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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #sorties tag

En Juillet à Beauregard ou "un certain regard"… celui de Jean Loup !

12 Juillet 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

une autre façon de regarder....

une campanule barbue

campanule barbue, photo de Jean Loup

campanule barbue, photo de Jean Loup

Une renouée bistorte et son papillon

Une renouée bistorte et son papillon, photo de Jean Loup

Une renouée bistorte et son papillon, photo de Jean Loup

Une knautie et son papillon

Une knautie et son papillon, photo de Jean Loup

Une knautie et son papillon, photo de Jean Loup

Une fleur de lin, Linum tenuifolium

 Linum tenuifolium, photo de Jean Loup

Linum tenuifolium, photo de Jean Loup

Une orchidée albinos

Orchidée albinos, photo de Jean Loup

Orchidée albinos, photo de Jean Loup

Une laitue, Cicerbita....

Lactuca............. photo de Jean Loup

Lactuca............. photo de Jean Loup

Melampyrum silvaticum, mélampyre des forêts

Melampyrum silvaticum, mélampyre des forêts, photo de Jean Loup

Melampyrum silvaticum, mélampyre des forêts, photo de Jean Loup

Silene nutans, la silène penchée, celle qui "pègue" !!

Silene nutans, silène penchée, photo de Jean Loup

Silene nutans, silène penchée, photo de Jean Loup

Senecio viscosus, le séneçon visqueux

Senecio viscosus, le séneçon visqueux, photo de Jean Loup

Senecio viscosus, le séneçon visqueux, photo de Jean Loup

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En prennant la direction du sud, découverte de La Garde-Adhémar,

28 Juin 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Village de la Drome provençal de 1080 habitants, il a été cité dans les villages préférés des Français, sur France 2. Il est construit 200 m au-dessus de la vallée du Rhône. Son église perchée signale de loin ce vieux village du Tricastin. C’était, au Moyen Âge, une importante place forte de la famille d'Adhémar. Au XVIe siècle, un château Renaissance fut édifié par Antoine ESCALIN, baron de La Garde, ambassadeur et général des galères de France. Le village a gardé ses maisons de pierre et ses petites ruelles médiévales bien entretenues...

La Garde-Adhémar,
La Garde-Adhémar,

La Garde-Adhémar,

L’église St Michel est de style roman provençal (XIIe s.). A ses pieds, comme suspendu, un joli jardin, le Jardin des Herbes, d’où l'on découvre la plaine. Là sont rassemblées plus de 200 plantes médicinales et aussi 200 plantes de collections, géraniums, sauges, achillées..... 

Le jardin des Herbes

Le jardin des Herbes

le Jardin des Herbes,
le Jardin des Herbes,

le Jardin des Herbes,

Quelques beaux spécimens particulièrement spectaculaires, comme Ruta graveolens, la rue des jardins,

Ruta graveolens, la rue des jardins,
Ruta graveolens, la rue des jardins,

Ruta graveolens, la rue des jardins,

et  Sylibum marianum, le chardon Marie reconnaissable à ses feuilles tachetées de blanc et ses puissantes épines...

Sylibum marianum, le chardon Marie
Sylibum marianum, le chardon Marie

Sylibum marianum, le chardon Marie

Cachée sous des feuillages, une clandestine, pas d’étiquette pour elle, c'est une orchidée Himantoglossum hircinum, l’orchis bouc.

Himantoglossum hircinum, l’orchis bouc.

Himantoglossum hircinum, l’orchis bouc.

