Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Voyage au pays du lis, suite...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Lilium pyrenaicum, Lis des Pyrénées.

Tige robuste, glabre, très feuillée.

Feuilles très nombreuses, très rapprochées, dressées, linéaires.

Voyage au pays du lis, suite...
Lilium pyrenaicum, Lis des Pyrénées
Lilium pyrenaicum, Lis des Pyrénées

Lilium pyrenaicum, Lis des Pyrénées

Fleurs, grandes, jaune vif, ponctuées de noir, penchées, entremêlées de feuilles éparses ou verticillées.

Périanthe à divisions oblongues, roulées en dehors et glabres sur le dos.

Lilium pyrenaicum, Lis des Pyrénées

Lilium pyrenaicum, Lis des Pyrénées

6 étamines saillantes à anthère rouge-orange. Style très épaissi en massue, égalant ou dépassant les étamines.

Lilium pyrenaicum, Lis des Pyrénées

Lilium pyrenaicum, Lis des Pyrénées

Ecologie : Bois et montagnes, midi et chaîne des Pyrénées.

Lilium pyrenaicum, Lis des Pyrénées

Lilium pyrenaicum, Lis des Pyrénées

 

 

        Lilium pyrenaicum, le lis des Pyrénées est protégée en               midi Pyrénées

 

        Floraison mai- juillet.

 

Lilium pomponium, Lis turban.

 

Lilium pomponium, Lis turban.

Lilium pomponium, Lis turban.

De 30 à 60 cm, assez grêle, tige dressée, glabre, presque nue au sommet, très feuillée dans le bas.

Feuilles nombreuses, rapprochées, dressées, linéaires.

Lilium pomponium, Lis turban.

Lilium pomponium, Lis turban.

Grandes fleurs rouge orangé, ponctuées de brun, penchées, solitaires ou 2-6, en grappe lâche.

Style assez mince, ne dépassant pas les étamines divergentes

Lilium pomponium, Lis turban.
Lilium pomponium, Lis turban.

Lilium pomponium, Lis turban.

Ecologie : coteaux pierreux du sud-est, Var, Alpes de Hautes Provence, Alpes Maritimes, jusqu’à 2000 m.

Lilium pomponium, Lis turban.
Lilium pomponium, Lis turban.

Lilium pomponium, Lis turban.

 

 

   Protégée dans les Alpes maritimes

   et les Alpes de Haute Provence.

   Floraison mai, juillet.

 

Lorsque, au détour des chemins, nous avons la chance d'apercevoir ces magnifiques lis, c’est un vrai régal pour les yeux. Il ne faut surtout pas les cueillir, car Dame nature nous offre le plus beau des jardins.

« Le bonheur est une fleur qu’il ne faut pas cueillir » André Maurois

 

                                                                     Photos et texte de Josette

Publié dans Flore

Partager cet article
Repost0

Voyage au pays du Lis,

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Abandonnons momentanément l'hémisphère sud et suivons Josette qui nous présente ces très beaux lis.... 

Avec ses fleurs majestueuses, le Lis a depuis toujours suscité l’admiration, tour à tour associé aux Déesses grecques, à la vierge Marie ou aux rois de France.

Les Lis sont présents à l’état naturel dans plusieurs pays du monde où ils poussent principalement dans les prairies, les zones forestières et montagneuses.

Le Lis appartient à la famille des Liliacées. Ce sont des plantes herbacées, vivaces, à bulbes écailleux.

 

Lilium Martagon, Lis martagon

Il se nomme aussi Lis de Catherine

Il se nomme aussi Lis de Catherine

Superbe lis dans les prairies et les bois clairs des montagnes et des collines.

Feuilles ovales, allongées, très brièvement pétiolées, verticillées.

Lilium Martagon, Lis martagon
Lilium Martagon, Lis martagon

Lilium Martagon, Lis martagon

Fleurs roses violacées, ponctuées de pourpre, penchées. Tépales réfléchis.

 

Lilium Martagon, Lis martagon

Lilium Martagon, Lis martagon

 

Le Lis Martagon est présent dans l'Est,

le Centre et le Midi.

C'est une espèce protégée dabs de nombreux départements.

 

Voir aussi un article plus complet, paru sur ce blog en juin 2016.

