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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #flore tag

Connaissez-vous le coscoll ??

29 Février 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Notre amie Josette a "herborisé" dans les Pyrénées Orientales, en Juin 2015 et nous raconte une de ses découvertes, originale .....

 

Dès le début du printemps, en Catalogne, les habitants de la région partent à la recherche du COSCOLL, qui se prononce  « Couscouille » en catalan (oui, vous avez bien entendu, couscouille!).

Il s’agit du Molopospermum peloponnesiacum, le Moloposperme du Péloponnèse, de la famille des Apiacées. On l’appelle aussi angélique sauvage.

Le terme Molopospermum, qui signifie « graine meurtrie », fait allusion au sillon qui marque sa graine.

Molopospermum peloponnesiacum

Molopospermum peloponnesiacum

 

Plante vivace 1 à 2 m, glabre, aromatique, à racine épaisse, la tige est creuse, striée, à rameaux supérieurs opposés ou verticillés.

Photo empruntée à Internet.

Photo empruntée à Internet.

Feuilles inférieures très grandes, tripennatiséquées (trois fois complètement divisées), à segments lancéolés, incisés-dentés, se terminant par une pointe.

Molopospermum peloponnesiacum
Molopospermum peloponnesiacum

Molopospermum peloponnesiacum

Fleurs blanches, en ombelle, à 15-40 rayons  serrés, avec un involucre (collerette de folioles) de 6 à 9 bractées inégales.

Molopospermum peloponnesiacum
Molopospermum peloponnesiacum

Molopospermum peloponnesiacum

Fruits ovoïdes nettement ailés.

Molopospernum peloponnesiacum

Molopospernum peloponnesiacum

Fruit, photo empruntée à Internet.

Fruit, photo empruntée à Internet.

Le coscoll pousse principalement dans les éboulis et les escarpements rocheux des Pyrénées orientales et des Alpes méridionales,  entre 700 et 2000 m d’altitude.

Espèce protégée en région PACA.

 

Répartition en France

Photo empruntée à Tela botanica.

Photo empruntée à Tela botanica.

Cette plante fait partie de la cuisine traditionnelle de catalogne. Les tiges sont cueillies avant la floraison, pelées, coupées en morceaux de 5 à 6 cm, lesquels sont fendus sur la longueur et plongés dans l’eau fraîche. Une fois recroquevillée et frisée, elle peut être consommée en salade. Autrefois, cette salade était assimilée à une cure régénératrice printanière.

Mais attention de ne pas confondre le moloposperme du Péloponnèse avec d'autres plantes. On trouve sur internet cette "anecdote" :  il y a quelques années, des ouvriers italiens qui travaillaient au barrage de Puyvalador ont récolté des pieds d'aconit, sans doute trompés par le limbe divisé des feuilles. Après les avoir consommés, ils sont morts empoisonnés.

Le reste des tiges à cotè d'un pied fleuri.

Le reste des tiges à cotè d'un pied fleuri.

Photo empruntée à Internet.

Photo empruntée à Internet.

Connaissez-vous le coscoll ??

Le Coscoll est presque devenu la plante sacrée des Catalans

A Sahorre, village des Pyrénées  catalanes, a été crée la Confrérie du Coscoll et  au printemps on y célèbre la fête du Coscoll.   

On trouve même des tee-shirts  à l’effigie du Coscoll !!

Photos empruntées à Internet
Photos empruntées à Internet

Photos empruntées à Internet

  Mais rappelez-vous, cette espèce est protégée en région PACA !!!!

 

                                                               Article et photos de Josette.

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La déesse Vénus et la botanique....

18 Février 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Laissons le latin, le grec et leurs couleurs pour nous intéresser à la beauté, cependant l'antiquité n'est pas loin !

Elle a inspiré les peintres, les écrivains, les sculpteurs et……les botanistes. Elle incarne l’idéal féminin, le charme et la beauté.

Un peu de mythologie

Vénus est romaine, mais c'est l'Aphrodite grecque, fière et cruelle qui hante la nature animale et règne sur les cœurs. Après son assimilation à Aphrodite, Vénus devient, par imitation, la déesse de la beauté, fille de Gaia, la terre, et d'Ouranos, le ciel, et mère de Cupidon, dieu de l'amour.

 

Elle symbolise la beauté féminine. Les riches romains la vénèrent et lui construisent de nombreux temples. Au fil du temps, les poètes célèbrent le contour parfait de son visage, l’éclat de ses yeux, la perfection de son sourire, la pureté de ses seins….

Vénus de Cnide, ville de la Grèce antique.

Vénus de Cnide, ville de la Grèce antique.

Les sculpteurs grecs et romains, les peintres de toutes les époques magnifient sa beauté. Les chanteurs contemporains, Brassens, Alain Bashung, Jean Louis Murat et bien d’autres, ont succombé à son (ses) charme(s) .

 

Je t’offre ces beaux œillets,

Vénus, je t’offre ces roses,

Dont les boutons vermeillets

Imitent les lèvres closes

Que j’ai baisé par trois fois,

Marchant tout beau dessous l’ombre…

 

Joachim Du Bellay

 

 

Les botanistes ne sont pas en reste, elle en a inspiré plus d’un. Sans doute la beauté des plantes qu’ils rencontrent a-t-elle exalté leur imagination mais ils sont juste un peu plus….. terre à terre !!    

