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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #flore tag

Les orchidées du Semnoz, V.

31 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Notre petite randonnée sur le plateau du Semnoz, situé entre 1300 m  et 1500 m, (la Danne de Gonvy dont nous étions proche culmine à 1 530 m), nous a permis de découvrir encore plusieurs orchidées et quelques plantes spécifiques de ces alpages.

 

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

Autrefois, elle appartenait au genre Orchis, elle appartient maintenant au genre Neotinea, depuis les classements génétiques APG II2 en 2003 et APG III3 en 2009 (voir article "nomenclature en botanique" d'avril 2014).

Plante plutôt petite,  10-30 cm

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Feuilles bleu-vert non tachetées

Inflorescence dense, rouge brun en son sommet, rappelant un tison allumé

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Petites fleurs au casque pourpre à l’extérieur, au labelle trilobé blanchâtre ponctué de rouge.

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Dès que les fleurs sont fécondées, l'épi floral s'allonge et l'extérieur des fleurs devient plus clair. C'est donc le sommet de l'épi qui présente cette couleur pain brûlé caractéristique.

Orchidée de pleine lumière, en montagne.

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Orchis globuleux Traunsteinera globosa 

C’est mon orchidée préférée, parce qu’elle différente avec ses feuilles vert glauque et son épis sphérique aux fleurs délicates.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Traunsteinera vient du botaniste et apothicaire autrichien Joseph TRAUNSTEINER qui l’a décrit pour la 1er fois.

Plante assez grêle.

Feuilles de couleur vert glauque, dressées le long de la tige.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Inflorescence sphérique comportant de nombreuses petites fleurs roses.

Labelle trilobé rose ponctué de rouge, sépales et pétales ayant une pointe spatulée caractéristique.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa
Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Signe particulier : possède de la pruine, sorte de poudre blanchâtre sur sa tige et ses feuilles, ce qui donne un  aspect  mat à la partie verte de la plante.

Prairie de fauche en montagne.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Pour le prochain article, rendez-vous au Semnoz !!

Christianne

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

PS : de belles photos sur ce site...

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Les orchidées du Semnoz, IV.

25 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Nous voici encore dans les pâturages du Semnoz, les orchidées ne manquent pas.

Deux Gymnadenia cette fois.

Le nom de genre vient du grec gymnos (nu) et aden (glande) en référence au disque collant des étamines.

 

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea 

 

Plante élancée 15-60 cm à feuilles étroites.

Inflorescence de 20-60 fleurs dégageant en général un parfum très agréable.

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea

Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

Fleurs petites, de couleur lilas, présentant un éperon caractéristique, très long, très fin et incurvé vers le bas, en forme faucille.

 

On la trouve dans les prairies humides, les bois clairs et les pelouses sèches.

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea

Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

C’est une espèce tricheuse.....

Beaucoup d’insectes sont attirés car sa corolle qui ressemble à l’un d’eux. Son nom est évocateur, du grec konops (moucheron) et opsis (apparence).

Certains insectes sont capables grâce à leur trompe, d’explorer son long éperon à la recherche de nectar. En vain, l'éperon ne contient rien ! Dépités, ils repartent vers une autre orchidée mais ils sont chargés des pollinies de la précédente, qui se sont collé sur sur son corps grâce au " disque collant des étamines".

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea

Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani

 

Son nom vient du latin niger (noir).

Plante petite et grêle, 12-30 cm à nombreuses feuilles étroites.

Epi conique puis ovoïde.

Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani

Orchis vanille, Nigritelle noire Gymnadenia rhellicani

Fleurs petites, munies d'un court éperon, d'une belle couleur brun rouge à chocolat, exhalant un puissant parfum  de vanille.

Notre groupe ne manqua pas de vérifier et de confirmer l'agréable fragrance. Pas moins de 53 espèces d'insectes sont séduits par cette odeur suave.

 

Une particularité chez cette orchidée, le labelle (5-6.5 mm) est orienté vers le haut !

Cette orchidée de pleine lumière pousse en montagne de 1300 à 2500 m.

 

                                                                     Christianne

                                                                     à suivre...................

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani
Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani

Orchis vanille, Nigritelle noire Gymnadenia rhellicani

Voici un site qui vous révèlera tous les secrets de cette Gymnadenia et de toutes les autres .....

