Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #flore tag

La fleur de Tan

27 Juin 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Comme son nom ne l'indique pas, ce n'est pas une fleur !!


Fuligo septica

 

Rencontrée sur le sentier des Farrires, à Gruffy (74)

 

 

Il s'agit d'un Myxomycète – Fuligo septica

 

Les Myxomycètes sont des organismes qui ont la forme d'une masse mucilagineuse et mobile au stade végétatif. Ils se fixent à leur substrat et se transforment en sporanges contenant des spores au stade reproductif, comme de vrais champignons. Strictement parlant, les Myxomycètes ne sont pas des champignons. Dans la classification des êtres vivants ils sont plus près des protozoaires que des mycètes, mais traditionnellement ils ont été étudiés par les mycologues.

 

Nom français :  Fleur de tan
Nom anglais   :  Scrambled-Egg Slime


Se présente sous la forme d'une masse irrégulière ou en forme de coussin, 5-20 cm d'étendue et 1-3 cm d'épaisseur.

Sa vie commence par une masse molle, glutineuse, jaune, mobile sur son support: c'est le plasmode, il constitue la phase végétative du champignon. Puis la fructification a lieu et le plasmode se transforme en un éthallium  ocre, jaune verdâtre, brunâtre ou brun violacé, renfermant la masse poudreuse, brune ou noirâtre, des spores, ainsi que des filaments (ou capillitium) blanchâtres et calcaires, le tout recouvert d'une fine pellicule croûteuse. 

Son nom, d'origine gauloise (tann), vient de son biotope préféré : l'écorce du chêne.


Habitat : Se rencontre en forêt sur les débris ligneux, les troncs morts en décomposition ou encore sur le sol, du printemps à l'automne. Commun


Comestibilité : Aucune indication sur sa comestibilité, cependant après l’avoir touché l'envie de le déguster diminue fortement; tout au plus pourrait-on se demander si ça ne pourrait pas servir de substitut à la moutarde!

                        

                                                                                             Joanny Cuillerat


 

 

 


Lire la suite

L'ennemie publique n°1

9 Juin 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

 

 

la connaissez-vous?

 

 

 

Renouee-du-Japon-1.JPG

 

 

 

 


et comme ça?

Renouee-du-Japon-2.JPG


 

 


    La Renouée du Japon -


La renouée du Japon (Reynoutria japonica, autrefois aussi nommée Polygonum cuspidatum ou encore Fallopia japonica) est une espèce de plante herbacée vivace de la famille des Polygonacées.

 

C’est une plante invasive originaire de l'Est de l'Asie, qui colonise surtout les bords de nos torrents, regardez le long du Fier, du Chéran, des Usses, de l’Arly, du Borne etc…

Elle pousse vite et n’est pas exigeante, le seul problème c’est qu’elle fait disparaître toutes les autres plantes, elle réduit donc la biodiversité. Elle est en tête de la  liste noire des espèces invasives.

 

Elle forme une touffe de tiges dressées, à croissance rapide, creuses et aux nœuds bien apparents, dont l'aspect rappelle celles de bambou. Vers leur extrémité, elles se ramifient et s'étalent ; leur taille maximale avoisine les 2 m. Ces tiges se développent à partir d'un rhizome vivace qui peut s'étendre énormément.

D'août à octobre la plante se couvre de fleurs. Les feuilles entières et opposées sont de grande taille, elles ont une forme ovale terminée en pointe et prennent une belle couleur dorée à l'automne avant de tomber.

 

Il faut lutter contre la Renouée du Japon !

Cette plante se trouvant fréquemment à proximité des cours d'eau, il est impératif de trouver des alternatives aux procédés basés sur l'emploi de pesticides, ces derniers s'étant révélés  en outre, très peu efficaces.

Les chercheurs ont choisi de mettre au point des procédés qui perturbent  continuellement les renouées du Japon vis à vis de la constitution de ses réserves alimentaires dues à la photosynthèse et à l'absorption racinaire. Ces méthodes ont donc pour but de priver les renouées du rayonnement solaire et de leur opposer une concurrence forte vis à vis des nutriments disponibles dans le sol.

 

Voir

sur Internet les Extrais de l'intervention de l'association ECHEL aux Journées Techniques Nationales "Renouées" Actes JTNR (ECHEL 2003), pages 47-49 

 

ou www.frapna.org/ressources-renouées/


Articles de debut Juin Dauphiné libéré et Essor Savoyard

 

                                                                                                            Le groupe Nature

Lire la suite

L'arbre aux mouchoirs

26 Mai 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

IMGP4249--1024x768-.JPG

 

En Mai, ne manquez pas d'aller admirer à Annecy, à gauche de l’entrée principale du Palais de Justice, l'arbre aux mouchoirs.                                                                                

En effet, à l’angle de la rue Sommeiller et de la rue Guillaume Fichet, vous pourrez  découvrir cet “arbre aux mouchoirs“, au moment de sa floraison.                                                          

Cet arbre nommé “ Davidia involucra", de la famille des Nyssacées, doit son nom au missionnaire naturaliste français, Jean Pierre Armand David (1826 -1900).                        

Introduit en Europe vers 1897, le “ Gong tong“ ainsi nommé par les Chinois, vit environ cent ans. Il fleurit au bout d’une dizaine d’années et porte de très longues et larges bractées blanches. Ces spectaculaires involucres, sont à l’origine d’autres surnoms pittoresques, arbre aux pochettes, aux colombes, aux fantômes et pour les Anglophones “Dove tree, Handkerchief tree ou Ghost tree.                                                                                                                                          

Le fruit est une drupe comestible qui se consomme blette.                                                                                

Cet arbre est endémique au sud-ouest de la Chine, dans les forêts de feuillus entre 1500 et 2000 m d’altitude. Il est maintenant protégé car il est en voie de disparition.

 

 

Arbre aux mouchoirs Avril 2011

                                                                                                      Joanny 

 


Lire la suite

Orchis militaris ou simia, comment les reconnaître ?

18 Mai 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

 

Rappel définitions Orchidées:

schema-orchidees.jpg


En général, ce sont les lobes du labelle qui permettent de différencier les deux espèces :                      

Lobes étroits et arqués, séparés par une pointe plus ou moins longue pour simia.                          

Lobes larges très écartés, séparés par une petite dent pour militaris.                           

Attention ! Ces caractéristiques ne sont pas toujours évidentes. Le critère le plus fiable, se situe au niveau du sens de progression de la floraison de l’épi. 

Les fleurs du bas s’ouvrent en premier chez militaris (la floraison “monte“)  Les fleurs du haut s’ouvrent en premier chez simia (la floraison “descend“)

Le truc pour s’en rappeler :

Le militaire monte à l’assaut“                                                                                  

“Le singe descend de l’arbre“

Joanny 

 orchis simia

10-orchis-militaire.JPG

 

Lire la suite

Voilà le printemps

11 Mai 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8