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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Au revoir Jean-Jacques!

30 Janvier 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

 

Cette fois c’est la fin du voyage épistolaire avec notre cueilleur solitaire


  • LETTRE VIII, ou de l’HERBIER :

Cette lettre, mise à la fin des éditions contemporaines, sur la suggestion de JJR lui-même (cf. la 6ième lettre) est sensée avoir été écrite avant la 6ième lettre, puisque datée du  « 11 avril 1773, très à la hâte » !


La confection d’un herbier est, en ces siècles passés, une suite naturelle de l’observation in situ – la meilleure école bien sûr, et préconisée, même s’il faut se contenter des plantes du jardin. La majorité des exemples d’étude, dans les lettres, sont des plantes cultivées. En ce mois d’avril, « la terre commence à verdir, les arbres à bourgeonner, les fleurs à s’épanouir », c’est le moment aussi d’une autocritique : 

 

« je crains que nous l’ayons traitée (la botanique) jusqu’ici d’une manière trop abstraite, en n’appliquant point nos idées sur des objets déterminés » [...] un simple coup d’œil aurait supplée  à des descriptions longues et difficiles ».

 

000herbier St Jean d'Aulp


 «  Pour bien connaître une plante il  faut commencer par la voir sur pied. Les herbiers servent de mémoratifs, pour celles qu’on a déjà connues ; mais ils font mal connaître celles qu’on n’a pas vues auparavant ».

 

JJR a « fabriqué » bons nombre d’herbiers, soit pour en faire cadeaux à ses chères amies, soir même pour en tirer quelques profits aux jours de pénurie et d’expédients (assez vite il y renonce, les copies de musique étant un revenu plus stable !) .... mais avant tout pour correspondre avec les botanistes contemporains. C’est ainsi que l’on retrouve dans les musées de France et de Suisse une petite dizaine d’herbiers (parfois incomplets), confectionnés de la main de Rousseau, qui sont autant de témoignages émouvants de sa passion tardive !!

 

 

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De nos jours, plus d’herbier pour les botanistes amateurs que nous sommes, les appareils photos numériques comblent notre soif d’observation. Mais deux, trois siècles plus tard nos photos seront-elles moins fanées que les plantes des herbiers ?


Conclusion :


Que retenir en ce début du 21°siècle, de la lecture et de la fréquentation des œuvres ‘botanistiques’ de JJR ?


Que, comme pour un certain nombre d’entre nous, la botanique fut pour lui une passion (fort fructueuse) sur le tard ! 

 

 

« Je suis, Monsieur, un pauvre écolier sexagénaire, auquel il ne manque pour devenir botaniste que de la jeunesse, de la mémoire, de la vigueur, des observations et une bonne méthode pour les rédiger. Tous les livres du monde ne valent pas un bon guide et n’y sauraient suppléer » (Lettre au docteur Pierre Clappier, 1768)

 


Ces dernières remarques sont toujours vraies et nous savons la chance que nous avons d’en avoir de forts bons, qui nous mènent dans ces démarches réussies d’observations des plantes.

 

En cela ils perpétuent les principes énoncés par notre grand ancêtre, qui ne cessait de mettre l’accent (au fil des lettres à Mme Delessert)  sur l’observation détaillée –grâce à de petits instruments que nous utilisons toujours : loupe, scalpel (« lancette », dit-il) , ciseaux, etc.. - ; observer sur le terrain, bien connaître la plante avant de vouloir la nommer, voilà qui est toujours en vigueur !

 

«Une connaissance purement livresque  [à la mode jusqu’en ce 18° siècle]  est un vain savoir » et dans la lettre III : « Ayez la patience de ne lire que dans celui (=livre) de la nature et de vous en tenir à mes lettres »


En outre, dans ces lettres, nous (re)trouvons une approche pleine de chaleur humaine au contact d’une expérience mutuellement partagée, qui fait que la botanique n’est plus une science exacte et froide. C’est une atmosphère chaleureuse, dont nous faisons l’expérience au fil de nos cheminements sur les sentiers grufféens et autres !

