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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #flore tag

Crassulacées, suite....

10 Novembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici encore deux orpins, Sedum en latin,  que nous rencontrons lors de nos sorties botaniques.

  • Sedum maximum devenu récemment Hylotelephium maximum, grand orpin.

Plante de 30-60 cm, robuste, glabre, à souche épaisse.


- tiges dressées, raides, simples, feuillées

- feuilles dressées, 2-4 cm, opposées ou ternées, ovales, les inférieures sessiles à bases élargies, les supérieures embrassantes en coeur, inégalement denticulées.

Hylotelephium maximum, grand orpin.
Hylotelephium maximum, grand orpin.

Hylotelephium maximum, grand orpin.

- fleurs d'un blanc jaunâtre, pédicellées, en corymbes à rameaux opposés ou verticillés.
- 5 pétales étalés, lancéolés-acuminés, en capuchon au sommet, 3 fois plus longs que le calice
- 10 étamines, les 5 internes insérées à la base des pétales
- 5 carpelles, dressés, acuminés, sillonnés sur le dos.

Écologie : Rochers rocailles, haies et bois, en plaine dans presque toute la France ; rare dans le Midi.

Hylotelephium maximum, grand orpin.

Hylotelephium maximum, grand orpin.

Hylotelephium maximum, grand orpin.
Hylotelephium maximum, grand orpin.

Hylotelephium maximum, grand orpin.

 

  •   Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

 

- Plante vivace de 10-25 cm, robuste, glabre et glauque, à souche épaisse émettant des tiges stériles couchées à feuilles presque imbriquées

- tiges florifères raides, dressées, simples, nombreuses

- feuilles éparses, planes, obovales en coin, longues de 1 à 12 cm, très obtuses, entières, sessiles, non dentées

 

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.
Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

- fleurs roses ou violacées, courtement pédicellées, en corymbe ombelliforme très serré, multiflore

- 5 sépales lancéolés

- 5 pétales plans, d'un tiers plus longs que le calice

- 5 carpelles acuminés, finement granulés.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.
Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Écologie : Rochers des hautes montagnes siliceuses, Alpes et Pyrénées Orientales.

Cet orpin se rencontre à partir du milieu de l’été. Il affectionne les éboulis et les bordures de chemins de préférence sur les sols siliceux, en montagne.

«Anacampseros» signifie en grec «fait revenir les infidèles», cette plante était en effet utilisée pour confectionner des philtres ou des décoctions chargées de ramener les époux infidèles dans leur foyer !

                                                                           Christianne

Source : site botanique Telabotanica => http://www.tela-botanica.org/site:accueil

Autre site à découvrir :

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Sempervivum, éternel ? C‘est la réputation de ce genre, d’être éternel.

29 Octobre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Les joubarbes, genre Sempervivum, appartiennent elles aussi à la famille des crassulacées. Ce sont de petites plantes produisant des rosettes de feuilles charnues, accolées les unes aux autres, dont la forme évoque le capitule d'un artichaut. Chaque rosette se propage soit asexuellement, en émettant des rosettes latérales, soit sexuellement, par de minuscules graines. Chaque plante pousse pendant plusieurs années avant la floraison. Elle meurt après la floraison, laissant autour d'elle de nombreux petits "choux".

Les feuilles, riches en eau, se terminent par des pointes piquantes, rougeâtres ou brunâtres. Les tiges (des stolons) poussent au ras du sol et s'enracinent en produisant de nouvelles rosettes. Les racines fibreuses permettent à la plante de s'accrocher sur des surfaces aussi hostiles que des rochers ou des murets de pierre sèche. Les joubarbes ne savent pas compter, le nombre de pétales de chaque fleur est variable !

Les joubarbes sont cultivées depuis la plus haute antiquité : les Romains leur attribuaient ainsi la faculté d'éloigner la foudre, expression de la colère de Jupiter (d'où le nom de Jovis barba, "barbe de Jupiter".

Sempervivum arachnoideum, joubarbe aranéeuse

Petites rosettes de feuilles reliées entre elles par de longs poils blancs aranéeux, naissant sur les bords et surtout à la pointe des feuilles, formant un réseau ressemblant à une toile d’araignée. Cette « toile »  est un piège à eau, rosée, pluie….

