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L'argousier

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Argousier - Hippophae rhamnoides.

 

argousier fiche  
On l’appelle saule épineux, olivier de Sibérie ou faux-nerprun selon les régions.


L’Argousier est  un arbuste de la famille des Eléagnacées il dépasse rarement 3 à 4 mètres de haut. Epineux, touffu, à rameaux étalés, brun foncé, densément feuillés.

Les feuilles alternes, presque sessiles, sont lancéolées-linéaires, uninervées, fermes, d'un vert sombre en dessus, argentées et parsemées d'écailles rousses en dessous.

Ce bel arbuste épineux est dioïque, ses très petites fleurs verdâtres sont donc soit mâles soit femelles et produites sur des pieds différents.

Ses baies orange sont comestibles et récoltées pour la fabrication de jus et de produits dérivés très riches en vitamines.

 

Elles renferment quatre fois plus de vitamine C que le citron.

 



L'argousier est originaire d’Europe et des régions montagneuses et tempérées de l’Eurasie. En Asie, l’argousier est très répandu surtout en Chine et dans les régions de l’Himalaya. On le trouve aussi en Russie, en Mongolie et jusque dans les pays scandinaves. Il est cultivé au Canada et en Chine, notamment pour prévenir l’érosion des sols.


Argousier 1

 

En France, il est spontané dans les Alpes et sur le littoral de la Manche, il est assez courant dans les pentes humides et les ripisylves de certains cours d’eau de notre région.

 
Parties utilisées :
Les baies, dont on tire du jus et des extraits huileux;
Les graines, pressées à froid pour en extraire l’huile;
Les feuilles et l’écorce, dont on tire également des extraits.


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L'utilisation médicinale des baies d'argousier remonte à l'Antiquité. Les Grecs l'utilisaient pour accélérer la prise de poids des chevaux et lustrer leur pelage, d'où son nom latin hippophae, qui signifie « cheval » et « briller ».


argousier bis

En Médecine traditionnelle chinoise (MTC), japonaise ou tibétaine, de même qu’en médecine ayurvédique (Inde), on emploie encore beaucoup l’argousier, notamment comme tonique, et pour soigner toutes sortes d'affections de la peau et des muqueuses. Lors des Jeux olympiques de Séoul, 2 boissons à base d’argousier (Shawikang et Jianibao) avaient été approuvées comme boissons officielles pour les athlètes chinois.


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Dans les pays du Nord, les fruits d'argousier sont condimentaires, leur suc, concentré par évaporation, accompagne les poissons. Les baies d'argousier sont une précieuse ressource hivernale pour les oiseaux. Les faisans les recherchent au point que, dans le nord de l'Europe, on plante spécialement l'arbrisseau dans les réserves de chasse pour les y retenir.

 

Argousier 2


Les amateurs de gelée d’argouses, trouveront des recettes et de précieux conseils pour la cueillette des baies, à l’adresse www.legout.com.

                                                                        

                                                                              Joanny


PS : Joanny, Nicole et Mireille ont fait de la gelée, elle est délicieuse, acidulée et douce à la fois, mais c’est du travail !


PS : Il ne faut pas confondre “Argousier“ et “Arbousier“.
Ce dernier, de la famille des Ericacées, appelé aussi “arbre à fraises“, ne se rencontre pas à l’état spontané dans notre région.

 

arbousier 1

 

Photos Joanny, Christianne et "empruntée" à Internet.

Publié dans Fiches techniques

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Fleurs d'Hiver au pays des glaçons !

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

 

Leman cote francais 11

L’article de Claudie et Monique sur le Blog ami du groupe Nature de Faverges, les photos de Roger Fillon qui circulent sur Internet, nous ont donné l’envie, à Nicole et moi, d’aller voir Genève, caparaçonnée de glace.
Mais avant d’effleurer l’histoire de Genève et de vous montrer quelques images, quelques photos de Françoise, de Nicole, d'André et de Laurent illustrant le titre de cet article et prises.... en France.


