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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #sorties tag

« Echappée belle» au pont de la loi,

15 Septembre 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

« Echappée belle» au pont de la loi,

Ce pont franchit le Rhône, entre les communes de Culoz (Ain) et de Ruffieux (Savoie). Un chemin  borde la rive du Rhône, c’est le GR 65, la balade est facile, il fait beau, un gros  bémol cependant : les rives du Rhône à cet endroit sont « colonisées » par toute une variété de plantes envahissantes, un bel inventaire, la panoplie complète !

En 2015, notre groupe a déjà rencontré, le long de cette même rive, une forte population d'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia. Les allergies qu’elle provoque ont  fait l’objet d’un article en septembre 2015. La visite de cette année confirme l’implantation massive de cette envahissante, malheur aux allergiques !

ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia.
ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia.

ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia.

Jean Loup nous a fait découvrir les fleurs de cette astéracée monoïque.

Les capitules femelles, de 1 à 7 fleurs apétales, peu nombreux, sont à l’aisselle des feuilles caulinaires supérieures.

Ils sont situés au-dessous les capitules mâles de 5-12 fleurs, qui sont nombreux,  penchées, et situés sur le haut de la tige. La pollinisation est facile !

 

D’autres envahissantes prolifèrent partout, des renouées du Japon, Reynoutria japonica, des arbres à papillons, Buddleia davidii,  des solidages glabres ou verges d'or géantes, Solidago giganteae et des solidages du Canada, Solidago canadensis

Voici aussi des topinambours, Helianthus tuberosus, ils ne sont pas encore fleuris, les tiges peuvent atteindre 2,5 m, les capitules sont jaune vif, voici des photos de 2015.

 topinambour, Helianthus tuberosus

topinambour, Helianthus tuberosus

 topinambours, Helianthus tuberosus, photos de Nicole
 topinambours, Helianthus tuberosus, photos de Nicole

topinambours, Helianthus tuberosus, photos de Nicole

Et puis n’oublions pas  les balsamines géantes, Impatiens glandulifera,  photographiées par André.

balsamine géante, Impatiens glandulifera,

balsamine géante, Impatiens glandulifera,

balsamine géante, Impatiens glandulifera, fruits

balsamine géante, Impatiens glandulifera, fruits

Voici ses étamines qui masquent le pistil.

 

Hélas, ma liste d’envahissante n’est pas exhaustive…….

Quelques plantes autochtones survivent, des odontites tardifs, Odontites vernus ssp serotina, couleur « vieux rose », photographiées par André.

odontite tardif, Odontites vernus ssp serotina
odontite tardif, Odontites vernus ssp serotina
odontite tardif, Odontites vernus ssp serotina

odontite tardif, Odontites vernus ssp serotina

Des séneçons à feuilles de roquette, Senecio erucifolius,  Les capitules en corymbes terminaux ont à leur base des calicules cylindriques à deux rangées de bractées.

 séneçon à feuilles de roquette, Senecio erucifolius
 séneçon à feuilles de roquette, Senecio erucifolius

séneçon à feuilles de roquette, Senecio erucifolius

Et au bord de l’eau, une lamiacée, le chanvre d’eau, Lycopus europaeus , fleurs en pseudo verticilles à l’aisselle des feuilles. De petites fleurs blanches ponctuées de rouge, photographiées par Jean Loup et André

 chanvre d’eau, Lycopus europaeus

chanvre d’eau, Lycopus europaeus

 chanvre d’eau, Lycopus europaeus
 chanvre d’eau, Lycopus europaeus

chanvre d’eau, Lycopus europaeus

Combien de temps la flore autochtone résistera-t-elle aux «envahisseurs » ??

 

 

                                                                                  Christianne

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Swertie vivace, Swertia perennis

22 Août 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Fin juillet, nous avons eu la chance de découvrir la tourbière de St François, dans les Bauges  (73) où la Swertie vivace, Swertia perennis  (Gentianacées) était en pleine floraison. La swertie est une plante des prés humides et des bas-marais, des étages montagnards entre 1400 et 1700 m.