Fleurs rose vif, nombre de pétales variable.

Ecologie : rochers de montagnes : Alpes ; Cévennes et Plateau central ; Corbières et Pyrénées ; la var. dans le Jura.

Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse
Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse

Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse

Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse
Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse

Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse

Sempervivum montanum, joubarbe des montagnes.

Assez grandes rosettes de feuilles recouvertes d’un fin duvet de poils courts glanduleux, sans poils aranéeux.

Fleurs d’un rose délicat.

S’aventure parfois dans les pelouses longtemps enneigées des étages alpins et subalpins.

Écologie : Rochers des hautes montagnes : Alpes de la Savoie, du Dauphiné, de la Provence, Pyrénées, Corse.

Sempervivum montanum, joubarbe des montagnes.
Sempervivum montanum, joubarbe des montagnes.

Sempervivum montanum, joubarbe des montagnes.

Sedum tectorum, joubarbe des toits.

Grandes rosettes de feuilles charnues, glabres sauf au bord et à la pointe des feuilles.

Inflorescence à tige « cuirassée » de feuilles.

Fleurs rose « fané».

Écologie : Murs, toits, rochers, surtout en montagne, dans presque toute la France.

Sedum tectorum, joubarbe des toits.
Sedum tectorum, joubarbe des toits.
Sedum tectorum, joubarbe des toits.

Sedum tectorum, joubarbe des toits.

                                                                         Christianne

Source : A la découverte des fleurs des alpes, Parc des Ecrins, édition Libris.

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Les succulentes !

27 Octobre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Non, il ne s’agit pas de dresser ici la liste de plantes délicieuses, à consommer sans modération !

En botanique, succulente signifie «aux tissus charnus gonflés d'eau». Le terme «succulente» se rapporte, entre autres, aux plantes de la famille des crassulacées. Ce terme vient du latin crassula, diminutif du latin crassus qui veut dire «épais ».

Les crassulacées sont géographiquement réparties en bordure de mer, en plaine, en montagne jusqu'à plusieurs milliers de mètres d'altitude suivant les espèces.

Ces plantes charnues sont adaptées à des milieux arides, aridité résultant des caractéristiques du sol, du climat ou de la forte concentration en sel, dans ce dernier cas, on parle de plantes halophiles.

 Leur adaptation est liée à leur capacité à stocker de l'eau dans les feuilles, les tiges ou les racines. Les crassulacées sont xérophiles -se dit de végétaux supportant une certaine sècheresse du sol.

Leurs feuilles peuvent être recouvertes de cire, de poils, la surface des feuilles peut être très réduite.

Crassulacée, Illustration de la Flore de Coste.

Crassulacée, Illustration de la Flore de Coste.

Elles sont capables d'assimiler rapidement l'eau de pluie dans le sol mais certaines profitent des brouillards matinaux qui sont leur seule source d'eau durant de longues périodes.

Elles ont un métabolisme spécifique, le CAM, Métabolisme Acide Crassulacéen.

Celui-ci leur permet de stocker de grandes quantités d’eau. Leurs stomates s'ouvrent principalement la nuit et se ferment durant la journée, ce qui réduit la perte d'eau.

Pour les plus savants qui veulent découvrir les mystères du CAM, voici un site éminemment scientifique :

http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Photosynthese-cours/23-CAM.htm

Article 23 : la photosynthèse des plantes de type CAM.

Les feuilles sont généralement simples et sans stipules. Le limbe est entier ou légèrement incisé mais rarement lobé ou imparipenné. Les nervures sont peu apparentes.

L'inflorescence est terminale ou axillaire.

Les fleurs sont généralement hermaphrodites parfois unisexuées.

Elle comporte 4 à 20 sépales, libres ou soudés, autant de pétales libres et 4 à 10 étamines à filet libres ou légèrement soudés. Il y a le même nombre de sépales, de pétales et de carpelles. 

Les ovaires sont supères, libres. Chaque carpelle est sous-tendu par une glande nectarifère.

Le fruit est formé d'un ensemble de follicules, rarement d'une capsule. Les graines sont minuscules. La reproduction végétative est courante à partir de plantules, de bourgeons ou de feuilles tombées au sol.

