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fiches techniques

En Tarentaise...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Nous quittons, à regret, notre grand voyage à La Réunion…

Malgré la reprise tardive des sorties botaniques de notre groupe, nous avons fait de belles découvertes.

En juin, nous sommes partis en Tarentaise, direction Bozel. Au Moulinet, nous laissons les voitures et nous prenons un petit chemin qui grimpe en direction de Tincave, petit hameau de 50 habitants. Le sentier traverse le Bonrieu sur un pont de bois et nous voici dans une forêt d’épicéas et de feuillus. La flore est abondante, Phyteuma betonicifolium, Actea spicata, Digitalis grandiflora, Melampyrum catalaunicum, Arabis nova …

A Tincave une jolie chapelle, entourée de maisons de village restaurées, occupe le centre du hameau

Chapelle de Tincave

Chapelle de Tincave

Mais c’est dans la montée après Tincave, en direction ‘’du Pré’’, que nous découvrons une knautie rose, la knautie de Timeroy, Knautia timeroyii (Caprifoliacées).

Knautie de Timeroy, Knautia timeroyii.

Knautie de Timeroy, Knautia timeroyii.

Des prairies fleuries partout, avec une dominante de rose, celui de la knautie et celui du lychnis fleur de Jupiter, Lychnis flos-jovis (Caryophyllacées).

Prairies fleuries
Prairies fleuries

Prairies fleuries

Lychnis fleur de Jupiter, Lychnis flos-jovis.
Lychnis fleur de Jupiter, Lychnis flos-jovis.

Lychnis fleur de Jupiter, Lychnis flos-jovis.

Une potentille jaune, bien discrète, installée sur une souche d’arbre, la potentille de Thuringe, Potentilla thuringiaca (Rosacées).

Elle est protégée en Auvergne-Rhône-Alpes.

Potentille de Thuringe, Potentilla thuringiaca.
Potentille de Thuringe, Potentilla thuringiaca.

Potentille de Thuringe, Potentilla thuringiaca.

La touche finale, c’est l’asphodèle du Dauphiné, Asphodelus albus  ssp delphinensis, (Xanthorrhoéacées) qui nous attendait au sommet d’une grande prairie. Elle pavane, majestueuse, dressant ses épis de fleurs d'un blanc éclatant...

Elle a inspiré les poètes nous dit Catherine !

Asphodèle du  Dauphiné, Asphodelus albus  ssp delphinensis,
Asphodèle du  Dauphiné, Asphodelus albus  ssp delphinensis,

Asphodèle du  Dauphiné, Asphodelus albus  ssp delphinensis,

Une nouvelle moisson de découvertes de fleurs de montagne.....

Et voici les fiches résumant les caractéristiques de chacun des taxons du jour.

Fiches réalisées par André, une aide précieuse permettant des déterminations précises.

En Tarentaise...
En Tarentaise...
En Tarentaise...
En Tarentaise...

Publié dans Flore, Fiches techniques

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Voyage au pays du Lis,

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Abandonnons momentanément l'hémisphère sud et suivons Josette qui nous présente ces très beaux lis.... 

Avec ses fleurs majestueuses, le Lis a depuis toujours suscité l’admiration, tour à tour associé aux Déesses grecques, à la vierge Marie ou aux rois de France.

Les Lis sont présents à l’état naturel dans plusieurs pays du monde où ils poussent principalement dans les prairies, les zones forestières et montagneuses.

Le Lis appartient à la famille des Liliacées. Ce sont des plantes herbacées, vivaces, à bulbes écailleux.

 

Lilium Martagon, Lis martagon

Il se nomme aussi Lis de Catherine

Il se nomme aussi Lis de Catherine

Superbe lis dans les prairies et les bois clairs des montagnes et des collines.

Feuilles ovales, allongées, très brièvement pétiolées, verticillées.