 

 

Lilium bulbiferum var croceum, Lis orangé ou Lis faux safran,

 “croceum” : couleur safran.

De 50 à 70 cm. Tige anguleuse, feuillée jusqu’aux fleurs.

Feuilles éparses, nombreuses, lancéolées, étalées, glabres.

Lilium bulbiferum var croceum, Lis orangé ou Lis faux safran,

Lilium bulbiferum var croceum, Lis orangé ou Lis faux safran,

Fleurs très grandes, safranées ou orangées ponctuées de noir, dressées, de 1 - 4 en fausse ombelle.

Pédoncule, velu, laineux.

Périanthe en cloche ouverte, tépales réfléchis à l’extrémité seulement, poilus en dehors.

Lilium bulbiferum var croceum, Lis orangé ou Lis faux safran,
Lilium bulbiferum var croceum, Lis orangé ou Lis faux safran,

Lilium bulbiferum var croceum, Lis orangé ou Lis faux safran,

 

 

 

 

Présent dans les bois et les prairies des massifs alpins et en Corse.

Protégé dans plusieurs régions, Alpes de haute Provence, Alpes maritime, Corse, Isère.

Floraison : Juin- juillet.

 

 

 

PS : Lilium bulbiferum var bulbiferum porte des bulbilles à l’aisselle des feuilles supérieures.

Le voyage n'est pas terminé ! à suivre……

                                                                     Photos et texte de Josette

Publié dans Flore, Fiches techniques

Partager cet article
Repost0

La Réunion (5) et sa vanille Bourbon.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Cette fois, nous nous dirigerons vers le “Nord/Est“ en direction de Sainte Suzanne pour une visite de sa Vanilleraie.

Située au cœur d’un authentique domaine créole, le Domaine du Grand Hazier à Sainte-Suzanne, la Vanilleraie est le fruit de la rencontre entre des producteurs de vanille passionnés par leur métier et les propriétaires du domaine.

Carte empruntée à Internet

Carte empruntée à Internet

Origine de la Vanille à la Réunion :

En 1819, le capitaine Philibert et le botaniste Perrotet introduisent la vanille à la Réunion en vue de la cultiver.

Le Vanillier, Vanilla planifolia, famille des Orchidacées,

La Réunion (5) et sa vanille Bourbon.

Cette liane originaire du Mexique restera, pendant une trentaine d’années une plante d’ornement, faute de fructification naturelle

En effet l’abeille, Euglossa viridissima, famille des Apidées, vivant au Mexique, seule pollinisatrice naturelle de la vanille, n’a pu être acclimatée à La Réunion. 

Photo empruntée à Internet

Photo empruntée à Internet

Il faudra attendre 1841 pour qu’Edmond Albius, un jeune esclave âgé de 12 ans, trouve le procédé de pollinisation manuelle de la vanille, encore utilisé de nos jours. 

Schéma de la pollinisation manuelle

La Réunion (5) et sa vanille Bourbon.

Pollinisation manuelle

La Réunion (5) et sa vanille Bourbon.
La Réunion (5) et sa vanille Bourbon.

Développement de la Culture de la vanille :

Après cette découverte majeure, la culture de la vanille va connaitre un développement de grande ampleur sur l’île. Malheureusement, les gousses de vanille se fendent à maturité et perdent de leur valeur commerciale. Il faudra toute l‘ingéniosité de deux producteurs réunionnais, Ernest Loupy et David De Floris, pour mettre au point un procédé de préparation permettant à la gousse de vanille de développer tout son arôme sans se fendre (procédé toujours utilisé de nos jours).

 

Culture de la vanille :

Le vanillier est cultivé de façons très différentes depuis des modes très extensifs (type culture en sous-bois) jusqu’à des modes très intensifs (type culture hors-sol sous ombrage artificiel). 

Culture en sous-bois, photo empruntée à Internet

La Réunion (5) et sa vanille Bourbon.

Culture hors-sol sous ombrage artificiel

La Réunion (5) et sa vanille Bourbon.

Pour se développer, la vanille a besoin d’un climat tropical chaud et humide. C’est la raison pour laquelle on retrouve les plantations de vanille sur la côte Est de la Réunion (la plus arrosée). La plupart des parcelles se situe en forêt car un certain ombrage est nécessaire au bon développement du plant de vanille.

