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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #flore tag

L'herbe au bitume...................!

30 Décembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Bituminaria bituminosa (L.) ancien nom : Psoralea bituminosa L.

Trèfle bitumineux, Herbe au bitume, Psoralée à odeur de bitume.

Famille des  Fabacées.

Tout à fait extraordinaire, cette plante, elle sent la traverse de chemin de fer ou les chantiers de travaux publics !

Sa présence est insolite sous nos latitudes, elle est plutôt « du sud ».

L'herbe au bitume...................!

Cette plante des pelouses sèches méridionales tient son nom de la très forte odeur de bitume dégagée par ses glandes odorantes. Ses fleurs sont violacées, ses feuilles trifoliées, la plante étant dressée et grêle.

L'herbe au bitume...................!

-  Plante vivace de 50 cm à 1 mètre, herbacée, pubescente-glanduleuse, dressée, à forte odeur de bitume.

- Feuilles trifoliolées, à folioles elliptiques ou lancéolées, entières, ponctuées-glanduleuses

L'herbe au bitume...................!

-  Stipules libres, linéaires acuminées

- Fleurs bleuâtres, 10-15 en têtes subglobuleuses, involucrées, serrées, sur des pédoncules axillaires 2-4 fois plus longs que la feuille

-  Calice velu, en cloche, à 5 dents inégales, lancéolées-linéaires, égalant le tube

-  Etendard oblong, dépassant les ailes et la carène obtuse

-  Etamines diadelphes (soudées en deux faisceaux)

L'herbe au bitume...................!

  Stigmate en tête
 

- Gousse incluse, ovale-comprimée, velue, indéhiscente, à une seule graine.

 

Protégé dans le Limousin

L'herbe au bitume...................!

Écologie : Lieux secs et arides de tout le Midi et le Sud-Ouest ; remonte jusque dans les Hautes-Alpes, l'Isère, la Lozère, l'Aveyron, le Lot, la Corrèze ; Corse.

 

Répartition : Europe méridionale, Asie occidentale, Afrique septentrionale.

 

Floraison ; Mai-octobre.

 

Altitudes : 0 à 1200 mètres

L'herbe au bitume...................!

Nous l’avons rencontré en Juin, en Savoie, sur des Crêtes ensoleillées qui surplombent le Rhône.

L'herbe au bitume...................!

                                                                                                                       Christianne

 

 

 

 

Photos Nicole et Christianne

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Aster amellus L. aster amelle

25 Décembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Famille des astéracées, petit rappel :

On peut diviser les capitules des Astéracées en trois groupes :

 

  • les liguliflores (chicorée, pissenlit, laitue etc.), composées uniquement de fleurs ligulées. Une ligule est une corolle en forme de languette dans laquelle les équivalents des pétales sont soudés, généralement par cinq, parfois par trois. Ils sont reconnaissables seulement aux dents de la languette.

 

  • les tubuliflores (chardon, cirse, centaurée etc.) dont le capitule n'est composé que de fleurs tubulées (ou fleurs tubulaires). Ces fleurs sont des tubes terminés par des lèvres imperceptibles ou s'ouvrant plus ou moins largement en cinq lobes.

 

  • les radiées, aux fleurs périphériques ligulées entourant un disque de fleurs tubulées ou fleurons (marguerite, aster, séneçon etc.).

 

 

L’inflorescence d’une astéracée est composée de capitules (ensemble des fleurs) et d’involucres (ensemble des bractées) situées sous le ces capitules.

Aster amellus L. aster amelle

Le 15 septembre 2014, les botanistes partent pour la dernière découverte importante de l’année !! C’est une plante souvent évoquée par Denis JORDAN, qui la reconnaît à ses feuilles, au printemps. Elle fait l’objet d’une protection nationale, elle fleurit à l’automne, c’est Aster amellus. Au pied du Mont de la Charvaz, nous longeons les vignes, le voici, festival mauve à cœur jaune, il est abondamment photographié par le groupe

Aster amellus L. aster amelle

Voyez, voyez les petites bractées réfléchies sous les capitules, elles sont caractéristiques !

Aster amellus L. aster amelle

Et, comme souvent, un peu plus loin au détour du chemin, une multitude de pieds nous attend, tout au long du talus. Nous sommes exhaussés !
Nicole.