Lilium Martagon, Lis martagon
Lilium Martagon, Lis martagon

Lilium Martagon, Lis martagon

Fleurs roses violacées, ponctuées de pourpre, penchées. Tépales réfléchis.

 

Lilium Martagon, Lis martagon

Lilium Martagon, Lis martagon

 

Le Lis Martagon est présent dans l'Est,

le Centre et le Midi.

C'est une espèce protégée dabs de nombreux départements.

 

Voir aussi un article plus complet, paru sur ce blog en juin 2016.

 

 

Lilium bulbiferum var croceum, Lis orangé ou Lis faux safran,

 “croceum” : couleur safran.

De 50 à 70 cm. Tige anguleuse, feuillée jusqu’aux fleurs.

Feuilles éparses, nombreuses, lancéolées, étalées, glabres.

Lilium bulbiferum var croceum, Lis orangé ou Lis faux safran,

Lilium bulbiferum var croceum, Lis orangé ou Lis faux safran,

Fleurs très grandes, safranées ou orangées ponctuées de noir, dressées, de 1 - 4 en fausse ombelle.

Pédoncule, velu, laineux.

Périanthe en cloche ouverte, tépales réfléchis à l’extrémité seulement, poilus en dehors.

Lilium bulbiferum var croceum, Lis orangé ou Lis faux safran,
Lilium bulbiferum var croceum, Lis orangé ou Lis faux safran,

Lilium bulbiferum var croceum, Lis orangé ou Lis faux safran,

 

 

 

 

Présent dans les bois et les prairies des massifs alpins et en Corse.

Protégé dans plusieurs régions, Alpes de haute Provence, Alpes maritime, Corse, Isère.

Floraison : Juin- juillet.

 

 

 

PS : Lilium bulbiferum var bulbiferum porte des bulbilles à l’aisselle des feuilles supérieures.

Le voyage n'est pas terminé ! à suivre……

                                                                     Photos et texte de Josette

Publié dans Flore, Fiches techniques

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Pancrace d’Illyrie, une magnifique plante à grandes fleurs blanches !

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Pancrace d’Illyrie, une magnifique plante à grandes fleurs blanches !

Nom latin, Pancratium illyricum, dérivé du grec « pagkration » signifiant tout puissant, ce nom fait référence aux propriétés médicinales du pancrace. Cette plante a été cultivée dès l’antiquité autour de la Méditerranée.

L’Illyrie de l’antiquité correspond aujourd’hui à une partie de la Slovénie et de la Croatie, sur la côte Adriatique. Habitée par les Illyriens, elle fut ensuite une province Romaine.

Le Pancratium est un genre bulbeux de la famille des Amaryllidaceae, avec plusieurs espèces que l’on rencontre dans les îles des Canaries, les régions tropicales d’Afrique et d’Asie. En France, on  trouve deux espèces de pancrace, Pancratium illyricum et Pancratium maritimum.

Pancratium illyricum, pancrace d'Illyrie

Pancratium illyricum, pancrace d'Illyrie

Le Pancratium illyricum n'est présent que dans les îles de Méditerranée, en Corse et  en Sardaigne, où il pousse sur des pentes rocheuses et dans les zones boisées, jusqu’à 1300 m d’altitude. 

Le Pancrace d'Illyrie est une plante vivace 30 à 60 cm de haut, glabre, à bulbe ovale très gros.

Feuilles caduques, glauques, larges 15-30 mm en touffe, dressées.

Pancratium illyricum, pancrace d'Illyrie

Pancratium illyricum, pancrace d'Illyrie

Inflorescence ombelliforme, de grandes fleurs blanches odorantes, à l’aisselle d’une spathe membraneuse.

Périanthe long 6 à 8 cm, à tube étroit, dilaté au sommet.

Pancratium illyricum, pancrace d'Illyrie

Pancratium illyricum, pancrace d'Illyrie

 Fleur à six tépales lancéolés et effilés en pointe

Pancratium illyricum, pancrace d'Illyrie

Pancratium illyricum, pancrace d'Illyrie

Au centre, une couronne étoilée à 6 lobes bifides, portant à leur base six étamines à filet très saillant et un style.

