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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #fiches techniques tag

Fabacées

29 Juin 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Anciens  noms : papilionacées ou légumineuses

 

•  Feuilles opposées ou alternes, souvent composées, munies de stipules ou/et de vrilles.

 

•  Calice à  cinq divisions, souvent à deux lèvres.

 

•  Corolle irrégulière, composée de cinq pétales inégaux :

1 pétale supérieur, grand, redressé l’horizontal,  l’étendard.

2 pétales latéraux, servant de pistes d’atterrissage pour les insectes, les ailes.

2 pétales inférieurs, soudés par le bas, protégeant les parties fertiles de la fleur, la carène.

 

•  Dix étamines soudées par les filets, ou 1 libre et 9 soudées.

 

•  Un ovaire supère à un carpelle.

 

•   Fruit : c’est une gousse, contenant plusieurs graines et pouvant s’ouvrir suivant une ou plusieurs lignes.

 

Les fabacées ont toutes en commun de vivre en relation symbiotique avec des bactéries installées dans leurs racines (de la famille des Rhizobium). Ces bactéries ont la capacité de capturer l'azote atmosphérique et de le transformer en substances azotées directement utilisables pour la plante. Cette association permet aux fabacées de se développer sur des sols pauvres en azote. L’utilisation des fabacées comme engrais vert permet d’enrichir les sols en azote.

Schéma d'une fabacée

Schéma d'une fabacée

Schéma d'une fabacée

Schéma d'une fabacée

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Erable sycomore

14 Mai 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

 

Erable sycomore, Acer pseudoplatanus L.

 

 Il est appelé aussi Faux platane. Il lui ressemble en effet, par ses feuilles et son écorce, mais le platane a une ramification alterne, alors que chez le sycomore, les feuilles sont opposées.

 

Pourquoi le nom de sycomore ? Curieusement rien à voir avec le platane cette fois,  ses feuilles ressemblent aussi à celles d'un figuier, qui se dit sykon en grec.

 

Erable sycomore feurs et feuilles 2

 

C’est le plus grand des Erables d’Europe mais il dépasse rarement plus de 30m. Sa croissance est assez rapide : longévité possible 300-400 ans, mais il peut être exploité vers 120-150 ans.

 

Ecorce : d’abord gris jaunâtre brillante, puis larges plaques écailleuses se décollant sur les bords (comme le platane).

Feuilles : grandes (6-15 cm) à 5 lobes obtus séparés par des sinus très étroits et aigus. ; belles colorations dorées à l’automne.

 

Erables 2 bis copie

Fleurs : se développent après les premières feuilles, verdâtres, en grappes allongées pendantes.

 

Erable sycomore fleur

Fruits : les disamares sont à ailes rétrécies à la base, élargies et arrondies au sommet, formant un “ V “ ouvert au plus à 90°. Graines renflées.

 

Erable sycomore disamare 3

 

Caractéristiques du bois

 

Bois tendre à mi-dur -flotte dans l'eau.

Aspect : jaune très clair avec quelques trainées, c'esr un bois nerveux.

Il se travaille facilement mais peut présenter un retrait très important Utilisé en ameublement et agencement, il peut être décoloré pour le rendre encore plus blanc. Employé en marqueterie, placage, tablettes. Employé egalement en lutherie et tournerie

 

Argenterie des Bauges

L’érable sycomore a contribué à la renommée du massif des Bauges. En effet, c’est son bois qui était utilisé pour réaliser la traditionnelle "Argenterie des Bauges". Ce nom a sans doute été donné par dérision, c'est la vaisselle des pauvres qui est en bois !! Cet artisanat en bois tourné, occupation des paysans pendant l'hiver et complément de revenus pour eux, est colporté hors du massif dès le XVIIème siècle.

Les colporteurs vendaient alors des "boteillons" sorte de gourdes plates, des "coppets" saladiers de différentes tailles, mais surtout des "pôches", louches  munies d'un crochet taillé dans la masse du manche . Notons que la "pôche" fut longtemps le symbole de la maîtresse de maison, le signe de son autorité.

 

les pôches

 

“ Plane “ ou pas “ plane “ ?

