Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #flore tag

Nos découvertes 2014, aujourd'hui la drave de printemps.....

3 Octobre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

L’automne est là et nos balades du lundi vont sans doute s’arrêter bientôt. L’année 2014  (et Sylvie surtout !) nous a permis de découvrir, ou de redécouvrir, de nombreux taxons. Je me propose de vous faire partager notre enthousiasme par de petits articles et quelques photos.

 

Au printemps, l’impatience nous gagne, un petit tour dans Gruffy et voilà Erophylla verna ou Draba verna, la drave de printemps.

Modeste et très fréquente, elle annonce le renouveau, on la trouve le long des chemins ou près des vieux murs dès le mois de mars.

Nos découvertes 2014, aujourd'hui la drave de printemps.....

Plante annuelle, plus ou moins poilue, de 3-15 cm.

- Feuilles toutes en rosette radicale, lancéolées-spatulées ou linéaires, non rigides

- Fleurs blanches, petites

- Grappe, fructifère courte et lâche, à pédicelles étalés-dressés

- Silicules arrondies, ovales ou oblongues, glabres

Lieux secs et sablonneux, dans toute la France et l’Europe.

 

 

Nos découvertes 2014, aujourd'hui la drave de printemps.....

 

 

Deux sous-espèces que l’on détermine en examinant les poils situés sur les feuilles à la loupe :

 

à Poils simples 

Nos découvertes 2014, aujourd'hui la drave de printemps.....

à Poils bifurqués ou étoilés

Nos découvertes 2014, aujourd'hui la drave de printemps.....

à suivre...

Christianne et Joanny

Lire la suite

"Pas de fleur, pas de pollen ou Pas de pollen, pas fleur !!"

25 Septembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Relisons un article très interéssant de Jean...

POLLINISATION ET ABEILLES

 

« Pas de fleur, pas de pollen, Pas de pollen, pas de fleur !»

ou 

Homo sapiens sapiens serait-il aussi bon pollinisateur qu’Apis mellifera ?

 

C’est une évidence, les plantes enracinées dans le sol ne peuvent se déplacer ! Dans le monde animal, les gamètes mâles passent du mâle à la femelle en un bref voyage et dans un milieu humide, ce qui facilite bien, et la migration, et la survie du dit gamète !

Mais le pollen ?

 

Pas étonnant que nombre de plantes aient une reproduction sexuelle et une reproduction végétative à leur disposition. L’auto fécondation reste possible pour certaines plantes hermaphrodites, avec étamines et pistil.

Mais rien ne vaut, pour une progéniture saine, une fécondation croisée. Mais alors, il est nécessaire d’avoir un intermédiaire « colporteur » du pollen – tels les entremetteuses de mariage aux temps passés-, terme auquel je préfère le mot anglais, car plus  suggestif, de « go-between » pollinisateur.

 

Bourdon sur Althéa 004 redimensionner

 

De nombreuses plantes, en particulier celles dont les inflorescences mâles sont en chatons -voir les noisetiers en ce moment- , les conifères, les orties, ou les graminées se contentent de la dispersion des grains de  pollen au gré du vent frivolant ; les grains de pollen des conifères se voient adjoindre deux sacs aériens qui allègent leur poids ; les graminées ont des anthères montées sur des filets qui s’agitent au moindre vent  alors que leurs stigmates sont plumeux pour mieux piéger le pollen.

 

D’autres espèces, moins nombreuses, comptent sur les oiseaux (les colibris par exemple) ou sur de petits mammifères par exemple les chauve-souris comme Megaptera, du type végétarien.

 

Au passage, une curiosité : la plante la plus populaire, au sens littéral du "peuple’’, en Angleterre, au début du 20ième siècle, l’Aspidistra (voir le roman de George Orwell, qui remplace l’Union Jack par l’Aspidistra ) est la seule fleur répertoriée comme étant pollinisée par un ………….. escargot !!!                                                                                            Quand on connaît le dégoût de ce peuple pour toute forme culinaire de ce gastéropode.......

 

 

La grande cohorte des pollinisateurs reste celle des insectes.

