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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #flore tag

Les pulmonaires

18 Février 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Le printemps arrive et nous allons découvrir bientôt de nouvelles boraginacées fréquentes au printemps, celles du genre pulmonaria.

Le nom pulmonaire leur vient de l’époque romaine, époque à laquelle on attribuait le pouvoir de guérir les maladies du poumon à la racine de certaines espèces de pulmonaire (Végèce donnait le nom de Pulmonaria radicula à l'une des espèces).

On considère généralement que l'attribution de cette propriété est liée, par analogie, aux taches éparses sur les feuilles des principales espèces, ces taches évoquant celles du poumon.

Les pulmonaires

Ce sont des plantes herbacées vivaces à grandes feuilles basales et à feuilles caulinaires plus petites. Les feuilles continuent de grandir après la floraison, en particulier sur les rejets de la plante. Dans plusieurs espèces, elles sont maculées de blanc. L'ensemble de la plante est velu, à poils rudes à soyeux. Les fleurs se présentent en racèmes de cymes terminales. Comme c'est le cas pour beaucoup de boraginacées, leur couleur varie du rose au bleu. Calice tubulé généralement très velu à cinq dents. Corolle en entonnoir à cinq lobes avec, à la gorge, cinq petites touffes de poils entourant les étamines.
Le fruit est composé de quatre nucules monospermes indéhiscentes.
source wikipedia

Pulmonaria ssp

Pulmonaria ssp

Bien que le genre pulmonaria soit riche de plusieurs espèces, la Haute Savoie n’en accueille que deux ( sources :Sites Asters et telabotanica).

Pulmonaria montana, pulmonaire des montagnes.

Plante haute de 10 à 50 cm.

Feuilles estivales, celles des rejets, sans pilosité, à reflet soyeux grisâtre, les basales elliptiques lancéolées, atténuées en pétiole ailés, munies de nombreuses glandes sessiles dessus.

Inflorescence non visqueuse composée de fleurs bleu rouge vineux. Tube de la Corolle poilu à l’intérieur, sous l’anneau de poils de la gorge.

Espèce collinéenne, elle fleurit de mars à avril, dans les haies, à la lisière de bois, ou dans les bois frais et les prés humides.

Pulmonaria obscura, pulmonaire sombre.

Plante haute de 10 à 30 cm, munies de poils inégaux. Feuilles vert sombre, les caulinaires alternes, lancéolées, sessiles, non maculées. Feuilles estivales, celles des rejets, en coeur ou arrondies à la base, rétrécies en pétiole. Inflorescence en grappe courte terminale aux fleurs rose bleuté et aux tubes glabres sous l’anneau de poils de la gorge.

Espèce collinéenne à montagnarde inférieure. Préférence calcicole : haies, lisières de bois, bois frais humides.

Les pulmonaires
Pulmonaria ssp
Pulmonaria ssp

Pulmonaria ssp

Difficile de mettre un nom d’espèce sur ces photos, prises en Haute Savoie, montana ou obscura ? il faut ouvrir la corolle et chercher les poils qui pourraient se trouver sous l’anneau de poils de la gorge.

                                                                                                Christianne

 

 

Sources, sites telabotanica et Asters, dont voici le lien :

Les pulmonaires
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Châtaignes et châtaigniers...

20 Décembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Bientôt Noël, vous préparerez un bon repas, et, si vous aimez la tradition, vous mangerez de la dinde aux marrons et des marrons glacés, entre autres.

Des marrons, qu'on peut déguster aussi le reste l'année sous forme de crème de marrons, de marrons chauds..... Mais, n'ai-je pas écrit qu'ils n'étaient pas comestibles ?

Ces marrons-ci n'ont rien à voir avec la graine du marron d’Inde dont je vous ai parlé récemment.

Le « marron » comestible est en fait une grosse châtaigne.

La châtaigne est le fruit du châtaignier,  Castanea sativa, un arbre élevé, appartenant à la famille des Fagacées dans laquelle on trouve les chênes Quercus sp et le hêtre, Fagus sylvatica, genre ayant donné son nom à la famille.


 

Le Châtaignier (Castanea sativa) : Castanea viendrait de Castanos ville du nord-est de la Turquie. Sativa indique qu’il a été semé, cultivé. Le latin castanea s’est conservé dans presque toutes les langues d’Europe occidentale : français (châtaignier), italien (castagno), portuguais (castanheiro), espagnol (castano, qui a donné castagnettes), allemand (kastanie) et anglais (chest nut).

