étamines sont nombreuses et insérées en spirale.  La fleur est visitée par des insectes diptères, ainsi  que par des abeilles et des bourdons. C’est une plante mellifère.   

 

hellebore fétide la fleur

 

 

Le gyynécée est formé de trois à huit carpelles indépendants qui se transformeront en autant de fruits appelés follicules. Les graines, qui possèdent un éléosome, sont semées par les fourmis (myrmécochorie).

 Ainsi on retrouve souvent les rejetons  à plusieurs mètres des plantes mères.

 

 

hellebore fétide le fruit

 

La myrmécochorie est le fait pour une plante de favoriser le transport de ses graines par le biais des fourmis.

 

 

 

Anciennes croyances, anciennes pratiques :

 

·       En bouquet séché disposé dans les bergeries , il éloignerait les serpents et les crapauds, accusés de téter les chèvres.

·       Il repousserait les rats.

·       Il a été utilisé pour chasser les gaz intestinaux des bêtes gonflées par l’absorption d’herbes tendres au début du printemps.

 

Mais......

 

attention danger

 

 

Attention : Toutes les espèces d’hellébores sont toxiques, il faut systématiquement se laver les mains après leur manipulation.

 

 

Nous traiterons le sujet des éléosomes dans un prochain article.

 

 

Ne pas confondre avec le vérâtre commun appelé autrefois Hellébore blanc, ce sera l’objet d’un prochain article également.

 

 

                                                                                                                                                                Joanny   Cuillerat

 

 

 

 

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Melampyrum arvense L. ........

8 Mars 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Melampyrum arvense L. Blé de vache, Rougeotte, Mélampyre des champs 

C’est un très joli mélampyre, aux couleurs chatoyantes, un vrai festival !

Melampyrum arvense L. ........

Les mélampyres sont un genre de plantes qui comprend une trentaine d'espèces en France.

Ce sont des plantes herbacées annuelles hémiparasites : elles se procurent des substances nutritives à partir de plantes hôtes et de filament mycéliens, bien qu'elles soient capables de survivre par elles-mêmes grâce à leur propre photosynthèse puisqu'elles ont des feuilles vertes.

                    

Autrefois scrophulariacées, elles sont devenues orobanchacées depuis la mise à jour APG III.

       

Voir aussi notre article : LES OROBANCHES,  PLANTES PARASITES

Melampyrum arvense L. ........

Le nom mélampyre viendrait du grec melas qui désigne la couleur noire et de pyros qui désigne le blé faisant référence aux graines du fruit.

Mélampyre des champs :

  • Hauteur : 15–40 cm. Tige généralement ramifiée.
  • Habitat : lisières bien exposées, friches, moissons, sur sols calcaires.
  • Période de floraison : mai–août.
Melampyrum arvense L. ........

- Feuilles sessiles, lancéolées-linéaires, rudes, les supérieures incisées-laciniées à la base.

Melampyrum arvense L. ........

- Les fleurs, regroupées en inflorescence cylindrique, sont purpurines à gorge jaune. Elles présentent une corolle rouge soudée, bilabiée, à long tube courbé. Les 4 étamines sont soudées à la corolle.

Melampyrum arvense L. ........

- Bractées souvent d'un beau rouge et marquées de points noirs sur 2 rangs en dessous, ovales-lancéolées, dressées, à bords longuement et finement découpés

Melampyrum arvense L. ........

- Fruit : capsule contenant deux graines toxiques et noires.

Considérés autrefois comme une mauvaise herbe qui posait des problèmes si ses graines se mélangeaient au blé.

Mélampyre des champs
Mélampyre des champs

Mélampyre des champs

Plante très rare en Savoie, où elle est en danger critique d'extinction.

 

En forte régression dans toute la France, cette espèce mériterait amplement un statut de protection.

               

                                                                                                      Christianne

 

 

Photos Nicole, Jacques et Christianne

Melampyrum arvense L. ........
Melampyrum arvense L. ........
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L’œillet velu, vous connaissez ???

1 Mars 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

L’année 2014 a été une belle année de découvertes pour les botanistes de Gruffy, les précédents articles vous ont permis de profiter de nos « vagabondages », en Savoie surtout.

Grâce à la sollicitude bienveillante et éclairée de Sylvie, nous avons exploré le territoire de notre chère province et tenté d’apprendre à identifier ces nouveautés. Nous avons aussi essayé de réaliser, grâce aux conseils avisés d'André et de Jacques,  quelques belles photos, que nos lecteurs ont appréciées, j’espère.

