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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

J.E.P. à Gruffy : les plantes envahissantes.............

10 Septembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

Les plantes envahissantes,

une menace pour l’avenir de notre patrimoine naturel ?!

 

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine,

le samedi 19 et le dimanche 20 septembre 2015,

le Musée d’Histoire Naturelle de Gruffy vous propose

une exposition d’une quinzaine de plantes envahissantes,

ainsi qu’un diaporama sur ces espèces,

afin de les reconnaître et

de lutter contre leur expansion.

 

Vous pourrez également visiter le Musée, présentant 300 animaux naturalisés de la région, domestiques et sauvages, replacés dans un décor reconstituant leur milieu naturel.

 

Dans une deuxième salle, initiez-vous au monde fantastique

des abeilles, avec une projection vidéo,

une exposition et une ruche vitrée vivante,

le tout à un tarif réduit (de 14h à 18h, le samedi et le dimanche).

 

Pour tout renseignement :

 

Musée d’Histoire Naturelle de Gruffy

 

335 route de Beauregard,

Les Choseaux, 74540 GRUFFY –

04 50 77 58 60 –

info@musee-nature.comwww.musee-nature.com

J.E.P. à Gruffy : les plantes envahissantes.............
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La Reine des Alpes

5 Septembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

L’été 2015 restera gravé dans nos mémoires de botanistes comme celui de la pénurie en plus de celui de la canicule. La végétation a beaucoup souffert de la chaleur et du manque d’eau. Les plantes se sont protégées en ralentissant leur pousse. Beaucoup ont disparu. Quand nous avions le courage d’affronter les ardeurs du soleil, nous n’avions presque rien à voir.

Les plus courageux, ou les plus sportifs, ont choisi l’altitude 2000, 2500, 3000 m !! Là où la flore a pu résister aux rigueurs……estivales. Voici une de leurs trouvailles

Eryngium alpinum

Eryngium alpinum

La reine des Alpes ou panicaut des Alpes ou chardon bleu des Alpes...

voici sa majesté Eryngium alpinum L.

Reine des Alpes

Reine des Alpes

C’est une Apiacée de 30 à 60 cm, vivace.

- Ses feuilles inférieures, d’un beau vert gai, sont ovales, en cœur et dentées. Elles sont légèrement  épineuses, mais elles sont molles et non piquantes. Rien à voir avec un chardon !!

Panicaut des Alpes

Panicaut des Alpes

- Ses feuilles caulinaires peu coriaces sont sessiles et incisées en plusieurs lobes allongées.

Chardon bleu des Alpes

Chardon bleu des Alpes

- Ses petites fleurs blanches ou bleutées sont serrées et forment une tête oblongue ou cylindrique.

La Reine des Alpes

Le coup de génie de Dame Nature, ce sont les fines bractées de son involucre, délicatement dentées et dressées, qui enserrent la tête florale d’un magnifique écrin épineux bleu améthyste !

La Reine des Alpes

Ces « ombelles » sont portées par de longs pédoncules, bleus eux aussi.

La Reine des Alpes

Imaginez découvrir, après une longue ascension sur un chemin caillouteux, une prairie de chardons bleus des Alpes !!

La Reine des Alpes

Elle a ses amoureux, la reine !!

Elle est entogame  (reproduction des plantes dans lequel le pollen est essentiellement véhiculé par des insectes).

La Reine des Alpes
La Reine des Alpes

Cette plante affectionne les terrains frais et riches en humus, parfois orientés au nord, et elle pousse exclusivement dans une terre calcaire. Elle est adorée, c’est une reine, mais elle est très convoitée..

Aussi elle est protégée dans toute l’Europe.

On peut la découvrir en été (Juillet-Août) dans les pâturages de hautes montagnes : Jura, et Alpes de la Savoie, du Dauphiné, de Provence.

Elle reste rare.

 

A la fin de l’été la plante se dessèche et les graines contenues dans les fruits sont dispersées par le vent qui secoue les hampes florales. La première floraison a lieu au bout de 2 à 4 ans après la germination, puis la plante peut fleurir tous les ans ou tous les deux ans.

 

Merci à Josette, André et Jacques, pour leurs magnifiques photos, nous sommes gâtés  !!!

La Reine des Alpes

Sources :

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc des Ecrins, édition LIBRIS.

