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histoire et legendes

Mayotte : curiosités mahoraises...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

......Blason du département 976......

......Blason du département 976......

Les courses de Pneus

Emblématique de l'île, la course de pneus, une tradition qui remonte à 3 décennies. Elle consiste à faire rouler un pneu en le dirigeant avec des bâtons, ce qui requiert une grande dextérité ! Cet événement, à la fois sportif et folklorique, est l'un des plus célèbres de Mayotte. Plusieurs milliers de spectateurs viennent encourager un bon millier de coureurs. 

 Course de pneus, catégorie "enfants".

Course de pneus, catégorie "enfants".

 Course de pneus, catégorie "adultes".

Course de pneus, catégorie "adultes".

La pêche au voile

Cette technique de pêche est réservée aux femmes. Les hommes préférant la pirogue. Elles utilisent aussi bien un drap, des lambas cousus entre eux (les paréos locaux), des moustiquaires ... Elles avancent en chaîne dans l'eau et piègent de petits poissons plus petits que la sardine. Tout le village attend leur retour car c'est un met délicieux et recherché.  

 

Pêche au voile..

Pêche au voile..

Le sel de Bandrélé.

En début de saison des pluies, Ansufati Velou gratte le sol à l'aide d'une spatule en plastique. Le soleil cogne encore et cette "Mama Shingo" , "maman du sel" en Shimaore, récolte le limon qui lui servira à fabriquer du sel, selon une technique ancestrale de Mayotte. Les saunières récoltent le sel grâce à l’évaporation de l’eau dans les marais salants, qui se trouvent entre la plage et la mangrove de Bandrélé.                                                   

Le ramassage du limon, la réalisation de monticule de cette matière grâce à une noix de coco coupée en deux, la filtration du limon dans des bassines trouées pour obtenir un liquide concentré en sel, et enfin l’évaporation du liquide, sont les passages obligés pour laisser apparaître un sel extrêmement blanc. 

Musée du sel de Bandrélé

Musée du sel de Bandrélé

Marais salant de Bandrélé

Marais salant de Bandrélé

De l'eau est versée sur le limon chargé de sel

De l'eau est versée sur le limon chargé de sel

Cristallisation du sel

Cristallisation du sel

 Sel de Bandrélé

Sel de Bandrélé

Les taxis.

Les taxis collectifs urbains sont les seuls transports en commun. Ils sont nombreux et fonctionnent bien. Le tarif est forfaitaire dans les zones urbaines, moins de 2€ le trajet par personne de jour.

Les taxis-brousse prennent le relais des taxis-ville en zones rurales, aux extrémités de Grande-Terre. Ce sont des bus, le plus souvent climatisés. Ils circulent en Grande-Terre, au départ de Mamoudzou. Tarif en fonction de la distance, entre 1 et 6 € la course. Le véhicule part quand son chauffeur juge qu’il est suffisamment rempli.

Taxi brousse

Taxi brousse

Ylang-Ylang, était la fleur emblématique de Mayotte

Mayotte a longtemps été l'un des principaux producteurs d'Ylang-Ylang,  Cananga odorata.

Cette production, était réalisée par 380 producteurs sur une superficie de 500 hectares environ (204 000 pieds), mais a drastiquement chuté après la départementalisation de l'île en mars 2011.

En effet, l'alignement de Mayotte sur le droit du travail français a fait fuir les principaux exploitants (comme Guerlain) vers les pays voisins (Comores ou Madagascar), où la main-d’œuvre est moins chère. Un plan de restructuration et d'optimisation de la filière appuyé par des fonds publics se met en place à Mayotte depuis 2016 et commence à porter ses fruits. L’emploi “au noir“ de clandestins, est également, largement utilisé.

Un arbre à la silhouette mystérieuse.

Pour faciliter la cueillette des fleurs, les arbres sont taillés de manière à ne pas dépasser deux à trois mètres de hauteur. Le résultat ? Les branches sinueuses dessinent une sorte de couronne au-dessus du tronc à l’écorce grise.

L'arbre Ylang-ylang à la silhouette mystérieuse.

L'arbre Ylang-ylang à la silhouette mystérieuse.

Fleurs d'ylang-ylang

Fleurs d'ylang-ylang

Alambic pour distillation des fleurs d'ylang-ylang

Alambic pour distillation des fleurs d'ylang-ylang

 

Je termine ici ce partage sur mon séjour dans cette île fascinante. J’espère que vous aurez pris autant de plaisir à découvrir ces propos, que moi à vous les transmettre et encore merci pour tout, à Philippe et Anaële.

Un merci tout spécial à Christianne, qui apporte systématiquement et avec talent, son coup de patte final pour la mise en page de l’ensemble des articles.

 

                                                                                   Joanny

Photos internet

Publié dans Histoire et légendes

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Mayotte, les marches d'Acoua suite...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Revenons vers l’objectif premier de notre balade, le point de vue vers la baie d’Acoua. Pour cela, l’ascension des fameuses marches reste à faire. L’irrégularité de la hauteur de ces marches a été quelque peu problématique pour moi. Mais je suis tout de même arrivé au sommet. Le classement de cette rando parmi les plus réputées de Grande terre est bien réel, un régal pour les yeux....

La terre est rouge, la mer est bleue. Photo Anaële.

La terre est rouge, la mer est bleue. Photo Anaële.

Photo Anaële.

Photo Anaële.

Vue sur les ilots du nord, Photo Anaële.

Vue sur les ilots du nord, Photo Anaële.

Dernière échappée visuelle vers le lagon, Photo Anaële.

Dernière échappée visuelle vers le lagon, Photo Anaële.

Après ce merveilleux moment de contemplation, il est temps de redescendre. Au bas des marches, nous avons découvert une petite colonie de sensitives. 

Sensitive-Mimosa pudica L. Photo Anaële

Sensitive-Mimosa pudica L. Photo Anaële

Sensitive-Mimosa pudica L., originaire du Brésil.

Les feuilles alternes se replient au moindre choc, ce qu'en jargon botanique il convient d'appeler 'séismonastie'. Cet amusant mouvement est à priori un mécanisme protecteur contre d'éventuels prédateurs qui, croyant voir une plante fanée, s'en désintéresseraient alors. Elle est classée dans les envahissantes.