Le jardin domine la plaine, un flambé savoure le nectar d’un centranthe rouge, Centranthus ruber, appelé aussi lilas d'Espagne ou valériane rouge,

Centranthus ruber, centranthe rouge,
Centranthus ruber, centranthe rouge,
Centranthus ruber, centranthe rouge,

Centranthus ruber, centranthe rouge,

En sortant du jardin par un petit portail en contrebas, nous avons fait de jolies découvertes, tout d'abord Urtica pilulifera, l’ortie à pilules. Ces petites boules sont les fleurs femelles ressemblant à des pilules hérissées de poils urticants

Urtica pilulifera, l’ortie à pilules
Urtica pilulifera, l’ortie à pilules
Urtica pilulifera, l’ortie à pilules

Urtica pilulifera, l’ortie à pilules

et Ecballium elaterium le concombre d'âne ou cornichon d’âne, l'une des rares Cucurbitacées spontanées en Europe. Son pédoncule est dressé et son fruit est remarquable car il explose à maturité, dispersant ses graines à plusieurs mètres.  Attention, ce concombre là est toxique!

Ecballium elaterium le concombre d'âne
Ecballium elaterium le concombre d'âne

Ecballium elaterium le concombre d'âne

Ecballium elaterium, le concombre d'âne

Ecballium elaterium, le concombre d'âne

à suivre.......

                                                                     Christianne

 

photos de Marie-Paule et Christianne

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Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

4 Novembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

sur le bord du chemin qui menait au gite où j’ai passé quelques jours.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

C'est Salvia sclarea, la sauge sclarée.

 

Plante de la famille des Lamiacées, de 40-80 cm, robuste, très velue, très aromatique.

 Salvia sclarea

Salvia sclarea

Feuilles largement ovales, en cœur à la base, crénelées, rugueuses, pubescentes-grisâtres, presque tomenteuses dessous.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Tiges quadrangulaires assez robuste, érigées, ramifiées.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Fleurs blanches lavées de bleu, grandes, en verticilles rapprochés en panicule contractée visqueuse.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Bractées membraneuses, très larges, acuminées, dépassant les calices, lavées de violet rose.

 

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Calice pubescent, à 13 nervures, à dents épineuses, corolle longue de 2 à 3 cm, à lèvre supérieure falciforme, bleu pâle à lilas et lèvre inferieure blanche.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,
Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Toute la plante est très mellifère et exhale une forte odeur musquée.

 

La Sauge sclarée, Salvia sclarea est cultivée dans les Alpes de Haute Provence, le Vaucluse et la Drôme pour la production d’huile essentielle qui entre dans la fabrication d’apéritifs et de liqueurs ou en parfumerie, pour son pouvoir fixateur.

 

Cette huile essentielle est utilisée aussi en aromathérapie pour ses propriétés, anti-inflammatoire, antispasmodique et pour son action similaire aux oestrogènes.

Celle que j’ai vue sur le bord du chemin était probablement naturalisée.

 

 

                                                                      

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

                                Textes et photos de Josette

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En Tarentaise, à la Sauce…….

3 Septembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Lundi 25 août 2014, le ciel est couvert, l’été tire à sa fin dans cette petite vallée des Belleville, près de Moutiers. Après Saint Jean de Belleville, une petite route nous conduit au hameau de la Sauce.

 

En Tarentaise, à la Sauce…….

Saint Jean de Belleville regroupe 553 habitants. Avec ses 11 hameaux : Villarly, Novallay, Villaret, Le Villard, La Flachère, La Combe, Deux Nants, La Sauce, Beauvillard, Le Planay et le Chef-lieu, la commune s'étend sur 5959 hectares. Saint Jean de Belleville est la porte d'entrée de la Vallée des Belleville.

Le hameau de la SAUCE
Le hameau de la SAUCE

Le hameau de la SAUCE

Départ à pied par le sentier en direction du Cheval Noir. Nous allons seulement au  Plan de Lombardie (1784m).

En Tarentaise, à la Sauce…….

Un refuge tout neuf et très accueillant nous attend, le refuge du Plan Lombardie.

En Tarentaise, à la Sauce…….

La plupart des plantes sont en fruits ou sèches, mais quelques retardataires en profitent pour avoir la vedette.

Tout d'abord les euphraises  "Quand l'Euphraise apparait, l'été disparait".