 

Dans la tradition bauju, le bois utilisé pour la tournerie est nommé “plane“. En effet, pour les anciens ayant une pratique des choses de la nature, il existait dans les Bauges deux érables : l'érable et le plane

  1. L'érable,  c’est l’’Acer campestre, érable champêtre.
  2. Le plane lui regroupe allègrement l'érable plane (Acer platanoïdes), le sycomore (Acer pseudoplatanus) et l'érable à feuilles d'obier ou érable d'Italie (Acer opalus).

 

........................................................................ Joanny

Nous parlerons de l’érable champêtre et de l’érable d’Italie dans notre prochain article. 

  Photos Christianne

A noter : 

L'une de nos lectrices, spécialiste des équidés, nous fait remarquer, à juste titre, que les graines d'Erable sycomore sont toxiques pour les chevaux.

L'Acer negundo (érable negundo), qui n'est pas originaire d'Europe mais y a été introduit et fait parti maintenant des plantes dites envahissantes, est aussi concerné.

 

Consultez ces deux sites :

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Brassicacées.

3 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Autrefois appelées Crucifères, ce terme résultait de la forme de la fleur, en croix. Le terme actuel de Brassicacées fait référence au genre le plus représentatif de la famille, soit le genre Brassica.

On retrouve au sein de ce genre les divers choux, Brassica oleracea, le colza Brassica napus, les navets Brassica rapa et beaucoup d’autres ….

Ce sont des plantes herbacées annuelles ou vivaces. Cette famille est relativement homogéne et facilement identifiable.

 

  • La Feuille feuilles alternes, le plus souvent simples.

 

  • Inflorescence en grappe ou en corymbe

 

  • La fleur souvent blanche ou jaune,

 

Calice            : 4 sépales libres.     

Corolle           : 4 pétales libres, alternes avec les sépales ;

                              chaque  pétale possède un onglet étroit  

                                                                                                                                                                          

Androcée       : 6 étamines, 4 longues, internes et 2 courtes, externes ; à de rares exceptions, on peut constater l’avortement de 2 étamines.                                                                                                          

Gynécée         : ovaire supère comportant 2 carpelles soudés séparés par une fausse cloison. 

 

  • Fruits

Fruit sec déhiscent*, silique ou silicule, s'ouvrant généralement par deux valves. Les silicules sont aussi larges que long donc beaucoup plus courts que les siliques. Les siliques sont des fruits qui sont quatre fois plus longs que larges.

 

* Qui s'ouvre naturellement une fois arrivé à maturité.

Brassicacées
Brassicacées

Brassicacées

 

Actuellement, la distinction entre silique et silicule n’a aucun intérêt dans la classification des brassicacées mais est très importante pour l’identification des plantes de cette famille.  

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Primulacées.

3 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Primulacées

 

  • Plantes terrestres, herbacées, pentamères *
  • Etamines libres, soudées à l’intérieur du tube
  • Fleurs régulières ou peu asymétriques
  • Ovaires supères
  • Feuilles (F.) basales et/ou caulinaires
  • Fruits en capsules
  • Floraison de Mars à Août
  • Milieu collinéen à alpin (nival)

 

Pour les spécialistes, voici la formule florale

Primulacées.

Primulacées.

* Pour les néophytes, tout va par 5 : 5 lobes, 5 sépales, 5 étamines, 5  carpelles 1

1-Le carpelle comprend une partie basilaire, l’ovaire contenant un ou plusieurs ovules, une partie médiane, le style, et une partie terminale, le stigmate. Un pistil comprend un ou plusieurs carpelles.

 

 

PRIMULACEES : les genres

Les primulacées comprennent huit genres que vous pouvez retrouver dans les articles de juillet et août 2014 et qui sont illustrés de quelques photos de nos botanistes. Certaines seront peut-être empruntées à Internet.

Primula, Androsace,  Lysimachia *

Soldanella,  Cyclamen

Hottonia, Samolus, Cortusia

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Le gratin de cardon

3 Décembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

 

En faisant mes courses au marché, j'ai vu que les cardons apparaissent sur les étals des maraichers. Ce légume, autrefois très localisé aux Savoie et au Genevois et à la période de Noël, devient très courant, tant mieux ??   

J'ai retrouvé cet article de 2013, je vous le livre tel quel, j’espère que vous aurez plaisir à le relire.