Pancratium illyricum, pancrace d'Illyrie
Pancratium illyricum, pancrace d'Illyrie

Pancratium illyricum, pancrace d'Illyrie

Fleur blanche, coeur jaune. Floraison avril à juin.

Le Pancratium maritimum ou Lys de mer est une espèce qui pousse aussi en corse et sur les sables du littoral méditerranéen et atlantique. Il est beaucoup plus répandu et il est protégé dans de nombreuses régions. Mais je ne l’ai jamais vu.

                                                                  Josette

Pancratium maritimum, ou Lys de mer, photos empruntées à Internet
Pancratium maritimum, ou Lys de mer, photos empruntées à Internet

Pancratium maritimum, ou Lys de mer, photos empruntées à Internet

Publié dans Fiches techniques, Flore

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Les feuilles II

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

 

Revenons à nos feuilles, on les aperçoit maintenant, de loin, par la fenêtre ou au bord du chemin en allant à 1 km autour du domicile. Heureusement, il me reste des photos !

 

Nous en étions aux feuilles composées, celles dont le limbe est découpé en plusieurs petites feuilles, les folioles.

La foliole se distingue d’une feuille en ce qu’elle n’est pas insérée sur une tige mais sur un pétiole et n’a donc pas de bourgeon axillaire à l'insertion.

Selon la disposition des folioles sur l'axe principal de la feuille ou rachis, la feuille est dite :

pennée, si les folioles sont disposées comme les barbes d'une plume,

  • paripennée, si les folioles sont en nombre pair comme celle du genre Lathyrus, Lathyrus occidentalis, gesse jaune, par exemple
Lathyrus occidentalis, gesse jaune

Lathyrus occidentalis, gesse jaune

  • imparipennée feuille avec folioles en nombre impair. Dans la famille des fabacées, les feuilles sont généralement imparipennées, terminées par une foliole comme les feuilles du genre Anthyllis ou par une vrille, comme les feuilles du genre Vicia.
Anthyllis montana, anthyllide des montagnes

Anthyllis montana, anthyllide des montagnes

Vicia hirsuta devenue actuellement Ervilia hirsuta, vesce hérisséeVicia hirsuta devenue actuellement Ervilia hirsuta, vesce hérissée

Vicia hirsuta devenue actuellement Ervilia hirsuta, vesce hérissée

trifoliée c'est une feuille à trois folioles comme celle du genre Trifolium

Trifolium rubens, trèfle pourpre

Trifolium rubens, trèfle pourpre

palmée ou digitée, c'est une feuille dont les folioles sont disposées comme les doigts de la main. Nous l'avons rencontrée chez Passiflora caerulea

Passiflora caerulea, passiflore bleue

Passiflora caerulea, passiflore bleue

pédalée c’est une feuille où chaque foliole est insérée sur la foliole voisine comme Helleborus foetidus, l’hellébore fétide

 Helleborus foetidus, hellébore fétide

Helleborus foetidus, hellébore fétide

La botanique offre une variété inépuisable d’adjectifs pour décrire les feuilles, entre autre. Voici encore une suite d’adjectifs très usités :

Pennatifide : se dit d'une feuille dont le limbe est penné et divisé en segments séparés par des sinus atteignant approximativement le milieu de chaque moitié du limbe.

Pennatilobé : se dit d'une feuille dont le limbe est penné et lobé.

Pennatipartite : se dit d'une feuille dont le limbe est penné et divisé en segments séparés par des sinus plus profonds que le milieu de chaque moitié du limbe.

Pennatiséqué : se dit d'une feuille dont le limbe est penné et divisé en segments séparés par des sinus qui atteignent presque la nervure médiane. Bi-, tri-, quadripennatiséqué : deux, trois, quatre fois pennatiséqué.