Tout d’abord, on découvre le site au sortir d’un bois, un petit chemin grimpe sur une butte et là, la couleur du vallon, brun mauve, signe la présence d’une prairie à molinies bleues, Molinia caerulea, C’est un molinion, zone humide calcaire, riche de nombreuses espèces fleuries, et dont le centre cède la place à la tourbière des Creusates.

Celle-ci fait l’objet d’un arrêté de protection de Biotope et en voici le site

Swertie vivace, Swertia perennis

Les Swerties, on ne les voit pas tout de suite, elles ne dépassent pas 40-50 cm. Les molinies, graminées aux longs épis violets, atteignent parfois 1 m ou plus. 

Mais en approchant, les voici, belles vivaces aux fleurs en grappes de couleurs bleu mauve. On les aperçoit petit à petit, au fur et à mesure de notre avance. Elles sont magnifiques, en boutons ou épanouies, bleues, mauves ou presque noires,  nous sommes ravis !

 Swertie vivace, Swertia perennis

Swertie vivace, Swertia perennis

Leurs feuilles sont opposées, pétiolées à la base et sessiles sur la tige.

 Swertie vivace, Swertia perennis

Swertie vivace, Swertia perennis

5 sépales fins dépassent de 5 pétales qui forment une étoile, mauve livide « tireté» de violet.

 

 Swertie vivace, Swertia perennis

Swertie vivace, Swertia perennis

Chaque pétale porte à sa base deux « fossettes » nectarifères, violettes et ciliées, gourmandises des insectes.

 Swertie vivace, Swertia perennis

Swertie vivace, Swertia perennis

5 étamines et un pistil dont seul l’ovaire est bien développé, le style et les deux stigmates sont à peine visibles.

 Swertie vivace, Swertia perennis

Swertie vivace, Swertia perennis

Deux solutions pour la reproduction, les graines et le rhizome oblique, pourvu de racines adventives et de bourgeons, permettent la survie de la plante.

Swertie vivace, Swertia perennis

Elle est protégée au niveau régional, et notée en danger de disparition dans le département 74, dans le livre de Denis Jordan « Flore rare ou menacée de Haute Savoie » (2015), naturalia  PUBLICATIONS.

Un article lui est consacré dans le n° 52 de "Nature et Patrimoine", article de Francis PELTIER, professeur honoraire, dont je me suis largement inspirée.

                                                                                                      Christianne

Photos Nicole, Christianne, Josette, Jacques, Jean-Loup et André

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Le Mont Aigoual

29 Juillet 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

En attendant de vous parler prochainement de la Maurienne, changement de cap, direction Sud-Sud Ouest, les Cévennes…

L'imposante barrière du Mont Aigoual, y culmine à 1567 m.

Les jours de Mistral, il se détache nettement sur le ciel et borne l’horizon au Nord de la plaine languedocienne. Ses 1567 m en font le point le plus haut du Gard et le second de la Lozère ainsi que des Cévennes, après le Mont Lozère, 1699 m.

Bastion sud-est du Massif central, le mont Aigoual est remarquable par son panorama, son climat et son observatoire météorologique, il était autrefois couvert de forêts puis de forêts et de bons pâturages (XVIIIe siècle), mais la forêt et les sols surexploités s'y dégradèrent brutalement au XIXe siècle, engendrant des crues catastrophiques (1844, 1856, 1861, 1868 notamment). C'est alors, sur ce mont et dans son massif, qu'a été entreprise au XIXe siècle la première grande opération de reforestation antiérosive en France : constitution d'une forêt de protection sur les sols érodés par la déforestation et le surpâturage, appuyées par les premières bases scientifiques de la phytosociologie et de la pédologie (Pédologie : science qui étudie la formation et l'évolution des sols).

 

Le Mont Aigoual

Situé sur les communes de Valleraugue (Gard) et Bassurels (Lozère), la partie sommitale de l'Aigoual forme un plateau d'altitude supérieure à 1 500 mètres sur environ 3 km2.

La ligne de partage des eaux entre l'océan Atlantique et la mer Méditerranée traverse le plateau sommital, se prolongeant au nord et au sud de celui-ci. Les versants méditerranéens et atlantiques ont des morphologies très différentes.