Quand j’étais enfant, ma mère préparait tous les ans pour Noël un merveilleux gratin de cardon. J’éspère avoir la chance cette année de déguster à nouveau ce met particulier et peu courant.

Chaque fois, mes souvenirs d’enfance reviennent au galop. Je revois ma mère choisissant au marché, ce légume emballé dans un papier journal, peu engageant, encombrant, voir piquant. Ma mère passant une matinée à le « trier », puis la longue cuisson avec un os à moelle demandé au boucher. Une jolie sauce brune nappait le légume quand le gratin arrivait, fumant, sur la table. Je me demandais toujours comment un truc aussi moche, piquant et raide pouvait devenir si tendre, légérement amer  et délicieux !

 

cardon 0

 

 

 

Je n’avais pas encore attrapé le virus de la botanique et n’avais pas de respect pour les végétaux. Maintenant c’est différent et j’ai cherché pour vous, sur internet, d’où vient ce légume que certaines régions de France ne consomment pas du tout et ne connaissent même pas.

 

 

 

 

Cynara cardunculus, aussi appelé Carde, Cardon, Cardonette ou Chardon d'Espagne, est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Astéracées, cultivée comme plante potagère pour ses «côtes» charnues (pétiole et nervure principale développée des feuilles) consommées comme légume.

cardon 1

 

C'est une plante bisannuelle, vivace par ses rejets, qui se développe d'abord en rosette, puis émet une tige principale épaisse et rameuse qui peut atteindre deux mètres de haut.

 

Dans la Nature,

 

Les feuilles très grandes, longues, profondément divisées en lobes aigus, de couleur gris argenté, sont longuement pétiolées. Le pétiole qui se prolonge en nervure principale est large et charnu, et constitue la partie comestible des côtes de cardons (on récolte le pétiole des grandes feuilles extérieures).

cardon 6feuilles

 

Les fleurs, bleu violacé, sont réunies en capitules qui apparaissent à partir de la deuxième année. Ces capitules, entourés d'un involucre de bractées pointues, mais plus petits que ceux de l'artichaut, sont également comestibles.

 

cardon4

Les graines sont des akènes oblongs surmontés d'une aigrette plumeuse qui se séparent facilement.

 

Histoire

 

Le « Cardon », est originaire du Bassin Méditerranéen, son nom viendrait du latin cardo -onis, chardon. Très proche parent de l'artichaut, ils auraient un seul et même ancêtre, le chardon sauvage. Apparemment l’artichaut a mieux réussi sa carrière dans les primeurs  !!

 

La flora Helvetica, décrit Cynara cardunculus, Cardon, Artichaut

et ses deux sous-espèces C. cardunculus L., sens stricte le cardon  et C.c. sous espèce scolymus (L.) Berger, l’artichaut.

 

Connu depuis des siècles, il était cultivé et cuisiné par les Romains et les Grecs qui l’appelaient lactos.

Le cardon était également très consommé au Moyen-âge. Il figurait parmi les plantes potagères recommandées dans le capitulaire De Villis. Dans ce texte, Charlemagne édictait la liste d'une centaine de plantes, arbres, arbustes, simples ou herbes dont la culture était ordonnée dans les jardins royaux.

cardon 3

 

 

 

Mais de nos jours, c'est un légume de faible importance économique.  Il fait, malheureusement, partie des légumes un peu oubliés, sauf dans la région Lyonnaise, en Savoie et en Suisse dans le canton de Genève, seule région de Suisse à le cultiver. En effet, Le cardon épineux argenté (variété de Plainpalais) a obtenu une AOC le 7 octobre 2003. Ce sont les réfugiés Hugonnots qui, au XVIe siècle, l’ont apporté aux Genevois, dans leurs bagages. On en cultive aussi en Espagne, en Italie et en Afrique du Nord.

 

cardon bouton 5

 

Le gratin de cardon reste un plat régional et réservé à la période de Noël mais en « feuilletant » Internet, j’ai découvert de nombreux sites qui le re-connaissent et proposent de nombreuses recettes, au jus, à la grecque, au gratin, au curry, à la sauce blanche, à la crème, à l’ail, en omelette, au beurre…. Redeviendrait-il  "à la mode" ??

