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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #faune tag

Connaissez-vous les tarpans ???

7 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

Restons dans les découvertes insolites avec cet article de Joanny :

Il y a quelques temps, lors de mes pérégrinations sur le "net", je recherchais des articles sur la “biodiversité“. Un titre m’a interpellé “ Avec leurs crottins, les tarpans participent à la biodiversité“.

Cet article, je l’ai trouvé dans la revue “l’Echo des Tarpans“  N° 6, de l’Association “ARTHEN BURGERBIVORE“.   

Qui sont les tarpans et quelle est cette association ???

ARTHEN : Association pour le Retour des Tarpans et des grands Herbivores dans les Espaces Naturels.

Connaissez-vous les tarpans ???

Un titre m’étonne : Le Tarpan, un « disparu » qui a de l'avenir !

 

Le tarpan, (Equus ferus ferus ou Equus ferus gmelini) descendant du cheval primitif européen, a disparu de l’état sauvage au XIXe siècle en Europe orientale. Mais une souche domestiquée a pu être sauvée en Pologne sous le nom peu explicite de  “Konik Polski“, littéralement « petit cheval polonais ». Dans le cadre d’un processus de «dé-domestication », ce cheval retrouve désormais ses comportements naturels dans de vastes réserves d’Europe du Nord, en particulier aux Pays Bas. Des actions ont été menées en France pour favoriser l’implantation de ce descendant du cheval ancestral dans des espaces naturels. Il permet une gestion écologique de certains milieux prairiaux comme par exemple, les pelouses sèches du grand site de Solutré-Vergisson.

Merci à Marc MICHELOT Président de l’Association ARTHEM et membre du CSRPN Rhône-Alpes, de nous avoir aimablement autorisé à publier ces images et ces extraits de textes.  

Tarpan en robe d'été

Tarpan en robe d'été

Tarpan en robe d'hiver

Tarpan en robe d'hiver

Consultez le site de l’association pour connaitre l’histoire détaillée du Tarpan.

 

Revenons à l’article

"Avec leurs crottins, les tarpans participent à la biodiversité" de Cécile WALIGORA.

 

Le programme "d'amélioration du pâturage" a été engagé sur le parc des tarpans du Val Versé à Arbot (Haute-Marne) : construction d'un corral et d'un couloir de contention ; création d'un parc de repli automnal ; débroussaillement ; mise en enclos temporaire d'une partie du coteau. Ce programme touche à sa fin. L'ONF vient de terminer le parc de repli.

Cécile WALIGORA  est responsable du suivi des tarpans du "Val Versé", elle nous fait part de son expérience quant au rôle positif que jouent ces derniers sur la biodiversité.

                   

 

Dans la nature, tout être vivant est un maillon d’une chaîne alimentaire, elle-même faisant partie du recyclage des matières organiques. Ainsi, les excréments des animaux sont une forme de matière organique qui continue à se décomposer pour, au final, redevenir matière minérale. Matière dont les éléments entrent à nouveau dans le cycle alimentaire en étant absorbés par les racines des végétaux.
Ces excréments, appelés crottins chez les équidés, sont donc déjà en partie dégradés mais vont continuer à l’être grâce à d’autres formes animales mais aussi des champignons, des bactéries, etc.…..

Les premiers acteurs de la décomposition sont les insectes coprophages. Parmi eux, on peut citer les bousiers qui appartiennent à l’ordre des coléoptères. Certains fabriquent des boulettes à partir des excréments qu’ils roulent. Les vers de terre prennent ensuite le relais. Ces organismes participent donc activement à la fertilité des sols car, non seulement ils l’enrichissent mais aussi ils contribuent à leur stabilité et à leur pouvoir dans la circulation de l’eau. C’est donc toute une biodiversité qui vit dans les bouses et autres crottins !

http://la-vallee-de-l-aube.over-blog.com/article-les-tarpans-du-val-verse-119680778.html

Les tarpans en liberté
Les tarpans en liberté

Les tarpans en liberté

Autre article interessant,

Les TARPANS mangent du bois ! Revue N° 2, de l'echo des Tarpans

Le Projet Tarpan a été aussi initié en 2004 dans la région du Bugey (Ain) par l’association BUGERBIVORE devenue en 2010 ARTHEN-Bugerbivore.