Aster amellus L. aster amelle
  • Plante vivace de 20-60 cm à tige dressée, simple ou rameuse au sommet.

 

  • Feuilles étroitement elliptiques, les inférieures ovales-oblongues, atténuées en pétiole, les suivantes sessiles, oblongues-lancéolées, aiguës. 
Aster amellus L. aster amelle
  • Involucre (ensemble des bractées) à folioles velues, oblongues, les extérieures très obtuses à sommet recourbé en dehors.
Aster amellus L. aster amelle
  • Capitules de 3 cm environ de diamètre, au nombre de 2 à 6, en corymbe court et lâche.

 

  • Ligules bleues, fleurs du centre tubuleuses jaunes.
Aster amellus L. aster amelle
Aster amellus L. aster amelle
  • Soies de l'aigrette roussâtres, à peine une fois plus longues que l'akène.

 

Au fait, Aster amellus appartient à la famille des asteracées… radiées.

 

Il bénéficie d’une protection sur le plan national.

Ne le cueillez pas !!

Aster amellus L. aster amelle

Écologie          : Bords des bois, près secs, pelouses des côteaux calcaires ou basaltiques.

Répartition    : presque toute la France, sauf l'Ouest et le Nord.

Floraison        : Août-septembre.

                                          

                                                                            Christianne

 

Photos Nicole et André.

 

N.B. : pour ceux qui connaissent ce jeu, et oui, c'est la fiche Qui-suis-je n°19

Aster amellus L. aster amelle
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Lamium amplexicaule....

16 Décembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Lamier à feuilles embrassantes

Nous connaissions Lamium purpureum, Lamium maculatum, Lamium album (qui n’existe pas en Savoie et en Haute Savoie), Lamium galeobdolon subsp. montanum ,  

voici Lamium amplexicaule*. Ils appartiennent tous à la famille des lamiacées.

 

*Amplexicaule : feuille ou bractée dont la base élargie embrasse plus ou moins la tige.

Lamium amplexicaule....

C’est quoi, une lamiacée ?

C’est une plante souvent velue et odorante, avec une tige carrée à feuilles opposées et décussées* (…). Ses fleurs se composent d’un calice à cinq dents (quelquefois moins) et d’une corole d’une seule pièce terminée en tube qui s’ouvre par deux lèvres : la supérieure, en forme de casque, abrite les étamines, l’inférieure, en forme de tablier, est le terrain d’atterrissage idéal pour les insectes pollinisateurs. Les lèvres sont à l'origine de l’ancien nom de cette famille, les labiées. »

A la découverte des fleurs des Alpes, édité par le parc des Ecrins, édition LIBRIS

* Décussé : qualifie les feuilles disposées par paires, les paires étant à 90° entre elles

Lamium amplexicaule....

Ce lamier est extrêmement discret car de petite taille. Il fleurit tout au long de l’année. Les fleurs sont petites, de couleur rose, la lèvre supérieure est ovale et entière. Cette plante se rencontre dans les terrains vagues, sur le bord des chemins, dans les vieux murs.

Plante annuelle de 5-25 cm, finement pubescente, à tiges longuement nues en dessous des fleurs

- feuilles inférieures ovales-arrondies, crénelées, pétiolées, les supérieures orbiculaires en rein, sessiles, embrassantes par leur base élargies.

Lamium amplexicaule....

- calice très velu, à dents conniventes après la floraison, un peu plus courtes que son tube

- fleurs purpurines, assez petites, en 2-3 verticilles écartés à l’aisselle des feuilles supérieures.

- corolle d'environ 15 mm, à tube grêle, droit, 3 fois plus long que le calice, à lèvre supérieure entière

- carpelles lisses.

Lamium amplexicaule....
Lamium amplexicaule....

Écologie : Lieux cultivés et incultes, sols limoneux-argileux calcaires, coteaux de basses altitudes ensoleillés (fumario-euphorbion), régulièrement sarclés et amandés. Espèce caractéristique du milieu.

 

Répartition : dans toute la France et la Corse. Europe, Asie, jusqu'au Japon, Afrique septentrionale.

Lamium amplexicaule....

Floraison : Mars-octobre.