Voici leur site :

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30 Août 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Nous avons rencontrée récemment Cichorium intibus,  alias la chicorée sauvage, elle nous ramène à la plus importante

Cichorium endivia ssp pumulum, à savoir l’ENDIVE,

qui envahit nos rayons de légumes, dès les premiers froids venus ! Un paradoxe, car toutes les chicorées citées précédemment craignent les gelées !!! Elle nous ramène aussi au cœur géographique de cette histoire : l’Artois, le Hainaut et la Flandre.

 

La légende voudrait que dans les années 1830, années de troubles qui ont mené à l’indépendance de ce que nous appelons la Belgique, un paysan aurait dissimulé sa récolte dans sa cave (probablement de la barbe de capucin, déjà mentionnée en 1751 par La Chesnaye – et cultivée par la suite comme les champignons de Paris). Il eut la surprise de découvrir ce que les Flamands appellent WITLOOF (= feuille blanche)  -nom générique de semences d’endive maintenant-, ou CHICON, nom donné par les Chtis de notre Nord  (national et belge francophone).

 

Le premier cageot de ‘’chicons’’ fut vendu aux Halles de Paris en 1879 sous le nom « d’endives de Bruxelles ».

Qui suis-je???  la suite

Cela a donné lieu à une activité artisanale durant les mois d’hiver, jusque dans les années 1960-1970, en particulier dans le Cambraisie, d’où me vient l’histoire, activité à laquelle s’adonnaient les ouvriers d’usine et leurs familles, pour un revenu d’appoint souvent aléatoire. Ce qui était sûr, c’était la fatigue, les dos cassés, et les longues heures de travail en plein champ et dans les hangars, pour conditionner le produit !

 

Ces ouvriers, pour la plupart, ne possédaient pas de terres, et louaient donc des surfaces plus ou moins grandes, surfaces exprimées en « maincordées » - orthographe incertaine et à rectifier !

Quatre maincordées faisant environ 4000 m2.

Après avoir acheté la semence en Belgique, il fallait semer en faisant des « routes » (= des lignes) ; puis « démarier » (= éclaircir) ; puis « ligner » à la main, à savoir désherber aux premières chaleurs (si, si ! il peut faire chaud ! ).

 

Les lignes de cotes

Les lignes de cotes

Les racines (les « carottes » couleur brun clair) se couronnaient de « cotes », feuilles lancéolées et vertes (mais ces plants ne ‘’montent’’ pas – la main de l’homme a déjà sélectionné).

Après les avoir arraché fin septembre, on sépare feuilles et racines, en laissant un collet d’au moins 2cm pour préserver le futur bourgeon. C’est alors que commence le vrai travail et l’aventure du ‘’Chicon’’, plus ou moins fructueuse selon les cours de l’endive aux Halles de Paris !

Chicons

Chicons

On ramène les racines aux champs : elles sont mises « en couches »  (= jauges) généralement de 8 m x 2 m. Les couches sont creusées pour installer une tuyauterie qui forme le cadre (extérieur) sur une profondeur d’une trentaine de cm, puis la terre est « décaissée » (= creusée) à environ 20 cm de profondeur. Les racines  - on les appelle aussi chicons à ce stade !- sont repiqués bien serrés, par carrés ; on les recouvre d’un peu de terre et d’une couche de paille épaisse (80 cm à 10 cm) ; le tout est protégé des intempéries et de la neige par des tôles.

Chicons en jauge

Chicons en jauge

Le plus important reste à faire : installer la chaudière (feu au charbon) et ses deux réservoirs d’eau qui, une fois chauffée, va parcourir les tuyaux entourant la « couche » : la température de l’eau doit fournir une bonne chaleur aux chicons (20° environ), véritable circuit de chauffage central !

 

A maturité et selon les cours des Halles qui varient selon la météo ( !), on « découche », c'est-à-dire on sort les plants et les endives blanches sont cassées du chicon et apportées dans le local des éplucheuses (les femmes du voisinage s’entraident, solidarité des gens du Nord) : elles nettoient et mettent le "produit fini" dans de petites caisses avec du papier bleu, fermées par du fil de fer. Les couches pouvaient produire de 800 kg à 1200 kg d’endives.