 


Et puis, JJR contribua par sa notoriété à faire prévaloir le système de Carl von Linné, son contemporain, et sa classification des plantes par leurs organes sexuels et leur appellation binomale (genre/ espèce). « Les » Jussieu –qu’il fréquenta- introduisirent la notion de familles : les grandes familles que JJR décrit dans ses lettres sont toujours valides (même si le vocabulaire a changé). 

 

«Il a fallu pour ne pas m’y perdre tout rapporter à une nomenclature particulière, et j’ai choisi celle de Linnaeus tant par la préférence que j’ai donnée à son système que parce que ses noms composés seulement de deux mots me délivrent des longues phrases des autres. » (Lettre à Malesherbes)


Cher Jean-Jacques  – me permets-tu ce tutoiement, depuis notre longue fréquentation ?-, tu as marqué l’esprit de tes contemporains, et ceux d’une longue cohorte de personnalités qui sont venus, au fil des siècles suivants, te rendre hommage en ce lieu dont tu as dit : « Ici commence le court bonheur de ma vie... »  Référence à l’exposition aux Charmettes, intitulée «Les chemins de Jean-Jacques", évoquant les visiteurs  -et de fort célèbres – aux Charmettes, au fil des siècles, après ton passage.

 

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Cher Jean-Jacques, continue à descendre la colline du Clos Savoiroux** ! Tu découvriras, à ne pas en douter, en ce lieu maintenant fort urbanisé, quelques « Plantes Urbaines » parmi le béton ! (Plantes Urbaines, de François Couplan, au Sang de la Terre, 2010) (et oui ! nous avons maintenant des livres fort bien illustrés, de ceux qui t’ont fait tant défaut en ce 18° siècle)

 


**Statue de Mars-Vallett (né à Chambéry -1869 -1957), inaugurée le 4 septembre 1910, fondue en 1942, la nouvelle statue à l’identique remise en place le 1° juillet 1962.

 

JJR mars valet

Et toi, botaniste débutant ou confirmé, n’entends-tu pas, au creux du vallon des Charmettes, l’écho des pas de ce marcheur invétéré ? Et cette exclamation, ce cri de joie plus lointain, qui s’y surimpose à la remarque de sa Chère Maman, quelques 30 ans plus tard : «Ah ! Voilà de la pervenche ! » ? (Livre VI des Confessions, lors d’une promenade à Cressier avec son ami M. du Peyrou, 1764) ?

 

Vinca minor 09


Bien sûr, la science a évolué, et la connaissance des plantules ( !) a bien évolué, avec l’apport de nouvelles techniques –voir la note sur les nouvelles classifications, abordées dans deux de nos précédents articles. Cette mise en perspective de l’évolution de la botanique ne nuit nullement au salut fraternel que j'adresse au garnement –pardon, Citoyen- de  Genève !

                                                    

                                                                                                                                  Jean

 

 


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Grande consoude

24 Janvier 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Grande Consoude,  Symphytum officinale L.

 

La Consoude est une plante herbacée vivace du genre Symphytum, appartenant à la famille des Boraginacées, comme la bourrache ou les myosotis. Affectionnant principalement les lieux humides, elle est originaire d’Eurasie, Hongrie, Turquie, Caucase, Géorgie, Iran.....


symphytum officinale 01

 

Il existe beaucoup de noms vernaculaires pour cette plante, du fait de la forme de ses feuilles qui la font appeler "oreille de vache ou oreille d'âne", ou "langue de vache", mais aussi du fait de ses propriétés cicatrisantes et calmantes.

 

En effet, ses racines sont très efficaces pour soigner les coupures et autres blessures, c'est pourquoi on la nomme aussi "herbe à la coupure" ou "herbe aux charpentiers".