Nous l’avons rencontré à Serrières en Chautagne, le 7 avril et sur un mur de jardin, derrière le grillage, dans le village de Branson, lors de notre escapade du 15 avril en Valais.

 

                                                                                    Christianne

Photos Sylvie, Christianne, Joanny et Jacques

Lamium amplexicaule....

Ce site connait notre lamier...

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Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

5 Novembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Nous l’avons découverte (saxifrage est féminin) par une belle journée de printemps, le premier mai, sur les crêtes ensoleillées de la Chambotte, dans une prairie pâturée. Nous avions rencontré auparavant un petit troupeau de jolies génisses (hélas sans leurs cornes), curieuses et en mal de compagnie.  Elles nous ont suivies longtemps, intriguées par nos déambulations !

 

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

Bien que dénommé abusivement «massif», la Chambotte (environ 1000m) appartient géologiquement au massif du Jura et se compose de calcaires.

Sa partie méridionale borde le lac du Bourget sur sa rive orientale tandis que son extrémité septentrionale marque le trait de scie des gorges du Val de Fier séparant la montagne des Princes de celle du Gros Foug.

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille, est une plante bisannuelle, de 20 à 50 cm de haut. Les feuilles sont soit basales, soit caulinaires. La tige est dressée, simple. Les racines produisent de nombreuses bulbilles non squameuses. 

 

-Tige dressée, délicatement velue et très peu feuillée, couverte de poils glanduleux et visqueux, mais sans bulbilles.

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

-Feuilles radicales en rosette, arrondies en forme de rein et incisées. Elles sont palmées, poilues, charnues et munies de bulbilles hypogées, leurs incisions n’atteignent pas le milieu du limbe, de 3-8 lobes, 

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille
Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

-Inflorescence en cymes lâches à fleurs peu nombreuses.

-Fleurs blanches, en cloche épanouie (12-15 mm de long), portées par un pédicelle assez long.

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille
Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

-calice poilu-glanduleux. Il forme un tube court et renflé, soudé à l'ovaire et terminé par 5 lobes allongés. .

-5 pétales obovales en coin, 3 fois plus longs que les sépales, 5 sépales ovales et 10 étamines.

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille
Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

-Floraison Avril-juin

Écologie : Près, lande,  lisière, mégaphorbiaie  (Calluno-Genistion), milieu acide à neutre, mésophile à sec, altitude 200 m à 1000 m.

Répartition : Présente dans presque toute la France, sauf Haute Savoie et Finistère où sa présence est à confirmer. En Europe, Asie occidentale jusqu'à l'Himalaya et l’Algérie.

Ne pas la confondre avec Saxifraga bulbifera, saxifrage bulbifère, présente dans les Alpes de Haute Provence, en Corse et en Valais. Elle est relativement rare et préfère les milieux secs à arides et nous l’avons rencontrée  lors de notre randonnée à Martigny, en avril.

Elle porte ses bulbilles sur sa tige.

Voir article « En avril à Martigny », mai 2014

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

                                       Christianne

 

Photos Nicole, Jacques et Christianne

Sources : Telabotanica, Flora Helvetica et guide des milieux naturels de Suisse.

 

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille
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Nos découvertes 2014, aujourd'hui la drave de printemps.....

3 Octobre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

L’automne est là et nos balades du lundi vont sans doute s’arrêter bientôt. L’année 2014  (et Sylvie surtout !) nous a permis de découvrir, ou de redécouvrir, de nombreux taxons. Je me propose de vous faire partager notre enthousiasme par de petits articles et quelques photos.

 

Au printemps, l’impatience nous gagne, un petit tour dans Gruffy et voilà Erophylla verna ou Draba verna, la drave de printemps.

Modeste et très fréquente, elle annonce le renouveau, on la trouve le long des chemins ou près des vieux murs dès le mois de mars.

Nos découvertes 2014, aujourd'hui la drave de printemps.....

Plante annuelle, plus ou moins poilue, de 3-15 cm.

- Feuilles toutes en rosette radicale, lancéolées-spatulées ou linéaires, non rigides

- Fleurs blanches, petites

- Grappe, fructifère courte et lâche, à pédicelles étalés-dressés

- Silicules arrondies, ovales ou oblongues, glabres

Lieux secs et sablonneux, dans toute la France et l’Europe.

 

 

Nos découvertes 2014, aujourd'hui la drave de printemps.....

