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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Vergerette annuelle suite

21 Septembre 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Vergerette annuelle suite

Voici la rivière.......... de Vergerettes annuelles qui "coule" près de chez Jean.

Vergerette annuelle suite

Suite de l’excellent article de Jean

(avec photos car je crois avoir résolu cette difficulté-là !)

Il existe d’autres espèces voisines d’Erigéron aux USA et au Canada, différentes par la forme des feuilles ( E. pulchellus, canadensis, strigosus).

Erigeron annuus pousse spontanément à l’Est des Rocheuses et a été introduite dans le reste des états américains (sauf 5). D’où son nom vernaculaire américain

Eastern daisy flea-bane : eastern (de l’est) daisy : nom générique ,communément traduit par marguerite ( qui reste dans ce cas un abus de langage) et flea-bane : le fléau des puces ! Cela nous renvoie à une vieille croyance et pratique des premiers colons : E. annuus repousserait -une fois séchée- puces et autres parasites : ils en bourraient leurs matelas, en accrochaient des brassées dans leurs cabanes, la mélangeaient à la paille répandue sur le sol pour se protéger de l’humidité et du froid. (dans www.theHavens).

Plus intrigante, étrange est l’usage qui en est fait en infusion et autres utilisations « culinaires » : recettes que j’ai trouvées in www.yeann.hue.free.fr/vergerette. (voir lien ci dessus)

Les jeunes feuilles sont cuites en légumes, ou cuites en tempura assaisonnées de sésame ! Si cette recette semble contemporaine, son utilisation en infusion ou décoction renvoie à un vieux livre de médecine d’un certain Nicholas Culpepper, botaniste- herboriste, ‘physicien( docteur) et astrologue anglais – 1616 – 1654 :

« Complete herbal and english physician » , ‘wherein several hundred herbs, with a display of their medicinal and occult properties are physically applied to the cure of all disorders incident to mankind ‘’ (publié en 1813, Belsem)

(“Le Parfait Thérapeute herboriste anglais” – « où il est décrit plusieurs centaines de plantes médicinales et leurs propriétés médicinales et occultes, utilisées pour soigner tous les maux dont souffre l’humanité »)

“ The juice makes an excellent pectoral tonic, although unpleasant to take. The decoction or infusion may be sweetened and used with success in consumptive cases” . .. “Flea-bane is used a a diuretic as well as a treatment for diarrhea, kidney stones, and as a treatment for bleeding in the lungs and colon.”

(« Le jus fait un excellent tonic pectoral, bien que désagréable à prendre. La décoction ou l’ infusion peut être sucrée et utilisée avec succès dans des cas de consumption (tuberculose)..... Le « fléau des puces » est employé en tant que diurétique, et tout aussi bien comme traitement de la diarrhée, de la gravelle (lithiase rénale), et de saignement pulmonaire et colorectale »).

Vergerette annuelle suite

Or figurez-vous, que mes sympathiques voisins, originaires d’un département bien plus tropical que le nôtre, raffolent d’une petite tisane à base d’Erigeron annuus ; ils en faisaient déjà dans leur Réunion natale, pratique qui est aussi celle d’autres membres de leur famille, qui font des réserves de cette plante ne poussant pas apparemment dans le département des Alpes maritimes. Je pense que d’autres ingrédients viennent compléter ce breuvage mais pas nécessairement... (je n’ai pas encore goûté !!). Je pensais au départ à une confusion possible –quoique un peu grossière- avec une matricaire, Matricaria recutita (réceptacle creux sans paillettes), ou Matricaria inodora /ou perforata (anciennement Tripleurospermum perforatum : réceptacle plein sans paillettes) ; ces dernières ne poussent pas spontanément dans mon coin. La lecture de Culpeper m’a fait réviser mes a priori et a semé quelques doutes. Pourtant dans la conversation, à propos de Erigeron annuus, le mot de ‘camomille’ leur vient automatiquement à la bouche ! Que croire ? L’imbroglio persiste ! J’ai gardé les photos de la matricaire inodore pour faire la comparaison avec la vergerette.

Vergerette annuelle suite

Chez nous Matricaria inodora est -était ?- vendue pour ses propriétés anti- inflammatoires (règles douloureuses et migraines) et d’éventuelles vertus digestives (tisane de camomille de nos mères-grand!)