Parmi les insectes distinguons :

 

Les insectes sociaux :

Tout d’abord ceux de l’ordre des Hyménoptères, dont les pièces buccales sont de type broyeur-lécheur, adaptées pour aspirer le nectar des fleurs. Notons en particulier les Apoïdes, abeilles et bourdons  parmi lesquels Apis mellifera, l’abeille domestique,  en tête, mais il y a bien d’autres.

 

Abeille

04 abeille

04-Pyrenees-2010-0134-Rando-lac-de-Gaube_redimen-copie-1.JPG

 Bourdon

02 Bourdon 004 redimensionner

Bourdon-0011_redimensionner.JPG

 

Les fourmis, insectes sociaux, fécondent les fleurs souvent fortuitement lors de la quête du nectar ou du pollen dont elles se nourrissent – mais contrairement aux abeilles domestiques elles n'en nourrissent pas leur colonie, sans parler de faire du miel ! 

 

Les insectes solitaires :

On y retrouve bon nombre d’abeilles, des bourdons, des guêpes, les lépidoptères, (rhopalocères, papillons de jour et hétérocères, papillons de nuit). Ceux-ci, grâce à leur « proboscis »  -longue ‘langue’- vont butiner les fleurs, y compris les fleurs de forme tubulaire

 

Abeille charpentière

05 Abeille charpentière 002 redimensionner

 

Les guêpes potières (Eumenidae) construisent des nids  pour leurs larves carnivores, mais vivent sur les fleurs.

les guêpes-coucous (Chrysididae) adorent la chaleur et se nourrissent de pollen. (leurs mœurs rappellent celles du coucou –d’où leur nom vernaculaire- et tant pis pour les nids de guêpes qu’elles ‘’squattent’).’

 

Les abeilles sauvages, déclarées « reines de la pollinisation » par Pollinis, nichent dans des trous et butinent près de 70% des plantes à fleurs. Elles ne vivent pas en colonies, telles les abeilles solitaires de la famille des Megachilidae, les abeilles maçonnes  (ou osmies).

Ces dernières, au nombre de 500 à 600 sur un hectare de verger fruitier, seraient capables de faire la même tâche que deux ruches d’abeilles domestiques (soit 40000 à 50000 sujets). Souvent on assiste à une sorte de cooptation entre un type de fleur et une espèce d’insecte. Si l’insecte disparaît, la fleur disparaît aussi. Ils butinent les fleurs pour nourrir leurs larves et au passage agissent comme agents pollinisateurs (‘’à l’insu de leur plein gré’’ !)  C’est une situation très fréquente parmi les  bourdons, et pensez aux diverses « ophrys » ! Vous savez les ruses pour attirer les insectes en imitant leurs femelles selon leur genre.

 

 

Les mouches, dont certaines se sont adaptées à la visite de fleurs : chez diverses espèces le proboscis, court d’abord, s’est allongé pour visiter les fleurs plus évoluées. De même, en contrepartie, des fleurs ont développé des odeurs de charogne pour attirer certaines espèces de mouches.

Phaonia-viarum-001_redimensionner.JPG

 

La mouche du trolle d'Europe

06 trollius europaeus 01 et chiastochieta

 

Les coléoptères, réputés les plus anciens visiteurs des fleurs : leurs fossiles sont plus anciens que les premiers fossiles de fleurs, lesquels datent d’environ 100 millions d’années. Cryptocephalus sericeus (Chysomelidae) visite de mai à juillet les fleurs jaunes des astéracées, épervière et pissenlit notamment.

   

07 P1070037 [1600x1200]

 

 

Les lépidoptères, les papillons, en particulier la famille des Sphingidae, participent à cette pollinisation ; la famille des Sphingidae est très  ‘’spécialisée’’ dans les fleurs puisque leurs noms tant en latin qu’en français renvoient à un type de fleur spécifique : Agrius convolvuli, Sphinx ligustri, Hyloicus pinastri, Hyles euphorbiae ; leurs trompes sont très longues et leur permettent d’aspirer le nectar en volant sur place : cela les rend moins aptes à transmettre le pollen, même si quelques grains peuvent rester coller à la trompe ?