Depuis leur introduction en 2004 sur le parc de Tavassieu, pelouse calcicole partiellement embroussaillée d’une quinzaine d’hectares située sur le plateau d’Hauteville dans le Bugey, les tarpans font l’objet d’un suivi régulier. Il ressort de ce suivi que les tarpans consacrent au mois de juin 66% de leur temps à la consommation de végétaux de la strate herbacée, et 10% à la consommation de végétaux de la strate arbustive ou arborescente, ce dernier chiffre comprenant la consommation de feuilles.

Cette étude a été réalisée en 2009 par Déborah RUHLAND. Elle avait conclu que l’intervention des tarpans avait globalement permis une amélioration de la biodiversité du site soit une augmentation de 15% d’espèces végétales avec, en particulier, apparition de nouvelles orchidées.

http://arthen-tarpan.fr/les_tarpans_du_bugey.html

Connaissez-vous les tarpans ???
Connaissez-vous les tarpans ???

Tous ces articles sont à lire sans restriction!

 

La découverte des différents bulletins de l'echo des tarpans, pris dans leur ordre de parution, permet de découvrir un univers passionnant, pour qui porte un minimum d’intérêt à notre environnement naturel. Comme moi, vous pourrez suivre l’organisation des différents groupes et les aventures de “Nasik“, “Oyat“, “Oxus“ et bien d’autres.

                                                                                       Joanny

Connaissez-vous les tarpans ???
Connaissez-vous les tarpans ???
Connaissez-vous les tarpans ???
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Levrauts et lièvres

30 Mai 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

De notre envoyé spécial en Maurienne........

« Le long d’un pierrier, Sylvie furetait au pied d’un arbre pour dénicher Botanicus rarissimus ...Tout à coup, à ma grande surprise,  j’ai vu détaler toutes pattes dehors, un lièvre.

En m'approchant du pied de l'arbre, j'ai découvert deux petits levrauts très perturbés par le départ précipité de leur mère. (le lièvre était une hase !). Quelques photos à distance et je me suis rapidement échappé pour ne pas perturber d'avantage les petites et adorables bestioles. »

 

                                                        André

Levrauts et lièvres
Levrauts et lièvres

Quelques infos « glanées »  sur Internet :

Les lièvres constituent le genre Lepus, famille des Léporidés. Ce sont des petits mammifères sauvages herbivores proches des lapins. Il existe une trentaine d'espèces de lièvres de par le monde qui diffèrent entre elles par leur taille, leur coloris ou leur mode de vie. Les lièvres sont des animaux relativement solitaires vivant parfois en couple.

Le mot lièvre vient du latin lepus.

    La femelle du lièvre s'appelle la « hase » (mot emprunté à l'allemand)

    Le petit du lièvre s'appelle le « levraut » ou « lièvreteau» au Canada

    Le mâle reproducteur s'appelle « bouquin » ou « bouquet » au Canada.

    Le cri du lièvre est le « vagissement » ou « couinement » au Canada.

    La période de reproduction porte le nom de « bouquinage ». Le lièvre qui s'accouple, se dit   « le lièvre bouquine ».

 

En français, il est parfois désigné par les noms vernaculaires de « capucin », « rouquin », «oreillard », « bossu »…

Les lièvres sont fins, légers et possèdent de longues pattes postérieures, très musclées qui leur permettent de se propulser en bonds très rapides lorsque c'est nécessaire.

 

Reproduction

Dans les régions tempérées, les lièvres européens peuvent avoir jusqu'à 4 portées par an durant les deux périodes de reproduction, grâce à la superfétation. Alors même que la femelle est en fin de gestation, elle peut être saillie de nouveau quatre jours avant la naissance de la première portée. Entre le 36e et le 40e jour après la première saillie, elle porte de 3 à 7 petits répartis entre ses deux « utérus». Dans l'un, les levrauts sont prêts à naître ; dans l'autre, d'autres petits commencent à se développer et naîtront environ cinq semaines plus tard.

