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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #histoire et legendes tag

D'un marronnier l'autre... ou comment Aesculus hippocastaneum en est venu à désigner un type d'article journalistique ?

4 Décembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Marronnier : du ligure « mar » signifiant caillou (cf aspect et dureté semblables). Originaire d’Asie Mineure, un plant fut introduit à Constantinople en 1557.

Charles de l’Ecluse, ambassadeur à Vienne, en reçut un exemplaire en 1576 ; c'est ainsi qu'en 1612 le botaniste Bachelier planta un marronnier à Paris. Assez rustique, le marronnier est un arbre de parcs, de squares, d’alignement, de cours d'écoles !

Son nom binomial botanique est «étrange », puisque aesculus signifie en latin : chêne dédié à Jupiter ! Quant à hippocastaneum, nom utilisé en italien et allemand (voir dans Flore Helvétique et article précédent), et en anglais -horse chestnut, qui suggère que le marron servait de nourriture aux chevaux ….. (à vérifier) !

Aesculus hippocastaneum

Aesculus hippocastaneum

Comment cet arbre devint un article de journal « de faible importance, meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent, prévisible », et donc souvent repris dans la presse ?

Il est à noter que l'anglais se sert d'une expression similaire : 'old chestnut' ou ' hoary chestnut' (hoary = chenu, suranné). Or en 1816, une pièce de théâtre Broken Sword de William DIMOND faisait fureur, en dépit des mauvaises critiques, à Londres. Un personnage, lors du récit des aventures du héros, s'écrit : « un marronnier, Capitaine, un marronnier ! C'est la 27ème fois que je vous  entend raconter cette histoire et vous disiez toujours un marronnier jusqu'à maintenant ». Plus tard elle fut jouée aux USA et en avril 1896, le journal d'Ohio The Daily Herald tente d'expliquer l'origine de l'expression (argotique) du « marronnier journalistique »  par cette pièce de théâtre.

Broken Sword

Broken Sword

En France, un marronnier aux fleurs rouges fleurissait au-dessus des tombes des Gardes Suisses - tués en août 1792-  dans le jardin des Tuileries.

Chaque année la mention (dans des journaux de l'époque) de cette floraison, qui commençait le 20 mars parait-il, permettait aux nostalgiques de l'Ancien Régime de le commémorer !

Marronnier des Tuileries

Marronnier des Tuileries

Le dictionnaire « le Parler des Métiers » de Pierre Perret - éditions Robert Laffont 2002 – est plus expéditif : « article que l'on fait toujours à la même date : à la Toussaint, pour le 14 Juillet, etc. [Né lors d'un printemps des années 1930, il n'y avait pas d'informations importantes, le journal envoya quelqu'un photographier les marronniers en fleur sur les Champs-Élysées] Il bossait dans un petit canard, on ne sait pas trop ce qu'il vaut. On l'a mis sur les marronniers. » (fin de citation)

C'est ainsi que régulièrement paraissent des articles de teneur similaire aux mêmes dates : « comment perdre quelques kilos pour rentrer dans les maillots », lorsque les beaux jours sont revenus  - un exemple au hasard, parmi tant d'autres !

                                                   Jean

Quelques légumes pour un bon régime !!!

D'un marronnier l'autre... ou comment Aesculus hippocastaneum en est venu à désigner un type d'article journalistique ?
D'un marronnier l'autre... ou comment Aesculus hippocastaneum en est venu à désigner un type d'article journalistique ?
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CHARLES DARWIN : 1809-1882, épisode II

12 Septembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Comment C. Darwin est-il devenu « (Dieu) le père de la science moderne » à la grande barbe blanche ?

C’était un moment favorable où, dans différents domaines et pays, les chercheurs mènent des travaux qui convergent vers ce qui va provoquer une vraie révolution dans la pensée du monde. Darwin a ainsi cristallisé et mis au clair des idées qui flottaient dans l’air.

Il lui faudra revenir chez lui pour prendre conscience de la signification des phénomènes observés dans les contrées lointaines et les îles tropicales qu’il a parcourues. Au départ du Beagle, il ne connaissait pas grand-chose à la géologie ni à l’histoire naturelle (nous dirions à la science de la vie) : il en  reviendra totalement changé en l’homme qui allait bouleverser la vision du monde par l’évidence de sa pensée.