 

Moro sphinx

IMGP0227--1024x768-.JPG

 

 

08-IMGP0229--1024x768--copie-1.JPG

 

                                                            Jean

A suivre……………………

 

Bibliographie :

 

- La vie sexuelle cachée des fleurs  - palynologie (Ed  Télémaque 2011)

 

- articles du Monde papier  février – mars 2013

 

- George Orwell : Keep the Aspidistra Flying ! Ed Penguin.

 

- La Grande Encyclopédie des Insectes, Gründ 1991 ( il y a peut-être eu des « révolutions » chez les entomologistes, comme chez les botanistes, alors excuses si la dénomination a changé !!)

 

- L’Ecole des Champs ...en Albanais, édition Edilac, 2010

 

- suggéré , mais non lu: Revue Abeilles et Cie  2005 un article  « Abeilles, Pollinisation et biodiversité » par Bernard Vaissière, Nicolas Morison, Gabriel Carré.

 

- (dernière minute)  n° «394 du Bulletin de la SHNS »

   

Photos Jacques,Marie Paule, Christianne

 

 

 

Lire la suite

PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

28 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Nous n'en avons pas terminé avec les Androsaces........

  1. Androsaces avec fleurs en ombelles

Androsace obtusifolia, Androsace à feuilles obtuses

  • Plante  pubescente de 5 à 15 cm
  • Feuilles  subspatulées, en rosette
  • Fleurs  blanches ou rosées, à gorge jaune, en  ombelle de 1-8 fleurs.
  • Milieu siliceux et sec, subalpin à alpin
  • Floraison juillet août
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace puberula (carnea), Androsace carnée

Idem  Androsace obtusifolia sauf

  • Feuilles linéaires
  • Fleurs roses à gorge jaune
  • Floraison juillet août

 

PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Cf. Androsace adfinis ssp puberula

PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace villosa, Androsace velue

  • Plante pubescente de 2 à 5 cm
  • Feuilles velues soyeuses dessous, en rosette
  • Fleurs blanches à gorge jaune ou rosée, en ombelles de 2-8 fleurs.
  • Milieu calcaire à sec, subalpin à alpin
  • Floraison juin juillet.
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace chamaejasme, Androsace petit jasmin

  • Plante pubescente de 2 à 10 cm mais sans poils étoilés ni fourchus
  • Fleurs blanches à gorge jaune ou rosée,
  • Ombelles de 2 à 8 fleurs.
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace lactea, Androsace lactée

  • Plante glabre de 5 à 15 cm.
  • Feuilles en rosettes ± serrées, linéaires et glabres
  • Fleurs blanches à gorge jaune, en ombelle lâche
  • Milieu calcicole, montagnard à subalpin
  • Floraison juin juillet
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace septentrionalis, Androsace septentrionale

  • Hampes de 5 à 20cm, à poils étoilés et fourchus
  • Feuilles en rosette basale, denticulées
  • Fleurs blanches ou rosées
  • Milieu sec montagnard à  subalpin
  • Floraison juin
  • Sans rejet stérile
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

Androsace maxima, Androsace des champs, Protection Nationale

  • Tiges de 5 à 15cm à poils simples, crépus
  • Feuilles basales en rosette,  ± dentée
  • Fleurs blanches ou rose clair, en ombelle
  • Calice s’allongeant à maturité
  • Milieu calcaire sec, collinéen et montagnard.
  • Floraison  avril et mai.
  • Sans rejet stérile
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........
PRIMULACEES, les Androsaces suite..........

et voilà, c'est fini !

Hélène, Odile, Monique, Jean-Pierre et Jean, merci à eux.

 

 

NB  : nos listes ne sont pas exhaustives.

 

Photos de nos articles :  Jean-Pierre, Hélène, Monique, Jacques, Jean............et les autres... et Internet.

Lire la suite

Primulacées suite : les androsaces

21 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Caractéristiques du genre

 

Plantes de montagne généralement en coussins ± denses :

 

  • Tiges nues ou feuillées
  • Feuilles étroites, en rosettes basales ou très serrées en colonne autour de la tige
  • Fleurs tubulaires, blanches ou roses, à gorge souvent colorée, solitaires ou en ombelles sauf Androsace vitaliana,  qui a des fleurs jaunes.
  • Fruits en capsules
  • Milieu subalpin à alpin
  • Floraison de Juin à Août.
  • Plantes vivaces sauf deux annuelles : Androsace maxima et Androsace septentrionalis.
  • Avec rejets stériles sauf les deux exceptions précédentes.