Cette journée nous a permis de découvrir un autre visage de cette île aux multiples contrastes. Mais ce territoire est menacé de toute part.

Sensitive-Mimosa pudica L.

Sensitive-Mimosa pudica L.

La forêt mahoraise est en danger.

« il ne reste plus que 4 ou 5% de forêt primaire sur les crêtes comme au Mont Bénara ou dans la mangrove ». En cause, la pression démographique, les prélèvements avec les coupes de bois, et surtout, le surpâturage « les zébus dévastent tout ! ».
Propos du directeur régional de l’Office National des Forêts (ONF) en 2014.

Cette situation est inquiétante à plus d'un titre... la forêt continue de reculer. Elle a été divisée par deux en 30 ans. Et la première cause, c'est bien l'agriculture. Des activités agricoles souvent clandestines, pointe du doigt France Mayotte Matin. En cause, les brûlis (sujet déjà abordé avec les “padzas“ dans les premières pages sur Mayotte). 

Brûlis forestiers à Mayotte

Brûlis forestiers à Mayotte

Le Conservatoire Botanique Naturel de Mascarin (CBNM) renforce son étude des espèces florales présentes dans les forêts du territoire et de la progression des invasives. Souhaitons que ce ne soit pas trop tard.

Espèces connues.

Parmi ces espèces connues, mais pas forcément référencées, des arbres de plusieurs dizaines de mètres de haut, les “Colubrinas“, ou autre “Erythroxylum“ et le fameux “bois noir des bas“ .

Racines haubans du Colubrina-sp. en cours d'identification. Arbre très connu à Mayotte mais jamais identifié

Racines haubans du Colubrina-sp. en cours d'identification. Arbre très connu à Mayotte mais jamais identifié

Erythoxylum sp en cours d'identification. Le genre Erythroxylum comprend 200 espèces, connues pour contenir de la cocaïne-

Erythoxylum sp en cours d'identification. Le genre Erythroxylum comprend 200 espèces, connues pour contenir de la cocaïne-

Bois noir des bas-Albizia lebbeck

Bois noir des bas-Albizia lebbeck

*“Bois noir des Bas’’ ou Albizia lebbeck, est une espèce d'arbre de la famille des Fabacées. Il est originaire des régions tropicales du sud de l'Asie et largement cultivée et naturalisée dans d'autres régions tropicales et subtropicales. Il est principalement utilisé pour protéger les cultures de l’ensoleillement. Autre utilisation, il est particulièrement recherché en tant qu’aphrodisiaque !!!

Les invasives.

Depuis plusieurs décennies « l’enlianement » est le terme local utilisé pour nommer l’envahissement de la forêt, depuis la canopée. En effet, certaines lianes à la recherche de l’ensoleillement ont tendance à squatter les lieux les plus exposés. Ceci, aux dépens des autres espèces forestières. 

Enlianement par Merremia peltata

Enlianement par Merremia peltata

Un autre exemple d’envahissement se situe au ras du sol, mais il n’est pas moins problématique. Il concerne la “vigne marronne“, véritable peste végétale qui recouvre, petit à petit, des parcelles entières de terrain et détruit par étouffement les espèces locales.

Vigne marronne-Rubus alceifolius

Vigne marronne-Rubus alceifolius

Une parade plutôt efficace a été expérimentée à La Réunion. Une mouche, la “tenthrède Cibdela janthina“ fut élue agent de lutte biologique contre la vigne marronne. A ce titre elle a été lâchée et acclimatée en milieu naturel avec succès sur l’île, avec le feu vert des autorités. Aujourd’hui, l’expérience d’acclimatation se poursuit : les tenthrèdes montrent une bonne capacité à se régénérer.

Espérons toutefois que cette acclimatation ne se produira pas au détriment d’espèces locales.

Tentrède ou Mouche bleue-Cibdela janthina

Tentrède ou Mouche bleue-Cibdela janthina

Début octobre période de notre séjour, les fleurs sont rares et celles que nous avons rencontrées ne sont pratiquement que des invasives.

 

Verveine Corbeille d'or-Lantana camara (envahissante), Photo Anaële

Verveine Corbeille d'or-Lantana camara (envahissante), Photo Anaële

Verveine bleue-Stachytarpheta jamaicensis, Photo Anaële

Verveine bleue-Stachytarpheta jamaicensis, Photo Anaële

Herbe le rail-Herbe pistache-Asystasia gangetica subsp.micrantha, Photo Anaële

Herbe le rail-Herbe pistache-Asystasia gangetica subsp.micrantha, Photo Anaële

 Liane corail- antigono leptopus, Photo Anaële

Liane corail- antigono leptopus, Photo Anaële

La prochaine page sera la dernière sur Mayotte, avec un petit aperçu de quelques sujets non traités, spécifiques à Mayotte.

                                                          Joanny

 

Photos Anaële et internet

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Mayotte, les marches d'Acoua...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Nous allons quitter le lagon et le littoral, pour entreprendre l’ascension d’un lieu, situé au Nord de l’îlesur les crêtes du Nord, au-dessus de la commune d’Acoua.

L’endroit est classé parmi les plus beaux points de vue de l’île (rando des marches d’Acoua). Cette randonnée, se termine par l'ascension de 207/208 marches cimentées, installées pour faciliter l'accès à une antenne tv, téléphone et autres (Philippe connaissait parfaitement ce site de retransmission, placé dans son secteur de responsabilité).                                                                                                             

Le Nord de Mayotte.

Le Nord de Mayotte.

Un beau défi à grimper, pour une vue imprenable sur la baie de M'tzamboro et la baie d'Acoua 

Au sommet des marches d'Acoua,

Au sommet des marches d'Acoua,

De bon matin, nous voilà partis en voiture depuis Mamoudzou, nous devons traverser l’île d’Est en Ouest puis nous diriger dans la direction d’Acoua. Tout de suite avant le village il faut prendre une petite route qui monte très fortement et serpente en lacets parmi une végétation luxuriante (Ce secteur est classé réserve forestière).                                                                                                             

La route vers les marches d'Acoua

La route vers les marches d'Acoua

De temps à autre, on devine des petites parcelles qui semblent être cultivées ou bien des échappées visuelles en direction de la côte, tout ceci se fondant dans un environnement végétal exceptionnel.