 

Botanique :


Plante vivace de 40 cm à 1 m, velue-hérissée, à souche épaisse, charnue, non tubéreuse ;

  • tige robuste, ailée, rameuse aux aisselles supérieures.
  • feuilles épaisses, ovales-lancéolées, les inférieures plus grandes que les moyennes qui sont longuement décurrentes.

symphytum officinale 04

 

  • fleurs blanchâtres, rosées ou violettes.

Le calice à lobes lancéolés, fendu presque jusqu'à la base, ;

La corolle d’environ 15 mm, est en forme de tube à 5 lobes égaux et réfléchis, elle est deux fois plus longue que le calice.


symphytum officinale 03

 


coupe de la fleur

 

 

 

 

 

  La corolle est munie à l'intérieur de 5 écailles allongées, ciliées-glanduleuses formant un cône, qui protègent l’androcée et le gynécée. Ces écailles, situées au niveau du bas de la gorge, forment un véritable double fond de la corolle et rendent la pollinisation compliquée pour certains insectes.

 

 

 

 

 

 

Les anthères sont aiguës, un peu plus longues que le filet ; les carpelles sont lisses, luisants, non contractés au-dessus de la base.


C'est une plante mellifère, ses fleurs sont très appréciées des abeilles. Elles sont aussi systématiquement visitées par les bourdons. Ceux-ci percent un trou à la base de la corolle afin d’accéder plus rapidement au nectar. Les abeilles peuvent ensuite en profiter.


On voit bien "la porte d'entrée" sur une des fleurs de cette photo :


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Histoire :


Son usage médicinal est connu depuis fort longtemps. Le nom de consoude vient du grec et veut dire "qui aide à la soudure" ... des fractures mais aussi des plaies. Pour le grec Dioscoride, qui fut, il y a près de 2000 ans, attaché en tant que médecin militaire d'une légion romaine, la consoude était un remède merveilleux.

 

symphytum officinale 02


Elle contient en effet de l'allantoïne, substance qui, stimulant la multiplication cellulaire, accélère la guérison, et, agissant comme inhibiteur bactérien, ralentit la croissance des bactéries jusqu'à leur destruction.. On soigne également les contusions et diverses maladies de la peau avec des cataplasmes à base de feuilles fraîches hachées.


Parfois utilisées comme plantes fourragères, les consoudes ne sont pas traditionnellement utilisées pour l'alimentation humaine, bien que certains les apprécient pour la réalisation de différentes préparations. Vous pouvez trouver différentes recettes dans le Web, notamment les fameux beignets de feuilles appelés "soles végétales" dont ils rappellent le goût.


Mais attention, les feuilles contiennent un alcaloïde qui, consommé en trop grande quantité ou trop souvent, peut être nocif (troubles hépatiques).


Enfin, la consoude fait le bonheur de nombreux jardiniers. En effet, le purin de consoude, par exemple, est un engrais très prisé.

Vous trouverez de nombreux conseils d’utilisation dans le blog correspondant au lien ci-dessous :

http://www.la-consoude-au-jardin.fr/page/2

 

 

                                                   Joanny

 

 


 

 

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J-J ROUSSEAU, épilogue I

18 Janvier 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

 

L’année 2012 est terminée, nous allons bientôt abandonner Jean-Jacques ROUSSEAU et laisser la mémoire reprendre ses droits. Mais il reste cinq lettres à parcourir ensemble et à illustrer par quelques photos. Cette lecture montre combien le philosophe botaniste a essayé d’être exhaustif auprès de sa chère cousine :

 

  • Dans la lettre IV (juin 1772), JJR aborde une nouvelle famille, dans les «monopétales irrégulières » :

 « les fleurs en gueule, parce que ces fleurs sont fendues en 2 lèvres, dont l’ouverture [...] leur donne l’air d’une gueule béante ».

 

Il divise ensuite ces monopétales en labiées, (qui sont actuellement les lamiacées) et en personnées ou scrophulariacées.