 

Androsace vitaliana, Androsace vitaliana

  • Plante en touffes lâches 5 à 20 cm.
  • Feuilles groupées en rosettes superposées le long de la tige
  • Feurs  jaunes, solitaires
  • Milieu acide ± sec, subalpin à alpin
  • Floraison juin juillet
Primulacées suite : les androsaces
Primulacées suite : les androsaces
Primulacées suite : les androsaces
  1. Androsace : plante en coussinet, fleurs solitaires, ± sessiles

 

Androsace alpina, Androsace des Alpes, Protection nationale

  • Tiges feuillées au sommet
  • Feuilles ovales, de 3 à 6 mm, en rosette, à poils étoilés
  • Pédicelles à poils étoilés
  • Fleurs Roses à gorge jaune, solitaires
  • Milieu acide et sec, alpin à nival
  • Floraison juillet août.

 

Primulacées suite : les androsaces
Primulacées suite : les androsaces

Androsace pubescens, Androsace pubescente

idem  Androsace alpina sauf :

  • Feuilles pouvant atteindre 10 mm, à poils simples ou bifurqués
  • Fleurs blanches ou roses à gorge jaune
  • Milieu acide et sec, alpin.
  • Floraison juin juillet
Primulacées suite : les androsaces

Androsace brevis, Androsace courte

Idem  Androsace alpina sauf :

  • Fleurs Rose vif à gorge jaune et pédicelles 2 à 3 fois plus longs que les feuilles
  • Milieu  siliceux, subalpin à alpin
  • Floraison juin juillet.

 

Cette photo est "empruntée" à Internet, car l'Androase courte ne pousse pas dans les Savoie.

Primulacées suite : les androsaces

Androsace helvetica, Androsace helvetique Protection Nationale

  • Tiges feuillées en manchon tronconique
  • Feuilles Vert grisâtre, à poils simples
  • Fleurs blanches à gorge jaune
  • Milieu calcaire et sec, subalpin à alpin
  • Floraison mai à août
Primulacées suite : les androsaces

Androsace vandellii, Androsace de Vandelli

Idem Androsace helvetica sauf :

  • Fleurs blanches tomenteuses à poils étoilés serrés, y compris pédicelles et calices.
  • Milieu siliceux et sec, alpin à nival
  • Floraison juillet
Primulacées suite : les androsaces

Hélène, Odile, Monique, Jean-Pierre et Jean,

 

à suivre........................................

Lire la suite

Primulacées : genre lysimachia............

15 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici maintenant le genre LYSIMACHIA

 

Caractéristiques du genre

Tige feuillée et fleurs jaunes sauf les deux premières de la description : leurs noms ont été modifiés récemment.

 

Lysimachia europaea, Lysimaque d’Europe ou Trientale

  • Tige  dressée 10/20 cm.
  • Fleurs au sommet de la tige en verticille, blanches à 7 lobes le plus souvent,  avec un  long pédicelle.
  • Milieu acide ± humide, montagnard à subalpin.
  • Floraison  juin juillet.
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia arvensis, ancienne Anagallis arvensis, mouron des champs.

 

  • Tige couchée, ascendante de 5 à 30 cm.
  • Fleur de couleur brique mais parfois bleue.
  • Milieux humide, argileux, collinéen et montagnard.
  • Floraison juin à septembre.
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia vulgaris, Lysimaque vulgaire.

 

  • Tige dressée de 40/130 cm.
  • Fleurs en grappe, sépales bordés de rouge.
  • Feuilles opposées à verticillées.
  • Milieu alcalin humide, collinéen et montagnard.
  • Floraison juin à août.
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia nemorum, Lysimaque des bois

 

  • Tige dressée de 5/20 cm
  • Fleurs solitaires sur pédoncules opposés
  • Feuilles opposées ovales aigües
  • Milieu mésophile collinéen et montagnard à subalpin.
  • Floraison  mai à juillet.
Primulacées : genre lysimachia............
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia nummularia, lysimaque nummulaire, herbe aux écus.

