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Mayotte, l'environnement...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

 

Les bidonvilles.

Comment aborder le sujet de l’environnement sur l’île de Mayotte, sans traiter du douloureux phénomène de la prolifération des bidonvilles. Très présents dans la périphérie de Mamoudzou, on peut les rencontrer également dans beaucoup de secteurs, proches du littoral, aussi bien sur “Petite terre“ que “Grande terre“.

Enfant des bidonvilles, source l'OBS, Franck Tristan

Enfant des bidonvilles, source l'OBS, Franck Tristan

Enfants des bidonvilles, source l'Humanité

Enfants des bidonvilles, source l'Humanité

Malgré les nombreux programmes de “rénovation urbaines “ en cours de réalisation, de nombreux bidonvilles (occupés majoritairement par des clandestins) apparaissent de plus en plus sur des secteurs improbables et dangereux (pentes escarpées, mangroves, lits de cours d’eau périodiquement asséchés).

 Bangas construits sur terrain argileux pentu

Bangas construits sur terrain argileux pentu

Drame dans un bidonville après un glissement de terrain 5 morts, 1 femme et ses 4 enfants

Drame dans un bidonville après un glissement de terrain 5 morts, 1 femme et ses 4 enfants

Ces habitations faites de taules, de pneus et de branchages et de panneaux de récupération, abritent des milliers de personnes en situation irrégulière, sans eau ni électricité, dans des conditions de pauvreté et d’hygiène très difficiles. Les autorités estiment à 20 000 le nombre de Bangas de ce type, couvrant l’île sur un total de 36 000 logements.

“ Banga“, habitats illégaux et dangereux (Source int.gouv.fr) L’origine du mot Banga (a été abordé dans un précédent chapitre) “.

Parmi les nombreuses difficultés rencontrées par les habitants des bidonvilles, la plus cruciale est sans aucun doute la rareté de l’eau. Des femmes, voir des enfants, sont obligés parfois de parcourir de longs trajets pour se procurer la précieuse et néanmoins vitale manne. 

Rareté de l'eau à Mayotte

Rareté de l'eau à Mayotte

Rareté de l'eau à Mayotte, source Outre-mer La 1ère

Rareté de l'eau à Mayotte, source Outre-mer La 1ère

Pour nous permettre de nous faire une opinion, Philippe, nous a conduit en 4x4 aux abords d’un relai TDF, par un accès qui traverse le bidonville de Kawéni. Impressionnantes et bien tristes visions que cette traversée “aux enfers“. Je crois qu’Anaële comme moi, ne garderons en souvenir que les bouilles crasseuses de ces gamins, aux magnifiques sourires, nous adressant de joviaux “bonjours“, à notre passage. 

Photo Anaële

Photo Anaële

Photo Anaële

Photo Anaële

 

La gestion des déchets à Mayotte : un casse-tête insoluble ?                        

Source : Portail des Outre-mer 08/2018

Mayotte a encore de gros (énormes) efforts à faire concernant l’écologie. Le tri est quasi inexistant, les bennes débordent de déchets, et le ramassage est très aléatoire (au bon vouloir des agents de service…). Même s’il existe des bennes de tri, elles sont souvent le lieu d’actes de vandalisme 

Ramassage des poubelles aléatoire !

Ramassage des poubelles aléatoire !

Source, journal de Mayotte

Source, journal de Mayotte

De toutes façons, il y a tellement de déchets au sol, alors à quoi bon trier ou s’embêter à trouver une poubelle ?

Le problème, c’est que Mayotte est une île, et tous ces déchets finissent pour la plupart dans la mer, surtout après les grosses pluies tropicales de la saison des pluies

Y'a un problème

Y'a un problème

Décharge à Petite Terre

Décharge à Petite Terre

Sans compter les déchets qui sont ramenés sur le littoral par les marées et qui sont pour la majorité, des déchets dus au retournement des kwasa ou échappés de décharges présentes et souvent très proches du littoral.