Après plantation, il faudra attendre trois ans avant de voir s’épanouir les premières fleurs de vanille.

Photo empruntée à Internet

Photo empruntée à Internet

Ces dernières, éphémères, doivent être fécondées dans la matinée, la fleur se fanant en l’espace d’une journée.

La gousse de vanille atteint sa taille définitive deux mois après fécondation mais il lui faudra 9 mois pour arriver à maturité.

La Réunion (5) et sa vanille Bourbon.

Récolte de la vanille :

 

La récolte de la vanille s’effectue gousse par gousse, en fonction de son degré de maturité. Elle commence en juin pour se terminer à la mi-octobre. 

Echaudage et égouttage :

Le procédé appelé échaudage, permet d'éviter que les gousses  se fendent, il doit être entrepris dans les 48 heures suivant la récolte. Les gousses de vanille sont plongées dans une eau chauffée à 65°C pendant 3 mn.

Echaudage et chaudière à échaudage, photos empruntés à Internet.
Echaudage et chaudière à échaudage, photos empruntés à Internet.

Echaudage et chaudière à échaudage, photos empruntés à Internet.

Egouttage

Egouttage

Après égouttage, les gousses de vanille sont placées durant 24 heures dans des caisses capitonnées de couvertures pour les faire transpirer, c’est l’étuvage.

Etuvage

Etuvage

Etuvage :

C’est au cours de cette étape que les gousses de vanille changent de couleur et prennent leur belle robe chocolat. A ce stade, les gousses de vanille sont encore gorgées d’eau et doivent être séchées pour assurer leur conservation

Séchage :

Le séchage de la vanille se déroule en deux étapes : un premier séchage très intense au soleil pendant une dizaine de jours puis un séchage plus lent à l’ombre durant 2 à 3 mois. Les gousses de vanille sont régulièrement triées pour juger de leur état de dessiccation.

Séchage au soleil

Séchage au soleil

Séchage à l'ombre, photo empruntée à Internet

Séchage à l'ombre, photo empruntée à Internet

Maturation :

Les gousses de vanille sèches partent en malle de maturation pour une période de 12 mois minimum alors que les gousses insuffisamment sèches repartent au séchage. C’est lors de cette phase de lente maturation aromatique que les arômes de la vanille s’élaborent. C'est comparable au passage en barrique pour le vin.                              

Pendant ces 12 mois, un contrôle régulier des malles est effectué pour éviter tout développement de moisissure ph 15.

C’est à l’issue de ce long processus de maturation que les gousses de vanille acquièrent leur parfum subtil et délicat.                               

La Réunion (5) et sa vanille Bourbon.

Calibrage :

Les gousses sont triées à la main selon leur longueur, les plus longues seront les mieux valorisées.

Table de calibrage et calibrage de la vanille Bourbon
Table de calibrage et calibrage de la vanille Bourbon

Table de calibrage et calibrage de la vanille Bourbon

Les gousses de même longueur sont conditionnées en bottes, pour être stockées, toujours en malles où elles vont conserver leurs qualités. Alors, seulement, elles seront prêtes à être commercialisées. Au total, il se sera écoulé près de deux ans entre la récolte des gousses de vanille et leur commercialisation.

Malle de stockage

Malle de stockage

C’est un très long travail pour obtenir de bonnes gousses de vanille, ce qui explique leur qualité exceptionnelle et leur prix élevé.

Appellation “Vanille“ :

L'appellation commerciale « vanille » s'applique aux gousses préparées de longueur au moins égale à 15 centimètres. Les plus beaux fruits, dits «Vanille ménagère», sont destinés à la vente au détail ; ils ne doivent être ni fendus, ni ragués (éffilochés), ni secs. Une gousse de qualité doit pouvoir être enroulée autour du doigt sans s'abîmer. 

Test de qualité de la vanille Bourbon

Test de qualité de la vanille Bourbon

La qualité la plus exceptionnelle est appelée «vanille givrée» : la vanilline a cristallisé en surface en légères efflorescences neigeuses. C'est la vanille la plus intensément et la plus délicatement parfumée. 

Amour et patience sont les maîtres mots qui caractérisent la vanille et en font un produit d’exception.