Notons que la plante sèche d’Anthemis cotula (camomille puante), en poudre, était déposée comme insectifuge dans les habitations (dans Bulletin SHNS n° 381, Sylvie Serve). Voilà qui nous ramène vers les Amériques !

Vergerette annuelle suite

Quant à Leucanthemum vulgare agg. (Ox-eye daisy := œil de bœuf, sans doute à cause de la taille de sa partie jaune), elle est d’abord introduite dans les jardins comme fleur ornementale. Venue d’Europe et des zones tempérées d’Asie, elle a été introduite en Amérique du Nord par les colons européens à des fins ornementales, un prêté pour un rendu !

Elle est considérée comme invasive dans certaines parties des USA, Canada, Australie, Nouvelle Zélande, car difficile à éradiquer à cause des rhizomes- le bétail ne la mange pas(1). De plus, elle est l’hôte de plusieurs maladies virales affectant les récoltes. (compte rendu de Montana State University " Category 1 noxious weed " : invasive classée n° 1 !) sur www.co.yellostone.mt.gov/.../g/..../oxeye-daisy pdf))(voir lien ci-dessus)

(1) : déjà Linné avait observé que les vaches et les cochons ne mangeaient pas les marguerites, alors que les chevaux, les chèvres et les moutons le faisaient ! La plante, jusqu’aux bractées, est imprégnée d’un jus âcre néfaste aux insectes, ce qui ne serait pas appétissant dans : www.botannical.com / a Modern herbal by Mrs M Grieve. (voir lien ci-dessous)

JEAN

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album photos Erigeron annuus

15 Septembre 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

album photos Erigeron annuus

Et bien Over-blog a changé d'humeur voici les photos de jean qui étaient destinées à agrémenter l'article : envahissantes ou invasives

Voici les détails de notre Erigeron annuus

album photos Erigeron annuus
album photos Erigeron annuus
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Erigeron annuus, vergerette annuelle

13 Septembre 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

ENVAHISSANTE ou INVASIVE * ?

Erigeron annuus ssp annuus

(note à nos chers lecteurs : over.blog ne veut pas de photos aujourd'hui!!!)

*« Par définition, sont considérées comme plantes exotiques invasives, toutes espèces qui par leur prolifération dans des milieux naturels ou semi-naturels, y produisent des changements significatifs de composition, de structure et/ ou de fonctionnement des écosystèmes. »

Pourquoi Erigéron, terme formé de 2 mots grecs ?

« eri » précoce, jeune et « geron » vieillard, ce qui serait une allusion à sa floraison printanière et aussi à sa capacité plus tard dans la saison (fin de l’été) à produire des akènes plumeteuses tout en continuant à former de nouveaux capitules ??

Vu le peuplement dense de cette astéracée radiée venue d’Amérique du Nord – 3 à 5 m de large sur 200m de longueur – sans rien laisser pousser d’autre, la réponse semblerait évidente !

Profitant des travaux de viabilisation d’un lotissement en cours de construction, et surtout ceux de rectification et enrochement d’un « ruisselet » qui traverse le susdit lotissement, il y a deux ans, Erigeron annuus ssp annuus s’est installée et bien installée ! Le sol de texture argileuse, riche en nutriments et matière organique (c’est un ancien pacage), au pH de toute évidence basique (E. annuus n’aime pas les sols acides), ainsi qu’une bonne exposition ensoleillée toute la journée lui conviennent parfaitement. Espèce rudérale pour certains, elle est aussi considérée espèce pionnière colonisatrice en concurrence avec d’autres espèces, « pouvant parfois former des populations mono spécifiques » : c’est bien le cas ici !!

Certes, comme ailleurs le long des routes, dans des prairies et jachères, elle formait -il y a peu- des touffes çà et là dans l’ancien pacage, avec d’autres ‘’colocataires’’ (si je puis dire !) : Dipsacus fullonum, Hypericum sp., (quelques rares sujets de Hypericum essaient de subsister sous le couvert imposant – 130cm de haut- d’Erigeron), Circium, et près du cours d’eau, Epilobium, Aruncus dioicus (qui ont émigré prudemment en aval !) Filipendula ulmaria, et un peu plus çà l’écart, à Sonchus asper, et Sonchus arvensis. Il ne reste plus rien de tout cela !