Qui suis-je???  la suite
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Les femmes étaient payées 100 fr de l’heure, l’équivalent de 20 carambars ! On pouvait gagner quelque argent, encore fallait-il «  découcher » quand le prix de l’endive allait grimper...

Le père de celui qui me raconte l’histoire n’a guère eu cette chance, et dans le village, il était connu pour cela !

«  Ah ! Le Père S. découche, l’endive va encore baisser ! » disaient les voisins.

Puis un jour sa femme a dit : «  ça suffit ! C’est trop de travail, on arrête ! ».

 

C’est la fin de l’histoire...  

 

Maintenant cette production se fait dans des serres, avec des installations ultra sophistiquées. Cependant, je me suis laissé dire que les amateurs gourmets, en quête des saveurs d’antan inégalées, paient fort cher la production - confidentielle- d’endives de plein champ......

                                                                               Jean

Endives de Bruxelles

Endives de Bruxelles

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Qui suis-je ?????

24 Août 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Plante herbacée, j’égaye chemins et bords de routes de mes touffes bleu clair, à la belle saison.

Je suis une astéracée liguliflore très  commune ; et si mon habitus (= aspect, port) est un peu dégingandé, avec ma tige anguleuse aux rameaux divariqués, je porte haut (80cm – 100cm) et beau mes nombreux capitules bleu clair.

 

Mes feuilles supérieures sont lancéolées et sessiles, mais celles de la base en rosette sont découpées en lobes – avec le terminal un peu plus grand- ce qui leur donne de faux airs de feuilles de pissenlit.  

 

Je suis une rudérale mésophile qui n’aime guère les humus riches en azote, ni les fortes chaleurs ni les pluies : une bonne fille, quoi, sans grande exigence, bien que je me ferme l’après-midi et par temps pluvieux.

 

Je suis d’origine Euro asiatique et fais partie de l’environnement depuis fort longtemps : je fus, dit-on, domestiquée dans le Proche Orient vers 6000 ans avant J.C. et le papyrus d’Ebers (sorte de codex médical égyptien, 4000 ans avant J.C.) me mentionne déjà pour mes nombreuses applications thérapeutiques concernant l’appareil digestif !

 

Plus proche de nous, Dioscoride (1° siècle après J.C.) me préconise pour fortifier l’estomac, Galien, son cadet en médecine, (2° moitié du deuxième siècle), m’appelle « l’amie du foie » !

(Sainte) Hildegarde de Bingen, au 12° siècle, m’emploie pour faire un digestif.

 

Tout est comestible en moi, racine comprise, et mes propriétés digestives, apéritives, dépuratives (sans doute à cause de l’amertume de mon latex blanc) ont traversé les âges.

Et pour finir ce tableau, Jeanne Covillot m’a fait la vedette de sa 

 

« Clé d’Identification Illustrée des Plantes Sauvages »

 

puisque j’en orne sa couverture !

Qui suis-je ?????

Je suis, .... je suis,....            

 

Cichorium intybus ssp intybus !

Cichorium intybus ssp intybus
Cichorium intybus ssp intybus
Cichorium intybus ssp intybus

Cichorium intybus ssp intybus

Nom  bizarre puisque redondant !

Chichorium en latin  (du grec kichore) désigne une chicorée sauvage ; Intybus (dont l’origine suggérée serait syrienne, désignant une flûte, car ma tige est creuse comme cet instrument) est aussi en latin le nom d’une chicorée (voir Pline le Naturaliste). D’ailleurs, du temps de Charlemagne, on m’appelait INTUBA.  

 

J’ai connu, de par les siècles, une descendance très prolifique, auprès des humains, après moultes sélections – mais les OGM ne se sont pas encore intéressés à moi ?..... Quelques apparentées :

 

Cichorium spinosum L. : aux feuilles basales tendres et sans amertume sont mangées en salade par les Crétois (les feuilles supérieures sont épineuses, les capitules peu nombreux ; elle pousse sur des sols caillouteux et dans les fentes des rochers, voire même dans la phrygane (garrigue dégradée)

Chicorée de Crete

Chicorée de Crete

Cichorium endivia ssp divaricatum : toujours sauvage, dont les feuilles (jeunes) sont consommées en Grèce

Cichorium intybus variante foliosum : ou barbe de capucin, cultivée déjà des siècles en arrière.

 

Qui suis-je ?????