 

 

Deux sous-espèces que l’on détermine en examinant les poils situés sur les feuilles à la loupe :

 

à Poils simples 

Nos découvertes 2014, aujourd'hui la drave de printemps.....

à Poils bifurqués ou étoilés

Nos découvertes 2014, aujourd'hui la drave de printemps.....

à suivre...

Christianne et Joanny

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"Pas de fleur, pas de pollen ou Pas de pollen, pas fleur !!"

25 Septembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Relisons un article très interéssant de Jean...

POLLINISATION ET ABEILLES

 

« Pas de fleur, pas de pollen, Pas de pollen, pas de fleur !»

ou 

Homo sapiens sapiens serait-il aussi bon pollinisateur qu’Apis mellifera ?

 

C’est une évidence, les plantes enracinées dans le sol ne peuvent se déplacer ! Dans le monde animal, les gamètes mâles passent du mâle à la femelle en un bref voyage et dans un milieu humide, ce qui facilite bien, et la migration, et la survie du dit gamète !

Mais le pollen ?

 

Pas étonnant que nombre de plantes aient une reproduction sexuelle et une reproduction végétative à leur disposition. L’auto fécondation reste possible pour certaines plantes hermaphrodites, avec étamines et pistil.

Mais rien ne vaut, pour une progéniture saine, une fécondation croisée. Mais alors, il est nécessaire d’avoir un intermédiaire « colporteur » du pollen – tels les entremetteuses de mariage aux temps passés-, terme auquel je préfère le mot anglais, car plus  suggestif, de « go-between » pollinisateur.

 

Bourdon sur Althéa 004 redimensionner

 

De nombreuses plantes, en particulier celles dont les inflorescences mâles sont en chatons -voir les noisetiers en ce moment- , les conifères, les orties, ou les graminées se contentent de la dispersion des grains de  pollen au gré du vent frivolant ; les grains de pollen des conifères se voient adjoindre deux sacs aériens qui allègent leur poids ; les graminées ont des anthères montées sur des filets qui s’agitent au moindre vent  alors que leurs stigmates sont plumeux pour mieux piéger le pollen.

 

D’autres espèces, moins nombreuses, comptent sur les oiseaux (les colibris par exemple) ou sur de petits mammifères par exemple les chauve-souris comme Megaptera, du type végétarien.

 

Au passage, une curiosité : la plante la plus populaire, au sens littéral du "peuple’’, en Angleterre, au début du 20ième siècle, l’Aspidistra (voir le roman de George Orwell, qui remplace l’Union Jack par l’Aspidistra ) est la seule fleur répertoriée comme étant pollinisée par un ………….. escargot !!!                                                                                            Quand on connaît le dégoût de ce peuple pour toute forme culinaire de ce gastéropode.......

 

 

La grande cohorte des pollinisateurs reste celle des insectes.

Parmi les insectes distinguons :

 

Les insectes sociaux :

Tout d’abord ceux de l’ordre des Hyménoptères, dont les pièces buccales sont de type broyeur-lécheur, adaptées pour aspirer le nectar des fleurs. Notons en particulier les Apoïdes, abeilles et bourdons  parmi lesquels Apis mellifera, l’abeille domestique,  en tête, mais il y a bien d’autres.

 

Abeille

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 Bourdon

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Les fourmis, insectes sociaux, fécondent les fleurs souvent fortuitement lors de la quête du nectar ou du pollen dont elles se nourrissent – mais contrairement aux abeilles domestiques elles n'en nourrissent pas leur colonie, sans parler de faire du miel ! 

 

Les insectes solitaires :

On y retrouve bon nombre d’abeilles, des bourdons, des guêpes, les lépidoptères, (rhopalocères, papillons de jour et hétérocères, papillons de nuit). Ceux-ci, grâce à leur « proboscis »  -longue ‘langue’- vont butiner les fleurs, y compris les fleurs de forme tubulaire

 

Abeille charpentière

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Les guêpes potières (Eumenidae) construisent des nids  pour leurs larves carnivores, mais vivent sur les fleurs.

les guêpes-coucous (Chrysididae) adorent la chaleur et se nourrissent de pollen. (leurs mœurs rappellent celles du coucou –d’où leur nom vernaculaire- et tant pis pour les nids de guêpes qu’elles ‘’squattent’).’