A St Jorioz,


St Jorioz par laurent hiver glacial 02-2012 (14) [1024x768]

St Jorioz par laurent hiver glacial 02-2012 (19) [1024x768]

 

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Le Léman à Yvoire

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Très brève histoire de Genève :
Genua sous la plume de Jules Caesar, Genève a une histoire longue et complexe. Elle passe successivement sous la domination des Romains, des Burgondes, des Francs, des Bourguignons, de l’Empereur Romain Germanique puis de la maison de Savoie.

 

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Siège de l’évêché, l’autorité spirituelle et temporelle de l’évêque s’étend jusqu’au Faucigny mais en 1526 la réforme chasse l’évêque, qui s’installe à Annecy. Genève se libère définitivement de la maison de Savoie le 11 décembre 1602 : en effet une attaque nocturne des Savoyards se solde par un échec. Cette bataille reste dans l'histoire Genevoise sous le nom «d’Escalade». Elle est célébrée chaque année par nos amis Genevois. La prospérité de la ville grandit au long des siècles.

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L’horlogerie et la banque sont, entre autres, source de richesse. Tout au long des XVII et XVIIIè siècles, l’histoire de Genève a connue de nombreux conflits entre les différentes classes de sa population. Genève est une terre d’accueil. De nombreux protestants y trouvent refuge pendant la réforme et les guerres de religions.


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Genève a même été chef-lieu du département du Léman, sous le premier empire !


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Le canton de Genève a rejoint la Confédération Helvétique après le Congrès de Vienne de 1815. La population étrangère est importante, elle passe de 24 % en 1850 à 42 % en 1913 (majoritairement des Français). Genève accueille nombre de réfugiés politiques italiens, allemands, français et russes (dont Lénine). Le XXe siècle avec l’installation d’organisations internationales, lui donne une renommée internationale.


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L'hiver a ses beautés mais le printemps arrive, regardez ces bourgeons prêts à éclore, endormis dans la glace!


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                                                                         Christianne


Publié dans Sorties

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L'épine-vinette

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

L'épine-vinette, Berberis vulgaris

 

Étymologie :
Berberis, nom arabe du fruit de la plante ; il signifierait coquille car les pétales creuses sont en forme de coquille. Vinette est le nom vulgaire de l'oseille dont les feuilles rappellent le goût.  

 

00 Berberis vulgaris                                                                 
L'épine-vinette, de la famille des Berbéridacées, est un arbuste caduc à semi-persistant. Très épineux (trois épines longues à la base des feuilles), il est également très ramifié et atteint 1,5 à 3 mètres de haut. A la cassure, le bois apparait jaune vif. Sa longévité est de 25 à 50 ans.


Les feuilles
Les feuilles entières, ovales, à bords découpés en fines dents terminées par une soie raide, sont glabres, alternes et fasciculées, vert clair au dessus et glauques au revers.   

 

Berberis vulgaris 3   
                      
Les fleurs
Au printemps, l’épine-vinette se couvre de grappes de fleurs jaunes, plus longues que les feuilles. Dans chaque fleur, les étamines forment de petites arches inversées entre le pistil et chaque pétale ; elles sont très sensibles et dès que le proboscide (trompe) ou la patte d'un insecte les touche, lorsque le temps est favorable, elles se détendent automatiquement vers le pistil, éparpillant un minuscule nuage de pollen.    

 

Berberis vulgaris 2                                                              
Les nectaires sont à la base des pétales et les abeilles, les guêpes, les fourmis, les mouches et les scarabées sont les principaux insectes pollinisateurs.

 

etamines et pistil

 

Les fruits
Les fruits sont des petites baies charnues, oblongues d’un rouge pourpré qui peuvent persister une bonne partie de l’hiver, baies comestibles à saveur acidulée contenant 2 à 3 graines brunâtres.

 

 

Berberis vulgaris 5

 

Son bois, fin et dur, de couleur jaune, a été utilisé en marqueterie et en teinturerie.