Chaque partie du corps de la belle trouve un écho, si je puis dire, dans une plante. Voici des associations art/botanique tout à fait personnelles et qui n’engagent que moi….

Vénus de Milo, découverte sur l’île de Milo en 1820, conservée au Musée du Louvre.

Le nombril de Vénus, Umbilicus rupestris, Crassulacées.

On le rencontre sur les vieux murs  et les rochers ombragés en terrain siliceux, dans tout l’Ouest, le centre et le Sud de la France mais pas dans les Savoie.

Vénus de Milo.

Vénus de Milo.

Nombril de Vénus, Umbilicus rupestris
Nombril de Vénus, Umbilicus rupestris
Nombril de Vénus, Umbilicus rupestris

Nombril de Vénus, Umbilicus rupestris

Miroir de Vénus de sir Edward Burnes (1833-1898).

Le Miroir de Vénus, Legousia speculum-veneris, Campanulacées.

Plante messicole (qui pousse dans les moissons), présente dans toute la France et en Corse, mais cependant vulnérable.

 

NB : Le miroir est l’un des attributs de Vénus où étaient enfermés les grâces et les attraits de la déesse : le sourire engageant, le doux parler, le soupir le plus persuasif, le silence expressif et l'éloquence des yeux.....

Miroir de Vénus de sir Edward Burnes

Miroir de Vénus de sir Edward Burnes

Miroir de Vénus, Legousia speculum-veneris
Miroir de Vénus, Legousia speculum-veneris

Miroir de Vénus, Legousia speculum-veneris

Vénus de Rubens (1577-1640)

Le Peigne de Vénus, Scandix pecten-veneris, Apiacées.

Plante adventice (pousse dans les endroits cultivés) présente en France mais on la trouve très rarement dans les Savoie…

 

Vénus de Rubens.

Vénus de Rubens.

Peigne de Vénus, Scandix pecten-veneris.
Peigne de Vénus, Scandix pecten-veneris.

Peigne de Vénus, Scandix pecten-veneris.

Vénus et Cupidon de Lucas Cranach le Jeune (1515-1586).

Les cheveux de Vénus, Adiantum capillus-veneris, Pteridacées.

C’est une fougère qui affectionne les bords de ruisseaux ou de cascades, ou les fontaines ombragées, moitié sud de la France, elle est, elle aussi, vulnérable………

Vénus et Cupidon de Lucas Cranach le Jeune.

Vénus et Cupidon de Lucas Cranach le Jeune.

Cheveux de Vénus, Adiantum capillus-veneris.
Cheveux de Vénus, Adiantum capillus-veneris.

Cheveux de Vénus, Adiantum capillus-veneris.

Vénus Verticordia de Dante Gabriel Rossetti (1828-1882).

Les sourcils de Vénus, Achillea millefolium, Astéracées.

Plante très répandue dans les près, les bois et les bords des chemins, dans toute la France. Notre belle aurait-elle froncé un sourcil devant ses admirateurs ??

Vénus Verticordia de Dante Gabriel Rossetti.

Vénus Verticordia de Dante Gabriel Rossetti.

Sourcils de Vénus, Achillea millefolium
Sourcils de Vénus, Achillea millefolium

Sourcils de Vénus, Achillea millefolium

Evidement il est impossible de ne pas citer une des fleurs les plus remarquables parmi les orchidées, Cypripedium calceolus, le sabot de Vénus, qui pare le pied mignon de notre déesse,  il est protégée en France et en Europe ce qui nous permet de nous extasier à chaque rencontre, de plus en plus nombreuses. Dame Nature a déployé tout son talent et tout son art pour piéger les insectes dans son magnifique labelle.

Alors admirons aussi la Venus de Botticelli sans doute la représentation la plus célèbre de la déesse Romaine.

Naissance de Vénus

Naissance de Vénus

La déesse Vénus et la botanique....
Cypripedium calceolus, sabot de Vénus

Cypripedium calceolus, sabot de Vénus

                                                                           Christianne

Voir aussi l'article du 10 juin 2015.

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Différentes nuances de….rouges, en latin et grec de botanistes !

9 Février 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Après le blanc, voyons le rouge, c'est une couleur fascinante qui ne laisse personne indifférent, on l’adore ou on la déteste. Elle est souvent pétillante, chaude, éclatante, agressive  mais elle est aussi douce ou sombre. Dans la nature, le rouge se décline du rose pâle au brun rouge.

Voyons ce que nous réserve la botanique,

Ruber rouge  ou rubens, du verbe rubere, rougir.

 

Cephalanthera rubra, céphalanthère rouge, une orchidée délicate qui affectionne les coteaux pierreux et les bois secs, dans presque toute la France.

Cephalanthera rubra, céphalanthère rouge, photos de Françoise.
Cephalanthera rubra, céphalanthère rouge, photos de Françoise.

Cephalanthera rubra, céphalanthère rouge, photos de Françoise.

Trifolium rubens, trèfle pourpré, un beau trèfle que l’on trouve sur les coteaux et les bois secs partout en France.

