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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

L'arbre aux mouchoirs

26 Mai 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

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En Mai, ne manquez pas d'aller admirer à Annecy, à gauche de l’entrée principale du Palais de Justice, l'arbre aux mouchoirs.                                                                                

En effet, à l’angle de la rue Sommeiller et de la rue Guillaume Fichet, vous pourrez  découvrir cet “arbre aux mouchoirs“, au moment de sa floraison.                                                          

Cet arbre nommé “ Davidia involucra", de la famille des Nyssacées, doit son nom au missionnaire naturaliste français, Jean Pierre Armand David (1826 -1900).                        

Introduit en Europe vers 1897, le “ Gong tong“ ainsi nommé par les Chinois, vit environ cent ans. Il fleurit au bout d’une dizaine d’années et porte de très longues et larges bractées blanches. Ces spectaculaires involucres, sont à l’origine d’autres surnoms pittoresques, arbre aux pochettes, aux colombes, aux fantômes et pour les Anglophones “Dove tree, Handkerchief tree ou Ghost tree.                                                                                                                                          

Le fruit est une drupe comestible qui se consomme blette.                                                                                

Cet arbre est endémique au sud-ouest de la Chine, dans les forêts de feuillus entre 1500 et 2000 m d’altitude. Il est maintenant protégé car il est en voie de disparition.

 

 

Arbre aux mouchoirs Avril 2011

                                                                                                      Joanny 

 


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Le retour des grands prédateurs, épisode II

21 Mai 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

 

 

 

 

 

LE RETOUR DES GRANDS PREDATEURS

Conférence du MHNR le 25.03 .2010 par

B. BACHASSON, professeur au Lycée Agricole de Poisy.

 

Le LOUP :

Il chasse à courre ! Les loups italiens (20-30kg) sont de taille modeste par rapport aux loups du Nord : leur robe a des rayures noires (voir l’individu au Musée de Gruffy).

Sa trace est droite (contrairement au chien qui zigzague) et la meute marche dans les pas du précédent : à la queue leu leu ! L’empreinte du pas est de 90 à 130cm de long, alors que la patte laisse une trace assez ronde de 7-11cm. Mais  la seule confirmation sûre de la présence du loup ne peut se faire que par l’analyse ADN : par prélèvements sur les cadavres (victimes), poils et urine, crottes qui contiennent poils et os broyés et cellules épithéliales. Ces  analyses se font dans le laboratoire de la police scientifique de Grenoble : ainsi, tous les loups en France sont génotypés (alors qu’en Italie, les loups de parcs ne sont même pas munis de puces).

Les caractéristiques du loup sont multiples : il est discret, craintif, intelligent ; très résistant au jeûne, adaptable et, par-dessus tout, très mobile : il lui faut un territoire de 15000 hectares qu’il parcourt sans cesse.

Il est très organisé et hiér archisé dans la meute de 4/5 (max. 9) loups : 1 mâle et 1 femelle dominants : les autres femelles sont en latence et les jeunes mâles entreprenants sont exclus. Les loups solitaires sont ceux qui ne sont pas acceptés par la meute non seulement pour des problèmes de dominance mais aussi par incompatibilité caractérielle- apparemment le loup a une « caboche » ! Il mange de tout, est omnivore.


Si en 1992, les loups ont été vus dans les forêts et pâturages de haute altitude, après 2000, ils sont descendus plus bas. La caractéristique fondamentale du loup est son ubiquité et sa trajectoire (loups italiens) le pousse de Belledonne vers le Jura, et du Vercors dans le Massif central (2 loups sur l’Aubrac en 2000) : il traverse même les autoroutes et se fait ainsi écraser. Dans les Pyrénées on signale la présence de 4 individus venus d’Italie. En 2009, grâce à l’ADN, on a dénombré 180 loups en France entière –il peut très bien vivre en plaine.

L’attaque d’ovins est un signe –non suffisant- de la présence du loup.

Pour un potentiel de 25%, l’accroissement de la population de loups est en fait  de 7,5% an et on dénombre 26 zones de présence permanente (ZPP), soit 19 meutes dont 12 ont été reproductrices en 2008.