J'espère que la découverte ou la redécouverte de cette fabuleuse épice vous aura fait voyager un peu plus au cœur de l'île intense.

 

                                                                       Joanny

Photos Anaële et Joanny et quelques unes empruntées à Internet

La Réunion (5) et sa vanille Bourbon.

Vanille givrée à gauche

Partager cet article
Repost0

La Réunion et son jardin magique (4)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Nous sommes toujours à St Leu, dans le jardin conservatoire botanique de Mascarin.

- Vergers créoles.

Fleur de bananier et bananier (Musa sp)

Fleur

Fleur

Régime de bananes, photo empruntée à Internet

Régime de bananes, photo empruntée à Internet

Cabosses du Cacaoyer et fleur (Theobroma cacao) famille des Malvacées.

Cabosses

Cabosses

Fleur, photo empruntée à Internet

Fleur, photo empruntée à Internet

- Plantes grasses et Cactées

___
___
___
___

___

- Les Nénuphars 

___
___
___

___

- Les orchidées

La Réunion et son jardin magique (4)
La Réunion et son jardin magique (4)La Réunion et son jardin magique (4)
La Réunion et son jardin magique (4)La Réunion et son jardin magique (4)
La Réunion et son jardin magique (4)La Réunion et son jardin magique (4)

Visite très agréable dans un environnement grandiose, à ne pas manquer si vous avez la chance de visiter cette merveilleuse Île.

                                                                                 Joanny

Photos Anaële et Joanny, quelques-unes empruntées à Internet.

Le piton de la fournaise, pour bientôt...

La Réunion et son jardin magique (4)
Partager cet article
Repost0

La Réunion et son Jardin Magique, (3)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Nous sommes toujours à St Leu, dans le jardin conservatoire botanique de Mascarin.

Direction les collections :

- La Bambouseraie

___
___
___

___

- Les caféiers

Les caféiers
Les caféiers
Les caféiers

Les caféiers

Café Bourbon Pointu, café d’exception, dont je vous ai parlé dans l'article précédent.

___

___

Caféier en fleur, photo empruntée à Internet.

___

___

- Les palmiers

La Réunion et son Jardin Magique, (3)
La Réunion et son Jardin Magique, (3)
___
___

___

- Vergers créoles

Vacoa (Pandanus utilis) famille des Pandanacées, son fruit est appelé Pimpin à La Réunion..

La Réunion et son Jardin Magique, (3)
Pimpin

Pimpin

à suivre...

                                                                     Joanny

Photos Anaële et Joanny, sauf quelques-unes empruntées à Internet.

Partager cet article
Repost0

La Réunion et son Jardin Magique, (2)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Sitôt installés à l’hôtel de St Denis notre première destination est pour la côte ouest en direction de St Leu où nous attend le Jardin Conservatoire Botanique Mascarin.       

Carte empruntée à Internet

Carte empruntée à Internet

 Créé il y a maintenant 25 ans, ce jardin de 7 ha propose la découverte de la richesse, la diversité et la fragilité de la flore réunionnaise. On y découvre plantes réunionnaises endémiques uniques au monde, collection mondiale de caféiers, fruitiers tropicaux, palmiers, grande variété de cactées, bambous cathédrale, orchidées …

A l'origine, ce domaine faisait partie de la vaste propriété agricole (660 ha) de Sosthènes, d'Armand de Chateauvieux et de sa descendance, qui vécurent sur ce site depuis 1857. 

La Réunion et son Jardin Magique, (2)

Maison de Maître du domaine agricole

Une histoire étonnante tournée vers la production des pommes, des oignons légendaires et bien sûr de la canne à sucre et du géranium. Une histoire imprégnée de la foi d'une famille, comme en témoigne l'église de basalte jouxtant le Jardin. Construite à cette époque par la famille, elle est aujourd'hui classée au rang des monuments historiques.  

La Réunion et son Jardin Magique, (2)

Eglise de la famille Châteauvieux

La Réunion et son Jardin Magique, (2)

Intérieur de l'église de la famille Châteauvieux

La Réunion et son Jardin Magique, (2)

Vue depuis le jardin du Mascarin

L’accès au jardin est possible mais malheureusement il se fera sans guide, nous nous sommes donc engagés seulement équipés d’un plan des lieux.