Notons que C. Darwin a toujours travaillé en collaboration avec d’autres scientifiques, mais c’est lui qui fera la synthèse !

Il fera appel à l’ornithologue GOULD  pour déterminer les pinsons, qui étaient en  train d’évoluer et de se différencier par rapport à l’espèce continentale  par le phénomène de l’adaptation à leur nouveau milieu. Leurs becs sont adaptés à la nourriture disponible, là où ils vivent !

John GOULD

John GOULD

Or parallèlement, un autre voyageur et explorateur, plus jeune que Darwin  travaillait dans des contrées lointaines :

Alfred Russel WALLACE (1823 – 1913).

Alfred Russel WALLACE

Alfred Russel WALLACE

 

Gallois d’humble origine, il a eu bien des difficultés dans la vie. Il réussit cependant à partir pour le Brésil afin de collecter des insectes (il s’intéresse aux insectes depuis son adolescence) et en vendre certains pour ne pas sombrer dans la misère. Après la perte d’une partie de ses trouvailles, à la suite de l’incendie du navire qui le transportait, il perd tout !

Grâce au dédommagement de l’assurance du navire, il repart en Malaisie et en Indonésie de 1854 à 1862. Il y élabore ses théories sur l’évolution et le concept de la sélection naturelle. Il écrit à Darwin plusieurs fois et lui envoie son essai sur l’évolution. « On the Law that has Regulated the Introduction of New Species », en 1855: les deux savants – et bientôt amis- partagent une pensée commune et arrivent à des conclusions similaires.

Lorsque Wallace envoie à Darwin pour publication « On the Tendency of Species to form Varieties » (qui décrit les mécanismes d’une évolution divergente des espèces par rapport à d’autres similaires, sous l’influence de l’environnement), l’entourage de Darwin le presse de publier ses propres écrits, en mettant en avant son antériorité, en même temps que l’essai de Wallace. Ce dernier n’en prend pas ombrage et restera un ardent défenseur et avocat de « l’Origine des Espèces par le Moyen de la Sélection Naturelle, ou la Préservation des Races Favorisées dans la Lutte pour la Vie » que Darwin publiera en1859.

CHARLES DARWIN : 1809-1882, épisode II

Voici les 4 grands principes de l’évolution biologique développés  par DARWIN

 

  1. une capacité naturelle à varier, la nouvelle génération n’est pas strictement semblable à celle qui l’a engendrée

 

  1. toute espèce fait preuve d’une capacité à être modifiée (cf. éleveurs)

 

  1. toute espèce se reproduit aussi longtemps qu’elle connaît des conditions favorables : ce fut le cas des lapins en Australie au 19° siècle (introduction d’une espèce allogène ne rencontrant pas de prédateurs). Prédateurs et pression des autres espèces concurrentes jouent un rôle sélectif, et provoque un équilibre qui peut, à tout instant, être remis en cause. La planète n’est pas dominée par une unique  espèce hégémonique. Cette proposition est considérée par les Créationnistes comme une attaque directe de la doctrine dominante inspirée par la Genèse (1, versets 26 à 28) : « faisons l’homme à notre image et qu’il règne (sur le monde).. », « croissez et multipliez ; remplissez la terre, soumettez la [...] Régnez sur ... (tout ce qui y vit et croit..) » 

 

  1. le succès dans la perpétuation d’une espèce dépend des conditions optimales de son environnement : ce qui introduit une sélection naturelle à chaque génération, au sein d’une même espèce. Les individus porteurs de variant(s) momentanément avantageux, dans les conditions du milieu, se reproduisent davantage. Si l’environnement se maintient assez longtemps le variant avantagé finit par remplacer toute la population : l’espèce aura changé. Le fixisme des créationnistes est battu en brèche puisque rien n’est stable ‘’à jamais’’.

 

 

La première esquisse de Darwin d'un arbre phylogénétique tirée de son First Notebook on Transmutation of Species (1837).

La première esquisse de Darwin d'un arbre phylogénétique tirée de son First Notebook on Transmutation of Species (1837).

Ce fut un travail de toute une vie, il se rend bien compte du grand pas qui l’éloigne des idées établies du Créationnisme et il est prudent dans l’annonce de sa révolution, « comme l’aveu d’un meurtre ».

