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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #flore tag

Isopyrum thalictroides, Isopyre faux-pygamon

23 Avril 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Première découverte de l’année, l’Isopyre est assez rare, il est protégé dans de nombreuses régions de France. Il fleurit de Mars à Mai, en sous-bois herbacés, jusqu’à 1200m.

Isopyre faux-pygamon
Isopyre faux-pygamon

Isopyre faux-pygamon

Souche vivace, rampante, à fibres épaisses, fasciculées 


- tige de 10-25 cm, grêle, nue à la base, glabre
- feuilles glabres, à folioles trilobées, munies de stipules membraneuses 
- fleurs d'un blanc pur, peu nombreuses, pédonculées, bractéolées 
- 5 sépales , pétaloïdes, caducs 
- 5 pétales, très petits, contractés à la base, ouverts en cornet 

 

 

Photos de Jacques.

Jacques a photographié aussi un très joli myosotis, qui a pour nom Mysotis ramosissima !

Isopyrum thalictroides, Isopyre faux-pygamon
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L'Hellébore vert,

27 Mars 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Première découverte de l’année 2015, l’Hellébore vert ou ellébore vert, Helleborus viridis !

Merci à Monique et au groupe de botanistes de Faverges pour nous avoir

permis de découvrir cet hellébore rare.

L'Hellébore vert,

De plus pas de recherche difficile, c'est à Naves-Parmelan, tout prêt d'Annecy.

 

Si vous voulez en savoir plus, consultez le blog

groupenaturefaverges.over-blog.fr

 

Monique nous explique tout !

 

Nos photographes, Josette, Jacques et André se sont régalés :

 

Helleborus viridis, en boutons

Helleborus viridis en boutons

Helleborus viridis en boutons

A peine ouverte,

L'Hellébore vert,

Des bractées et quelques feuilles aux ramifications...

L'Hellébore vert,
L'Hellébore vert,
L'Hellébore vert,

Les feuilles basales "pédalées" de l’année précédente, sèches tout autour

L'Hellébore vert,

Les bourgeons des feuilles basales de l’année, dégagés sous les feuilles mortes.

L'Hellébore vert,

Bon départ pour les botanistes de Gruffy !!

L'Hellébore vert,
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l'hellébore fétide

16 Mars 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Cet article de Joanny a été publié en 2011 mais relisons-le car les hellébores fétides sont en pleine forme au début du printemps et puis elles en annoncent d'autre (hellébores) dont nous vous parlerons bientôt....

Vous ne l'avez peut-être pas remarqué, pourtant il pousse dès la fin de l'hiver, c'est l'hellébore fétide.

Pied d'hellebore

 

          Très largement répandu dans notre région, l’hellébore fétide, Helleborus foetidus, est une plante glabre, vivace, qui pousse naturellement dans les bois, les broussailles ou les endroits rocailleux, en sol calcaire. Il dégage, surtout à la cassure, une odeur désagréable, d'où son nom. Ses tiges herbacées robustes de 30 à 45 cm de haut, atteignent 80 cm à 1 m lors de la floraison.

Vivace, il a toutefois la vie courte (3 ou 4 ans). Les jeunes plantes ne fleurissent qu’après 2 ou 3 ans. La plante meurt après la deuxième floraison.

 

La floraison

 

Elle a lieu en fin d'hiver sous forme d'une grappe importante de fleurs très penchées, accompagnées par de grandes bractées  en forme de feuille simple, de la même couleur jaune-verdâtre que les fleurs.

 

 

Les fleurs elles, sont en forme de cloche penchée (pour se protéger des intempéries). Elles sont composées de cinq sépales pétaloïdes  persistants, souvent bordés de rouge, et de plusieurs pétales transformés   en cornet, secrétant du nectar  (curieux petits godets au nombre de cinq à dix).        

 

Helloborus foetidus pétale et sépale

        

La marque rouge sur le bord des sépales apparaît après fécondation.

 

Hellebore fétide

 

 

Comme chez toutes les Renonculacées, les étamines sont nombreuses et insérées en spirale.  La fleur est visitée par des insectes diptères, ainsi  que par des abeilles et des bourdons. C’est une plante mellifère.   

 

hellebore fétide la fleur

 

 

Le gyynécée est formé de trois à huit carpelles indépendants qui se transformeront en autant de fruits appelés follicules. Les graines, qui possèdent un éléosome, sont semées par les fourmis (myrmécochorie).