Comme tous les mammifères, les jeunes lièvres sont dépourvus d'odeur à la naissance, ce qui rend difficile leur découverte par les renards et autres carnivores. Aussi, dès la fin de la mise-bas, la mère s'éloigne du gîte, évitant ainsi de leur transmettre sa propre odeur et de révéler leur présence aux prédateurs.

Une fois par jour, en général au coucher du soleil, elle revient les allaiter. La séance ne dure souvent pas plus de 5 à 10 minutes, à la fin desquelles la mère disparaît de nouveau. Les jeunes levrauts restent ensemble pendant les deux ou trois premiers jours, puis ils se séparent et chacun se cache dans des herbes ou dans un buisson. Si l'un d'eux est découvert par un renard, les autres ont ainsi une chance de survivre. Ils reviennent toutefois tous les soirs sur le lieu de leur naissance pour la tétée.

Dès l'âge d'une semaine, les petits lièvres européens sont capables de manger un peu d'herbe et de jeunes plantes. Au bout d'un mois, quand ils sont complètement sevrés, la mère les abandonne définitivement.

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Au musée de Gruffy 6 juillet :

27 Juin 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

 

 

Le musée d'histoire naturelle  de GRUFFY présente

 

La démonstration d'extraction du miel

 

avec Henri Gonard apiculteur

 

Dimanche 6 juillet de 14 à 18h

 

au musée

 

Tarifs habituels

 

Tel: 04 50 77 58 60            info@musee-nature.com

Au musée de Gruffy 6 juillet :
Au musée de Gruffy 6 juillet :

Venez nombreux !!!

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Les libellules

25 Juin 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

Les libellules peuplent notre planète depuis la nuit des temps (-340 millions d’années). Elles sont d’abord géantes (jusqu’à 70 cm d’envergure) puis leurs tailles diminuent et elles deviennent ces "élégantes voltigeuses" qui animent nos étangs.

 

Le musée de Gruffy a organisé une sortie le 26 mai, aux étangs de Crosagny, sous la houlette de Marius Bonhomme, passionné par ces « filles de l’air ».

 

DSC03193 [1024x768]

Voici de belles rencontres avec les photos de Gilles, de Marius, de Maurice et de Françoise.


DSC03190 [1024x768]


 

                      Les odonates

 

 Les libellules appartiennent à l'ordre des odonates qui comprend des insectes prédateurs, carnassiers, carnivores, voire cannibales ! Leur vol est rapide ; chacune de leurs ailes (4) fonctionne indépendamment, alors ils peuvent voler aisément dans toutes les directions !

L'appareil reproducteur est situé à l'avant de l’abdomen.

 

On distingue :


*       les zygoptères qui ont les yeux sur le côté de leur large tête, les ailes verticales au repos ; ce sont les demoiselles. (Exemple l'agrion délicat)


Agrion délicat


agrion delicat zygoptère

 

Agrion jouvencelle

  agrion jouvencelle zygoptère

 

Caloptéryx splendide

 

caloptéryx splendide male zygoptère                        

*       les anisoptères dont les grands et gros yeux sont rapprochés sur la tête, et les ailes étalées au repos ; ce sont les libellules. (exemple la libellule à 4 taches)


Libellule à 4 tâches

 

libellule à 4 taches anisoptère

 

Leucorrhine douteuse


Leuchorrinia dubia (mâle) anisoptère

Pour connaître les secrets du «cœur d’amour», accouplement spectaculaire, ceux de la reproduction et de la vie larvaire des libellules, lire la Salamandre juin/juillet 2012 « les filles de l’air ».


1.2 Ceragrion tenellum ( marais de Giez -MP)

 

Vous y decouvrirez aussi de magnifiques photos.

                                      merci à Andrée pour ce bel article

 

 


 


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Décembre

21 Décembre 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

Décembre


Quand les glaçons pendent au mur,

Que Dick le berger souffle sur ses doigts,

Que Tom rapporte des bûches dans le vestibule,

Que le lait arrive gelé dans sa jatte,

Quand le sang se fige et que la route est noire,

Alors la chouette hagarde chante dans la nuit :

Touhou !