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Les orchidées du Semnoz, III.

20 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici deux orchidées que nous avons rencontrée le 9 juillet, bien présentes sur l'alpage du Semnoz

Orchis de mai,  Dactylorhiza majalis

 

Du grec dactylos (doigt)  et rhiza (racine) désignant la forme du tubercule. En effet, les tubercules ou racines pénétrantes, sont profondement divisés en deux parties allongées et évoquent des doigts.

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

Plante robuste des lieux humides, à  tige creuse.

Un de ses noms est Dactylorhiza fistulosa, du latin  fistulosus (creux).

Feuilles larges, étalées et maculées sur leurs faces supérieures.

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

Inflorescence dense à 20-30 fleurs, avec de grandes bractées !

Fleurs pourpres à labelle clair à la base et tireté de violet.

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

Comme elle pousse en mai, son autre nom est Dactylorhiza majalis, mais elle ne pousse pas qu'en mai, cette année en particulier elle est très en retard.
 

En régression dans les lieux humides de plaines, voir le site ci-dessous.

 

 

 

Autre rencontre

Orchis miel, orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida 

 

Plante discrète du fait de sa petite taille, 10-30 cm

orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida

orchis blanchâtre, Pseudorchis albida

Inflorescence denses de petites fleurs serrées les unes contre les autres et dégageant une odeur de miel.

Fleurs blanc-jaunâtre peu ouvertes, avec sépales en casques.

Espèce montagnarde de 1000 à 2500 m

orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida
orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida

orchis blanchâtre, Pseudorchis albida

à suivre.................

                                                                                     Christianne

 

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

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Les orchidées du Semnoz, II.

17 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici deux orchidées présentes surtout en zone alpestre. Nous n’en avons pas rencontré le 9 juillet mais elles sont fréquentes au Semnoz car nous les avions recensées la semaine précédente.

 

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina 

C’est une Dactylorhiza, inflorescence avec bractées !

Plante assez trapue

Larges feuilles vert clair et ne portant pas de taches.

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina

Orchis sureau Dactylorhiza sambucina

Une même orchidée, deux couleurs :

   Fleurs jaunes, à gorge tiretée de rouge.

   Fleurs rouges, à gorge jaune tiretée de rouge.

Eperon en forme de masse, rebattu vers le bas.

 

 

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina
Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina

Orchis sureau Dactylorhiza sambucina

Une puissante odeur de sureau lui a donné son nom, mais c'est une odeur bien mystérieuse. Pour retrouver cette fragrance âcre et amère de sureau, il faut froisser délicatement les feuilles de l'orchidée.

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina
Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina

Orchis sureau Dactylorhiza sambucina

NB : Lors de la conférence du 10 octobre 2015 « de la couleurs des fleurs » organisée par le Musée, Bertrand SCHATZ, chercheur au CNRS nous disait :
"Il semble que la présence de fleurs jaunes augmente la pollinisation. Même remarque avec la présence d’albinos dans un groupe de plusieurs orchidées de couleur, les chercheurs ont installé des balles de ping-pong au milieu d’orchis mâles, la pollinisation est passée de 6% à 27 % !! C’est l’effet « fleur blanche » chez les orchidées".

Lors de notre balade nous avons trouvé une orchidée albinos !!

Mais hélas, pas de Dactylorhiza sambucina, pourtant dix jours plus tôt, les prairies semées de taches jaunes et rouges étaient du plus bel effet.

 

Orchis grenouille, orchis vert, Coeloglossum viride, Dactylorhiza viridis.

Plante de 10-30 cm, à tige rigide et anguleuse.

Feuilles vertes et engainantes.

Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Inflorescence un peu lâche.

Les fleurs sont petites, vertes ou bien teintées de pourpre surtout en altitude, à odeur de prune.

Labelle pendant ou rabattu en arrière, en forme de langue, à lobe médian plus court.

Sépales en casques.

Orchis grenouille, Coeloglossum viride
Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Nous avons rencontré d'autres orchidées dans les prairies ensoleillées du Semnoz et nous les découvrirons dans un prochain article. A suivre................

 

 

                                                                           Christianne

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris.

 

Un site très intéressant :

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Les orchidées du Semnoz

14 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Samedi 9 juillet, découverte de la flore des Alpages du Semnoz organisée par le Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy et ses bénévoles.