 Ainsi on retrouve souvent les rejetons  à plusieurs mètres des plantes mères.

 

 

hellebore fétide le fruit

 

La myrmécochorie est le fait pour une plante de favoriser le transport de ses graines par le biais des fourmis.

 

 

 

Anciennes croyances, anciennes pratiques :

 

·       En bouquet séché disposé dans les bergeries , il éloignerait les serpents et les crapauds, accusés de téter les chèvres.

·       Il repousserait les rats.

·       Il a été utilisé pour chasser les gaz intestinaux des bêtes gonflées par l’absorption d’herbes tendres au début du printemps.

 

Mais......

 

attention danger

 

 

Attention : Toutes les espèces d’hellébores sont toxiques, il faut systématiquement se laver les mains après leur manipulation.

 

 

Nous traiterons le sujet des éléosomes dans un prochain article.

 

 

Ne pas confondre avec le vérâtre commun appelé autrefois Hellébore blanc, ce sera l’objet d’un prochain article également.

 

 

                                                                                                                                                                Joanny   Cuillerat

 

 

 

 

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Melampyrum arvense L. ........

8 Mars 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Melampyrum arvense L. Blé de vache, Rougeotte, Mélampyre des champs 

C’est un très joli mélampyre, aux couleurs chatoyantes, un vrai festival !

Melampyrum arvense L. ........

Les mélampyres sont un genre de plantes qui comprend une trentaine d'espèces en France.

Ce sont des plantes herbacées annuelles hémiparasites : elles se procurent des substances nutritives à partir de plantes hôtes et de filament mycéliens, bien qu'elles soient capables de survivre par elles-mêmes grâce à leur propre photosynthèse puisqu'elles ont des feuilles vertes.

                    

Autrefois scrophulariacées, elles sont devenues orobanchacées depuis la mise à jour APG III.

       

Voir aussi notre article : LES OROBANCHES,  PLANTES PARASITES

Melampyrum arvense L. ........

Le nom mélampyre viendrait du grec melas qui désigne la couleur noire et de pyros qui désigne le blé faisant référence aux graines du fruit.

Mélampyre des champs :

  • Hauteur : 15–40 cm. Tige généralement ramifiée.
  • Habitat : lisières bien exposées, friches, moissons, sur sols calcaires.
  • Période de floraison : mai–août.
Melampyrum arvense L. ........

- Feuilles sessiles, lancéolées-linéaires, rudes, les supérieures incisées-laciniées à la base.

Melampyrum arvense L. ........

- Les fleurs, regroupées en inflorescence cylindrique, sont purpurines à gorge jaune. Elles présentent une corolle rouge soudée, bilabiée, à long tube courbé. Les 4 étamines sont soudées à la corolle.

Melampyrum arvense L. ........

- Bractées souvent d'un beau rouge et marquées de points noirs sur 2 rangs en dessous, ovales-lancéolées, dressées, à bords longuement et finement découpés

Melampyrum arvense L. ........

- Fruit : capsule contenant deux graines toxiques et noires.

Considérés autrefois comme une mauvaise herbe qui posait des problèmes si ses graines se mélangeaient au blé.

Mélampyre des champs
Mélampyre des champs

Mélampyre des champs

Plante très rare en Savoie, où elle est en danger critique d'extinction.

 

En forte régression dans toute la France, cette espèce mériterait amplement un statut de protection.

               

                                                                                                      Christianne

 

 

Photos Nicole, Jacques et Christianne

Melampyrum arvense L. ........
Melampyrum arvense L. ........
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Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné

24 Janvier 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Ce petit arbrisseau rampant et à peine ligneux se rencontre au sud d’une ligne Lyon-Pau, c’est une espèce méditerranéenne. Il appartient à la famille des fabacées.

Nous l’avons découvert en Savoie. Il pousse dans les pelouses arides et les rocailles sur sols calcaires, à l’étage collinéen. L’ensemble de la plante est couvert d’une pilosité argentée. Les feuilles sont composées de trois folioles, chacune étant fortement pliée en son centre.

Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné
Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné

Les fleurs jaunes sont solitaires ou par deux à quatre au sommet des rameaux. Elles prennent souvent une belle teinte orangée avant de faner. L'étendard est bien plus grand que les autres pétales. Le calice est divisé en deux lèvres.

