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sorties

Trois jours au Mont Cenis- 6 -

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Troisième jour, il fait beau !!! Nous voilà sur le chemin qui contourne le Fort de Variselle, en direction du lac Blanc.

 

Trois jours au Mont Cenis- 6 -

Les Forts du Mont Cenis

Dès 1861, les priorités du royaume d’Italie sont l’unité et la défense du territoire. Ainsi, ayant laissé aux Français les fortifications de Maurienne, il équipe le Mont-Cenis (resté Italien) de plusieurs forts comme celui de Ronce, de Cassa, de Variselle, de Patacreuse et de Malamot.

Le fort de Variselle s'élève à 2118 m. d'altitude. C'est le plus grand des ouvrages du Mont-Cenis, il en est aussi le fort de commandement. Son plan pentagonal, inspiré de l'architecture Montalembert, s'adapte au relief. L’empire français construit pour sa part des forts et postes, Turra, Revêts, Sollières, Arcellins et Mont-Froid.

Toutes ces fortifications sont abandonnées après la Seconde Guerre mondiale mais il en demeure des vestiges tout au long de la Haute Maurienne.

Fort de Variselle

Fort de Variselle

Une large piste continue dans les alpages, des génisses fort civiles paissent tranquillement, indifférentes aux humains agglutinés devant de maigres plantules.

Trois jours au Mont Cenis- 6 -

Oxytropis campestris, oxytropis champêtre, Fabacées

Oxytropis helvetica, oxytropis de Gaudin, Fabacées

Veronica allionii, véronique d’Allioni, Plantaginacées

Phyteuma globularriifolium subsp pedemontanum, raiponce du Piémont, Campanulacées

Sempervivum arachnoideum, Joubarde aranéeuse, Crassulacées

Sempervivum montanum subsp. montanum, Joubarde des montagnes, Crassulacées

Pyrola minor, petite pyrole, Ericacées

Leontopodium nivale subsp alpinum, edelweiss, Asteracées

 

Les photos de Jacques

Oxytropis campestris, oxytropis champêtre, Fabacées
Oxytropis campestris, oxytropis champêtre, Fabacées

Oxytropis campestris, oxytropis champêtre, Fabacées

Oxytropis helvetica, oxytropis de Gaudin, Fabacées
Oxytropis helvetica, oxytropis de Gaudin, Fabacées

Oxytropis helvetica, oxytropis de Gaudin, Fabacées

Veronica allionii, véronique d’Allioni, Plantaginacées

Veronica allionii, véronique d’Allioni, Plantaginacées

Phyteuma globularriifolium subsp pedemontanum, raiponce du Piémont, Campanulacées

Phyteuma globularriifolium subsp pedemontanum, raiponce du Piémont, Campanulacées

Sempervivum arachnoideum, Joubarde aranéeuse, Crassulacées

Sempervivum arachnoideum, Joubarde aranéeuse, Crassulacées

Sempervivum montanum subsp. montanum, Joubarde des montagnes, Crassulacées
Sempervivum montanum subsp. montanum, Joubarde des montagnes, Crassulacées

Sempervivum montanum subsp. montanum, Joubarde des montagnes, Crassulacées

Pyrola minor, petite pyrole, Ericacées

Pyrola minor, petite pyrole, Ericacées

Leontopodium nivale subsp alpinum, edelweiss, Asteracées

Leontopodium nivale subsp alpinum, edelweiss, Asteracées

De belles rocailles dont les affleurements rocheux brillent au soleil, abritent de nombreuses espèces orophytes alpines, plantes en coussins ou arbres nains.

Trois jours au Mont Cenis- 6 -
Trois jours au Mont Cenis- 6 -

Le regard se perd dans le vaste paysage de la combe occupée par le lac et les espaces pastoraux qui l’entourent.  

Vue sur le lac et le chaînon oriental du massif, avec la pointe de Ronce et la pointe du Lamet

Vue sur le lac et le chaînon oriental du massif, avec la pointe de Ronce et la pointe du Lamet

Les fiches techniques d'André

Trois jours au Mont Cenis- 6 -
Trois jours au Mont Cenis- 6 -
Trois jours au Mont Cenis- 6 -
Trois jours au Mont Cenis- 6 -
Trois jours au Mont Cenis- 6 -
Trois jours au Mont Cenis- 6 -
Trois jours au Mont Cenis- 6 -
Trois jours au Mont Cenis- 6 -

A suivre....

                                                            Christianne

Publié dans Sorties

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Trois jours au Mont Cenis - 4 - le Jardin Alpin et le Musée de la Pyramide...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Après notre « pique-nique » dans une salle mise à disposition gentiment par l’Hôtel Gran Scala, nous décidons d’aller au col du Mont Cenis. Il y a le Musée de la Pyramide où nous pourrons découvrir l'histoire du col du Mont-Cenis, lieu de passage mythique entre France et Italie.

Et si la pluie se calme, il y a le Jardin !!!

Sur près d'un hectare, le Jardin Alpin présente la flore alpine et plus particulièrement celle de Haute Maurienne, fleurs et plantes en accès libre, vraiment exceptionnelles, avec des espèces endémiques sur le site du Mont Cenis.

Plan du Jardin Alpin du Mont Cenis

Plan du Jardin Alpin du Mont Cenis

Depuis 1970, sous l'impulsion du père Fritch, le col abrite un jardin alpin. Faute d'entretien, ce dernier s'est détérioré jusqu'au début des années 2000. Cette dégradation avancée déclencha une prise de conscience, et, grâce aux efforts conjoints du parc national de la Vanoise et des communes environnantes, une longue restauration et un réaménagement du jardin alpin furent entrepris. Cette valorisation était d'autant plus nécessaire, car plus de 250 espèces florales de montagne y prospèrent.