 

Alors si vous ne le connaissez-pas, découvrez-le ! C'est un aliment très peu calorique (13 calories/100 g), riche en éléments minéraux, potassium, calcium, très riche en fibres.

                                                                          Christianne

Merci à Internet à qui j'ai tout "emprunté" ou presque.

 

 

 

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Pourquoi les feuilles jaunissent-elles, en automne ?

24 Novembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

15 magie de l'aquarelle
   C’est l’automne,

  Les jours sont plus courts et la température descend, surtout la nuit.   

  Pour mieux affronter les frimas,l'arbre doit se mettre au ralenti.

  Tout ce qui brûle de l'énergie est de fait sacrifié.

 

 

Le tronc, les branches et les racines bien isolés du froid par l'écorce et la terre ne consomment pratiquement pas d'énergie pour subsister. Les feuilles elles, en consomment en pure perte puisqu'elles ne résisteront pas au froid.

Les nuits plus fraîches depuis la fin de l'été et le raccourcissement de la durée du jour provoquent des changements dans les arbres, qui secrètent notamment de l'éthylène et engagent  ainsi le processus d’abscission des feuilles (détachement et chute).

 

Processus :

 

Un tampon de liège bloque peu à peu les canaux transportant la nourriture vers les feuilles. Privées d’eau et de sels minéraux, celles-ci survivent quelque temps en digérant leurs propres réserves. Lorsque les minéraux essentiels ne sont plus disponibles pour régénérer la chlorophylle (pigments verts), celle-ci disparaît laissant la place à des pigments normalement masqués :

 

Des pigments jaunes (xanthophylles) comme dans les feuilles de tilleuls, de bouleaux, ou de robiniers faux-acacias.

04 bouleau

Les carotènes donnent les coloris orange.

 

09 chene rouge

Le rouge de certaines feuilles provient de l'accumulation d'anthocyanines à l'origine des superbes coloris rouges qui font le succès des vignes-vierges ou de certains érables.

 

 

19 la vigne vierge

 

Quand elles deviennent trop faibles, les feuilles sèchent et tombent naturellement au premier coup de vent. Les cicatrices qu'elles laissent sur les branches sont rapidement colmatées par une fine couche de liège isolante.                                                                                                          

Le mécanisme de la chute des feuilles est vital pour l'arbre qui met ainsi en œuvre une mesure de protection naturelle contre les grands froids à venir. Mais ce n'est  pas une perte pour l'arbre car l'ensemble de leurs constituants est recyclé sous forme d'humus.    

 

01 La foêt change                                                        

 

Certains arbres comme les conifères sont mieux armés contre le froid :

Leurs feuilles ne sont pas tendres et fragiles comme chez les autres arbres puisqu'elles sont recouvertes d'une fine couche de cire isolante. A cette super-isolation s'ajoutent des substances particulières qui permettent aux feuilles de mieux résister au froid. Les feuilles étant protégées naturellement, elles ne sont plus considérées comme des dévoreuses d'énergie. L'arbre les conserve donc, puisqu'elles ne l'empêchent pas de se mettre en régime ralenti d'hiver.     

      

Une exception :

Le mélèze d'Europe, ou mélèze commun (Larix decidua)      

 

16 le meleze     

                                                                                                                                                          

 

 Face à ce phénomène saisonnier d’adaptation de l’arbre, il y en a un autre qui aboutit au même résultat :

 

La chaleur accompagnée de secheresse :

 

Pour ne pas perdre trop d’eau, l’arbre ferme ses stomates, ces petits trous des feuilles qui servent de porte d’entrée au CO2. Si ce mécanisme de protection évite un dessèchement mortel, il force l’arbre à puiser dans ses réserves et aboutit souvent à la perte des feuilles qui grillent sur l’arbre. La chaleur dégrade quant à elle, la chlorophylle et entraîne un jaunissement des feuilles qui ne témoigne pas d’un comportement saisonnier habituel de l’arbre mais d’un état de survie face à des conditions climatiques extrêmes.

 

                                                                                                                  Joanny CUILLERAT

 

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Champignons mortels

21 Octobre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

 

 Les champignons peuvent tuer !

Vous ne connaissez pas ? Ne cueillez pas !

