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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

"Pas de fleur, pas de pollen ou Pas de pollen, pas fleur !!"

25 Septembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Relisons un article très interéssant de Jean...

POLLINISATION ET ABEILLES

 

« Pas de fleur, pas de pollen, Pas de pollen, pas de fleur !»

ou 

Homo sapiens sapiens serait-il aussi bon pollinisateur qu’Apis mellifera ?

 

C’est une évidence, les plantes enracinées dans le sol ne peuvent se déplacer ! Dans le monde animal, les gamètes mâles passent du mâle à la femelle en un bref voyage et dans un milieu humide, ce qui facilite bien, et la migration, et la survie du dit gamète !

Mais le pollen ?

 

Pas étonnant que nombre de plantes aient une reproduction sexuelle et une reproduction végétative à leur disposition. L’auto fécondation reste possible pour certaines plantes hermaphrodites, avec étamines et pistil.

Mais rien ne vaut, pour une progéniture saine, une fécondation croisée. Mais alors, il est nécessaire d’avoir un intermédiaire « colporteur » du pollen – tels les entremetteuses de mariage aux temps passés-, terme auquel je préfère le mot anglais, car plus  suggestif, de « go-between » pollinisateur.

 

Bourdon sur Althéa 004 redimensionner

 

De nombreuses plantes, en particulier celles dont les inflorescences mâles sont en chatons -voir les noisetiers en ce moment- , les conifères, les orties, ou les graminées se contentent de la dispersion des grains de  pollen au gré du vent frivolant ; les grains de pollen des conifères se voient adjoindre deux sacs aériens qui allègent leur poids ; les graminées ont des anthères montées sur des filets qui s’agitent au moindre vent  alors que leurs stigmates sont plumeux pour mieux piéger le pollen.

 

D’autres espèces, moins nombreuses, comptent sur les oiseaux (les colibris par exemple) ou sur de petits mammifères par exemple les chauve-souris comme Megaptera, du type végétarien.

 

Au passage, une curiosité : la plante la plus populaire, au sens littéral du "peuple’’, en Angleterre, au début du 20ième siècle, l’Aspidistra (voir le roman de George Orwell, qui remplace l’Union Jack par l’Aspidistra ) est la seule fleur répertoriée comme étant pollinisée par un ………….. escargot !!!                                                                                            Quand on connaît le dégoût de ce peuple pour toute forme culinaire de ce gastéropode.......

 

 

La grande cohorte des pollinisateurs reste celle des insectes.

Parmi les insectes distinguons :

 

Les insectes sociaux :

Tout d’abord ceux de l’ordre des Hyménoptères, dont les pièces buccales sont de type broyeur-lécheur, adaptées pour aspirer le nectar des fleurs. Notons en particulier les Apoïdes, abeilles et bourdons  parmi lesquels Apis mellifera, l’abeille domestique,  en tête, mais il y a bien d’autres.

 

Abeille

04 abeille

04-Pyrenees-2010-0134-Rando-lac-de-Gaube_redimen-copie-1.JPG

 Bourdon

02 Bourdon 004 redimensionner

Bourdon-0011_redimensionner.JPG

 

Les fourmis, insectes sociaux, fécondent les fleurs souvent fortuitement lors de la quête du nectar ou du pollen dont elles se nourrissent – mais contrairement aux abeilles domestiques elles n'en nourrissent pas leur colonie, sans parler de faire du miel ! 

 

Les insectes solitaires :

On y retrouve bon nombre d’abeilles, des bourdons, des guêpes, les lépidoptères, (rhopalocères, papillons de jour et hétérocères, papillons de nuit). Ceux-ci, grâce à leur « proboscis »  -longue ‘langue’- vont butiner les fleurs, y compris les fleurs de forme tubulaire

 

Abeille charpentière

05 Abeille charpentière 002 redimensionner

 

Les guêpes potières (Eumenidae) construisent des nids  pour leurs larves carnivores, mais vivent sur les fleurs.

les guêpes-coucous (Chrysididae) adorent la chaleur et se nourrissent de pollen. (leurs mœurs rappellent celles du coucou –d’où leur nom vernaculaire- et tant pis pour les nids de guêpes qu’elles ‘’squattent’).’

 

Les abeilles sauvages, déclarées « reines de la pollinisation » par Pollinis, nichent dans des trous et butinent près de 70% des plantes à fleurs. Elles ne vivent pas en colonies, telles les abeilles solitaires de la famille des Megachilidae, les abeilles maçonnes  (ou osmies).

