Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #flore tag

PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

28 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Nous n'en avons pas terminé avec les Androsaces........

  1. Androsaces avec fleurs en ombelles

Androsace obtusifolia, Androsace à feuilles obtuses

  • Plante  pubescente de 5 à 15 cm
  • Feuilles  subspatulées, en rosette
  • Fleurs  blanches ou rosées, à gorge jaune, en  ombelle de 1-8 fleurs.
  • Milieu siliceux et sec, subalpin à alpin
  • Floraison juillet août
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace puberula (carnea), Androsace carnée

Idem  Androsace obtusifolia sauf

  • Feuilles linéaires
  • Fleurs roses à gorge jaune
  • Floraison juillet août

 

PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Cf. Androsace adfinis ssp puberula

PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace villosa, Androsace velue

  • Plante pubescente de 2 à 5 cm
  • Feuilles velues soyeuses dessous, en rosette
  • Fleurs blanches à gorge jaune ou rosée, en ombelles de 2-8 fleurs.
  • Milieu calcaire à sec, subalpin à alpin
  • Floraison juin juillet.
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace chamaejasme, Androsace petit jasmin

  • Plante pubescente de 2 à 10 cm mais sans poils étoilés ni fourchus
  • Fleurs blanches à gorge jaune ou rosée,
  • Ombelles de 2 à 8 fleurs.
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace lactea, Androsace lactée

  • Plante glabre de 5 à 15 cm.
  • Feuilles en rosettes ± serrées, linéaires et glabres
  • Fleurs blanches à gorge jaune, en ombelle lâche
  • Milieu calcicole, montagnard à subalpin
  • Floraison juin juillet
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace septentrionalis, Androsace septentrionale

  • Hampes de 5 à 20cm, à poils étoilés et fourchus
  • Feuilles en rosette basale, denticulées
  • Fleurs blanches ou rosées
  • Milieu sec montagnard à  subalpin
  • Floraison juin
  • Sans rejet stérile
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace maxima, Androsace des champs, Protection Nationale

  • Tiges de 5 à 15cm à poils simples, crépus
  • Feuilles basales en rosette,  ± dentée
  • Fleurs blanches ou rose clair, en ombelle
  • Calice s’allongeant à maturité
  • Milieu calcaire sec, collinéen et montagnard.
  • Floraison  avril et mai.
  • Sans rejet stérile
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

et voilà, c'est fini !

Hélène, Odile, Monique, Jean-Pierre et Jean, merci à eux.

 

 

NB  : nos listes ne sont pas exhaustives.

 

Photos de nos articles :  Jean-Pierre, Hélène, Monique, Jacques, Jean............et les autres... et Internet.

Lire la suite

Primulacées suite : les androsaces

21 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Caractéristiques du genre

 

Plantes de montagne généralement en coussins ± denses :

 

  • Tiges nues ou feuillées
  • Feuilles étroites, en rosettes basales ou très serrées en colonne autour de la tige
  • Fleurs tubulaires, blanches ou roses, à gorge souvent colorée, solitaires ou en ombelles sauf Androsace vitaliana,  qui a des fleurs jaunes.
  • Fruits en capsules
  • Milieu subalpin à alpin
  • Floraison de Juin à Août.
  • Plantes vivaces sauf deux annuelles : Androsace maxima et Androsace septentrionalis.
  • Avec rejets stériles sauf les deux exceptions précédentes.

 

Androsace vitaliana, Androsace vitaliana

  • Plante en touffes lâches 5 à 20 cm.
  • Feuilles groupées en rosettes superposées le long de la tige
  • Feurs  jaunes, solitaires
  • Milieu acide ± sec, subalpin à alpin
  • Floraison juin juillet
Primulacées suite : les androsaces
Primulacées suite : les androsaces
Primulacées suite : les androsaces
  1. Androsace : plante en coussinet, fleurs solitaires, ± sessiles

 

Androsace alpina, Androsace des Alpes, Protection nationale

  • Tiges feuillées au sommet
  • Feuilles ovales, de 3 à 6 mm, en rosette, à poils étoilés
  • Pédicelles à poils étoilés
  • Fleurs Roses à gorge jaune, solitaires
  • Milieu acide et sec, alpin à nival
  • Floraison juillet août.