Il me reste un peu de temps encore avant le retour du printemps pour vous parler d’une petite trouvaille modeste mais protégée. Bien sûr, pour en apprécier toutes les subtilités, une loupe est nécessaire.

Il s’agit d’un accessoire répandu parmi les botanistes ou les entomologistes car les modèles de base sont peu couteux, légers et peu fragiles. Nous la portons autour du cou. « Jamais sans ma loupe » est le mot d’ordre des botanistes !!

L’œillet velu, vous connaissez ???

Ce que nous scrutons le plus souvent, avec notre loupe, ce sont les poils, oui oui, les poils situés sur les feuilles ou les tiges ou les sépales…

Peut être trouverez-vous un jour, sur ce blog, un article développant les différentes nuances de poils dont Dame Nature, créatrice « échevelée », s’est ingéniée à équiper la flore terrestre, entre autres !

En attendant, je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir les magnifiques poils stipités d’Hypericum montanun. Les appareils photos du XXIe siècle sont de précieux alliés. L’ensemble des sépales de ce millepertuis est bordé de poils en forme de stipe c.à.d. . « Imitant un tout petit tronc d’arbre et servant de support à une glande ». Regardez bien ! clic sur la photo

Millepertuis des montagnes

Millepertuis des montagnes

Pour nous, les botanistes de Gruffy, ce genre de détails est fascinant !  À chacun ses émois.

Voici donc notre trouvaille de juin 2014, un œillet, un modeste œillet, rose tout simplement.

Oeillet velu

Oeillet velu

Pourquoi ai-je évoqué l’utilisation d’une loupe ?

Parce que la fleur, d’un peu plus de 1 cm de diamètre, révèle, à la loupe, de belles ponctuations de couleur plus claire allant jusqu’au blanc et plus foncée, jolis motifs dessinés harmonieusement sur chaque pétale.

L’œillet velu, vous connaissez ???
L’œillet velu, vous connaissez ???

Il s’agit de Dianthus armeria, œillet arméria, œillet velu, appelé aussi « armoiries »

C’est une plante bisannuelle, pubescente de 20 à 50 cm, appartenant à la famille des caryophyllacées.

Ses feuilles lancéolées-linéaires sont velues, à gaine aussi longue que large.

Ses fleurs purpurines sont groupées par 2-8, en fascicules denses entourés de bractées herbacées, dressées, aussi longues qu'eux.

L’œillet velu, vous connaissez ???
L’œillet velu, vous connaissez ???

Le calicule est muni d’écailles velues, égalant ou dépassant le calice.

 

L’œillet velu, vous connaissez ???
L’œillet velu, vous connaissez ???

Ses fleurs purpurines sont groupées par 2-8, en fascicules denses entourés de bractées herbacées, dressées, aussi longues qu'eux.

Le calice est cylindrique et velu.

L’œillet velu, vous connaissez ???

Il est protégé dans toute la France, si un arrêté préfectoral existe. Rare en Savoie, il ne doit pas être cueilli.

 

Écologie : étage collinéen, lisières et friches, dans toute la France et en Corse.

Répartition : toute l'Europe, Caucase et Arménie.

Floraison : juin-août.

                                                                                Christianne

Photos Isabelle, Nicole et Christianne

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Jaune à pois rouge!!

12 Février 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Erythranthe guttata DC. ou Mimulus guttatus, Mimule tacheté

 

Celui-là, Sylvie nous l’avait promis depuis longtemps, jaune à pois rouge, génial pour une fleur non !
C’est Mimulus guttatus, mimule tacheté, une espèce non indigène, néophyte
.

 

Espèce non indigène :

Une espèce végétale non indigène est une espèce qui ne pousse pas naturellement dans l'espace considéré, mais dont l’introduction est le résultat de l’intervention volontaire ou involontaire de l’homme.

 

Néophyte :

On qualifie de néophytes les espèces introduites à partir de 1492, date de la découverte de l’Amérique. Du grec neo-, nouveau, et phyton, plante.

 

Envahissantes :

Certaines de ces plantes néophytes non indigènes peuvent devenir des envahissantes. Introduites intentionnellement ou non, elles réussissent à s’établir dans la nature, à se multiplier et à se répandre massivement aux dépens des espèces indigènes

 

Vous voulez voir le mimule, le voici ?