Parmi les 35 à 40 genres et les 1 500 espèces mondiales,

je n’en choisis aujourd’hui que trois, qui poussent en France !!

 

Voici Sedum atratum, orpin noirâtre.

Écologie :  Rochers et éboulis des hautes montagnes : Jura, Alpes, Pyrénées.

 

Sedum atratum, orpin noirâtre, photos de Jacques.
Sedum atratum, orpin noirâtre, photos de Jacques.
Sedum atratum, orpin noirâtre, photos de Jacques.

Sedum atratum, orpin noirâtre, photos de Jacques.

Sedum rupestre, orpin des rochers.

Écologie : Rochers, murs et bois, dans presque toute la France.

Sedum rupestre, photo d'André.
Sedum rupestre, photo d'André.
Sedum rupestre, photo d'André.

Sedum rupestre, photo d'André.

Sedum dasyphyllum, orpin à feuilles épaisses.

Ecologie : Murs et rochers, dans une grande partie de la France ; nul dans l'Ouest et le Nord ; Corse.

 

Sedum dasyphyllum, photo d'André.
Sedum dasyphyllum, photo d'André.
Sedum dasyphyllum, photo d'André.

Sedum dasyphyllum, photo d'André.

                                  à suivre..................

                                                           Christianne.

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La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

20 Octobre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Le Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy a organisé comme chaque année la fête de l'automne dans sa sympathique commune. Notre groupe de botanistes avait  prévu une exposition autour des légume, avec

                  De belles affiches !

Très bien rédigées rappelant l’histoire des légumes que nous consommons tous les jours. Nous remercions l'Association pour la Connaissance de la Nature Jurassienne, l'ACNJ, qui est à l'origine de ces affiches et qui nous les a prêtées.

                            Et de vrais légumes !

Aimablement confiés à nos bons soins, par Marie-Paule et Marc SAGE SEGARD, habitants de Gruffy. De magnifiques spécimens, cultivés naturellement.

le groupeNatrue du Musée de Gruffy.

le groupeNatrue du Musée de Gruffy.

Visite de Quentin
Visite de Quentin

Visite de Quentin

Visite de Quentin, animateur du Musée.

Voici les cucurbitacées !!

Le terme courge, ou plus rarement cougourde, désigne plusieurs espèces de la famille des cucurbitacées. Dans cette famille on trouve aussi courge musquée, potiron, potimarron, butternut, patidou, pâtisson……..

Et ces légumes sont des baies  (oui ?) qui sont de plus en plus nombreux sur les étals des maraichers et qui viennent d’Amérique, comme les tomates et les pommes de terre!

Cucurbitacées.

Cucurbitacées.

Voici la vedette du stand "légumes" : un chou énorrrrrme, qui a intrigué nombre de nos visiteurs !

Parmi les légumes que nous connaissons, on trouve beaucoup de brassicacées dont le chou commun, Brassica oleracea, dont nous consommons les feuilles et le chou-fleur, Brassica oleracea L. var. botrytis L. dont nous consommons les fleurs.

 

Chou commun (Brassica oleracea), notre vedette !!

Chou commun (Brassica oleracea), notre vedette !!

Legumes du potager.

Legumes du potager.

Les Apiacées s’invitent aussi à notre table sous forme de carotte, Daucus carota subsp. sativus ou de panais cultivé, Pastinaca sativa L. subsp. sativa.

Carottes et panais.

Carottes et panais.

La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

Toujours de la famille des brassicacées, le navet, Brassica rapa L. subsp. Rapa, c’est la racine qui se trouve dans nos assiettes ! Comme la Betterave rouge qui est une plante potagère, sous espèce de Beta vulgaris. La betterave appartient à la famille des Amaranthacées.

 

 

 

et le  poireau, Allium porrum,  famille ?  Amaryllidacées, comme l’ail et ce qu’on mange dans le poireau, ce sont les feuilles.

 

Poireau, navet et betterave.

Poireau, navet et betterave.

Le piment est une baie comme la tomate, de la famille des solanacées comme la tomate. Le plus connu en France est le piment d'Espelette (Ezpeletako biperra en basque) Capsicum annuum.