 

 

Quel est son rôle dans l’écosystème ?

super prédateur : in ne supporte pas de chien errant sur son territoire

sélectionneur/ éradicateur efficace, il chasse à courre et sa présence fait des animaux plus sains

indicateur de richesse faunistique, par exemple, durant la 2° Guerre Mondiale il n’y avait plus d’ongulés, il n’y avait plus de loups aussi.

 

La problématique actuelle du loup :

en 2004, la 1° louve dans les Glières a posé un problème grave car les éleveurs avaient des petits troupeaux d’ovins, et donc moins capables de se protéger de ses attaques. Selon les études faites, pour 8 millions (8.000.000) d’ovins, 5.00.000 sont perdus (toutes causes confondues). Si 200 à 300 ovins/an sont indemnisés « loup », il reste la question des dégâts collatéraux : quid

des dérochements  (animaux qui se précipitent du haut des rocher ?

des avortements spontanés ?

de la tension nerveuse des animaux, qui croissent moins bien ?

 

En Haute Savoie, 15 éleveurs sont concernés et en particulier au Col de la Buffaz, où une louve pleine a été abattue après des ravages (il reste le problème du remplacement du gardien qui n’est pas  revenu). (Au passage, il est bon de noter l’incidence négative du surpâturage du mouton, bon débroussailleur, il entraîne la diminution de la flore et de la faune et de la superficie forestière, la main de l’homme y contribue aussi !)

L’utilisation du Patou, dont l’efficacité est renforcée par la clôture, limite le nombre des pertes, non celle des attaques (effets collatéraux restent..). Le Patou entraîne aussi des frictions avec les randonneurs qui devraient faire un détour pour éviter les troupeaux- est-ce toujours possible ?

Il reste le comportement imprévisible des louvards – jeunes loups inexpérimentés...

Ainsi le territoire Glières-Aravis-Bargy voit la présence de 5 à 6 loups et Champ Laitier est devenu en 2006 une ZPP, où en 2008 une meute de 1 mâle, 1 femelle et 2-3 jeunes est installée.

Le loup n’aime pas les reliefs rocheux escarpés (zone de fuite pour les ongulés).

Après que le loup a mangé, surviennent le renard, d’autres petits préd ateurs, enfin le gypaète  barbu, casseur d’os

 

A la fin, il ne reste plus sur place que les poils (et crottes) de la victime.

1 loup =

50 proies =

1000 ongulés.

 

En résumé, le loup limite les effectifs des ongulés,

                                les disperse sur tout son territoire

                                élimine les chiens errants

Mais sa présence perturbe grandement la pâture des ovins, ressource économique, elle-même sous la pression des importations de viande ovine (carcasses congelées de N.Zélande).

 

La grande question : trouver un équilibre avec les chasseurs et les éleveurs ?

 Pour 1 loup tué en pays de Gex (probablement un loup chassé par la meute) ,3 ou 4 loups ont été tirés, sur le 7/8 loups, au départ. Entre le braconnage, et les plans de chasse (200, puis 1000, éventuellement 2000 ?) il n’y a pas de risque de prolifération du loup.

Si le loup résiste aux conditions climatiques, résistera-t-il au plus grand des prédateurs, l’homme ?

Le loup fait partie d’une chaîne alimentaire qui se termine avec lui. Le plus gros risque pour lui et les autres animaux reste l’empoisonnement.

 En Slovaquie (1 loup = 10 cerfs) il existe des plans de chasse et du tir légal := 6 loups /an

 

A la fin de la conférence, 2 tableaux projetés, résument fort bien les avantages et les inconvénients de la présence du loup. Certains auditeurs, tout en reconnaissant l’effort d’impartialité et d’une présentation aussi complète que possible de tous les aspects de la question, ne semblent guère convaincus et restent hostiles à la présence du loup , dont ils ne voient guère l’intérêt même touristique puisqu’il est très difficile de le voir, de l’approcher......

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Orchis militaris ou simia, comment les reconnaître ?