Les critiques hostiles ont très tôt tiré des conséquences qui ne sont pas exprimées par DARWIN, comme le fait que les hommes descendent des singes. !

Le débat déborde rapidement le monde scientifique, témoins les nombreuses caricatures publiées dans les journaux de l’époque :

Magazine Hornet de 1871.

Magazine Hornet de 1871.

Autre célèbre caricature de Darwin, française celle-là, reproduite dans le magazine satirique La Petite Lune.

Autre célèbre caricature de Darwin, française celle-là, reproduite dans le magazine satirique La Petite Lune.

Mais si Darwin avait compris le POURQUOI  de l’évolution, il lui manquait encore le COMMENT !

                                                                                 Jean.

 

A suivre................

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Le Granier, Savoie, suite et fin....

25 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Mais le Mont Granier a été aussi l'objet d'événements positifs : une première hivernale en février 2003 sur cette face nord tant redoutée, considérée comme « pourrie », interdite d'escalade.

Dans la partie supérieure, une voie ''normale'' fut ouverte en 1967 par Yannick Seigneur, guide, et cinq compagnons. Restaient les 350 premiers mètres depuis la base.....Profitant de conditions hivernales inhabituelles, avec des températures oscillant entre -7°C et -22°C et de la formation d'une goulotte de glace, Benoît Robert, 30 ans, guide de montagne né au pied du Granier, et Jérémie Ponson, 23 ans, se lancèrent dans la directissime de la face Nord intégrale depuis les 1300 m de la base jusqu'au sommet. Il leur fallut 6 jours sur place, souvent dans la pénombre !

Comme le dit B. Robert, familier du Groenland et de l'Alaska : « c’était devenu un objectif incontournable ! L'aventure n'est pas forcément au bout du monde ! » Article de Philippe Revil, in le Monde 21-02-2003

A l'autre bout du plateau sommital du Granier (à parcourir avec prudence - relief karstique !-) se trouve la Grotte de la Balme à Collomb : en novembre 1988, des spéléos explorant la grotte trouvèrent une grande quantité (en milliers) d'ossements d'Ursus spelaeus l'ours des cavernes !

De 1989 à 1994, les fouilles sous la direction du Musée d'Histoire Naturelle de Lyon établirent que cette grotte d'hivernation fut fréquentée plus de 21000 ans [entre -45000 et -24000] !!

 

Voici des photos du site de la grotte de La Balme-à-Collomb :

 Photo du magazine ALPES (1994)

Photo du magazine ALPES (1994)

 Photo du magazine ALPES (1994)

Photo du magazine ALPES (1994)

Le Musée de l'Ours à Entremont le Vieux, très moderne, propose une très intéressante et vivante reconstitution de la vie dans cette grotte (un dispositif ingénieux permet d'entrevoir l'ouverture de la grotte 1000m plus haut ; la grotte est, bien sûr, interdite au public).

L'ours des cavernes, reconstitution. photo internet.

L'ours des cavernes, reconstitution. photo internet.

Le Mont Granier, par sa forme si particulière vue d'en bas, a inspiré bien des peintres – savoyards ou d'ailleurs – quelques-uns sont exposés à Chambéry dans les musées. Les photographes, amateurs ou non, simples touristes l'admirent et le mettent en boîte !

(cf nos articles précédents !!)

Les premiers Magdaléniens ne virent jamais l'ours des cavernes, disparu déjà 11000 ans auparavant ! Nous non plus, mais il nous reste Rupicapra rupicapra cartusiana, le chamois de Chartreuse !

 

le chamois de Chartreuse, photo internet.

le chamois de Chartreuse, photo internet.

Quant aux environ 2000 espèces de plantes, je ne mentionnerai que Cypripedium calceolus, le sabot de Vénus, et sa cohorte d'une soixantaine d'espèces d'orchidées – au pied du Mont Granier.

 

Protection Nationale

Bouquet de sabots de Vénus au pied du Granier;

Bouquet de sabots de Vénus au pied du Granier;

Plus méridionale, au pied du Chamechaude, Dianthus hyssopifolius (Dianthus monspessulanus ssp sternbergii) au parfum si enivrant !