Le jardin s’étend sur une pente qui descend vers le lac. C'est un vrai bonheur de découvrir toute cette flore alpine au fil des petits chemins qui suivent le relief. Les brumes qui s’étirent sur les montagnes alentour donnent au paysage une note mélancolique, qui me plait.

Mont Cenis, lac et jardin.

Mont Cenis, lac et jardin.

Les plantes sont très bien identifiées, leurs couleurs se répondent, en voici quelques-unes.

Veronica spicata, véronique en épis, Plantaginacées.

Leontopodium nivale, edelweiss, Astéracées.

Aster alpinus, aster des Alpes, Asteracées

Campanula spicata, campanule en épis, Campanulacées.

Lilium bulbiferum, lis orangé, Liliacées

Linaria angustissima, linaire à feuilles étroites, Plantaginacées.

Horminum pyrenaicum, hormin des Pyrénées, Lamiacées.

Anchusa  ochroleuca, buglosse jaunâtre, Boraginacées. 

Veronica spicata, véronique en épis, Plantaginacées.

Veronica spicata, véronique en épis, Plantaginacées.

Leontopodium nivale, edelweiss et Aster alpinus, aster des Alpes, Asteracées
Leontopodium nivale, edelweiss et Aster alpinus, aster des Alpes, Asteracées

Leontopodium nivale, edelweiss et Aster alpinus, aster des Alpes, Asteracées

Campanula spicata, campanule en épis, Campanulacées.
Campanula spicata, campanule en épis, Campanulacées.

Campanula spicata, campanule en épis, Campanulacées.

Lilium bulbiferum, lis orangé, Liliacées

Lilium bulbiferum, lis orangé, Liliacées

Linaria angustissima, linaire à feuilles étroites, Plantaginacées.

Linaria angustissima, linaire à feuilles étroites, Plantaginacées.

Horminum pyrenaicum, hormin des Pyrénées, Lamiacées.

Horminum pyrenaicum, hormin des Pyrénées, Lamiacées.

Anchusa  ochroleuca, buglosse jaunâtre, Boraginacées.

Anchusa ochroleuca, buglosse jaunâtre, Boraginacées.

Musée de la Pyramide

Ce bâtiment surprend, une Pyramide !  Construite en 1967, elle abrite la mémoire du Mont Cenis. Elle a été élevée pour commémorer la campagne d'Egypte de Bonaparte… C'est l'un des plus hauts musées d'Europe, situé à 2100 m d'altitude. En 1968, la construction du barrage change radicalement le visage du plateau du Mont Cenis. L’hospice et son prieuré, les chalets d’alpage… tous ces bâtiments séculaires sont noyés sous les eaux du lac. 

C’est Napoléon qui avait fait améliorer la chaussée dans toute la remontée de la Maurienne mais aussi dans le val de Suse. Pour l'entretien, 75 cantonniers auxquels incombait le déneigement hivernal. Un nouvel hospice a été construit, immense bâtiment de 223 m de façade étalant caserne, église, prieuré, hôtel, hospice, communs, le tout enclos d'un mur. Toutes ces constructions sont dans le lac !

Sur un côté de la Pyramide se trouve une chapelle, ce jour-là envahie par des écoliers en visite, le reste du bâtiment est occupé par le Musée.

Chapelle du Musée du Mont Cenis.

Chapelle du Musée du Mont Cenis.

La Pyramide vue depuis le jardin.

La Pyramide vue depuis le jardin.

L’histoire du col est longue et passionnante et elle est très bien contée dans le musée. Des épopées que ces  traversées des Alpes ! Gilbert Pilloud, le responsable du Musée, est incollable sur l’histoire du Mont Cenis, il répond à toutes nos questions avec bonne humeur..

Une citation : En 1580 Montaigne écrivait : «Je passai la montée du Mont-Cenis moitié à cheval, moitié sur une chaise portée par quatre hommes, et d'autres qui les rafraîchissaient».

Au col du Mont Cenis

Au col du Mont Cenis

Les fiches techniques d'André

Trois jours au Mont Cenis - 4 - le Jardin Alpin et le Musée de la Pyramide...
Trois jours au Mont Cenis - 4 - le Jardin Alpin et le Musée de la Pyramide...
Trois jours au Mont Cenis - 4 - le Jardin Alpin et le Musée de la Pyramide...
Trois jours au Mont Cenis - 4 - le Jardin Alpin et le Musée de la Pyramide...
Trois jours au Mont Cenis - 4 - le Jardin Alpin et le Musée de la Pyramide...

A suivre............ 

                                                                                    Christianne

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Trois jours au Mont Cenis -3.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Notre balade du deuxième jour nous mène en direction de la carrière du Paradis, tout près de la frontière avec l'Italie. Le temps est couvert, nous montons en aval du Barrage. Sur la photo, à droite le barrage et à gauche, perché, le fort de Variselle.

Trois jours au Mont Cenis -3.
Fort de Variselle, photo Internet

Fort de Variselle, photo Internet

Nous sommes en route pour notre rencontre avec l’anémone de Haller.

En chemin, première découverte

Marmota monax, une marmotte !