Touhouit ! Touhou ! Note joyeuse

Tandis que Jeanne la douce écume le pot.

 

2011 11chouette 4

 

Quand tout haut le vent souffle,

Que la toux noie le sermon du curé,

Que les oiseaux sont perchés dans la neige,

Que le nez de Marianne est d’un rouge cru,

Quand les pommes rôties sifflent sur le feu,

Alors la chouette hagarde chante dans la nuit :

Touhou !

Touhouit ! Touhou ! Note joyeuse

Tandis que Jeanne la douce écume le pot.

 

 

SHAKESPEARE

Peines d’amour perdues

 

2011 11chouette 2]

 

Belles photos de Hibou moyen duc, prises par Mireille à Héry sur Alby, dans les arbres devant chez Odile.

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Les papillons III

11 Septembre 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

Quelques mots sur la vie des papillons "copiés" sur le net. Que les spécialistes me pardonnent mon amateurisme !


 

Les lépidoptères (Lepidoptera) sont un ordre d’insectes dont la forme adulte est communément appelée papillon.

Ils se caractérisent à l’état adulte par trois paires de pattes (comme tous les insectes) et par deux paires d’ailes aux couleurs très variées selon les espèces. Les lépidoptères pondent des œufs qui donnent naissance à des chenilles. Ces dernières se transforment ensuite en chrysalide (s'abritant ou non dans un cocon préalablement tissé). Il en émerge enfin l'imago ou papillon.

Ils sont présents partout dans le monde, mais chaque papillon a une aire de distribution qui lui est spécifique. Certaines espèces sont sédentaires, d'autres se disséminent, d'autres encore sont migratrices sur des distances plus ou moins longues. Ils sont le plus souvent associés à des plantes à fleurs.

Toutefois, en France, les papillons des prairies ont régressé de 50 % entre 1990 et 2005, principalement en raison de la dégradation progressive des écosystèmes, de l’agriculture intensive ou encore du réchauffement climatique.

C'est d'autant plus regrettable que la grande diversité et les exigences écologiques variées des papillons leur confèrent un rôle d'indicateurs de la biodiversité, de la qualité des milieux naturels et donc de la santé des écosystèmes. La plupart des espèces étant monophages ou oligophages et étroitement inféodées à des plantes-hôtes sensibles et vulnérables, elles font offices d’éminents indicateurs biologiques.

 

Nos photographes nous reservent encore quelques merveilles :

 

Machaon

08 Machaon 2

La carte de géographie

 

18 carte geographique1

 

 

Robert le diable


22 Robert le diable 1

 

Le petit Apollon, espèce protégée

 

30 Petit-Apollon -2

 

Femelle du grand Apollon, espèce protegée

 

14 Femelle grand- Apollon -3

 

Aurore

 

50 Aurore, Antocharis cardamines,

 

 

Et si votre curiosité n'est pas assouvie, regardez notre album photo "Découvrir les papillons de chez nous "

 

merci encore aux photographes et à Philippe.

 

                                                                                          Christianne......

 

 

 


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Les papillons II

5 Septembre 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

 

Vous avez aimé nos papillons, en voilà d'autres............

                             et encore merci à Philippe pour ses déterminations.

Regardez dans les commentaires les determinations qui me sont parvenues

                             et encore merci à tous sans oublier les photographes, Nicole Isabelle, Jacques, Marie Paule et les autres.....

 

Ps : admirez la variété des noms vernaculaires et leur poésie.

 

Attention, de nombreux papillons sont protégés, alors, pas touche!!

 

Petite tortue

11 Petite Tortue

 

Citrons

 

12 Citron

 

Flambé

 

13 Flambé

 

 

Belle dame


10 Belle-Dame

 

Gazé

 

16 gazé 1

 

 

                                                                          Christianne

à suivre...........