Parcelles cultivées le long de la petite route d'accès aux marches d'Acoua, photo de Joanny

Parcelles cultivées le long de la petite route d'accès aux marches d'Acoua, photo de Joanny

 Le long de la route d'accès aux marches d'Acoua, photo de Joanny

Le long de la route d'accès aux marches d'Acoua, photo de Joanny

 Nid de termites dans les arbres, photo de Joanny

Nid de termites dans les arbres, photo de Joanny

Au bout de la route, un semblant de parking permet de garer la voiture et nous voilà au pied des marches.

J’ai personnellement, particulièrement apprécié la progression en voiture sur cette petite route escarpée. Elle m’a permis, (faute de mieux), d’être plongé le temps d’un aller-retour, au plus proche, d’une “nature vraie“, dans ce petit paradis végétal.                                                                                                                                                                              

Je profite de ce petit intermède pour placer là, un court sujet, sur les arbres fruitiers exploités par les autochtones. La production locale fruitière couvre tout juste 80% de la demande de la population.                                                                       

Aujourd’hui encore, l'objectif principal des agriculteurs est de subvenir aux besoins familiaux locaux.

Quelques fruits locaux.                                                                                                                                            

Mayotte, les marches d'Acoua...

01 - Le fruit à pain : bien qu'il s'appelle "fruit" à pain, cette étrange boule verte qui pousse sur l'arbre à pain se mange plutôt comme un féculent. Ici, il est consommé très couramment frit, à l'instar de la patate douce ou du manioc.

02 - Le corossol : fruit bien vert, à la forme indéfinissable, le corossol est un fruit délicieux, sucré et acidulé, presque un goût de bonbon. Il peut être consommé nature, en compote, en sorbet ou en jus. Comme beaucoup de ses confrères les fruits tout vert, il est assez rébarbatif à manger car plein de gros pépins.

03 - La goyave : assez rare à Mayotte (enfin pour l'instant on n'en a peu vu) la goyave se mange principalement nature ou en jus et c'est très bon. Elle aussi est toute verte, avec une forme souvent molle, mais bon, on ne les choisit pas pour la décoration.

Mayotte, les marches d'Acoua...

04 - La papaye : la papaye, sans surprise, est verte aussi, bien qu'elle tire en mûrissant sur le jaune-vert. Encore "verte", elle peut être râpée pour être mangée en salade comme de la carotte, mais une fois mûre, on peut la consommer de différentes manières, en compote, en crumble (le crumble de papaye de Mélissa est une tuerie), nature, en jus, vous pouvez même la tartiner si le cœur vous en dit.

05 - L'orange : et oui, à Mayotte, on n’est pas à une contradiction près, et l'orange ne déroge pas à cette règle. L'orange est donc verte ici, et pas parce qu'elle n'est pas mûre. Même goût, quoiqu’un peu plus amère, et même mode de consommation que la bonne vieille orange, orange. Au moins, on devine facilement quand elles sont locales.

06 - La banane : bon d'accord, il y a ici des bananes bien jaunes. Il faut savoir qu'il existe en fait une multitude de sortes de bananes, bien loin du standard warholien de métropole. Seulement, la banane la plus en vogue à Mayotte est bien la banane verte, grosse, petite, allongée, y'en a pour tous les goûts. Comme le fruit à pain, elle sert de féculent et sera servie elle aussi frite. De quoi faire taire les plus féroces appétits.

Mayotte, les marches d'Acoua...

07 - La carambole : vous connaissez tous ce petit fruit qui donne des tranches en forme d'étoile et qui sert principalement à la décoration des plats, pour peu qu'on aime le vert. Je ne suis pas très sûr que ça se mange vraiment.

08 - La mangue : pour faire dans l'originalité, la mangue est verte à forme molle. Il en existe également plusieurs sortes, qui font beaucoup d'émules ici. La mangue est, avec la papaye, la méchante référence en termes de fruit tout vert. Elle se consomme généralement nature, avec une technique toute particulière pour obtenir une présentation sympa avec les petits carrés comme vous pouvez voir sur les yaourts à la mangue. On peut également en faire du jus, ça passe bien aussi.

09 - Les combaves : ces petites boules vertes à forme molle et boursouflée sont en fait une sorte de citron vert local. Comme tout citron vert qui se respecte, on peut l'utiliser en cuisine mais surtout avec du rhum en apéro.

Extrait du Blog de Nelly

Autres cultures.

Une autre culture largement répandue sur l’île est celle du “Manioc“. Il est fréquent de rencontrer des petites parcelles cultivées en forêt.                                        

Le “Bata-Bata“ est un plat qui va avec tout. C’est l’aliment de base de la cuisine mahoraise. Des bananes vertes, du fruit à pain, du manioc le tout bouilli, constitue les principaux composants de ce met succulent, (que je n’ai malheureusement pas goûté).  

Le bata-bata

Le bata-bata

Manioc

Manioc

Le maraîchage est appelé à se développer à condition de lever les contraintes liées à l’accès à l’eau et à l’enclavement des parcelles.                                                    

Les travaux à la campagne, à la saison des pluies

Les travaux à la campagne, à la saison des pluies

En fin de saison sèche, l’eau vient souvent à manquer dans le sud de l’île et le déficit hydrique pénalise les productions.

Elevage : En 2016, l’île comptait 17.000 bovins et 12.700 ovins et caprins, un développement rapide de l'élevage bovin est enclanché, 4.8 bovins en 2010 contre 8 en 2015. L'élevage de volaille progresse également vite et l’île est autosuffisante en œufs (15 M d’œufs produits par an). 

Zebu

Zebu

La production de poulets de chair devrait aussi se développer rapidement. 

L'élevage de poulet est en progression

L'élevage de poulet est en progression

Dans le prochain article, quelques mots sur la forêt et ce sera la montée des marches, (sans tapis rouge). 

 

 

                                                                       Joanny

A suivre....

 

Photos Internet et Joanny.

Les marches d'Acoua, photo de Joanny

Les marches d'Acoua, photo de Joanny

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Mayotte, balade en mer, suite...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Baleine à bosse visible à Mayotte. 