Cette animation a été prise en charge financièrement par le département de Haute-Savoie  dans le cadre de sa politique Espaces Naturels Sensibles. Prévue initialement le 11 juin, elle a eu lieu le 9 juillet, météo oblige.

 

Les orchidées du Semnoz
Les orchidées du Semnoz

Nous étions huit (7 plus celle qui prend la photo!) et avons pu profiter d’un magnifique soleil. Une petite brise a rendu l’air léger et alpin ! Le groupe était motivé et sympathique, nous avons partagé un bon moment de botanique !

 

La flore du Semnoz est très riche et les nombreux milieux qui se succèdent offrent une variété remarquable de genres et d’espèces.

Nous nous arrêterons tout d'abord sur quelques orchidées rencontrées dans les Alpages proches du Courant d’Ere !

Rappelons la structure bien particulière de la fleur de ces plantes.

schéma de la fleur d'orchidée

schéma de la fleur d'orchidée

Trois pétales dont un démesuré par rapport à l’ensemble, le labelle, et qui porte souvent un tube pouvant contenir du nectar, l’éperon. Il est accompagné de deux autres pétales situés de chaque côté et beaucoup plus petits.

Le labelle sert le plus souvent à attirer les pollinisateurs.

Trois sépales tout en haut de la fleur, souvent en casque.

Une seule étamine (sauf chez le sabot de Venus), réduite à deux sacs de pollen, agglutinés, portés par une minuscule tige et réunis sur un disque collant : les pollinies.

L’organe femelle, l’ovaire, est souvent torsadé mais toujours situé à l’arrière de la fleur.

Voici l'Orchis de Fuchs,  Dactylorhiza Fuchsii 

Plante de 20-50 cm, à tige pleine

Feuilles très étalées et généralement tachetées. La feuille inférieure a un sommet moins effilé.

 

Orchis de Fuchs,  Dactylorhiza Fuchsii

Orchis de Fuchs, Dactylorhiza Fuchsii

Nombreuses bractées dépassant de l’inflorescence, caractéristiques de toutes les Dactylorhiza.

Inflorescence dense, à nombreuses fleurs.

Labelle souvent rose, très profondément trilobé, à lobe médian à peu près aussi large que les latéraux. Le labelle est parcouru de tiretés et de lignes violet, plus denses vers l’axe médian.

Orchis de Fuchs,  Dactylorhiza. Fuchsii
Orchis de Fuchs,  Dactylorhiza. Fuchsii

Orchis de Fuchs, Dactylorhiza. Fuchsii

Abondante dans les Alpages du Semnoz, on trouve l’Orchis de Fuchs dans des milieux variés, prairies sèches, pentes herbeuses, suintements et bois clairs.

 

Inutile de vous rappeler qu'on ne cueille pas les orchidées !

                                                        

                                                            Christianne

                                                            à suivre.................

 

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

Consultez aussi ce site de la Socièté Française d'Orchidophilie

Autre site à partager

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Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

10 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Une véronique que j’aime beaucoup et qui affectionne les lieux humides. Elle a différents noms vernaculaires, cresson de cheval, salade de chouette,  véronique cressonnée, véronique beccabunga.

 

On rencontre souvent à l’étage collinéen des petits ruisseaux calmes et ombragés, couverts de ces jolies feuilles vertes, luisantes, parsemées de petits scintillements bleus.

 

C'est Veronica beccabunga !

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

Espèce très commune des bords de ruisseaux ou des sources, elle est vivace. Elle présente une véritable symétrie bilatérale au niveau des feuilles et des fleurs. Glabre, elle possède une tige ronde.

Les feuilles opposées, à court pétiole, sont ovales, à limbe épais et luisant, à peine dentée.

Les fleurs sont groupées en grappes qui naissent à l’aisselle des feuilles supérieures.

 

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga, .photo d'André.

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga, .photo d'André.

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

Calice à quatre sépales.

Petite corolle à quatre pétales blancs à la base puis bleu pâle et légèrement striés.

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

Deux étamines et un style.

Ovaire supère à deux carpelles.

Fruits en forme de cœur.

Elle appartient au genre Veronica et comme chez toutes les véroniques, le pétale inférieur est plus étroit que les trois autres.

C’est son nom d’espèce qui surprend, beccabunga !