En avant pour une visite en images, au gré de notre parcours, entre les différentes collections : 

L’oiseau du paradis (Strelitzia reginae) famille des Strelitziacées.

___

___

Un chèvrefeuille du Japon (Lonicera japonica halliana) famille des Caprifoliacées,                

___

___

Le Jacquier (Artocarpus heterophyllus) famille des Moracées. Ses fruits, très appréciés de la cuisine créole, peuvent peser jusqu’à 25 kg. Ils sont cauliflore c.à.d. qu'ils poussent directement sur le tronc de l’arbre.                                                         

___

___

Gesse commune ou Pois carré (Lathyrus sativus) famille des Fabacées, également très apprécié en cuisine créole.  

Photo emprunté à Internet

Photo emprunté à Internet

Le redoutable Affouche rouge dit l’étrangleur (Ficus rubra) famille des Moracées,       

La Réunion et son Jardin Magique, (2)
Photo empruntée à Internet

Photo empruntée à Internet

Gingembre rouge (Alpinia purpurata) non comestible, famille des Zingibéracées,       

___

___

Bois de chandelle (Dracanea reflexa) famille des Liliacées. Il sert de tuteur dans les plantations de vanilliers,  

___

___

Au détour d’une allée                                                   

Voici la Néphile dorée (Nephila inaurata) appelée Bibe en créole, famille des Aranéidées.

La Nephila est une grande araignée qui peut mesurer jusqu’à 15 cm, pattes tendues. Impressionnant non ?   

La nuit, elle part à la recherche des blattes ou cancrelats dont elle se nourrit après les avoir paralysés presque instantanément par sa morsure.                                             

La Réunion et son Jardin Magique, (2)
La Réunion et son Jardin Magique, (2)

Nous découvrirons les collections lors des prochains épisodes.

                                                                     à suivre..........

                                                                      Joanny

Photos Anaële et Joanny, sauf quelques-unes empruntées à Internet.

Partager cet article
Repost0

Les frontières sont fermées, les avions ne décollent plus, on ne peut plus voyager ? Eh bien si, en route pour l'île de la Réunion !!

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

En 2017, invité avec ma petite fille Anaële par mon fils Philippe, en poste à l’île de la Réunion et à Mayotte, nous avons pu découvrir quelques merveilles de ces deux départements d’outre-mer.

 

Île de La Réunion. (1)

Tout d’abord un peu d’histoire et de géographie.

Au départ, c’est l’Inde qui, se déplaçant graduellement grâce au mouvement des plaques tectoniques, a provoqué une intense activité volcanique, de sorte que les éruptions successives ont engendré les Laccadives, les Maldives, les îles Chagos et les Mascareignes… pour enfin voir apparaître l’île de La Réunion, Département d’Outre-Mer (code postal 974). 

Clic sur les photos pour les agrandir

Piton des neiges (3071 m) à l’origine de l’île de la Réunion,

Photo empruntée à Internet.    

La Réunion, île volcanique, fait partie de l’archipel des Mascareignes qui comprend trois autres îles : Madagascar, l’île Maurice et Rodrigues. D'une superficie de 2 512 km2, La Réunion est située à 684 km à l'est de Madagascar et à 9700 km de la France.

 Les frontières sont fermées, les avions ne décollent plus, on ne peut plus voyager ? Eh bien si, en route pour l'île de la Réunion !!

Carte de l'Océan indien, empruntée à Internet

Repérée dès le Moyen Âge par les Arabes sous le nom de « Dina Morgabin » (l’île couchant).

C’est le portugais Pedro de Mascarenhas qui en révéla l’existence aux occidentaux le 9 février 1513

                                                                              

L’île de La Réunion, qui ne fut peuplée qu’au XVIIe siècle, n’avait pas de nom. Elle ne fut d’abord qu'une escale de la compagnie française des Indes Orientales et on lui donna en 1640 le nom de « Bourbon », en hommage à la dynastie régnante (du nom du village de Bourbon, dans l’Allier)

1663. Début du peuplement définitif : 2 Français et 10 Malgaches dont 3 jeunes filles.       

1665. Début de la colonisation officielle par la Compagnie des Indes Orientales.         

1711. Découverte de plants de caféiers sauvages sur l’île : 

voir le document de Jean-Pierre COEVOET

LE CAFÉ, PREMIÈRE CULTURE CLÉ DE L’HISTOIRE DE L’ÎLE BOURBON / LA RÉUNION    

https://dpr974.files.wordpress.com/2012/03/cafc3a9-c3a0-bourbon1.pdf                            

La Convention Nationale décréta, le 23 mars 1793 que l’île Bourbon porterait désormais le nom d’île de « La Réunion ». Il s’agissait de la réunion des fédérés, les troupes envoyées par des départements de province – les soldats de l’An II – pour défendre la jeune République.