Jaune à pois rouge!!

 

Feuilles généralement opposées, oblongues, ovales, à dents inégales.

Les inférieures pétiolées, les supérieures sessiles à embrassantes.

Jaune à pois rouge!!
Jaune à pois rouge!!

Fleurs à corolle en tube évasé, bilabiée, longue de 3-4 cm, à gorge fermée, jaune souvent tachetée et ponctuée de brun-pourpre.

Jaune à pois rouge!!

Le mimule est donc une espèce exotique originaire d'Amérique du Nord, rapportée en Europe en 1919 pour certain, 1925 pour d’autres. Elle s'y est localement acclimatée, sur le bord de rivières, canaux… Ses populations réduites ne permettent cependant pas de la classer comme invasive.

Son nom en Amérique du Nord : Common Large Monkey-flower.

 

La Flore de Coste (première édition 1900-1906 - deuxième édition 1937) décrit le Mimule tacheté et indique sa présence dans différents départements, en particulier le Pas-de-Calais.

En 2014, les botanistes de Gruffy ont « découvert » quelques individus en Savoie, au bord d’un charmant petit lac.

Jaune à pois rouge!!

Le Mimulus guttatus appartient à la famille des Scrophulariacées selon la classification classique, ou à celle des Phrymacées, selon la classification phylogénétique AGP III dont je vous ai déjà parlé.

 

 

 

Jaune à pois rouge!!

C'est une plante annuelle à courte durée de vie et à floraison assez brève, au port semi-érigé. Elle atteint 80 centimètres de haut dans les lieux humides et ensoleillés, mais elle peut fleurir à quelques centimètres du sol quand l'effet-miroir de l'eau, ou l'eau elle-même manque.

Jacques a photographié un taxon beaucoup plus spectaculaire dans le Jura.

Jaune à pois rouge!!
Jaune à pois rouge!!

Christianne

                                Photos Nicole André et Jacques

voilà un site qui le connait !

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EPIPACTIS....

6 Février 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Les botanistes de Gruffy ont fait une belle découverte fin août 2014, près d’Aillon-le-jeune, Epipactis purpurata, l’Epipactis pourpre. Peu fréquente en Rhône-Alpes, cette orchidée est protégée dans diverses régions de France.

EPIPACTIS....

Profitons de cette rencontre pour réviser nos connaissances en matière d’épipactis.

Caractéristiques générales :

 

  • Espèces forestières sauf palustris
  • Géophyte à rhizome
  • Feuilles caulinaires et alternes
  • Bractées foliacées
  • Inflorescence en grappe spiciforme
  • Fleur reliée à la tige par un pédicelle
  • Labelle en deux parties, l'hypochile et l'épichile
Fleur d'Epipactis atrorubens

Fleur d'Epipactis atrorubens

Elles sont nombreuses mais nous n’en avons rencontré que quatre pour l’instant Epipactis palustris, l'Epipactis des marais, Epipactis atrorubens, l'Epipactis rouge foncé, Epipactis helleborine, l'Epipactis à larges feuilles et, depuis 2014, Epipactis purpurata, l'Epipactis pourpre.

 

Elles ont toutes une tige raide plus ou moins lavée de pourpre et plus ou moins pubescente.

 

  • Les feuilles sont lancéolées :

Epipactis palustris, distiques*, dressées

Epipactis atrorubens, distiques*, plus longues que l’entre nœud

Epipactis helleborine, disposées en hélice, larges, étalées

Epipactis purpurata, disposées en hélice, étroites, vert grisâtre  

 

*distique : situé sur deux rangées verticales situées dans un même plan.

EPIPACTIS....
EPIPACTIS....
EPIPACTIS....
EPIPACTIS....
  • Le pédicelle floral est :

Epipactis palustris, long, violet et velu

Epipactis atrorubens, velu, sa base est colorée en rouge

Epipactis helleborine, sa base est colorée de rouge

Epipactis purpurata,  sa base est colorée de rouge

EPIPACTIS....
EPIPACTIS....
EPIPACTIS....
EPIPACTIS....
  • Le labelle est cordiforme :

 

 

Epipactis palustris, blanc, articulé, à bord ondulé, épichile muni de deux gibbosités jaunes et blanches (les tépales extérieurs sont bruns, les intérieurs blancs lavés de rose)

Epipactis atrorubens, épichile pourpre, large, muni de gibbosités crépues (les tépales sont pourpres)

Epipactis helleborine, épichile blanc verdâtre à rouge, muni de deux callosités (tépales blanc verdâtres, lavés de rose)

Epipactis purpurata, épichile blanc verdâtre à rouge, muni de deux callosités (tépales étalés, blanc verdâtre)

 

EPIPACTIS....
EPIPACTIS....
EPIPACTIS....
EPIPACTIS....
  • Leurs habitats :

Epipactis palustris pleine lumière, marais alcalin, prairies humides, sol basique.