 

Primulacées suite : les androsaces
Primulacées suite : les androsaces

Androsace pubescens, Androsace pubescente

idem  Androsace alpina sauf :

  • Feuilles pouvant atteindre 10 mm, à poils simples ou bifurqués
  • Fleurs blanches ou roses à gorge jaune
  • Milieu acide et sec, alpin.
  • Floraison juin juillet
Primulacées suite : les androsaces

Androsace brevis, Androsace courte

Idem  Androsace alpina sauf :

  • Fleurs Rose vif à gorge jaune et pédicelles 2 à 3 fois plus longs que les feuilles
  • Milieu  siliceux, subalpin à alpin
  • Floraison juin juillet.

 

Cette photo est "empruntée" à Internet, car l'Androase courte ne pousse pas dans les Savoie.

Primulacées suite : les androsaces

Androsace helvetica, Androsace helvetique Protection Nationale

  • Tiges feuillées en manchon tronconique
  • Feuilles Vert grisâtre, à poils simples
  • Fleurs blanches à gorge jaune
  • Milieu calcaire et sec, subalpin à alpin
  • Floraison mai à août
Primulacées suite : les androsaces

Androsace vandellii, Androsace de Vandelli

Idem Androsace helvetica sauf :

  • Fleurs blanches tomenteuses à poils étoilés serrés, y compris pédicelles et calices.
  • Milieu siliceux et sec, alpin à nival
  • Floraison juillet
Primulacées suite : les androsaces

Hélène, Odile, Monique, Jean-Pierre et Jean,

 

à suivre........................................

Lire la suite

Primulacées : genre lysimachia............

15 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici maintenant le genre LYSIMACHIA

 

Caractéristiques du genre

Tige feuillée et fleurs jaunes sauf les deux premières de la description : leurs noms ont été modifiés récemment.

 

Lysimachia europaea, Lysimaque d’Europe ou Trientale

  • Tige  dressée 10/20 cm.
  • Fleurs au sommet de la tige en verticille, blanches à 7 lobes le plus souvent,  avec un  long pédicelle.
  • Milieu acide ± humide, montagnard à subalpin.
  • Floraison  juin juillet.
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia arvensis, ancienne Anagallis arvensis, mouron des champs.

 

  • Tige couchée, ascendante de 5 à 30 cm.
  • Fleur de couleur brique mais parfois bleue.
  • Milieux humide, argileux, collinéen et montagnard.
  • Floraison juin à septembre.
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia vulgaris, Lysimaque vulgaire.

 

  • Tige dressée de 40/130 cm.
  • Fleurs en grappe, sépales bordés de rouge.
  • Feuilles opposées à verticillées.
  • Milieu alcalin humide, collinéen et montagnard.
  • Floraison juin à août.
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia nemorum, Lysimaque des bois

 

  • Tige dressée de 5/20 cm
  • Fleurs solitaires sur pédoncules opposés
  • Feuilles opposées ovales aigües
  • Milieu mésophile collinéen et montagnard à subalpin.
  • Floraison  mai à juillet.
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia nummularia, lysimaque nummulaire, herbe aux écus.

 

  • Tige couchée, 50 cm.
  • Feuilles opposées ou verticillées, suborbiculaires à ovales.
  • Fleurs en cloche.
  • Milieu humide collinéen et montagnard à subalpin.
  • Floraison de juin à juillet.
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia thyrsiflora Lysimaque à fleurs en thyrse

 

 on ne la trouve pas dans les Savoie

Primulacées : genre lysimachia............

Hélène, Odile,  Monique, Jean-Pierre et Jean.

 

à suivre................................

Lire la suite

Primulacées : cyclamens et soldanelles......

11 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici maintenant les genres CYCLAMEN et SOLDANELLA

Caractéristiques de ces deux genres

  • tiges nues,
  • fleurs penchées,
  • feuilles à longs pétioles,
  • feuilles basales en cœur,larges de plus de 1cm.

 

 

Cyclamen purpurascens (europaeum) Cyclamen pourpre

  • Tige dressée  de 5/15 cm.
  • Fleurs rose pourpré, solitaires, odorantes.
  • Feuilles pourpres dessous;
  • Milieu  calcicole  humide, collinéen à montagnard..
  • Floraison de juin à octobre.
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

 Cylamen hederifolium Cyclamen de Naples

Idem à Cyclamen purpurascens sauf :

  • Feuilles anguleuses, pointues, vertes dessous et apparaissant après les fleurs;
  • Milieu collinéen.                 
  • Floraison en septembre.
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

Cyclamen de coum

Idem Cyclamen purpurescens mais elle pousse au printemps.

Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

Soldanella alpina Soldanelle des Alpes

  • Tige dressée de 5/15 cm.
  • Fleurs violettes, groupées par 2/3 et découpées en lanières fines.
  • Feuilles rondes à reniformes, coriaces, souvent persistantes.
  • Milieu humide alcalin,  montagnard et subalpin à alpin.
  • Floraison de mai à juillet.
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

Soldanella pusilla Petite soldanelle

  • idem à Soldanella alpina mais de 10 cm
  • corolle en cloche frangée jusqu'au tiers.
  • étage montagnard, combes à neige.
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

Monique, Hélène, Odile, Jean-Pierre et Jean

 

à suivre................................

Lire la suite

La famille des PRIMULACEES

10 Juin 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

La famille des PRIMULACEES

Les talus campagnards au printemps, lesquelles sont les primevères ?

En hiver,  la nature est en sommeil, c’est, pour les botanistes, une saison propice à l’étude.

Voici le résultat d’un magnifique travail accompli par l’équipe de l’avant pays savoyard,  du club de botanique de Gruffy, Hélène, Odile, Monique, Jean-Pierre et Jean.

Ils ont réalisé une « compil » des primulacées, une des familles (voir article Nomenclature en botanique paru en mars 2014) les plus précoces de nos régions.

La famille des PRIMULACEES

Qui sont les primulacées ?

  • Plantes terrestres, herbacées, pentamères *
  • Etamines libres, soudées à l’intérieur du tube
  • Fleurs régulières ou peu asymétriques
  • Ovaires supères
  • Feuilles (F.) basales et/ou caulinaires
  • Fruits en capsules
  • Floraison de Mars à Août
  • Milieu collinéen à alpin (nival)

 

Pour les spécialistes, voici la formule florale

La famille des PRIMULACEES

* Pour les néophytes, tout va par 5 :

5 lobes, 5 sépales, 5 étamines, 5 carpelles d'où l'adjectif  pentamère!

 

Le carpelle comprend une partie basilaire, l’ovaire contenant un ou plusieurs ovules, une partie médiane, le style, et une partie terminale, le stigmate. Un pistil comprend un ou plusieurs carpelles.

1ère photo Pistil visible dans le tube de la corolle, 2ème photo étamines visibles dans la corolle.
1ère photo Pistil visible dans le tube de la corolle, 2ème photo étamines visibles dans la corolle.

1ère photo Pistil visible dans le tube de la corolle, 2ème photo étamines visibles dans la corolle.

PRIMULACEES : les genres

 

Les primulacées comprennent huit genres que nous allons passer en revue, en illustrant notre propos de quelques photos de nos botanistes. Certaines seront peut-être empruntées à Internet.

 

Primula,

Androsace, 

Lysimachia *

Soldanella, 

Cyclamen

Hottonia,

Samolus,

Cortusia

* Anagallis et Trientalis qui étaient autrefois des genres à part entières, font maintenant partie des lysimachia

Vous savez leur donner un nom????
Vous savez leur donner un nom????

Vous savez leur donner un nom????

A suivre.............................

Lire la suite

L'angélique

19 Février 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Lors d’une escapade en Charente Maritime, au mois d’avril 2013, j’ai été surprise de découvrir que les prairies et les bords des fossés étaient "envahis" par une plante que l’on trouve souvent à l’étage collinéen et montagnard de nos Alpes.

L'angélique

L’Angélique vraie, l’Archangélique ou l’Angélique officinale, Angelica archangelica, est une plante de la famille des Apiacées, ancien Ombellifères, cultivée comme plante condimentaire et médicinale pour ses pétioles, tiges et graines très aromatiques et stimulantes et pour sa racine utilisée en phytothérapie, depuis le moyen-âge.

L’angélique, dite encore «herbe aux anges», doit son nom à ses prétendues vertus magiques et à l'odeur aromatique suave et musquée qu'elle répand. Cette ombellifère géante passait en effet pour conjurer les envoûtements et il parait que les sorciers ne résistaient pas à sa bonne odeur. Accrochée au cou des enfants, elle les protégerait en particulier des maléfices de toute nature. Mais elle pouvait également servir d’amulette aux adultes.


Les médecins de la Renaissance la surnommaient « racine du Saint-Esprit», à cause de ses « grandes et diverses propriétés contre de très-graves maladies ». Ainsi Paracelse (1490-1541) rapporte-t-il que, lors des grandes épidémies de peste de 1510, de nombreux Milanais furent sauvés grâce à ses prescriptions : de l'angélique en poudre dissoute dans du vin.

