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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Boraginacées, suite.......

18 Janvier 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Continuons notre exploration des boraginacées …

Voici le genre Echium avec la vipérine commune Echium vulgare.
C'est une plante bisannuelle de 30-80 cm, verte, hérissée de poils raides, étalés, espacés, faiblement tuberculeux.

Echium vulgare

Echium vulgare

- feuilles hispides, oblongues-lancéolées, les inférieures pétiolées, à une nervure, les autres sessiles.

Voici la rosace de feuilles de vipérine vulgaire, facilement reconnaissable avec ses feuilles étalées, duveteuses, souvent tachetées de points blancs..

C’est la forme sous laquelle elle passe la mauvaise saison avec un nombre limité de feuilles et un bourgeon central au ras du sol.

 

Boraginacées, suite.......
Boraginacées, suite.......

La croissance de la tige florale n'intervient que la deuxième année, après une exposition au froid. La floraison a lieu généralement au printemps.

- tige dressée, ordinairement très rameuse.

- fleurs bleues ou violacées, assez grandes, en grappes formant une panicule oblongue généralement étroite.
- calice hispide, à lobes linéaires, dressés
- corolle de 12-18 mm, à tube inclus dans le calice, à limbe élargi et irrégulier, 1-2 fois aussi longue que le calice

- étamines saillantes, à filets glabres
- carpelles de 2 mm, brièvement tuberculeux.

Echium vulgare

Echium vulgare

On la trouve dans les lieux secs et pierreux, dans les friches et les terres perturbées, dans toute la France. C'est une plante toxique, notamment pour le bétail, du fait de la présence d'alcaloïdes pyrrolizidiniques.

Etymologie :

Le nom générique, Echium, vient du grec ἔχιον, « vipère ». Ce nom a été donné à la plante par DIOSCORIDE en référence à la forme du fruit qui évoque une tête de vipère.

Echium vulgare

Echium vulgare

Du genre Echium et rencontrée en Bretagne, Echium pininana, la vipérine des Canaries, ou fierté de Tenerife

Cette vipérine native des îles Canaries, est une immense plante bisannuelle, d'allure et de tempérament très exotique. Elle peut atteindre 6 m.

Les plantes de deux ans produisent, au cœur d'une rosette d'étroites feuilles vert argentées, des inflorescences gigantesques semblables à d'immenses colonnes coniques, couvertes de petites fleurs bleues et roses, auxquelles se mêlent des petites feuilles argentées. Cette floraison annonce la mort de la plante qui se ressème abondamment en sol léger. Peu rustique, elle apprécie la chaleur, le plein soleil, les sols drainés à arides, et l'abri d'un jardin clos de murs.  

 

Echium pininana

Echium pininana

Echium pininana

Echium pininana

Je l’avais rencontrée sur l’île de Batz, dans le magnifique jardin Georges DELASELLE, mais aussi aperçue dans de nombreux jardins alentour.

Si vos pas vous mènent dans le Finistère Nord, n'hésitez pas à faire un détour sur cette petite île, à deux milles au large de ROSCOFF. Elle fait partie des îles du Ponant.

Voici le site du jardin Georges DELASELLE.

                                                                                     Christianne.

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Rencontre d'hiver, au détour d'un chemin.

5 Janvier 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Accrochées aux branches dénudées d’un églantier, voici de drôles d’excroissances :

ce sont des galles !!

galle de l"églantier

galle de l"églantier

On appelle galles des transformations anormales de tissus végétaux tels que renflements, excroissances et boursouflures sur les feuilles, les sépales, les tiges ou les racines.

In « Guide de la Forêt » de E.et W. Dreyer, Edit. Delachaux et Niestlé, pg. 178.

Une galle ou cécidie, mot tiré du grec kêkídion, noix de galle, est une excroissance tumorale produite à la suite de piqûres d'animaux parasites; ils sont dits  cécidogènes*.

*Un insecte cécidogène, ou galligène, est une espèce d'insecte qui induit chez les plantes la formation de galles (ou cécidies) dans lesquelles se développent les larves  de ces insectes.