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Les papillons

1 Septembre 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

 

 

Extrait d’un long poème de Gérard de Nerval 

 

Quand revient l'été superbe,
Je m'en vais au bois tout seul :
Je m'étends dans la grande herbe,
Perdu dans ce vert linceul.
Sur ma tête renversée,
Là, chacun d'eux à son tour,
Passe comme une pensée
De poésie ou d'amour !

           Voici le papillon "faune",
            Noir et jaune ;
            Voici le "mars" azuré,
            Agitant des étincelles
            Sur ses ailes
            D'un velours riche et moiré.

Voici le "vulcain" rapide,
Qui vole comme un oiseau :
Son aile noire et splendide
Porte un grand ruban ponceau.
Dieux ! le "soufré", dans l'espace,
Comme un éclair a relui...
Mais le joyeux "nacré" passe,
Et je ne vois plus que lui !


                Comme un éventail de soie,
                Il déploie
                Son manteau semé d'argent ;
                Et sa robe bigarrée

                Est dorée
               D'un or verdâtre et changeant.

Voici le "machaon-zèbre",
De fauve et de noir rayé ;
Le "deuil", en habit funèbre,
Et le "miroir" bleu strié ;
Voici l'"argus", feuille-morte,
Le "morio", le "grand-bleu",
Et le "paon-de-jour" qui porte
Sur chaque aile un oeil de feu !

 

.......

 

Le  poète a eu la chance de pouvoir admirer toutes ces variétés de papillons et de savoir si bien les décrire, nous nous contenterons de notre appareil photo !

 

Voici quelques spécimens mais surtout laissez les voler, ils n'aiment pas finir leur vie dans une vitrine !!

Paon-du -Jour

 

6 Paon du jour 1

 

6 Paon-du-jour 3

 

Gazé ou pierride de l'Aubepine

 

4 Pierride de l'aubépine

 

Melitée du melampyre

 

1 Melitée des Melampyres

 

Demi-deuil

 

5 Demi deuil

Moro-sphinx (2 photos)

 

7 macroglossum stellaterum 1

 

7 Sph - Macroglossum stellatarum 01 au repos

 

 

De ceux-ci, très beaux,  je ne connais pas le nom, mais si vous le connaissez, n'hésitez pas à me le faire savoir.

 

3 Non identifié

 

2 Non identifié

Belles images de Nicole, Marie-Paule,  Isabelle, Jacques et bien d'autres encore

Merci à Philippe d'avoir identifié pour moi, toutes ces merveilles de la nature.

        à suivre...... 

                                                                  Christianne

 


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Le Blongios nain

17 Juillet 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

Blongios nain

                                                                          Ixobrychus minutus

Ordre : Pélécaniformes

Famille : Ardéidès

 

  • Taille : 33 à 38 cm
  • Envergure : 52 à 58 cm
  • Poids : 125-150 gr
  • Longévité : 5 ans

 

 

Le blongios nain1

 

 

 

C'est le plus petit héron européen. Chez le mâle adulte, le capuchon, le dos, les scapulaires et les sus-caudales sont noirs à reflets verdâtres. Les côtés de la tête et le cou affichent une teinte jaune ocre pâle, ce dernier avec deux raies médianes blanches peu évidentes. Le reste du dessous est ocre avec quelques marques latérales sombres. Le bec jaune verdâtre possède un culmen brun. Il est souvent nuancé de rouge-orange en période nuptiale. L'iris est jaune-orange.



La femelle possède une  calotte noire avec des liserés bruns. Le dos et les scapulaires affichent une couleur brun-chocolat avec des bordures jaunâtres. Les sus-caudales sont noirs. Les côtes du cou portent des marques brunes, les flancs sont rayés de brun sombre.  L'iris jaune est plus pâle que celui du mâle.

 

Regardez-le pêcher !!

 

Le blongios nain 2

 

Le blongios nain 3

 

Le blongios nain 4

 

 

Habitat :

Les blongios nains vivent surtout dans les roselières inondées où ils trouvent des conditions favorables à leur mode de nidification mais également à la recherche de leur subsistance. Ils s'installent au bord des lacs, des étangs, le long des cours d'eau lents et dans les marais.