 

Epipactis atrorubens, pleine lumière à mi-ombre, forêts claires feuillus et résineux, sols calcaire à acide, bien drainé;

 

Epipactis helleborine, mi-ombre, lisière, bord de chemins, sol basophile à neutrophile, peut coloniser parcs et jardins;

 

Epipactis purpurata, mi-ombre, forêts, (hêtraies, charmaies, pinèdes), sol basophile à neutrophile.

 

Encore quelques photos :

L'Epipactis des marais, la plus jolie!
L'Epipactis des marais, la plus jolie!

L'Epipactis des marais, la plus jolie!

L'Epipactis rouge foncé, la plus colorée

L'Epipactis rouge foncé, la plus colorée

L'Epipactis à larges feuilles, la plus fréquente

L'Epipactis à larges feuilles, la plus fréquente

L'Epipactis pourpre, la plus rare

L'Epipactis pourpre, la plus rare

Source :

A la rencontre des orchidées sauvages de Rhône-Alpes. Biotope édition.

 

                                                                                               Christianne

 

Photos Josette, Nicole, Christianne, Jacques et empruntées à Internet.

 

Pour approfondir vos connaissances à propos des orchidées, essayez ce site :

ou bien celui-ci :

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Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné

24 Janvier 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Ce petit arbrisseau rampant et à peine ligneux se rencontre au sud d’une ligne Lyon-Pau, c’est une espèce méditerranéenne. Il appartient à la famille des fabacées.

Nous l’avons découvert en Savoie. Il pousse dans les pelouses arides et les rocailles sur sols calcaires, à l’étage collinéen. L’ensemble de la plante est couvert d’une pilosité argentée. Les feuilles sont composées de trois folioles, chacune étant fortement pliée en son centre.

Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné
Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné

Les fleurs jaunes sont solitaires ou par deux à quatre au sommet des rameaux. Elles prennent souvent une belle teinte orangée avant de faner. L'étendard est bien plus grand que les autres pétales. Le calice est divisé en deux lèvres.

 

Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné
Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné

Hauteur : 10 à 30 cm.

Fleur : 9 à 12 mm.

Floraison : mai à juillet.

Altitude : 0 à 600 m

Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné

A ne pas confondre avec un lotier ou une variété de cytise.

Protégé en Poitou-Charentes

On ne le trouve pas dans nos flores alpines, mais heureusement internet est là !

Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné
Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné

Les Fabacées, anciennes légumineuses :

  • Feuilles opposées ou alternes, souvent composées, munies de stipules ou/et de vrilles.
  • Calice à  cinq divisions, souvent à deux lèvres.
  • Corolle irrégulière, composée de cinq pétales inégaux :

1 pétale supérieur, grand, redressé l’horizontal, l’étendard.

2 pétales latéraux, servant de pistes d’atterrissage pour les insectes, les ailes.

2 pétales inférieurs, soudés par le bas, protégeant les parties fertiles de la fleur, la carène.

  • 10 étamines soudées par les filets, ou 1 libre et 9 soudées.
  • 1 ovaire supère à un carpelle.
  • Fruit c’est une gousse, contenant plusieurs graines et pouvant s’ouvrir suivant une ou plusieurs lignes.
Schéma d'une fabacée

Schéma d'une fabacée

Schéma d'une fabacée

Schéma d'une fabacée

 

Ouvrage  à consulter

Stratégies végétales. Garrone B., Schatz B., Martin P. Editions Ecologistes de l'Euzière

Et ce site aussi

Les fabacées ont toutes en commun de vivre en relation symbiotique avec des bactéries installées dans leurs racines (de la famille des Rhizobium).