Vers l’ouest et le nord-ouest, les crêtes arrondies, aux pentes  douces sont séparées des Causses par les gorges et canyons du Tarnon, de la Jonte, du Trèvezel et de la Dourbie, affluents du Tarn.

À l'est et au sud-est, au-dessus des sources de l’Hérault et de ses affluents, les pentes sont raides et très escarpées.

Le dénivelé direct, un des plus importants du Massif Central, atteint 1250 m entre le village de Valleraugue (cote 300-350 m) et le sommet.

La route est obligée, d’ailleurs, d’emprunter les longs lacets de la face nord du plateau de l’Espérou qui mènent au petit village de l'Espérou (1250 m),  puis rejoint le col de la Sereyrède (1300 m, ligne de partage des eaux), passe par le col de Prat-Peyrot (1 380 m) afin de gagner le sommet au bout de 28 km d'une longue ascension.

Plusieurs belvédères permettent d’admirer la vallée de l’Hérault et au loin, Valleraugue.

La vallée de l'Herault, vers Valleraugue

La vallée de l'Herault, vers Valleraugue

La route

La route

Le plateau de l'Esperou

Le plateau de l'Esperou

La route serpente et s’étire dans une forêt de hêtres, de chênes verts (forêt originelle), de chênes blancs (forêt relique), augmentée d’une plantation de châtaignier, Castanea sativa. On trouve aussi des résineux implantés au XIXe dans le cadre de la reforestation antiérosive.

Castaneum sativa, le châtaignier
Castaneum sativa, le châtaignier

Castaneum sativa, le châtaignier

La richesse et la diversité végétale des pentes de l’Aigoual attirent herboristes, botanistes ou simples promeneurs.

Sur les talus, des chardons décapités, Carduus defloratus, très mélifères

carduus defloratus, le chardon décapité
carduus defloratus, le chardon décapité

carduus defloratus, le chardon décapité

des  vipérines Echium vulgare, et, au détour d’un virage, Digitalis purpurea la digitale pourpre.

Digitalis purpurea, la digitale pourpre

Digitalis purpurea, la digitale pourpre

Remarquables aussi au fur et à mesure de l’élévation de la route, des massifs trapus de genêts purgatifs, Genista purgans ou Cytisus oromediterraneus, qui forment  parfois, à eux seuls,  des landes étendues et presque pures sur les pentes rocheuses ou déboisées de la montagne siliceuse.

Genista purgans ou Cytisus oromediterraneus, genêt purgatif
Genista purgans ou Cytisus oromediterraneus, genêt purgatif

Genista purgans ou Cytisus oromediterraneus, genêt purgatif

La partie sommitale de l'Aigoual forme un plateau d'altitude supérieure à      1500 mètres sur environ 3 km2. Il est ponctué par trois sommets dont le signal de l'Hort de Dieu ou Tourette de Cassini (1 565 mètres), situé dans le Gard, point culminant qui porte l'observatoire météorologique.

l'observatoire météorologique

l'observatoire météorologique

La station météorologique du mont Aigoual a été construite entre 1887 et 1894 avec beaucoup de peine en raison de la rudesse du climat et sur le modèle original d'un « château fort », avec une puissante tour crénelée sur laquelle fut installée, par le service des armées,  la grande table d'orientation qui se trouve à 1571 mètres d'altitude. L'inauguration a eu lieu le 18 août 1894 et les relevés d'observations y sont tenus depuis le 1er décembre 1894.

 

Deuxième sommet du Mont Aigoual

Deuxième sommet du Mont Aigoual

La station dépendait alors de l'Administration des Eaux et Forêts. C'est en 1943 que l'observatoire a été placé sous l'autorité de l'Office National de Météorologie. C'est actuellement la dernière station météorologique de montagne en France occupée toute l'année. Elle propose depuis quelques années un espace gratuit de découverte et d'animations sur la météorologie et le massif de l'Aigoual, espace géré par la Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes et Météo France.