 

L'angélique

A l’état sauvage, on la trouve notamment sur les berges de zones humides, dans les mégaphorbiaies, sur les bords de fossés.

Il en existe en France deux espèces sauvages : Angelica sylvestris, présente à peu près partout sauf sur le pourtour méditerranéen, et, sur les flancs du Canigou, la variété sauvage angélique de Razouls, Angelica razulii, où les amateurs la traquent dès le début de l’été, pour la Saint-Jean en particulier.

Afin de la distinguer de la redoutable ciguë, il suffit de froisser quelques feuilles : l’angélique dégage une odeur agréable, alors que la ciguë empeste. On peut aussi la confondre avec  la Berce des prés, Heracleum sphondylium, mais  la tige de la berce est densément hérissée de poils raides alors que l’angélique des bois est glabre.

L'angélique

Feuilles, racines, graines, tout est utile dans l'angélique, mais ce sont surtout ses tiges creuses qui intéressent les gourmands : on peut en faire des compotes (comme pour la rhubarbe) et des confitures, et les préparer en confit. L'angélique est en effet la star des macédoines de fruits confits ; en général, l'élément vert, c'est elle !

 

L'angélique
L'angélique

L’angélique pousse à l’état sauvage dans les régions septentrionales et en Europe centrale. Plante emblématique du marais poitevin, l’angélique est une plante bisannuelle de la famille des Ombellifères reconnaissable à sa tige cannelée épaisse et creuse ainsi qu’à son arôme spécifique.

 

 

L'angélique

Originaire de Scandinavie, l’angélique fut importée en France par le biais des Ardennes au XIIe siècle. À cette époque, elle était utilisée dans les cloîtres d’Europe centrale pour ses propriétés anti-pesteuse. Cependant, la culture de l’angélique remonte à la plus haute antiquité : l’Égypte pharaonique en cultivait déjà dans le sud du pays pour ses propriétés médicinales.

L'angélique

C’est en 1602, à l’occasion d’une grave épidémie de peste, que fut introduite la culture de l’angélique dans le Marais Poitevin.

L’angélique confite, recette que l’on attribue aux sœurs de la Visitation de Sainte-Marie, fut mise au point à cette époque et devint une des spécialités niortaises. Les religieuses seraient aussi à l’origine de la fabrication de la liqueur d’Angélique.

Néanmoins, si Niort est connu depuis longtemps pour son angélique confite, ce n’est qu’à partir de 1869 que l’on commença à la cultiver à grande échelle. Cette année-là, lors de la démolition du château, un notaire nommé Morisseau eut l’idée ingénieuse d’utiliser les fossés pour en faire une plantation d’angélique. Cette « allée d’angélique », au milieu de laquelle se promenaient les Niortais, fut appelé « allée Morisseau ».

L'angélique

Aujourd’hui, et depuis une douzaine d’années, l’«Association de promotion de l’Angélique Niort-Marais poitevin » avec le soutien des collectivités territoriales s’emploie à redynamiser cette filière pour que l’angélique, qui fait partie du patrimoine local niortais, renaisse.

Afin de valoriser les pratiques culturales traditionnelles et dans le but de sauvegarder les savoir-faire locaux, des producteurs et artisans de la région Poitou-Charentes se sont engagés dans une démarche qualité mise en place par l’IRQUA Poitou-Charentes. Regroupés au sein de l’«Association de promotion de l’angélique Niort-Marais poitevin », les professionnels de cette filière ont obtenu l’identifiant régional « Signé Poitou-Charentes » en 2006 pour l’angélique confite. La compote, la confiture et la crème sont également identifiées régionalement depuis juin 2010.

Pour nous les Savoyards, l’angélique, Angelica sylvestris,  reste une plante sauvage que nous découvrons au fil de nos balades.

 

                                                  Christianne

L'angélique
Lire la suite

La racine de Corail

23 Juillet 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Les photos de cette orchidée ayant été plébiscitées par nos abonnés, la voilà !

                   Corallorrhiza trifida, racine de Corail

de korallion : corail  et  rhiza : racine


C'est donc sa racine qui lui donne son nom. Surtout ne la déterrez pas pour voir !

50 Corallorrhiza trifida

51 Coallorrhiza trifida

Merci à Nicole et Jacques pour ces belles photos

Lire la suite

Renoncules

13 Juin 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Une belle rencontre samedi en parcourant le Semnoz, deux renoncules qui se ressemblent beaucoup : La renoncule à feuilles d’aconit et la renoncule à feuilles de platane. Toutes deux ont des fleurs blanches.