Le coin du linguiste : Jean a fait des recherches pour nous :

Les Américains ont bien édité un « Etymological Dictionary of Grasses, 2007 » (web) où on lit « in honour of Italian botanist Odoardo Beccari (1843- 1920) » pour expliquer ce terme de beccabunga ; Linné était devin …. !!

Tous (européens) s'accordent pour dire que [becca] vient de beke (du vieil-allemand) ou bach, ruisseau, qui est bien son habitat usuel (Smith, 1823) .

Reste [bunga] : deux versions s'affrontent mais la première ne tient pas la route devant la deuxième :

1 -V. beccabunga était utilisée aux siècles passés en pharmacopée et cuisine (même Hildegaard de Bingen la conseillait pour soulager goutte, constipation, dépuratif, anti-scorbut).
Son goût âcre, piquant en bouche, rapprocherait bunga de ''pungent'', ''pungency'' (en anglais, de même sens : acre, piquant).

2.- [bunga] vient du vieil-all. Bungo, bulbe ! (à rapprocher de l'anglais bung: his eyes and nose were bunged up, ce qui signifie il avait les yeux et le nez bouffis).

Genaust dans son « Dictionnaire étymologiques des noms de plantes » dit :
« becabunga ist nach ihren Wurzelknollen benannt » ce qui signifie c'est la racine en boules qui donne son nom à la plante (à vérifier!).

Les espagnols, les hollandais suggèrent la même étymologie. On a latinisé tout cela et voici beccabunga, rappel:Veronica est du féminin!.

En fait, même si l’étymologie est incertaine, ce nom d’espèce est si curieux et chantant (on pourrait le répéter en tapant dans les mains)  qu’on le mémorise rapidement !

 

                                                  Christianne et Jean

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga

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Lilium martagon, lis martagon...

28 Juin 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Le 20 juin, dernier jour de ce printemps pluvieux, nous a enfin permis quelques belles rencontres sur les coteaux ensoleillés de Savoie.

Voici le lis martagon, Lilium martagon.

Ce lis très célèbre, au port et aux couleurs remarquables, est protégé dans de nombreux départements français.

On peut même le trouver sophistiqué, dépassant fierement des graminées alentour.

lis martagon, Lilium martagon, photo d'André

lis martagon, Lilium martagon, photo d'André

Le lis martagon est une espèce d'Europe méridionale et médiane, de la famille des Liliacées, surtout présente dans les bois et les prairies des régions de montagne.  De 30 à 90 cm de hauteur, il affectionne les hêtraies et les chênaies.

lis martagon, Lilium martagon, photo d'André

lis martagon, Lilium martagon, photo d'André

On reconnait facilement ses grappes de fleurs penchées en cloche, aux tépales pourpre clair recourbés vers le haut et tachés de pourpre foncé, ses six étamines pendantes aux anthères recouvertes de pollen brun orangé.

lis martagon, Lilium martagon, photo d'André
lis martagon, Lilium martagon, photo d'André

lis martagon, Lilium martagon, photo d'André

Les feuilles sont toutes caulinaires, les inférieures et moyennes verticillées par 5-10, largement elliptiques-lancéolées, atténuées en court pétiole, rudes aux bords, étalées, en verticilles écartés, les supérieures petites et alternes.

lis martagon, Lilium martagon
lis martagon, Lilium martagon

lis martagon, Lilium martagon

 Capsules de 2-3 cm, à 3 loges, à profil obovale, à graines très nombreuses.

lis martagon, Lilium martagon

lis martagon, Lilium martagon

Si vous voulez en savoir plus, ne manquer pas cet article, du Blog "quelques randonnées en Savoie"  avec le lien ci-dessous.

 

Mais surtout, pas de cueillettes et laissez les bulbes en place !!

On sera heureux de retrouver ces magnifiques lis, l’an prochain.

                                                                                    

                                                                                                         Christianne

 

 

Merci à André pour ses belles photos.

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Les orobanches, plantes parasites...

22 Juin 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Qu’est-ce qu’une plante parasite?

C’est une plante qui a perdu son autotrophie et qui se développe aux dépens d’une autre plante.

Selon le degré de perte de l’autotrophie, elle est Hémiparasite ou Holoparasite, 1% des plantes à fleur sont des plantes parasites.

 

Autotrophie      : capacité d’un végétal à puiser ses éléments dans le seul milieu minéral.