Trifolium rubens, trèfle pourpré, photos de Jacques.
Trifolium rubens, trèfle pourpré, photos de Jacques.

Trifolium rubens, trèfle pourpré, photos de Jacques.

En latin on trouve aussi Incarnatus, incarnat, un rouge qui serait plutôt rose foncé.

 

Dactylorhiza incarnata, dactylorhize incarnat, présente jusqu’à 2000 m dans les marais humides. Son labelle rosé est ponctué de petits points rose foncé. Elle est protégée dans plusieurs régions de France. Une de ses caractéristiques, ses feuilles supérieures sont cuculées (cuculé : sommet en forme de capuchon).

Dactylorhiza incarnata, dactylorhize incarnat.
Dactylorhiza incarnata, dactylorhize incarnat.

Dactylorhiza incarnata, dactylorhize incarnat.

Voici Atrorubens, rouge foncé, atro noir et rubens.

 

Epipactis atrorubens, épipactis pourpre noirâtre, une belle orchidée des forêts claires, de feuillus et de résineux dans presque toute la France.

(Voir aussi article du vendredi 6 février 2015, épipactis.......)

Epipactis atrorubens, épipactis pourpre noirâtre.
Epipactis atrorubens, épipactis pourpre noirâtre.

Epipactis atrorubens, épipactis pourpre noirâtre.

Et Purpureus, la pourpre romaine, il y a une pointe de mauve dans ce rouge-là ! On trouve aussi purpuratus.

 

Prenanthes purpurea, prénanthe pourpre, on la rencontre souvent mais dans les bois, en montagne, des Vosges aux Alpes-Maritimes, dans les Cévennes et les Pyrénées.

Prenanthes purpurea, prénanthe pourpre
Prenanthes purpurea, prénanthe pourpre

Prenanthes purpurea, prénanthe pourpre

Epipactis purpurata, épipactis pourpre, elle est plus rare, préfère les hêtraies ombragées, fleurit fin Août et c’est sa tige qui est pourpre. Cette orchidée est protégée dans diverses régions de France.

 

(Voir aussi article du vendredi 6 février 2015, épipactis.......)

Epipactis purpurata, épipactis pourpre
Epipactis purpurata, épipactis pourpre

Epipactis purpurata, épipactis pourpre

Connaissez-vous Phaeus, grec latinisé (phaios), rouge brun sombre.

 

Geranium phaeum, géranium brun, un géranium de montagne avec des fleurs dont les pétales sont toutes dans le même plan. Vit dans les prés, bois et ravins en montagne.

Geranium phaeum, géranium brun.
Geranium phaeum, géranium brun.

Geranium phaeum, géranium brun.

Un autre rouge, Sanguineus, rouge sang

Geranium sanguineum, géranium sanguin, superbe géranium qui s’épanouit sur les coteaux secs et ensoleillés. Une fleur éblouissante, d’un rouge brillant. Dans  presque toute la France.

Geranium sanguineum, géranium sanguin.

Geranium sanguineum, géranium sanguin.

Une autre nuance de rouge, Cruentus ensanglanté du verbe cruentare, mettre en sang, ça devient « gore » ! .

 

Orobanche cruenta, orobanche grêle, elle s’appelle maintenant orobanche gracilis. Ce sont ses fleurs dont l’intérieur est rouge, qui lui ont donné son ancien nom, cruenta. Pourquoi gracilis, maintenant, si vous le savez, dites-le moi!

PS  (11-2-2016) : Jean m'a apporté la réponse, gracilis : mince, grêle, maigre, svelte, de forme élancée (Gaffiot) notre orobanche est "gracile", fragilité gracieus, d'après le ROBERT, Dico. Hist. de la Langue Fr. –direction Alain Rey, 1998

 

Elle parasite les fabacées et dégage une forte odeur de girofle, elle est présente dans presque toute la France.

(voir aussi article du 19 novembre 2014, orobanches, plantes parasites)

Orobanche cruenta, orobanche grêle, orobanche gracilis.
Orobanche cruenta, orobanche grêle, orobanche gracilis.

Orobanche cruenta, orobanche grêle, orobanche gracilis.

Une dernière nuance de rouge et un cas particulier........ deux fois rouge :

 

Rhododendron ferrugineum, rhododendron ferrugineux, deux fois rouge, composé de Rhodo, du grec Rhodos rose et de Ferrugineus qui signifie de couleur rouille. En montagne Alpes et Pyrénées.

Différentes nuances de….rouges, en latin et grec de botanistes !
Différentes nuances de….rouges, en latin et grec de botanistes !

Laissons là la flore dont le nom d'espèce indique la couleur rouge. Bien sûr, cet article ne recense que quelques nuances, agrémentées de quelques photos.

                                                                                                    Christianne

 

 

Sources : Le latin au jardin, Diane  ADRIAENSSEN,  librairie Larousse.

      Flore Helvétique, édition Belin.

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Différentes nuances de….blancs, en latin et grec de botanistes !

31 Janvier 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Comment nos chers botanistes ont-ils usé de poésie pour dépeindre l’arc en ciel de couleurs qui pare toutes les fleurs de nos campagnes et de nos montagnes, voila mon propos aujourd'hui. En tout cas, ils ont dû faire preuve de beaucoup de subtilité : ton, demi ton, quart de ton, dans toutes les couleurs, y compris le blanc, voici le challenge…

NB : L’adjectif d’espèce peut caractériser la couleur des fleurs mais aussi celle des feuilles.