“La baleine à bosse ( Megaptera novaengliae) a le dos noir ou gris foncé avec une bosse en avant de l'aileron dorsal, elle mesure 12 à 16 mètres de long et pèse de 25 à 40 tonnes. C'est un Mammifère marin et comme tous les Mammifères, elle a des poumons, le sang chaud (36°C) et elle allaite son petit. A la naissance le petit mesure 4 mètres et pèse une tonne. Il tète entre 30 et 40 fois par jour et boit 12 litres d'un lait très riche à chaque tétée".

 

Baleine-à-bosse, source Mayotte-découverte

Baleine-à-bosse, source Mayotte-découverte

C’est en début de saison, juillet/août, que de tels clichés peuvent être réalisés, car après, il ne reste pratiquement que les mères avant ou après la mise bas et ces cabrioles ne sont physiquement, plus possibles pour elles. Lorsque les baleines sont hors de leur zone d’alimentation, soit pendant la majeure partie de leur migration et une fois dans les océans chauds, elles sont à jeun. Et ce jeûne peut donc durer jusqu’à 8 mois !!

Les femelles peuvent d’ailleurs avoir perdu jusqu’à 50% de leur poids total.

Fin octobre, début novembre, quand les petits sont assez résistants pour voyager, les baleines à bosse quittent Mayotte et les eaux de l'océan Indien pour aller se nourrir dans l'Antarctique".

Source :  Source Philibert Bidgrain

 

Fiche Baleine à bosse, origine  Le Petit Quotidien

Fiche Baleine à bosse, origine Le Petit Quotidien

Paco s’est alors résigné à retourner vers la première baleine de la journée, apparemment moins courtisée par les voyeurs de l’espèce humaine.

Comme elle était toujours aussi docile à l’approche, notre pilote a autorisé une mise à l’eau qui a été de courte durée. Ceci, à cause de l’arrivée impromptue d’une vedette de plaisance privée qui s’est approchée sans précautions avec une mise à l’eau à la hussarde. 

Approche des baleines, exemple de ce qu'il est interdit de faire, photo Joanny

Approche des baleines, exemple de ce qu'il est interdit de faire, photo Joanny

C'était certainement trop stressant pour la maman, qui a propulsé son rejeton devant elle et quitté les lieux à toute vitesse, pour une zone espérons-le, plus tranquille. Paco nous a expliqué que la naissance avait dû se produire, au plus tard la veille ou dans la nuit, ce qui pouvait expliquer sa relative passivité depuis le matin.

La baleine propulse son petit devant elle, photo Anaële

La baleine propulse son petit devant elle, photo Anaële

L’heure du déjeuner étant largement dépassée, Paco nous propose une pose “miam, miam“ sur l’un des nombreux îlots du lagon où une minuscule plage de sable blanc, nous tend les bras (le déjeuner est compris dans la prestation). 

Plage de sable blanc, photo Anaële

Plage de sable blanc, photo Anaële

Déjeuner sur une plage du lagon de Mayotte, photo Joanny

Déjeuner sur une plage du lagon de Mayotte, photo Joanny

Après cette pose sustentatrice, le bateau s’est dirigé vers son port d’attache. Comme le trajet longeait une mangrove très fournie, notre pilote s’est engagé sur un passage dégagé pour nous décrire le rôle primordial des mangroves dans la biodiversité de l’île. Il nous a également décrit les différentes espèces de palétuviers présentes sur le site. (Nous avons largement abordé le sujet sur Petite Terre).

Petit tour au sein de la mangrove

Petit tour au sein de la mangrove

Autres mammifères marins, visibles selon les périodes de l’année, à Mayotte

La Raie manta.  

Il parait, qu’une des meilleures expériences sous-marines est la rencontre avec une majestueuse raie Manta qui plane dans l’eau avec élégance. Avec une envergure pouvant atteindre jusqu’à 5 mètres dans le lagon, ce poisson géant inoffensif est assez curieux et n’hésite pas à nager autour des plongeurs. A Mayotte on peut la rencontrer de Mars à juillet.

La Raie Manta.  

La Raie Manta.  

Le Cachalot monocéphale. 

Ce géant des mers de 45 tonnes en moyenne est un cétacé à dents aux multiples superlatifs. Il est l'un des mammifères les plus lourds du règne animal et bat tous les records de plongée en apnée avec 3000 m de profondeur.

Le Cachalot monocéphale.

Le Cachalot monocéphale.

Le Dugong. 

C’est un mammifère marin herbivore qui a une silhouette plutôt bien potelée, il mesure 3 à 4 mètres de long et peut atteindre 500 kg. Cousin de l’éléphant de mer et du lamantin, il possède une nageoire caudale qui le place dans la famille des siréniens. Il se nourrit dans les herbiers sous-marins peu profonds et généralement près des côtes. Un adulte a besoin de 30 à 40 kg de nourriture chaque jour donc il passe la plupart de ses journées à brouter la végétation, d’où son surnom de vache de mer.  

Le Dugong

Le Dugong

Très vite, c’est le ponton et nous débarquons, tous heureux de cette magnifique journée…Tchao, baleines et dauphins, bonjour aux souvenirs et encore merci à notre pilote “Paco“.

Notre prochain rendez-vous nous conduira à l’intérieur des terres pour une randonnée aboutissant sur un point de vue magnifique, ce sera l’occasion d’aborder le thème de l’agriculture sur l’île.

 

                                                                                           Joanny

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Mayotte, balade en mer...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Ponton des plaisanciers Mamoudzou

Ponton des plaisanciers Mamoudzou

Il fait beau, la mer est calme.

Ce matin-là, c’est sous les meilleurs auspices, que notre groupe d’une dizaine de passagers, prend place sur le bateau qui nous attend au ponton de plaisance à Mamoudzou. 

C’est parti, une première mise à l’eau est proposée aux volontaires (dont je ne fais pas partie), pour admirer, en PMT(Palmes Masques Tuba), les bancs de coraux du lagon.  

 Dans le lagon, les coraux, photo Anaële

Dans le lagon, les coraux, photo Anaële

Après cette première expérience, notre bateau s’engage sur une passe pour quitter le lagon et partir à la recherche des premiers mammifères marins. Pour le large, un peu de houle, mais très supportable.  

 Un peu de houle mais ça va, photo Anaële

Un peu de houle mais ça va, photo Anaële

Notre recherche, aboutit relativement rapidement, sur un petit groupe de dauphins. Anaële ne tarde pas à squatter la première place d’observation, à la proue du bateau.