18 Mai 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

 

Rappel définitions Orchidées:

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En général, ce sont les lobes du labelle qui permettent de différencier les deux espèces :                      

Lobes étroits et arqués, séparés par une pointe plus ou moins longue pour simia.                          

Lobes larges très écartés, séparés par une petite dent pour militaris.                           

Attention ! Ces caractéristiques ne sont pas toujours évidentes. Le critère le plus fiable, se situe au niveau du sens de progression de la floraison de l’épi. 

Les fleurs du bas s’ouvrent en premier chez militaris (la floraison “monte“)  Les fleurs du haut s’ouvrent en premier chez simia (la floraison “descend“)

Le truc pour s’en rappeler :

Le militaire monte à l’assaut“                                                                                  

“Le singe descend de l’arbre“

Joanny 

 orchis simia

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Le retour des grands prédateurs, episode 1

18 Mai 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

 

Conférence du MHNR le 25.03 .2010 par

B. BACHASSON, professeur au Lycée Agricole de Poisy.

 

Depuis sa 1° apparition dans le Mercantour en 1992, le LOUP a fait coulé beaucoup d’encre et de salive – voire d’argent- dans une controverse qui n’a pas encore trouvé une issue apaisée.

Chasseur, membre de la FRAPNA, B.Bachasson veut prendre en compte  tous les aspects de cette nouvelle situation, sans a priori passionnel et partial, tout en s’entourant de références des professionnels (Office de la Chasse, laboratoire de Gières (38), etc...). Sa conférence largement illustrée de photos de loups (surtout italiens), de paysages, tableaux et graphiques pose la question d’une cohabitation, d’un modus –vivendi entre les 3 grands prédateurs  -OURS, LYNX, LOUP  - et l’homme. Avant d’entrer dans le vif du sujet de la conférence, le conférencier met en garde le très jeune auditoire contre les idées fausses véhiculées par les contes, films, peluches : de l’ours ou du loup, c’est l’ours qui est de loin le plus dangereux  pour l’homme, et non le loup qui n’a jamais fait du mal aux grands-mères  et au Chaperon Rouge (ndr : voir l’interprétation des contes par Bruno Bettelheim) ;

 

L’ OURS :

Roi des forêts (250kg contre les 25kg  du loup !) il a disparu de nos régions savoyardes à la fin du 19éme siècle, au dessus de Duingt. En 1900, il y avait encore 150 ours dans les Pyrénées et lors des premiers Tours de France chaque coureur se voyait remettre une plaquette sur la conduite à tenir en cas de présence inopinée d’un ours. Mais les chasseurs et surtout le poison  (dont les expériences grandeur nature avaient eu lieu durant la 1ere Guerre Mondiale) eurent raison de ces derniers représentants de l’ours pyrénéen, côté français.

En 2006, suite au renforcement des ours pyrénéens avec des ours slovènes, 5 individus subsistaient dans les Pyrénées tant bien que mal. Il leur faut 200 moutons/an pour survivre. En revanche, il y a encore 5000 ours en Roumanie, où la chasse à l’ours est autorisée.

Le grand danger est la situation accidentelle où l’ours(e) n’a pas vu/senti venir l’homme : l’ourse protège toujours ses petits, et c’est là le grand danger pour le promeneur.

 

 

Le LYNX :

Le 2éme prédateur (15 à 20Kg) est très discret, à la démarche exceptionnelle : pas de bruit, comme s’il flottait au dessus du sol : il faudrait revoir l’expression à pas de loup, plutôt dire à pas de lynx ! Contrairement au chat sauvage, le lynx a une queue très courte. Il chasse à l’approche et peut s’attaquer à plus gros que lui, et s’il évite le contact avec l’humain, il peut circuler dans les communautés urbaines.

Il existe 150-200 individus en France : Jura franco-suisse, 20-30 individus dans l’Ain, le Vercors, les Alpes du sud ; mais il y en a peu à l’ouest de Rhône Saône.

Il a besoin d’un grand territoire et donc sa densité en est limitée : théoriquement 300 individus au total serait possible dans toute la France, car il s’adonne à l’autorégulation de l’espèce.