Voyons le blanc justement. Il n’y a pas un blanc mais de multiples nuances de blanc. Blanc mat, blanc brillant, blanc cassé, blanc légèrement teinté de jaune, blanc verdâtre, blanc rosé, blanc presque gris etc….

 

Tout d'abord blanc pur, albus en latin. On rencontre de nombreux taxons à fleurs de couleur blanche dans la nature. J’ai l’embarras du choix dans mes photos. J’ai choisi mes préférées.

Asphodelus albus, l’asphodèle blanc, ne semble pas présent en Haute-Savoie mais on le trouve en montagne, en Savoie et plus au sud. Jolis tépales à nervures dorsales rougeâtres.

Asphodelus albus, l’asphodèle blanc
Asphodelus albus, l’asphodèle blanc

Asphodelus albus, l’asphodèle blanc

Asphodelus albus, l’asphodèle blanc

Asphodelus albus, l’asphodèle blanc

Dictamnus albus, le dictame blanc ou fraxinelle, c’est l’éclatante beauté du dictame qui a sans doute ébloui nos botanistes car il s’appelle blanc mais les pétales de ses jolies fleurs sont rosés, veinés de pourpre ! Ce taxon peu fréquent est protégé en Rhône-Alpes et PACA.

Dictamnus albus, le dictame blanc, fraxinelle, belle photo de Françoise.

Dictamnus albus, le dictame blanc, fraxinelle, belle photo de Françoise.

Petasites albus, pétasite blanc. Très fréquent et très modeste celui-ci, on le trouve au printemps dans les forêts et les lieux humides.

Petasites albus, pétasite blanc

Petasites albus, pétasite blanc

Même les violettes peuvent être blanches ! C’est Viola alba mais on rencontre, au printemps dans nos campagnes, deux sous-espèces (ssp) de violettes blanches :

Viola alba ssp alba, violette entièrement blanche, même l'éperon.

Viola alba ssp alba,

Viola alba ssp alba,

Et Viola alba ssp scotophylla, elle est blanche mais son éperon est violet clair.

Clic sur la photo pour voir les détails.

Viola alba ssp scotophylla

Viola alba ssp scotophylla

Autre nuance de blanc, blanc comme la neige, niveus. On trouve aussi nivalis ou nivosus.

Luzula nivea, luzule blanc-de-neige, une des plus grandes luzules ! Ses inflorescences légères et immaculées se balancent les longs des chemins de montagnes, au printemps.

 

Luzula nivea, luzule blanc-de-neige

Luzula nivea, luzule blanc-de-neige

Et blanc en grec ? C’est leukos.

Cette fois, ce sont les feuilles que qualifie l’adjectif d’espèce : Adenostyles leucophylla, l’adénostyle à feuilles blanches, (leukos, blanc et phylla vient de phullon, feuille en grec). Les feuilles de cette adénostyle sont blanches dessous.

Adenostyles leucophylla, adénostyle à feuilles blanchâtres.
Adenostyles leucophylla, adénostyle à feuilles blanchâtres.

Adenostyles leucophylla, adénostyle à feuilles blanchâtres.

Et blanc crème, Ochroleucus, (du grec okhros jaune pâle, leukos blanc) 

Trifolium ochroleucron, trèfle beige, un trèfle d’un jaune très pâle, presque blanc.

Trifolium ochroleucron, trèfle beige
Trifolium ochroleucron, trèfle beige

Trifolium ochroleucron, trèfle beige

Une autre racine latine qui a de nombreux dérivés, canus, gris blanchâtre ce qui donne subcanus légèrement gris, canescens ou subcanescens,  grisonnant ou couvert de poils gris (revoici des poils !) et aussi, incanus, blanchi par l’âge....

 

Senecio incanus, le séneçon blanchâtre qui pousse en montagne, dans les Alpes. Là aussi ce sont les feuilles qui sont blanchâtres.

Senecio incanus, séneçon blanchâtre, belle photo de Jacques.

Senecio incanus, séneçon blanchâtre, belle photo de Jacques.

Ou pâlissant pallescens, (pallere, pâlir),

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant qui pousse en montagne dans les Alpes et en Auvergne. Sa particularité, ses fleurs blanches ou rose pâle sont rabattues après floraison.

PS : l’adjectif palissant peut qualifier d’autres couleurs que le blanc.

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant

Trifolium pallescens, trèfle pâlissant

On s'arrête là pour le blanc, la suite en couleur........

                                                                                    Christianne

 

Sources : Le latin au jardin, Diane  ADRIAENSSEN,  librairie Larousse.

     Flore Helvétique, édition Belin.

 

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Différentes nuances de…. Poils, en latin de botanistes !

14 Janvier 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Rassurez-vous, cet article n’est pas classé X !

Les différentes « nuances » de poils dont Dame Nature, créatrice « échevelée », s’est ingéniée à équiper la flore terrestre, ont titillé les botanistes.