000lamiacées galeobdolonb-copie-1

 

 

 

 

Lamiacées  : 

Lamium galeobdolon, ortie jaune (fleur jaune) et Ajuga reptans, bugle rampante, (fleur bleue), deux lamiacées très fréquentes dans les prairies et sur le bord des chemins.

 

000lamiacées ajuga reptans 113




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la suite de nouvelles classifications génétiques faites à partir de 2003 et dont la dernière date de 2009 (APG III *) la famille des scrophulariacées, famille « fourre-tout », a été complétement remaniée, il ne reste que peu de plantes courantes dans nos nouvelles scrophulariacées, notre Jean-Jacques y perdrait son latin !


000 moléne II

 

 

 

 

 

Il reste néanmoins une plante très fréquente, toujours sur le bord des chemins, la molène noire Verbascum nigrum.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La 5ième leçon (juillet 1772) porte sur les ombellifères, « en pleine fructification dans ce moment ». Il en donne une description détaillée, de la structure des «rayons» (ou pédicules) eux-mêmes terminés par « un ordre de rayons plus petits » ; au passage, il donne l’étymologie du terme ‘ombellifère’ ou «Porte parasol», du latin umbella signifiant parasol.

Actuellement, les ombellifères sont devenues les apiacées.


Laser siler, apiacée très courante


0000apiacées

 

Prairie d'apiacées, en juillet, en Maurienne


000 apiacées II

 

La 6ième leçon porte sur les fleurs du type pâquerette, les Composées ou Astéracées, qui sera la fleur emblématique – et si commune- qu’il nomme aussi « petite marguerite ou marguerite tout court ».


000marguerite

 


Regardez-la bien ! Il en fait une description :


«deux cents ou trois cents fleurs toutes parfaites, c'est-à-dire, ayant chacune sa corolle, son germe, son pistil, ses étamines, sa graine ». « Si vous aviez déjà les doigts exercés aux dissections botaniques, que vous vous armassiez d’une bonne loupe et de beaucoup de patience, je pourrais vous convaincre de cette vérité par vos propres yeux ».

 

Son élève devra le croire sur parole, bien qu’il continue en lui disant «regardez maintenant les brins jaunes qui sont au milieu de la fleur », puis après, «les folioles blanches au-dessus, rose au-dessous qui forment comme une couronne autour de la marguerite »... qui n’aurait pas déjà sorti la loupe, conseillée auparavant !


000fleur de marguerite-copie-1

 

  • LETTRE VII (sans date, probablement fin 1773, début 1774) :

Cette lettre est bien plus courte, et en raison de la saison propice, porte sur les arbres fruitiers que sa Chère Cousine peut trouver dans les vergers. Il en profite pour lui rappeler qu’il est nécessaire d’avoir les feuilles des plantes qu’elle lui envoie, pour les déterminer !

«Le feuillage est souvent nécessaire pour déterminer l’espèce à un aussi mince botaniste que moi ».

 

Au passage il rend hommage «au savant Linnaeus » (Carl von Linné). Que penser de sa remarque : 


« Il ne faut pas, chère amie, donner à la botanique une importance qu’elle n’a pas ; c’est une étude de pure curiosité et qui n’a d’autre utilité réelle que celle que peut tirer un être pensant et sensible de l’observation de la nature et des merveilles de l’univers »?

 

Mais cela est déjà beaucoup et le romantisme du siècle suivant ne serait-il pas en germe dans une telle observation ? 

 

 

à suivre ..........

 

                                                                                 Jean

 

 

*La classification APG III (2009), ou classification phylogénétique, est la troisième version de la classification botanique des angiospermes établie par l'Angiosperms Phylogeny Group. C'est la classification botanique la plus importante aujourd'hui. Elle est construite sur l’étude de deux gènes chloroplastiques et d’un gène nucléaire de ribosome,  ces données sont complétées dans quelques cas par d'autres données.

 

 

 

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La ruine de Rome!