L’esclavage n’y était pas pour autant aboli. La loi du 4 février 1794 n’ayant jamais été appliquée, l’île devait rester esclavagiste jusqu’en 1848.

De 1806 à 1815, la Réunion fut rebaptisée « île Bonaparte ».

1815, elle retrouva son nom d’île Bourbon.

Le 7 mars 1848, le gouvernement provisoire, avant d’y abolir l’esclavage, arrêta que l’île serait de nouveau l’île de La Réunion.

 Les frontières sont fermées, les avions ne décollent plus, on ne peut plus voyager ? Eh bien si, en route pour l'île de la Réunion !!

La Réunion, 974. Carte empruntée à Internet.    

Au 1ᵉʳ janvier 2017, 853 659 personnes vivent à La Réunion.

La population actuelle de l’île est largement liée aux péripéties successives et douloureuses de l’esclavage.  

Voici les différentes populations de l'île et leur appellation ici (ceci n'est en aucun cas péjoratif) :

  • Les cafres (Afrique de l'est)
  • Les malbars (Indiens Tamoul, sud-est de l'Inde) 
  • Les yabs (créoles blancs) 
  • Les zoreils (métropolitains) 
  • Les chinois (sud de la Chine)
  • Les z'arabes (indiens musulmans, ouest de l'Inde) 
  • Les comoriens et mahorais (Mayotte)
  • Les malgaches (Madagascar)
 Les frontières sont fermées, les avions ne décollent plus, on ne peut plus voyager ? Eh bien si, en route pour l'île de la Réunion !!

Temple Tamoul à St Denis de la Réunion

Photo empruntée à Internet.    

 Les frontières sont fermées, les avions ne décollent plus, on ne peut plus voyager ? Eh bien si, en route pour l'île de la Réunion !!

Mosquée du Moufia à St Clotilde de la Réunion

Photo empruntée à Internet.    

 Les frontières sont fermées, les avions ne décollent plus, on ne peut plus voyager ? Eh bien si, en route pour l'île de la Réunion !!

Eglise St Anne à St Benoit de la Réunion, Photo Anaële et Joanny

Léconomie de La Réunion n'a été basée que sur la filière de la canne à sucre, ceci depuis le début du XIXe siècle, période à laquelle elle a supplanté la culture du café. Elle est à l'origine du développement des grands groupes industriels réunionnais comme Bourbon ou Quartier Français.

Aujourd’hui, entre 26 et 30 milliers d'hectares sont occupés par cette culture, qui procure encore plus de 12 000 emplois directs et indirects.

Parmi les autres cultures relativement développées sur l'île, on citera celles de l’ananas, du géranium ou de la vanille, vanille dont l'île fut jadis le premier producteur au monde, grâce à la découverte d’Edmond ALBIUS. Aujourd'hui, on relance la production de café, « Bourbon pointu », café haut de gamme.

 Les frontières sont fermées, les avions ne décollent plus, on ne peut plus voyager ? Eh bien si, en route pour l'île de la Réunion !!

Champs de cannes à sucre, Photo Anaële et Joanny

 Les frontières sont fermées, les avions ne décollent plus, on ne peut plus voyager ? Eh bien si, en route pour l'île de la Réunion !!

Drupes de café Bourbon Pointu, grand cru de la Réunion

Photo empruntée à Internet.    

Beaux marchés de St Denis de la Réunion...  

Photos Anaële et Joanny et empruntées à Internet      

                                                       Joanny

à suivre.....

Marchés de St Denis de la Réunion...  
Marchés de St Denis de la Réunion...  

Marchés de St Denis de la Réunion...  

Publié dans Histoire et légendes

Partager cet article
Repost0