Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

faune

Mayotte, balade en mer, suite...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Baleine à bosse visible à Mayotte. 

“La baleine à bosse ( Megaptera novaengliae) a le dos noir ou gris foncé avec une bosse en avant de l'aileron dorsal, elle mesure 12 à 16 mètres de long et pèse de 25 à 40 tonnes. C'est un Mammifère marin et comme tous les Mammifères, elle a des poumons, le sang chaud (36°C) et elle allaite son petit. A la naissance le petit mesure 4 mètres et pèse une tonne. Il tète entre 30 et 40 fois par jour et boit 12 litres d'un lait très riche à chaque tétée".

 

Baleine-à-bosse, source Mayotte-découverte

Baleine-à-bosse, source Mayotte-découverte

C’est en début de saison, juillet/août, que de tels clichés peuvent être réalisés, car après, il ne reste pratiquement que les mères avant ou après la mise bas et ces cabrioles ne sont physiquement, plus possibles pour elles. Lorsque les baleines sont hors de leur zone d’alimentation, soit pendant la majeure partie de leur migration et une fois dans les océans chauds, elles sont à jeun. Et ce jeûne peut donc durer jusqu’à 8 mois !!

Les femelles peuvent d’ailleurs avoir perdu jusqu’à 50% de leur poids total.

Fin octobre, début novembre, quand les petits sont assez résistants pour voyager, les baleines à bosse quittent Mayotte et les eaux de l'océan Indien pour aller se nourrir dans l'Antarctique".

Source :  Source Philibert Bidgrain

 

Fiche Baleine à bosse, origine  Le Petit Quotidien

Fiche Baleine à bosse, origine Le Petit Quotidien

Paco s’est alors résigné à retourner vers la première baleine de la journée, apparemment moins courtisée par les voyeurs de l’espèce humaine.

Comme elle était toujours aussi docile à l’approche, notre pilote a autorisé une mise à l’eau qui a été de courte durée. Ceci, à cause de l’arrivée impromptue d’une vedette de plaisance privée qui s’est approchée sans précautions avec une mise à l’eau à la hussarde. 

Approche des baleines, exemple de ce qu'il est interdit de faire, photo Joanny

Approche des baleines, exemple de ce qu'il est interdit de faire, photo Joanny

C'était certainement trop stressant pour la maman, qui a propulsé son rejeton devant elle et quitté les lieux à toute vitesse, pour une zone espérons-le, plus tranquille. Paco nous a expliqué que la naissance avait dû se produire, au plus tard la veille ou dans la nuit, ce qui pouvait expliquer sa relative passivité depuis le matin.

La baleine propulse son petit devant elle, photo Anaële

La baleine propulse son petit devant elle, photo Anaële

L’heure du déjeuner étant largement dépassée, Paco nous propose une pose “miam, miam“ sur l’un des nombreux îlots du lagon où une minuscule plage de sable blanc, nous tend les bras (le déjeuner est compris dans la prestation). 

Plage de sable blanc, photo Anaële

Plage de sable blanc, photo Anaële

Déjeuner sur une plage du lagon de Mayotte, photo Joanny

Déjeuner sur une plage du lagon de Mayotte, photo Joanny

Après cette pose sustentatrice, le bateau s’est dirigé vers son port d’attache. Comme le trajet longeait une mangrove très fournie, notre pilote s’est engagé sur un passage dégagé pour nous décrire le rôle primordial des mangroves dans la biodiversité de l’île. Il nous a également décrit les différentes espèces de palétuviers présentes sur le site. (Nous avons largement abordé le sujet sur Petite Terre).

Petit tour au sein de la mangrove

Petit tour au sein de la mangrove

Autres mammifères marins, visibles selon les périodes de l’année, à Mayotte

La Raie manta.  

Il parait, qu’une des meilleures expériences sous-marines est la rencontre avec une majestueuse raie Manta qui plane dans l’eau avec élégance. Avec une envergure pouvant atteindre jusqu’à 5 mètres dans le lagon, ce poisson géant inoffensif est assez curieux et n’hésite pas à nager autour des plongeurs. A Mayotte on peut la rencontrer de Mars à juillet.

La Raie Manta.  

La Raie Manta.  

Le Cachalot monocéphale. 

Ce géant des mers de 45 tonnes en moyenne est un cétacé à dents aux multiples superlatifs. Il est l'un des mammifères les plus lourds du règne animal et bat tous les records de plongée en apnée avec 3000 m de profondeur.

Le Cachalot monocéphale.

Le Cachalot monocéphale.

Le Dugong. 

C’est un mammifère marin herbivore qui a une silhouette plutôt bien potelée, il mesure 3 à 4 mètres de long et peut atteindre 500 kg. Cousin de l’éléphant de mer et du lamantin, il possède une nageoire caudale qui le place dans la famille des siréniens. Il se nourrit dans les herbiers sous-marins peu profonds et généralement près des côtes. Un adulte a besoin de 30 à 40 kg de nourriture chaque jour donc il passe la plupart de ses journées à brouter la végétation, d’où son surnom de vache de mer.  