à suivre.....

Prochain épisode : le loup

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Origine des noms : Véronique et scrophulaire

17 Mai 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Vocabulaire

 

 

 

Je viens de trouver la réponse à une question lancinante en ces temps de véroniques (pas qu'elles dans cette famille!) dans Alain Creton, Fleurs de nos montagnes, édition Découverte Séquoia :

 

p.65:..".nom étrange construit à partir du latin scrofa/ la truie." Celles-ci atteintes de "tumeurs ganglionnaires - nommées scrophules ou écrouelles"- étaient soignées avec une" petite plante tarabiscotée" qu'on appela la scrophulaire. Ce nom fut retenu pour nommer le genre dont elle dépendait scrofularia. Puis le nom du genre fut choisi pour nommer cette famille de scrophulariacées. "Etrange destin pour une tumeur!"

 

Quant à "véronique" (veronicon : la vraie image), ce nom vient de la Sainte qui essuya le visage de Jésus portant sa croix, son voile en garda la trace :

c.f. les quatre pétales de la fleur : le supérieur un peu plus grand, l'inférieur un peu plus petit que les deux latéraux, les deux anthères (des étamines) représentant les yeux….. voici la représentation d'un visage ...

 

Et on dira que les botanistes s'amusent comme des petits fous!!!!

Jean

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Voilà le printemps

11 Mai 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

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2010, année du loup .... au M.H.N. de Gruffy

5 Mai 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

La bête du musée est naturalisée, mais ses congénères trottent-« à pas de loup »- dans les montagnes environnantes, au grand dam des bergers et  des moutons ; mais le loup est encore plus vivant dans la langue française.

 

 Si « la langue est un prisme à travers laquelle on appréhende le monde » que n’apprend-t-on pas sur l’état du monde  et des humains par la littérature qui concerne  le loup à un moment donné. S’il est vrai que la plupart des expressions françaises concernant le loup datent du 15° au 18° siècles, la plus ancienne remonte à  2 siècles avant J.C. «  entre chien et loup » (période du crépuscule où on ne peut pas  faire la différence entre les 2 canidés) . Combien de lycéens ont sué sur le sujet «  (à l’état de nature,) l’homme est un loup pour l’homme » ?(attribué à Hobbes, Léviathan (-d’aucuns mentionnent aussi Plaute, retour à l’antiquité)). L’expression la plus récente serait « un froid de loup « (I835)-mais ne disons-nous pas plutôt « un froid de canard » ?

 

Lukos : en grec et Lupus : en latin   désigne un mammifère sauvage proche du chien .

Ces 2 mots ont une riche descendance en français :

loup-cervier /

      loup-garou (homme loup = lycanthrope (grec) : homme le jour, loup la nuit (surtout par pleine lune !) qui est une forme diabolique – (cf cinéma)  werewolf := en anglais, qui rappelle l’évolution du mot depuis sa racine indo-européenne)

poisson vorace, qui, en Provence, se mange avec du fenouil

en médecine, lupus désigne un chancre/ la lycanthropie est ce délire d’un aliéné qui se croit loup

défectuosité dans un ouvrage d’édition /dans un  textile, métallurgie d’où le verbe « louper »

en habillement, ce masque carré de velours noir ( voir la tête du loup), porté par les femmes pour se préserver du hâle (1680),puis  pour les fêtes et mascarades (1859)

la flore :aconit tue-loup

                    lycoperdon ou vesse-de-loup (perdon vient du grec:perdesthai:= péter!)

                     muflier ou gueule –de-loup (FH :1753)

                     lycope d’Europe ou pied de loup(FH1710)

                     lycopode (FH : les premières entrées)  

 

Au féminin, louve := lupa, désigne la prostituée bien avant de désigner la femelle du loup : sa caractéristique est la lubricité (ex. Messaline dont le surnom Lycisca réfère à la (chienne) louve) ; ce sens subsiste dans’lupanar’.