 

Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné
Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné

Hauteur : 10 à 30 cm.

Fleur : 9 à 12 mm.

Floraison : mai à juillet.

Altitude : 0 à 600 m

Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné

A ne pas confondre avec un lotier ou une variété de cytise.

Protégé en Poitou-Charentes

On ne le trouve pas dans nos flores alpines, mais heureusement internet est là !

Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné
Argyrolobium zanonii, Argyrolobe de Linné

Les Fabacées, anciennes légumineuses :

  • Feuilles opposées ou alternes, souvent composées, munies de stipules ou/et de vrilles.
  • Calice à  cinq divisions, souvent à deux lèvres.
  • Corolle irrégulière, composée de cinq pétales inégaux :

1 pétale supérieur, grand, redressé l’horizontal, l’étendard.

2 pétales latéraux, servant de pistes d’atterrissage pour les insectes, les ailes.

2 pétales inférieurs, soudés par le bas, protégeant les parties fertiles de la fleur, la carène.

  • 10 étamines soudées par les filets, ou 1 libre et 9 soudées.
  • 1 ovaire supère à un carpelle.
  • Fruit c’est une gousse, contenant plusieurs graines et pouvant s’ouvrir suivant une ou plusieurs lignes.
Schéma d'une fabacée

Schéma d'une fabacée

Schéma d'une fabacée

Schéma d'une fabacée

 

Ouvrage  à consulter

Stratégies végétales. Garrone B., Schatz B., Martin P. Editions Ecologistes de l'Euzière

Et ce site aussi

Les fabacées ont toutes en commun de vivre en relation symbiotique avec des bactéries installées dans leurs racines (de la famille des Rhizobium).

Ces bactéries ont la capacité de capturer l'azote atmosphérique et de le transformer en substances azotées directement utilisables pour la plante. Cette association permet aux fabacées de se développer sur des sols pauvres en azote. L’utilisation des fabacées comme engrais vert permet d’enrichir les sols en azote.

Pour en savoir plus, consultez ce site :

                                                                                           Christianne

Photos Nicole, Christianne, André et Jacques

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Le houx,

5 Janvier 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Ilex aquifolium

 

Pour les fêtes de fin d’années, trois plantes embellissent régulièrement les maisons, en bouquets, en guirlandes ou en couronnes tressées : le sapin, le gui et le houx. Sur ce blog, vous trouverez des articles sur les deux premiers, voici quelques mots sur le houx.

Le houx (Ilex aquifolium) est un arbuste, parfois un petit arbre, à feuillage persistant de la famille des Aquifoliacées, couramment cultivé pour son aspect ornemental, notamment grâce à ses fruits rouge vif. C'est l'une des très nombreuses espèces du genre Ilex et la seule qui pousse spontanément en Europe, jusqu'à 1500 m d'altitude.

Le houx,

Leurs feuillages persistants ont fait du gui et du houx, depuis des siècles des symboles d’immortalité et d’espérance.

Le houx commun a de belles feuilles alternes, coriaces, persistantes, vert foncé brillant, munies d’épines acérées. A noter, plus le houx est âgé, moins ses feuilles sont piquantes, plus les branches sont hautes, moins les feuilles ont d'épines.

Les fleurs sont blanches, à 4 pétales.

Le houx,
Le houx,

Seuls les houx femelles possèdent de beaux fruits d’un rouge éclatant. Le houx est …. dioïque (mais pas toujours) ! les fruits sont des drupes, persistantes le plus souvent, à quatre noyaux.

Le houx,
Le houx,

Protégé en France, si un arrêté préfectoral existe. Contactez votre préfecture pour savoir si un tel arrêté existe

Le houx,

J’ai trouvé sur Internet un florilège de légendes, choisissez celle qui vous plait le mieux :

 

Selon la légende, pour échapper à Hérode qui en voulait à la vie de Jésus, la Sainte Famille fut obligé de fuir en Égypte. Plusieurs miracles lui ont permis de progresser sans danger.

On raconte que l'un de ces miracles eut lieu grâce à des branches de houx. En effet, alors que les soldats d'Hérode étaient sur le point de les trouver, le houx étendit ses branches afin de les cacher.