 

Les abeilles sauvages, déclarées « reines de la pollinisation » par Pollinis, nichent dans des trous et butinent près de 70% des plantes à fleurs. Elles ne vivent pas en colonies, telles les abeilles solitaires de la famille des Megachilidae, les abeilles maçonnes  (ou osmies).

Ces dernières, au nombre de 500 à 600 sur un hectare de verger fruitier, seraient capables de faire la même tâche que deux ruches d’abeilles domestiques (soit 40000 à 50000 sujets). Souvent on assiste à une sorte de cooptation entre un type de fleur et une espèce d’insecte. Si l’insecte disparaît, la fleur disparaît aussi. Ils butinent les fleurs pour nourrir leurs larves et au passage agissent comme agents pollinisateurs (‘’à l’insu de leur plein gré’’ !)  C’est une situation très fréquente parmi les  bourdons, et pensez aux diverses « ophrys » ! Vous savez les ruses pour attirer les insectes en imitant leurs femelles selon leur genre.

 

 

Les mouches, dont certaines se sont adaptées à la visite de fleurs : chez diverses espèces le proboscis, court d’abord, s’est allongé pour visiter les fleurs plus évoluées. De même, en contrepartie, des fleurs ont développé des odeurs de charogne pour attirer certaines espèces de mouches.

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La mouche du trolle d'Europe

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Les coléoptères, réputés les plus anciens visiteurs des fleurs : leurs fossiles sont plus anciens que les premiers fossiles de fleurs, lesquels datent d’environ 100 millions d’années. Cryptocephalus sericeus (Chysomelidae) visite de mai à juillet les fleurs jaunes des astéracées, épervière et pissenlit notamment.

   

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Les lépidoptères, les papillons, en particulier la famille des Sphingidae, participent à cette pollinisation ; la famille des Sphingidae est très  ‘’spécialisée’’ dans les fleurs puisque leurs noms tant en latin qu’en français renvoient à un type de fleur spécifique : Agrius convolvuli, Sphinx ligustri, Hyloicus pinastri, Hyles euphorbiae ; leurs trompes sont très longues et leur permettent d’aspirer le nectar en volant sur place : cela les rend moins aptes à transmettre le pollen, même si quelques grains peuvent rester coller à la trompe ?

 

Moro sphinx

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                                                            Jean

A suivre……………………

 

Bibliographie :

 

- La vie sexuelle cachée des fleurs  - palynologie (Ed  Télémaque 2011)

 

- articles du Monde papier  février – mars 2013

 

- George Orwell : Keep the Aspidistra Flying ! Ed Penguin.

 

- La Grande Encyclopédie des Insectes, Gründ 1991 ( il y a peut-être eu des « révolutions » chez les entomologistes, comme chez les botanistes, alors excuses si la dénomination a changé !!)

 

- L’Ecole des Champs ...en Albanais, édition Edilac, 2010

 

- suggéré , mais non lu: Revue Abeilles et Cie  2005 un article  « Abeilles, Pollinisation et biodiversité » par Bernard Vaissière, Nicolas Morison, Gabriel Carré.

 

- (dernière minute)  n° «394 du Bulletin de la SHNS »

   

Photos Jacques,Marie Paule, Christianne

 

 

 

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PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

28 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Nous n'en avons pas terminé avec les Androsaces........

  1. Androsaces avec fleurs en ombelles

Androsace obtusifolia, Androsace à feuilles obtuses

  • Plante  pubescente de 5 à 15 cm
  • Feuilles  subspatulées, en rosette
  • Fleurs  blanches ou rosées, à gorge jaune, en  ombelle de 1-8 fleurs.
  • Milieu siliceux et sec, subalpin à alpin
  • Floraison juillet août
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace puberula (carnea), Androsace carnée

Idem  Androsace obtusifolia sauf

  • Feuilles linéaires
  • Fleurs roses à gorge jaune
  • Floraison juillet août

 

PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Cf. Androsace adfinis ssp puberula

PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace villosa, Androsace velue

  • Plante pubescente de 2 à 5 cm
  • Feuilles velues soyeuses dessous, en rosette
  • Fleurs blanches à gorge jaune ou rosée, en ombelles de 2-8 fleurs.
  • Milieu calcaire à sec, subalpin à alpin
  • Floraison juin juillet.
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace chamaejasme, Androsace petit jasmin