Cet observatoire, Météosite, conserve son personnel sur place toute l'année pour l’exposition permanente qui s’y trouve.
 

Tour sur laquelle est installée une grande table d'orientation

Tour sur laquelle est installée une grande table d'orientation

Le « guide météo » qui l'anime est très convainquant dans son rôle didactique. L’observation est la base de la météorologie, elle est effectuée par les nombreux satellites qui tournent autour de notre planète, mais aussi par des instruments placés sur terre. Nous découvrons les images météo du monde et les mécanismes des prévisions. Tout est commenté clairement.

Puis une déambulation dans les salles du bâtiment avec photos, quiz et animations, complète la visite.

Nous découvrons des ruches troncs dans l’une des pièces, la Lozère n’est pas loin, vous aurez bientôt l’opportunité de tout savoir sur ces ruches, au musée de Gruffy.

Ruche tronc

Ruche tronc

La petite tour et la table d’orientation battue par le vent nous permettent d’admirer les monts de Cévennes, et nous dit-on, les Alpes. Là pousse, presqu’au pied du bâtiment, un bouquet de céraistes et quelques pensées sauvages, Viola tricolor.

Céraistes

Céraistes

Viola tricolor, pensée sauvage

Viola tricolor, pensée sauvage

Haut lieu de l'histoire des camisards et des maquisards, le mont Aigoual a inspiré de nombreux écrivains cévenols tels André Chamson, Jean-Pierre Chabrol ou Jean Carrière......

 

                                                                                  Christianne

Sources : panneaux d'affichage le long de la route et site

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En Juillet à Beauregard ou "un certain regard"… celui de Jean Loup !

12 Juillet 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

une autre façon de regarder....

une campanule barbue

campanule barbue, photo de Jean Loup

campanule barbue, photo de Jean Loup

Une renouée bistorte et son papillon

Une renouée bistorte et son papillon, photo de Jean Loup

Une renouée bistorte et son papillon, photo de Jean Loup

Une knautie et son papillon

Une knautie et son papillon, photo de Jean Loup

Une knautie et son papillon, photo de Jean Loup

Une fleur de lin, Linum catharticum

 Linum tenuifolium, photo de Jean Loup

Linum tenuifolium, photo de Jean Loup

Une orchidée albinos

Orchidée albinos, photo de Jean Loup

Orchidée albinos, photo de Jean Loup

Une laitue, Cicerbita plumieri

Lactuca............. photo de Jean Loup

Lactuca............. photo de Jean Loup

Melampyrum sylvaticum, mélampyre des forêts

Melampyrum sylvaticum, mélampyre des forêts, photo de Jean Loup

Melampyrum sylvaticum, mélampyre des forêts, photo de Jean Loup

Silene nutans, la silène penchée, celle qui "pègue" !!

Silene nutans, silène penchée, photo de Jean Loup

Silene nutans, silène penchée, photo de Jean Loup

Senecio viscosus, le séneçon visqueux

Senecio viscosus, le séneçon visqueux, photo de Jean Loup

Senecio viscosus, le séneçon visqueux, photo de Jean Loup

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En prennant la direction du sud, découverte de La Garde-Adhémar,

28 Juin 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Village de la Drome provençal de 1080 habitants, il a été cité dans les villages préférés des Français, sur France 2. Il est construit 200 m au-dessus de la vallée du Rhône. Son église perchée signale de loin ce vieux village du Tricastin. C’était, au Moyen Âge, une importante place forte de la famille d'Adhémar. Au XVIe siècle, un château Renaissance fut édifié par Antoine ESCALIN, baron de La Garde, ambassadeur et général des galères de France. Le village a gardé ses maisons de pierre et ses petites ruelles médiévales bien entretenues...

La Garde-Adhémar,
La Garde-Adhémar,

La Garde-Adhémar,

L’église St Michel est de style roman provençal (XIIe s.). A ses pieds, comme suspendu, un joli jardin, le Jardin des Herbes, d’où l'on découvre la plaine. Là sont rassemblées plus de 200 plantes médicinales et aussi 200 plantes de collections, géraniums, sauges, achillées..... 