En effet, l'aspect des poils est un caractère souvent important pour identifier une plante, il peut permettre de lui donner son nom latin. Les botanistes ont, de ce fait, utilisé tout un choix d’adjectifs, latins ou grecs latinisés, dans le but de décrire le système pileux de la flore.

 

L’œil peut être un outil pour apprécier un système pileux mais une bonne loupe, c’est beaucoup mieux.

Evidemment, certains taxons n’en ont pas, de poils, ils sont….......

glabres, glaber !

Mais aussi lisse, laevigatus, comme l’aubépine lisse, Crataegus laevigata (au fait, en latin les arbres sont du genre féminin, d’où la terminaison a de l’adjectif laevigata).

Différentes nuances de…. Poils, en latin de botanistes !

Revenons au système pileux …..

Il y a des taxons qui sont couverts de duvet, pubens, ou couverts de poils fins et courts, pubescens.

Il y a aussi ceux qui sont ont des soies, setaceus, (seta : soie de porc).

Achillea setacea,  achillée sétacée.

Achillea setacea, achillée sétacée, superbes photos d'André.
Achillea setacea, achillée sétacée, superbes photos d'André.

Achillea setacea, achillée sétacée, superbes photos d'André.

D’autres sont duveteux, pilosellus, ou à poils longs et doux, pilosus.

Hieracium pilosella, épervière piloselle

 

Hieracium pilosella, épervière piloselle

Hieracium pilosella, épervière piloselle

Oxytropis pilosa, oxytropis poilu.

Oxytropis pilosa, oxytropis poilu.
Oxytropis pilosa, oxytropis poilu.

Oxytropis pilosa, oxytropis poilu.

Il y a les mal-coiffés, hirsute, hirtus, ceux qui ont des poils en brosse, hirsutus, ceux à poils rudes, hispidus, d’autres à poils nombreux, longs et ondulés, villosus.

Hieracium villosum, épervière velue.

Hieracium villosum, épervière velue

Hieracium villosum, épervière velue

Les épineux spinosus (spina : épine) et les très très épineux spinosissimus, c’est le superlatif latin, comme en français, pour dire très très grand, on dit grandissime.

Circium spinosissimum, cirse très épineux.

Circium spinosissimum, cirse très épineux

Circium spinosissimum, cirse très épineux

Ne pas oublier les barbus, barbatus.

Campanula barbata, campanule barbue (féminin).

Campanula barbata, campanule barbue

Campanula barbata, campanule barbue

Ni les laineux, eriophorus (du grec erion, laine et phoros, qui porte)

Cirsium eriophorum, cirse laineux.

Cirsium eriophorum, cirse laineux.

Cirsium eriophorum, cirse laineux.

Et les tomenteux tomentosus  (tomentum : feutre)

Hieracium tomentosum, épervière tomenteuse

Hieracium tomentosum, épervière tomenteuse.
Hieracium tomentosum, épervière tomenteuse.

Hieracium tomentosum, épervière tomenteuse.

Des poils, un peu, beaucoup…., ceci n'est qu'un bref aperçu.

Merci à Jean pour son petit memo « latin, la faute à Linné » qui m'a remis les déclinaisons latines en tête.

Merci à Catherine pour son memo plein d’humour que j’ai maladroitement essayé de « plagier ».

Mais « Jamais sans ma loupe » est et reste le mot d’ordre des botanistes !!

 

                                                                            Christianne

 

Source : le latin au jardin, Diane  ADRIAENSSEN,  librairie Larousse

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Le latin, le grec et la botanique

19 Décembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Lors d’un précédent article début 2014 « nomenclature en botanique », je vous rappelais comment Carl von LINNÉ (1707-1778), au XVIIIe siècle a mis en œuvre un langage universel pour nommer les plantes.  Il a « inventé » la nomenclature dite «binomiale» ou «binominale», celle qui permet de ne prononcer que deux mots pour désigner sans ambiguïté une plante unique.

Les deux noms ont été choisis en latin, langue des scientifiques jusqu’à la fin du XVIIIe. Le premier de ces deux mots, le nom générique, le genre, est commun à plusieurs espèces voisines l'une de l'autre, tandis que le second ou nom spécifique, l'espèce, est  souvent un adjectif, d’origine latine ou grec latinisé et ne s'applique qu'à un seul taxon à l'intérieur du genre. Cet adjectif décrit une caractéristique unique permettant de différencier un taxon des autres du même genre

Et, avec trois à quatre cent mille espèces répertoriées en botanique sur notre (encore) belle planète, l’imagination doit être productive ! Par convention, on écrit genre et espèce en italique et le nom de genre avec une majuscule.

 

Première page du Systema naturae 1758, LINNE.

Première page du Systema naturae 1758, LINNE.

Ordre et méthode ne signifient pas absence de fantaisie et de créativité !!

Reprenons ! Le premier nom d’une plante, nom de genre, regroupe les plantes ayant des caractéristiques similaires. Le deuxième, l’espèce, est un adjectif. (Ne pas oublier la grammaire latine ! Le deuxième mot, l’espèce (adjectif) s’accorde avec le premier mot, le genre, masculin ou féminin ou neutre, singulier ou pluriel, bon courage ! et comme c'est du latin, il y a des déclinaisons, re-bon courage!).