Ces dernières, au nombre de 500 à 600 sur un hectare de verger fruitier, seraient capables de faire la même tâche que deux ruches d’abeilles domestiques (soit 40000 à 50000 sujets). Souvent on assiste à une sorte de cooptation entre un type de fleur et une espèce d’insecte. Si l’insecte disparaît, la fleur disparaît aussi. Ils butinent les fleurs pour nourrir leurs larves et au passage agissent comme agents pollinisateurs (‘’à l’insu de leur plein gré’’ !)  C’est une situation très fréquente parmi les  bourdons, et pensez aux diverses « ophrys » ! Vous savez les ruses pour attirer les insectes en imitant leurs femelles selon leur genre.

 

 

Les mouches, dont certaines se sont adaptées à la visite de fleurs : chez diverses espèces le proboscis, court d’abord, s’est allongé pour visiter les fleurs plus évoluées. De même, en contrepartie, des fleurs ont développé des odeurs de charogne pour attirer certaines espèces de mouches.

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La mouche du trolle d'Europe

06 trollius europaeus 01 et chiastochieta

 

Les coléoptères, réputés les plus anciens visiteurs des fleurs : leurs fossiles sont plus anciens que les premiers fossiles de fleurs, lesquels datent d’environ 100 millions d’années. Cryptocephalus sericeus (Chysomelidae) visite de mai à juillet les fleurs jaunes des astéracées, épervière et pissenlit notamment.

   

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Les lépidoptères, les papillons, en particulier la famille des Sphingidae, participent à cette pollinisation ; la famille des Sphingidae est très  ‘’spécialisée’’ dans les fleurs puisque leurs noms tant en latin qu’en français renvoient à un type de fleur spécifique : Agrius convolvuli, Sphinx ligustri, Hyloicus pinastri, Hyles euphorbiae ; leurs trompes sont très longues et leur permettent d’aspirer le nectar en volant sur place : cela les rend moins aptes à transmettre le pollen, même si quelques grains peuvent rester coller à la trompe ?

 

Moro sphinx

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                                                            Jean

A suivre……………………

 

Bibliographie :

 

- La vie sexuelle cachée des fleurs  - palynologie (Ed  Télémaque 2011)

 

- articles du Monde papier  février – mars 2013

 

- George Orwell : Keep the Aspidistra Flying ! Ed Penguin.

 

- La Grande Encyclopédie des Insectes, Gründ 1991 ( il y a peut-être eu des « révolutions » chez les entomologistes, comme chez les botanistes, alors excuses si la dénomination a changé !!)

 

- L’Ecole des Champs ...en Albanais, édition Edilac, 2010

 

- suggéré , mais non lu: Revue Abeilles et Cie  2005 un article  « Abeilles, Pollinisation et biodiversité » par Bernard Vaissière, Nicolas Morison, Gabriel Carré.

 

- (dernière minute)  n° «394 du Bulletin de la SHNS »

   

Photos Jacques,Marie Paule, Christianne

 

 

 

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Fête de la Science 2014, plusieurs activités, au choix......

16 Septembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

« Ouvrons nos yeux sur nos paysages ! »

 

Pentes abruptes, collines, vallées encaissées, montagnes et plateaux...pourquoi une telle variété de paysages ? Arrêtons-nous et prenons le temps d'observer, de réfléchir et de comprendre.

Les Tours Saint Jacques

Les Tours Saint Jacques

Le Musée d'histoire naturelle de Gruffy propose :

 

Vendredi 26 septembre à 20h30 au Clos Guévin

une conférence

« Géosites Géopark, les Bauges nous racontent les Alpes »,

 

par Christophe Lansigu,

chargé de mission géopatrimoine au PNR des Bauges.

 

 Entrée libre.

Fête de la Science 2014, plusieurs activités, au choix......

Dimanche 28 septembre, de 13h30 à 17h,

 

une sortie géologique aux Tours ST Jacques à Allèves.

voir conditions en fin d'article.

Fête de la Science 2014, plusieurs activités, au choix......

        Samedi 4 octobre, de 14 à 17h,

 

sortie géologique à la découverte de notre sol à proximité du musée de Gruffy

Fête de la Science 2014, plusieurs activités, au choix......
Fête de la Science 2014, plusieurs activités, au choix......