Hémiparasite    : plante pouvant croître seule mais plus vigoureuse par parasitage.

Holoparasite     : plante sans chlorophylle, puisant toute sa nourriture des racines de sa plante hôte.

 

Les orobanches sont des plantes herbacées de petite taille, de 10 à 60 cm selon les espèces.

Elles se reconnaissent principalement à leur tige écaillée, dressée, de couleur jaune paille, généralement non ramifiée, aux feuilles en forme d'écailles triangulaires.

Cette tige porte de petites fleurs bilabiées jaunes, blanches ou bleues, groupées en épi terminal de 10 à 20 fleurs (à l'exception d'Orobanche uniflora aux fleurs solitaires).

Les orobanches, plantes parasites...

Elles sont sans chlorophylle et dépendent entièrement de plantes-hôtes pour les éléments nutritifs dont elles ont besoin : ce sont des holoparasites. Les semences d'orobanches, très nombreuses,  émettent après la germination une pousse à l'aspect de racine qui se fixe rapidement sur les racines des plantes-hôtes les plus proches, et dès lors, la plante prélève l'eau et les éléments nutritifs de la plante-hôte.

 

La plupart des espèces d’Orobanches sont spécifiqus et dépendantes d'une seule espèce-hôte. Les orobanches sont souvent désignées par le nom de genre suivi du nom de la plante parasitée, comme orobanche artemisiae-campestris ou orobanche de l’armoise, que nous avons découvert en 2014.

Orobanche artemisiae campestris
Orobanche artemisiae campestris

Orobanche artemisiae campestris

 Ce site aborde de façon plus approfondie la biologie des orobanches :

-Orobanche artemisiae-campestris orobanche de l'armoise, remarquons sa corolle, blanche à jaune clair, veinée de brun-violet et ses bractées brunes dépassant la corolle.

Orobanche artemisiae campestris

Orobanche artemisiae campestris

Nous l’avons trouvée fin mai en 2014 et fin juin en 2016, dans une prairie sèche située sur le crêt de Monthoux (73). Artemisia campestris affectionne les pelouses sèches médio-européenne  (xerobromion), son orobanche parasite aussi !    

Orobanche artemisiae campestris
Orobanche artemisiae campestris

Orobanche artemisiae campestris

D'autres sont capables de parasiter plusieurs espèces ou genres, ainsi Orobanche minor qui croît aussi bien sur le trèfle que sur divers genres apparentés des Fabacées.

Orobanche minor

Orobanche minor

-Orobanche minor, orobanche du trèfle, sa tige est jaune à brun pourpré et sa corolle jaune à pourpre brunâtre. 

-Orobanche minor,

-Orobanche minor,

La nôtre, trouvée en 2014 près d’une prairie de fauche à Drumetaz début juin, a choisi une tenue plus proche du violet !

Remarquons les poils glanduleux situés sur la corolle.

-Orobanche minor,

-Orobanche minor,

Un nouvelle rencontre avec cette orobanche le long des champs de Gruffy, debut juin 2016, la voici

-Orobanche minor, photos de Jacques faites cette année
-Orobanche minor, photos de Jacques faites cette année

-Orobanche minor, photos de Jacques faites cette année

-Dans la liste de nos trouvailles 2014, notons aussi Orobanche gracilis, orobanche grêle, autrefois baptisée orobanche cruentaorobanche sanglante ( !) à cause de sa couleur rouge.

Orobanche gracilis
Orobanche gracilis

Orobanche gracilis

-Corolle jaune rougeâtre à l’extérieur, rouge sang à l’intérieur.

Orobanche gracilis
Orobanche gracilis

Orobanche gracilis

-Elle parasite les fabacées et dégage une forte odeur de girofle.

Nous l’avons rencontré plusieurs fois en 2014, aux Teppes de la Repentance, à Pragondran, en montant au col de Cherel etc..

Elle pousse dans des pelouses steppiques (stipo-poion), calcaires.

Elle peut pousser jusqu’à 1300 m. 

-Remarquons ses stigmates jaunes.

Orobanche gracilis

Orobanche gracilis

Citons une quatrième orobanche que nous connaissons déjà, Orobanche caryophyllacea, orobanche du gaillet ou orobanche à odeur d'œillet,  stigmate brun rouge, odeur de clou de girofle ou d'oeillet. C’est la photo du début de l’article et la photo qui suit.