Site ENS de Lyon.

Marrons glacés, photo Internet.

Marrons glacés, photo Internet.

Feuilles

 Les feuilles sont alternes, simples, allongées et dentées en scie. L’automne les colore joliment

Feuilles de châtaignier
Feuilles de châtaignier

Feuilles de châtaignier

Fleurs  

 Les fleurs unisexuées mâles, très nombreuses, sont portées par des chatons dressés et contiennent 8 à 15 étamines à anthères jaune.

Fleurs mâles du châtaignier, photo de Nicole

Fleurs mâles du châtaignier, photo de Nicole

Fleurs mâles du châtaignier, photos de Nicole
Fleurs mâles du châtaignier, photos de Nicole

Fleurs mâles du châtaignier, photos de Nicole

Les fleurs unisexuées femelles, discrètes, sont groupées en 1 à 3 inflorescences à la base de certains chatons mâles situés dans le haut des branches. Chaque inflorescence comporte 3 fleurs serrées dans une cupule faite de languettes vertes soudées par leur base.

Difficile de les photographier!

Le plus intéressant dans le châtaignier c’est son fruit qui est un akène (c’est-à-dire un fruit sec), indéhiscent (qui ne s’ouvre pas), à graine unique, dont le péricarpe (paroi), n'est pas soudé à la graine.  

Ce fruit est contenu dans une bogue qui résulte de la soudure et de l’accrescence des bractées florales. A maturité, la bogue se fend en 4 valves libérant généralement 3 châtaignes correspondant aux 3 fleurs de départ.

Châtaignes

Châtaignes

Une châtaigne est formée d'une coque mince, coriace, brune et brillante, contenant une graine.  La châtaigne se détache de la bogue par son hile. Elle a un côté saillant d'où émerge une petite touffe appelé « torche » qui est le reste desséché du pistil et des cinq ou sept «stigmates » floraux.  Dans de nombreuses variétés, le fruit est aplati sur un ou deux côtés.

La graine est enveloppée dans un tégument, une pellicule rougeâtre et astringente appelée le « tan » (à cause des tanins qu'elle contient), qui pénètre dans les replis de l'amande, et qu'il faut retirer avant de consommer la châtaigne.

Les variétés de châtaignes dont le tégument de la graine ne cloisonne pas l'amande sont appelées marrons. Ce sont ces « marrons » qui sont transformés en marrons glacés ! Le poids de la châtaigne peut varier de 10 à 25 grammes selon la variété.

 Photo Internet.

Photo Internet.

L’appellation marron – improprement attribuée à des châtaignes – serait apparue sur le marché de Lyon au XVIIe siècle. Les Italiens y vendaient des châtaignes sans cloison, que les pâtissiers de la ville préféraient à la châtaigne ardéchoise. Et ce serait, paraît-il, en raison de la couleur des capes de ces marchands italiens, qu’on aurait surnommé ces fruits « marrons ».

Site "esprit de pays"

Marrons glacés, photo Internet.

Marrons glacés, photo Internet.

La châtaigne d’implantation très ancienne fut longtemps la base de l’alimentation humaine dans des régions entières. On appelait, d’ailleurs le châtaignier « l’arbre à pain » car la châtaigne remplaçait souvent les céréales dans le Massif Armoricain, le Massif Central, la Corse, le Portugal ou l’Italie du Nord. Mais aussi « l’arbre à saucisses » car les châtaignes servaient aussi à l’alimentation des porcs.

Elle est cultivée en Ardèche, Dordogne, Lozère, Var, Corse, et aussi Portugal et Italie.

Les châtaigniers vivent entre 400 et 800 m d’altitude, dans des sols frais, profonds et perméables. Ils n’aiment pas les sols compacts, humides et calcaires. Ils aiment la chaleur et le soleil.

