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Kaki, Figue caque, Plaquemine, Diospyros kaki Thunb.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Comme la grenade, le kaki est un fruit qui gagne à être connu : sa peau rouge orangé cache une chair tendre et très sucrée lorsqu'il est bien mûr. Riche en vitamine C et en antioxydants, on l'apprécie tout au long de l'hiver. C’est le fruit du plaqueminier

Le terme kaki a été emprunté au japonais, l’arbre s’appelle au Japon, kaki no ki, l’arbre à kaki.

Quant à Plaquemine, ce mot vient de l'algonquin piakimina. Le « plakemine » a été décrit en 1682 par Mr de la Salle, qui désignait ainsi le plaqueminier de Virginie, rencontré aux Amériques.

Linné dans Species Plantarum, tome 2 (1753), introduit le genre Diospyros, et traite deux espèces connues de lui à cette époque Diospyros lotus et Diospyros virginiana. La première description botanique de l'arbre Diospyros lotus est l'œuvre d'un collaborateur et ancien élève de Linné, Carl Peter Thunberg, qui séjourna au Japon, à Deshima, en 1775-1776.

Diospyros kaki, le kaki

Diospyros kaki, le kaki

En fait, c'est le Diospyros kaki  que nous connaissons, il est originaire de l'est de la Chine, où on l'appelle shizi. Ils le connaissent depuis des siècles.

Il est ensuite devenu le fruit national de la Corée et du Japon, où il est cultivé et consommé. L'Europe ne l'a découvert qu'au XIX ème siècle : en France, c'est à Toulon que les premiers plaqueminiers ont été acclimatés.

 

Diospyros kaki, le plaqueminier

Diospyros kaki, le plaqueminier

L'arbre mesure de 5 à 10 mètres de haut. Ses feuilles sont simples, larges, ovales et alternes, de couleur verte et rougissante à l'automne. Très rustique, le plaqueminier supporte des froids de -15 à -20°C. Il s'adapte à tous les sols et se révèle extrêmement fertile.

Diospyros kaki, le plaqueminier

Diospyros kaki, le plaqueminier

Il est de la famille des Ébénacées, dont on ne trouve aucun représentant en Europe

Ses fleurs sont blanches, jaunâtres ou verdâtres, en bouquet pour les mâles et solitaires pour les femelles.

Diospyros kaki, le plaqueminier
Diospyros kaki, le plaqueminier
Diospyros kaki, le plaqueminier

Diospyros kaki, le plaqueminier

Le feuillage est caduc, aussi les fruits restent-ils sur l’arbre à l’automne, ce qui est caractéristique des paysages d’automne dans le sud de la France. Les fruits sont de grosses baies supères sphériques qui persistent sur l'arbre après la chute des feuilles. 

Diospyros kaki, le plaqueminier

Diospyros kaki, le plaqueminier

Les kakis étant climactériques (rappelez-vous les grenades ne sont pas climatériques), c'est à dire qu'on peut les cueillir et les laisser murir. Car ils se consomment très murs presque blets, la saveur astringente des fruits verts laisse alors la place à une pulpe très sucrée.

Diospyros kaki, le kaki
Diospyros kaki, le kaki

Diospyros kaki, le kaki

Un kaki pèse entre 150 et 400 grammes en moyenne. De forme ronde, sa peau est lisse et présente, selon les variétés, une coloration rouge ou orangée. Sa chair est acidulée ou très sucrée.

Diospyros kaki, le kaki
Diospyros kaki, le kaki

Diospyros kaki, le kaki

Selon les variétés le fruit charnu peut contenir ou non des graines appelées pépins. Rappelons qu'il s'agit d'une  baie.

Diospyros kaki, le kaki

Diospyros kaki, le kaki

Aujourd'hui, le kaki est produit au Japon, au Viêt-Nam, en Iran, au Liban, en Israël, en Espagne, en Italie, en France (Provence), en Tunisie, en Algérie, ou encore aux Etats-Unis. Il en existe plus de 2 800 variétés. Les Chinois le mangent séché.

Diospyros kaki, le kaki séché

Diospyros kaki, le kaki séché

    Teneur en vitamine C : avec 7 mg de vitamine C pour 100 g de fruit, le kaki est une source intéressante pour cette vitamine si précieuse en hiver.