Balade en mer, rencontre avec les dauphins, photos Anaële

Balade en mer, rencontre avec les dauphins, photos Anaële

 Anaële en tête de proue

Anaële en tête de proue

Les Dauphins visibles à Mayotte.

“Vingt-et-une espèce de dauphins ont été observées à Mayotte. Trois espèces principales y résident toute l’année : le Grand dauphin de l’Indo-Pacifique (Tursiops aduncus), le Stenelle tacheté (Stenella attenuata) et le dauphin à long bec (Stenella longirostris). Outre ces trois espèces de dauphins les plus communes à Mayotte, il est possible de croiser des péponocéphales, des dauphins à bosse, des globicéphales, et autres dauphins de Fraser.

Dauphins de l'océan indien

Dauphins de l'océan indien

En général, la durée de vie moyenne des dauphins en liberté est estimée à environ 40 ans. Une femelle aura 4 à 8 petits durant sa vie. Leur taux de survie est important puisque 75% des jeunes arriveront à l’âge adulte. Ils se nourrissent de petits poissons, de céphalopodes* et de crustacés.

Les dauphins sont des animaux très sociaux, aimant vivre en groupe et souvent curieux envers l’homme. Certains pêcheurs racontent même que les grands dauphins leur indiqueraient la présence de bancs de poissons.

Ils utilisent les sons ambiants et ceux qu’ils émettent pour percevoir leur environnement, trouver et capturer leurs proies, localiser leurs congénères ou leurs prédateurs.  

* Céphalopodes. Pieuvres, calamars, seiches et nautiles. 

Céphalopodes. Pieuvres, calamars, seiches et nautiles.

Céphalopodes. Pieuvres, calamars, seiches et nautiles.

Lors de la journée, nous avons croisés 5 ou 6 groupes de dauphins (je ne me risquerai pas à vous indiquer leur espèce respective) notamment un groupe très important dont quelques jeunes remuants, nous ont fait profiter de quelques cabrioles. (Photos impossibles avec nos appareils). Les dauphins, comme nombre de cétacés, nagent en familleCela leur permet de protéger et éduquer leurs petits, ainsi que d'appliquer des techniques de chasse, efficaces en groupe

Le bateau se retrouve entouré de très nombreux cétacés

Le bateau se retrouve entouré de très nombreux cétacés

Dauphins en famille

Dauphins en famille

“Paco“, notre pilote, nous informe de la présence dans le secteur, de 4 baleines et de leur petit. Les différents pilotes se transmettent ces infos par radio. Une d’entre elles est proche de nous, elle est docile, donc assiégée par une horde de bateaux. Paco décide de rechercher une autre cible.

à suivre........

                                                       Joanny

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Mayotte, la plage de N'Gouja (2)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Les rencontres d’Anaële, en plongée PMT, palmes, masques, tuba...

Mayotte, la plage de N'Gouja (2)
Mayotte, la plage de N'Gouja (2)

Poisson-ballon à taches blanches, sa peau et ses organes contiennent des neurotoxines potentiellement mortelles pour un humain et très dissuasives pour les prédateurs.

Baliste titan, ce baliste a une activité diurne, il est solitaire et défend un territoire. Il se montre agressif envers les poissons et tout animal (plongeurs et nageurs inclus) qui traverse sa zone de nidification en période de reproduction.

Baliste Titan croqueur de Corail

Baliste Titan croqueur de Corail

 Baliste picasso

Baliste picasso

Les tortues, une tortue marine en quête de nourriture peut passer de 5 à 40 minutes sous l'eau, lorsqu'elle est endormie, elle dépense moins d'oxygène et peut rester sous l'eau pendant 4 à 7 heures.

 Tortue en plein repas

Tortue en plein repas

Baliste Titan et tortue

Baliste Titan et tortue

Tortue verte mâle avec sa queue

Tortue verte mâle avec sa queue

 Séance de nettoyage de carapace par le Rémora de service

Séance de nettoyage de carapace par le Rémora de service

 Tortue verte fait surface pour respirer

Tortue verte fait surface pour respirer

Mes rencontres de près et de loin.

Les plus présents et les plus hardis des deux représentants de la faune sauvage non maritime du “jardin Maoré“.

D'abord avec les Makis, ou Akomba !  Ce sont des Lémuriens originaires de Madagascar, leur pelage est doux et soyeux, ils sont très quémandeurs de nourriture, au grand dam des naturalistes. Mais comment ne pas être conquis par ces adorables boules de poils “je plaide coupable“ !  

Un touriste, voyons si il de quoi grignoter!

Un touriste, voyons si il de quoi grignoter!

 A l'attaque !

A l'attaque !

A deux on l'aura!

A deux on l'aura!

 Il n'a plus rien, on se casse

Il n'a plus rien, on se casse

Ne trouvant plus suffisamment à manger dans la forêt, les Makis font régulièrement « des descentes » jusque dans les vergers et les plantations d’arbres fruitiers. De ce fait, ils ne sont pas très appréciés par la population rurale et sont en forte diminution.     

Toutes les photos précédentes sont celles d'Anaële.

Pas du tout accessibles, les Roussettes - Pteropus seychellensis furent mon premier sujet d’étonnement à mon arrivée sur l’île. Il est vrai qu’avec leur envergure qui peut atteindre 1, 50 m pour 30 cm de long et leur poids de 700 grammes, elles ont de quoi impressionner. Leur corps est recouvert d'une épaisse fourrure rousse et leurs ailes et leurs têtes sont noires.

 

les Roussettes - Pteropus seychellensis, photos internet
les Roussettes - Pteropus seychellensis, photos internet

les Roussettes - Pteropus seychellensis, photos internet

L’appartement de Philippe était situé à proximité d’un terrain, plus ou moins en friches, couvert de grands arbres. Milieu tout à fait propice, pour accueillir une population à la fois, de Roussettes et de Makis. Dommage, je ne peux pas vous faire entendre les nombreux cris et les vocalises qui émergeaient de ce voisinage parfois très remuant.  

Depuis la fenêtre de Philippe à Mamoudzou

Depuis la fenêtre de Philippe à Mamoudzou

Cette journée à N’Gouja restera parmi les meilleurs moments passés sur “l’île aux parfums".