Marie, très reconnaissante, l'aurait béni en annonçant que le houx resterait vert, symbole d'immortalité

Le houx,
Le houx,

Les Romains célébraient les Saturnales à la fin du calendrier romain c'est à dire au mois de décembre.
En l'honneur de Saturne, dieu des semailles et de la culture de la vigne, ces festivités coïncidaient avec la fin des activités agricoles et le solstice d'hiver. Il était alors de coutume d'envoyer à ses amis des présents garnis de houx.
Voilà d'où nous viendrait, estiment les historiens, la coutume du houx au temps des fêtes, en signe de bienveillance

Le houx,

Les druides, prêtres celtes et gaulois, considéraient le houx comme un symbole sacré. Ils croyaient que le soleil ne quittait jamais les plants de houx. En décorant les habitations de branches de houx, les esprits de la forêt pouvaient y trouver refuge pendant les rigueurs de l'hiver

Le houx,

Mais connaissez-vous le « petit houx » ???

Il s’agit du fragon, Ruscus aculeatus L. C’est une espèce d'arbustes dioïques de la famille des Asparagacées  poussant dans l'aire méditerranéenne-atlantique. Mais on en trouve tout de même en Savoie ou en Haute Savoie, dans les lieux chauds et secs. En fait sa  seule ressemblance avec le Houx est sa « feuille » piquante terminée par une épine.

Le houx,
Le houx,

Cette « feuille » est en réalité un rameau aplati ou cladode, puisqu'il porte, à maturité, des fleurs puis des fruits.

Le houx,
Le houx,
Le houx,

Pour en savoir plus, consultez ces sites.....

                                                                                          Christianne

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L'herbe au bitume...................!

30 Décembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Bituminaria bituminosa (L.) ancien nom : Psoralea bituminosa L.

Trèfle bitumineux, Herbe au bitume, Psoralée à odeur de bitume.

Famille des  Fabacées.

Tout à fait extraordinaire, cette plante, elle sent la traverse de chemin de fer ou les chantiers de travaux publics !

Sa présence est insolite sous nos latitudes, elle est plutôt « du sud ».

L'herbe au bitume...................!

Cette plante des pelouses sèches méridionales tient son nom de la très forte odeur de bitume dégagée par ses glandes odorantes. Ses fleurs sont violacées, ses feuilles trifoliées, la plante étant dressée et grêle.

L'herbe au bitume...................!

-  Plante vivace de 50 cm à 1 mètre, herbacée, pubescente-glanduleuse, dressée, à forte odeur de bitume.

- Feuilles trifoliolées, à folioles elliptiques ou lancéolées, entières, ponctuées-glanduleuses

L'herbe au bitume...................!

-  Stipules libres, linéaires acuminées

- Fleurs bleuâtres, 10-15 en têtes subglobuleuses, involucrées, serrées, sur des pédoncules axillaires 2-4 fois plus longs que la feuille

-  Calice velu, en cloche, à 5 dents inégales, lancéolées-linéaires, égalant le tube

-  Etendard oblong, dépassant les ailes et la carène obtuse

-  Etamines diadelphes (soudées en deux faisceaux)

L'herbe au bitume...................!

  Stigmate en tête
 

- Gousse incluse, ovale-comprimée, velue, indéhiscente, à une seule graine.

 

Protégé dans le Limousin

L'herbe au bitume...................!

Écologie : Lieux secs et arides de tout le Midi et le Sud-Ouest ; remonte jusque dans les Hautes-Alpes, l'Isère, la Lozère, l'Aveyron, le Lot, la Corrèze ; Corse.

 

Répartition : Europe méridionale, Asie occidentale, Afrique septentrionale.

 

Floraison ; Mai-octobre.

 

Altitudes : 0 à 1200 mètres

L'herbe au bitume...................!

Nous l’avons rencontré en Juin, en Savoie, sur des Crêtes ensoleillées qui surplombent le Rhône.

L'herbe au bitume...................!

                                                                                                                       Christianne

 

 

 

 

Photos Nicole et Christianne

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Aster amellus L. aster amelle

25 Décembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Famille des astéracées, petit rappel :

On peut diviser les capitules des Astéracées en trois groupes :

 

  • les liguliflores (chicorée, pissenlit, laitue etc.), composées uniquement de fleurs ligulées. Une ligule est une corolle en forme de languette dans laquelle les équivalents des pétales sont soudés, généralement par cinq, parfois par trois. Ils sont reconnaissables seulement aux dents de la languette.