 

Aujourd’hui, nous chercherons quelques taxons décrits grâce à leurs feuilles.

 

L’éventail est large ! La nature a donné aux feuilles toutes sortes de formes différentes. Voilà une des sources d’inspiration de LINNE et de ses collègues botanistes.

Une feuille (folium) peut être, courte, longue, large, étroite, fine, ronde, découpée, un peu, beaucoup…

Retenons quelques mot latins :

étroite (angustus), petite (parvus), grande (grandus), large (latus), ronde (rotondum) etc….. ce qui donne angustifolium, parvifolium, grandifolium, latifolium, rotondifolium etc……

Et pour illustrer mon propos, parmi les gentianes, voici Gentianana angustifolia, gentiane à feuilles étroites.

Le latin, le grec et la botanique

Parmi les lasers, voici Laserpitium latifolium, laser à larges feuilles, beau spécimen de la famille des Apiacées.

Le latin, le grec et la botanique
Le latin, le grec et la botanique

Parmi les géraniums, voici Geranium rotondifolium, géranium à feuilles rondes.

Le latin, le grec et la botanique
Le latin, le grec et la botanique

La position de la feuille sur la tige est aussi un critère,

Amplixicaulis (amplexus, qui a embrassé et caulis la tige), Lamium amplexicaulis, lamier à feuilles embrassantes.

Le latin, le grec et la botanique

et perfoliatus (per à travers et folium feuille), Blackstonia perfoliata, blackstonie perfoliée, elle a de belles fleurs jaunes !

Le latin, le grec et la botanique
Le latin, le grec et la botanique

Le nombre de feuilles est aussi source d'inspiration, bifolium, combien ? Deux !

Maienthemum bifolium, maïenthème à deux feuilles

Le latin, le grec et la botanique

Et millefolium, mille ? Achillea millefolium, achillée millefeuille

Le latin, le grec et la botanique

La forme des feuilles est aussi très créative !

En forme de cuillière, (cochlear), de faux (falcatus), de fer de lance (hastatus), de lance (lanceola), de bouclier (pelta ou scutum), un peu guerrier, non ?

 

Campanula cochleariifolia, campanule à feuille de cochléaire, campanule fluette.

Le latin, le grec et la botanique
Le latin, le grec et la botanique

Rumex scutatus, rumex à feuilles en écusson, oseille ronde

Le latin, le grec et la botanique

Salix hastata, saule à feuilles hastées.

Le latin, le grec et la botanique

Voilà un tout petit aperçu de l’utilisation du latin en botanique, certes voir une cueillière ou un bouclier dans une feuille demande un petit effort d'imagination mais j’espère ne pas vous avoir ennuyé et ... à suivre, peut être..…

 

                                                                                      Christianne

 

Source : le latin au jardin, Diane ADRIAENSSEN, librairie Larousse.

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Une onagracée bien discrète....

12 Septembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici un article de Jean déjà publié mais très interessant en cette saison. Il nous raconte une petite fleur que nous avons rencontrée jeudi dans la forêt claire du Roc de Chère. On passe souvent sans la voir sauf si on s'interroge sur les minuscules points blancs qui parsèment les herbes encore vertes de ce début d’automne. Je laisse la parole à Jean….

 

Il est fréquent de voir aux bords des routes, talus, l'espèce éponyme de la famille, Oenothera biennis (onagre bisannuelle) ou, comme dans la photo ci-dessous, Oenothera glazioviana (onagre de Glaziou – probablement échappée d'un jardin)

Une onagracée bien discrète....

Sépales striés de rouge......

Une onagracée bien discrète....

Et quatre stigmates dépassant largement les étamines.

Une onagracée bien discrète....

 

Étymologiquement, il y a de l'âne dans ce nom (onagros), mais aussi du vin (oinos) et la décoction des racines ferait un philtre de sorcière pour amadouer les bêtes sauvages ! Il y a là des sortilèges du dieu Pan.... mais ne nous égarons pas ! Pas de pan......ique !

En revanche, il y a bien de la magie dans cette famille peu étendue, car une plante discrète  (pas évidente à repérer la première fois) en fait partie et porte le nom à semer l'effroi de Circaea lutetiana (Circée de Paris, herbe aux sorcières).

Ce nom est celui de la magicienne qui transforma les compagnons d'Ulysse en pourceaux - tout en leur laissant leur conscience d'êtres humains - ! L'ensorceleuse fut néanmoins vaincue, « conquise », par notre héros ; il fut guidé pour ce faire par Hermès (Mercure), « qui lui donna une herbe qui le sauverait des mortels artifices de Circé » .

                                                                                                                                                

Une onagracée bien discrète....

Qui distingue à première vue, dans ce fouillis de bois humide et de ravin (son milieu habituel), Circaea lutetiana ?

Une onagracée bien discrète....

Vue de plus près, on ne s’attend pas à des sortilèges :

Une onagracée bien discrète....

Plante pubescente, aux feuilles ovales-lancéolées acuminées*, elle dresse une hampe florale d'une bonne dizaine de cm, avec de fleurs bimères (2S,2P,2E), pétales bifides, blanc ou rosé.

 

* se terminant en longue pointe éffilée.

Une onagracée bien discrète....
Une onagracée bien discrète....