10 Janvier 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

 

 

Sur tous les murs des villes d’Europe, vieux murs d’enceinte, murs en ruine, vieilles maisons, anciennes clôtures… vous la trouverez, la ruine de Rome. Lui doit-on la chute de l’Empire ??


La Cymbalaria muralis, linaire cymbalaire, cymbalaire des murs, linaire des murs….. est une plante herbacée commune en France (et en Europe) sur les vieux murs et les rochers. Ses fines tiges rampantes peuvent mesurer jusqu’à 60 cm de long. Autrefois scrophulariacées, elle est actuellement classée dans la famille des Plantaginacées, selon la classification APG III de 2009*.

 

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  • Étymologie

Du latin Cymba = nacelle par allusion à la forme concave des feuilles ; Muralis = murs.


  • Description

Plante vivace à tiges filiformes et retombantes, glabres.

 

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*       Les feuilles, à long pétiole, alternes, à limbe presque arrondi ont 5 à 7 lobes, avec une base en cœur. Les nervures sont disposées en éventail. Les feuilles sont souvent marginées de pourpre.

 

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*       Les fleurs sont violet pâle avec un palais jaune. Elles sont portées par un pédoncule long et glabre, à l’aisselle des feuilles. La corolle est en forme de tube muni de deux lèvres, avec un éperon, plus court que la corolle et contenant le nectar. La lèvre supérieure est bilobée et dressée, l'inférieure trilobée avec une base présentant deux bosses colorées en jaune. Elles présentent 4 étamines soudées à la corolle, groupées en deux paires de taille différente.

 

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*       Le fruit est une capsule presque sphérique s'ouvrant au sommet par 3 dents. Celle-ci contient des graines marquées de crêtes sinueuses. Après la floraison, le pédoncule de la fleur s’allonge, phénomène appelé accrescence, et se recourbe pour que la capsule s'introduise dans les interstices des pierres.

 

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*       Floraison d'Avril à Octobre.


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*       La pollinisation est assurée par les insectes (elle est entomogame) mais il arrive que les fleurs s’autofécondent également (dans ce cas on dit que la pollinisation est autogame).

 


 

QUELQUES NOTES :


- *La classification APG III (2009), ou classification phylogénétique, est la troisième version de la classification botanique des angiospermes établie par l'Angiosperms Phylogeny Group. C'est la classification botanique la plus importante aujourd'hui. Elle est construite sur l’étude de deux gènes chloroplastiques et d’un gène nucléaire de ribosome,  ces données sont complétées dans quelques cas par d'autres données.


-Une fleur nommée Cymbalaris ou Cymbalaria est décrite dans l'Herbarius du pseudo-Apulée.

Il s’agit d’un herbier illustré d'origine grecque, compilé en latin au IVe siècle. Il est attribué à Sextus Apuleius Barbarus et décrit 131 plantes en précisant leur usage médical ainsi que la façon de les utiliser. Cet ouvrage a connu une importante diffusion en Europe et au proche-Orient. Il fut traduit, copié et recopié par des générations de scribes jusqu'à l'invention de l'imprimerie. Autour de 1481 parut sa première version imprimée, ce qui en fit le tout premier herbier totalement illustré et imprimé.

 

zz0 ruine de rome


- Le déclin de l'Empire romain, aussi appelé chute de l'Empire romain se rapporte à l'effondrement de l'Empire romain d'Occident. La date du 4 septembre 476, date de l'abdication de Romulus Augustule, dernier empereur de l'Empire romain d'Occident est souvent citée. Les raisons du déclin de l'Empire romain font l'objet d'un certain nombre de théories controversées et beaucoup d'historiens remettent en question la notion même de «chute». L'absence de données objectives de la part des chroniqueurs qui vécurent cette période si troublée explique le grand nombre de théories développées. Mais notre jolie cymbalaire n’y est jamais mise en cause !!

 

 

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                                                   Christianne

photos Joanny et Christianne.

 


 

 


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