Euphrasia rostkoviana, euphraise de Rostkov
Euphrasia rostkoviana, euphraise de Rostkov

Euphrasia rostkoviana, euphraise de Rostkov

Euphrasia versicolor, euphraise peinte
Euphrasia versicolor, euphraise peinte

Euphrasia versicolor, euphraise peinte

La centaurée nervée

Centaurea nervosa, centaurée nervée
Centaurea nervosa, centaurée nervée

Centaurea nervosa, centaurée nervée

Puis en direction de La Golette des Combes, visite approfondie d'un marais de pente (Molinion).... une profusion de gentianes à feuilles d'asclépiade.

 

Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades
Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades
Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades
Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades
Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades

Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades

Une autre découverte, protegée au niveau régional, la swertie vivace.

Swertia perennis, swertie vivace
Swertia perennis, swertie vivace
Swertia perennis, swertie vivace
Swertia perennis, swertie vivace

Swertia perennis, swertie vivace

Après les vedettes, nous rencontrons des spécimens moins rares, la gentiane ciliée......

Gentiana ciliata, gentiane ciliée
Gentiana ciliata, gentiane ciliée
Gentiana ciliata, gentiane ciliée

Gentiana ciliata, gentiane ciliée

L'épipactis des marais,

Epipactis palustris, epipactis des marais
Epipactis palustris, epipactis des marais

Epipactis palustris, epipactis des marais

La pimprenelle officinale,

Sanguisorba officinalis, grande pimprenelle
Sanguisorba officinalis, grande pimprenelle

Sanguisorba officinalis, grande pimprenelle

Petite halte au hameau des Deux Nants, près du refuge du Nant Brun et de la chapelle Saint Caude (Clode).

En Tarentaise, à la Sauce…….
En Tarentaise, à la Sauce…….

Encore une belle balade, merci Sylvie.....

 

Photos Nicole, Christianne, Josette, Jacques et André

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Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

4 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

Belle rando lundi 30 juin en direction du col de Chérel dans les Bauges.

 En partant du hameau de Précherel  nous allions à la découverte de Campanula latifolia, la Campanule à larges feuilles.

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

Le sous-bois est agréable, le sentier monte un peu mais nous découvrons, ou nous redécouvrons de beaux spécimens tout au long du chemin. Voilà enfin la mégaphorbiaie, refuge de notre trésor.

Les herbes sont hautes mais à foison, typiques des mégaphorbiaies,  Aconitum vulparia Aconit  tue-loup, Adenostyles alliariae Adénostyle à feuilles d'alliaire, Dryopteris filix-mas fougèremâle, Heracleum sphondylium grande berce, Ranunculus platanifolius Renoncule à feuilles de platane, Saxifraga rotundifolia Saxifrage à feuilles rondes Thalictrum aquilegiifolium Pigamon à feuilles d'ancolie…….

Le chemin est perdu et nous sommes immergés dans les apiacées et les fougères.

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

La belle est là mais elle est en bouton !

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

La voici, photographiée il y a quelques années par Sylvie.

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

Eh bien on reviendra…..

Nous traversons le ruisseau et nous entamons la grimpette à travers champs jusqu’à la route forestière qui va au col, tout en herborisant.

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

Une halte pour le repas est la bienvenue et les montagnes sont si belles que nous oublions vite la campanule.             

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

Retour par le chemin forestier, les arrêts sont fréquents tant la flore est riche.

Voici quelques spécimens, les plus beaux ou les plus rares.

Rosa canina, rosier des chiens

Rosa canina, rosier des chiens

Carduus defloratus, chardon décapité

Carduus defloratus, chardon décapité

Lathyrus occidentalis, gesse de l'Occident

Lathyrus occidentalis, gesse de l'Occident

Dactylorhiza fuchsii, orchis de Fuchs

Dactylorhiza fuchsii, orchis de Fuchs

 

 

Merci à toi Sylvie, pour cette balade champêtre et montagnarde.