Ce sont des Acer, qui est qui ?Ce sont des Acer, qui est qui ?
Ce sont des Acer, qui est qui ?Ce sont des Acer, qui est qui ?

Ce sont des Acer, qui est qui ?

Terminons par un cas particulier très surprenant, le cladode, il ressemble à une feuille, il a la forme d’une feuille mais ce n’est pas une feuille ! Cladode, du grec klados « branche ». En fait c'est une tige qui ressemble à une feuille et tient les mêmes fonctions (photosynthèse et respiration).

Chez le fragon, faux houx ou petit-houx, Ruscus aculeatus, le cladode terminé par une pointe acérée porte en son milieu une minuscule écaille qui elle, est une feuille non fonctionnelle. Elle porte à son aisselle un bourgeon qui peut produire une feuille.

Faux houx ou petit-houx, Ruscus aculeatus,
Faux houx ou petit-houx, Ruscus aculeatus,

Faux houx ou petit-houx, Ruscus aculeatus,

Il y aurait encore mille choses à dire à propos des feuilles mais on va en rester là pour l'instant. 

 

                                                                                             Christianne

Publié dans Fiches techniques, Flore

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Fasciation, fasciation....

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Grâce au ..... non à cause du ..... non grâce au confinement, les botanistes de Gruffy ont chercher dans leur photos et ils ont retrouvé dans leurs collections des clichés de... fasciation

Ranunculus sp, renoncule, photo de Jacques

Ranunculus sp, renoncule, photo de Jacques

Ranunculus sp, renoncule, photo de Jean Loup

Ranunculus sp, renoncule, photo de Jean Loup

Ranunculus sp, renoncule, photo de Jean Loup

Ranunculus sp, renoncule, photo de Jean Loup

Taraxacum sp, pissenlits, photos de Monique
Taraxacum sp, pissenlits, photos de MoniqueTaraxacum sp, pissenlits, photos de Monique
Taraxacum sp, pissenlits, photos de Monique

Taraxacum sp, pissenlits, photos de Monique

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Pâquerette, suite...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

La pâquerette que je vous ai présentée hier, a été photographiée par une amie, dans son jardin. Elle a retenue l’attention de Monique, amie fidèle lectrice et botaniste très calée.

Elle m’a donné la clef du mystère : il s’agit d’une fasciation ou cristation, connue en botanique.

La fasciation qualifie le caractère de certains organes végétaux qui s'aplatissent au lieu de conserver leur forme cylindrique. Cette forme de croissance rare et inhabituelle des plantes ou parties de plantes affectées est qualifiée de fasciée (en peigne).

La fasciation d'une fleur blanche de pâquerette Bellis perennis est rare, mais le phénomène existe encore régulièrement chez les Astéracées.

Bellis perennis, pâquerette, photo Anne-Marie

Bellis perennis, pâquerette, photo Anne-Marie

 

La fasciation est une condition de la croissance anormale d'une plante. Le méristème (zone de multiplication cellulaire de la plante) apical (situé au sommet), produit plus ou moins de tissu cylindrique, dans son mode de croissance “classique”.

Dans la fasciation, il s'étire perpendiculairement à la direction normale de la croissance. Cela produit des tissus aplatis, en forme de rubans, à crête ou sinueux. Ce phénomène peut se produire avec la tige, la racine, le fruit ou les fleurs.

 

La fasciation, également connue sous le nom de cristation, peut être causée par une mutation dans les cellules méristématiques, par une infection bactérienne, des attaques d'insectes ou de parasites, ou par des dommages chimiques ou mécaniques. Certaines plantes héritent de cette condition, mais cette altération ne représente pas un dommage mortel pour la plante, bien que le poids et le volume du tissu en question augmentent habituellement de manière irrégulière.

Monique m’a envoyé quelques-unes de ses photos de fasciation. Merci pour tout, Monique.