Le jardin des Herbes

Le jardin des Herbes

le Jardin des Herbes,
le Jardin des Herbes,

le Jardin des Herbes,

Quelques beaux spécimens particulièrement spectaculaires, comme Ruta graveolens, la rue des jardins,

Ruta graveolens, la rue des jardins,
Ruta graveolens, la rue des jardins,

Ruta graveolens, la rue des jardins,

et  Sylibum marianum, le chardon Marie reconnaissable à ses feuilles tachetées de blanc et ses puissantes épines...

Sylibum marianum, le chardon Marie
Sylibum marianum, le chardon Marie

Sylibum marianum, le chardon Marie

Cachée sous des feuillages, une clandestine, pas d’étiquette pour elle, c'est une orchidée Himantoglossum hircinum, l’orchis bouc.

Himantoglossum hircinum, l’orchis bouc.

Himantoglossum hircinum, l’orchis bouc.

Le jardin domine la plaine, un flambé savoure le nectar d’un centranthe rouge, Centranthus ruber, appelé aussi lilas d'Espagne ou valériane rouge,

Centranthus ruber, centranthe rouge,
Centranthus ruber, centranthe rouge,
Centranthus ruber, centranthe rouge,

Centranthus ruber, centranthe rouge,

En sortant du jardin par un petit portail en contrebas, nous avons fait de jolies découvertes, tout d'abord Urtica pilulifera, l’ortie à pilules. Ces petites boules sont les fleurs femelles ressemblant à des pilules hérissées de poils urticants

Urtica pilulifera, l’ortie à pilules
Urtica pilulifera, l’ortie à pilules
Urtica pilulifera, l’ortie à pilules

Urtica pilulifera, l’ortie à pilules

et Ecballium elaterium le concombre d'âne ou cornichon d’âne, l'une des rares Cucurbitacées spontanées en Europe. Son pédoncule est dressé et son fruit est remarquable car il explose à maturité, dispersant ses graines à plusieurs mètres.  Attention, ce concombre là est toxique!

Ecballium elaterium le concombre d'âne
Ecballium elaterium le concombre d'âne

Ecballium elaterium le concombre d'âne

Ecballium elaterium, le concombre d'âne

Ecballium elaterium, le concombre d'âne

à suivre.......

                                                                     Christianne

 

photos de Marie-Paule et Christianne

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Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

4 Novembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

sur le bord du chemin qui menait au gite où j’ai passé quelques jours.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

C'est Salvia sclarea, la sauge sclarée.

 

Plante de la famille des Lamiacées, de 40-80 cm, robuste, très velue, très aromatique.

 Salvia sclarea

Salvia sclarea

Feuilles largement ovales, en cœur à la base, crénelées, rugueuses, pubescentes-grisâtres, presque tomenteuses dessous.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Tiges quadrangulaires assez robuste, érigées, ramifiées.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Fleurs blanches lavées de bleu, grandes, en verticilles rapprochés en panicule contractée visqueuse.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Bractées membraneuses, très larges, acuminées, dépassant les calices, lavées de violet rose.

 

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Calice pubescent, à 13 nervures, à dents épineuses, corolle longue de 2 à 3 cm, à lèvre supérieure falciforme, bleu pâle à lilas et lèvre inferieure blanche.

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,
Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

Toute la plante est très mellifère et exhale une forte odeur musquée.

 

La Sauge sclarée, Salvia sclarea est cultivée dans les Alpes de Haute Provence, le Vaucluse et la Drôme pour la production d’huile essentielle qui entre dans la fabrication d’apéritifs et de liqueurs ou en parfumerie, pour son pouvoir fixateur.

 

Cette huile essentielle est utilisée aussi en aromathérapie pour ses propriétés, anti-inflammatoire, antispasmodique et pour son action similaire aux oestrogènes.

Celle que j’ai vue sur le bord du chemin était probablement naturalisée.

 

 

                                                                      

Une belle découverte en mai près de St Etienne les Orgues,

                                Textes et photos de Josette

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En Tarentaise, à la Sauce…….