à noter les sépales teintés rouge rosé, réfléchis.

Une onagracée bien discrète....
Une onagracée bien discrète....

Les fruits sont des capsules obovales en poire, hérissés de poils crochus, hispides à deux loges.

Une onagracée bien discrète....
Une onagracée bien discrète....

Pourquoi Circé ? Pourquoi Lutetiana ?  Paris était connu jadis comme la ville des sorcières ? (L'Affaire des poisons date de 1680, où la Voisin fut brûlée en place de Grève – un siècle avant Linné!)

Elle fut utilisée en Autriche, naguère, comme tisane. En usage externe, en macération dans de l'alcool, elle traitait les rhumatismes, la goutte, infections et fièvres (c'est l'alcool qui devait faire effet, la plante qu'un prétexte !...)

Gaston Bonnier aurait écrit..............

 

plante magique ayant servi dans les enchantements. On dit que celui qui la cueille sera maudit.

Le Guide Vigot de la Flore dit ..............

qu'elle devrait plutôt porter le nom '' d'herbe des sourciers'', tant elle révélatrice de la présence d'humidité et d'eau en sous-sol.

 

Mais c'est là faire grand cas de l’appellation vernaculaire et n'explique pas son nom latin.

Alors rêvons un peu, imaginons que c'est elle la plante magique utilisée par Ulysse.......

Une onagracée bien discrète....

NB. : les épilobes  -espèces plus nombreuses – font partie des onagracées !

 

La Flora Helvetica dit des onagres, genre venu d'Amérique du Nord :

"Ce genre présente des combinaisons de caractéristiques si nombreuses qu'une taxonomie n'est pas possible" p .682

 

(photos de l’auteur, sauf trois emprunts à –Wikipedia)

                                                   Jean

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La Reine des Alpes

5 Septembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

L’été 2015 restera gravé dans nos mémoires de botanistes comme celui de la pénurie en plus de celui de la canicule. La végétation a beaucoup souffert de la chaleur et du manque d’eau. Les plantes se sont protégées en ralentissant leur pousse. Beaucoup ont disparu. Quand nous avions le courage d’affronter les ardeurs du soleil, nous n’avions presque rien à voir.

Les plus courageux, ou les plus sportifs, ont choisi l’altitude 2000, 2500, 3000 m !! Là où la flore a pu résister aux rigueurs……estivales. Voici une de leurs trouvailles

Eryngium alpinum

Eryngium alpinum

La reine des Alpes ou panicaut des Alpes ou chardon bleu des Alpes...

voici sa majesté Eryngium alpinum L.

Reine des Alpes

Reine des Alpes

C’est une Apiacée de 30 à 60 cm, vivace.

- Ses feuilles inférieures, d’un beau vert gai, sont ovales, en cœur et dentées. Elles sont légèrement  épineuses, mais elles sont molles et non piquantes. Rien à voir avec un chardon !!

Panicaut des Alpes

Panicaut des Alpes

- Ses feuilles caulinaires peu coriaces sont sessiles et incisées en plusieurs lobes allongées.

Chardon bleu des Alpes

Chardon bleu des Alpes

- Ses petites fleurs blanches ou bleutées sont serrées et forment une tête oblongue ou cylindrique.

La Reine des Alpes

Le coup de génie de Dame Nature, ce sont les fines bractées de son involucre, délicatement dentées et dressées, qui enserrent la tête florale d’un magnifique écrin épineux bleu améthyste !

La Reine des Alpes

Ces « ombelles » sont portées par de longs pédoncules, bleus eux aussi.

La Reine des Alpes

Imaginez découvrir, après une longue ascension sur un chemin caillouteux, une prairie de chardons bleus des Alpes !!

La Reine des Alpes

Elle a ses amoureux, la reine !!

Elle est entogame  (reproduction des plantes dans lequel le pollen est essentiellement véhiculé par des insectes).

La Reine des Alpes
La Reine des Alpes

Cette plante affectionne les terrains frais et riches en humus, parfois orientés au nord, et elle pousse exclusivement dans une terre calcaire. Elle est adorée, c’est une reine, mais elle est très convoitée..

Aussi elle est protégée dans toute l’Europe.

On peut la découvrir en été (Juillet-Août) dans les pâturages de hautes montagnes : Jura, et Alpes de la Savoie, du Dauphiné, de Provence.

Elle reste rare.

 

A la fin de l’été la plante se dessèche et les graines contenues dans les fruits sont dispersées par le vent qui secoue les hampes florales. La première floraison a lieu au bout de 2 à 4 ans après la germination, puis la plante peut fleurir tous les ans ou tous les deux ans.

 

Merci à Josette, André et Jacques, pour leurs magnifiques photos, nous sommes gâtés  !!!

La Reine des Alpes

Sources :

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc des Ecrins, édition LIBRIS.

Voici leur site :

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Une boraginacée, Anchusa italica, buglosse azurée.

7 Août 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Les boraginacées sont des plantes herbacées en Europe mais qui peuvent être ligneuses dans d’autres parties du monde.

Elles sont largement répandues avec une concentration autour du bassin méditerranéen.

Elles possèdent très fréquemment des poils rigides caractéristiques.