Une marmotte, photo de Jacques

Une marmotte, photo de Jacques

Mais pas seulement,

Astragalus alpinus subsp alpinus, astragale des Alpes, fabacées

Astragalus australis, astragale du Sud, fabacées

Onobrychis viscifolia subsp montana, Esparcette des montagnes, fabacées

Campanula alpestris, campanule des Alpes, campanulacées

Linum alpinum, lin des Alpes, linacées

Sedum atratum, orpin noirâtre, crassulacées

Photos de Jacques et Christianne

Astragalus alpinus subsp alpinus, astragale des Alpes, Fabacées

Astragalus alpinus subsp alpinus, astragale des Alpes, Fabacées

Astragalus australis, astragale du Sud, Fabacées

Astragalus australis, astragale du Sud, Fabacées

Onobrychis viscifolia subsp montana, Esparcette des montagnes, Fabacées

Onobrychis viscifolia subsp montana, Esparcette des montagnes, Fabacées

Campanula alpestris, campanule des Alpes, Campanulacées

Campanula alpestris, campanule des Alpes, Campanulacées

Linum alpinum, lin des Alpes, Linacées

Linum alpinum, lin des Alpes, Linacées

Sedum atratum, orpin noirâtre, Crassulacées

Sedum atratum, orpin noirâtre, Crassulacées

Et aussi

Saxifraga diapensoides, saxifrage fausse diapensie, Saxifragacées.

Saxifraga diapensoides, saxifrage fausse diapensie, saxifragacées

Saxifraga diapensoides, saxifrage fausse diapensie, saxifragacées

Cette saxifrage très rare, protégée, se rencontre sur les rochers calcaires élevés des Alpes de la Savoie, du Dauphiné, de la Provence.. Altitudes : 1600 à 2800 m.

Plante vivace de 3-10 cm, poilue-glanduleuse.

Feuilles des rosettes étroitement imbriquées, dressées ou recourbées au sommet, à marge cartilagineuse lisse, ciliées à la base, les caulinaires alternes, linéaires, pubescentes.

Fleurs d'un blanc de neige, à pétales allongées.

Calice velu-glanduleux, à sépales dressés.

Floraison Juillet-août.

Saxifraga diapensoides, saxifrage fausse diapensie, Saxifragacées
Saxifraga diapensoides, saxifrage fausse diapensie, Saxifragacées

Saxifraga diapensoides, saxifrage fausse diapensie, Saxifragacées

Le brouillard monte et nous, nous redescendons rapidement pour retrouver notre hôtel avant la pluie !

Le but de notre grimpette, c’était l’anémone de Haller, ce ne sera pas pour cette année. Dommage !

Mais nous avons découvert la saxifrage fausse diapensie, nommée ainsi en raison de sa ressemblance avec les diapensies, petites plantes des régions arctiques et de l’Himalaya. Nous l’avons identifiée après beaucoup d’hésitations. Serait-ce Saxifraga caesia ?  Non, trop tôt pour caesia de toute façon à cette altitude, de plus cette saxifrage n'a pas l'aspect filiforme et les petites fleurs de caesia.

Diapensia lapponica, diapensie de Laponie, Diapensiacées, photo Internet

Diapensia lapponica, diapensie de Laponie, Diapensiacées, photo Internet

Les fiches techniques d'André :

Trois jours au Mont Cenis -3.
Trois jours au Mont Cenis -3.
Trois jours au Mont Cenis -3.
Trois jours au Mont Cenis -3.
Trois jours au Mont Cenis -3.
Trois jours au Mont Cenis -3.
Trois jours au Mont Cenis -3.

A suivre...........

                                                                            Christianne

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Trois jours au Mont Cenis -2.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Notre balade continue sur le chemin qui monte vers l’ancien fort de Variselle, la flore est riche.

 

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant, Fabacées

Minuartia rostrata, minuartie à rostres, Caryophyllacées

Pedicularis gyroflexa, pédiculaire arquée, Orobanchacées

Astragalus penduliflorus, astragale à fleurs pendantes, Fabacées

Orobanche alba, orobanche blanche, Orobanchacées

Gymnadenia nigra subsp cenisia, nigritelle du Mont Cenis, Orchidacées

Pedicularis cenisia, pédiculaire du Mont Canis, Orobanchacées

Orthilia secunda, pyrole unilatérale, Ericacées

Phyteuma globulariifolium, raiponce à feuilles de globulaires, Campanulacées

 

Les photos de Jacques :

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant, Fabacées

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant, Fabacées

Minuartia rostrata, minuartie à rostres, Caryophyllacées

Minuartia rostrata, minuartie à rostres, Caryophyllacées

Pedicularis gyroflexa, pédiculaire arquée, Orobanchacées

Pedicularis gyroflexa, pédiculaire arquée, Orobanchacées

Astragalus penduliflorus, astragale à fleurs pendantes, Fabacées

Astragalus penduliflorus, astragale à fleurs pendantes, Fabacées

Orobanche alba, orobanche blanche, Orobanchacées

Orobanche alba, orobanche blanche, Orobanchacées

Gymnadenia nigra subsp cenisia, nigritelle du Mont Cenis, orchidacées

Gymnadenia nigra subsp cenisia, nigritelle du Mont Cenis, orchidacées

Pedicularis cenisia, pédiculaire du Mont Canis, Orobanchacées

Pedicularis cenisia, pédiculaire du Mont Canis, Orobanchacées

Orthilia secunda, pyrole unilatérale, Ericacées

Orthilia secunda, pyrole unilatérale, Ericacées

Phyteuma globulariifolium, raiponce à feuilles de globulaires, Campanulacées

Phyteuma globulariifolium, raiponce à feuilles de globulaires, Campanulacées

L’orage menace, nous redescendons en nous dirigeant vers le barrage, c’est un festival de lis martagon, Lilium martagon, Liliacées

lis martagon, Lilium martagon, Liliacées
lis martagon, Lilium martagon, Liliacées
lis martagon, Lilium martagon, Liliacées

lis martagon, Lilium martagon, Liliacées

Le barrage a été construit entre 1962 et 1968. Son eau est utilisée tant par les Français que les Italiens. Il est en terre, résistant à la poussée par sa seule masse, c'est un barrage poids, avec un noyau central d’argile pour en assurer l’étanchéité.