Le Dugong

Le Dugong

Très vite, c’est le ponton et nous débarquons, tous heureux de cette magnifique journée…Tchao, baleines et dauphins, bonjour aux souvenirs et encore merci à notre pilote “Paco“.

Notre prochain rendez-vous nous conduira à l’intérieur des terres pour une randonnée aboutissant sur un point de vue magnifique, ce sera l’occasion d’aborder le thème de l’agriculture sur l’île.

 

                                                                                           Joanny

Partager cet article
Repost0

Mayotte, balade en mer...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Ponton des plaisanciers Mamoudzou

Ponton des plaisanciers Mamoudzou

Il fait beau, la mer est calme.

Ce matin-là, c’est sous les meilleurs auspices, que notre groupe d’une dizaine de passagers, prend place sur le bateau qui nous attend au ponton de plaisance à Mamoudzou. 

C’est parti, une première mise à l’eau est proposée aux volontaires (dont je ne fais pas partie), pour admirer, en PMT(Palmes Masques Tuba), les bancs de coraux du lagon.  

 Dans le lagon, les coraux, photo Anaële

Dans le lagon, les coraux, photo Anaële

Après cette première expérience, notre bateau s’engage sur une passe pour quitter le lagon et partir à la recherche des premiers mammifères marins. Pour le large, un peu de houle, mais très supportable.  

 Un peu de houle mais ça va, photo Anaële

Un peu de houle mais ça va, photo Anaële

Notre recherche, aboutit relativement rapidement, sur un petit groupe de dauphins. Anaële ne tarde pas à squatter la première place d’observation, à la proue du bateau.

Balade en mer, rencontre avec les dauphins, photos Anaële

Balade en mer, rencontre avec les dauphins, photos Anaële

 Anaële en tête de proue

Anaële en tête de proue

Les Dauphins visibles à Mayotte.

“Vingt-et-une espèce de dauphins ont été observées à Mayotte. Trois espèces principales y résident toute l’année : le Grand dauphin de l’Indo-Pacifique (Tursiops aduncus), le Stenelle tacheté (Stenella attenuata) et le dauphin à long bec (Stenella longirostris). Outre ces trois espèces de dauphins les plus communes à Mayotte, il est possible de croiser des péponocéphales, des dauphins à bosse, des globicéphales, et autres dauphins de Fraser.

Dauphins de l'océan indien

Dauphins de l'océan indien

En général, la durée de vie moyenne des dauphins en liberté est estimée à environ 40 ans. Une femelle aura 4 à 8 petits durant sa vie. Leur taux de survie est important puisque 75% des jeunes arriveront à l’âge adulte. Ils se nourrissent de petits poissons, de céphalopodes* et de crustacés.

Les dauphins sont des animaux très sociaux, aimant vivre en groupe et souvent curieux envers l’homme. Certains pêcheurs racontent même que les grands dauphins leur indiqueraient la présence de bancs de poissons.

Ils utilisent les sons ambiants et ceux qu’ils émettent pour percevoir leur environnement, trouver et capturer leurs proies, localiser leurs congénères ou leurs prédateurs.  

* Céphalopodes. Pieuvres, calamars, seiches et nautiles. 

Céphalopodes. Pieuvres, calamars, seiches et nautiles.

Céphalopodes. Pieuvres, calamars, seiches et nautiles.

Lors de la journée, nous avons croisés 5 ou 6 groupes de dauphins (je ne me risquerai pas à vous indiquer leur espèce respective) notamment un groupe très important dont quelques jeunes remuants, nous ont fait profiter de quelques cabrioles. (Photos impossibles avec nos appareils). Les dauphins, comme nombre de cétacés, nagent en familleCela leur permet de protéger et éduquer leurs petits, ainsi que d'appliquer des techniques de chasse, efficaces en groupe

Le bateau se retrouve entouré de très nombreux cétacés

Le bateau se retrouve entouré de très nombreux cétacés

Dauphins en famille

Dauphins en famille

“Paco“, notre pilote, nous informe de la présence dans le secteur, de 4 baleines et de leur petit. Les différents pilotes se transmettent ces infos par radio. Une d’entre elles est proche de nous, elle est docile, donc assiégée par une horde de bateaux. Paco décide de rechercher une autre cible.

à suivre........

                                                       Joanny

Partager cet article
Repost0

Mayotte, la plage de N'Gouja (2)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Les rencontres d’Anaële, en plongée PMT, palmes, masques, tuba...

Mayotte, la plage de N'Gouja (2)
Mayotte, la plage de N'Gouja (2)

Poisson-ballon à taches blanches, sa peau et ses organes contiennent des neurotoxines potentiellement mortelles pour un humain et très dissuasives pour les prédateurs.

Baliste titan, ce baliste a une activité diurne, il est solitaire et défend un territoire. Il se montre agressif envers les poissons et tout animal (plongeurs et nageurs inclus) qui traverse sa zone de nidification en période de reproduction.