 

  • Tige couchée, 50 cm.
  • Feuilles opposées ou verticillées, suborbiculaires à ovales.
  • Fleurs en cloche.
  • Milieu humide collinéen et montagnard à subalpin.
  • Floraison de juin à juillet.
Primulacées : genre lysimachia............

Lysimachia thyrsiflora Lysimaque à fleurs en thyrse

 

 on ne la trouve pas dans les Savoie

Primulacées : genre lysimachia............

Hélène, Odile,  Monique, Jean-Pierre et Jean.

 

à suivre................................

Lire la suite

Primulacées : cyclamens et soldanelles......

11 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici maintenant les genres CYCLAMEN et SOLDANELLA

Caractéristiques de ces deux genres

  • tiges nues,
  • fleurs penchées,
  • feuilles à longs pétioles,
  • feuilles basales en cœur,larges de plus de 1cm.

 

 

Cyclamen purpurascens (europaeum) Cyclamen pourpre

  • Tige dressée  de 5/15 cm.
  • Fleurs rose pourpré, solitaires, odorantes.
  • Feuilles pourpres dessous;
  • Milieu  calcicole  humide, collinéen à montagnard..
  • Floraison de juin à octobre.
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

 Cylamen hederifolium Cyclamen de Naples

Idem à Cyclamen purpurascens sauf :

  • Feuilles anguleuses, pointues, vertes dessous et apparaissant après les fleurs;
  • Milieu collinéen.                 
  • Floraison en septembre.
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

Cyclamen de coum

Idem Cyclamen purpurescens mais elle pousse au printemps.

Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

Soldanella alpina Soldanelle des Alpes

  • Tige dressée de 5/15 cm.
  • Fleurs violettes, groupées par 2/3 et découpées en lanières fines.
  • Feuilles rondes à reniformes, coriaces, souvent persistantes.
  • Milieu humide alcalin,  montagnard et subalpin à alpin.
  • Floraison de mai à juillet.
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

Soldanella pusilla Petite soldanelle

  • idem à Soldanella alpina mais de 10 cm
  • corolle en cloche frangée jusqu'au tiers.
  • étage montagnard, combes à neige.
Primulacées : cyclamens et soldanelles......

Monique, Hélène, Odile, Jean-Pierre et Jean

 

à suivre................................

Lire la suite

La famille des PRIMULACEES

10 Juin 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

La famille des PRIMULACEES

Les talus campagnards au printemps, lesquelles sont les primevères ?

En hiver,  la nature est en sommeil, c’est, pour les botanistes, une saison propice à l’étude.

Voici le résultat d’un magnifique travail accompli par l’équipe de l’avant pays savoyard,  du club de botanique de Gruffy, Hélène, Odile, Monique, Jean-Pierre et Jean.

Ils ont réalisé une « compil » des primulacées, une des familles (voir article Nomenclature en botanique paru en mars 2014) les plus précoces de nos régions.

La famille des PRIMULACEES

Qui sont les primulacées ?

  • Plantes terrestres, herbacées, pentamères *
  • Etamines libres, soudées à l’intérieur du tube
  • Fleurs régulières ou peu asymétriques
  • Ovaires supères
  • Feuilles (F.) basales et/ou caulinaires
  • Fruits en capsules
  • Floraison de Mars à Août
  • Milieu collinéen à alpin (nival)

 

Pour les spécialistes, voici la formule florale

La famille des PRIMULACEES

* Pour les néophytes, tout va par 5 :

5 lobes, 5 sépales, 5 étamines, 5 carpelles d'où l'adjectif  pentamère!

 

Le carpelle comprend une partie basilaire, l’ovaire contenant un ou plusieurs ovules, une partie médiane, le style, et une partie terminale, le stigmate. Un pistil comprend un ou plusieurs carpelles.

1ère photo Pistil visible dans le tube de la corolle, 2ème photo étamines visibles dans la corolle.
1ère photo Pistil visible dans le tube de la corolle, 2ème photo étamines visibles dans la corolle.

1ère photo Pistil visible dans le tube de la corolle, 2ème photo étamines visibles dans la corolle.