Dans le doute, on s’abstient

 

Voici le plus sinistre trio de toute la flore fongique :

attention danger

Amanite phalloïde,  

Amanita phalloides  

 

Chapeau de 6-12 cm, vite plat, à revêtement lisse, généralement sans trace de voile, d’un vert bronzé ou jaunâtre particulier.

Lames blanches, ventrues, pied blanc un peu chiné de verdâtre à anneau membraneux blanc. Il est enveloppé à sa base de l’enveloppe dans laquelle le champignon était enfermé dans sa jeunesse, la volve.

 

amanites 3

Amanite de printemps, Amanita verna

Elle ressemble à la précédente mais elle est plus grêle et plus blanche.

 

amanita verna1

Amanite vireuse, Amanita virosa 

Elle aussi ressemble à la première, mais elle a un chapeau plus obtu.

 

amanita virosa2

 

Les amanites sont responsables de 90 % des empoisonnements mortels.

 

amanites

 

 

Les Lépiotes

Le mot lépiote est un nom qui désigne plusieurs taxons différents. Le chapeau, portant un mamelon brun à son sommet dans beaucoup d'espèces, est plus ou moins squameux, donnant l'impression d'un toit avec ses tuiles.

 

lepiote

Il existe plusieurs espèces de Lépiotes, la différence se fait surtout en fonction de la taille : les lépiotes de petite taille (moins de dix centimètres) appartiennent pour la plupart au genre Lepiota et sont à rejeter, certaines étant mortelles.

lepiotes

 

 

L'Amanite phalloide, Amanita phalloides, ainsi que les A. decipiens, A. verna, A. virosa et les petites lépiotes Lepiota helveola, L. brunneo-incarnata, L. josserandii, L. subincarnata ... incriminées dans les intoxications mortelles de ce mois d'octobre 2012 sont responsables du syndrome phalloïdien. Les symptômes  se manifestent plus de 6 heures après l'ingestion, ces champignons attaquent le foie et provoquent une hépatite aigüe.

Article "Le Progrès" du 15 octobre

En d’octobre, 2012 le Centre anti-poison Rhône-Alpes Auvergne a recensé deux décès et deux intoxications graves dus à l’ingestion de champignons. Deux habitants de la Loire, une femme de 75 ans et un homme de 38 ans, sont décédés.

 

Soyez prudents !

 

                                                 Christianne tuteurée par Sylvie

 

voir aussi le Blog du Groupe Nature de Faverges dans "nos amis".

 

Sources :

 Champignons de France et d'Europe occidentale : Marcel BON, textes et dessins

Champignons : Georges Becker, textes, Bohumil Vancura, dessins

et Internet

 

 

 

 

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L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....

29 Septembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Une plante exotique «envahissante» est une plante exogène, importée et naturalisée, ayant la capacité de coloniser rapidement un milieu naturel ou semi naturel, hors de son territoire d’origine.

Sa prolifération provoque des perturbations qui peuvent nuire à la biodiversité d’un écosystème.  Une de ces envahissante a, en plus des effets nuisibles sur l’écosystème, des conséquences sanitaires importantes sur l'homme,

 

c’est l'ambroisie à feuilles d'armoise Ambrosia artemisiifolia L.

L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....

Arrivée du nouveau monde au XIXe siècle, elle est apparue en France en 1863, vraisemblablement introduite par un lot de semences fourragères. Dans les années 50, les graines se sont propagées à la faveur de travaux d’aménagement car elle aime particulièrement les friches et les lieux incultes. La région lyonnaise a été la première « colonisée ».

Les graines d'ambroisie ne sont pas pourvues des dispositifs habituels permettant leur transport par le vent et, malgré leurs épines,  elles ne s'accrochent pas au pelage des animaux.

Par contre, elles peuvent être entraînées par l'eau et elles collent parfaitement à la terre transportée par les semelles des souliers, les pneus des camions et tracteurs et tous les engins qui travaillent le sol.

Ambrosia artemisiifolia

Ambrosia artemisiifolia

C’est le pollen qui est allergisant et provoque des rhinites, conjonctivites, trachéites et crises d’asthme. Comme elle fleurit en Août-septembre, ces allergies apparaissent à la fin de l’été. Le site de l’INRA annonce 6 à 12% de la population développant une allergie (voir adresse ci-dessous).