Fleur de l’étage collinéen, elle aime le plein soleil (thérophyte et hémicryptophyte) et sa dissémination est anémochore (graines dispersées par le vent). Mais la soudaineté de sa présence en une telle densité ne peut s’expliquer par la seule anémochorie ! Il faut revenir deux ans en arrière et aux travaux nécessitant l’emploi de gros engins chenillés : l’homme une fois encore, a contribué à sa propagation – vue la taille –minuscule !- des pappus d’Erigeron, il devait y en avoir des milliers d’akènes coincés dans les chenillettes !

Elle est diversement répertoriée dans les départements français – assez rare dans les Htes Alpes, elle est déjà bien présente dans les départements plus septentrionaux, Meurthe et Moselle, Moselle, Meuse etc.) et je passe sur la situation chez nos voisins belges et hollandais !

  • tige, rameuse dans le haut, atteint de 30cm à plus de 100cm de haut, avec des poils étalés épars à denses.
  • feuilles vert clair velues sur les 2 faces et lancéolées, brièvement pétiolées ou sessiles dans la partie supérieure de la plante, sont alternes et assez grandes (3-4cm de long).
  • inflorescence en corymbe lâche comporte des capitules de 1 à 2cm : sur le pourtour, fleurs ligulées étalées, larges de 0,5mm égales au moins au diamètre du centre, elles sont de couleur blanche ou lilas (des spécimens rose ou lavande pâle ne sont pas rares, ces variations de pigmentation restent inexpliquées – minéraux dans le sol, génétique, ou autre facteur ? L’observation laisserait à penser que les individus ainsi colorés pousseraient plus souvent dans des milieux plus ombragés.

A ce propos, Hilton-Pond Center for Piedmont Natural History, York Sth Carolina (www.hiltonpond.org) rappelle que le nombre des ligules extérieures (de 40 à 100) ne manquerait pas de dépiter le jeune amoureux la méprenant pour une marguerite (Ox-eye daisy), cherchant à prédire l’avenir de ses amours car il serait condamné à une tâche bien longue et fort délicate à cause de l’étroitesse des liguliflores : suspense interminable , même si la comptine est plus expéditive qu ‘en français

« she loves me, she loves me not ».

Les tubuliflores du centre sont jaunes, ce qui lui donne -pour le regard distrait et peu inquisiteur – une ressemblance avec d’autres astéracées : Leucanthemum sp. ou Matricaria sp. ! Mais la différence de taille saute aux yeux (sans parler des feuilles tout à fait différentes!)

Si les liguliflores blanches extérieures sont stériles et ne servent qu’à attirer les insectes vers les « fleurs » (jaunes) du centre riches en nectar et pollen, Erigeron est réputée hermaphrodite et la pollinisation croisée n’est pas vitale.

Annuelle, comme son nom l’indique, elle peut dans des conditions climatiques très tempérées avec des hivers doux, former à l’automne une rosette de feuilles qui au printemps suivant donnera tige et floraison.

Post-scriptum :

Certaines vergerettes (erigeron aurantiacus, e. aureus, e.eatonii, e.speciosus-Stenactis speciosa) sont cultivées pour l’ornementation ; ainsi trouve-t-on aurantiacus (liguliflores orange vif avec disque jaune) et speciosus... (pourtour bleu lilas, avec disque jaune) dans le catalogue Clause.

In « Alain Baraton, Savoir faire du bon jardinier/ La Maison Rustique » : Erigeron karvinskianus –je cite : « les petites marguerites blanches à cœur jaune de l’érigéron fleurissent toute la saison, son feuillage est légèrement duveteux ! » -je vous laisse apprécier le vocabulaire.....mais c’est aussi vrai pour le mot « daisy » qui désigne en anglais un certain nombre d’astéracées du modèle de l’humble pâquerette (Bellis perennis)! Soyons indulgents !!

Jean

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Flore du Mont Cenis

8 Septembre 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Flore du Mont Cenis

Quelques photos de nos botanistes de Gruffy, n'hésitez pas à faire part de vos remarques, j'utilise la nouvelle version proposée par over-blog.

S'il y a des erreurs d'identification, dites-le aussi.....

Bon diaporama

Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
Flore du Mont Cenis
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Fleurs du Mont Cenis

5 Septembre 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

De beaux spécimens

Achillea nana

Achillea nana

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