Ils apprécient particulièrement la présence de vieilles tiges ainsi qu'une certaine variation dans la végétation : buissons de saules, massettes (herbes du bord des étangs ressemblant à des roseaux et dont les fleurs forment un épi compact), scirpes (plantes aquatiques à feuilles plates qui permet de les distinguer des joncs).

 

Le blongios nain aime aussi les mares découvertes et les lisières. Lorsqu'il ne trouve pas d'habitat optimal, il peut se contenter de massifs de faible étendue ou même de simples rideaux de roseaux et même de simples étangs dans les parcs jusque dans les environnements urbains.

 

Ce Blongios nain a été photographié aux étangs de Crosagny par notre amie Mireille.

Étangs de Crosagny, Accès :

Via la N201 qui va d'Annecy à Aix-les-Bains rejoindre le Village de St-Félix.

Sur la route principale (N201) qui traverse le village, tournez au niveau du panneau "complexe sportif" puis tournez à droite (150m plus loin).

A la prochaine intersection garez-vous sur le parking. Quelques panneaux relatifs aux Etangs et à leur faune, vous indiqueront que vous êtes au bon endroit.

 

Crosagny 3


Les Etangs, le Moulin et leur territoire.
Situés dans l’Albanais, remis en eau en 1993, les étangs de Crosagny-Beaumont et leurs marais satellites sont répartis sur trois communes et deux départements (Savoie et Haute-Savoie).
Doté d’une flore très typique, le site accueille tout au long de l’année de nombreuses espèces animales dont certaines sont rares et / ou protégées (comme le Blongios nain, emblème de l’association).


 

Le blongios nain et les nenuphars

 

En aval de l’étang de Crosagny, le moulin et le battoir nous rappellent l’intense activité socio-économique qui régna ici du moyen âge jusqu’à la seconde guerre mondiale.

 

Crosagny 1

 

Au début des années 90, d’importants travaux de réhabilitation furent réalisés sur l’étang de Crosagny. Depuis, l’Association des Etangs et du Moulin de Crosagny (AEMC) est chargée de l’accueil et de l’animation du site. Des abris sont aménagés sur les berges et permettent d’observer les oiseaux en toute tranquillité

 

etang de Bloye

 

                                                             Christianne


merci à Mireille Reignier pour ses superbes clichés du Blongios nain

 


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Assister à une émouvante naissance, en direct

1 Juillet 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune


On voit que la libellule est sortie du coté de la tête de la larve.

01 Aeshne des joncs

02

03

04

 

 

Aeshna juncea, ache des joncs, jeune mâle

 

Aeshna est un genre de libellule de la famille des Aeshnidae.

Ce sont de grandes libellules avec une envergure de 8 à 11 cm. Elles ont l'abdomen et le thorax brun ou gris-brun. Le thorax porte des raies ou points bleus ou jaunes. L'abdomen est décoré de points bleus, jaunes ou verts arrangés en segments. Les mâles et les femelles ne diffèrent que peu.


L'æschne des joncs (Aeshna juncea) est une espèce généralement montagnarde. Il s'agit de l'espèce de la libellule  la plus fréquente en altitude dans l’Arc Alpin.

Il est possible de l'observer jusqu'à près de 2 500 m d'altitude en  France, elle appartient à l'ordre des Odonates

 

LES ODONATES....

 

Qui n’a jamais été fasciné par ces éclairs bleu-vert acier dans les rayons du soleil, au bord d’un ruisseau ou d’un étang ? Des accélérations jusqu’à 30 G (à faire pâlir d’envie nos aviateurs...), toujours en mouvement, puis un arrêt brusque sur un roseau ou une branche....et pfuit ! Le temps de mettre au point pour la photo souvenir, le/la voilà reparti(e) : il s’agit bien d’un (e) représentant (e) « des insectes munis de mandibules », ou en terme savant, des odonates –de l’ordre des odonates. On les appelle plutôt du doux ( ? à voir !) nom de « demoiselles » ou de « libellules » : ce sont de vraies carnassières tout au long de leur vie, larve et adulte !!