 

La marchande de châtaigne

La marchande de châtaigne

Les châtaigniers ne sont pas à l'abri des prédateurs, ils souffrent d'attaques d'un nouveau parasite, le Cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus). voir cet article sur le blog de nos amis de FAVERGES :

Le Châtaignier est-il indigène en France ? Une question qui a fait couler beaucoup d’encre et qui est, semble-t-il, résolue.
On trouve sa présence en France, avec le Chêne, dans des pollens datant de la fin du miocène. Il est repoussé vers le sud par la dernière glaciation (- 10 000 ans). Comme en témoigne les analyses polliniques (lac de Creno), la Corse fut sans aucun doute une zone refuge en même temps que quelques points des Maures, des Cévennes, et des Pyrénées Orientales. Le climat lui redevenant favorable, il a regagné une partie de son aire potentielle. Cette reconquête, très lente car les châtaignes, lourdes, ne sont pas facilement disséminées sur de longues distances, a été radicalement favorisée par l’homme. Cultivé depuis l’antiquité, le châtaignier a été introduit presque partout en France où il représente près de 10 % de la forêt feuillue.

Internet

A consommer sans modération!!

L'amande fraîche contient jusqu'à 35 % de glucides (amidon, saccharose, dextrines), 5 % de fibres, mais est pauvre en protides (albumines) et lipides. Elle contient aussi des vitamines, notamment de la vitamine C et des éléments minéraux, notamment du potassium. Le taux de sucre du fruit évolue dans le temps. Il est généralement plus important quelques semaines après la récolte.

La farine de châtaigne contient plus de 75 % de glucides, ce qui en fait un aliment énergétique.

A consommer avec modération!!!

                                                                                        Bonnes fêtes de fin d'année

                                                                                        Christianne

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Les marronniers, les marrons...

23 Novembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Les marrons, pour notre génération, évoquent la rentrée des classes, pourquoi ??

Cet arbre magnifique, le marronnier, est en fait un marronnier d’Inde et, malgré son nom, il n’est pas originaire d'Inde mais du Nord de la Grèce. C’est en 1615 (sous la régence de Marie de Médicis) que le botaniste Bachelier  le rapporta de Constantinople.

Ce premier marronnier fut planté à Paris dans la cour de l’hôtel de Soubise, au Marais. Il devient vite la coqueluche des parcs de la Renaissance puis du Grand Siècle. Il est peu exigeant et s’est vite étendu aux avenues urbaines et places publiques avant de devenir, Jules Ferry oblige, l’arbre le plus populaire de nos cours de récréations communales. Il y fit la joie de générations d’écoliers réalisant avec ses graines luisantes des jeux variés : petits personnages, objets de dînettes, voire… projectiles.

Image empruntée à Internet

Image empruntée à Internet

Le Marronnier d'Inde, en latin Aesculus hippocastanum, famille des sapindacées (APG III).

Linné baptise le marronnier Aesculus, terme latin désignant chez les anciens un chêne à fruits comestibles. Hippocastanum signifie « châtaigne de cheval » du grec hippo, cheval et kastanon châtaigne. En effet les marrons broyés semblaient pouvoir être donnés à manger aux chevaux, mais en petite quantité.

Cette appellation s’est conservée dans la langue italienne « ippocastagno » et dans la langue anglaise « horse-chestnut».

Le mot marron viendrait du mot ligure mar signifiant « caillou ».

le marronnier, Aesculus hippocastanum, image empruntée à pixabay

le marronnier, Aesculus hippocastanum, image empruntée à pixabay

Pour le Dictionnaire de l'Académie française de 1694 (1re édition), le mot marronnier désignait tous les arbres portant des marrons (dont les châtaigniers). Le marronnier a ensuite désigné les variétés cultivées du châtaignier « dont les fruits sont plus gros que les châtaignes et sont comestibles ».

Le mot « marronnier » a aussi, jusqu’au XIXe siècle au moins, désigné le métier de vendeur de marrons chauds ou froids.

En conclusion, il ne faut pas confondre le marronnier, Aesculus hippocastanum, arbre cultivé comme ornement et dont les fruits ne sont pas comestibles et le châtaignier, Castanea sativa, arbre sauvage ou cultivé pour ses fruits et que nous découvrirons dans un prochain article.

 

le marronnier, Aesculus hippocastanum,

le marronnier, Aesculus hippocastanum,

Description :

Les feuilles sont opposées, composées-palmées de 5-7 folioles ovales en coin dentées.

Image emprunté à Internet.

Image emprunté à Internet.