Lors du prochain rendez-vous, un autre très bon moment, nous prendrons le bateau, à la recherche d’une faune marine spectaculaire, au-delà du Lagon. 

                                                                  Joanny

Le prochain programme ...

Le prochain programme ...

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Mayotte, direction N’Gouja.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Les plages de N'Gouga et de Musicale Plage...

Les plages de N'Gouga et de Musicale Plage...

Départ pour la plage de N’Gouja (je ne sais pas encore que ce sera ma préférée), direction le Sud par la N3, et, après Brandélé, notre itinéraire passe à proximité de “Musicale Plage“, Philippe nous propose un arrêt express, sur cette plage, pour admirer le plus grand Baobab de Mayotte. Son âge estimé, entre 400 et 1000 ans (selon les différentes sources d’info) hauteur 30 m et une circonférence de 28 m.

Baobabs géants à Musicale Plage, photo Anaële

Baobabs géants à Musicale Plage, photo Anaële

Bobab géant, je ne me suis jamais senti aussi minus ! photo Anaële

Bobab géant, je ne me suis jamais senti aussi minus ! photo Anaële

Lors de mes recherches sur le net, j’ai découvert que le baobab de droite, sur la photo, s’est écroulé le 11/01/2019 et que l’autre était en péril, c’est bien dommage !  La tradition Mahoraise dit que, quand un baobab tombe, un évènement grave va se produire, prémonition ?

Un des baobabs de Musicale Plage s'est écroulé le 13-01-2019

Un des baobabs de Musicale Plage s'est écroulé le 13-01-2019

La grande majorité des Baobabs de Mayotte, sont de l’espèce Adansonia digitata, famille des Bombacacées. Ils sont originaires d’Afrique, (comme à Sakouli et à N’Gouja). Les ressources de l’arbre sont multiples, voir ce site

Fleur et fruits du baobab africain

Fleur et fruits du baobab africain

Reprenons la route ! Petit à petit la silhouette du Mont Choungui, se découvre dans notre champ de vision, (randonnée précédemment développée dans ce récit).  

Mont Choungui, le plus haut sommet de Mayotte, photo Anaële

Mont Choungui, le plus haut sommet de Mayotte, photo Anaële

Très vite, le panneau Jardin Maoré (Mayotte en Shimaore) nous indique la direction à prendre pour accéder au parking du complexe hôtelier. Cet ensemble bénéficie d'une situation privilégiée à de nombreux égards, il s’étend à l’orée de la magnifique plage de N'Gouja, très fréquentée par les tortues et leurs admirateurs.  

Plage de N'Gouja, baobabs et sable blanc

Plage de N'Gouja, baobabs et sable blanc

La plage à marée basse, photo Anaële

La plage à marée basse, photo Anaële

Nichés au cœur d'un jardin tropical riche en essences et senteurs variées, dix huit bungalows sont répartis dans ce parc. A l’abri des baobabs centenaires, ils sont répartis dans la végétation et ne se voient pas depuis la plage. Le restaurant et un centre de plongée complètent l’ensemble.  

Le parc et les bungalows de N'Gouja, photos Anaële
Le parc et les bungalows de N'Gouja, photos Anaële

Le parc et les bungalows de N'Gouja, photos Anaële

Le restaurant et les baobabs, photo Anaële

Le restaurant et les baobabs, photo Anaële

Bungalows du Jardin Maorais

Bungalows du Jardin Maorais

La plage et les tortues.

La plage de N’Gouja est fréquentée principalement, par 2 espèces de tortues, 

La tortue verte, Chelonia mydas.  

Sa taille est comprise entre 80 et 130 cm et son poids moyen est de 160 kg. Sa carapace est vert-olive avec des tâches noires pour les adultes et rouge brique grise chez les subadultes. Le plastron est presque blanc.

Nourriture : Les juvéniles sont carnivores (petits invertébrés, œufs de poisson, jeunes alevins) puis deviennent davantage herbivores (algues et herbes = phanérogames marines). La microflore de leur intestin est comparable à celle des ruminants terrestres.  

Reproduction : Cette tortue peut réaliser jusqu’à 5 pontes pendant la saison de reproduction (tous les 3 ans) et pond en moyenne une centaine d’œufs par nid.

Tortue verte

Tortue verte

 Tortue verte broutant un herbier, photo de P. Lindgren

Tortue verte broutant un herbier, photo de P. Lindgren

Tortue imbriquée Eretmochelys imbricata. 

Sa taille peut aller de 60 à 100 cm et son poids de 80 à 100 kg. Sa carapace est brun-orangée et possède des écailles imbriquées. Le bec est crochu et pointu.

Nourriture : Le régime alimentaire est omnivore (mollusques, crustacés, petits poissons et coraux).

Reproduction : Cette tortue réalise 2 à 3 pontes par saison et pond 50 à 200 œufs tous les 2 ou 3 ans. Source Oulanaa na Nyamba

Tortue imbriquée

Tortue imbriquée

Poisson pilote

C’est un nom vernaculaire ambigu en français. On appelle couramment « poisson-pilote » plusieurs espèces de poissons de l'ordre des Perciformes (dont les Rémoras). Leur nom provient du fait qu'ils accompagnent souvent les grands prédateurs marins : requins, reptiles marins et cétacés. Ils ne les guident pas, comme on le pensait autrefois, ils profiteraient de l'onde de proue créée par la nage de ces derniers. (Cette dernière affirmation est contestée par certains).

Autre version, les rémoras vivent ainsi une bonne partie de leur journée accrochés à un hôte, où les prédateurs hésiteront à aller les importuner. Ils  peuvent en changer au gré des rencontres et suivant leur humeur, chacun de ces véhicules ayant ses avantages et ses inconvénients. Ils se nourrissent de ce qui passe, ainsi que des restes des repas de leur hôte. 

Rémora commun

Rémora commun

Ventouses des rémoras

Ventouses des rémoras

N'Gouja mérite bien 2 pages, la prochaine fois, nous pourrons voir en images, les rencontres d’Anaële avec la faune maritime et les miennes avec de nouveaux amis très sympas, mais plutôt “encombrants“.

                                                                                          Joanny

Photos internet et Anaële

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Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Curiosités sous marines

Curiosités sous marines

Vous retrouverez le nom des 7 espèces de ce montage photos, classées ci-dessous, dans leur catégorie respective.