Décharge à Petite terre

Décharge à Petite terre

 Même les Mangroves peuvent être polluées - source Journal de Mayotte 06-2019

Même les Mangroves peuvent être polluées - source Journal de Mayotte 06-2019

La situation géographique et sociale étant ainsi posée, nous allons dorénavant aborder des aspects, sans doute plus séduisants, de l’île aux parfums.

 

                                                                   Joanny

Photos Internet et Anaële

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MAYOTTE, l'Habitat...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Mayotte une terre de contrastes !

Contraste des peuples entre les Mahorais d’origine, les populations issues de l’immigration (Comores, Madagascar, pays africains), les clandestins et les métropolitains - les m’zungus - venus apporter les compétences qui font défaut sur l’île : personnel médical et professeurs principalement. Le contraste s’amplifie au niveau de l’habitat, notamment dans les différents quartiers de Mamoudzou, cette commune accueille le siège du conseil départemental.

Mamoudzou
MamoudzouMamoudzou
Mamoudzou

Mamoudzou

MamoudzouMamoudzou
Mamoudzou

Mamoudzou

Ce contraste est saisissant lorsque l’on se déplace à Mamoudzou et son agglomération. On rencontre des bâtisses pour les familles les plus aisées .

Petite Maison

Petite Maison

Elles peuvent parfaitement être voisines avec des cases en tôle plus ou moins sophistiquées. Ces cases en tôle sont les seules possibilités en direction des mahorais sans emploi.

Case en tôle

Case en tôle

On rencontre régulièrement des maisons en “dur“ inachevées (un peu comme en Grèce), le chantier reprendra (ou pas), après une prochaine naissance dans le foyer ou suivant les ressources financières disponibles.

Maison inachevée mais habitée

Maison inachevée mais habitée

Je n’aborderai pas la situation dans les villages en dehors de l’agglo de Mamoudzou, nous les avons peu fréquentés. Il semblerait toutefois que les populations du littoral ouest bénéficient d’un niveau de vie supérieur à la moyenne sur l’île. 

Village de la côte Ouest

Village de la côte Ouest

Les années 1970 ont vu l’émergence de demandes de plus en plus pressantes de la population locale, en vue d’accéder à des logements dignes et dotés d’un minimum de confort.

Cette pression populaire a débouché sur la création de la “SIM“ (Société immobilière de Mayotte) qui fut créée en 1977, société anonyme d'économie mixte d'aménagement et de construction dans le département de Mayotte. La SIM est aussi un bailleur social. Les fonctionnaires métropolitains lui font appelle pour se loger durant la durée de leur mutation, des programmes spécifiques de logements leurs sont réservés.  

Maison construite pour les coopérants

Maison construite pour les coopérants

Maison construite pour les coopérants

Maison construite pour les coopérants

Plus tard en 2011, la Départementalisation a permis l’intervention d’organismes spécialisés ouvrant l’accès aux possibilités d’aides et financements gouvernementaux et européens. Des programmes de rénovation urbaine ont pu être engagés.

 Programme SIM de rénovation urbaine

Programme SIM de rénovation urbaine

La SIM est à l’origine de la création de cases modernes, conçues suivant le schéma des habitations traditionnelles Mahoraises. Au fil des années, ces constructions dotées des éléments de confort essentiels, ont évolué vers des bâtiments étagées, permettant de répondre à la fois aux demandes pressantes de la population, tout en solutionnant la pénurie du foncier constructible généralisée sur l’île.

 Adaptation des cases SIM en immeubles

Adaptation des cases SIM en immeubles

Réalisations SIM

Réalisations SIM

L’environnement et le traitement des déchets sont des sujets épineux sur l’île, nous les aborderons lors du prochain épisode.