Sa longueur 1 500 m, son épaisseur 550 m à la base et sa hauteur 115 m. La forte dépression qui accueillait un ancien lac naturel a été transformée en retenue d'eau artificielle. La capacité du réservoir du Mont-Cenis est de 320 millions de m3. 

Pour son inauguration en 1970, le ministre de l’industrie François-Xavier Ortoli et son homologue italien, étaient venus saluer le démarrage des deux premières usines constitutives de la centrale franco-italienne

Le barrage et le lac du Mont Cenis, photo d'Hélène

Le barrage et le lac du Mont Cenis, photo d'Hélène

Les fiches techniques d'André :

Trois jours au Mont Cenis -2.
Trois jours au Mont Cenis -2.
Trois jours au Mont Cenis -2.
Trois jours au Mont Cenis -2.
Trois jours au Mont Cenis -2.
Trois jours au Mont Cenis -2.
Trois jours au Mont Cenis -2.
Trois jours au Mont Cenis -2.
Trois jours au Mont Cenis -2.
Trois jours au Mont Cenis -2.

A suivre

                                                               Christianne

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Trois jours au Mont Cenis-1.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Fin juin, notre groupe s’est établi pour quelques jours en Maurienne, à la frontière avec l’Italie, au pied du barrage du col du Mont Cenis. Nous voici à 1974 m, à la recherche de l’anémone de Haller.

Des paysages de haute montagne, avec des sommets encore enneigés, des contreforts rocheux et de beaux alpages bordent un lac aux eaux bleu glacier. C’est un barrage en remblai constitué d'un matériau meuble et de roches dont la couleur grise se fond dans l’environnement.

Barrage du Mont Cenis

Barrage du Mont Cenis

Le col du Mont-Cenis est le passage vers l'Italie le plus fréquenté au Moyen-Âge. D'orientation nord-ouest/sud-est, il se trouve sur la route qui va de la vallée de la Maurienne en Savoie, à Suse et Turin dans le Piémont, reliant l'Europe de l'Ouest et la péninsule italienne

Hannibal l’aurait emprunté dit la légende. Mais ce point de passage stratégique devient prépondérant avec le développement de la Maison de Savoie, qui y concentre tout le trafic alpin et les ducs de Savoie s’affirment alors comme les portiers des Alpes dès le XVème siècle.

Nous étions dans le territoire où les habitants parlent italien et français, leurs ancêtres ayant été italiens de 1860 à 1947. En effet, le col servit de frontière entre la France et l'Italie, lors de l’annexion de la Savoie à la France. Mais en 1947, le traité de Paris le situa intégralement en territoire français, la Maurienne retrouvant ainsi ses frontières historiques antérieures à l'annexion du duché par la France.

Nous sommes très bien accueillis à l’Hôtel Gran Scala. On y parle français mais on y mange italien ! Et la liste des caffè est éloquente !!

Notre première balade nous mène du hameau abandonné de Grand-Croix au fort de Variselle, vestige des fortifications édifiées par le royaume d’Italie après 1860.

Village abandonné de Grand Croix

Village abandonné de Grand Croix

De belles rencontres,

Erigeron alpinus, vergerette des Alpes, Astéracées

Dianthus pavonius, oeillet oeil-de-Paon, Caryophyllacées

Scleranthus perennis, gnavelle vivace, Caryophyllacées

Astragalus danicus, Astragale du Dannemark, Astéracées

Descurainia tanacetifolia, vélar à feuilles de Tanaisie, Brassicacées

Trifolium pratense var villosum, trèfle des neiges, Fabacées

 

Les Photos de Jacques :

Erigeron alpinus, vergerette des Alpes, Astéracées

Erigeron alpinus, vergerette des Alpes, Astéracées

Dianthus pavonius  Oeillet oeil-de-paon

Dianthus pavonius Oeillet oeil-de-paon

Scleranthus perennis, scléranthe vivace

Scleranthus perennis, scléranthe vivace

Astragalus danicus Astragale du Danemark

Astragalus danicus Astragale du Danemark

Descurainia tanacetifolia, Hugueninie à feuilles de tanaisie

Descurainia tanacetifolia, Hugueninie à feuilles de tanaisie

Trifolium pratense var villosum, Trèfle des neiges

Trifolium pratense var villosum, Trèfle des neiges

Superbe rencontre avec la plante endémique du Mont Cenis, Saponaria lutea, saponaire jaune, elle est protégée sur l'ensemble du territoire. Mais elle ne pousse que sur les rochers très élevés des Alpes de Savoie, au grand et au petit mont Cenis.

C'est une plante vivace, gazonnante, elle mesure 8 à 10 cm.   

Des feuilles radicales en rosette, des fleurs jaune pâle et noir violet sur l'onglet. Le calice est oblong, non ombiliqué, laineux, à dents arrondies-mucronées. Ses pétales sont obovales. Et ses étamines ont des filets noirs et des anthères ovales, pâles et rosées.

Floraison Juillet-août.

Photos de Jacques :

La plante endémique du Mont Cenis, Saponaria lutea, saponaire jaune
La plante endémique du Mont Cenis, Saponaria lutea, saponaire jaune

La plante endémique du Mont Cenis, Saponaria lutea, saponaire jaune

Saponaria lutea, saponaire jaune

Saponaria lutea, saponaire jaune

Les fiches techniques d'André :

Trois jours au Mont Cenis-1.
Trois jours au Mont Cenis-1.
Trois jours au Mont Cenis-1.
Trois jours au Mont Cenis-1.
Trois jours au Mont Cenis-1.
Trois jours au Mont Cenis-1.