Anchusa sp, Buglosse, photo Monique

Anchusa sp, Buglosse, photo Monique

Barbarea vulgaris, barbarée vulgaire

Barbarea vulgaris, barbarée vulgaire

Tragopogon pratensis, salsifis des prés,  photo Monique

Tragopogon pratensis, salsifis des prés, photo Monique

Taraxatum sp, pissenlit,  photo Monique

Taraxatum sp, pissenlit, photo Monique

                                                                              Christianne

 

PS : sans le confinement, mon amie n’aurait peut-être pas regardé sa pelouse avec autant d’attention….

Pour les curieux :

 https://www.aquaportail.com/definition-9537-fasciation.html

Pour les plus savants :

Un ouvrage est paru en 2006 sur ce sujet : Teratopia, de Gordon Rowley.

 

Publié dans Fiches techniques, Flore

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Les feuilles, suite...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Ça y est, il y a des feuilles partout, enfin je crois car depuis ma fenêtre, je ne vois pas bien. Après la forme des feuilles pour reconnaître genres et espèces, intéressons-nous aux nervures.

C'est au niveau des nervures, se détachant par leur relief bombé du reste du limbe, que se situe l'essentiel des tissus conducteurs de sève, organisés en faisceaux. Les  2 types de sèves circulent dans ces vaisseaux conducteurs :

  • La sève brute, composée d’eau et de sels minéraux, qui part des racines et va jusqu’aux feuilles.
  • La sève élaborée, riche en matière organique (glucides) qui part des feuilles et va dans toute la plante en prenant d’autres vaisseaux.

 Notons les 3 mécanismes qui permettent à la sève de monter :

  • L’évaporation aspire la sève dans la feuille…
  • La capillarité lui permet de se hisser dans les vaisseaux…
  • Et la poussée racinaire la pousse vers le haut

Assez de théorie !

Voici quelques feuilles d'arbres avec leurs caractéristiques !

Celle des cornouillers, ovales, avec 4-5 paires de nervures latérales et arquées Cornus mas et Cornus sanguinea,

Cornus mas

Cornus mas

Cornus sanguinea

Cornus sanguinea

Celle du noisetier ovale et acuminée (terminée en pointe) Coryllus avellana,

Coryllus avellana

Coryllus avellana

Celles des sorbiers, ovales,

Sorbus aria, verte dessus, blanchâtre tomenteuse dessous, Sorbus mougeotii, incisée lobée, doublement dentée,

Sorbus aria

Sorbus aria

Sorbus mougeotii

Sorbus mougeotii

Celle du nerprun, ovale denticulée, 3-4 nervures arquées, saillantes à la face inférieure des feuilles, Rhamnus cathartica

Rhamnus cathartica

Rhamnus cathartica

Celle du saule drapé, lancéolée, grise-blanchâtre dessous, à bord enroulés, à nervures pennées (disposées comme une arête de poisson), Salix elaeagnos

Salix elaeagnos

Salix elaeagnos

à suivre..................

                                                      Christianne

Publié dans Fiches techniques, Flore

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Les feuilles.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Le temps des bourgeons touche à sa fin et c’est le moment d’étudier la flore végétative, celle que l’on rencontre avant l’apparition des fleurs. Notre groupe va devoir découvrir le printemps chacun chez soi !!!! Patience…..

Voici donc le temps des feuilles et une petite révision ne fera pas de mal. La fleur est organe de reproduction. Et la feuille ?

La feuille est le siège de la photosynthèse qui assure la nutrition carbonée de la plante par synthèse des glucides à partir du gaz carbonique atmosphérique, en utilisant l’énergie lumineuse.

Au cours de la photosynthèse, la feuille absorbe le gaz carbonique et émet de l’oxygène.

La botanique redécouverte, Aline Raynal-Roques.

Merci les feuilles !