3 Septembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Lundi 25 août 2014, le ciel est couvert, l’été tire à sa fin dans cette petite vallée des Belleville, près de Moutiers. Après Saint Jean de Belleville, une petite route nous conduit au hameau de la Sauce.

 

En Tarentaise, à la Sauce…….

Saint Jean de Belleville regroupe 553 habitants. Avec ses 11 hameaux : Villarly, Novallay, Villaret, Le Villard, La Flachère, La Combe, Deux Nants, La Sauce, Beauvillard, Le Planay et le Chef-lieu, la commune s'étend sur 5959 hectares. Saint Jean de Belleville est la porte d'entrée de la Vallée des Belleville.

Le hameau de la SAUCE
Le hameau de la SAUCE

Le hameau de la SAUCE

Départ à pied par le sentier en direction du Cheval Noir. Nous allons seulement au  Plan de Lombardie (1784m).

En Tarentaise, à la Sauce…….

Un refuge tout neuf et très accueillant nous attend, le refuge du Plan Lombardie.

En Tarentaise, à la Sauce…….

La plupart des plantes sont en fruits ou sèches, mais quelques retardataires en profitent pour avoir la vedette.

Tout d'abord les euphraises  "Quand l'Euphraise apparait, l'été disparait".

Euphrasia rostkoviana, euphraise de Rostkov
Euphrasia rostkoviana, euphraise de Rostkov

Euphrasia rostkoviana, euphraise de Rostkov

Euphrasia versicolor, euphraise peinte
Euphrasia versicolor, euphraise peinte

Euphrasia versicolor, euphraise peinte

La centaurée nervée

Centaurea nervosa, centaurée nervée
Centaurea nervosa, centaurée nervée

Centaurea nervosa, centaurée nervée

Puis en direction de La Golette des Combes, visite approfondie d'un marais de pente (Molinion).... une profusion de gentianes à feuilles d'asclépiade.

 

Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades
Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades
Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades
Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades
Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades

Gentiana asclepiadea, gentiane à feuilles d'asclépiades

Une autre découverte, protegée au niveau régional, la swertie vivace.

Swertia perennis, swertie vivace
Swertia perennis, swertie vivace
Swertia perennis, swertie vivace
Swertia perennis, swertie vivace

Swertia perennis, swertie vivace

Après les vedettes, nous rencontrons des spécimens moins rares, la gentiane ciliée......

Gentiana ciliata, gentiane ciliée
Gentiana ciliata, gentiane ciliée
Gentiana ciliata, gentiane ciliée

Gentiana ciliata, gentiane ciliée

L'épipactis des marais,

Epipactis palustris, epipactis des marais
Epipactis palustris, epipactis des marais

Epipactis palustris, epipactis des marais

La pimprenelle officinale,

Sanguisorba officinalis, grande pimprenelle
Sanguisorba officinalis, grande pimprenelle

Sanguisorba officinalis, grande pimprenelle

Petite halte au hameau des Deux Nants, près du refuge du Nant Brun et de la chapelle Saint Caude (Clode).

En Tarentaise, à la Sauce…….
En Tarentaise, à la Sauce…….

Encore une belle balade, merci Sylvie.....

 

Photos Nicole, Christianne, Josette, Jacques et André

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Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

4 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

Belle rando lundi 30 juin en direction du col de Chérel dans les Bauges.

 En partant du hameau de Précherel  nous allions à la découverte de Campanula latifolia, la Campanule à larges feuilles.

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

Le sous-bois est agréable, le sentier monte un peu mais nous découvrons, ou nous redécouvrons de beaux spécimens tout au long du chemin. Voilà enfin la mégaphorbiaie, refuge de notre trésor.

Les herbes sont hautes mais à foison, typiques des mégaphorbiaies,  Aconitum vulparia Aconit  tue-loup, Adenostyles alliariae Adénostyle à feuilles d'alliaire, Dryopteris filix-mas fougèremâle, Heracleum sphondylium grande berce, Ranunculus platanifolius Renoncule à feuilles de platane, Saxifraga rotundifolia Saxifrage à feuilles rondes Thalictrum aquilegiifolium Pigamon à feuilles d'ancolie…….