 

                                                                         Joanny

Photos internet

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Mayotte, traditions et religion

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

 

L'Islam qui est arrivée entre le IXe et le XVIe siècle, s'est réellement imposé suite à la construction de la première mosquée de l'archipel à Tshingoni en 1566. Aujourd'hui les mosquées se comptent par centaines, chaque village en a au moins une. Les non musulmans peuvent les visiter du moment qu'ils portent une tenue décente et qu'ils se déchaussent. 

L'Islam mahorais est très tolérant. Rare sont les femmes qui porte le voile, la femme élégante est respectée et libre de maîtriser son destin.                      

Phénomène tout à fait singulier dans le monde islamique.

Mahoraises

Mahoraises

Mayotte est une terre de métissage et l’Islam cohabite parfaitement avec les autres pratiques religieuses. Il lui arrive même de se mélanger avec certaines d’entre elles. C’est le cas notamment de certaines cérémonies de désenvoûtement tel que le «roumbou », d'origine malgache ou les "zaria", lieux des commémorations des ancêtres.                                  

Sur l’île, la religion musulmane est présente dans tous les aspects de la vie. Tous les événements, petits et grands, sont accompagnés de pratiques religieuses.                                                                                                                

“Une invocation n’est jamais de trop pour s’attirer les grâces d’Allah“

 

 

Danses et Chants traditionnels :

A Mayotte, comme dans les autres îles des Comores, et comme dans beaucoup de pays africains, la danse et le chant occupent une place primordiale dans la vie de tous les jours.                                                                                                  

Les gens de toutes générations et tous sexes confondus, chantent et dansent pratiquement tout le temps. Religieux ou profanes (parfois les deux mélangés), ils accompagnent mariages ou fêtes villageoises

 Le déba (débaa) pratiqué uniquement par les femmes

Le déba (débaa) pratiqué uniquement par les femmes

Mbiwi, réservé aux femmes (mariages)

Mbiwi, réservé aux femmes (mariages)

Moulidi, chant religieux des hommes

Moulidi, chant religieux des hommes

 Chogoma

Chogoma

Tenues vestimentaires des Mahorais (es)

Pour les Hommes,

Si la tenue quotidienne reste à la mode occidentale, le “kandzu“ (boubou brodé) se porte pour toutes les occasions à caractère religieux ...

Le Kandzu

Le Kandzu

Pour les femmes,

La tenue traditionnelle et souvent quotidienne des Mahoraises est le “Salouva“, composé de trois pièces : 

Le “salouva“ en lui-même, une grande bande de tissus cousue et nouée au niveau de la poitrine, un t-shirt souvent près du corps appelé aussi  “body“, et un “kishali,zin“, châle couvrant la chevelure ou posé sur l’épaule.

Avec le brassage de population, les tenues évoluent et la jeune génération tend à se défaire du salouva pour ne porter que nonchalamment un châle sur les cheveux ou les épaules.

                     

Mahoraises en salouva

Mahoraises en salouva

Le chiromani venu d’Anjouan (Comores), tissus très populaires en coton, rouges, noirs ou bordeaux.

Chiromani

Chiromani

M’sindzano :

Les Mahoraises portent un masque sur le visage, le m’sindzano.                           

M’sindzano 

M’sindzano 

 Il sert à protéger la peau du soleil, des impuretés et des moustiques.                                                                                  

Le masque se fabrique en frottant du bois de santal sur une tablette en corail et en ajoutant de l’eau à la poudre obtenue. A l’aide d’un bâtonnet de cocotier, extrait de la tige de la palme, la pâte est appliquée en touches sur le visage pour confectionner des motifs lors des fêtes et des cérémonies

M’sindzano 
M’sindzano 

M’sindzano 

Au quotidien, le masque peut simplement recouvrir le visage.

M’sindzano 

M’sindzano 

Dans le prochain épisode, nous aborderons le sujet de l’habitat et du traitement des déchets.

                                                                     Joanny

 

Photos Internet

Pour en savoir plus :

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Une année 2021, pleine de fleurs !

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

A Bozel Tincave

A Bozel Tincave

Publié dans Généralités

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