Ces derniers sont principalement des arthropodes, représentés par 15 % d'acariens (acarocécidies) et 75 % d'insectes (entomocécidies appartenant notamment au genre Cynips).

Certaines galles peuvent aussi être le fait de champignons, de nématodes ou de bactéries. La galle n'est pas toujours occupée par l'arthropode qui l'a crée.

ne pas confondre avec la domatie !!

La domatie (du latin domus, maison) est une structure végétale spécialement adaptée (tiges enflées, stipules, pseudobulbes, poches foliaires, tubercules, etc.) qui attire des arthropodes, des cyanobactéries du genre Nostoc, le plus souvent en échange de bénéfices réciproques (phénomène de symbiose).

N B : Leur discrétion lorsqu'elles sont déshydratées et la rapidité de leur turgescence lorsqu'elles sont exposées à l'humidité ont fait croire qu'elles tombaient du ciel, d'où leur nom de crachat de lune ou star jelly (soit gelée d'étoile), witches butter (soit beurre de sorcière) and mare's eggs (soit œufs de jument) pour les anglophones.

Voici un Nostoc sp. rencontré au bord d'un jardin, après une journée pluvieuse :

Nostoc sp.

Nostoc sp.

On dénombre actuellement près de 13 000 espèces génératrices de galles.

La galle est une tumeur produite par le végétal, mais généralement induite par l'oeuf pondu sous la cuticule d'une feuille ou tige, et qui va s'y développer.  

Il a fallu attendre le XVIIe siècle pour que l'on comprenne le lien entre parasite et galle.

Maintenant que vous voilà savant, revenons à notre églantier

galle de l'églantier; en hiver.

galle de l'églantier; en hiver.

La galle que nous avons photographiée est volumineuse, pouvant dépasser 5cm de diamètre, formée d’une masse pluriloculaire pouvant contenir 5 à 50 cavités larvaires. Elle est recouverte de longs filaments ramifiés et enchevêtrés, rouges ou orangés et très denses. Cette galle est appelée  bédégar, on la doit au Cynips du rosier.

Bedegar, photos du Guide des galles de France et d’Europe” de Patrick DAUPHIN, éd. Belin.
Bedegar, photos du Guide des galles de France et d’Europe” de Patrick DAUPHIN, éd. Belin.

Bedegar, photos du Guide des galles de France et d’Europe” de Patrick DAUPHIN, éd. Belin.

Cavités larvaires, Photo de Frank Vincentz, travail personnel, Internet

Cavités larvaires, Photo de Frank Vincentz, travail personnel, Internet

Le Cynips du rosier ou Diplolepis rosae, est un minuscule insecte de l'ordre des hyménoptères qui pond ses œufs dans les tissus des rosiers cultivés mais aussi dans les tissus des églantiers sauvages provoquant la formation de galles appelées « bédégars » ou « barbe de Saint-Pierre ». Il a été décrit par Von Linné en 1758, c’est une des rares galles à avoir un nom vernaculaire, bédégar. Cette galle ne semble pas affecter la vigueur des plantes concernées.

A propos des galles, des études récentes tendraient à expliquer que l'arbre ou l'arbuste ne serait pas en reste et développerait une stratégie pour « emprisonner » ces insectes phytophages dans une sorte de cocon nourricier qui protègerait ainsi le reste des feuilles de l'arbre, producteur de la photosynthèse assurant la pérennité de l'espèce.

La nature a encore beaucoup de secrets à nous révéler !

 

                                                                                                        Christianne

Sources : internet et “Guide des galles de France et d’Europe” de Patrick DAUPHIN, éd. Belin.

Et pour découvrir d'autres galles, consulter ce site ...

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Bonne et heureuse année 2017...

1 Janvier 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

Qu'elle vous soit fertile en partage, en rencontre,

en balade, en découverte, en joie de vivre....

et à bientôt !

Bonne et heureuse année 2017...
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