Baliste Titan croqueur de Corail

Baliste Titan croqueur de Corail

 Baliste picasso

Baliste picasso

Les tortues, une tortue marine en quête de nourriture peut passer de 5 à 40 minutes sous l'eau, lorsqu'elle est endormie, elle dépense moins d'oxygène et peut rester sous l'eau pendant 4 à 7 heures.

 Tortue en plein repas

Tortue en plein repas

Baliste Titan et tortue

Baliste Titan et tortue

Tortue verte mâle avec sa queue

Tortue verte mâle avec sa queue

 Séance de nettoyage de carapace par le Rémora de service

Séance de nettoyage de carapace par le Rémora de service

 Tortue verte fait surface pour respirer

Tortue verte fait surface pour respirer

Mes rencontres de près et de loin.

Les plus présents et les plus hardis des deux représentants de la faune sauvage non maritime du “jardin Maoré“.

D'abord avec les Makis, ou Akomba !  Ce sont des Lémuriens originaires de Madagascar, leur pelage est doux et soyeux, ils sont très quémandeurs de nourriture, au grand dam des naturalistes. Mais comment ne pas être conquis par ces adorables boules de poils “je plaide coupable“ !  

Un touriste, voyons si il de quoi grignoter!

Un touriste, voyons si il de quoi grignoter!

 A l'attaque !

A l'attaque !

A deux on l'aura!

A deux on l'aura!

 Il n'a plus rien, on se casse

Il n'a plus rien, on se casse

Ne trouvant plus suffisamment à manger dans la forêt, les Makis font régulièrement « des descentes » jusque dans les vergers et les plantations d’arbres fruitiers. De ce fait, ils ne sont pas très appréciés par la population rurale et sont en forte diminution.     

Toutes les photos précédentes sont celles d'Anaële.

Pas du tout accessibles, les Roussettes - Pteropus seychellensis furent mon premier sujet d’étonnement à mon arrivée sur l’île. Il est vrai qu’avec leur envergure qui peut atteindre 1, 50 m pour 30 cm de long et leur poids de 700 grammes, elles ont de quoi impressionner. Leur corps est recouvert d'une épaisse fourrure rousse et leurs ailes et leurs têtes sont noires.

 

les Roussettes - Pteropus seychellensis, photos internet
les Roussettes - Pteropus seychellensis, photos internet

les Roussettes - Pteropus seychellensis, photos internet

L’appartement de Philippe était situé à proximité d’un terrain, plus ou moins en friches, couvert de grands arbres. Milieu tout à fait propice, pour accueillir une population à la fois, de Roussettes et de Makis. Dommage, je ne peux pas vous faire entendre les nombreux cris et les vocalises qui émergeaient de ce voisinage parfois très remuant.  

Depuis la fenêtre de Philippe à Mamoudzou

Depuis la fenêtre de Philippe à Mamoudzou

Cette journée à N’Gouja restera parmi les meilleurs moments passés sur “l’île aux parfums".

Lors du prochain rendez-vous, un autre très bon moment, nous prendrons le bateau, à la recherche d’une faune marine spectaculaire, au-delà du Lagon. 

                                                                  Joanny

Le prochain programme ...

Le prochain programme ...

Partager cet article
Repost0

Mayotte, direction N’Gouja.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Les plages de N'Gouga et de Musicale Plage...

Les plages de N'Gouga et de Musicale Plage...

Départ pour la plage de N’Gouja (je ne sais pas encore que ce sera ma préférée), direction le Sud par la N3, et, après Brandélé, notre itinéraire passe à proximité de “Musicale Plage“, Philippe nous propose un arrêt express, sur cette plage, pour admirer le plus grand Baobab de Mayotte. Son âge estimé, entre 400 et 1000 ans (selon les différentes sources d’info) hauteur 30 m et une circonférence de 28 m.

Baobabs géants à Musicale Plage, photo Anaële

Baobabs géants à Musicale Plage, photo Anaële

Bobab géant, je ne me suis jamais senti aussi minus ! photo Anaële

Bobab géant, je ne me suis jamais senti aussi minus ! photo Anaële

Lors de mes recherches sur le net, j’ai découvert que le baobab de droite, sur la photo, s’est écroulé le 11/01/2019 et que l’autre était en péril, c’est bien dommage !  La tradition Mahoraise dit que, quand un baobab tombe, un évènement grave va se produire, prémonition ?

Un des baobabs de Musicale Plage s'est écroulé le 13-01-2019

Un des baobabs de Musicale Plage s'est écroulé le 13-01-2019

La grande majorité des Baobabs de Mayotte, sont de l’espèce Adansonia digitata, famille des Bombacacées. Ils sont originaires d’Afrique, (comme à Sakouli et à N’Gouja). Les ressources de l’arbre sont multiples, voir ce site

Fleur et fruits du baobab africain

Fleur et fruits du baobab africain

Reprenons la route ! Petit à petit la silhouette du Mont Choungui, se découvre dans notre champ de vision, (randonnée précédemment développée dans ce récit).  