 Les Herbiers marins

Ils jouent un rôle majeur dans les écosystèmes des proches rivages marins, au même titre que les récifs coralliens. Un grand nombre d’espèces évoluent indifféremment d’un lieu à l’autre pour se nourrir ou se réfugier.

Les herbiers sont composés de plantes marines appelées phanérogames. Ces plantes marines possèdent des caractéristiques de plantes terrestres. Elles ont des feuilles, des racines, des tissus conducteurs, des fleurs et des graines, mais s’adaptent à une vie aquatique.

Les plantes à fleurs sous-marines sont des plantes qui poussent entièrement sous l'eau en mer, à des profondeurs limitées (entre 0 et 40 mètres) de façon à recevoir suffisamment de lumière, photosynthèse oblige. Par ailleurs, parce que les herbiers absorbent le CO2 contenu dans l’eau de mer, ils permettent de limiter l’acidification des océans. Les herbiers offrent nourriture et abris à une multitude d’animaux marins, notamment les tortues vertes, que nous retrouverons bientôt.

Ne pas confondre les phanérogames avec les algues, elles fréquentent souvent les mêmes milieux mais qui sont biologiquement différentes.

Aperçu des différentes espèces.

PhanérogamesPhanérogames

Phanérogames

AlguesAlgues

Algues

 

Les Echinodermes

Ils regroupent actuellement cinq classes : les étoiles de mer, les oursins, les Holothuries les Crinoïdes et les Ophiures. Une de leurs caractéristiques correspond à une symétrie générale pentaradiée (symétrie centrale d'ordre 5, en forme d'étoile.

Quelques exemples,

Etoiles de mer.

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.
Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Oursins

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Holothuries.

(Concombre de mer) l’holothurie Bohadschia atra, quand elle se sent menacée expulse par l’anus de longs filaments blancs, urticants et collants (les « tubes de Cuvier »), capables de brûler la peau d’un prédateur. Les holothuries sont actuellement surexploitées sur la plupart des récifs de l’Indo-Pacifique pour fournir les Chinois en concombres de mer pour la consommation.  

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Crinoïdes.

(Les comatules constituant l'essentiel des crinoïdes). Les comatules ont longtemps été prises pour des plantes. Elles ont généralement la particularité de ne pas être fixés au fond par une tige, mais d'être équipés de cirrhe (sorte de longs doigts articulés et griffus), qui leur permettent de ramper et de s'accrocher à un objet.

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.
Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Ophiures

Très proches des étoiles de mer, elles se caractérisent par un corps central discoïdal aplati, duquel partent cinq bras très souples et articulés, complètement indépendants du corps et ne se touchant pas par leur base. Ce qui les distingue de leurs cousines astéries.

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Mollusques

Ils ont un corps mou et musculeux, beaucoup d’entre eux ont une coquille mais d’autres comme la limace de mer et le poulpe ou pieuvre n’ont aucune protection. Rien à voir avec la limace de nos jardins.

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Les filtreurs.

Les éponges et les ascidies sont des filtreurs ce qui signifie qu'elles absorbent de l'eau pour en extraire les divers organismes planctoniques dont elles se nourrissent. Une éponge est une masse de cellules peu organisées (dite primitive). 

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Les ascidies sont des individus différenciés et autonomes (dits évolués).  L'intérieur des éponges est simple. Celui des ascidies est plus complexe puisque comprenant un estomac, un anus, etc. 

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.
Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Platelminthes. (vers plats)

Organismes au corps mou, aplati, non annelé et dépourvus de pattes. Ils sont primitifs, carnivores, se nourrissent de petits invertébrés. 

Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.
Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais. Sakouli 3, aperçu de la flore et de la faune du lagon Mahorais.

Anémones de mer et Poissons Clown.

Les poissons clown, vivent en étroite association avec une ou plus des 10 espèces d’anémones (actinies) de mer qui leur servent d’hôtes.

La prochaine étape nous emmènera, plus au sud, mais sur la côte “est“ de l’île, à la plage de N’Gouja, à notre point de vue la plus emblématique de l’île. Occasion de retrouver les tortues et les poissons dont les poissons Clown et leurs anémones.

                                                                                                   Joanny

Photos internet

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Sakouli 2, la plage de Sakouli et les Récifs Coraliens

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Lors de notre périple Mahorais, nous avons fréquenté ou simplement passé un instant sur cinq plages de l’île. Je pense qu’elles sont suffisamment représentatives des quelques 35 plages accessibles à la baignade à Mayotte, pour vous permettre de vous faire une opinion du potentiel mahorais dans ce domaine.                                                           

La plage de Sakouli est très appréciée des adeptes de la plongée, particulièrement les nageurs qui pratiquent le Snorkeling ou nage avec PMT (Palmes, Masques, Tubas), testée par “Anaële“.                                                                  

  type-spot-snorkeling-récif-frangeant ou lagon

type-spot-snorkeling-récif-frangeant ou lagon

En plus, la température de l’eau n’est jamais un frein. Avant de poursuivre sur le thème des plages, il est peut-être intéressant d’apporter quelques précisions sur le fonctionnement des récifs coralliens.

Température de la Mer à Mayotte

Température de la Mer à Mayotte

Un récif corallien ou barrière de corail est une structure naturelle construite à l'origine essentiellement par les coraux. Il y a 250 espèces de coraux « durs » à Mayotte. Grands ou petits, leurs formes sont souvent étonnantes et leurs couleurs magnifiques : ils sont vraiment le trésor du lagon mahorais. 

Cycle de vie des coraux

Cycle de vie des coraux

Exemples de corauxExemples de coraux
Exemples de coraux
Exemples de corauxExemples de coraux

Exemples de coraux

Les récifs coralliens des Tropiques, malgré leur similaire apparence, présentent une grande diversité de types géomorphologiques.

Le récif frangeant est le premier type de récif à se développer sur les bords du littoral, et forme avec le temps un court platier de faible profondeur composé de corail mort, de sable et d'alluvions, entre la côte et la zone active de croissance du corail. Les platiers sont accessibles à pied, uniquement lors des grandes marées. A Mayotte le niveau de l’eau, entre la marée haute et la marée basse peut atteindre 4m.