L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....

Description :

C’est une plante annuelle de 30-60 cm pubescente ou velue, inodore, rameuse.

- feuilles vertes, ovales-lancéolées dans leur pourtour, pennatipartites, à segments lancéolés, pennatifides ou incisés-dentés.

N.B. : les feuilles de l'ambroisie sont sans odeur contrairement à celles de l'armoise avec laquelle elle peut être confondue.

L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....
L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....
L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....

- fleurs verdâtres, en épis terminaux étroits, allongés, disposés en panicule.

L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....
L'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia L....

- fruits petits (4-5 mm de long), plus longs que larges, cylindriques, presque lisses, munis sous le sommet d'un verticille de 5-6 épines courtes, dressées, aiguës, terminés par un bec presque entier.

 

Écologie : Cultures, lieux vagues : Rhône, Loire, Saône-et-Loire, Allier, Nièvre, Puy-de-Dôme, Manche, Vosges.

Mais aussi Angleterre, Belgique, Hollande, Allemagne, Danemark. ?

Ambroisie

Ambroisie

Lutte contre l’ambroisie

La lutte contre l’ambroisie est réglementée par arrêtés préfectoraux dans plusieurs départements : Ardèche, Drome, Isère ......

« ..les propriétaires, locataires, ayant-droit ou occupants à quelque titre que ce soit,(y compris agricoles) ainsi que les gestionnaires des domaines publics de l’État et des collectivités territoriales, et les responsables des chantiers de travaux, sont tenus
- de prévenir la pousse des plants d’ambroisie,
- de nettoyer et entretenir tous les espaces où pousse l’ambroisie.
En cas de défaillance des intéressés, les Maires sont habilités à faire procéder, aux frais de ceux-ci, à la destruction des plants d’ambroisie. »

L'Agence Régionale de Santé (ARS Rhône-Alpes) publie des fiches détaillées pour lutter contre l’envahisseur, à destination des Collectivités, sur son excellent site internet

De leurs côtés, les Chambres d’Agriculture et les instituts agricoles ARVALIS et CETIOM proposent aux agriculteurs des protocoles de lutte très complets et adaptés à chaque type de culture.

Pour décider  les propriétaires et les exploitants de terrains porteurs d’ambroisie à agir, il existe deux leviers :

- l’information, la pédagogie, l'appel au sens civique

- l’application de la réglementation

 

La lutte est aussi entreprise à l’échelon européen, voir sur le site

internet précédent l'onglet www.ambroisie.info/pages/doc.

Vous y trouverez  le compte-rendu du colloque,  Ambrosia  2012 qui a eu

lieu à LYON en mars 2012

Lutte biologique :

 

C’est une des pistes étudiées, plusieurs candidats dont la chrysomèle de l'ambroisie identifiée au Tessin.

Une fois l’ambroisie bien établie, il est difficile de l’éradiquer», confirme Robert Vautard. Seul un petit scarabée du nom d’Ophraella semble capable de la déloger. Utilisé en lutte biologique en Chine et en Australie, il est arrivé il y a peu en Italie du Nord, où il a contribué à faire baisser drastiquement les concentrations de pollen d’ambroisie dans l’air.

Article du Temps, sciences et environnement, 26 mai 2015

Ophraella

Ophraella

Article sur la chrysomèle Ophraella communa

                                                                                          Christianne

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Genre Primula

23 Juin 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Voici la suite de notre inventaire des primulacées, premier genre, le genre primula,

mais attention cette liste n'est pas exhaustive.

Caractéristiques du genre

  • Hampes florales nues
  • Feuilles basales, non en cœur, larges de plus de 1cm
  • Fleurs tubulaires, roses  ou jaunes, à gorge souvent colorée,  solitaires ou en ombelles
  • Fruits en capsules
  • Milieu de collinéen  à alpin
  • Floraison de Mars (3) à Juillet (7)

 

Et voici quelques photos 

  • Primula  acaulis (vulgaris), Primevère commune, très répandue mais pas partout en France.

Plante sans tige, corolle jaune pâle, inodore

Milieu mésophile, collinéen et montagnard..