    Richesse en pro-vitamine A ou carotène (pigment qui lui confère sa jolie couleur orangée) et en lycopène : ces deux substances anti-oxydantes ont un rôle protecteur pour l’organisme humain.

    Teneur en fibres solubles : essentiellement présentes sous forme de pectines (jusqu'à 2,5g pour 100g de kaki), ces fibres sont utiles pour stimuler en douceur le transit intestinal.

En somme, un fruit à découvrir......

                                         Christianne

Photos Marie-Paule, Marie-Pierre, Christianne.

Et si vous voulez vraiment tout savoir sur le kaki, voici un site très intéressant :

Publié dans Flore

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On ne les rencontre pas dans les Savoie...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

enfin je crois !

Lors de mon escapade en Ardèche, j’ai rencontré le long des chemins quelques taxons très courants sous des climats méditerranéens, mais que je ne connaissais pas. Partagez avec moi ces découvertes.

La férule commune, Ferula communis

C’est une apiacée géante des garrigues sèches, aux feuilles pouvant atteindre un mètre et dont le limbe est finement découpé.  La plante se couvre de grandes ombelles de fleurs jaunes en juin et juillet. L'ombelle centrale grande, à 20-40 rayons, les latérales longuement pédonculées, dépassant la centrale  La tige, creuse, persiste après la floraison.

 

Ferula communis
Ferula communis

Ferula communis

Tout le monde connait le mot férule qui, en français, désigne une baguette servant à frapper ….les élèves d’un autre siècle !! et l’expression « être sous la férule de … » qui signifie être sous l’autorité de..

Ferula communis

Ferula communis

Mais Maurice Reille, docteur ès Sciences et diplômé de Botanique supérieure (Montpellier), nous dit dans "Garrigue 2 et midi, plantes herbacées" que le nom du genre ne vient pas du latin ferire, frapper, mais de ferre,  porter. En effet, la tige creuse, à moelle abondante, servait à transporter le feu dans l'Antiquité.

J’ai trouvé sur internet cette autre hypothèse d'utilisation de notre férule : les philosophes grecs de l'Antiquité, mathématiciens, astronomes, physiciens, n'utilisaient ni papier, ni tableaux noirs, mais, donnant leurs leçons à l'extérieur devant la palestre, ils traçaient leurs figures en se tenant debout sur une étendue de terre poussiéreuse ou de sable et ceci à l'aide d'une tige de férule, plante éminemment méditerranéenne des régions semi-désertiques.
 

Ferula communis

Ferula communis

L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis
 

Voici une vivace, de la famille des Aristolochiacées, à souche profonde et rampante. Elle croît dans les fossés humides et parmi les végétations rivulaires des plaines, dans presque toute la France  mais surtout dans le Midi où elle est abondante. Elle fleurit de mai à juillet. Les tiges sont dressées, striées en long.

Les feuilles longuement pédonculées, sont oblongues en coeur et possèdent des nervures saillantes en dessous.

L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis
L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis

L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis

Les fleurs sont jaunâtres, fasciculées à l'aisselle des feuilles.

Elles ont un pédoncule court, un calice renflé à la base, en forme de cornet qui

surmonte l'ovaire infère mais pas de corolle.

L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis
L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis

L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis

Les insectes pénètrent dans le cornet attirés par le nectar. Le « piège » ainsi formé contient le pistil et les étamines, organes mâles et femelles de la plante. Les insectes pollinisateurs sont principalement des petites mouches. Une fois dans le réceptacle, les pollinisateurs ne peuvent s'échapper à cause des poils du conduit orientés vers le bas. Ces insectes vont donc se charger du pollen contenu dans les anthères. Les poils se fanent alors, ce qui libère les insectes. Ceux-ci véhiculent à leur insu les gamètes mâles de la plante vers un autre individu, et assurent ainsi la reproduction de l'espèce.

Le fruit est une capsule pendante, piriforme à six valves dont chacune contient une rangée de graines  

C'est une plante toxique.

à suivre................

                                     Christianne

Photos Marie-Paule et Christianne

Publié dans Flore

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