Protection Nationale

Chamechaude vu depuis St Hugues de Chartreuse

Chamechaude vu depuis St Hugues de Chartreuse

Dianthus monspessulanus, oeillet de Montpellier.

Dianthus monspessulanus, oeillet de Montpellier.

 Une mention particulière pour trois autres plantes :

Sideritis hyssopifolia, lamiacée, la crapaudine à feuilles d'hyssope ou thé des Alpes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sideritis hyssopifolia, crapaudine à feuilles d'Hysope.

Sideritis hyssopifolia, crapaudine à feuilles d'Hysope.

Artemisia umbelliformis (Artemisia mutellina), astéracée, le génépi blanc.

 

Protection Nationale

Artemisia umbelliformis (A. mutellina) le génépi blanc, photo de Jacques.

Artemisia umbelliformis (A. mutellina) le génépi blanc, photo de Jacques.

 

Hypericum nummularium, hyperacée,  la vulnéraire …. 

                           La Flora Gallica dit « surtout en Chartreuse »

Protection Nationale

 

(Désolé, je n'ai pas de photo!!)

 

toutes à consommer avec modération !!!!!!

 

                                                                                 

                                            Jean

C'est fini !!

 

Peintres savoyards :

  • Jean-Marie BUGNARD (1806- 1947) : « le peintre du Granier » ! Le Granier au couchant (1921 et 1947) , le Granier,crépuscule triste 1921
  • Roger TERRIER (1917- 1945) : né à Chambéry dans une famille de cheminots. Suit les cours de l'Union Artistique de Savoie (direction : Amédée Daille). Grand résistant, il décède de tuberculose à l'âge de 27 ans en janvier 1945.
  • Jacques DAUGERON (contemporain). Si Chambéry est sa ville d'enfance, il ouvre son 1° atelier à Grenoble en 1993, revient à Chy en 1997, son atelier est 6 rue Métropole .
  • Bernard VINCENT   (contemporain) : pas d'info pour l'heure...

 

Biblio :

Nombreuses entrées sur internet dont carte de  la Chartreuse de Guillaume Daugé

 

Guide du Relief des Alpes du Nord , 3° éd. ,       Henri Widmer    (Editions Gap 2015)

Plaquette des Missionnaires de N.D. de Myans,  Ed. Collard, Covin, Jansol - non datée

La SAVOIE, les 305 communes,                         Ed. Delattre 2008

Dictionnaire Etymologique des Noms de Lieux en Savoie, Adolphe Gros , Ed. La Fontaine de Siloé

Le massif de Chartreuse, carte faite par Guillaume DAUGE

Le massif de Chartreuse, carte faite par Guillaume DAUGE

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Le Granier, en Savoie, suite....

21 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Tout est en place pour la catastrophe en novembre 1248, probablement due à l'érosion et aux infiltrations dans ce relief karstique. Et aussi, peut-être, à un tremblement de terre ressenti jusqu'en Angleterre : une masse de terre évaluée entre 150 à 500 millions de m3, selon les géologues, s'abattit sur la plaine ensevelissant jusqu'à 5000 personnes d'après l'historien Fodéré (chiffre revu à la baisse, actuellement....).

 

La zone d’épandage s'étend sur 23 km2 (parfois 40 m de profondeur). Disparaissent entièrement cinq paroisses – Cognin, Vourey, St André, Granier, St Pérange -, et deux sont partiellement détruites : Myans et Les Murs. Le nom « les Abymes » est fort évocateur, les vignobles y prévalent.

Le Granier, en Savoie,  suite....

La thèse souvent retenue de nos jours est la suivante : une partie de la corniche calcaire cède et tombe sur les strates marneuses (vallaginiennes) gorgées d'eau, provoquant le glissement de terrains marneux. Le frottement des strates provoque une élévation de température qui vaporise l'eau ; ceci accélère les coulées entraînant des chutes des pans de la montagne. Une atmosphère de fin du monde, d’apocalypse ! La falaise ainsi créée est de 700 m-800 m de large, haute environ de 900m !

Le Mont Granier n'allait pas en rester là : en juin 1953, de nouveaux blocs se détachèrent de la falaise, créant une brèche de 300m de haut, 80m de largeur, sur une profondeur de 25 m.