A Rome, Lupercale (divinité Lupercus/Luperca) réfère au lieu où la Louve aurait nourri Romulus et Rémus.Le 15 février, les prêtres- vêtus uniquement de peaux de loups-  de ces divinités parcouraient les rues autour de la Colline en flagellant les passantes pour leur assurer fécondité.

 

noms de lieu := endroit où il y a des loups :

              ex. le Louvre

                    le lycée : de Lycée := nom propre du gymnase au N.E. d’Athènes où enseignait Aristote

                    St Leu, et bien d’autres comme

                    Lovagny( 74) qui viendrait de Lupianacum (:= village  dans région boisée où vivent des loups)- à moins que cela ne soit du nom d’un propriétaire gallo-romain (Lovanicum)

                  cf Lovettaz –au pied du Nivolet- de lovetta := petite louve / ou + probable, d’un propriétaire( Lovat/ lovet)

                   En Maurienne et Tarentaise, des noms de lieux-dits :             Louvatière/ Lovatière, Louvière....

 

noms de personnes : Leu, Louvel, Wolfgang....

                    et un loup de mer := expérimenté et bourru.

                        un jeune loup (aux dents longues) !

 

Expressions françaises : elles font allusion aux diverses caractéristiques attribuées, au fil du temps, au loup : outre celles déjà mentionnées :

 

-aller queue à queue comme loup, (forme moderne) à la queue leu leu(cf la description ,lors de la conférence, d’une meute en déplacement)

-hurler avec les loups (faire la même chose que les autres, puis plus récent, se plier à l’opinion générale)

 

L’animal affamé : avoir une faim de loup

                                la faim fait sortir le loup du bois

                                manger comme un loup

 

La surprise, l’inattendu, la soudaineté :

quand on parle du loup, on en voit la queue/ qui parle du loup en voit la queue (à comparer avec l’expression en anglais qui met l’accent sur le caractère diabolique du loup ‘talk of the devil ‘)

La notion de danger, grandement illustrée :

-se jeter/ tomber dans la gueule du loup

-enfermer le loup dans la bergerie

-donner des brebis à garder aux loups

-crier au(x) loup(s) (alerter, puis être enroué à force de ..)

-tenir le loup par les oreilles (situation très dangereuse)

 

Mais aussi, l’expérience, la ruse et l’adresse :

-brebis comptées, le loup les mange( précaution ne garantit pas          toujours de ne pas se faire avoir )

-raconter des histoires au vieux loup (sornettes et billevesées ne trompent pas le vieux rusé)

-être un loup-garou, un (vieux) loup (misanthrope, vivant seul)

-faire un loup (faire une dette, et ne pas la payer)

-quand le loup est pris, les chiens lui lardent les fesses (lâcheté des chiens, qui l’accusent après coup)

 

Une mention spéciale pour les demoiselles :

-avoir vu le loup / danser le branle du loup : la danse du loup (la            queue entre les jambes)

 

Quelques autres encore :

regarder ...comme le loup blanc (une chose extraordinaire)

la lune est à couvert des loups

la lune n’a rien à craindre des loups (bien qu’ils hurlent à la lune) ( =les critiques et envieux sont impuissants devant un mérite supérieur)

 

A la lecture de tout ce qui précède, on se rend compte de la longue cohabitation entre l’homme et le loup. Souvent l’homme a projeté ses propres défauts sur l’animal, souvent pires que ceux de l’animal. J’ai oublié : homo sapiens sapiens, au néolithique, a domestiqué le loup pour en faire............ un chien!

                                                                    Jean

Sources : Le Robert, Dictionnaire Historique de la Langue Française

                 Claude Duneton, Le Bouquet des Expressions Imagées

                            Pierre Perret, Le parler des métiers

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Le Loup, La Fontaine et nous

5 Mai 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

Le Loup, La Fontaine et Nous.

 

Dans le cadre de l’année du loup ; un petit jeu entre nous….

Retrouvez, dans la colonne de droite, le titre de la fable  dont la morale/citation se trouve dans la colonne de gauche

 

Citation / morale de la fable :

 Son titre :

  1. La raison du plus fort est toujours la meilleure ;

           Nous l’allons montrer tout à l’heure.                           