Pour admirer toutes les découvertes des botanistes de Gruffy  lors de leurs balades du lundi, reportez-vous  à l’album-photos

 

«1 au col de Chérel dans les Bauges»

 

Photos d'Isabelle,  Monique, Nicole, Christianne et Jacques.

 

L’habitat « Mégaphorbiaies hygrophiles de plaine et de montagne » correspond à des végétations de hautes herbes se développant sur des sols humides ou en lisières de forêts humides, à l’étage collinéen, montagnard ou subalpin.

Pour en savoir plus sur la mégaphorbiaie consultez ce site :

Cirsium palustre, circe palustre

Cirsium palustre, circe palustre

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En avril, à Martigny......

30 Mai 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

En avril, le groupe Nature de Gruffy a exploré à nouveau la réserve des Follatères et le sentier du Vison  en Suisse, à Martigny.

L’Adonis vernalis était l’objectif principal de cette balade, (si vous voulez plus de précision à son sujet, relisez l’article que ce blog lui avait consacré en 2011). Mais ce coin de Suisse réserve bien d’autres découvertes.

 

Ceux qui n’ont pu s’y rendre ont souhaité voir nos photos, en voici quelques-unes.

Les vignobles au printemps, sur ces belles pentes ensoleillées.
Les vignobles au printemps, sur ces belles pentes ensoleillées.

Les vignobles au printemps, sur ces belles pentes ensoleillées.

La reserve des Follatères nous attend !

En avril, à Martigny......

Le chemin serpente dans le vignoble puis longe la crête où la vue sur le Rhône est magnifique et se perd sur les montagnes environnantes.

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Isatis tinctoria, pastel des teinturiers.

En avril, à Martigny......

Orlaya grandiflora, caucalis à grandes fleurs

En avril, à Martigny......

Lamium amplexicaule, lamier à fleurs embrassantes

En avril, à Martigny......

  Saxifraga bulbifera, saxifrage bulbifère

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

 Dactylorhiza sambucina, orchis sureau

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Ensuite l'autre versant de la vallée de Martigny offre ses trésors sur les sentiers du Vison.

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Adonis vernalis, adonis de printemps

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Scorzonera austriaca, scorzonere d'Autriche

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Oxytropis halleri subsp velutina, oxytropis de Haller sous-espèce velutina

En avril, à Martigny......

Nous n'étions pas seuls!

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

   Tragopogon dubius, salsifis douteux                                                                                          

En avril, à Martigny......

Pulsatilla montana, pulsatille des montagnes

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Au retour, nous rencontrons une primevère accrochée aux rochers le long de la route

Primula hirsuta, primevère hirsute

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Photos Sylvie, Mireille, Jacques et Christianne

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Adonis

30 Mai 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Nous sommes retournés à Martigny en avril 2014, cette balade fait l'objet de l'article suivant qui a consenti à être publié au bout de 3 jours d'essais infructueux!

Article d'Avril 2011 :

Vous vous demandez peut être quelle est cette fleur d’un beau jaune d’or apparue sur le bandeau du blog? Effectivement elle est très belle !

Je l’ai découverte grâce à Monique MAGNOULOUX, du groupe nature de Faverges, que je remercie bien sincèrement.

Il s’agit de l’Adonis du printemps

 

Description de Coste (tome 1, taxon n°0049)

Nom présent dans la flore de Coste : Adonis vernalis  Linné - Adonis du printemps. Renonculacée

  • Souche vivace, épaisse, noirâtre ; tige de 10-30 cm, glabre ou presque glabre ; feuilles inférieures réduites à des écailles, les autres herbacées, multifides, à lanières linéaires ; fleurs jaunes ; sépales pubescents ; pétales 10-15, lancéolées ou oblongs ; carpelles obovales, arrondis, pubescents, à bec court, recourbé, appliqué.
  • Pâturage secs, dans les Cévennes ; causse de Sauveterre, causse Méjean et sud-est de l'Europe.
  • Protégé national.