  • Plante pubescente de 2 à 10 cm mais sans poils étoilés ni fourchus
  • Fleurs blanches à gorge jaune ou rosée,
  • Ombelles de 2 à 8 fleurs.
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace lactea, Androsace lactée

  • Plante glabre de 5 à 15 cm.
  • Feuilles en rosettes ± serrées, linéaires et glabres
  • Fleurs blanches à gorge jaune, en ombelle lâche
  • Milieu calcicole, montagnard à subalpin
  • Floraison juin juillet
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace septentrionalis, Androsace septentrionale

  • Hampes de 5 à 20cm, à poils étoilés et fourchus
  • Feuilles en rosette basale, denticulées
  • Fleurs blanches ou rosées
  • Milieu sec montagnard à  subalpin
  • Floraison juin
  • Sans rejet stérile
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace maxima, Androsace des champs, Protection Nationale

  • Tiges de 5 à 15cm à poils simples, crépus
  • Feuilles basales en rosette,  ± dentée
  • Fleurs blanches ou rose clair, en ombelle
  • Calice s’allongeant à maturité
  • Milieu calcaire sec, collinéen et montagnard.
  • Floraison  avril et mai.
  • Sans rejet stérile
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

et voilà, c'est fini !

Hélène, Odile, Monique, Jean-Pierre et Jean, merci à eux.

 

 

NB  : nos listes ne sont pas exhaustives.

 

Photos de nos articles :  Jean-Pierre, Hélène, Monique, Jacques, Jean............et les autres... et Internet.

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Primulacées suite : les androsaces

21 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Caractéristiques du genre

 

Plantes de montagne généralement en coussins ± denses :

 

  • Tiges nues ou feuillées
  • Feuilles étroites, en rosettes basales ou très serrées en colonne autour de la tige
  • Fleurs tubulaires, blanches ou roses, à gorge souvent colorée, solitaires ou en ombelles sauf Androsace vitaliana,  qui a des fleurs jaunes.
  • Fruits en capsules
  • Milieu subalpin à alpin
  • Floraison de Juin à Août.
  • Plantes vivaces sauf deux annuelles : Androsace maxima et Androsace septentrionalis.
  • Avec rejets stériles sauf les deux exceptions précédentes.

 

Androsace vitaliana, Androsace vitaliana

  • Plante en touffes lâches 5 à 20 cm.
  • Feuilles groupées en rosettes superposées le long de la tige
  • Feurs  jaunes, solitaires
  • Milieu acide ± sec, subalpin à alpin
  • Floraison juin juillet
Primulacées suite : les androsaces
Primulacées suite : les androsaces
Primulacées suite : les androsaces
  1. Androsace : plante en coussinet, fleurs solitaires, ± sessiles

 

Androsace alpina, Androsace des Alpes, Protection nationale

  • Tiges feuillées au sommet
  • Feuilles ovales, de 3 à 6 mm, en rosette, à poils étoilés
  • Pédicelles à poils étoilés
  • Fleurs Roses à gorge jaune, solitaires
  • Milieu acide et sec, alpin à nival
  • Floraison juillet août.

 

Primulacées suite : les androsaces
Primulacées suite : les androsaces

Androsace pubescens, Androsace pubescente

idem  Androsace alpina sauf :

  • Feuilles pouvant atteindre 10 mm, à poils simples ou bifurqués
  • Fleurs blanches ou roses à gorge jaune
  • Milieu acide et sec, alpin.
  • Floraison juin juillet
Primulacées suite : les androsaces

Androsace brevis, Androsace courte

Idem  Androsace alpina sauf :

  • Fleurs Rose vif à gorge jaune et pédicelles 2 à 3 fois plus longs que les feuilles
  • Milieu  siliceux, subalpin à alpin
  • Floraison juin juillet.

 

Cette photo est "empruntée" à Internet, car l'Androase courte ne pousse pas dans les Savoie.