PRIMULACEES : les genres

 

Les primulacées comprennent huit genres que nous allons passer en revue, en illustrant notre propos de quelques photos de nos botanistes. Certaines seront peut-être empruntées à Internet.

 

Primula,

Androsace, 

Lysimachia *

Soldanella, 

Cyclamen

Hottonia,

Samolus,

Cortusia

* Anagallis et Trientalis qui étaient autrefois des genres à part entières, font maintenant partie des lysimachia

Vous savez leur donner un nom????
Vous savez leur donner un nom????

Vous savez leur donner un nom????

A suivre.............................

Lire la suite

L'angélique

19 Février 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Lors d’une escapade en Charente Maritime, au mois d’avril 2013, j’ai été surprise de découvrir que les prairies et les bords des fossés étaient "envahis" par une plante que l’on trouve souvent à l’étage collinéen et montagnard de nos Alpes.

L'angélique

L’Angélique vraie, l’Archangélique ou l’Angélique officinale, Angelica archangelica, est une plante de la famille des Apiacées, ancien Ombellifères, cultivée comme plante condimentaire et médicinale pour ses pétioles, tiges et graines très aromatiques et stimulantes et pour sa racine utilisée en phytothérapie, depuis le moyen-âge.

L’angélique, dite encore «herbe aux anges», doit son nom à ses prétendues vertus magiques et à l'odeur aromatique suave et musquée qu'elle répand. Cette ombellifère géante passait en effet pour conjurer les envoûtements et il parait que les sorciers ne résistaient pas à sa bonne odeur. Accrochée au cou des enfants, elle les protégerait en particulier des maléfices de toute nature. Mais elle pouvait également servir d’amulette aux adultes.


Les médecins de la Renaissance la surnommaient « racine du Saint-Esprit», à cause de ses « grandes et diverses propriétés contre de très-graves maladies ». Ainsi Paracelse (1490-1541) rapporte-t-il que, lors des grandes épidémies de peste de 1510, de nombreux Milanais furent sauvés grâce à ses prescriptions : de l'angélique en poudre dissoute dans du vin.

 

L'angélique

A l’état sauvage, on la trouve notamment sur les berges de zones humides, dans les mégaphorbiaies, sur les bords de fossés.

Il en existe en France deux espèces sauvages : Angelica sylvestris, présente à peu près partout sauf sur le pourtour méditerranéen, et, sur les flancs du Canigou, la variété sauvage angélique de Razouls, Angelica razulii, où les amateurs la traquent dès le début de l’été, pour la Saint-Jean en particulier.

Afin de la distinguer de la redoutable ciguë, il suffit de froisser quelques feuilles : l’angélique dégage une odeur agréable, alors que la ciguë empeste. On peut aussi la confondre avec  la Berce des prés, Heracleum sphondylium, mais  la tige de la berce est densément hérissée de poils raides alors que l’angélique des bois est glabre.

L'angélique

Feuilles, racines, graines, tout est utile dans l'angélique, mais ce sont surtout ses tiges creuses qui intéressent les gourmands : on peut en faire des compotes (comme pour la rhubarbe) et des confitures, et les préparer en confit. L'angélique est en effet la star des macédoines de fruits confits ; en général, l'élément vert, c'est elle !

 

L'angélique
L'angélique

L’angélique pousse à l’état sauvage dans les régions septentrionales et en Europe centrale. Plante emblématique du marais poitevin, l’angélique est une plante bisannuelle de la famille des Ombellifères reconnaissable à sa tige cannelée épaisse et creuse ainsi qu’à son arôme spécifique.

 

 

L'angélique

Originaire de Scandinavie, l’angélique fut importée en France par le biais des Ardennes au XIIe siècle. À cette époque, elle était utilisée dans les cloîtres d’Europe centrale pour ses propriétés anti-pesteuse. Cependant, la culture de l’angélique remonte à la plus haute antiquité : l’Égypte pharaonique en cultivait déjà dans le sud du pays pour ses propriétés médicinales.

L'angélique

C’est en 1602, à l’occasion d’une grave épidémie de peste, que fut introduite la culture de l’angélique dans le Marais Poitevin.