Floraison mars avril

Genre Primula
Genre Primula
Genre Primula
  • Primula veris (officinalis), Coucou

Fleurs en ombelle jaune doré

Milieu mésophile, collinéen et montagnard

Floraison mars avril

.

Genre Primula
Genre Primula
  • Primula veris x acaulis

Primevère hybride, entre  P. veris et P. acaulis.

Elle a les corolles de Primula acaulis, en ombelle comme Primula veris.

 

Genre Primula
Genre Primula
  • Primula auricula, Primevère auricule.

Corolle jaune clair, gorge bordée de blanc

Milieu calcaire  ± sec, subalpin et alpin

Floraison mai juin

Elle béneficie d'une protection nationale. Ce n'est pas pour cela qu'elle est "grillagée", c'est parce qu'elle a été photographiée le long d'une route.

Genre Primula
Genre Primula
  • Primula elatior, Primevère élevée

Corolle jaune soufre clair

Prairie humide

Forêt, buisson collinéen et subalpin.

 

Genre Primula
Genre Primula
  • Primula hirsuta (viscosa), Primevère visqueuse ou Primevère à gorge blanche

Hampe florale de 2/10cm

Corolle pourpre, gorge blanche

Milieu schisteux ± sec, subalpin et  alpin

Floraison juin juillet.

Genre Primula
Genre Primula

 

  • Primula pedemontana, primevère du Piémont

Idem hirsuta avec une hampe plus longue, 7/15 cm

Genre Primula
Genre Primula
  • Primula farinosa, Primevère farineuse

Feuilles en rosette, farineuses dessous

Milieu calcaire humide,

Montagnard et alpin

Floraison mai à juillet

Genre Primula
Genre Primula

Découvrez d'autres photos sur ce site :

Hélène, Odile, Monique, Jean-Pierre et Jean.

 

à suivre........

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Comment les plantes dites «grimpantes» se hissent-elles en l’air ?

7 Juin 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Ces végétaux, aux tiges bien trop longues par rapport à leur diamètre, se hissent grâce à toutes sortes de support, pour mieux capter la lumière.

 

Il en existe plusieurs sortes :

  • les volubiles qui s’entourent autour de leurs tuteurs (exemple le houblon).
  • les grimpantes à vrilles partant de la tige principale ; ces vrilles ressemblent à des ressorts dont elles ont l’élasticité. Des ventouses (exemple la vigne) viennent parfois compléter le dispositif.
  • les plantes à crampons, (exemple le lierre ou la bignone), qui s’accrochent ainsi à leur support.
  • Et d’autres, plus originales, soit qu’elles combinent les techniques précédentes  c'est le cas de Tecoma tweediana, qui réunit les trois modes d’accroche, soit qu’elles « innovent », c'est le cas de la clématite !

 Les volubiles ou convolvulacées :

    

Privées de vue, elles trouvent néanmoins le moyen de rejoindre leur futur « tuteur », support tutélaire qui les aidera à croître !


Volubilis sur un tuteur :

411 volubilis

 

Elles font de grands tours, depuis leur enracinement, « à tâtons » pour enfin, si possible, trouver leur support.

Mais pas toujours, ainsi cette Falloppia convolvulus, dans le Fort de Tamié, qui serpentait au sol sans espoir de pouvoir grimper un jour, le moindre arbrisseau étant absent dans ce désert militaire trop bien tenu !

 

C’est l’apex (extrémité de la tige) qui décrit des « cercles » par un mouvement similaire à celui d’une hélice, en plus du gravitotropisme négatif (ou gravitropisme). Le gravitotropisme négatif est le mouvement vertical vers le haut, commun à tout végétal. Ce mouvement de circumnutation  (du latin nutatio oscillation) est assez rapide, 16 rotations en 24 heures, paraît-il, et cela, sur un rayon qui peut atteindre les 15cm.

  

Le tuteur atteint, il faut grimper maintenant  - s’il n’est pas trop gros : vous ne verrez jamais un liseron grimper sur un arbre centenaire – contrairement au lierre mieux armé (crampons) pour ce faire ! Dans une observation faite par A. et J. Tronchet, la spirale d’un liseron des haies, Calystegia sepium décrit quasiment trois cercles complets en 3 heures !