Mont Choungui, le plus haut sommet de Mayotte, photo Anaële

Mont Choungui, le plus haut sommet de Mayotte, photo Anaële

Très vite, le panneau Jardin Maoré (Mayotte en Shimaore) nous indique la direction à prendre pour accéder au parking du complexe hôtelier. Cet ensemble bénéficie d'une situation privilégiée à de nombreux égards, il s’étend à l’orée de la magnifique plage de N'Gouja, très fréquentée par les tortues et leurs admirateurs.  

Plage de N'Gouja, baobabs et sable blanc

Plage de N'Gouja, baobabs et sable blanc

La plage à marée basse, photo Anaële

La plage à marée basse, photo Anaële

Nichés au cœur d'un jardin tropical riche en essences et senteurs variées, dix huit bungalows sont répartis dans ce parc. A l’abri des baobabs centenaires, ils sont répartis dans la végétation et ne se voient pas depuis la plage. Le restaurant et un centre de plongée complètent l’ensemble.  

Le parc et les bungalows de N'Gouja, photos Anaële
Le parc et les bungalows de N'Gouja, photos Anaële

Le parc et les bungalows de N'Gouja, photos Anaële

Le restaurant et les baobabs, photo Anaële

Le restaurant et les baobabs, photo Anaële

Bungalows du Jardin Maorais

Bungalows du Jardin Maorais

La plage et les tortues.

La plage de N’Gouja est fréquentée principalement, par 2 espèces de tortues, 

La tortue verte, Chelonia mydas.  

Sa taille est comprise entre 80 et 130 cm et son poids moyen est de 160 kg. Sa carapace est vert-olive avec des tâches noires pour les adultes et rouge brique grise chez les subadultes. Le plastron est presque blanc.

Nourriture : Les juvéniles sont carnivores (petits invertébrés, œufs de poisson, jeunes alevins) puis deviennent davantage herbivores (algues et herbes = phanérogames marines). La microflore de leur intestin est comparable à celle des ruminants terrestres.  

Reproduction : Cette tortue peut réaliser jusqu’à 5 pontes pendant la saison de reproduction (tous les 3 ans) et pond en moyenne une centaine d’œufs par nid.

Tortue verte

Tortue verte

 Tortue verte broutant un herbier, photo de P. Lindgren

Tortue verte broutant un herbier, photo de P. Lindgren

Tortue imbriquée Eretmochelys imbricata. 

Sa taille peut aller de 60 à 100 cm et son poids de 80 à 100 kg. Sa carapace est brun-orangée et possède des écailles imbriquées. Le bec est crochu et pointu.

Nourriture : Le régime alimentaire est omnivore (mollusques, crustacés, petits poissons et coraux).

Reproduction : Cette tortue réalise 2 à 3 pontes par saison et pond 50 à 200 œufs tous les 2 ou 3 ans. Source Oulanaa na Nyamba

Tortue imbriquée

Tortue imbriquée

Poisson pilote

C’est un nom vernaculaire ambigu en français. On appelle couramment « poisson-pilote » plusieurs espèces de poissons de l'ordre des Perciformes (dont les Rémoras). Leur nom provient du fait qu'ils accompagnent souvent les grands prédateurs marins : requins, reptiles marins et cétacés. Ils ne les guident pas, comme on le pensait autrefois, ils profiteraient de l'onde de proue créée par la nage de ces derniers. (Cette dernière affirmation est contestée par certains).

Autre version, les rémoras vivent ainsi une bonne partie de leur journée accrochés à un hôte, où les prédateurs hésiteront à aller les importuner. Ils  peuvent en changer au gré des rencontres et suivant leur humeur, chacun de ces véhicules ayant ses avantages et ses inconvénients. Ils se nourrissent de ce qui passe, ainsi que des restes des repas de leur hôte. 

Rémora commun

Rémora commun

Ventouses des rémoras

Ventouses des rémoras

N'Gouja mérite bien 2 pages, la prochaine fois, nous pourrons voir en images, les rencontres d’Anaële avec la faune maritime et les miennes avec de nouveaux amis très sympas, mais plutôt “encombrants“.

                                                                                          Joanny

Photos internet et Anaële

Partager cet article
Repost0

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Curiosités sous marines

Curiosités sous marines

Vous retrouverez le nom des 7 espèces de ce montage photos, classées ci-dessous, dans leur catégorie respective.

 Les Herbiers marins

Ils jouent un rôle majeur dans les écosystèmes des proches rivages marins, au même titre que les récifs coralliens. Un grand nombre d’espèces évoluent indifféremment d’un lieu à l’autre pour se nourrir ou se réfugier.

Les herbiers sont composés de plantes marines appelées phanérogames. Ces plantes marines possèdent des caractéristiques de plantes terrestres. Elles ont des feuilles, des racines, des tissus conducteurs, des fleurs et des graines, mais s’adaptent à une vie aquatique.