Les fleurs hermaphrodites forment une grande inflorescence pyramidale en thyrse, de fleurs blanches irrégulières comportant :


-  4 à 5 pétales blancs inégaux, chiffonnés, pubescents et ponctués d’une tache jaune virant à l’orangé puis au rouge.
-  7 étamines inégales et arquées.
-  1 pistil à 3 carpelles soudés en un ovaire à 3 loges.

Photo de Jacques

Photo de Jacques

La fleur fécondée va évoluer en un gros fruit vert sphérique hérissé d’épines molles, la "bogue", celle-ci va s’ouvrir en 3 valves laissant échapper 1 voire 2 graines dont une seule s'est développé (on peut trouver le reste de la deuxième graine à l'intérieur de la bogue).

Cette graine, le marron, n’est pas comestible

Il existe des variétés qui ne fructifient pas afin d'éviter le désagrément que peuvent causer les fruits qui tombent, notamment dans le cas d'arbres d'alignement. Ce sont des variétés qui fleurissent au printemps de fleurs blanchâtres rosées.

Les marronniers, les marrons...

Un Marronnier pas comme les autres, à Genève, connaissez-vous son histoire ??

Depuis 1818, une tradition de la ville de Genève consiste à observer un arbre de référence, qui est un marronnier commun, situé sur la promenade de la Treille. Les Genevois notent chaque année la date de l'éclosion du premier bourgeon, ce qui indique le début du printemps. Cette tâche est effectuée par le sautier (secrétaire du Grand Conseil Genevois), qui observe régulièrement l'arbre et note la date de l'éclosion sur un registre.

L'événement fait l'objet d'un communiqué de presse : le printemps est commencé à Genève et peut être en Suisse !

Un premier marronnier est choisi en 1818. Celui-ci meurt au début du XXe siècle et est remplacé par un nouvel arbre en 1905. Ce deuxième marronnier meurt à son tour en 1929 et est remplacé par un autre marronnier commun sur lequel un dernier relevé est fait le 13 mars 2015.

Ce dernier est infecté par un champignon et meurt de l'intérieur peu après.. Madame le Sautier, Maria Anna Hutter, désigne alors à la pépinière de la ville de Genève lequel des greffons descendants du marronnier officiel deviendra le quatrième. En attendant qu'il atteigne une taille suffisante pour assumer son rôle, elle désigne en septembre 2015 un des marronniers de la Treille qui sera l’annonciateur officiel ad interim du printemps à Genève à partir de 2016.

Photo du troisième marronnier officiel photographié en 2012, et déjà malade.

Le marronnier de Genève.
Le marronnier de Genève.

Le marronnier de Genève.

                                                                               Christianne

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Crassulacées, suite....

10 Novembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici encore deux orpins, Sedum en latin,  que nous rencontrons lors de nos sorties botaniques.

  • Sedum maximum devenu récemment Hylotelephium maximum, grand orpin.

Plante de 30-60 cm, robuste, glabre, à souche épaisse.


- tiges dressées, raides, simples, feuillées

- feuilles dressées, 2-4 cm, opposées ou ternées, ovales, les inférieures sessiles à bases élargies, les supérieures embrassantes en coeur, inégalement denticulées.

Hylotelephium maximum, grand orpin.
Hylotelephium maximum, grand orpin.

Hylotelephium maximum, grand orpin.

- fleurs d'un blanc jaunâtre, pédicellées, en corymbes à rameaux opposés ou verticillés.
- 5 pétales étalés, lancéolés-acuminés, en capuchon au sommet, 3 fois plus longs que le calice
- 10 étamines, les 5 internes insérées à la base des pétales
- 5 carpelles, dressés, acuminés, sillonnés sur le dos.

Écologie : Rochers rocailles, haies et bois, en plaine dans presque toute la France ; rare dans le Midi.

Hylotelephium maximum, grand orpin.

Hylotelephium maximum, grand orpin.

Hylotelephium maximum, grand orpin.
Hylotelephium maximum, grand orpin.

Hylotelephium maximum, grand orpin.