En France, à partir du XIXe siècle et au XXe siècle, l'épine-vinette a été éradiquée (arrêté de Juillet 1912) car c'est un hôte intermédiaire dans le cycle de la rouille noire du blé, un champignon pathogène des céréales. Elle a quasiment disparu d'Europe occidentale et ne subsiste à l'état sauvage, qu'en montagne. Actuellement, elle fait l’objet de protections régionales.

 

Berberis vulgaris 7


Utilisation

  • En cuisine

Les baies de l’épine-vinette sont très riches en vitamine C et peuvent être utilisées dans la confection de sirops et de gelées, mais avant leur maturité, ces baies peuvent être faiblement toxiques car elles contiennent de la berbérine. De nombreux magasins bio importent et proposent des baies séchées.
L’Iran est le principal producteur et consommateur de baies séchées d’épine-vinette, (zereshk en persan), celles-ci entrant dans la composition du zereshk polo (riz aux zereshks). La couleur des baies séchées fonce avec le temps. Les rincer et les faire rapidement revenir au beurre avant de les utiliser, leur saveur est (très) acidulée.

Riz iranien

 

  • En médecine

La médecine traditionnelle chinoise mentionnait déjà le Berberis vulgaris comme plante médicinale il y a plus de 3000 ans.
Les fruits contiennent de la Berbérine, un alcaloïde aux propriétés antifongiques et antibactériennes. Ils contiennent également du glucose, du fructose, de l'acide malique, de la pectine et de la vitamine C. On a utilisé la plante comme tonique, purgatif et antiseptique; c'est un régulateur de la digestion et, à forte dose, un purgatif doux.
Ses graines étaient un des constituants du diascordium et du diaprun solutif de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle.

 

Berberis vulgaris 6


La pharmacopée de la Compagnie française des Indes orientales est l'ensemble des préparations pharmaceutiques ou « remèdes » que devaient embarquer dans leurs coffres à médicaments, au titre de la médecine navale, les navires de la Compagnie française des Indes Orientales pour les soins de l'équipage. L'apothicairerie du port de Lorient permettait de satisfaire cet approvisionnement lors de l'armement.

 

                                                                                                                                                 Joanny

Photos Nicole Joanny Christianne et "empruntées" à Internet

 


Publié dans Fiches techniques

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Cyclamen d'Europe ou cyclamen pourpre

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

 Cyclamens 8417
 

 

Ethymologie
Cyclamen purpurascens

CYCLAMEN est dérivé du grec KUKLOS, cercle, par allusion aux feuilles rondes de la plante.

PURPURASCENS vient du latin purpurasco devenir pourpre, en référence à la couleur du dessous des feuilles.

 


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Description
C’est une petite espèce vivace à tubercule, de 5 à 15 cm. Les feuilles arrondies vert foncé marbré dessus, pourpre dessous, sont longuement pétiolées et visibles toute l’année. Les fleurs, solitaires et penchées au bout de longs pédicelles, se dressent parmi les feuilles : elles sont parfumées, rose carminée, avec des pétales retournés vers le haut. La floraison a lieu entre fin juillet et octobre. Les pédicelles s’enroulent en spirales à la fructification, les fruits sont globuleux.


Cyclamen d'Europe 002 copie


Habitat
Il se plaît dans les bois clair de feuillus, sur sols calcaires, entre 400 et 1500 m. En France, il se rencontre dans le Jura et dans les Préalpes de Savoie et du Dauphiné. Son aire de distribution s’étend jusqu’aux montagnes des Carpates et jusqu’aux Balkans.


Histoire

Vers la fin du XIXème siècle, les femmes de l’Albanais cueillait des cyclamens et allaient les vendre à Aix-les-bains, à pied, 25 km aller et autant au retour. Au XXème siècle, Aix-les-Bains était une ville d’eau mondaine qui attirait la clientèle étrangère des gens fortunés. Ceux-ci appréciaient les modestes cyclamens du bord du Chéran… Plusieurs grossistes firent la commercialisation vers Chambéry, puis Lyon et Paris. Tandis que les parents vaquaient aux travaux agricoles, les enfants partaient à la nuit vers les bois riverains du Chéran et cueillaient les cyclamens.
Huit fleurs et quatre feuilles faisaient une boutonnières, trente fleurs une poignée, cent petits bouquets (mille fleurs environ) remplissaient une caissette.