Les salades ‘’scarole’’, ‘’ frisée’’, ’’Trévise’’ sont des variétés cultivées, dérivées de C. intybus. Au passage saluons C. intybus ssp sativum, alias chicorée à torréfier (la racine) ou succédané du café.

Café et chicorée

Café et chicorée

 

                                                                 Jean

L'article ne s'arrête pas là.............à suivre

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Nuit de la chauve-souris au Musée de Gruffy.

18 Août 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

samedi 29 août à 20h30 au musée à Gruffy,

 

dans le cadre de la « Nuit internationale de la chauve-souris »,

le Musée d’Histoire Naturelle de Gruffy

vous invite à découvrir et observer

ces incroyables mammifères volants aux mœurs nocturnes,

souvent méconnus.

Une conférence, un petit film

et une sortie dans le village vous attendent !

Cette soirée sera animée par Christian DODELIN,

spéléologue du Spéléo Club de Savoie,

membre de la Société Française d’Etude

et de Protection des Mammifères.

 

Gratuit

Renseignements:

Musée d’Histoire Naturelle de Gruffy

04 50 77 58 60 – info@musee-nature.com - www.musee-nature.com

Nuit de la chauve-souris
Nuit de la chauve-souris

Nuit de la chauve-souris

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Une boraginacée, Anchusa italica, buglosse azurée.

7 Août 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Les boraginacées sont des plantes herbacées en Europe mais qui peuvent être ligneuses dans d’autres parties du monde.

Elles sont largement répandues avec une concentration autour du bassin méditerranéen.

Elles possèdent très fréquemment des poils rigides caractéristiques.

Les feuilles sont souvent entières, simples, alternes (rarement opposées), exstipulées (dépourvues de stipules). Les cellules des feuilles possèdent souvent des cristaux d’oxalate de calcium. Ces plantes contiennent souvent des alcaloïdes.

Les inflorescences sont le plus souvent des cymes*  unipares* scorpioïdes*.

Les fleurs sont généralement colorées en bleu mais la couleur peut varier en fonction du pH du sol (présence d'anthocyanes).

Elles ont 5 sépales soudés, 5 pétales soudés, généralement bleus, 5 étamines soudées à la corolle et 2 carpelles soudés

Les fruits sont des tétrakènes.

Je trouve le bleu de certaines boraginacées, profond, intense, particulièrement … réussi : la bourrache, les myosotis....

Aujourd’hui voyons une très jolie boraginacée Anchusa italica, la buglosse azurée, rencontrée à Montmélian fin mai.

Anchusa italica

Anchusa italica

Elle s’appelle aussi buglosse d’Italie, fausse bourrache, bourrache bâtarde.

- Plante vivace de 30-80 cm, hérissée de soies raides très étalées, à tige dressée, rameuse.

- feuilles oblongues et lancéolées, entières, les inférieures atténuées en pétiole, les supérieures sessiles.

Anchusa italica

Anchusa italica

- fleurs bleues ou roses, assez grandes, en grappes d'abord compactes, rapprochées en panicule terminale.

Anchusa italica

Anchusa italica

- pédicelles aussi longs que les sépales et les bractées linéaires-lancéolées, épaissis et dressés à la maturité

Anchusa italica

Anchusa italica

- Corolle 10-15 mm, à gorge garnie d’écailles saillantes, découpées en lanières filiformes réunies en pinceau  

Une boraginacée, Anchusa italica, buglosse azurée.

- carpelles grisâtres, dressés, 2 fois aussi longs que larges.

Écologie : bords des champs et coteaux calcaires, dans presque toute la France et en Corse, mais « occasionnelles » dans les Savoie.

 

*Cyme : inflorescence dont les ramifications se développent en donnant toujours naissance au même nombre d’axes.

*Unipare : toutes les fleurs sont du même côté de l’axe principal de l’inflorescence

*Scorpioide : cyme unipare recourbée d’un côté en queue de scorpion.

 

Christianne

Photos André Jacques et Christianne

Une boraginacée, Anchusa italica, buglosse azurée.
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Le temps des myrtilles

27 Juillet 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

J'ai retrouvé cet article qui parle d'un fruit emblématique des Savoie et

autres contrées montagneuses. Il est bientôt temps d'aller à la cueillette si

toutefois les délicieuses baies ont réussie à murir cette année.