 

  •   Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

 

- Plante vivace de 10-25 cm, robuste, glabre et glauque, à souche épaisse émettant des tiges stériles couchées à feuilles presque imbriquées

- tiges florifères raides, dressées, simples, nombreuses

- feuilles éparses, planes, obovales en coin, longues de 1 à 12 cm, très obtuses, entières, sessiles, non dentées

 

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.
Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

- fleurs roses ou violacées, courtement pédicellées, en corymbe ombelliforme très serré, multiflore

- 5 sépales lancéolés

- 5 pétales plans, d'un tiers plus longs que le calice

- 5 carpelles acuminés, finement granulés.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.
Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Écologie : Rochers des hautes montagnes siliceuses, Alpes et Pyrénées Orientales.

Cet orpin se rencontre à partir du milieu de l’été. Il affectionne les éboulis et les bordures de chemins de préférence sur les sols siliceux, en montagne.

«Anacampseros» signifie en grec «fait revenir les infidèles», cette plante était en effet utilisée pour confectionner des philtres ou des décoctions chargées de ramener les époux infidèles dans leur foyer !

                                                                           Christianne

Source : site botanique Telabotanica => http://www.tela-botanica.org/site:accueil

Autre site à découvrir :

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Sempervivum, éternel ? C‘est la réputation de ce genre, d’être éternel.

29 Octobre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Les joubarbes, genre Sempervivum, appartiennent elles aussi à la famille des crassulacées. Ce sont de petites plantes produisant des rosettes de feuilles charnues, accolées les unes aux autres, dont la forme évoque le capitule d'un artichaut. Chaque rosette se propage soit asexuellement, en émettant des rosettes latérales, soit sexuellement, par de minuscules graines. Chaque plante pousse pendant plusieurs années avant la floraison. Elle meurt après la floraison, laissant autour d'elle de nombreux petits "choux".

Les feuilles, riches en eau, se terminent par des pointes piquantes, rougeâtres ou brunâtres. Les tiges (des stolons) poussent au ras du sol et s'enracinent en produisant de nouvelles rosettes. Les racines fibreuses permettent à la plante de s'accrocher sur des surfaces aussi hostiles que des rochers ou des murets de pierre sèche. Les joubarbes ne savent pas compter, le nombre de pétales de chaque fleur est variable !

Les joubarbes sont cultivées depuis la plus haute antiquité : les Romains leur attribuaient ainsi la faculté d'éloigner la foudre, expression de la colère de Jupiter (d'où le nom de Jovis barba, "barbe de Jupiter".

Sempervivum arachnoideum, joubarbe aranéeuse

Petites rosettes de feuilles reliées entre elles par de longs poils blancs aranéeux, naissant sur les bords et surtout à la pointe des feuilles, formant un réseau ressemblant à une toile d’araignée. Cette « toile »  est un piège à eau, rosée, pluie….

Fleurs rose vif, nombre de pétales variable.

Ecologie : rochers de montagnes : Alpes ; Cévennes et Plateau central ; Corbières et Pyrénées ; la var. dans le Jura.

Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse
Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse

Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse

Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse
Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse

Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse

Sempervivum montanum, joubarbe des montagnes.

Assez grandes rosettes de feuilles recouvertes d’un fin duvet de poils courts glanduleux, sans poils aranéeux.

Fleurs d’un rose délicat.

S’aventure parfois dans les pelouses longtemps enneigées des étages alpins et subalpins.

Écologie : Rochers des hautes montagnes : Alpes de la Savoie, du Dauphiné, de la Provence, Pyrénées, Corse.

Sempervivum montanum, joubarbe des montagnes.
Sempervivum montanum, joubarbe des montagnes.

Sempervivum montanum, joubarbe des montagnes.

Sedum tectorum, joubarbe des toits.

Grandes rosettes de feuilles charnues, glabres sauf au bord et à la pointe des feuilles.

Inflorescence à tige « cuirassée » de feuilles.

Fleurs rose « fané».

Écologie : Murs, toits, rochers, surtout en montagne, dans presque toute la France.

Sedum tectorum, joubarbe des toits.
Sedum tectorum, joubarbe des toits.
Sedum tectorum, joubarbe des toits.

Sedum tectorum, joubarbe des toits.

                                                                         Christianne

Source : A la découverte des fleurs des alpes, Parc des Ecrins, édition Libris.

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Les succulentes !

27 Octobre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Non, il ne s’agit pas de dresser ici la liste de plantes délicieuses, à consommer sans modération !

En botanique, succulente signifie «aux tissus charnus gonflés d'eau». Le terme «succulente» se rapporte, entre autres, aux plantes de la famille des crassulacées. Ce terme vient du latin crassula, diminutif du latin crassus qui veut dire «épais ».