Orobanche caryophyllacea

Orobanche caryophyllacea

De nombreux sites répertorient les orobanches, essayez celui-ci :

P.S. :

Les orobanches appartiennent à la famille des .......orobanchacées!!                                                   

                                                           Christianne

 

Merci à Nicole, Christianne et Jacques, pour ces belles photos.

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Deux orchidées rencontrées dans les Savoie....

9 Avril 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici deux orchidées du même genre, présentes dans nos départements des Savoie et très originales, chacune à leur manière.

Il s’agit du genre Himantoglossum, du latin himas signifiant langue et glossa lanière, ce terme fait référence au labelle de la fleur. Ce genre est répandu dans le bassin méditerranéen et sur la façade atlantique.

 

Tout d’abord voici Himantoglossum hircinum, l’orchis bouc. La « langue en lanière » est tout à fait adaptée à son labelle. Hircinum se rapporte à son odeur désagréable, de bouc ? Mais seulement si on « renifle » la fleur de près!

Himantoglossum hircinum, jeune plantule !

Himantoglossum hircinum, jeune plantule !

Himantoglossum hircinum préfère les terrains calcaires et secs, la pleine lumière ou la mi-ombre,  jusqu’à 1000 m en Savoie .

C’est une plante très robuste, de 20 à 100 cm, à tige épaisse.

Une rosette de 4 à 6 feuilles à la base, souvent flétries lors de la floraison.

L’inflorescence est dense, de 40 à 80 fleurs (jusqu’à 120 !).


 

Himantoglossum hircinum, photo de Josette.

Himantoglossum hircinum, photo de Josette.

Périanthe en casque. Le labelle est divisé en trois lobes, deux latéraux courts et le médian étroit et long (de 30 à 60 mm) vrillé et lavé de pourpre.

Voyez ces grands labelles qui s’étirent et se tordent comme des langues à la recherche d’une proie !

Himantoglossum hircinum, photo de Josette.

Himantoglossum hircinum, photo de Josette.

Himantoglossum hircinum, photo de Josette.

Himantoglossum hircinum, photo de Josette.

Cette orchidée est bien présente en Rhône-Alpes mais surtout en Drome, Ain, Ardèche et Isère. Elle est protégée dans la Loire et classée vulnérable en Savoie. En effet, son milieu est menacé du fait de l’anthropisation* et de l’embroussaillement des coteaux qu’elle affectionne.

Floraison de mai à juillet, la rosette est visible dès l’automne.

 

* En géographie et en écologie, l'anthropisation est la transformation d'espaces, de paysages,  d'écosystèmes ou de milieux semi-naturels sous l'action de l'homme.

Orchis bouc, à Gruffy

Orchis bouc, à Gruffy

La deuxième espèce d'himantoglossum  présente dans les Savoie (73 seulement) arrive directement du Sud par la vallée du Rhône, elle a atteint les rives du lac du Bourget depuis plusieurs années. Elle n’est connue que de quelques sites.

 

C’est Himantoglossum robertianum, orchis géant, orchis à longues bractées, on l’appelle aussi Barlia robertiana.

Himantoglossum robertianum, en 2010, en Savoie, photo de Jacques

Himantoglossum robertianum, en 2010, en Savoie, photo de Jacques

Aussi, au printemps, l’un de nous ou nous tous (le Groupe Nature de Gruffy), allons lui rendre une petite visite pour prendre de ses nouvelles et cette année, elles sont trois sur le même site !!

Himantoglossum robertianum, en 2016, en Savoie. Photo d'André.

Himantoglossum robertianum, en 2016, en Savoie. Photo d'André.

Cette plante de 30-60 cm a une tige très robuste.

Rosette de 5 à 8 feuilles, charnues

Inflorescence dense, 20 à 60 fleurs


Himantoglossum robertianum, en 2016, en Savoie. Photo d'André.

Himantoglossum robertianum, en 2016, en Savoie. Photo d'André.

Bractées lancéolées dépassant les fleurs.

Casque verdâtre à rosé et labelle court (jusqu’à 20 cm) et large, trilobé, rose violacé, le médian divariqué en cœur renversé, les lobes latéraux ondulés.