Le chemin est perdu et nous sommes immergés dans les apiacées et les fougères.

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

La belle est là mais elle est en bouton !

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

La voici, photographiée il y a quelques années par Sylvie.

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

Eh bien on reviendra…..

Nous traversons le ruisseau et nous entamons la grimpette à travers champs jusqu’à la route forestière qui va au col, tout en herborisant.

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

Une halte pour le repas est la bienvenue et les montagnes sont si belles que nous oublions vite la campanule.             

Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel
Les botanistes de Gruffy au col de Chérel

Retour par le chemin forestier, les arrêts sont fréquents tant la flore est riche.

Voici quelques spécimens, les plus beaux ou les plus rares.

Rosa canina, rosier des chiens

Rosa canina, rosier des chiens

Carduus defloratus, chardon décapité

Carduus defloratus, chardon décapité

Lathyrus occidentalis, gesse de l'Occident

Lathyrus occidentalis, gesse de l'Occident

Dactylorhiza fuchsii, orchis de Fuchs

Dactylorhiza fuchsii, orchis de Fuchs

 

 

Merci à toi Sylvie, pour cette balade champêtre et montagnarde.

Pour admirer toutes les découvertes des botanistes de Gruffy  lors de leurs balades du lundi, reportez-vous  à l’album-photos

 

«1 au col de Chérel dans les Bauges»

 

Photos d'Isabelle,  Monique, Nicole, Christianne et Jacques.

 

L’habitat « Mégaphorbiaies hygrophiles de plaine et de montagne » correspond à des végétations de hautes herbes se développant sur des sols humides ou en lisières de forêts humides, à l’étage collinéen, montagnard ou subalpin.

Pour en savoir plus sur la mégaphorbiaie consultez ce site :

Cirsium palustre, circe palustre

Cirsium palustre, circe palustre

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En avril, à Martigny......

30 Mai 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

En avril, le groupe Nature de Gruffy a exploré à nouveau la réserve des Follatères et le sentier du Vison  en Suisse, à Martigny.

L’Adonis vernalis était l’objectif principal de cette balade, (si vous voulez plus de précision à son sujet, relisez l’article que ce blog lui avait consacré en 2011). Mais ce coin de Suisse réserve bien d’autres découvertes.

 

Ceux qui n’ont pu s’y rendre ont souhaité voir nos photos, en voici quelques-unes.

Les vignobles au printemps, sur ces belles pentes ensoleillées.
Les vignobles au printemps, sur ces belles pentes ensoleillées.

Les vignobles au printemps, sur ces belles pentes ensoleillées.

La reserve des Follatères nous attend !

En avril, à Martigny......

Le chemin serpente dans le vignoble puis longe la crête où la vue sur le Rhône est magnifique et se perd sur les montagnes environnantes.

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Isatis tinctoria, pastel des teinturiers.

En avril, à Martigny......

Orlaya grandiflora, caucalis à grandes fleurs

En avril, à Martigny......

Lamium amplexicaule, lamier à fleurs embrassantes

En avril, à Martigny......

  Saxifraga bulbifera, saxifrage bulbifère

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

 Dactylorhiza sambucina, orchis sureau

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Ensuite l'autre versant de la vallée de Martigny offre ses trésors sur les sentiers du Vison.

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Adonis vernalis, adonis de printemps

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Scorzonera austriaca, scorzonere d'Autriche

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Oxytropis halleri subsp velutina, oxytropis de Haller sous-espèce velutina

En avril, à Martigny......

Nous n'étions pas seuls!

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

   Tragopogon dubius, salsifis douteux                                                                                          

En avril, à Martigny......

Pulsatilla montana, pulsatille des montagnes

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Au retour, nous rencontrons une primevère accrochée aux rochers le long de la route

Primula hirsuta, primevère hirsute

En avril, à Martigny......
En avril, à Martigny......

Photos Sylvie, Mireille, Jacques et Christianne

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Adonis

30 Mai 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Nous sommes retournés à Martigny en avril 2014, cette balade fait l'objet de l'article suivant qui a consenti à être publié au bout de 3 jours d'essais infructueux!