Une feuille comporte un pétiole et un limbe. Le pétiole, de Petiolus, petit pied, relie la tige au limbe, de Limbus, coin rebord. Le pétiole peut être cylindrique, aplati ou en gouttière. Il est élargi en gaine à sa base, possède un bourgeon inséré entre le pétiole et la tige et parfois deux petites lames foliacées latérales appelées stipules. Le pétiole est différent d'une espèce à l'autre. Il varie en longueur, habituellement plus court que le limbe, il peut aussi atteindre plusieurs mètres chez certains palmiers.

La feuille présente une grande variété de formes, de tailles, de teintes, de textures ou encore d'ornementations dans le règne végétal. Ces particularités de la feuille sont souvent caractéristiques d'une espèce végétale, ou au moins d'un genre.

La feuille est dite simple si le limbe est entier et composée s'il est découpé en plusieurs petites feuilles, les folioles.

 Le vocabulaire des botanistes est très créatif pour décrire les formes si variées des feuilles.

Petit exercice de vocabulaire avec quelques photos pour illustrer tous ces adjectifs... 

 

Celle de Veronica persica est…. cordée ou cordiforme, en forme de cœur

Veronica persica

Veronica persica

Celle de Sonchus asper est …..auriculée, avec des oreillettes à la base du limbe,

 Sonchus asper

Sonchus asper

Celle Rumex scutatus est ..... hastée, en forme de fer de lance avec des oreillettes étalées horizontalement

Rumex scutatus

Rumex scutatus

Celle d’Umbiculus rupestris est…. peltée, le pétiole s'insère au milieu du limbe,

Umbiculus rupestris

Umbiculus rupestris

Celle de Blackstonia perfoliata est…….perfoliée , les oreillettes se soudent donnant l'impression que la tige traverse le limbe,

Blackstonia perfoliata

Blackstonia perfoliata

Celle de Lonicera etrusca est…….connée quand deux feuilles opposées sont soudées par le limbe.

Lonicera etrusca

Lonicera etrusca

Celle de Scilla bifolia est…. cuculée, dont l'extrémité possède une forme de capuchon.

Scilla bifolia

Scilla bifolia

à suivre.....

                                            Christianne

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L'artichaut, un légume plein de ressources ! suite

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

J’avais déjà vu des champs d’artichauts en Bretagne mais j’ai découvert ses belles fleurs lors d’une visite au château de Prangins non loin de Nyon, en Suisse, où l’on peut visiter un vaste potager bien ordonné et riche d’une grande variété de plantes du XVIIIe siècle. De belles rangées de légumes et d’arbustes agrémentent les carrés de ce jardin et parmi elles, des lignes d’artichauts en fleurs qui voisinent avec des pieds de cardons fanés.

Château de Prangins

Château de Prangins

Ligne de plants d'artichaut

Ligne de plants d'artichaut

Plants de cardons fanés

Plants de cardons fanés

Principaux cultivars d'artichauts

Actuellement près de 50 cultivars sont inscrits au Catalogue européen des espèces et variétés et 11 au Catalogue officiel français, dont la variété Gros vert de Laon. Quelques cultivars :

Les blancs comme le camus de Bretagne, le gros vert de Laon, le blanc hyérois...

les violets comme le violet de Provence ou bouquet, le violet de Venise, le violet de Toscane...

Ils arrivent sur les marchés de mai à juin.

De gauche à droite : le petit violet, le camus, le cardinal

De gauche à droite : le petit violet, le camus, le cardinal

 Mais l'artichaut le plus consommé en France reste le gros «Camus de Bretagne », cultivé principalement dans le Finistère et les Côtes d'Armor. La saison s'étale de juin à octobre. Lors d’un séjour en Bretagne, avec une amie nous avions acheté sur le marché de Plouescat, dans le Finistère, des artichauts d’au moins 700 gr chacun ! Malheureusement, il est rare de trouver de tel légume en Haute Savoie.

Voici le site de la confrérie de l’artichaut de Bretagne, trouvé sur Internet !