Les plantes à fleurs sous-marines sont des plantes qui poussent entièrement sous l'eau en mer, à des profondeurs limitées (entre 0 et 40 mètres) de façon à recevoir suffisamment de lumière, photosynthèse oblige. Par ailleurs, parce que les herbiers absorbent le CO2 contenu dans l’eau de mer, ils permettent de limiter l’acidification des océans. Les herbiers offrent nourriture et abris à une multitude d’animaux marins, notamment les tortues vertes, que nous retrouverons bientôt.

Ne pas confondre les phanérogames avec les algues, elles fréquentent souvent les mêmes milieux mais qui sont biologiquement différentes.

Aperçu des différentes espèces.

PhanérogamesPhanérogames

Phanérogames

AlguesAlgues

Algues

 

Les Echinodermes

Ils regroupent actuellement cinq classes : les étoiles de mer, les oursins, les Holothuries les Crinoïdes et les Ophiures. Une de leurs caractéristiques correspond à une symétrie générale pentaradiée (symétrie centrale d'ordre 5, en forme d'étoile.

Quelques exemples,

Etoiles de mer.

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.
Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Oursins

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Holothuries.

(Concombre de mer) l’holothurie Bohadschia atra, quand elle se sent menacée expulse par l’anus de longs filaments blancs, urticants et collants (les « tubes de Cuvier »), capables de brûler la peau d’un prédateur. Les holothuries sont actuellement surexploitées sur la plupart des récifs de l’Indo-Pacifique pour fournir les Chinois en concombres de mer pour la consommation.  

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Crinoïdes.

(Les comatules constituant l'essentiel des crinoïdes). Les comatules ont longtemps été prises pour des plantes. Elles ont généralement la particularité de ne pas être fixés au fond par une tige, mais d'être équipés de cirrhe (sorte de longs doigts articulés et griffus), qui leur permettent de ramper et de s'accrocher à un objet.

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.
Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Ophiures

Très proches des étoiles de mer, elles se caractérisent par un corps central discoïdal aplati, duquel partent cinq bras très souples et articulés, complètement indépendants du corps et ne se touchant pas par leur base. Ce qui les distingue de leurs cousines astéries.

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Mollusques

Ils ont un corps mou et musculeux, beaucoup d’entre eux ont une coquille mais d’autres comme la limace de mer et le poulpe ou pieuvre n’ont aucune protection. Rien à voir avec la limace de nos jardins.

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Les filtreurs.

Les éponges et les ascidies sont des filtreurs ce qui signifie qu'elles absorbent de l'eau pour en extraire les divers organismes planctoniques dont elles se nourrissent. Une éponge est une masse de cellules peu organisées (dite primitive). 

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Les ascidies sont des individus différenciés et autonomes (dits évolués).  L'intérieur des éponges est simple. Celui des ascidies est plus complexe puisque comprenant un estomac, un anus, etc. 

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.
Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Platelminthes. (vers plats)

Organismes au corps mou, aplati, non annelé et dépourvus de pattes. Ils sont primitifs, carnivores, se nourrissent de petits invertébrés. 

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.
Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Anémones de mer et Poissons Clown.

Les poissons clown, vivent en étroite association avec une ou plus des 10 espèces d’anémones (actinies) de mer qui leur servent d’hôtes.

La prochaine étape nous emmènera, plus au sud, mais sur la côte “est“ de l’île, à la plage de N’Gouja, à notre point de vue la plus emblématique de l’île. Occasion de retrouver les tortues et les poissons dont les poissons Clown et leurs anémones.

                                                                                                   Joanny

Photos internet

Partager cet article
Repost1

Sakouli 2, la plage de Sakouli et les Récifs Coraliens

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Lors de notre périple Mahorais, nous avons fréquenté ou simplement passé un instant sur cinq plages de l’île. Je pense qu’elles sont suffisamment représentatives des quelques 35 plages accessibles à la baignade à Mayotte, pour vous permettre de vous faire une opinion du potentiel mahorais dans ce domaine.                                                           

La plage de Sakouli est très appréciée des adeptes de la plongée, particulièrement les nageurs qui pratiquent le Snorkeling ou nage avec PMT (Palmes, Masques, Tubas), testée par “Anaële“.                                                                  

  type-spot-snorkeling-récif-frangeant ou lagon

type-spot-snorkeling-récif-frangeant ou lagon

En plus, la température de l’eau n’est jamais un frein. Avant de poursuivre sur le thème des plages, il est peut-être intéressant d’apporter quelques précisions sur le fonctionnement des récifs coralliens.

Température de la Mer à Mayotte

Température de la Mer à Mayotte

Un récif corallien ou barrière de corail est une structure naturelle construite à l'origine essentiellement par les coraux. Il y a 250 espèces de coraux « durs » à Mayotte. Grands ou petits, leurs formes sont souvent étonnantes et leurs couleurs magnifiques : ils sont vraiment le trésor du lagon mahorais. 