A suivre,

                                                                  Christianne

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Ile de Batz (II)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

La balade continue vers la Palmeraie, bien protégée des vents. Puis le chemin se coule entre les fougères. Les fougères sont les premières plantes à avoir colonisé la terre ferme, avec les mousses, les lichens et les prêles. Les fougères appartiennent à la famille des Ptéridophytes - pteros "aile" et phytos "végétal".

Ile de Batz (II)

Les fougères arborescentes étaient sans doute les seules plantes arborées de l'ère secondaire. Ces fougères n’auraient pas évolué depuis plusieurs millions d’années. Elles affectionnent les climats doux et humides. Mais suite à l’évolution et aux changements climatiques, ces fougères ont disparu de l’hémisphère nord. Cependant le jardin les a importées d'Australie ou d'Océanie, il nous permet de les admirer et j’aime bien imaginer les dinosaures broutant leurs feuilles sans modération !

Fougères arborescentes

Fougères arborescentes

Une petite succulente, l’Aeonium arboreum, aeonium pourpre, (Crassulacées) surnommée « arbre en chou » parce que ses petites rosettes s’épanouissent à l’extrémité de ses tiges.

Aeonium arboreum, aeonium pourpre, arbre en chou

Aeonium arboreum, aeonium pourpre, arbre en chou

Nous continuons notre promenade et arrivons au belvédère qui s’ouvre sur une perspective vers Roscoff. Puis nos pas nous portent sur la terrasse ouest. La vue sur la plage de Porz an Illis, une des belles plages de l’île, est superbe.

Roscoff

Roscoff

La plage de Porz an Illis,

La plage de Porz an Illis,

Bien présent dans le jardin, Geranium maderense le Géranium de Madère (Crassulacées) est une bien curieuse espèce botanique originaire, comme son nom le laisse présager, de l'île de Madère où elle est endémique.

Geranium maderense, le Géranium de Madère

Geranium maderense, le Géranium de Madère

Geranium maderense le Géranium de Madère

Geranium maderense le Géranium de Madère

Plante vivace de courte vie, elle est tout à fait spectaculaire : couverte de grandes feuilles brillantes et très découpées, elle se stabilise en appuyant les pétioles de ses feuilles sur le sol tandis qu'apparaît au printemps sa floraison massive d'un joli rose frais, disposée en larges bouquets culminant à plus de 1 m du sol. C'est une plante très ornementale mais frileuse, dont on réservera la culture en pleine terre à nos régions les plus clémentes. Elle a la senteur du salpêtre.

Il s'agit d'une plante monocarpique, c'est-à-dire qui ne vivra que pour fleurir une unique fois avant de mourir.

En France, on le rencontre dans les jardins botaniques de Bretagne et il est à nouveau déclaré présent dans le département des Côtes-d'Armor.

Le dolmen et son calvaire du XVIIe

Le dolmen et son calvaire du XVIIe

Le dolmen et son calvaire du XVIIe, autrefois amer*, sont aujourd'hui cachés par les arbres.

*Un amer est un point de repère fixe et identifiable sans ambiguïté utilisé pour la navigation maritime.

 

A suivre...

                                                                          Christianne

 

Photos Marie-Paule et Christianne

Publié dans Flore, Sorties

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Île-de-Batz

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Quand on est à Roscoff, sur la jetée du vieux port, comment résister à l’appel du large !

Bon, on se contentera de la traversée vers l’île de Batz (on dit Ba), 15 mn ! La seule voie de communication publique, entre l'île de Batz et le continent, est un trajet d'environ 3,5 km qui s'effectue avec les vedettes de l’île de Batz, par un étroit chenal parcouru par de violents courants, entre le vieux port de Roscoff et le port de l'île. Et à marée basse, il faut parcourir toute l’estacade, elle fait 600 m, à pied, pour embarquer car le bateau ne peut pas venir jusqu’au port.

L'estacade du vieux port de Roscoff

L'estacade du vieux port de Roscoff

La voici cette charmante petite île, peu de relief en vérité. Depuis le port où nous accostons, rien de dépasse seulement l'église et son clocher et le phare, comme points culminants. Elle s’étire d’est en ouest, sur une longueur de seulement 3,5 km.

La vie de l’île de Batz a su conserver son originalité et son charme en maintenant une forte emprise agricole, garante de la conservation de son paysage et qui, avec la pêche et les services, assurent une activité à l’année à plusieurs familles insulaires. De jolies maisons bretonnes, murs de granit et toits d’ardoises. 

Ile de Batz
Ile de Batz

Ile de Batz

On aurait pu décider de faire le tour de l’île à pied (15 km). La rando commence ainsi  « prendre le chemin à droite en direction de l'auberge de jeunesse, traverser la plage et monter le petit escalier se trouvant à l'extrémité. Continuer tout droit le chemin pour rejoindre la route que l'on emprunte à droite sur 100m, ce chemin coupe le virage et arrive juste devant l'entrée du jardin botanique Georges Delaselle ».

Nous nous sommes arrêtées là !

Lorsqu'en 1897, Georges Delaselle, un assureur parisien, décide de transformer ce petit coin de dunes en un jardin colonial, l'île ne compte aucun arbre. Il entreprend de creuser dans le sable de larges cuvettes pour s'abriter du vent et met alors à jour, une nécropole datée de l'Âge de Bronze.

Ce jardin a connu des périodes fastes puis l’abandon pendant plusieurs années. Le Conservatoire du Littoral en fait l'acquisition dans les années 90 pour protéger ce site exceptionnel. Il est actuellement géré par Haut Léon Communauté. Il est magnifique !