Ces bactéries ont la capacité de capturer l'azote atmosphérique et de le transformer en substances azotées directement utilisables pour la plante. Cette association permet aux fabacées de se développer sur des sols pauvres en azote. L’utilisation des fabacées comme engrais vert permet d’enrichir les sols en azote.

Pour en savoir plus, consultez ce site :

                                                                                           Christianne

Photos Nicole, Christianne, André et Jacques

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Stellaria holostea, Stellaire holostée,

18 Janvier 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

 Langue d'oiseau ou Herbe à la Sainte Vierge.

  Cette année, le groupe de Gruffy a pu découvrir, enfin, la stellaire holostée, Stellaria holostea, dont il n'avait vu que les feuilles, lors de précédents printemps.

Elle est très rare mais là où elle pousse, elle est relativement abondante. Deux stations en Savoie, dont une sur la montagne de Cessens.

Stellaria holostea, Stellaire holostée,

Dans la famille des Caryophyllacées, on rencontre deux genres qui ont un petit air de famille, le genre Cerastium et le genre Stellaria :

sépales libres, fleurs blanches, 5 pétales fendus, 10 étamines.

Pour les distinguer, il faut bien observer

  • les pétales, ceux des céraistes sont peu fendus, ceux des stellaires sont profondément fendus, la fleur donne l’impression d’avoir 10 pétales.
  • Les styles, les céraistes ont 5 styles (sauf quelques exceptions) les stellaires ont 3 styles (sauf une exception).
Stellaria holostea, Stellaire holostée,

Stellaria holostea

. Plante vivace, à souche traçante

- tiges de 30-60 cm, quadrangulaires, raides, cassantes, couchées à la base, puis redressées

- feuilles sessiles, lancéolées, longuement acuminées, fermes, ciliées-scabres aux bords et sur la nervure en dessous

Stellaria holostea, Stellaire holostée,

- sépales lancéolés, sans nervures

Stellaria holostea, Stellaire holostée,

- fleurs grandes, en cymes terminales lâches, pluriflores

Stellaria holostea, Stellaire holostée,

- pétales 2 fois plus longs que les sépales, divisés jusqu'au milieu en 2 lobes rapprochés

- étamines hypogynes* et pistil à 3 styles

*hypogynes :  inserées en dessous de l'ovaire

 

Stellaria holostea, Stellaire holostée,

- capsule subglobuleuse, égalant le calice.

Cette espèce reste pérenne en hiver en se couchant sur le sol. Elle reprend sa croissance à la fin du mois d’avril.

La floraison a lieu en mai–juin et les graines mûres tombent en juillet. Toutefois, les semences survivent rarement. La stellaire holostée se reproduit davantage grâce à ses tiges racinées. La reproduction végétative entraîne l’apparition d’étendues irrégulières.

La stellaire holostée pousse sur les sols humides, dans les bois de feuillus et sur terrains neutres ou acidifiés. Cette espèce est menacée à l’échelle régionale.

Stellaria holostea, Stellaire holostée,

Écologie    : talus, haies et bois, chênaie à charme (Carpinion) thermophile,

                     ne dépasse pas1600 m.

Répartition : dans presque toute la France ; rare dans la région méditerranéenne.

Floraison    : Avril-juin.

Stellaria holostea, Stellaire holostée,
Stellaria holostea, Stellaire holostée,

                                                                                               Christianne

Photos Nicole, Christianne, André.

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Doronicum pardalianches L. ou Doronicum emarginatum

12 Janvier 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Doronic tue-panthère, Doronic panthère, Doronic à feuilles cordées, Doronic à feuilles en cœur.

Pourquoi  pardalianches ??

C'est un terme que Pline l'Ancien emploie au sujet de l'aconit dans le livre VIII de son Histoire naturelle traitant de La nature des animaux terrestres :

Les barbares vont à la chasse des panthères avec de la viande frottée d'aconit, c'est un poison : la panthère, dès qu'elle en a mangé, est prise d'étranglement. Aussi quelques-uns appellent-ils cette herbe "pardalianches" soit mort aux panthères.

Linné pensait-il à autre chose le jour où il a nommé ce doronic qui ne semble pas toxique à ce point et qui, pour Littré (1801-1881), jouissait des mêmes propriétés que l'arnica et était cultivé pour cette raison ?

Doronicum pardalianches L. ou Doronicum emarginatum

Voyons la belle tueuse de panthère !