La renoncule à feuilles d’aconit, Ranunculus aconitifolius, nous attendait au bord d’un ruisselet, près du Golet rond.

 

près du Golet Rond

Le nom du genre Ranunculus, dérivé du latin « rana » signifie grenouille car certaines espèces vivent dans les endroits humides. C’est le cas pour cette espèce que l’on trouve souvent en colonies, dans les lieux humides en montagne.

 

Les tiges sont à rameaux étalées.

 

IMGP3412 ranunculus aconitifolius

Les feuilles basales sont palmatiséquées*  3 à 5 divisions, dentées presque jusqu'au bout.

 

IMGP3415 ranunculus aconitifolius

Les pédoncules* sont 1 à 3 fois plus longs que les feuilles, poilus sous les fleurs.

 

Ren feuil aconit 01

 

La renoncule à feuilles de platane, Ranunculus platanifolius, s’était installée au sommet du Crêt de l’Aigle.


Espèce moins répandue que la précédente, elle est protégée en région Lorraine.

 

Les tiges sont à rameaux dressés.

 

IMGP3425 ranunculus platanifolius

Les feuilles basales possèdent  5-7  divisions soudées à la base.


IMGP3426 ranunculus platanifolius

Les feuilles caulinaires* supérieures s’allongent en une pointe non dentée.

Les pédoncules, 3 à 5 fois plus long que les feuilles, sont glabres* sous les fleurs.

 

IMGP3424 ranunculus platanifolius

 

 

 

                                                        Christianne


 

 

Palmatiséquée :

se dit d’une feuille lobée comme une main, les divisions s’étendant presque jusqu’à la base.

                                 Pédoncule : portion de tige supportant une fleur

                                 Caulinaire : qui s’attache à la tige

                                  Glabre : dépourvu de poil.

 

Photos André et Christianne

Lire la suite

Encore lui, l'arbre aux mouchoirs!

18 Avril 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

A ma chère Yvette, que cet arbre étonnait tellement !

 

C'est notre vieil ami "Davidia involucra", de la famille des Nyssacées et il est en fleur

  Arbre mouchoirs 08

Il fleurit au printemps (mai-début juin selon climat) uniquement sur les rameaux de l'année.

 

Arbre mouchoirs 02

 

Ils portent de petites inflorescences globuleuses formé de nombreux éléments mâles, les étamines et un seul élément bisexué.

 

Etamines blanches ou "beurre", anthères d'un rouge pourpré.


Arbre mouchoirs 03

 

Les bractées sont d'un blanc pur à blanc-ivoire, elles ont tendance à verdir en vieillissant.


Arbre mouchoirs 14

Au bout d'un long pédoncule, une drupe (3 à 5cm) striée, charnue comestible, ovoïde d'un vert pruineux virant au rose pourpré puis ocre jaune à maturité (fin de l'automne) demeurant en place une bonne partie de l'hiver. Les drupes se consomment blettes. Nous en avons trouvé une au pied de l'arbre, rue Guillaume Fichet à Annecy.


IMGP1208--1024x768-.JPG
 
                            Allez le voir.........................................

                                                                Christianne.

 

 

Photos André et Nicole, d'autres photos dans l'album "2012, arbre aux mouchoirs".

 

Lire la suite

Cyclamen d'Europe ou cyclamen pourpre

4 Février 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

 Cyclamens 8417
 

 

Ethymologie
Cyclamen purpurascens

CYCLAMEN est dérivé du grec KUKLOS, cercle, par allusion aux feuilles rondes de la plante.

PURPURASCENS vient du latin purpurasco devenir pourpre, en référence à la couleur du dessous des feuilles.

 


P1050637 [1024x768]  

 

Description
C’est une petite espèce vivace à tubercule, de 5 à 15 cm. Les feuilles arrondies vert foncé marbré dessus, pourpre dessous, sont longuement pétiolées et visibles toute l’année. Les fleurs, solitaires et penchées au bout de longs pédicelles, se dressent parmi les feuilles : elles sont parfumées, rose carminée, avec des pétales retournés vers le haut. La floraison a lieu entre fin juillet et octobre. Les pédicelles s’enroulent en spirales à la fructification, les fruits sont globuleux.


Cyclamen d'Europe 002 copie


Habitat
Il se plaît dans les bois clair de feuillus, sur sols calcaires, entre 400 et 1500 m. En France, il se rencontre dans le Jura et dans les Préalpes de Savoie et du Dauphiné. Son aire de distribution s’étend jusqu’aux montagnes des Carpates et jusqu’aux Balkans.