 

Ce sont des insectes car elles ont 6 pattes, qui ne servent qu’à agripper la proie ou le support où elles se posent, et jamais pour la marche. Une tête aux yeux globuleux, qui se touchent parfois et servent à distinguer les espèces. Un thorax penché en avant et un abdomen à 10 segments, dont les colorations et dessins diffèrent d’une espèce à l’autre. Et bien sûr, deux paires d’ailes dont la position au repos fera la grande différence entre :

 

  • les demoiselles, alias les zygoptères, aux ailes fermées (+ ou – serrées) au-dessus de l’abdomen dans un plan vertical.
  • les libellules, ou anisoptères, qui gardent leurs ailes densément nervurées, ouvertes, étalées latéralement. Elles ont une caractéristique qui explique leur nom savant : une paire d’ailes est plus longue et plus large que l’autre paire (du grec ‘pteros’= aile, ‘an’= sens privatif, ‘iso’= égal/ soit ‘qui n’a pas les ailes égales’).

 

 

Ce sont là deux sous ordres des odonates. Nous nous interesserons seulement aux principaux anisoptères.


Leur vie aérienne est brève : 40 jours en moyenne, alors que leur vie sub-aquatique sous forme des larves peut durer de 3 mois à 5 ans !


Leur vie aérienne est consacrée à la reproduction : la disposition des organes sexuels du mâle et de la femelle (souvent moins colorée que son partenaire) fait que leur union crée des « cœurs » : le pénis de monsieur au niveau du 1° segment de l’abdomen oblige madame à une contorsion très sportive pour amener son sexe  (oviscapte) à la bonne hauteur alors que monsieur se contente de tenir fermement la tête de sa partenaire avec une des  pinces au bout de son abdomen – parfois il en oublie de relâcher « son étreinte » et part avec la tête....


Après la ponte le long des rivages-rarement dans l’eau- leurs larves gagnent le fond de l’eau : elles sont munies d’un lèvre inférieure (labium) appelée «masque », arme redoutable projetée en avant très rapidement pour saisir leurs proies. Très carnassières, elles se nourrissent d’autres insectes vivant sous l’eau.

Leurs imagos (imago : insecte adulte arrivé à son développement complet, apte à se reproduire) laissent leurs exuvies accrochées aux plantes aquatiques.


Exuvie :

 

05 exuvie

 

Voici quelques caractéristiques concernant les diverses familles du sous ordre des Anisoptéres, celui qui nous interresse :

 

ANISOPTERES : libellules

Gros insectes puissants, ailes à plat, vol rapide

®      Gros yeux qui ne se touchent pas/ corps noir/jaune : Gomphes

®      Yeux se touchent en 1 point/corps noir /jaune : Corduligastres Corduligastridae

®      Abdomen cylindrique sur toute la longueur/ yeux se touchent : Aeschnes (Aeschenidae) : peut voler très loin de l’eau

®      Abdomen aplati à 1 des extrémités/corps reflets métalliques : Cordulies (corduliidae)

®      Pas de reflet : Libellules (Libellulidae)

 

Chez les anisoptères, on peut distinguer les « patrouilleurs », toujours en chasse, et les « percheurs » : avec un peu de chance, si vous levez un doigt, une libellule (sens d’usage commun) viendra s’y poser !

 

 

Ceci n’est qu’un pâle reflet d’une passionnante conférence projection (photos + 2 petits films) donnée par un passionné, Marius Bonhomme, dans le cadre des Amis du Moulin et Etangs de Crosagny. Conférence fort documentée en images et moyens pédagogiques (à destination des écoles).

Si d’aventure vos pas vous mènent le long des étangs dans le triangle Crosagny – Braille – Beaumont (entre St Félix et Albens) vous risquez de le rencontrer, appareil photo et filet à portée de main. N’hésitez pas à lui poser des questions...... il sera intarissable !

 

                                                                                    Jean GUHL

 

Merci à Jacques  Bergeron d'avoir patienté au bord d'une mare, lors d'un balade au Semnoz et d'avoir réalisé ces magnifiques clichés.

 

 

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