 

Le platier

Le platier

Le Tombant du récif frangeant "tombe" dans la haute mer : “Après la barrière de corail, c'est le vide bleu, un bleu plus soutenu. On ne voit pas toujours le fond“.

Récif frangeant et tombant

Récif frangeant et tombant

Le récif barrière se trouve à une certaine distance du littoral (des distances de 800 mètres à 1 kilomètre sont communes), laissant un espace dégagé formant le lagon. La Nouvelle-Calédonie et Mayotte disposent chacune de doubles récifs barrières (et il n'en existe qu'une dizaine sur la planète).

La double ou grande barrière de Mayotte

La double ou grande barrière de Mayotte

Biodiversité des récifs coralliens et du Lagon

Les nombreuses espèces de coraux qui forment les écosystèmes coralliens, notamment en région tropicale, procurent des niches écologiques à la multitude d’animaux qui trouvent là nourriture, refuge, protection et abri.

 

Nous verrons, très vite et en images, un aperçu de cette diversité, lors de notre prochain rendez-vous.

                                                                                                   Joanny                                                                           

Photos internet

Curiosités sous-marines

Curiosités sous-marines

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Grande Terre à Mayotte : la plage de Sakouli.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Une des plus belle plage de Mayotte

Une des plus belle plage de Mayotte

Après une journée  “relax“ au domicile de Philippe, nous optons pour une séance de baignade. Direction le Sud pour la plage de Sakouli et l'îlot de Bandrélé.

Position géographique de l'ilot de Bandrélé

Position géographique de l'ilot de Bandrélé

Plage de Sakouli à marée basse, photo Internet

Plage de Sakouli à marée basse, photo Internet

Plage de Sakouli et îlot de Bandrélé, photo Anaële
Plage de Sakouli et îlot de Bandrélé, photo Anaële

Plage de Sakouli et îlot de Bandrélé, photo Anaële

La plage de Sakouli est une plage des plus proches de Mamoudzou. C'est une belle plage de sable brun sombre, bordée d'une végétation luxuriante (1).
 

Sable brun  et ocre de la plage de Sakouli

Sable brun et ocre de la plage de Sakouli

Le site dispose de plusieurs établissements qui proposent des séjours, de la restauration et la location de Kayaks permettant de se rendre à “l'Îlot Bandrélé“ (2).

Grande Terre à Mayotte : la plage de Sakouli.
Hôtel restaurant Le Sakouli et Hôtel O'lolo
Hôtel restaurant Le Sakouli et Hôtel O'lolo

Hôtel restaurant Le Sakouli et Hôtel O'lolo

Location de kayak

Location de kayak

                                                                       

Facilement accessible en voiture, la plage de Sakouli est très appréciée par la population locale, qui pratique là et très régulièrement, le traditionnel “voulé“ .

Cette plage est également renommée auprès des amateurs de plongées sous-marine, certains réalisent dans ce cadre des photos spectaculaires. (Nous aborderons ce sujet dans la suite de cette page).                                                                                                   

Comme à l’île de la Réunion, les Mahorais n’abandonneraient pour rien au monde ces rendez-vous festifs de fin de semaine, sur la plage. Que ce soit en famille ou entre amis, ces agapes sont très bruyantes et peuvent parfois durer toute la nuit.
Durant le Voulé, La musique est très présente, chacun apporte son lecteur et le zouk se mêle au reggae ou à la musique traditionnelle. On déguste des ailes de poulet (les mabawas), de la viande de zébu grillée, du manioc et des bananes cuites entières sur le feu. Le fruit à pain est cuit sur la braise, son goût à mi-chemin entre celui de la pomme de terre et du pain est un régal ! La fête peut durer toute la nuit.

Le jardin Maoré

Préparation du voulé, souvent une affaire d'hommes

Préparation du voulé, souvent une affaire d'hommes

(1) Végétation luxuriante

Présence de baobabs - relativement nombreux et de quelques Noyers d’Océanie, Cordia subcordata et en grand nombre les Hibiscus bord de mer,  Hibiscus tiliaceus.

Au printemps, sur le sable en bordure de taillis, prolifération d’Ipomées pied de chèvre, Ipomoea pes-. Photos internet car malheureusement, ce n’était pas la bonne saison pour admirer les fleurs de ces espèces.

 Inflorescence de Noyer d'Océanie,  Cordia subcordata

Inflorescence de Noyer d'Océanie, Cordia subcordata

Noyer d’Océanie – Cordia subcordata - Boraginacées                                                          

Petit arbre à écorce fissurée de couleur gris clair, haut. 4-10 m. Feuilles alternes, simples, entières, de forme ovale Inflorescences terminales courtes de 5 à 15 fleurs pendantes ; La floraison s’étale sur plusieurs mois en saison des pluies. Le fruit est une drupe presque sphérique devenant sec à maturité

Hibiscus bord de mer – Hibiscus tiliaceus

Hibiscus bord de mer – Hibiscus tiliaceus

Hibiscus bord de mer – Hibiscus tiliaceus - malvacées

Il est très présent dans toutes les régions tropicales du globe. L’écorce interne de cet Hibiscus avec laquelle on fabriquait des cordes, des nattes, des sandales, des filets de pêche et des lignes.

Ipomée pied de chèvre - Ipomoea pes-caprae

Ipomée pied de chèvre - Ipomoea pes-caprae

Ipomée pied-de-chèvre - Ipomoea pes-caprae - convulvacées

C' est une espèce de lianes rampantes qui colonise la partie haute des plages des régions tropicales.

(2) Îlot Brandélé 

Situé à 2,5 km de la plage de Sakouli, il fait partie du Parc naturel marin de Mayotte, et donc protégé par le Conservatoire du Littoral, comme la trentaine d’Îlots qui entourent l’île au parfum. Il était autrefois utilisé pour l’élevage des cabris et pour de l’agriculture, la flore y est considérée comme dégradée. Cet îlot est surtout l’objectif d’une randonnée en kayak de mer, à 30 ou 40 minutes de la plage de Sakouli, selon les biceps concernés.    

Plage d'accostage des kayaks sur l'îlot Bandrélé

Plage d'accostage des kayaks sur l'îlot Bandrélé

Pour la prochaine page, comme promis, nous nous retrouverons de nouveau et bientôt, sur la plage de Sakouli.

                                                                          Joanny

Photos Internet

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