 

  1. Toujours par quelque endroit fourbes se laissent prendre ;

Quiconque est loup agisse en loup ;

C’est le plus certain de beaucoup.

 

  1. ....,le Loup n’a tort

Que quand il n’est pas le plus fort :

Voulez-vous qu’il vive en ermite ?

 

  1. Je reviens à mon texte. Il faut que l’on jouisse ;

Témoins ces deux gloutons punis d’un sort commun

     La convoitise perdit l’un ;

    L’autre périt par l’avarice.

 

  1. Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas

Où vous voulez ?--Pas toujours : mais qu’importe !

« Il importe si bien, que de tous vos repas

Je ne veux en aucune sorte,

Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor »

Cela dit, maître Loup s’enfuit et court encor.

 

  1. Je fis voir que lâcher ce qu’on a dans la main,

Sans espoir de grosse aventure,

Est imprudence toute pure ?

Le pêcheur eut raison ; Carpillon n’eut pas  tort :       Chacun dit ce qu’il peut pour défendre sa vie.

     Maintenant il faut que j’appuie

    Ce que j’avançais lors, de quelque trait encor.

 

  1. Quoi ! ce n’est pas encor beaucoup

D’avoir de mon gosier retiré votre cou !

Allez vous êtes une ingrate :

Ne tombez jamais sous ma patte.

 

  1. Deux sûretés valent mieux qu’une

Et le trop en cela ne fut jamais perdu.

 

  1. Et ce dicton picard à l’entour fut écrit :

« Biaux chires leups, n’écoutez mie

Mère tenchent chen fieux qui crie »

 

  1. Le juge, instruit de leur malice,

Leur dit : « je vous connais de longtemps, mes amis.

Et tous deux paierez l’amende :

Car toi, Loup, tu te plains, quoique on ne t’ait rien pris ;

Et toi,..........., as pris ce que l’autre te demande »

 

  1. Ne nous en moquons point : nous nous laissons séduire

Sur aussi peu de fondement,

Et chacun croit fort aisément

Ce qu’il craint et ce qu’il désire.

 

  1. Que sert-il qu’on se contrefasse ?

Prétendre ainsi changer est une illusion ;

L’on reprend sa première trace

A la première occasion.

 

  1. Nous pouvons conclure de là

Qu’il faut faire aux méchants guerre continuelle,

La paix est fort bonne de soi,

J’en conviens ; mais de quoi sert-elle

Avec des ennemis sans foi ?

 

  1. C’est bien fait, dit le Loup en soi-même fort triste :

Chacun à son métier doit toujours s’attacher.

Tu veux faire ici l’herboriste

Et ne fus jamais que boucher.

 

  1. « Frère, dit le Renard, ceci nous justifie

Ce que m’ont dit des gens d’esprit ;

Cet animal vous a sur la mâchoire écrit

Que de tout inconnu le Sage se méfie ».

 

  1. Messieurs les Courtisans cessez de vous détruire ;

Faites si vous pouvez votre cour sans nuire ;

Le mal se rend chez vous au quadruple du bien ;

Les daubeurs ont leur tour d’une ou d’autre manière :

       Vous êtes dans une carrière

       Où l’on ne se pardonne rien.

a : le Loup et l’Agneau

 

 

 

b : le Loup et les Bergers

 

 

 

c : le Loup et le Chien

 

 

 

d : le Loup devenu Berger

 

 

 

e : le Loup et le Chasseur

 

 

 

 

f : le Loup et  le Chien maigre

 

 

 

 

g : le Loup, la Mère et l’enfant

 

 

 

 

h : le Loup, la Chèvre et le Chevreau

 

 

i : le Loup plaidant contre le Renard par devant le Singe

 

 

j : le Loup et la Cigogne

 

 

 

 

 

k : le Loup et les Brebis

 

 

 

 

l : le Cheval et le loup

 

 

 

m : le Loup et le Renard

 

 

n : le Renard, le Loup et le cheval

 

 

 

o : le Loup et le Renard (2)

 

 

 

p : le Lion, le Loup et le Renard

 

 

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