En 2017 la production française est de 45 165 tonnes. La surface cultivée est de 7 213 hectares, soit un rendement de 6,3 tonnes à l'hectare. Les principaux départements producteurs sont le Finistère, les Côtes-d'Armor, les Pyrénées-Orientales..

L’artichaut est exigeant, il demande des sols riches, profonds, bien drainés. Et, si possible, un endroit ensoleillé et abrité du vent.

Il supporte difficilement les températures inférieures à - 5 °C.

Cette plante vivace se multiplie facilement, par prélèvement et plantation d’œilletons : petites pousses munies de racines disposées à la base de la plante. 

plantation d’œilletons, photo empruntée au site "plandejardin-jardinbiologique.com"

plantation d’œilletons, photo empruntée au site "plandejardin-jardinbiologique.com"

BIENFAIT de l’artichaut

Il est diurétique de par sa richesse en potassium et en inuline. Ses fibres facilitent le transit intestinal. Les vitamines, minéraux, fibres et composés antioxydants de la plante jouent un rôle protecteur. Il contient également des polyphénols leur rôle d’antioxydants naturels suscite de plus en plus d'intérêt pour la prévention et le traitement du cancer, des maladies inflammatoires, cardiovasculaires et neurodégénératives. Mis à part les épices et aromates qui caracolent en tête du classement par paramètre ORAC*, les parties comestibles d'artichauts sont classées devant tous les autres légumes et à égalité avec les baies rouges (canneberges, mûres, myrtilles) pour leur activité antioxydante.

C’est le légume le plus riche en acide chlorogénique total, un des composés phénoliques.

 

*L’échelle ORAC classe les aliments en fonction de leur pouvoir antioxydant.

L’artichaut a inspiré les peintres et même les sculpteurs !!! Arcimboldo le représente dans l’une de ces saisons, original non ?

Arcimboldo, l'été

Arcimboldo, l'été

Et « avoir un cœur d’artichaut », cela vient d’où ?

Avoir un cœur d'artichaut signifie tomber fréquemment amoureux, sans beaucoup de discernement. Cette expression qui date de la fin du XIXe siècle vient de la forme proverbiale "cœur d'artichaut, une feuille pour tout le monde". On rejoint presque Coluche...

Plusieurs explications sur internet, je ne conserverai  que celle à caractère … culinaire :

Le cœur désigne ici le centre du végétal, le fond d'artichaut duquel se détachent de nombreuses feuilles que l’on déguste, une pour chaque personne présente, tout comme quelqu'un qui a un cœur d'artichaut donne un peu d'amour à chaque personne qui lui semble digne d'intérêt.

Cette petite exploration non exhaustive du monde de l'artichaut est terminée, j'espère qu'elle vous a divertie quelques instants...

                                                               Christianne

Publié dans Flore, Fiches techniques

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L'artichaut, un légume plein de ressources !

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

L’artichaut, Cynara cardunculus var. scolymus (L.), famille des Astéracées.

L'artichaut est un chardon domestiqué et cultivé, de l'espèce Cynara cardunculus, dont la variété sauvage est sans doute Cynara cardunculus var. sylvestris ayant donné naissance à deux formes :

Cinara cardunculus var. cardunculus, le cardon,

et Cinara cardunculus var. scolymus ou Cinara scolymus, l'artichaut.

Cinara cardunculus var. scolymus ou Cinara scolymus, l'artichaut.

Cinara cardunculus var. scolymus ou Cinara scolymus, l'artichaut.

Histoire de l’artichaut

Alors que le cardon figurait parmi les plantes potagères recommandées dans le capitulaire  "De Villis ", dans lequel Charlemagne édictait la liste d'une centaine de plantes, arbres, arbustes, simples ou herbes cultivées dans les jardins royaux, l’artichaut y était inconnu.