Que dire de la brèche récente de janvier 2016 ! Les photos sont impressionnantes et ne manquent pas de ''ressusciter'' les effrois des  effondrements précédents !

2016, Photos parues sur le site du Dauphiné Libéré
2016, Photos parues sur le site du Dauphiné Libéré

2016, Photos parues sur le site du Dauphiné Libéré

L’événement de 1248 a eu un retentissement considérable ! Pas de journalistes ni de témoin oculaire, mais les chroniqueurs de l'époque (1250 à 1283) à savoir les moines (tous ordres) en font des relations fournies : il en reste 9 textes dont je ne retiendrai que deux :

 

- Matthieu Paris, moine anglais, considère que la catastrophe est une punition pour les Savoyards, peuple perfide, comploteur avec le pape, et donc haïssable. Ils sont trop influents dans les affaires du royaume briton à la suite du mariage d'Henri III Plantagenet ( cf . la série TV Wolf Hall) avec Eléonore de Provence, petite-fille du Comte de Savoie Thomas I en 1236 !.....

 

- Étienne de Bourbon, moine français : pour lui c'est la punition du conseiller d'Amédée IV, qui expulsa les moines franciscains du prieuré d’Apremont pour s'accaparer de leurs biens. L'éboulement eut lieu la nuit de ce même jour de leur expulsion.....

 

 

Je vous fais languir ! Voici la légende représentée dans d'anciennes gravures et chroniques : ce gigantesque  éboulement est l’œuvre du Diable et de ses acolytes, les Calabrins ! Au soir d'une journée sereine et calme – sauf pour les franciscains ci-dessus-, tempêtes et fin du monde se déchainèrent et firent tomber la montagne car les Calabrins s'en donnèrent à cœur joie !

               « Pousse, pousse Calabrin,

              Pousse jusqu'à Chignin ! »

S’exhortaient-ils mutuellement !

Fresques réalisées en 1936 par Léon Raffin

Fresques réalisées en 1936 par Léon Raffin

  C’est alors que vint la réponse :

           « Je ne puis, la Noire m'en empêche ! »

 

De fait l'éboulement s'arrêta au pied de la chapelle de la Vierge Noire, plus exactement aux talons des moines apeurés en prière qui avaient trouvé refuge là, fuyant le méchant conseiller cupide !!

Le choeur et la Vierge Noire du Sanctuaire de Myans.
Le choeur et la Vierge Noire du Sanctuaire de Myans.

Le choeur et la Vierge Noire du Sanctuaire de Myans.

Un vrai miracle de la Vierge ! Le pèlerinage était né, puisqu'on vient la supplier en cas de fléaux, d'épidémies, de danger … en témoignent nombre d’Ex-voto dans la crypte. Le sanctuaire et la chapelle supérieure, furent construits en 1498. La monumentale Vierge dorée, sur la tour, dominant toute la plaine est bien plus récente. 

 

La Vierge dorée de Myans (73)

La Vierge dorée de Myans (73)

La plaine qui s'etend actuellement au pied du Granier

à droite, la célèbre faille de Montmélian.

Le Granier, en Savoie,  suite....

Le Granier vu depuis le Lac de St Hélène

 photo de Nicole

photo de Nicole

                                                                  Jean

 

à suivre .......................

Peintres savoyards :

  • Jean-Marie BUGNARD (1806- 1947) : « le peintre du Granier » ! Le Granier au couchant (1921 et 1947) , le Granier,crépuscule triste 1921
  • Roger TERRIER (1917- 1945) : né à Chambéry dans une famille de cheminots. Suit les cours de l'Union Artistique de Savoie (direction : Amédée Daille). Grand résistant, il décède de tuberculose à l'âge de 27 ans en janvier 1945.
  • Jacques DAUGERON (contemporain ):Si Chambéry est sa ville d'enfance, il ouvre son 1° atelier à Grenoble en 1993 ; revient à Chambery en 1997, son atelier est 6 rue Métropole .
  • Bernard VINCENT   (contemporain) : pas d'info pour l'heure...