Quand nous chanterons le temps des myrtilles,

Gentils montagnards et gais randonneurs

Seront tous en quête.......

 

 

 

Vous connaissez tous  la myrtille, "Vaccinium myrtillus", petite baie cachée sous les feuilles du myrtillier, qui nous colore la langue et les lévres et nous laisse un gout sucré, à peine acidulé quand on la déguste.

La voilà prête à être ceuillie

 Vaccinium myrtillus en aout 2

Attention! sa cueillette est réglementée.

Ses petits noms : embrune, brimbelle, bluet, lucet, gueule noire, raisin des bois etc......

 

Mais ce n'est pas la seule baie que l'on rencontre en montagne, voilà sa soeur, que les botanistes appellent souvent airelle des marais. Elle a la couleur des myrtilles mais ce n'est pas une myrtille c'est "une fausse myrtille " Vaccinium uliginosum"

Comment la distinguer de la vraie myrtille? Sa chair est blanche, elle ne nous colore pas la langue et elle est fade.

De plus la plante a des feuilles d'un vert différent, plus bleuté, plus glauque. Rien à voir donc

La voilà  :

Vaccinium uliginosum en aout 2

 

La voilà en fleur, fin juin :

Vaccinium uliginosum en fleurs

Et puis cherchez bien, vous découvrirez une autre baie,

L'airelle rouge, plante qu'ont en commun les Européens et les Japonais, les habitants de la Sibérie et les Américains du Nord. Elle se mélange parfois aux myrtilliers ou aux fausses myrtilles.

Ses fruits en grappe sont à l'origine de son nom "vigne du Mont Ida"  Vaccinium vitis-idaea

Elle est plus acidulée et même légérement poivrée et s'accorde parfaitement avec le gibier. Les Scandinaves l'adorent.

La voila :

Vaccinium vitis-idaea en fruits

La voilà en fleur, fin juin : 

 

Vaccinium vitis-idaea à fleurs blanches 2

 

Et la petite dernière,  rare dans nos Alpes

La canneberge «vaccinium microcarpium», la grande airelle d’Amérique du Nord, Cranberry en anglais, Atoca au Québec, appelée aussi pomme des prés ;

Nos amis américains la cultivent. Elle est reconnue pour ses qualités thérapeutiques et antioxydantes.

La voilà, photographiée dans les tourbières du Beaufortin

Vaccinium oxycoccos en aout 1

Mais il est bien court le temps des myrtilles,

Il nous restera l’odeur des sous-bois

Et les confitures qu’on mange en rêvant

Les matins d’hiver…

                                                                                        Christianne

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Campanules

23 Juillet 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

La météo de l’été 2015 est particulièrement rude pour notre belle flore Savoyarde, j’ai rarement vu autant de prairies et de pâturages de cette sinistre couleur …jaune, moi qui n’aime que le vert. En essayant d’être optimiste, on peut découvrir tout de même de nombreuses nuances de jaune !!

Un petit tour dans ma « photothèque » me redonnera le moral !  J’ai choisi les campanules.

Le genre Campanula, (du latin campana, " petite cloche ") sont des plantes herbacées vivaces ou bisannuelles de la famille des Campanulacées.

Elles peuvent être bleues, blanches, violettes ou jaunes.

De nombreuses espèces se rencontrent dans nos belles Savoie. Voici quelques photos de campanules rencontrées par la Groupe Nature, lors de ses sorties hebdomadaires. Evidemment, la liste n’est pas exhaustive.

 

Campanula alpestris, campanule alpestre,  de 1700 à 2600 m, éboulis mouvants

surtout calcaires.

Campanule alpestre

Campanule alpestre

Campanula barbata L., campanule barbue, de 1200-2400m, pelouses orophiles

(= adaptées à la haute montagne) acidiphiles.

Campanule barbue
Campanule barbue

Campanule barbue

Campanula cochleariifolia, campanule à feuilles de cranson, campanule fluette,

de 800-3200 m, rochers, éboulis, alluvions calcaires.

Campanule fluette

Campanule fluette

Campanula glomerata L., campanule à fleurs agglomérées, de 0 à 2200 m,

pelouses méso- à xérophiles basiphiles.        

Campanule à fleurs agglomérées
Campanule à fleurs agglomérées

Campanule à fleurs agglomérées

Campanula latifolia L., campanule à larges feuilles, de 600-1800 m, 

mégaphorbiaies orophiles.