Piment

Piment

La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

et aussi la blette, bette ou côte de bette, également appelée bette à carde au Québec et poirée, jotte ou joute en Suisse. C'est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Chénopodiacées,  dont on mange les feuilles et les côtes ou cardes. La plus fréquente Beta vulgaris L. subsp. Vulgaris.

La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

Voici nos généreux jardiniers, encore un grand merci à eux !

La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

A l'année prochaine,

peut être........................

Christianne

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L'automne arrive, c'est le temps des champignons !!!

3 Septembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Hélène, du Groupe Nature de Gruffy, a trouvé dans son jardin quelque chose de très curieux, une bizarrerie de la nature qui a poussée dans son terrain, dans les herbes fauchées, sous un noisetier.

Que pensez-vous que ce soit ???

 Clathrus archeri, l'Anthurus d'Archer .

Clathrus archeri, l'Anthurus d'Archer .

 

Non, ce n’est pas une étoile de mer qui voudrait découvrir les terres émergées, c’est.................... un champignon ! Clathrus archeri, l'Anthurus d'Archer . 

 

Tout d'abord enfermé dans un œuf blanchâtre, le sporophore* se déploie en 4 à 8 bras de couleur rouge, couverts de restes de gléba* et ressemble alors à un poulpe. Il dégage une odeur nauséabonde et n'est pas comestible.

 

Originaire d'Australie et de Nouvelle Zélande, il fit son apparition dans les Vosges vers 1920 près d'une industrie lainière qui traitait les laines de mouton d'Australie. Un second centre de dispersion est représenté par le Sud-Ouest de la France. 

*Sporophore : organe de la « fructification » du mycélium des Fungi ou mycota ou champignon.

*Gléba : masse fertile de certains champignons tels que truffes, lycoperdons, sclérodermes, phallus.......

Merci Hélène, Sylvie et ... internet.

                                                                                              Christianne

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Hybridisme, hybridité, hybridation.......

10 Août 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici un article paru en août 2014, à la suite d'une belle découverte au Semnoz cet été là. Notre groupe est retourné fin juillet début août 2015 et la semaine dernière, espérant retrouver à nouveau de magnifiques spécimens de gentianes hybrides comme ceux que nous avions trouvés en 2014. Hélas pour ceux qui n'étaient pas avec nous en 2014, pas trace d'hybrides. Nous avons arpenté le plateau, rien. Voilà bien un mystère, les parents sont là, gentianes jaunes et gentianes pourpres mais c'est tout. Comment fonctionnent les phénomènes d'hybridation, seuls les spècialistes le savent.

Alors regardons une fois encore les photos de 2014 pour être sûr de n'avoir pas rêvé.

.

 

En botanique, un hybride est le résultat du croisement entre deux espèces du même genre.  Pour ma part, botaniste du dimanche, je n’ai rencontré que quelques orchidées hybrides qui ont bien voulu montrer visiblement les caractères de leurs parents. Mais une balade en juillet sur les pentes du Semnoz m’a réservé une belle surprise.

De beaux spécimens de gentianes hybrides de Gentiana lutea et Gentiana purpurea.

Ce n’est pas un « scoop» puisque décrites déjà en 1821 par MM. GUILLEMIN et DUMAS, ils les avaient découvertes sur le Môle en 1819. Mais j’ai été éblouie par la fantaisie de la nature dans le domaine.

Grave question, qui est le papa, qui est la maman ?

Violette purpurin comme Gentiana purpurea...

Gentianes hybrides
Gentianes hybrides
Gentianes hybrides

Gentianes hybrides

Hautes comme Gentiana lutea

Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......

Corolles ponctuées, fleurs campanulées.

Gentianes hybrides
Gentianes hybrides
Gentianes hybrides

Gentianes hybrides

Belles nuances du jaune au pourpre

Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......

Hésitation entre la corolle rotacée à lobes aigus de Gentiana lutea et la corolle campanulée de Gentiaina purpurea

Hybridisme, hybridité, hybridation.......

Les parents

Gentianes pourpres et gentianes jaunes
Gentianes pourpres et gentianes jaunes
Gentianes pourpres et gentianes jaunes
Gentianes pourpres et gentianes jaunes

Gentianes pourpres et gentianes jaunes

Pour plus d’information, consultez ce site, à partir de la page 79

                                                                         Christianne

Photos Nicole et Christianne.