Entrée du jardin George Delaselle

Entrée du jardin George Delaselle

Il est magnifique ! Je l’ai visité en juin 2007, il y avait beaucoup plus de plantes fleuries mais il m’a semblé qu’il est devenu plus luxuriant,

La visite commence par la Nécropole semée d'une variété de Cordyline australe parfois improprement appelée Dracaena. Là sont rassemblées les sépultures de l’âge de bronze. Les Cordylines, Cordyline australes, (Asparagacées) sont originaires de Nouvelle-Zélande et sont appelés «Ti kouka» par les Maoris. Ils l’utilisent pour tisser nattes, pagnes, sandales…

La Nécropole du jardin Delaselle

La Nécropole du jardin Delaselle

J’ai retrouvé le banc coiffé d'immenses Vipérines des Canaries, Echium pininana, (Boraginacées). En juin, elles étaient couvertes de nombreuses fleurs bleues, en septembre elles sont fanées. Ces vipérines peuvent atteindre 6 m et après floraison, elles meurent mais se ressèment spontanément.

J'ai remarqué qu'on voit souvent ces grandes vipérines dans les jardins bretons. Effectivement, elles doivent se ressemer spontanément, même en dehors des jardins botaniques.

Vipérines des Canaries, Echium pininana, juin 2007

Vipérines des Canaries, Echium pininana, juin 2007

Vipérines des Canaries, Echium pininana, septembre 2021

Vipérines des Canaries, Echium pininana, septembre 2021

L’ECHIUM pininana est une vipérine bisannuelle originaire des canaries. Cette plante est très spectaculaire et fait rêver de nombreuses personnes venant visiter la Bretagne au printemps. En effet, si la première année l’ECHIUM pininana se contente de faire une rosette de longues feuilles effilées et velues, la seconde année, en 15 jours, la plante est capable d’ériger une hampe atteignant 4 m de hauteur de fleurs bleu-violacées très spectaculaire. Les hampes apparaissent souvent en groupe. En effet, la plante à l’issu de cette floraison va mourir, mais produire un nombre assez important de graines qui vont se ressemer aux grés des vents. Les échiums d’une manière générale sont des plantes mellifères, en particulier pour les bourdons.

La visite se poursuit vers la tour que l’on gravit au milieu de la végétation.

Île-de-Batz

De belles découvertes, Fascicularia pitcairniifolia, (Broméliacées) son feuillage si particulier, longues feuilles étroites, souples, bordées de piquants, se teinte de rouge à la fin de l'été pour accompagner sa splendide floraison teintée de bleu.

Fascicularia pitcairniifolia, (Broméliacées)

Fascicularia pitcairniifolia, (Broméliacées)

Hedychium flavescens, Hédychie jaunâtre, Longose jaune vanille, (Zingiberacées), donne d'imposants plumeaux de fleurs jaune soufre...

Les hedychium sont de la famille des gingembres : ils possèdent des rhizomes. Ils poussent dans tous les pays à climat tropical ou subtropical. Leurs floraisons sont spectaculaires et souvent très parfumées...

Dans les zones à climats tempérés sur les côtes à hiver doux, ils peuvent rester en terre, ils conservent leur élégant feuillage

Hedychium flavescens, Hédychie jaunâtre, Longose jaune vanille, (Zingiberacées)

Hedychium flavescens, Hédychie jaunâtre, Longose jaune vanille, (Zingiberacées)

Canna indica, Canna appelé également Balisier rouge, Toloman c’est une plante à fleurs de la famille des Cannacées. On l'appelle parfois Canna des Indes et à la Réunion on l’appelle Conflore.

Canna indica, Canna, Balisier rouge
Canna indica, Canna, Balisier rouge

Canna indica, Canna, Balisier rouge

à suivre......................

                                             Christianne

Publié dans Flore, Sorties

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Le jardin exotique et botanique de Roscoff (II)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

On redescend par un chemin qui contourne le Roc’h Hievec avec un beau point de vue sur le jardin.

On descend du Roc’h Hievec

On descend du Roc’h Hievec

Jardin exotique et botanique de Roscoff

Jardin exotique et botanique de Roscoff

Le long du garde-corps une Passiflora manicata, Passiflore rouge, épanouie ses grandes fleurs rouge écarlate au milieu de ses élégantes feuilles trilobées.

Passiflora manicata, Passiflore rouge
Passiflora manicata, Passiflore rouge

Passiflora manicata, Passiflore rouge

Les massifs autour du rocher sont principalement composés de protéacées d’Afrique du sud et d’Australie. Les Proteas sont une des collections Agrées du Jardin de Roscoff qui est l’un des Conservatoires des Collections Végétales Spécialisées (CCVS).

Nous avions découvert les CCVS en 2020 en visitant le jardin de Foncaude dans l’Aude.

"C’est une association loi 1901 créée en 1989 qui s’est donné pour mission de rassembler les amateurs passionnés, les professionnels et les scientifiques, qui souhaitent préserver la richesse du patrimoine botanique, culturel et horticole français, à travers notamment la création de collections spécialisées".

A Roscoff, les collections Agrées sont les Proteas, les Kniphofias et les Melianthus

Protea est un genre de plantes de la famille des Proteacées. Il comprend près d'une centaine de plantes originaires d'Afrique du Sud. Il se rencontre dans les régions montagneuses, dans des sols pauvres et rocailleux, acides

Protea cynaroides, Protée royale,

Protea cynaroides, Protée royale,

La Protea cynaroides Protée royale, est d'ailleurs l'emblème national de l'Afrique du Sud.

 

Elle figure sur le maillot de l’équipe de Rugby des Springboks......