 

Sorties gratuites, guidées par des animateurs de randonnées pédestres.

 

Inscriptions obligatoires :

*au musée, 04 50 77 58 60, pendant les heures d'ouvertures de 14 à 18h, sauf  lundi et samedi

*au 04 50 77 55 25 aux heures des repas .

 

VENEZ NOMBREUX

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Journées Européennes du Patrimoine

16 Septembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Journées Européennes du Patrimoine

2014

« Protégeons notre patrimoine naturel »

Samedi 20 et dimanche 21 septembre

au musée d'histoire naturelle de Gruffy

Vous (re)découvrirez, avec notre collection d'animaux domestiques et sauvages naturalisés pour une 2ème vie et présentés dans un décor naturel reconstitué, la richesse et aussi la fragilité des hôtes de nos campagnes, de nos forêts , de nos montagnes, ainsi que des zones humides. Chaque espèce étant un maillon utile à l'équilibre de la nature.

La salle « abeilles », c'est le musée vivant ! En rendant visite à nos « sentinelles » de notre environnement, vous serez encore davantage convaincus de la nécessité de participer à la protection de notre patrimoine naturel !

Visites libres de 14 à 18h. Entrées à tarifs réduits

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En Tarentaise, à la Sauce…….

3 Septembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Lundi 25 août 2014, le ciel est couvert, l’été tire à sa fin dans cette petite vallée des Belleville, près de Moutiers. Après Saint Jean de Belleville, une petite route nous conduit au hameau de la Sauce.

 

En Tarentaise, à la Sauce…….

Saint Jean de Belleville regroupe 553 habitants. Avec ses 11 hameaux : Villarly, Novallay, Villaret, Le Villard, La Flachère, La Combe, Deux Nants, La Sauce, Beauvillard, Le Planay et le Chef-lieu, la commune s'étend sur 5959 hectares. Saint Jean de Belleville est la porte d'entrée de la Vallée des Belleville.

Le hameau de la SAUCE
Le hameau de la SAUCE

Le hameau de la SAUCE

Départ à pied par le sentier en direction du Cheval Noir. Nous allons seulement au  Plan de Lombardie (1784m).

En Tarentaise, à la Sauce…….

Un refuge tout neuf et très accueillant nous attend, le refuge du Plan Lombardie.

En Tarentaise, à la Sauce…….

La plupart des plantes sont en fruits ou sèches, mais quelques retardataires en profitent pour avoir la vedette.

Tout d'abord les euphraises  "Quand l'Euphraise apparait, l'été disparait".

Euphrasia rostkoviana, euphraise de Rostkov
Euphrasia rostkoviana, euphraise de Rostkov

Euphrasia rostkoviana, euphraise de Rostkov

Euphrasia versicolor, euphraise peinte
Euphrasia versicolor, euphraise peinte

Euphrasia versicolor, euphraise peinte

La centaurée nervée

Centaurea nervosa, centaurée nervée
Centaurea nervosa, centaurée nervée

Centaurea nervosa, centaurée nervée

Puis en direction de La Golette des Combes, visite approfondie d'un marais de pente (Molinion).... une profusion de gentianes à feuilles d'asclépiade.

 

Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades
Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades
Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades
Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades
Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades

Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades

Une autre découverte, protegée au niveau régional, la swertie vivace.

Swertia perennis, swertie vivace
Swertia perennis, swertie vivace
Swertia perennis, swertie vivace
Swertia perennis, swertie vivace

Swertia perennis, swertie vivace

Après les vedettes, nous rencontrons des spécimens moins rares, la gentiane ciliée......

Gentiana ciliata, gentiane ciliée
Gentiana ciliata, gentiane ciliée
Gentiana ciliata, gentiane ciliée

Gentiana ciliata, gentiane ciliée

L'épipactis des marais,

Epipactis palustris, epipactis des marais
Epipactis palustris, epipactis des marais

Epipactis palustris, epipactis des marais

La pimprenelle officinale,

Sanguisorba officinalis, grande pimprenelle
Sanguisorba officinalis, grande pimprenelle

Sanguisorba officinalis, grande pimprenelle

Petite halte au hameau des Deux Nants, près du refuge du Nant Brun et de la chapelle Saint Caude (Clode).

En Tarentaise, à la Sauce…….
En Tarentaise, à la Sauce…….

Encore une belle balade, merci Sylvie.....

 

Photos Nicole, Christianne, Josette, Jacques et André

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