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Les orchidées du Semnoz, V.

31 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Notre petite randonnée sur le plateau du Semnoz, situé entre 1300 m  et 1500 m, (la Danne de Gonvy dont nous étions proche culmine à 1 530 m), nous a permis de découvrir encore plusieurs orchidées et quelques plantes spécifiques de ces alpages.

 

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

Autrefois, elle appartenait au genre Orchis, elle appartient maintenant au genre Neotinea, depuis les classements génétiques APG II2 en 2003 et APG III3 en 2009 (voir article "nomenclature en botanique" d'avril 2014).

Plante plutôt petite,  10-30 cm

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Feuilles bleu-vert non tachetées

Inflorescence dense, rouge brun en son sommet, rappelant un tison allumé

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Petites fleurs au casque pourpre à l’extérieur, au labelle trilobé blanchâtre ponctué de rouge.

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Dès que les fleurs sont fécondées, l'épi floral s'allonge et l'extérieur des fleurs devient plus clair. C'est donc le sommet de l'épi qui présente cette couleur pain brûlé caractéristique.

Orchidée de pleine lumière, en montagne.

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Orchis globuleux Traunsteinera globosa 

C’est mon orchidée préférée, parce qu’elle différente avec ses feuilles vert glauque et son épis sphérique aux fleurs délicates.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Traunsteinera vient du botaniste et apothicaire autrichien Joseph TRAUNSTEINER qui l’a décrit pour la 1er fois.

Plante assez grêle.

Feuilles de couleur vert glauque, dressées le long de la tige.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Inflorescence sphérique comportant de nombreuses petites fleurs roses.

Labelle trilobé rose ponctué de rouge, sépales et pétales ayant une pointe spatulée caractéristique.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa
Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Signe particulier : possède de la pruine, sorte de poudre blanchâtre sur sa tige et ses feuilles, ce qui donne un  aspect  mat à la partie verte de la plante.

Prairie de fauche en montagne.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Pour le prochain article, rendez-vous au Semnoz !!

Christianne

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

PS : de belles photos sur ce site...

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Les orchidées du Semnoz, IV.

25 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Nous voici encore dans les pâturages du Semnoz, les orchidées ne manquent pas.

Deux Gymnadenia cette fois.

Le nom de genre vient du grec gymnos (nu) et aden (glande) en référence au disque collant des étamines.

 

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea 

 

Plante élancée 15-60 cm à feuilles étroites.

Inflorescence de 20-60 fleurs dégageant en général un parfum très agréable.

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea

Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

Fleurs petites, de couleur lilas, présentant un éperon caractéristique, très long, très fin et incurvé vers le bas, en forme faucille.

 

On la trouve dans les prairies humides, les bois clairs et les pelouses sèches.

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea

Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

C’est une espèce tricheuse.....

Beaucoup d’insectes sont attirés car sa corolle qui ressemble à l’un d’eux. Son nom est évocateur, du grec konops (moucheron) et opsis (apparence).

Certains insectes sont capables grâce à leur trompe, d’explorer son long éperon à la recherche de nectar. En vain, l'éperon ne contient rien ! Dépités, ils repartent vers une autre orchidée mais ils sont chargés des pollinies de la précédente, qui se sont collé sur sur son corps grâce au " disque collant des étamines".

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea

Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani

 

Son nom vient du latin niger (noir).

Plante petite et grêle, 12-30 cm à nombreuses feuilles étroites.

Epi conique puis ovoïde.

Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani

Orchis vanille, Nigritelle noire Gymnadenia rhellicani

Fleurs petites, munies d'un court éperon, d'une belle couleur brun rouge à chocolat, exhalant un puissant parfum  de vanille.

Notre groupe ne manqua pas de vérifier et de confirmer l'agréable fragrance. Pas moins de 53 espèces d'insectes sont séduits par cette odeur suave.

 

Une particularité chez cette orchidée, le labelle (5-6.5 mm) est orienté vers le haut !

Cette orchidée de pleine lumière pousse en montagne de 1300 à 2500 m.

 

                                                                     Christianne

                                                                     à suivre...................

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani
Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani

Orchis vanille, Nigritelle noire Gymnadenia rhellicani

Voici un site qui vous révèlera tous les secrets de cette Gymnadenia et de toutes les autres .....