 

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Voici un arbuste qui fleuri en automne ses fleurs forment un épi orange-rouge, Banksia erucifoliabanksia à feuilles de bruyèrede la famille des Protéacées également, originaire d’Australie.

Banksia erucifolia   banksia à feuilles de bruyère
Banksia erucifolia   banksia à feuilles de bruyère

Banksia erucifolia banksia à feuilles de bruyère

Cascades, bassins et fontaines, bordés de rocailles de cactus, d’agaves et d’aloès

Jardin exotique et botanique de Roscoff.
Jardin exotique et botanique de Roscoff.

Jardin exotique et botanique de Roscoff.

Autres taxons des collections Agrées CCVS du Jardin de Roscoff, le genre Kniphofia qui est une Asphodelacée (optionnellement une Xanthorrhoeacée !) selon la classification phylogénétique. Il comprend 72 espèces originaires d'Afrique. Le Kniphofia est aussi connu sous le nom de tisons du diable. Conrad Moench nomma ce genre en hommage au médecin et botaniste allemand Johann Hieronymus Kniphof.

Plusieurs espèces sont utilisées en horticulture, car très décoratives.

Le jardin exotique et botanique de Roscoff  (II)
Kniphofia, tison du diable
Kniphofia, tison du diable

Kniphofia, tison du diable

Troisièmes taxons des collections Agrées CCVS, Melianthus. Le nom du genre vient du grec meli, miel et anthos, fleur, allusion à ses fleurs mellifères et nectarifères.

Nous nous arrêtons devant Melianthus major, Grande mélianthe. C’est une plante vivace, de la famille des Mélianthacées (ne pas confondre avec les Mélanthiacées). Ce sous-arbrisseau originaire des forêts d'Afrique du Sud a des fleurs rouge bordeaux et son feuillage dégage une odeur huileuse caractéristique, qui évoque l'arachide. Bien qu'étant toxique dans toutes ses parties, cette plante au développement spectaculaire est commercialisée comme plante ornementale pour les climats doux.

Melianthus major, Grande mélianthe

Melianthus major, Grande mélianthe

 Melianthus major, Grande mélianthe, photo Internet

Melianthus major, Grande mélianthe, photo Internet

Une belle immersion dans l’hémisphère sud, que ce jardin près des rives de la Manche, et elle nous a ravi. Un dernier arbuste nous fait cadeau d’une belle floraison blanche :

Melaleuca ericifolia, Rosalina, Myrtacées, originaire d'Océanie.

Melaleuca ericifolia, Rosalina, Myrtacées
Melaleuca ericifolia, Rosalina, Myrtacées

Melaleuca ericifolia, Rosalina, Myrtacées

Me voilà arrivée au bout de mon récit, j’espère que je vous aurai donné l’envie de visiter ce jardin si vous passez à Roscoff qui est au demeurant un joli port côtier Breton.

Christianne.

Photos Marie-Paule et Christianne

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Sortie au Clergeon (74)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Petit circuit dans les Préalpes, le Mont Clergeon offre une belle vue sur Annecy, les Bauges, le lac du Bourget. Quelques curiosités agrémentent le circuit complet, Grande cuve, four à charbon etc… Notre groupe ne va pas les visiter car notre objectif est la flore de ce coin de Haute Savoie. Le Mont Clergeon est situé sur la commune de Moye, mais le massif se situe à cheval sur la limite Haute-Savoie - Savoie.

Notre rendez-vous est au col (650 m) et nous nous engageons sur le sentier qui monte à travers champs jusqu'au sommet sud du Mont Clergeon. Là-haut une grande croix, très moderne, a été dressée ainsi qu'une petite table d'orientation. La vue sur le massif des Bornes ainsi que celui des Bauges est des plus intéressante. Entre le Semnoz et le Nivolet se dressent le Trélod, l'Arcalod et le Pécloz.

Ce 7 juin, les nuages masquent ces beaux sommets mais la météo clémente, pas de pluie ni de chaleur, nous convient bien.

Nous avons eu le temps de revoir de nombreux taxons que les différents confinements risquaient de nous faire oublier !

La croix du Mont Clergeon, 1025 m.

La croix du Mont Clergeon, 1025 m.

Quelques géraniums dont le Geranium pyrenaicum à la belle couleur violette unique (dixit Sylvie)

Geranium pyrenaicum

Geranium pyrenaicum

Quelques véroniques, Veronica chamaedrys et Veronica serpillyfolia de nombreuses Dactylorhiza fuchsii, des genêts Genista sagittalis et Genista pilosa.

Le rhinanthe avec ce nom si compliqué Rhinantus alectorolophus, rhinanthe velu, au calice hérissé de longs poils blancs flexueux. Deux dents violettes de 1 mm à la lèvre supérieure.

Rhinantus alectorolophus,

Rhinantus alectorolophus,

Et de belles orchidées, dont Traunsteinera globosa, l’orchis globuleux, voyez l’extrémité spatulée de ses pièces florales !

Traunsteinera globosa

Traunsteinera globosa

Et cette jolie orchidée verte, Dactylorhiza viridis ou Coeloglossum viride, l’orchis grenouille.

C'est une modeste herbacée vivace qui croît dans les prairies et les pelouses fraîches et fleurit de mai à juillet. L'inflorescence est un épi de fleurs verdâtres dont les bractées sont généralement plus longues que les fleurs. Celles-ci ont un calice dont les trois sépales rapprochés forment un casque. Le labelle pendant, appliqué à l'ovaire, est en forme de langue verdâtre à extrémité terminée par deux lobes pointus et un court lobe médian. Ce jour-là, le labelle de certains orchis grenouilles était ocre rouge.  L'éperon, peu visible à première vue, est court et globuleux.