 


Liseron des haies sur un noisetier :


401 liseron sur noisetier

 

Ce mouvement de rotation est produit par une inégalité de croissance entre la face (a) et la face (b) de la tige,  pour visualiser, prenez une banane et vous verrez qu’un côté est plus long que l’autre, d’où la forme incurvée ! (une banane ne sera jamais une sucette à l’anis...). Cela veut dire que une face -(a) par exemple- de la tige pousse plus vite que la face opposée  -(b) dans l’exemple- : ce qui incline l’extrémité de la plante (portant l’apex) vers le côté qui croit moins vite.

 

Les spires décrites par l’apex des volubilis se resserrent peu à peu, au fur et à mesure de la croissance. Ce mouvement de circumnutation obéit à un rythme endogène, c'est-à-dire qu’il n’est pas influencé par la lumière ni par le toucher. Ceci n’est pas le cas des vrilles, qui, elles, accélèrent au contact du support – tropisme au toucher ou thigmotropisme.

 

 

Vient maintenant la question : toutes les volubiles s’enroulent-elles dans le même sens ?

Le sens de l’enroulement est un caractère génétique (C. Darwin qui s’est penché sur la question parle  d’atavisme).

Ainsi le houblon –Humulus lupulus, que J. Covillot  décrit «s’enroulant par la droite.. », l’herbe aux femmes battues – Tamus communis- tournent dans le sens des aiguilles d’une montre  (Darwin fait référence à la course du soleil : face à la plante, le dos au nord, les spires suivent la course du soleil dans le ciel)


L'herbe aux femmes battues :

 

410 tamus

Dans le sens contraire – et du soleil et de nos montres-, nous avons dans nos jardins, ipomée volubilis (Ipomea sp.), dérivée de Calystegia sepium déjà mentionnée, mais aussi les glycines –Wisteria sinensis -, le haricot à rames –Phaseolus vulgaris-, Phaseolus coccineus ; les cuscutes – Cuscuta sp.- etc....

La morelle douce-amère – Solamum dulcamara- s’enroule indifféremment dans un sens et dans l’autre, mais uniquement autour de tiges très minces (cf. Lonicera flexuosa, chèvrefeuille de Chine, qui grimpe le mieux  - paraît-il- le long d’une ficelle tendu !).

 

Les plantes à vrilles


Les vrilles sont des feuilles ou des pédoncules de fleur, modifiés. Les plantes à vrilles s’accrochent par ces vrilles qui s’enroulent sur le support dès qu’il y a  contact (voir plus haut) : vignes – Vitis vinifera ; Parthenocissus sp ;-, courges –Cucurbita sp.- melons – Cucumis sativa, C. melo.


Vigne-vierge :

 

407 vigne vierge

 


Les bryones – Bryonia dioica et B. alba- ont des vrilles spiralées en tire-bouchon, successivement  en double sens, qui s’étirent sous les effets du vent mais ne cèdent pas.


Les plantes à crampons

 

Les plantes à crampons, tel le lierre commun –Hedera helix-, les bignones –Campsis sp.- se fixent sur tout support (voir la photo du pied de cerisier où les deux grimpent côte à côte).

 

Le lierre commun :

 

404 hedera helix

 

La bignone :

 

412 bignone

 

Le lierre et la bignone au pied du cerisier :


413 bignone

La clématite clematis vitalba :

 

L’on se doute maintenant qu’une plante grimpante n’est pas nécessairement volubile et je voudrais terminer par celle qui, surgissant d’une haie de thuyas, a grimpé sur un arbre de plus de 3 m de haut : la clématite !


dans le sumac :

 

413 sumac et clematite

La clématite – Clematis vitalba-  est considérée comme une liane surgissant des couverts sombres des forêts  -ici d’une haie !- à la recherche de la lumière.

 

416 clematite

 

Elle progresse grâce à ses feuilles composées de folioles : les pétioles des jeunes folioles, au contact d’un corps quelconque –thigmotropisme-, s’incurvent et l’embrassent, formant une sorte de crochet (parfois à double tour !) ; le pétiole grossit, se renforce en fibres, et la progression continue....

 

414 clematite
Ingénieux, n’est-ce pas ? !

 

                                                                      Jean

 

Photos de Jean

 

 

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