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Les orchidées du Semnoz, III.

20 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici deux orchidées que nous avons rencontrée le 9 juillet, bien présentes sur l'alpage du Semnoz

Orchis de mai,  Dactylorhiza majalis

 

Du grec dactylos (doigt)  et rhiza (racine) désignant la forme du tubercule. En effet, les tubercules ou racines pénétrantes, sont profondement divisés en deux parties allongées et évoquent des doigts.

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

Plante robuste des lieux humides, à  tige creuse.

Un de ses noms est Dactylorhiza fistulosa, du latin  fistulosus (creux).

Feuilles larges, étalées et maculées sur leurs faces supérieures.

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

Inflorescence dense à 20-30 fleurs, avec de grandes bractées !

Fleurs pourpres à labelle clair à la base et tireté de violet.

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

Comme elle pousse en mai, son autre nom est Dactylorhiza majalis, mais elle ne pousse pas qu'en mai, cette année en particulier elle est très en retard.
 

En régression dans les lieux humides de plaines, voir le site ci-dessous.

 

 

 

Autre rencontre

Orchis miel, orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida 

 

Plante discrète du fait de sa petite taille, 10-30 cm

orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida

orchis blanchâtre, Pseudorchis albida

Inflorescence denses de petites fleurs serrées les unes contre les autres et dégageant une odeur de miel.

Fleurs blanc-jaunâtre peu ouvertes, avec sépales en casques.

Espèce montagnarde de 1000 à 2500 m

orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida
orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida

orchis blanchâtre, Pseudorchis albida

à suivre.................

                                                                                     Christianne

 

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

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Les orchidées du Semnoz, II.

17 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici deux orchidées présentes surtout en zone alpestre. Nous n’en avons pas rencontré le 9 juillet mais elles sont fréquentes au Semnoz car nous les avions recensées la semaine précédente.

 

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina 

C’est une Dactylorhiza, inflorescence avec bractées !

Plante assez trapue

Larges feuilles vert clair et ne portant pas de taches.

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina

Orchis sureau Dactylorhiza sambucina

Une même orchidée, deux couleurs :

   Fleurs jaunes, à gorge tiretée de rouge.

   Fleurs rouges, à gorge jaune tiretée de rouge.

Eperon en forme de masse, rebattu vers le bas.

 

 

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina
Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina

Orchis sureau Dactylorhiza sambucina

Une puissante odeur de sureau lui a donné son nom, mais c'est une odeur bien mystérieuse. Pour retrouver cette fragrance âcre et amère de sureau, il faut froisser délicatement les feuilles de l'orchidée.

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina
Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina

Orchis sureau Dactylorhiza sambucina

NB : Lors de la conférence du 10 octobre 2015 « de la couleurs des fleurs » organisée par le Musée, Bertrand SCHATZ, chercheur au CNRS nous disait :
"Il semble que la présence de fleurs jaunes augmente la pollinisation. Même remarque avec la présence d’albinos dans un groupe de plusieurs orchidées de couleur, les chercheurs ont installé des balles de ping-pong au milieu d’orchis mâles, la pollinisation est passée de 6% à 27 % !! C’est l’effet « fleur blanche » chez les orchidées".

Lors de notre balade nous avons trouvé une orchidée albinos !!

Mais hélas, pas de Dactylorhiza sambucina, pourtant dix jours plus tôt, les prairies semées de taches jaunes et rouges étaient du plus bel effet.

 

Orchis grenouille, orchis vert, Coeloglossum viride, Dactylorhiza viridis.

Plante de 10-30 cm, à tige rigide et anguleuse.

Feuilles vertes et engainantes.

Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Inflorescence un peu lâche.

Les fleurs sont petites, vertes ou bien teintées de pourpre surtout en altitude, à odeur de prune.

Labelle pendant ou rabattu en arrière, en forme de langue, à lobe médian plus court.

Sépales en casques.

Orchis grenouille, Coeloglossum viride
Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Nous avons rencontré d'autres orchidées dans les prairies ensoleillées du Semnoz et nous les découvrirons dans un prochain article. A suivre................

 

 

                                                                           Christianne

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris.

 

Un site très intéressant :

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