Cycle de vie des coraux

Cycle de vie des coraux

Exemples de corauxExemples de coraux
Exemples de coraux
Exemples de corauxExemples de coraux

Exemples de coraux

Les récifs coralliens des Tropiques, malgré leur similaire apparence, présentent une grande diversité de types géomorphologiques.

Le récif frangeant est le premier type de récif à se développer sur les bords du littoral, et forme avec le temps un court platier de faible profondeur composé de corail mort, de sable et d'alluvions, entre la côte et la zone active de croissance du corail. Les platiers sont accessibles à pied, uniquement lors des grandes marées. A Mayotte le niveau de l’eau, entre la marée haute et la marée basse peut atteindre 4m.

 

Le platier

Le platier

Le Tombant du récif frangeant "tombe" dans la haute mer : “Après la barrière de corail, c'est le vide bleu, un bleu plus soutenu. On ne voit pas toujours le fond“.

Récif frangeant et tombant

Récif frangeant et tombant

Le récif barrière se trouve à une certaine distance du littoral (des distances de 800 mètres à 1 kilomètre sont communes), laissant un espace dégagé formant le lagon. La Nouvelle-Calédonie et Mayotte disposent chacune de doubles récifs barrières (et il n'en existe qu'une dizaine sur la planète).

La double ou grande barrière de Mayotte

La double ou grande barrière de Mayotte

Biodiversité des récifs coralliens et du Lagon

Les nombreuses espèces de coraux qui forment les écosystèmes coralliens, notamment en région tropicale, procurent des niches écologiques à la multitude d’animaux qui trouvent là nourriture, refuge, protection et abri.

 

Nous verrons, très vite et en images, un aperçu de cette diversité, lors de notre prochain rendez-vous.

                                                                                                   Joanny                                                                           

Photos internet

Curiosités sous-marines

Curiosités sous-marines

Partager cet article
Repost0

Mayotte, Petite Terre, suite...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

La plage secondaire de Moya,

Elle est plus sauvage que la plage principale et abrite la plus petite mangrove de Mayotte. J’ai eu le plaisir de découvrir l’endroit en empruntant un petit passage sur la dune et après avoir abandonné pour un temps, Anaële et Philippe, tout au plaisir de la baignade et de la bronzette sur la plage principale.

Plage secondaire de la Moya et sa mini-mangrove

Plage secondaire de la Moya et sa mini-mangrove

La mangrove.                                                                                                                     

"Elle a un rôle vital dans l'écosystème de l’île, puisqu'elle sert de zone tampon entre ta terre et la mer, entre les eaux douces et les eaux salées.                  

Elle est un lieu de reproduction de la faune marine. Une multitude d'espèces de poissons viennent se reproduire à l'abris des prédateurs. Les petits poissons y grandissent avant de partir à l’aventure en pleine mer.                                                       

La mangrove sert de filtre entre terre et mer, eau douce et eau salé. Elle retient les particules qui se trouvent dans l'eau avant qu'elle ne soit rejetée dans l’océan“.

Source : Hima Mayotte

Faune et Flore des mangroves. Source INPN Inventaire Nationale du Patrimoine Naturel

Faune et Flore des mangroves. Source INPN Inventaire Nationale du Patrimoine Naturel

Végétation des mangroves.

Les Palétuviers

Les palétuviers règnent en maître sur l’ensemble des mangroves du lagon de Mayotte. C’est dans l’enchevêtrement de leurs branches et de leurs racines-échasses que vit un écosystème riche et varié, comportant notamment des crabes, des poissons, des oiseaux, des chauves-souris et quelques lézards.                                                                       Parmi les 7 espèces de palétuviers présents à Mayotte, j’ai choisi 3 espèces représentatives de leur diversité.

  • Palétuvier rouge, Rhizofora mucronataRhizophoracées. Représente 80% des palétuviers de Mayotte. Ses racines échasses* et ses graines germant sur l’arbre correspondent à l’image d’Epinal du palétuvier.

La graine du fruit (baie) germe sur l’arbre en hypocotyle (40 cm) qui se fiche dans la vase quand la propagule** se détache de l’arbre. 

Palétuvier rouge, Rhizofora mucronata

Palétuvier rouge, Rhizofora mucronata

* Racines échasses et pneumatophores :

Les Racines échasses pour les palétuviers du genre Riphora et les pneumatophores pour d’autres genres, ont la même fonction, ils se situent au-dessus de l’eau pour capter l’oxygène présent dans l’air, grâce aux lenticelles situées à leur surface.

**Propagules : Les propagules du palétuvier rouge sont des tubercules longs qui tomberont naturellement dans le sol pour germer.