C’est une plante vivace, à souche horizontale tuberculeuse, velue,

-Sa tige de 35-80 cm dressée est simple, quelquefois bifurquée, glabrescente, ciliée-glanduleuse au sommet, peu feuillée.

Mais ce qui rend ce Doronic singulier, ce sont ses feuilles :

Elles sont glabres, entières, sinuées ou grossièrement dentées, mais surtout...............

  • Les supérieures, sous les pédoncules floraux, sont en forme de cœur et embrassent la tige
Doronicum pardalianches L. ou Doronicum emarginatum
  • les caulinaires souvent rétrécies en pétiole ailé à oreillettes entières ou dentées
Doronicum pardalianches L. ou Doronicum emarginatum
  • les radicales ovales, obtuses, pétiolées, à limbe superficiellement échancré ou faiblement cordé à la base,
Doronicum pardalianches L. ou Doronicum emarginatum
Doronicum pardalianches L. ou Doronicum emarginatum

Voici les feuilles :

 

Doronicum pardalianches L. ou Doronicum emarginatum

- involucre à folioles linéaires, subulées (qui se termine insensiblement en pointe très aiguë), ciliées.

Doronicum pardalianches L. ou Doronicum emarginatum

- réceptacle poilu

- capitules 2-7 grands, solitaires

- fleurs jaunes

- akènes de la circonférence glabres, ceux du centre velus.
 

Doronicum pardalianches L. ou Doronicum emarginatum
Doronicum pardalianches L. ou Doronicum emarginatum

Écologie : Bois, rochers ombragés, sous-bois mésothermophiles.

Répartition : surtout l’est de la France, les Alpes, le massif Central et les Pyrénées. Sud-ouest européen..

Floraison : Avril-juin.

 

Bénéficie d’un statut protection en Poitou-Charentes, Limousin, Alsace-Lorraine, Aquitaine.

                                                                                               Christianne

 

Photos Nicole et Christianne et empruntées à INTERNET.

NB : pour ceux qui connaissent ce jeux, c'est la fiche Qui-suis-je? n° 20

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Véronique germandrée...

11 Janvier 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

-  Veronica teucrium,  Véronique germandrée

« Une quarantaine de véroniques vivent sur le territoire français. Toutes sont caractérisées par quatre pétales, le pétale inférieur un peu plus petit que les autres, et deux étamines saillantes.
Le prénom Véronique signifie « image vraie » (vera icona) ou encore visage. La légende de Sainte Véronique en est vraisemblablement à l’origine. Lors de la montée au calvaire, une jeune femme portant ce prénom aurait essuyé le visage du Christ avec son voile. Son visage serait resté imprimé sur ce linge. »

A la découverte des fleurs des Alpes, édité par le parc des Ecrins, édition LIBRIS

 Véronique germandrée...

Les véroniques ont changé de famille en 2009 depuis la mise à jour APG III, autrefois scrophulariacées, elles sont maintenant plantaginacées.

APG :  Angiosperms Phylogeny Group.

 

Voir article « nomenclature en botanique » du 21 avril 2014

Cette classification repose sur la comparaison de séquences d'ADN et est de plus en plus utilisée. Elle a fait l'objet de deux mises à jour (APG II en 2003 et APG III en 2009). Basée sur la phylogénie, elle est cependant plus complexe et conduit parfois à des regroupements différents des classifications précédentes (par exemple, le genre Veronica appartient aux Plantaginaceae dans la classification APG et aux Scrophulariaceae dans celle de Cronquist,...).

Plante vivace de 10-40 cm, pubescente-grisâtre, à souche subligneuse

-  tiges couchées-ascendantes, à poils crépus.

- feuilles opposées, sessiles, ovales- lancéolées, un peu velues, fortement dentées, 2-6 cm.

 Véronique germandrée...
 Véronique germandrée...

- calice poilu, à 5 lobes très inégaux

- fleurs en grappes axillaires, opposées, assez serrées, multiflores (20-50 fleurs)

 Véronique germandrée...

- corolle bleue, 9-17 mm de diamètre, à lobes inférieurs aigus

 

 Véronique germandrée...
 Véronique germandrée...

Écologie : pelouse et ourlet maigre xérothermophile (Geranion sanguinei) basophile.

Répartition : est et centre de la France, Alpes et Massif Central.  Europe centrale et méridionale

Floraison : Mai-juillet.

 Véronique germandrée...

                                                                                          Christianne

Photos Monique, Nicole et Jacques

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