 

C’est bien lui, mais cette définition manque singulièrement de poésie et ne rend pas justice à sa beauté  !!

 

Wikipedia :

Doté d'une grande beauté, Adonis fut aimé d’Aphrodite. Elle l’envoya dans un coffre en bois à Perséphone afin que celle-ci le garde en sécurité. Perséphone s'en éprit et le disputa à Aphrodite. Zeus résolut alors leur querelle en ordonnant au jeune homme de passer un tiers de l'année avec Aphrodite, un tiers avec Perséphone et le dernier avec la personne de son choix.

Mais un jour, Adonis aimant chasser parcourut la forêt et affronta un sanglier. L'animal blessé et chargea, le jeune Adonis s'effondra touché mortellement à la jambe. Une goutte de son sang tomba à terre et Aphrodite versa une larme sur la goutte de sang qui donna naissance à l'anémone. Toutes les légendes s'accordent sur cette fin tragique, mais elle diffèrent quant à l'instigateur de ce drame.

 

Pas très romantique son histoire et en plus, dans la mythologie, ça finit toujours mal !

 

Je vous engage donc vivement à aller vous-même en avril prochain, voir cette merveille (car c’est une merveille) chez nos amis Suisses, à Charrat.  Cette commune se situe près de Martigny dans le Valais. Elle est entourée de vignes et de vergers et c’est là que, sur la Crête de Vison, se trouve le sentier des Adonis.

 

01 crete de vison

 

Petit sentier qui grimpe doucement sur une crête herbeuse et partout, partout, de petits bouquets aux feuillages fins et vert clair, illuminés par des capitules d’un jaune lumineux et éclatant, presque brillant.

 

02 adonis vernalis

Peu fréquent en France, protégé, l’Adonis de printemps nous attend de l’autre coté de la frontière où il est protégé également mais aussi fêté : la commune de Charrat organise tous les ans au printemps, une marche des Adonis qui connaît un succès croissant.

 

04 adonis vernalis

 

Pour autant,  nous n’avons pas négligé les compagnons de l’Adonis, fleuris ce jour là :

 

Autre Renonculacées : l’Anémone des montagnes Pulsatilla montana, (merci Aphrodite !)

 

10 anémones et scorcenéres

Scorsenere d’Autriche  Scorzenera austriaca (Astéracées)

 

06 scorcenere austriaca

Orpin à feuilles épaisses, Sedum dasyphyllum (Crassulacées)

 

11 Sedum dasyphillum

Euphorbe de Seguier Euphorbia seguieriana (Euphorbiacées)

 

12 Euphorbia seguieriana

Lunetière lisse, Biscutella laevigata (Brassicacées)

 

07 Biscutella laevigata

Belle journée de printemps et beaux souvenirs photographiques car nous avons parcouru ce jour là, plusieurs sentiers et découvert beaucoup beaucoup d’autres merveilles.

Encore merci à Monique et à son groupe.

 

                                                                                                                      Christianne

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La Montagne des Princes

23 Mars 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Nous vous avons parlé du Vuache (en 2011) plus connu dans la région pour sa faille et son tunnel que pour sa végétation, aujourd’hui un autre massif nous intéresse : la Montagne des Princes. Ces deux massifs limités en hauteur n’ont pas les faveurs des excellents marcheurs attirés par de grandes dénivelées et les sommets mythiques des Alpes mais, pour nous les « petits » marcheurs, ces massifs de l’avant pays savoyard ont un charme fou et sont pleins de beautés accessibles.

 

La Montagne des Princes, le Gros Foug, la Montagne de Cessens et le Corsuet

 

Ce massif dépasse quelque peu les 1000 m d’altitude ; il est géologiquement rattaché au massif jurassien. Sa crête est armée par les strates de calcaires urgoniens, tandis que le cœur érodé de l'«anticlinal de la Chambotte » apparaît sur son versant ouest.