Sortie au Clergeon (74)
 Dactylorhiza viridis ou Coeloglossum viride, l’orchis grenouille.
 Dactylorhiza viridis ou Coeloglossum viride, l’orchis grenouille.

Dactylorhiza viridis ou Coeloglossum viride, l’orchis grenouille.

Nous avons également découvert un arbre remarquable, un hêtre d’une taille incroyable.

Une bonne journée !

                                                                                     Christianne

Fagus sylvatica

Fagus sylvatica

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Balade sur les pentes d’Ubac du Lautaret, suite…

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Là, couché sur un rocher qui affleure de la tourbière, un arbrisseau persistant, couvre-sol, feuillé, aux fruits verdâtres. C’est la camarine noire.

  • Empetrum nigrum, camarine noire (Ericacées)

Dans nos latitudes, c’est une plante de tourbière et de marécage des hautes montagnes, Vosges, Jura, Alpes des Savoie et du Dauphiné, Pyrénées. C’est une plante de plaine dans les pays nordiques.

Il existe deux espèces d’Empetrum, E. nigrum subsp. nigrum et E. nigrum subsp. hermaphroditum aux fleurs majoritairement hermaphrodites. Notre Empetrum était en fruit, lequel était-ce ?

Empetrum nigrum, camarine noire (Ericacées)

Empetrum nigrum, camarine noire (Ericacées)

Au printemps, naissent de toutes petites fleurs roses à trois pétales, il y a 3 étamines, saillantes, insérées sur le réceptacle, un pistil muni d’un stigmate à 6-9 lobes rayonnants. Les feuilles sont coriaces et persistantes, les fruits (des baies ou des drupes ?) verts puis rouges puis noirs, à 6-9 noyaux. Ils sont utilisés pour des confitures et des tartes dans les pays nordiques.

Empetrum nigrum, camarine noire (Ericacées)

Empetrum nigrum, camarine noire (Ericacées)

Nous avons parcouru la tourbière et longé le petit ruisseau qui l’alimente. Sur ses berges humides nous avons fait de belles rencontres, des parnassies des marais, Parnassia palustris et des tofieldies à calicule, Tofieldia calyculata. Et aussi une plante qu’on reconnait au premier coup d’œil et qu’on ne peut confondre avec aucune autre, elle mérite pourtant un petit peu d’attention !

  • Bartsia alpina, bartsie des Alpes (Orobanchacées)

Ses fleurs et de ses feuilles crénelées-dentées sont de couleur pourpre foncé et velues-hérissées. La bartsie fait partie des plantes «artico-alpines» qui se sont implantées en altitude, dans les Alpes entre autre, à l’ère quaternaire. C’est une plante hémiparasite. On la trouve dans les Hautes-Vosges, le Haut-Jura, les Alpes, le Cantal et les Pyrénées.

Bartsia alpina, bartsie des Alpes (Orobanchacées)
Bartsia alpina, bartsie des Alpes (Orobanchacées)

Bartsia alpina, bartsie des Alpes (Orobanchacées)

Capsules poilues de Bartsia alpina, presque 1 fois plus longues que les calices.

Capsules poilues de Bartsia alpina, presque 1 fois plus longues que les calices.

Il nous manquait une gentiane, que voici !

  • Gentiana bavarica, gentiane de Bavière (Gentianacées)

Alpine ou subalpine, vivace, gazonnante, elle aime les berges humides des ruisseaux. Le calice est anguleux, à 5 lobes, égalant au moins les deux tiers du tube de la corolle. Les fleurs d'un bleu vif, sont assez grandes (environ 3 cm) et solitaires, les feuilles ont une nervure.

Gentiana bavarica, gentiane de Bavière (Gentianacées)

Gentiana bavarica, gentiane de Bavière (Gentianacées)

Et un petit épilobe, le voilà !

  • Epilobium alsinifolium, épilobe à feuilles d’alsine (Onagracées)

Lui aussi aime les berges humides des ruisseaux de hautes montagnes.

La tige est munie de 2-4 lignes saillantes, les feuilles sont opposées, sessiles, brillantes, vert foncé. Les fleurs rose lilas profondément échancrées sont penchées avant la floraison. Les quatre stigmates sont réunis en massue.

 

Epilobium alsinifolium, épilobe à feuilles d’alsine (Onagracées)

Epilobium alsinifolium, épilobe à feuilles d’alsine (Onagracées)

J’arrête ici mon bavardage botanique, à regret. Cette pause de trois jours à Villar-d’Arène a été une vraie bouffée d’oxygène, au propre comme au figuré, dans cette année 2020 si tourmentée. Nous avons découvert les ruelles du village et l’église St Martin-de-Tours, en cours de restauration.

Au Moyen Age, le petit village a été une commune importante dans les échanges et l'administration du Haut-Oisans, elle appartenait au Dauphiné, elle s’est appauvrie au XIVe siècle. A la fin du XIXe siècle la route du Lautaret désenclave le village.

Villar-d'Arène, Hautes-Alpes
Villar-d'Arène, Hautes-Alpes
Villar-d'Arène, Hautes-Alpes
Villar-d'Arène, Hautes-Alpes

Villar-d'Arène, Hautes-Alpes

Merci à Sylvie et Catherine qui nous ont si bien organisé séjour et balades et merci aux membres de notre groupe avec qui, ambiance sereine et convivialité sont la règle.

                                                       

                                                                                              Christianne

Villar-d'Arène est situé dans la vallée de la Romanche, qui prend sa source au glacier de la Plate des Agneaux.

Villar-d'Arène est situé dans la vallée de la Romanche, qui prend sa source au glacier de la Plate des Agneaux.

Publié dans Flore, Sorties

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