 

  • les tubuliflores (chardon, cirse, centaurée etc.) dont le capitule n'est composé que de fleurs tubulées (ou fleurs tubulaires). Ces fleurs sont des tubes terminés par des lèvres imperceptibles ou s'ouvrant plus ou moins largement en cinq lobes.

 

  • les radiées, aux fleurs périphériques ligulées entourant un disque de fleurs tubulées ou fleurons (marguerite, aster, séneçon etc.).

 

 

L’inflorescence d’une astéracée est composée de capitules (ensemble des fleurs) et d’involucres (ensemble des bractées) situées sous le ces capitules.

Aster amellus L. aster amelle

Le 15 septembre 2014, les botanistes partent pour la dernière découverte importante de l’année !! C’est une plante souvent évoquée par Denis JORDAN, qui la reconnaît à ses feuilles, au printemps. Elle fait l’objet d’une protection nationale, elle fleurit à l’automne, c’est Aster amellus. Au pied du Mont de la Charvaz, nous longeons les vignes, le voici, festival mauve à cœur jaune, il est abondamment photographié par le groupe

Aster amellus L. aster amelle

Voyez, voyez les petites bractées réfléchies sous les capitules, elles sont caractéristiques !

Aster amellus L. aster amelle

Et, comme souvent, un peu plus loin au détour du chemin, une multitude de pieds nous attend, tout au long du talus. Nous sommes exhaussés !
Nicole.

Aster amellus L. aster amelle
  • Plante vivace de 20-60 cm à tige dressée, simple ou rameuse au sommet.

 

  • Feuilles étroitement elliptiques, les inférieures ovales-oblongues, atténuées en pétiole, les suivantes sessiles, oblongues-lancéolées, aiguës. 
Aster amellus L. aster amelle
  • Involucre (ensemble des bractées) à folioles velues, oblongues, les extérieures très obtuses à sommet recourbé en dehors.
Aster amellus L. aster amelle
  • Capitules de 3 cm environ de diamètre, au nombre de 2 à 6, en corymbe court et lâche.

 

  • Ligules bleues, fleurs du centre tubuleuses jaunes.
Aster amellus L. aster amelle
Aster amellus L. aster amelle
  • Soies de l'aigrette roussâtres, à peine une fois plus longues que l'akène.

 

Au fait, Aster amellus appartient à la famille des asteracées… radiées.

 

Il bénéficie d’une protection sur le plan national.

Ne le cueillez pas !!

Aster amellus L. aster amelle

Écologie          : Bords des bois, près secs, pelouses des côteaux calcaires ou basaltiques.

Répartition    : presque toute la France, sauf l'Ouest et le Nord.

Floraison        : Août-septembre.

                                          

                                                                            Christianne

 

Photos Nicole et André.

 

N.B. : pour ceux qui connaissent ce jeu, et oui, c'est la fiche Qui-suis-je n°19

Aster amellus L. aster amelle
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Lamium amplexicaule....

16 Décembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Lamier à feuilles embrassantes

Nous connaissions Lamium purpureum, Lamium maculatum, Lamium album (qui n’existe pas en Savoie et en Haute Savoie), Lamium galeobdolon subsp. montanum ,  

voici Lamium amplexicaule*. Ils appartiennent tous à la famille des lamiacées.

 

*Amplexicaule : feuille ou bractée dont la base élargie embrasse plus ou moins la tige.

Lamium amplexicaule....

C’est quoi, une lamiacée ?

C’est une plante souvent velue et odorante, avec une tige carrée à feuilles opposées et décussées* (…). Ses fleurs se composent d’un calice à cinq dents (quelquefois moins) et d’une corole d’une seule pièce terminée en tube qui s’ouvre par deux lèvres : la supérieure, en forme de casque, abrite les étamines, l’inférieure, en forme de tablier, est le terrain d’atterrissage idéal pour les insectes pollinisateurs. Les lèvres sont à l'origine de l’ancien nom de cette famille, les labiées. »

A la découverte des fleurs des Alpes, édité par le parc des Ecrins, édition LIBRIS

* Décussé : qualifie les feuilles disposées par paires, les paires étant à 90° entre elles

Lamium amplexicaule....

Ce lamier est extrêmement discret car de petite taille. Il fleurit tout au long de l’année. Les fleurs sont petites, de couleur rose, la lèvre supérieure est ovale et entière. Cette plante se rencontre dans les terrains vagues, sur le bord des chemins, dans les vieux murs.