Il serait originaire d'Afrique du Nord, d'Égypte ou d'Éthiopie. Il est régulièrement cité par les agronomes arabes dont Ibn Al Awwâm, agronome andalou qui a vécu au XIIᵉ siècle à Séville. Il décrit sa culture et sa reproduction par œilletonnage : "les Andalous sélectionnent des variétés à grosse tête", écrit-il (art. 2 Chap. XXVIII du livre d'agriculture), ce qui montre que l'artichaut était consommé en Andalousie au Moyen Age.

Sa culture est mentionnée en Italie du Nord à partir du XVe siècle. Cette fleur de chardon améliorée par les Arabes, a été apportée de Naples à Florence en 1466 par Filippo Strozzi. On trouve la première mention de l'artichaut en Avignon en 1532, d'où il est diffusé dans le Comtat et le Languedoc Mais la tradition veut que son introduction en France soit liée au mariage de Catherine de Médicis avec Henri II en 1533. Elle était très friande de fonds d'artichauts...  Louis XIV aurait été également un grand consommateur d'artichauts. Les explorateurs français et espagnols l'exportèrent en Amérique. .

 

Cinara cardunculus var. scolymus ou Cinara scolymus, l'artichaut.

Cinara cardunculus var. scolymus ou Cinara scolymus, l'artichaut.

Le nom d'artichaut désigne aussi bien la plante entière que sa partie comestible, l'inflorescence en capitule, appelée aussi tête d'artichaut. Le mot, apparu à la Renaissance, est emprunté à son nom arabe (ardhi-chawki) par l'intermédiaire du lombard articiocco.

Description botanique de Cinara scolymus L.(source Telabotanica)

- Plante vivace de 8-15 dm, dressée, raide, robuste, anguleuse 

- feuilles blanchâtres ou tomenteuses en dessous, dépourvues d'épines, pennatipartites, les supérieures pennatifides, lobées ou presque entières 

 

Cinara cardunculus var. scolymus ou Cinara scolymus, l'artichaut.

Cinara cardunculus var. scolymus ou Cinara scolymus, l'artichaut.

capitule très gros 
- involucre à folioles largement ovales ordinairement échancrées et mucronées au sommet, charnues à la base 
- fleurs bleues.

Cinara cardunculus var. scolymus ou Cinara scolymus, l'artichaut.

Cinara cardunculus var. scolymus ou Cinara scolymus, l'artichaut.

- fleurs bleues.

Cinara cardunculus var. scolymus ou Cinara scolymus, l'artichaut.
Cinara cardunculus var. scolymus ou Cinara scolymus, l'artichaut.

Cinara cardunculus var. scolymus ou Cinara scolymus, l'artichaut.

 Partie comestible

La partie comestible est une inflorescence récoltée avant que les fleurs ne se développent. Ce qu'on appelle fond d'artichaut est le réceptacle floral de cette inflorescence ; quant aux feuilles, dont on consomme la base, ce sont les bractées de l'involucre. Lorsqu'on laisse l'artichaut se développer, il se forme à son sommet une « fleur » dont la couleur varie du bleu au violet. Comme l'artichaut est une Astéracée, il ne s'agit pas d'une fleur, mais d'un ensemble de fleurs, un capitule. Chaque fleur (ou fleuron) se présente sous forme d'une touffe de poils appelée aigrette ayant un minuscule ovaire (futur fruit) à sa base. C'est l'ensemble de ces fleurons qui constitue le foin — également appelé barbe — des artichauts que l'on consomme.

L'artichaut, coupe, photo Internet

L'artichaut, coupe, photo Internet

     à suivre...                                                                                  Christianne

PS : Je ne peux résister à citer Coluche, qui nous a fait découvrir un aspect insolite de ce légume !!

* L’artichaut c’est un vrai plat de pauvre, c’est le seul plat que quand t’as fini de manger, t’en a plus dans ton assiette que quand t’as commencé

Coluche

Publié dans Flore, Fiches techniques

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