Dominant à l’ouest la vallée du haut-Rhône et le lac du Bourget, il disparaît au nord sous la couverture molassique, et s’interrompt au sud au-dessus d’Aix les Bains.

 

Entre la Montagne des Princes et le Gros Foug1, le trait de scie des Gorges du Fier constitue un exemple célèbre de « relief antécédent ».

Relief antécédent : La vallée en gorge, est entaillée dans un relief dont la surrection2 est postérieure à l'établissement du fleuve. En d'autres termes, la gorge du Fier entre le Gros Foug et la Montagne des Princes est antérieure au soulèvement qui a produit ces deux montagnes. 

 

 

Le massif est couvert principalement de boisements feuillus (ils ont parfois fait l’objet d’enrésinements3 étendus), et ne conserve plus que de rares pâturages.

Une barre rocheuse précédée d’éboulis, très bien exposée, se développe sur le flanc ouest du plissement. Au sein d’une végétation à dominante collinéenne et montagnarde, elle favorise le développement de «colonies méridionales», avant-postes d’espèces méditerranéennes. Les environs de Brison Saint Innocent, bénéficiant d’un microclimat d’abri exceptionnel, sont à cet égard éloquents. Nous vous en reparlerons bientôt.

Depuis la crête de la Montagne des Princes, le Grand Colombier.

 

20 Depuis la Montagnes des Princes

L’ensemble présente un intérêt ornithologique élevé, compte tenu de son intérêt pour les espèces rupicoles (Grand-duc d’Europe, Faucon pèlerin, Hirondelle de rochers, Martinet à ventre blanc…) et abrite des colonies de Chamois.

Il remplit en outre une évidente fonction de corridor écologique, formant l’une des principales liaisons naturelles entre les massifs subalpins et l’arc jurassien.

 

L’ensemble présente par ailleurs un grand intérêt paysager (avec par exemple le site du Val de Fier) géomorphologique et biogéographique (stations botaniques en situation marginale, « colonies méridionales » et autres).

 

Et maintenant régalons-nous avec les photos d’André … 

 

 

Tout d’abord l’Erythrone Dent de chien, Erythronium dens-canis, que nous avons déjà rencontré dans le Vuache, admirons ses tépales4 roses à rouge violacé à la fois étalés et recourbés et ses anthères bleu violacé. Et ses feuilles vert glauque tachées de brun rougeâtre. Veut-elle se camoufler ? Impossible !

Pourquoi  Erythrone ?  de erythros signifiant rouge en grec.

Pourquoi dent de chien ? à cause de son bulbe en forme de canine de chien.

« De grâce, ne me cueillez pas, je vais m’étioler dans un vase et mon bulbe ne pourra pas commencer à se reconstituer pour l’an prochain, laissez-moi finir ma vie là où je suis née »

 

 

01 Dent de chien

 

 

 

Ensuite, la scille à deux feuilles, Scilla bifolia, toute modeste avec sa grappe de fleurs aux tépales4 d’un bleu unique, quelques fois elles sont blanches mais c’est rare. Regardez bien la terminaison de ses deux feuilles, on dit que ce sont des feuilles  « à capuchon », on dit aussi  «cucullées » et ce n’est pas un gros mot!

12 Scille à deux feuilles

 

Ces deux fleurs sont des liliacées, ce sont des plantes à bulbes. Grâce aux feuilles et à la photosynthèse5 qui s’y produit, pendant l’été et l’automne, le bulbe se renforce et fait des provisions. Ainsi dès les premiers jours de printemps, grâce à ces réserves, la fleur est prête à éclore.

NB La grande majorité des végétaux se nourrit à la fois, du gaz carbonique de l’atmosphère mais aussi de l’eau et des sels minéraux puisés dans le sol.

 

Et dans l’étang, près de la ferme du comte ?