Himantoglossum robertianum,

Himantoglossum robertianum,

Préfère les terrains calcaires et secs, la pleine lumière ou la mi-ombre, jusqu’à 750 m. Pelouses, garrigues. Dans les départements plus méditerranéens, il n’est pas rare de la trouver au bord de routes.

Floraison de janvier à avril, rosette présente dès octobre. Surtout en région méditerranéenne et en vallée du Rhône. N’est plus protégée (depuis 1997) car ses effectifs ont beaucoup augmentés.

Himantoglossum robertianum, en Savoie en 2013, photo de Josette.

Himantoglossum robertianum, en Savoie en 2013, photo de Josette.

                                                                                  Christianne

 

Merci à Sylvie pour ses conseils.

Source : 

A la rencontre des orchidées sauvages de Rhône-Alpes, Biotope éditions, Mèze 2012.

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Le printemps est là......

2 Avril 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

La nature nous offre ses premières fleurs que nous connaissons bien.

Voici celles qui poussent presque dans la neige,

 

  • Le crocus, Crocus vernus.
Crocus vernus, photos de Jacques
Crocus vernus, photos de Jacques

Crocus vernus, photos de Jacques

  • La nivéole de printemps, Leucojum vernum, protégée dans de nombreux départements.
Leucojum vernum, photo de Nicole

Leucojum vernum, photo de Nicole

Leucojum vernum, photo de Nicole

Leucojum vernum, photo de Nicole

Les printanières, qui accompagnent la première verdure,

 

  • La scille à deux feuilles, scilla bifolia, et ses feuilles cuculées.
Scilla bifolia, photo de Jacques.

Scilla bifolia, photo de Jacques.

  • L’erythrone dent-de-chien, Erythronium dens-canis, dent de chien à cause de la forme de son bulbe, avec ses feuilles en "tenue de campagne".
Erythronium dens-canis, photo de Jaxques.

Erythronium dens-canis, photo de Jaxques.

Les plus rares voire très rares

  • Le bulbocode, bulbocodium vernum ou Colchicum bulbocodium, qu’il faut aller chercher sur les versants rocheux et ensoleillés du Vuache, par exemple.
Bulbocodium vernum, photo de Jacques

Bulbocodium vernum, photo de Jacques

Et évidemment il y a la primevère, Primula acaulis (vulgaris), Primevère commune, très répandue mais pas partout en France.

En effet, elle est protègée en Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais.

 

Elle a fait l’objet de nombreux articles sur ce blog, ainsi que la famille à laquelle elle appartient, les primulacées.

 

Voir aussi les articles de juin 2014 en particulier celui du 23 juin, qui étudie le genre « primula », de nos amis Monique, Hélène, Odile, Jean-Pierre et Jean.

Primula acaulis
Primula acaulis

Primula acaulis

Mais il y a une particularité de primula acaulis que nous n’avons pas abordée.

Voici deux photos, regardez bien, les primevères sont presque identiques, seulement…. presque.

La première est « longistylée », clic sur la photo pour l'agrandir.

Photo 1 : Primula acaulis longistylée.

Photo 1 : Primula acaulis longistylée.

La seconde est « brévistylée ».

Photo 2 : Primula acaulis brévistylée.

Photo 2 : Primula acaulis brévistylée.

et si vous voulez comprendre la raison de ces différences, voilà un blog qui vous éclairera sur le comment et le pourquoi :

Vous avez compris ? Voilà qui rend les primevères moins banales, il faut se pencher et les regarder de près.

Sur la première photo, on voit, au centre de la corolle, le stygmate (sommet du pistil), car le pistil est plus long que les étamines. C’est la primevère  longistylée…

Sur la seconde, on voit au centre de la corolle, les étamines, qui sont plus longues que le pistil. C’est la primevère  brévistylée…

 

Sur la photo ci-dessous, la P. longistylée est à droite, la P. brévistylée est à gauche................

Primula acaulis, en coupe, à droite longistylée, à gauche brevistylée, photo commentée d'André

Primula acaulis, en coupe, à droite longistylée, à gauche brevistylée, photo commentée d'André

Tout ça pour ça !!!

 

Fruits de Primula acaulis....

Fruits de Primula acaulis....

                                              Christianne

 

Merci à Joanny pour ses recherches sur Internet.

 

Ps : voir aussi "les primulacées" sur les onglets en tête du blog.

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