  • Palétuvier blanc, Avicennia marina, Acanthacées, espèce la plus ubiquiste, ses racines développent des pneumatophores fins et nombreux. Sa graine se propage aux alentours immédiats, par flottaison.
Palétuvier blanc, Avicennia marina

Palétuvier blanc, Avicennia marina

  • Palétuvier fleur, Sonneratia albaLythracées (comme les salicaires)

La fleur de Sonneratia alba est éphémère et nocturne : son épanouissement ne se fait que sur une nuit seulement. La journée suivante voit déjà le début du flétrissement des étamines. Durant cette nuit de floraison, la richesse du nectar contenu dans la fleur attire les papillons de nuit et les chauves-souris. Le fruit est une baie qui ressemble à un soleil (vert). Les racines du palétuvier fleur, émettent des pneumatophores* coniques de 30 à 40 cm de haut et de couleur saumon.

 Palétuvier fleur, Sonneratia alba,

Palétuvier fleur, Sonneratia alba,

Faune des mangroves mahoraises.                                                              

Quelques exemples en images.

  • Oiseaux
Héron crabier blanc et héron garde-boeufsHéron crabier blanc et héron garde-boeufs

Héron crabier blanc et héron garde-boeufs

Héron Crabier blanc – Alordea idae, petit héron de 45 à 48 cm, endémique de l’océan indien, il est classé “en danger d'extinction au niveau mondial", ne pas confondre avec le héron garde-bœufs                 

Héron garde-bœufs - Bubulcus ibis, très répendu dans tout l’hémisphère sud. 

Drongo de Mayotte et Oiseau lunettesDrongo de Mayotte et Oiseau lunettes

Drongo de Mayotte et Oiseau lunettes

Drongo de Mayotte - Dicrurus waldenii. Endémique et résidant de Mayotte.              

Oiseau lunettes – Zosterops mayentis. Endémique de l’île (de la taille d'une fauvette).

 

  • Crabes
Crabe violoniste et crabe de terreCrabe violoniste et crabe de terre

Crabe violoniste et crabe de terre

Crabe violoniste – Uca pugilator, une des deux pinces du mâle est énorme et fait penser à un violon.

Crabe de terre – Cardisoma guanhumi. Le crabe de terre est un crustacé terrestre, mais qui respire comme ses cousins, au moyen de branchies : il a donc besoin d'humidité, Il creuse un terrier dans le sable ou la terre humide, à proximité de l'eau.

Crabe des palétuviers et Gévarcin bourreauCrabe des palétuviers et Gévarcin bourreau

Crabe des palétuviers et Gévarcin bourreau

Crabe des palétuviers – Neosarmatium meinerti, originaire de l’Ouest de l’Indo-Pacifique a été découvert dans l’océan indien depuis relativement peu d’années. 

Gévarcin bourreau – Cardisoma carnifex, “carnifex” signifie en latin “le bourreau” et bien qu'il soit à l'occasion omnivore, c’est un animal inoffensif essentiellement herbivore qui consomme les feuilles tombées au sol. 

Autres occupants des mangroves mahoraises.

Lézard et Gecko à tête plateLézard et Gecko à tête plate

Lézard et Gecko à tête plate

LézardTrachylepis comorensis

Gecko à tête plate – H’midactylis platycephalus,

Couleuvre de Mayotte et Caméléon de MayotteCouleuvre de Mayotte et Caméléon de Mayotte

Couleuvre de Mayotte et Caméléon de Mayotte

Couleuvre de Mayotte, Indotyphlops braminus. Cette espèce est, avec une des rares espèces de serpents parthénogenétiques*. Les femelles pondent leurs œufs, de la taille d'une cacahuète, sans s'accoupler.

Le Caméléon de Mayotte -  Furcifer polleni, sa langue est composée d’un muscle accélérateur. Son extrémité est recouverte de nombreuses glandes épithéliales ainsi que de nombreuses papilles qui adhèrent sur les irrégularités de la surface des proies tels des crochets collants

Anchois indien et Carangue crevalleAnchois indien et Carangue crevalle

Anchois indien et Carangue crevalle

Anchois indien - Stolephorus indicus.

Carangue crevalleCaranx hippos.

*La parthénogenèse, est la division à partir d'un gamète femelle non fécondé. C'est un mode de reproduction monoparental comme l’auto-fécondation qui nécessite quant à elle l’intervention des deux gamètes, mâles et femelles, apportés par le même individu hermaphrodite.

Wikipedia

 le lac Dziani,

le lac Dziani,

Lac Dziani.

Les cratères de Petite Terre, deux ouverts sur l'océan et le lac Dziani,  forment le site de Moya, vestige d'une activité volcanique récente (sans doute entre 4000 et 7000 ans). Petite Terre, plus récente que Grande Terre, est née d'un épisode volcanique qui a percé la barrière corallienne déjà formée.

Un petit regret par rapport à ce site, par manque d’info, (je pense que Philippe ne connaissait pas). Nous aurions pu observer le “lac Dziani“ depuis un promontoire. (La voiture était garée à quelques dizaines de mètres de l’endroit) le signe* sur la photo désigne l’emplacement du parking. 