17 étang près de la ferme du comte

 

 

 Là oui cette fois, il est là le printemps ! Les crapauds communs s’en donnent à cœur joie mais ce sera l’objet d’un autre article !

 

18 le bal des crapauds

 

1-  Foug : de Fagus Hêtre

2- Surrection : en géologie, action de surgir, de se soulever.

3- Enrésinement : introduction de résineux dans une forêt de feuillus.

4- Tépale : les six pièces du périanthe (calice + corolle) sont identiques, il est impossible de différencier les sépales (calice) des pétales (corolle) ; on parlera donc de tépales.

5-  Photosynthèse : mécanisme qui permet à la plante d’utiliser l’énergie lumineuse pour sa croissance.

 

 

Retrouvez la suite  des magnifiques photos d’André dans « l’album d’André »

                                                                                                  Christianne

Merci à Jean et Joanny pour leur aide.

 

Sources :    www.rhone-alpes.ecologie.gouv.fr

                   Nature et Patrimoine nos 6 et 8

 

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Mont Cenis

23 Août 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

 

Rien n’a arrêté les botanistes de Gruffy dans leur découverte du Mont Cenis, de ses paysages et de ses secrets !

08 groupe 03w

le refuge..

01 refuge du Petit Mont-Cenis%[redim]02 Mont Cenis 017

 

 

 

 

Les paysages…..

03 lac du Mont-Cenis%[redim]

04 vallon de savine

05

06

Les Botanistes….

1010 Mont Cenis 011

 

 

 

09 IMG 8007%[redim]

 

12 Mont Cenis 038Jean, à la prise de notes, quel travail !11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sylvie transmet son savoir et cherche… sous-espèce ??

 

 

 

 

 

Ils sont venus pour les petites fleurs, les plus belles

15 Mont Cenis 095

16 Ranonculus glacialis 0007 Lac de Savine%[redim]

Et les vedettes

Eritrichium nanum, le roi des Alpes

19 Eritrichicum nanum 0004 Lac de Savine%[redim]

21 eritrichium nanum%[redim]

20 Eritrichium nanum 01w (2)

Saponaria lutea, Saponaire jaune protégée au niveau national

17 Saponaria lutea 07w (2)

16 Saponaria lutea, Saponaire jaune

Mont cenis 29/30/31 juillet 2013. Merci à ceux qui sont partis d’avoir pensé à ceux qui sont restés.

                                                                             Christianne

Photos d'Hélène, Josette, Nicole, Sylvie, André et Jacques.

PS : Un album photo est en préparation, patience....

 

 

 

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Réserve Naturelle Régionale des Saisies

27 Juillet 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

 

 

Belle rando en compagnie de Maurice Pantaloni, qui nous fait arpenter une nouvelle fois les tourbières des Saisies, lieux si chers à son cœur et dont il connaît tous les secrets. Il nous avait déjà fait découvrir les tourbières des Saisies en 2010 et Jean avait écrit un bon article expliquant la formation des tourbières. Vous pouvez le retrouver sur ce blog dans la liste des articles :

Les TOURBIERES des Saisies avec Maurice PANTALONI.

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Lundi 15 juillet nous avons délaissé le lac des Saisies découvert en 2010 et sommes partis sur le sentier des Arpelières, ravis de retrouver ces paysages uniques et si riches d’une faune et d’une flore spécifiques des zones humides.

Cet espace est superbement aménagé, situé sur les communes du Val d’Arly, domaine du Sivom des Saisies (voir encart en fin d'article). Il nous permet d’explorer sans dommage pour la nature, un royaume peuplé, entre autre, de libellules et d’agrions en période de reproduction.

2013-01

Notre ami Maurice nous apprend à reconnaître Leucorrhinia dubia ou Coenagrion hastulatum……., les mâles et leurs femelles en plein accouplement.