Article d'Avril 2011 :

Vous vous demandez peut être quelle est cette fleur d’un beau jaune d’or apparue sur le bandeau du blog? Effectivement elle est très belle !

Je l’ai découverte grâce à Monique MAGNOULOUX, du groupe nature de Faverges, que je remercie bien sincèrement.

Il s’agit de l’Adonis du printemps

 

Description de Coste (tome 1, taxon n°0049)

Nom présent dans la flore de Coste : Adonis vernalis  Linné - Adonis du printemps. Renonculacée

  • Souche vivace, épaisse, noirâtre ; tige de 10-30 cm, glabre ou presque glabre ; feuilles inférieures réduites à des écailles, les autres herbacées, multifides, à lanières linéaires ; fleurs jaunes ; sépales pubescents ; pétales 10-15, lancéolées ou oblongs ; carpelles obovales, arrondis, pubescents, à bec court, recourbé, appliqué.
  • Pâturage secs, dans les Cévennes ; causse de Sauveterre, causse Méjean et sud-est de l'Europe.
  • Protégé national.

 

C’est bien lui, mais cette définition manque singulièrement de poésie et ne rend pas justice à sa beauté  !!

 

Wikipedia :

Doté d'une grande beauté, Adonis fut aimé d’Aphrodite. Elle l’envoya dans un coffre en bois à Perséphone afin que celle-ci le garde en sécurité. Perséphone s'en éprit et le disputa à Aphrodite. Zeus résolut alors leur querelle en ordonnant au jeune homme de passer un tiers de l'année avec Aphrodite, un tiers avec Perséphone et le dernier avec la personne de son choix.

Mais un jour, Adonis aimant chasser parcourut la forêt et affronta un sanglier. L'animal blessé et chargea, le jeune Adonis s'effondra touché mortellement à la jambe. Une goutte de son sang tomba à terre et Aphrodite versa une larme sur la goutte de sang qui donna naissance à l'anémone. Toutes les légendes s'accordent sur cette fin tragique, mais elle diffèrent quant à l'instigateur de ce drame.

 

Pas très romantique son histoire et en plus, dans la mythologie, ça finit toujours mal !

 

Je vous engage donc vivement à aller vous-même en avril prochain, voir cette merveille (car c’est une merveille) chez nos amis Suisses, à Charrat.  Cette commune se situe près de Martigny dans le Valais. Elle est entourée de vignes et de vergers et c’est là que, sur la Crête de Vison, se trouve le sentier des Adonis.

 

01 crete de vison

 

Petit sentier qui grimpe doucement sur une crête herbeuse et partout, partout, de petits bouquets aux feuillages fins et vert clair, illuminés par des capitules d’un jaune lumineux et éclatant, presque brillant.

 

02 adonis vernalis

Peu fréquent en France, protégé, l’Adonis de printemps nous attend de l’autre coté de la frontière où il est protégé également mais aussi fêté : la commune de Charrat organise tous les ans au printemps, une marche des Adonis qui connaît un succès croissant.

 

04 adonis vernalis

 

Pour autant,  nous n’avons pas négligé les compagnons de l’Adonis, fleuris ce jour là :

 

Autre Renonculacées : l’Anémone des montagnes Pulsatilla montana, (merci Aphrodite !)

 

10 anémones et scorcenéres

Scorsenere d’Autriche  Scorzenera austriaca (Astéracées)

 

06 scorcenere austriaca

Orpin à feuilles épaisses, Sedum dasyphyllum (Crassulacées)

 

11 Sedum dasyphillum

Euphorbe de Seguier Euphorbia seguieriana (Euphorbiacées)

 

12 Euphorbia seguieriana

Lunetière lisse, Biscutella laevigata (Brassicacées)

 

07 Biscutella laevigata

Belle journée de printemps et beaux souvenirs photographiques car nous avons parcouru ce jour là, plusieurs sentiers et découvert beaucoup beaucoup d’autres merveilles.

Encore merci à Monique et à son groupe.

 

                                                                                                                      Christianne

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