Les crassulacées sont géographiquement réparties en bordure de mer, en plaine, en montagne jusqu'à plusieurs milliers de mètres d'altitude suivant les espèces.

Ces plantes charnues sont adaptées à des milieux arides, aridité résultant des caractéristiques du sol, du climat ou de la forte concentration en sel, dans ce dernier cas, on parle de plantes halophiles.

 Leur adaptation est liée à leur capacité à stocker de l'eau dans les feuilles, les tiges ou les racines. Les crassulacées sont xérophiles -se dit de végétaux supportant une certaine sècheresse du sol.

Leurs feuilles peuvent être recouvertes de cire, de poils, la surface des feuilles peut être très réduite.

Crassulacée, Illustration de la Flore de Coste.

Crassulacée, Illustration de la Flore de Coste.

Elles sont capables d'assimiler rapidement l'eau de pluie dans le sol mais certaines profitent des brouillards matinaux qui sont leur seule source d'eau durant de longues périodes.

Elles ont un métabolisme spécifique, le CAM, Métabolisme Acide Crassulacéen.

Celui-ci leur permet de stocker de grandes quantités d’eau. Leurs stomates s'ouvrent principalement la nuit et se ferment durant la journée, ce qui réduit la perte d'eau.

Pour les plus savants qui veulent découvrir les mystères du CAM, voici un site éminemment scientifique :

http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Photosynthese-cours/23-CAM.htm

Article 23 : la photosynthèse des plantes de type CAM.

Les feuilles sont généralement simples et sans stipules. Le limbe est entier ou légèrement incisé mais rarement lobé ou imparipenné. Les nervures sont peu apparentes.

L'inflorescence est terminale ou axillaire.

Les fleurs sont généralement hermaphrodites parfois unisexuées.

Elle comporte 4 à 20 sépales, libres ou soudés, autant de pétales libres et 4 à 10 étamines à filet libres ou légèrement soudés. Il y a le même nombre de sépales, de pétales et de carpelles. 

Les ovaires sont supères, libres. Chaque carpelle est sous-tendu par une glande nectarifère.

Le fruit est formé d'un ensemble de follicules, rarement d'une capsule. Les graines sont minuscules. La reproduction végétative est courante à partir de plantules, de bourgeons ou de feuilles tombées au sol.

Parmi les 35 à 40 genres et les 1 500 espèces mondiales,

je n’en choisis aujourd’hui que trois, qui poussent en France !!

 

Voici Sedum atratum, orpin noirâtre.

Écologie :  Rochers et éboulis des hautes montagnes : Jura, Alpes, Pyrénées.

 

Sedum atratum, orpin noirâtre, photos de Jacques.
Sedum atratum, orpin noirâtre, photos de Jacques.
Sedum atratum, orpin noirâtre, photos de Jacques.

Sedum atratum, orpin noirâtre, photos de Jacques.

Sedum rupestre, orpin des rochers.

Écologie : Rochers, murs et bois, dans presque toute la France.

Sedum rupestre, photo d'André.
Sedum rupestre, photo d'André.
Sedum rupestre, photo d'André.

Sedum rupestre, photo d'André.

Sedum dasyphyllum, orpin à feuilles épaisses.

Ecologie : Murs et rochers, dans une grande partie de la France ; nul dans l'Ouest et le Nord ; Corse.

 

Sedum dasyphyllum, photo d'André.
Sedum dasyphyllum, photo d'André.
Sedum dasyphyllum, photo d'André.

Sedum dasyphyllum, photo d'André.

                                  à suivre..................

                                                           Christianne.

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La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

20 Octobre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Le Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy a organisé comme chaque année la fête de l'automne dans sa sympathique commune. Notre groupe de botanistes avait  prévu une exposition autour des légume, avec

                  De belles affiches !

Très bien rédigées rappelant l’histoire des légumes que nous consommons tous les jours. Nous remercions l'Association pour la Connaissance de la Nature Jurassienne, l'ACNJ, qui est à l'origine de ces affiches et qui nous les a prêtées.

                            Et de vrais légumes !

Aimablement confiés à nos bons soins, par Marie-Paule et Marc SAGE SEGARD, habitants de Gruffy. De magnifiques spécimens, cultivés naturellement.

le groupeNatrue du Musée de Gruffy.

le groupeNatrue du Musée de Gruffy.