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L’écosystème étant préservé, la flore est riche, une abondance d’éricacées pousse dans les pessières. Vous pouvez le retrouver sur ce blog dans la liste des articles : le temps des myrtilles.


Des fleurs partout, de toutes couleurs.

Dans la pessière, voici Listera cordata :

Les-Saisies, flore de tourbière 0650%[redim]

Au détour du sentier voilà  Dactylorhiza savogensis.

2013-05 dacthylorhyza savogensis

2013-06


Mais la vedette du jour c’est la trientalis, Trientalis europaea, rencontrée après notre pause pique-nique.

Les-Saisies--flore-de-tourbiere-0073--redim-.JPG

 

Nous avions abandonné la tourbière à sphaignes et nous herborisions près du lieu-dit La Palette. Rien de spectaculaire dans cette primulacée, sa modeste fleur blanche n’attire pas le regard mais elle est protégée, protection nationale et c’est la seule station dans toute les Alpes françaises. Un œil indifférent ne la remarquerait même pas mais nous, nous ne cessions de la découvrir partout dans la prairie humide. Un vrai bonheur, un cadeau !

2013-15 Triantalis europea

Trientalis d’Europe, Trientalis europaea

  • Haut 10-20 cm ;
  • Feuilles lancéolées, rapprochées presque en verticille, au sommet de la tige ;
  • Fleurs 1-3, solitaires, sur longs pédicelles grêles.
  • Corolle étalée, gen ; à 7 lobes entiers, blancs, ovales-aigus, soudés à la base.

 

Encore une pause près d'une mare à l'eau noire, typique de ce relief.

2013-09

Là, une libellule adulte, l'imago, abandonne son exuvie sur une laiche :

2013-03 Libellule

 

Dernière trouvaille blottie sous un épicéa, la racine de Corail, Corallorrhiza trifida, voilà encore une orchidée modeste mais rare.

2013-16 Corallorhiza trifida

Nous avons salué le Mont Blanc, drapé dans un nuage et la chaine des Aravis, alignée entre le Mont Charvin et la Pointe Percée. Il est tard il faut rentrer mais nous reviendrons surement.

Merci à Maurice, son savoir et son humour, pour cette belle journée !

 

 

Photos André, Jacques et Christianne.


Extrait du Site de Villard sur Doron.

Le sentier des Arpelières

Pendant de nombreuses années, des professionnels et bénévoles ont œuvré à la reconnaissance du site des tourbières sur le domaine du Sivom des Saisies. Le sentier des Arpellières fait partie intégrante du site et permet une visite de lieux quasi historiques puisqu’ils permettent de remonter jusqu’à 10000 ans dans le passé. Un projet de Réserve Naturelle Régionale a semblé être la solution adéquate à la préservation et évolution d’un tel patrimoine. Cette Réserve naturelle régionale des tourbières des Saisies est destinée à garantir la protection des espèces animales et végétales présentes sur le site et la conservation de leurs habitats en encadrant le fréquentation  les usages ainsi que les activités. Elle présente une mosaïque d’habitats naturels. Il s’agit de la plus grande tourbière acide à sphaignes du massif des Alpes. Différents types de zones ont été identifiés, ils correspondent le plus souvent à des habitats d’intérêt prioritaire au niveau européen. Pas moins de 38 espèces végétales remarquables ont été observées parmi les 290 taxons connus sur le site, notamment des espèces typiques des tourbières acides à sphaignes, 12 d’entre elles sont protégées au niveau national ou régional. Au niveau du règne animal 287 taxons ont été dénombrés. Parmi ceux-ci, 50 espèces sont protégées au niveau national. Le site est particulièrement intéressant pour l’hivernage du tétras-lyre, mais aussi des chouettes forestières (chouette de Tengmal et chevêchette d’Europe) les amphibiens et les reptiles aquatiques. Entre forêt et étangs, ce sentier vous emmène à la découverte de la faune et de la flore qui peuple cet écosystème unique.

 

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