L’angélique confite, recette que l’on attribue aux sœurs de la Visitation de Sainte-Marie, fut mise au point à cette époque et devint une des spécialités niortaises. Les religieuses seraient aussi à l’origine de la fabrication de la liqueur d’Angélique.

Néanmoins, si Niort est connu depuis longtemps pour son angélique confite, ce n’est qu’à partir de 1869 que l’on commença à la cultiver à grande échelle. Cette année-là, lors de la démolition du château, un notaire nommé Morisseau eut l’idée ingénieuse d’utiliser les fossés pour en faire une plantation d’angélique. Cette « allée d’angélique », au milieu de laquelle se promenaient les Niortais, fut appelé « allée Morisseau ».

L'angélique

Aujourd’hui, et depuis une douzaine d’années, l’«Association de promotion de l’Angélique Niort-Marais poitevin » avec le soutien des collectivités territoriales s’emploie à redynamiser cette filière pour que l’angélique, qui fait partie du patrimoine local niortais, renaisse.

Afin de valoriser les pratiques culturales traditionnelles et dans le but de sauvegarder les savoir-faire locaux, des producteurs et artisans de la région Poitou-Charentes se sont engagés dans une démarche qualité mise en place par l’IRQUA Poitou-Charentes. Regroupés au sein de l’«Association de promotion de l’angélique Niort-Marais poitevin », les professionnels de cette filière ont obtenu l’identifiant régional « Signé Poitou-Charentes » en 2006 pour l’angélique confite. La compote, la confiture et la crème sont également identifiées régionalement depuis juin 2010.

Pour nous les Savoyards, l’angélique, Angelica sylvestris,  reste une plante sauvage que nous découvrons au fil de nos balades.

 

                                                  Christianne

L'angélique
Lire la suite

La racine de Corail

23 Juillet 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Les photos de cette orchidée ayant été plébiscitées par nos abonnés, la voilà !

                   Corallorrhiza trifida, racine de Corail

de korallion : corail  et  rhiza : racine


C'est donc sa racine qui lui donne son nom. Surtout ne la déterrez pas pour voir !

50 Corallorrhiza trifida

51 Coallorrhiza trifida

Merci à Nicole et Jacques pour ces belles photos

Lire la suite

Renoncules

13 Juin 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Une belle rencontre samedi en parcourant le Semnoz, deux renoncules qui se ressemblent beaucoup : La renoncule à feuilles d’aconit et la renoncule à feuilles de platane. Toutes deux ont des fleurs blanches.


La renoncule à feuilles d’aconit, Ranunculus aconitifolius, nous attendait au bord d’un ruisselet, près du Golet rond.

 

près du Golet Rond

Le nom du genre Ranunculus, dérivé du latin « rana » signifie grenouille car certaines espèces vivent dans les endroits humides. C’est le cas pour cette espèce que l’on trouve souvent en colonies, dans les lieux humides en montagne.

 

Les tiges sont à rameaux étalées.

 

IMGP3412 ranunculus aconitifolius

Les feuilles basales sont palmatiséquées*  3 à 5 divisions, dentées presque jusqu'au bout.

 

IMGP3415 ranunculus aconitifolius

Les pédoncules* sont 1 à 3 fois plus longs que les feuilles, poilus sous les fleurs.

 

Ren feuil aconit 01

 

La renoncule à feuilles de platane, Ranunculus platanifolius, s’était installée au sommet du Crêt de l’Aigle.


Espèce moins répandue que la précédente, elle est protégée en région Lorraine.

 

Les tiges sont à rameaux dressés.

 

IMGP3425 ranunculus platanifolius

Les feuilles basales possèdent  5-7  divisions soudées à la base.


IMGP3426 ranunculus platanifolius

Les feuilles caulinaires* supérieures s’allongent en une pointe non dentée.

Les pédoncules, 3 à 5 fois plus long que les feuilles, sont glabres* sous les fleurs.

 

IMGP3424 ranunculus platanifolius

 

 

 

                                                        Christianne


 

 

Palmatiséquée :

se dit d’une feuille lobée comme une main, les divisions s’étendant presque jusqu’à la base.

                                 Pédoncule : portion de tige supportant une fleur

                                 Caulinaire : qui s’attache à la tige

                                  Glabre : dépourvu de poil.

 

Photos André et Christianne

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>