Plante annuelle de 5-25 cm, finement pubescente, à tiges longuement nues en dessous des fleurs

- feuilles inférieures ovales-arrondies, crénelées, pétiolées, les supérieures orbiculaires en rein, sessiles, embrassantes par leur base élargies.

Lamium amplexicaule....

- calice très velu, à dents conniventes après la floraison, un peu plus courtes que son tube

- fleurs purpurines, assez petites, en 2-3 verticilles écartés à l’aisselle des feuilles supérieures.

- corolle d'environ 15 mm, à tube grêle, droit, 3 fois plus long que le calice, à lèvre supérieure entière

- carpelles lisses.

Lamium amplexicaule....
Lamium amplexicaule....

Écologie : Lieux cultivés et incultes, sols limoneux-argileux calcaires, coteaux de basses altitudes ensoleillés (fumario-euphorbion), régulièrement sarclés et amandés. Espèce caractéristique du milieu.

 

Répartition : dans toute la France et la Corse. Europe, Asie, jusqu'au Japon, Afrique septentrionale.

Lamium amplexicaule....

Floraison : Mars-octobre.

Nous l’avons rencontré à Serrières en Chautagne, le 7 avril et sur un mur de jardin, derrière le grillage, dans le village de Branson, lors de notre escapade du 15 avril en Valais.

 

                                                                                    Christianne

Photos Sylvie, Christianne, Joanny et Jacques

Lamium amplexicaule....

Ce site connait notre lamier...

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Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

5 Novembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Nous l’avons découverte (saxifrage est féminin) par une belle journée de printemps, le premier mai, sur les crêtes ensoleillées de la Chambotte, dans une prairie pâturée. Nous avions rencontré auparavant un petit troupeau de jolies génisses (hélas sans leurs cornes), curieuses et en mal de compagnie.  Elles nous ont suivies longtemps, intriguées par nos déambulations !

 

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

Bien que dénommé abusivement «massif», la Chambotte (environ 1000m) appartient géologiquement au massif du Jura et se compose de calcaires.

Sa partie méridionale borde le lac du Bourget sur sa rive orientale tandis que son extrémité septentrionale marque le trait de scie des gorges du Val de Fier séparant la montagne des Princes de celle du Gros Foug.

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille, est une plante bisannuelle, de 20 à 50 cm de haut. Les feuilles sont soit basales, soit caulinaires. La tige est dressée, simple. Les racines produisent de nombreuses bulbilles non squameuses. 

 

-Tige dressée, délicatement velue et très peu feuillée, couverte de poils glanduleux et visqueux, mais sans bulbilles.

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

-Feuilles radicales en rosette, arrondies en forme de rein et incisées. Elles sont palmées, poilues, charnues et munies de bulbilles hypogées, leurs incisions n’atteignent pas le milieu du limbe, de 3-8 lobes, 

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille
Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

-Inflorescence en cymes lâches à fleurs peu nombreuses.

-Fleurs blanches, en cloche épanouie (12-15 mm de long), portées par un pédicelle assez long.

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille
Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

-calice poilu-glanduleux. Il forme un tube court et renflé, soudé à l'ovaire et terminé par 5 lobes allongés. .

-5 pétales obovales en coin, 3 fois plus longs que les sépales, 5 sépales ovales et 10 étamines.

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille
Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

-Floraison Avril-juin

Écologie : Près, lande,  lisière, mégaphorbiaie  (Calluno-Genistion), milieu acide à neutre, mésophile à sec, altitude 200 m à 1000 m.

Répartition : Présente dans presque toute la France, sauf Haute Savoie et Finistère où sa présence est à confirmer. En Europe, Asie occidentale jusqu'à l'Himalaya et l’Algérie.

Ne pas la confondre avec Saxifraga bulbifera, saxifrage bulbifère, présente dans les Alpes de Haute Provence, en Corse et en Valais. Elle est relativement rare et préfère les milieux secs à arides et nous l’avons rencontrée  lors de notre randonnée à Martigny, en avril.

Elle porte ses bulbilles sur sa tige.

Voir article « En avril à Martigny », mai 2014

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille

                                       Christianne

 

Photos Nicole, Jacques et Christianne

Sources : Telabotanica, Flora Helvetica et guide des milieux naturels de Suisse.

 

Saxifraga granulata, saxifrage à bulbille
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