Campanule à larges feuilles
Campanule à larges feuilles

Campanule à larges feuilles

Campanula medium L., campanule carillon, campanule à grandes fleurs, de

100-1800 m, ourlets basiphiles thermophiles.

Campanule carillon
Campanule carillon

Campanule carillon

Campanula persicifolia L., campanule à feuilles de pêcher, de 0-1700 m, ourlets

thermophiles mésoxérophiles.    

Campanule à feuilles de pêcher
Campanule à feuilles de pêcher

Campanule à feuilles de pêcher

Campanula rapunculoides L. campanule fausse raiponce, de  0-1800 m, pelouses,

ourlets thermophiles surtout basiphiles.         

Campanule fausse raiponce
Campanule fausse raiponce

Campanule fausse raiponce

Campanula rapunculus L. campanule raiponce,  de 0 -1200 m, sous-bois

herbacés, ourlets basiphiles mésophiles

Campanule raiponce
Campanule raiponce

Campanule raiponce

Campanula rhomboidalis L., campanule à feuilles rhomboïdales,   de 

800-2200 m, prairies orophiles de fauche         

Campanule à feuilles rhomboïdales
Campanule à feuilles rhomboïdales

Campanule à feuilles rhomboïdales

Campanula scheuchzeri Vill. campanule de Scheuchzer, de 1200-2800 m,

pelouses acidiphiles         

Campanule de Scheuchzer
Campanule de Scheuchzer

Campanule de Scheuchzer

Campanula spicata L., campanule  en épi, de 900-2300 m, pelouses

basiphiles steppiques.

Campanule en épi
Campanule en épi

Campanule en épi

Campanula thyrsoides L., campanule en thyrse,  de  1200-2200 m, pelouses

basiphiles subalpines.          

Campanule en thyrse

Campanule en thyrse

Campanula trachelium L. subsp. Trachelium, campanule gantelée,  de 0-1700 m,

sous-bois herbacés, ourlets basiphiles mésophiles.

Campanule gantelée
Campanule gantelée
Campanule gantelée

Campanule gantelée

Christianne

 

Photos des membres du groupes : 

Josette, Nicole, Sylvie,  Mireille, Christianne, Jacques, André.

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Sortie Tours St Jacques avec le Musée de Gruffy...

15 Juillet 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

De surprenants monolithes calcaires !

Bien qu'elles rappellent les ruines d'un puissant château fort...les Tours Saint Jacques ne sont pas une réalisation humaine...elles sont en réalité une curiosité géologique monumentale qui vous surprendra ! Venez les découvrir avec Carine PEISSER, géologue et accompagnatrice en montagne, au gré d'une après-midi de marche et de ...géologie !

 

RDV le samedi 25 juillet, à 13h30, au parking du cimetière à Allèves.

 

Inscription obligatoire jusqu’au vendredi 24 juillet.

Dès 8 ans. Bons marcheurs.

Sortie gratuite (participation financière du Conseil Général dans le cadre du programme de valorisation des espaces naturels)

Téléphone ci-dessous

Sortie Tours St Jacques avec le Musée de Gruffy...
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Une autre façon de regarder la flore !!

11 Juillet 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Lys de St Bruno, Paradisiae liliastrum, joli à croquer, dixit Mylabris (insecte coléoptère de la famille des Méloidés).

Une autre façon de regarder la flore !!

Chardon décapité, Cardus defloratus,  habité

Une autre façon de regarder la flore !!

Chenille orchidophile, peut être bien Bombyx et orchis moucheron, Gymnadenia conopsea.

Une autre façon de regarder la flore !!

Dans la famille Agélène quand on se fait une toile on n'oublie pas le tunnel pour s'y cacher, Algena labyrintihica.

Une autre façon de regarder la flore !!

Le long bec de la pédiculaire du Mont Cenis, Pediculaire cenisia

Une autre façon de regarder la flore !!

La véronique alpine, Veronica alpina, fleur et fruit, le fruit est en forme de coeur!!

Une autre façon de regarder la flore !!

Trop belle la karelle ou fétuque paniculée, Festuca paniculata des Karellis

Une autre façon de regarder la flore !!

Un des saxifrages préférés de Sylvie

Une autre façon de regarder la flore !!

Article et photos de Jean Loup

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