Visite de Quentin
Visite de Quentin

Visite de Quentin

Visite de Quentin, animateur du Musée.

Voici les cucurbitacées !!

Le terme courge, ou plus rarement cougourde, désigne plusieurs espèces de la famille des cucurbitacées. Dans cette famille on trouve aussi courge musquée, potiron, potimarron, butternut, patidou, pâtisson……..

Et ces légumes sont des baies  (oui ?) qui sont de plus en plus nombreux sur les étals des maraichers et qui viennent d’Amérique, comme les tomates et les pommes de terre!

Cucurbitacées.

Cucurbitacées.

Voici la vedette du stand "légumes" : un chou énorrrrrme, qui a intrigué nombre de nos visiteurs !

Parmi les légumes que nous connaissons, on trouve beaucoup de brassicacées dont le chou commun, Brassica oleracea, dont nous consommons les feuilles et le chou-fleur, Brassica oleracea L. var. botrytis L. dont nous consommons les fleurs.

 

Chou commun (Brassica oleracea), notre vedette !!

Chou commun (Brassica oleracea), notre vedette !!

Legumes du potager.

Legumes du potager.

Les Apiacées s’invitent aussi à notre table sous forme de carotte, Daucus carota subsp. sativus ou de panais cultivé, Pastinaca sativa L. subsp. sativa.

Carottes et panais.

Carottes et panais.

La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

Toujours de la famille des brassicacées, le navet, Brassica rapa L. subsp. Rapa, c’est la racine qui se trouve dans nos assiettes ! Comme la Betterave rouge qui est une plante potagère, sous espèce de Beta vulgaris. La betterave appartient à la famille des Amaranthacées.

 

 

 

et le  poireau, Allium porrum,  famille ?  Amaryllidacées, comme l’ail et ce qu’on mange dans le poireau, ce sont les feuilles.

 

Poireau, navet et betterave.

Poireau, navet et betterave.

Le piment est une baie comme la tomate, de la famille des solanacées comme la tomate. Le plus connu en France est le piment d'Espelette (Ezpeletako biperra en basque) Capsicum annuum.

Piment

Piment

La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

et aussi la blette, bette ou côte de bette, également appelée bette à carde au Québec et poirée, jotte ou joute en Suisse. C'est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Chénopodiacées,  dont on mange les feuilles et les côtes ou cardes. La plus fréquente Beta vulgaris L. subsp. Vulgaris.

La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

Voici nos généreux jardiniers, encore un grand merci à eux !

La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

A l'année prochaine,

peut être........................

Christianne

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L'automne arrive, c'est le temps des champignons !!!

3 Septembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Hélène, du Groupe Nature de Gruffy, a trouvé dans son jardin quelque chose de très curieux, une bizarrerie de la nature qui a poussée dans son terrain, dans les herbes fauchées, sous un noisetier.

Que pensez-vous que ce soit ???

 Clathrus archeri, l'Anthurus d'Archer .

Clathrus archeri, l'Anthurus d'Archer .

 

Non, ce n’est pas une étoile de mer qui voudrait découvrir les terres émergées, c’est.................... un champignon ! Clathrus archeri, l'Anthurus d'Archer . 

 

Tout d'abord enfermé dans un œuf blanchâtre, le sporophore* se déploie en 4 à 8 bras de couleur rouge, couverts de restes de gléba* et ressemble alors à un poulpe. Il dégage une odeur nauséabonde et n'est pas comestible.

 

Originaire d'Australie et de Nouvelle Zélande, il fit son apparition dans les Vosges vers 1920 près d'une industrie lainière qui traitait les laines de mouton d'Australie. Un second centre de dispersion est représenté par le Sud-Ouest de la France. 

*Sporophore : organe de la « fructification » du mycélium des Fungi ou mycota ou champignon.

*Gléba : masse fertile de certains champignons tels que truffes, lycoperdons, sclérodermes, phallus.......

Merci Hélène, Sylvie et ... internet.

                                                                                              Christianne

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Hybridisme, hybridité, hybridation.......