Les feuilles sont souvent entières, simples, alternes (rarement opposées), exstipulées (dépourvues de stipules). Les cellules des feuilles possèdent souvent des cristaux d’oxalate de calcium. Ces plantes contiennent souvent des alcaloïdes.

Les inflorescences sont le plus souvent des cymes*  unipares* scorpioïdes*.

Les fleurs sont généralement colorées en bleu mais la couleur peut varier en fonction du pH du sol (présence d'anthocyanes).

Elles ont 5 sépales soudés, 5 pétales soudés, généralement bleus, 5 étamines soudées à la corolle et 2 carpelles soudés

Les fruits sont des tétrakènes.

Je trouve le bleu de certaines boraginacées, profond, intense, particulièrement … réussi : la bourrache, les myosotis....

Aujourd’hui voyons une très jolie boraginacée Anchusa italica, la buglosse azurée, rencontrée à Montmélian fin mai.

Anchusa italica

Anchusa italica

Elle s’appelle aussi buglosse d’Italie, fausse bourrache, bourrache bâtarde.

- Plante vivace de 30-80 cm, hérissée de soies raides très étalées, à tige dressée, rameuse.

- feuilles oblongues et lancéolées, entières, les inférieures atténuées en pétiole, les supérieures sessiles.

Anchusa italica

Anchusa italica

- fleurs bleues ou roses, assez grandes, en grappes d'abord compactes, rapprochées en panicule terminale.

Anchusa italica

Anchusa italica

- pédicelles aussi longs que les sépales et les bractées linéaires-lancéolées, épaissis et dressés à la maturité

Anchusa italica

Anchusa italica

- Corolle 10-15 mm, à gorge garnie d’écailles saillantes, découpées en lanières filiformes réunies en pinceau  

Une boraginacée, Anchusa italica, buglosse azurée.

- carpelles grisâtres, dressés, 2 fois aussi longs que larges.

Écologie : bords des champs et coteaux calcaires, dans presque toute la France et en Corse, mais « occasionnelles » dans les Savoie.

 

*Cyme : inflorescence dont les ramifications se développent en donnant toujours naissance au même nombre d’axes.

*Unipare : toutes les fleurs sont du même côté de l’axe principal de l’inflorescence

*Scorpioide : cyme unipare recourbée d’un côté en queue de scorpion.

 

Christianne

Photos André Jacques et Christianne

Une boraginacée, Anchusa italica, buglosse azurée.
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Le temps des myrtilles

27 Juillet 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

J'ai retrouvé cet article qui parle d'un fruit emblématique des Savoie et

autres contrées montagneuses. Il est bientôt temps d'aller à la cueillette si

toutefois les délicieuses baies ont réussie à murir cette année.

Quand nous chanterons le temps des myrtilles,

Gentils montagnards et gais randonneurs

Seront tous en quête.......

 

 

 

Vous connaissez tous  la myrtille, "Vaccinium myrtillus", petite baie cachée sous les feuilles du myrtillier, qui nous colore la langue et les lévres et nous laisse un gout sucré, à peine acidulé quand on la déguste.

La voilà prête à être ceuillie

 Vaccinium myrtillus en aout 2

Attention! sa cueillette est réglementée.

Ses petits noms : embrune, brimbelle, bluet, lucet, gueule noire, raisin des bois etc......

 

Mais ce n'est pas la seule baie que l'on rencontre en montagne, voilà sa soeur, que les botanistes appellent souvent airelle des marais. Elle a la couleur des myrtilles mais ce n'est pas une myrtille c'est "une fausse myrtille " Vaccinium uliginosum"

Comment la distinguer de la vraie myrtille? Sa chair est blanche, elle ne nous colore pas la langue et elle est fade.

De plus la plante a des feuilles d'un vert différent, plus bleuté, plus glauque. Rien à voir donc

La voilà  :

Vaccinium uliginosum en aout 2

 

La voilà en fleur, fin juin :

Vaccinium uliginosum en fleurs

Et puis cherchez bien, vous découvrirez une autre baie,

L'airelle rouge, plante qu'ont en commun les Européens et les Japonais, les habitants de la Sibérie et les Américains du Nord. Elle se mélange parfois aux myrtilliers ou aux fausses myrtilles.

Ses fruits en grappe sont à l'origine de son nom "vigne du Mont Ida"  Vaccinium vitis-idaea

Elle est plus acidulée et même légérement poivrée et s'accorde parfaitement avec le gibier. Les Scandinaves l'adorent.

La voila :

Vaccinium vitis-idaea en fruits

La voilà en fleur, fin juin : 

 

Vaccinium vitis-idaea à fleurs blanches 2

 

Et la petite dernière,  rare dans nos Alpes

La canneberge «vaccinium microcarpium», la grande airelle d’Amérique du Nord, Cranberry en anglais, Atoca au Québec, appelée aussi pomme des prés ;

Nos amis américains la cultivent. Elle est reconnue pour ses qualités thérapeutiques et antioxydantes.

La voilà, photographiée dans les tourbières du Beaufortin

Vaccinium oxycoccos en aout 1

Mais il est bien court le temps des myrtilles,

Il nous restera l’odeur des sous-bois

Et les confitures qu’on mange en rêvant

Les matins d’hiver…

                                                                                        Christianne

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