 

Biblio :

Nombreuses entrées sur internet dont carte de  la Chartreuse de Guillaume Daugé

 

Guide du Relief des Alpes du Nord , 3° éd. ,       Henri Widmer    (Editions Gap 2015)

Plaquette des Missionnaires de N.D. de Myans,  Ed. Collard, Covin, Jansol - non datée

La SAVOIE, les 305 communes,                         Ed. Delattre 2008

Dictionnaire Etymologique des Noms de Lieux en Savoie, Adolphe Gros , Ed. La Fontaine de Siloé

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Le Mont Granier, 1933 m d'altitude, en Savoie.....

14 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

« Bastion » nord du Massif de la Chartreuse, Chartreuse que Stendhal baptisa l' « Émeraude des Alpes » ! Il suggérait par-là l'aspect très vert de ce massif, grâce à l'abondance de l’eau, en surface et en sous-sol.

Carte du massif de la Chartreuse, de Guillaume Daugé

Carte du massif de la Chartreuse, de Guillaume Daugé

« Le plus chahuté des massifs préalpins », il paraît inexpugnable vu d'en bas et les trois cols dans l'axe général du massif – NNE / SSO -, à savoir cols du Granier, du Cucheron et de Porte,  n'enlèvent rien à cette première impression, tant est déroutant le chaos des sommets intérieurs (tous autour des 2000 m alt.) séparés de vallons abrupts. Le bassin versant penche vers l'ouest et les entailles du Guiers Vif et du Guiers Mort offrent deux ''pénétrantes'' respectivement à partir des Échelles et de St Laurent du Pont.

Le Mont Granier se situe à l'extrémité nord de ce qui s'appelle « les Hauts de Chartreuse », bordure orientale dominant par ses falaises, telles des murailles, la vallée du Grésivaudan avec les Lances de Malissard, la Dent de Crolles proche du St Eynard (et Grenoble) au sud. [Il y a aussi le Col du Coq à ce niveau, qui permet de gagner le Grésivaudan]. Cette partie de Chartreuse correspond au  P.N.R. de Chartreuse créé en 1995.

Le Granier vu depuis Curienne

Le Granier vu depuis Curienne

La plupart des sommets sont en calcaire urgonien sur strates de marnes, ce qui est idéal pour créer un relief karstique, vrai gruyère fait de réseaux de grottes et galeries souterraines creusées par les infiltrations d'eau. Ainsi 341 grottes et 65 km de galeries pour le Mont Granier, et pour la Dent de Crolles  c'est encore plus vaste, petit paradis pour spéléologues !

 

Si St Bruno se retira en son « désert »  (la future Grande Chartreuse) au XIe siècle, sûr d'y trouver solitude et sérénité silencieuse loin du monde, nombre de petites localités s'installèrent au pied de ce ''château fort'', telle Apremont la bien nommée (asper mons = montagne rocheuse et rude). 

La grande Chartreuse, au vallon de St Bruno, photo internet Patrice 78500

La grande Chartreuse, au vallon de St Bruno, photo internet Patrice 78500

Elle est déjà mentionnée dans le Cartulaire de Grenoble, vers 1100 : « ecclesia Sancti Petri de Asperomonte » en 1191- ceci n'a guère changé, c'est toujours l'église St Pierre. On y trouve mention de « apud monasterium quod granarium dicitur » 1097. D'aucuns prétendent que « granarium » était un véritable grenier, lieu d’approvisionnement pour les armées romaines. Au Moyen-Age « granarium » avait ordinairement le sens plus modeste de grange (granea, en latin). Ce hameau a laissé son nom à la montagne !

Le Granier vu depuis Apremont

Le Granier vu depuis Apremont

Il en est de même pour la bourgade de St André, chef-lieu du Décanat de Savoie, sous l'autorité de l'évêque de Grenoble. Fort probablement sur l'emplacement du village actuel de St André (à proximité du lac du même nom).

Avant de raconter l'histoire, un dernier lieu, toujours au pied du Mont Granier, doit être mentionné : Myans sur la commune de '' Les Murs'', l'actuelle Les Marches. Cette appellation '' Myans'', sous-entendu castellum ou podium (monticule), désigne une position médiane, au milieu de la vallée sur une moraine. Ici y fut construit une chapelle, dès le XIIe siècle, vouée au culte mariale : à « N.D. Noire en éthiopienne ».

Voici l'église telle que nous la voyons au XXIe siècle 

 

Le sanctuaire N.D. de Myans

Le sanctuaire N.D. de Myans

Le clocher et la Vierge dorée de Myans.