Primulacées suite : les androsaces

Androsace helvetica, Androsace helvetique Protection Nationale

  • Tiges feuillées en manchon tronconique
  • Feuilles Vert grisâtre, à poils simples
  • Fleurs blanches à gorge jaune
  • Milieu calcaire et sec, subalpin à alpin
  • Floraison mai à août
Primulacées suite : les androsaces

Androsace vandellii, Androsace de Vandelli

Idem Androsace helvetica sauf :

  • Fleurs blanches tomenteuses à poils étoilés serrés, y compris pédicelles et calices.
  • Milieu siliceux et sec, alpin à nival
  • Floraison juillet
Primulacées suite : les androsaces

Hélène, Odile, Monique, Jean-Pierre et Jean,

 

à suivre........................................

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Primulacées : genre lysimachia............

15 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici maintenant le genre LYSIMACHIA

 

Caractéristiques du genre

Tige feuillée et fleurs jaunes sauf les deux premières de la description : leurs noms ont été modifiés récemment.

 

Lysimachia europaea, Lysimaque d’Europe ou Trientale

  • Tige  dressée 10/20 cm.
  • Fleurs au sommet de la tige en verticille, blanches à 7 lobes le plus souvent,  avec un  long pédicelle.
  • Milieu acide ± humide, montagnard à subalpin.
  • Floraison  juin juillet.
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia arvensis, ancienne Anagallis arvensis, mouron des champs.

 

  • Tige couchée, ascendante de 5 à 30 cm.
  • Fleur de couleur brique mais parfois bleue.
  • Milieux humide, argileux, collinéen et montagnard.
  • Floraison juin à septembre.
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia vulgaris, Lysimaque vulgaire.

 

  • Tige dressée de 40/130 cm.
  • Fleurs en grappe, sépales bordés de rouge.
  • Feuilles opposées à verticillées.
  • Milieu alcalin humide, collinéen et montagnard.
  • Floraison juin à août.
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia nemorum, Lysimaque des bois

 

  • Tige dressée de 5/20 cm
  • Fleurs solitaires sur pédoncules opposés
  • Feuilles opposées ovales aigües
  • Milieu mésophile collinéen et montagnard à subalpin.
  • Floraison  mai à juillet.
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia nummularia, lysimaque nummulaire, herbe aux écus.

 

  • Tige couchée, 50 cm.
  • Feuilles opposées ou verticillées, suborbiculaires à ovales.
  • Fleurs en cloche.
  • Milieu humide collinéen et montagnard à subalpin.
  • Floraison de juin à juillet.
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia thyrsiflora Lysimaque à fleurs en thyrse

 

 on ne la trouve pas dans les Savoie

Primulacées : genre lysimachia............

Hélène, Odile,  Monique, Jean-Pierre et Jean.

 

à suivre................................

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Primulacées : cyclamens et soldanelles......

11 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici maintenant les genres CYCLAMEN et SOLDANELLA

Caractéristiques de ces deux genres

  • tiges nues,
  • fleurs penchées,
  • feuilles à longs pétioles,
  • feuilles basales en cœur,larges de plus de 1cm.

 

 

Cyclamen purpurascens (europaeum) Cyclamen pourpre

  • Tige dressée  de 5/15 cm.
  • Fleurs rose pourpré, solitaires, odorantes.
  • Feuilles pourpres dessous;
  • Milieu  calcicole  humide, collinéen à montagnard..
  • Floraison de juin à octobre.
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

 Cylamen hederifolium Cyclamen de Naples

Idem à Cyclamen purpurascens sauf :

  • Feuilles anguleuses, pointues, vertes dessous et apparaissant après les fleurs;
  • Milieu collinéen.                 
  • Floraison en septembre.
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

Cyclamen de coum

Idem Cyclamen purpurescens mais elle pousse au printemps.

Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

Soldanella alpina Soldanelle des Alpes

  • Tige dressée de 5/15 cm.
  • Fleurs violettes, groupées par 2/3 et découpées en lanières fines.
  • Feuilles rondes à reniformes, coriaces, souvent persistantes.
  • Milieu humide alcalin,  montagnard et subalpin à alpin.
  • Floraison de mai à juillet.
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

Soldanella pusilla Petite soldanelle

  • idem à Soldanella alpina mais de 10 cm
  • corolle en cloche frangée jusqu'au tiers.
  • étage montagnard, combes à neige.
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

Monique, Hélène, Odile, Jean-Pierre et Jean

 

à suivre................................

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