 

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Yvonne DUBOIS, experte en la matière, nous confie qu’elle cueillait environ 800 fleurs en 1 heure. La récolte quotidienne au début du siècle était de 3000 à 5000 bouquets pour le village les jours ordinaires, 10000 les jours de fêtes, le double certaines années.
 

 

(Extrait de légendes et réalités des rives du Chéran, 1987, éditions APACPA. Y DUBOIS la vallée des cyclamens, 1983, éditions du Cerf)


Monsieur THONION de l’Académie Florimontane, se plaignait déjà en 1890 «des ravages que cause la récolte continuelle dans la belle saison».

 

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 Protection de notre patrimoine floristique


Certes la vente des cyclamens a permis à plusieurs générations d’habitants de la vallée du Chéran, d’obtenir un apport financier non négligeable. Mais l’impact d’une telle cueillette intensive est visible car aujourd’hui, on ne rencontre plus une telle quantité de cyclamens dans les bois de la vallée d’Allèves. La réduction de la capacité de dispersion de l’espèce par la cueillette intensive des fleurs est à l’origine de la dérive génétique des cyclamens et par conséquent de la réduction de leur potentiel évolutif.


La récolte d’une grande quantité de fleurs est susceptible de menacer la pérennité de cette espèce, la vente libre est de nature à encourager les pratiques de cueillette. C’est pourquoi le cyclamen fait l’objet de mesure de protection.


Le cyclamen pourpre est protégé en Suisse, dans la région Alpes Côte d’Azur et dans plusieurs départements. Hélas, les Préfets de Savoie et de Haute Savoie n’ont pas encore pris les mesures de protection nécessaires. Mais nous pouvons tous agir :


On protège ce qu’on aime alors si vous apprécier la beauté des plantes,
respectez-les, ne les cueillez pas !


D’autres plantes de la vallée du Chéran sont victimes de ces ravages de la cueillette traditionnelle. Voici l’hommage qu’Yvonne DUBOIS leur a rendu :


«Dans la vallée, la nature semble avoir voulu se faire pardonner son âpreté par une  débauche de fleurs toutes plus belles les unes que les autres, de la fonte des neiges au premières gelées d’octobre. C’est d’abord le perce-neige (plutôt la nivéole) qui fleurit les sous-bois elle cède la place au bois joli rose et parfumé puis au muguet qui agite ses clochettes embaumées. Tandis que les fraises sauvages finissent de murir le lys Martagon ourle majestueusement ses corolles ocrées au parfum lourd et capiteux. Fin juin dans un coin retiré de la montagne argileux et humide s’épanouit le sabot de Venus. Sa fleur sans odeur, jaune et marron, d’une grâce exquise, semble vraiment un petit sabot pour chausser une déesse. On ne croirait pas une fleur pas plus que l’orchis abeille qui fleurit au même moment tout velu et rond, pareil à une «tonne » notre gros bourdon inoffensif et bruyant.
Avec juillet apparaît la reine de nos fleurs, le cyclamen. Il se cache dans les buissons, les taillis les fraisiers et les bruyères (plutôt callunes) au cœur de la forêt dont il aime l’humus. Son parfum est incomparable. Il a la douceur de ceux de la violette et de la rose, la force et la saveur de celui du muguet, mais aussi le capiteux et le musqué de l’œillet.»


Est-ce que la destinée de ces fleurs c’est un vase puis cela ???

 

sac poubelle

 

 A vous de choisir !

                                                                              Sylvie

Photos Sylvie Nicole Joanny Christianne et "empruntées" à Internet

 

Publié dans Flore

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