10 Août 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici un article paru en août 2014, à la suite d'une belle découverte au Semnoz cet été là. Notre groupe est retourné fin juillet début août 2015 et la semaine dernière, espérant retrouver à nouveau de magnifiques spécimens de gentianes hybrides comme ceux que nous avions trouvés en 2014. Hélas pour ceux qui n'étaient pas avec nous en 2014, pas trace d'hybrides. Nous avons arpenté le plateau, rien. Voilà bien un mystère, les parents sont là, gentianes jaunes et gentianes pourpres mais c'est tout. Comment fonctionnent les phénomènes d'hybridation, seuls les spècialistes le savent.

Alors regardons une fois encore les photos de 2014 pour être sûr de n'avoir pas rêvé.

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En botanique, un hybride est le résultat du croisement entre deux espèces du même genre.  Pour ma part, botaniste du dimanche, je n’ai rencontré que quelques orchidées hybrides qui ont bien voulu montrer visiblement les caractères de leurs parents. Mais une balade en juillet sur les pentes du Semnoz m’a réservé une belle surprise.

De beaux spécimens de gentianes hybrides de Gentiana lutea et Gentiana purpurea.

Ce n’est pas un « scoop» puisque décrites déjà en 1821 par MM. GUILLEMIN et DUMAS, ils les avaient découvertes sur le Môle en 1819. Mais j’ai été éblouie par la fantaisie de la nature dans le domaine.

Grave question, qui est le papa, qui est la maman ?

Violette purpurin comme Gentiana purpurea...

Gentianes hybrides
Gentianes hybrides
Gentianes hybrides

Gentianes hybrides

Hautes comme Gentiana lutea

Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......

Corolles ponctuées, fleurs campanulées.

Gentianes hybrides
Gentianes hybrides
Gentianes hybrides

Gentianes hybrides

Belles nuances du jaune au pourpre

Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......

Hésitation entre la corolle rotacée à lobes aigus de Gentiana lutea et la corolle campanulée de Gentiaina purpurea

Hybridisme, hybridité, hybridation.......

Les parents

Gentianes pourpres et gentianes jaunes
Gentianes pourpres et gentianes jaunes
Gentianes pourpres et gentianes jaunes
Gentianes pourpres et gentianes jaunes

Gentianes pourpres et gentianes jaunes

Pour plus d’information, consultez ce site, à partir de la page 79

                                                                         Christianne

Photos Nicole et Christianne.

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Les orchidées du Semnoz, V.

31 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Notre petite randonnée sur le plateau du Semnoz, situé entre 1300 m  et 1500 m, (la Danne de Gonvy dont nous étions proche culmine à 1 530 m), nous a permis de découvrir encore plusieurs orchidées et quelques plantes spécifiques de ces alpages.

 

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

Autrefois, elle appartenait au genre Orchis, elle appartient maintenant au genre Neotinea, depuis les classements génétiques APG II2 en 2003 et APG III3 en 2009 (voir article "nomenclature en botanique" d'avril 2014).

Plante plutôt petite,  10-30 cm

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Feuilles bleu-vert non tachetées

Inflorescence dense, rouge brun en son sommet, rappelant un tison allumé

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Petites fleurs au casque pourpre à l’extérieur, au labelle trilobé blanchâtre ponctué de rouge.

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Dès que les fleurs sont fécondées, l'épi floral s'allonge et l'extérieur des fleurs devient plus clair. C'est donc le sommet de l'épi qui présente cette couleur pain brûlé caractéristique.

Orchidée de pleine lumière, en montagne.

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Orchis globuleux Traunsteinera globosa 

C’est mon orchidée préférée, parce qu’elle différente avec ses feuilles vert glauque et son épis sphérique aux fleurs délicates.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Traunsteinera vient du botaniste et apothicaire autrichien Joseph TRAUNSTEINER qui l’a décrit pour la 1er fois.

Plante assez grêle.

Feuilles de couleur vert glauque, dressées le long de la tige.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Inflorescence sphérique comportant de nombreuses petites fleurs roses.

Labelle trilobé rose ponctué de rouge, sépales et pétales ayant une pointe spatulée caractéristique.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa
Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Signe particulier : possède de la pruine, sorte de poudre blanchâtre sur sa tige et ses feuilles, ce qui donne un  aspect  mat à la partie verte de la plante.

Prairie de fauche en montagne.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Pour le prochain article, rendez-vous au Semnoz !!

Christianne

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

PS : de belles photos sur ce site...

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