Prochains rendez-vous, “ Grande Terre“ et son littoral avec des plages différentes et autant d'occasions d'aborder de nouveaux sujets

Direction Mamoudzou, par la Barge.................

 

                                                                                                                        JOANNY

Photos Internet

La Barge qui relie Petite Terre et Grande Terre

La Barge qui relie Petite Terre et Grande Terre

Partager cet article
Repost0

Des pollinisateurs au travail, protegeons-les !!

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Des pollinisateurs au travail, protegeons-les !!Des pollinisateurs au travail, protegeons-les !!Des pollinisateurs au travail, protegeons-les !!
Des pollinisateurs au travail, protegeons-les !!Des pollinisateurs au travail, protegeons-les !!Des pollinisateurs au travail, protegeons-les !!
Des pollinisateurs au travail, protegeons-les !!Des pollinisateurs au travail, protegeons-les !!Des pollinisateurs au travail, protegeons-les !!

Clic sur chaque photo pour agrandir les photos de Jacques.

Publié dans Faune

Partager cet article
Repost0

La mante religieuse, Mantis religiosa.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

La mante religieuse, Mantis religiosa.

C’est la grande mante religieuse en fer forgé de l’arboretum du Canet qui m’a rappelé les photos qu’une amie m’avait données.

Madame Mantis religiosa est vraiment impressionnante ! Elle a un air hautain ! Heureusement qu’elle ne mesure que quelques centimètres !

C’est un insecte le plus souvent de couleur verte, diurne, de 6 à 8 cm de long, de la famille des Mantidées. Le mâle est plus petit que la femelle.

La mante religieuse, Mantis religiosa.

La mante religieuse, Mantis religiosa.

Le nom de « mante » provient du latin des naturalistes, mantis (attesté dès Linné en 1735) qui l'ont emprunté à un mot grec signifiant « prophétesse, devineresse », déjà noté chez Théocrite. C'est sans doute son attitude hiératique qui a donné ce nom à cet insecte. La tradition chrétienne a redoublé ce nom en ajoutant l'adjectif « religieuse » en raison de ses pattes antérieures qu’elle replie comme pour prier (quand elle est à l’affût !).  Ses noms vernaculaires sont imagés : tigre de l’herbe, cheval du diable…

Elle a des grandes pattes avant, appelées « ravisseuses », qui portent des piques et sont capables de se replier et de se détendre vivement pour saisir ses proies. Sur la face intérieure de ces pattes, des taches sombres rappellent des yeux. Elle les montre aux agresseurs en écartant ses pattes, quand elle veut effrayer ceux-ci.  

Au repos, ces pattes sont repliées et lui donnent l’air de prier (d’où son nom). Elles a deux autres paires de pattes et quatre ailes. Mais elle ne vole pas très vite et très peu car elle est lourde, surtout lorsqu’elle porte des œufs.

Son corps tout en longueur se termine dans sa partie supérieure par un prothorax fin et long et qui porte sa tête.

La mante religieuse, Mantis religiosa.

La mante religieuse, Mantis religiosa.

Sur sa tête triangulaire, elle possède deux gros yeux composés (ou à facettes) et trois ocelles (yeux simples) entre les antennes, antennes qui la dotent d’un sens auditif performant grâce aux sensilles qu’elles comportent et qui détectent les vibrations de l’air lorsqu’un insecte vole à proximité. Elle peut tourner la tête ce qui n’est pas fréquent chez les insectes. Et avec sa vue perçante, son ouïe efficace et sa tête mobile, elle peut rester à l’affût sans bouger et rien ne lui échappe.

La mante religieuse, Mantis religiosa.

La mante religieuse, Mantis religiosa.

Elle s’accouple avec le mâle à la fin de l’été, et souvent, elle le dévore, ce qui lui donne une réputation sulfureuse. Mais c’est seulement parce qu’elle a faim ! Elle pond de 200 à 400 œufs environ avant la fin de l’année sur une sorte de structure en lamelles, appelée oothèque, que la mante religieuse a secrétée. Mais elle ne passe pas l’hiver. Au printemps les larves qui se nourrissent de moustiques et de moucherons sortent et se libèrent de leur membrane protectrice pour muer en mante religieuse adulte à l’issue de six métamorphoses en moyenne !

La mante religieuse n’est pas nuisible, elle se nourrit d’insectes et ne s’attaque pas à l’homme. Elle peut mordre lors d’une manipulation maladroite mais n’est pas venimeuse. Elle vit cachée dans les buissons et les herbes hautes, toujours au soleil. Donc quand on rencontre une mante religieuse, on la laisse tranquille.

 

La mante religieuse, Mantis religiosa.

La mante religieuse, Mantis religiosa.

                                                                               Christianne

Photos de Marie-Paule

Publié dans Faune

Partager cet article
Repost0

Même les oiseaux ont soif !

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Photos de Marie-Paule
Photos de Marie-Paule

Photos de Marie-Paule

Publié dans Faune

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 > >>