Histoire

Vers la fin du XIXème siècle, les femmes de l’Albanais cueillait des cyclamens et allaient les vendre à Aix-les-bains, à pied, 25 km aller et autant au retour. Au XXème siècle, Aix-les-Bains était une ville d’eau mondaine qui attirait la clientèle étrangère des gens fortunés. Ceux-ci appréciaient les modestes cyclamens du bord du Chéran… Plusieurs grossistes firent la commercialisation vers Chambéry, puis Lyon et Paris. Tandis que les parents vaquaient aux travaux agricoles, les enfants partaient à la nuit vers les bois riverains du Chéran et cueillaient les cyclamens.
Huit fleurs et quatre feuilles faisaient une boutonnières, trente fleurs une poignée, cent petits bouquets (mille fleurs environ) remplissaient une caissette.


 

Cyclamens 8736

 

Yvonne DUBOIS, experte en la matière, nous confie qu’elle cueillait environ 800 fleurs en 1 heure. La récolte quotidienne au début du siècle était de 3000 à 5000 bouquets pour le village les jours ordinaires, 10000 les jours de fêtes, le double certaines années.
 

 

(Extrait de légendes et réalités des rives du Chéran, 1987, éditions APACPA. Y DUBOIS la vallée des cyclamens, 1983, éditions du Cerf)


Monsieur THONION de l’Académie Florimontane, se plaignait déjà en 1890 «des ravages que cause la récolte continuelle dans la belle saison».

 

Cyclamens 8411 [1024x768]


 Protection de notre patrimoine floristique


Certes la vente des cyclamens a permis à plusieurs générations d’habitants de la vallée du Chéran, d’obtenir un apport financier non négligeable. Mais l’impact d’une telle cueillette intensive est visible car aujourd’hui, on ne rencontre plus une telle quantité de cyclamens dans les bois de la vallée d’Allèves. La réduction de la capacité de dispersion de l’espèce par la cueillette intensive des fleurs est à l’origine de la dérive génétique des cyclamens et par conséquent de la réduction de leur potentiel évolutif.


La récolte d’une grande quantité de fleurs est susceptible de menacer la pérennité de cette espèce, la vente libre est de nature à encourager les pratiques de cueillette. C’est pourquoi le cyclamen fait l’objet de mesure de protection.


Le cyclamen pourpre est protégé en Suisse, dans la région Alpes Côte d’Azur et dans plusieurs départements. Hélas, les Préfets de Savoie et de Haute Savoie n’ont pas encore pris les mesures de protection nécessaires. Mais nous pouvons tous agir :


On protège ce qu’on aime alors si vous apprécier la beauté des plantes,
respectez-les, ne les cueillez pas !


D’autres plantes de la vallée du Chéran sont victimes de ces ravages de la cueillette traditionnelle. Voici l’hommage qu’Yvonne DUBOIS leur a rendu :


«Dans la vallée, la nature semble avoir voulu se faire pardonner son âpreté par une  débauche de fleurs toutes plus belles les unes que les autres, de la fonte des neiges au premières gelées d’octobre. C’est d’abord le perce-neige (plutôt la nivéole) qui fleurit les sous-bois elle cède la place au bois joli rose et parfumé puis au muguet qui agite ses clochettes embaumées. Tandis que les fraises sauvages finissent de murir le lys Martagon ourle majestueusement ses corolles ocrées au parfum lourd et capiteux. Fin juin dans un coin retiré de la montagne argileux et humide s’épanouit le sabot de Venus. Sa fleur sans odeur, jaune et marron, d’une grâce exquise, semble vraiment un petit sabot pour chausser une déesse. On ne croirait pas une fleur pas plus que l’orchis abeille qui fleurit au même moment tout velu et rond, pareil à une «tonne » notre gros bourdon inoffensif et bruyant.
Avec juillet apparaît la reine de nos fleurs, le cyclamen. Il se cache dans les buissons, les taillis les fraisiers et les bruyères (plutôt callunes) au cœur de la forêt dont il aime l’humus. Son parfum est incomparable. Il a la douceur de ceux de la violette et de la rose, la force et la saveur de celui du muguet, mais aussi le capiteux et le musqué de l’œillet.»


Est-ce que la destinée de ces fleurs c’est un vase puis cela ???

 

sac poubelle

 

 A vous de choisir !

                                                                              Sylvie

Photos Sylvie Nicole Joanny Christianne et "empruntées" à Internet

 

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 > >>