Le clocher et la Vierge dorée de Myans.

                                                                 Jean

à suivre......................

Peintres savoyards :

  • Jean-Marie BUGNARD (1806- 1947) : « le peintre du Granier » ! Le Granier au couchant (1921 et 1947) , le Granier,crépuscule triste 1921
  • Roger TERRIER (1917- 1945) : né à Chambéry dans une famille de cheminots. Suit les cours de l'Union Artistique de Savoie (direction : Amédée Daille). Grand résistant, il décède de tuberculose à l'âge de 27 ans en janvier 1945.
  • Jacques DAUGERON (contemporain). Si Chambéry est sa ville d'enfance, il ouvre son 1° atelier à Grenoble en 1993 ; revient à Chy en 1997 , son atelier est 6 rue Métropole .
  • Bernard VINCENT   (contemporain) : pas d'info pour l'heure...

 

Biblio :

Nombreuses entrées sur internet dont carte de  la Chartreuse de Guillaume Daugé

 

Guide du Relief des Alpes du Nord , 3° éd. ,       Henri Widmer    (Editions Gap 2015)

Plaquette des Missionnaires de N.D. de Myans,  Ed. Collard, Covin, Jansol - non datée

La SAVOIE, les 305 communes,                         Ed. Delattre 2008

Dictionnaire Etymologique des Noms de Lieux en Savoie, Adolphe Gros , Ed. La Fontaine de Siloé 2004

Aquarelle, Jacques Daugeron (internet)

Aquarelle, Jacques Daugeron (internet)

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Qui suis-je, épisode II, le retour du chocolat !

3 Janvier 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Qui suis-je, épisode II, le retour du chocolat !

Vous êtes-vous régalés de truffes, ganaches, orangettes et bouchées pralinées ?? On a tellement l'embarras du choix !

Revenons au cacaoyer, Theobroma cacao

 

Un peu de botanique……………..

 

Le genre Theobroma comprend 22 espèces, seules plusieurs variétés de Theobroma cacao sont cultivées pour la production.

Zones du monde où sont cultivés les cacaoyers, chaque couleur correspond à une variété différente.

Zones du monde où sont cultivés les cacaoyers, chaque couleur correspond à une variété différente.

Theobroma cacao, le cacaoyer, est un petit arbre (10 à 15 m mais taillé à 8 ou 10 m) à feuilles persistantes, de la famille des Sterculiacées, selon la classification classique, ou des Malvacées, selon la classification phylogénétique.

Cacaoyers

Cacaoyers

Il produit des fèves comestibles aux saveurs différentes suivant les variétés de cacaoyers. C’est à partir de ces fèves qu’on fabrique le cacao, le produit de base du chocolat.

Il pousse entre les deux tropiques, dans les forêts humides.

Les fleurs apparaissent toute l'année sur des renflements du bois de l'arbre, appelés coussinets floraux. Par conséquent, on trouve au même moment des fleurs et des fruits sur l'arbre.

 

 

Qui suis-je, épisode II, le retour du chocolat !

Les fruits appelés  « cabosses », sont de grosses baies allongées ressemblant à un petit ballon de rugby. Chaque cabosse peut peser jusqu'à 400 g pour 15 à 20 cm de long. 

Cabosses
Cabosses

Cabosses

Les cabosses contiennent de nombreuses graines (entre 25 et 75) regroupées en épis et appelées fèves de cacao, riches en amidon, en matières grasses et en alcaloïdes.

Chaque graine mûre est entourée d'une pulpe appelée « mucilage ». Il est blanc, aqueux et sucré et conditionne la fermentation nécessaire à la production du cacao marchand.

 

Contenu d'une cabosse
Contenu d'une cabosse

Contenu d'une cabosse

Après fermentation et séchage, ces graines ou fèves, sont torréfiées. La torréfaction, c'est-à-dire un chauffage de 140 à 160 °C pendant 20 à 30 minutes, permet le développement des arômes du cacao. On en retire les 50 % de graisse, que l'on appelle beurre de cacao, pour certains usages aromatiques et pharmaceutiques notamment.

Qui suis-je, épisode II, le retour du chocolat !

NB : Charles de l'Écluse et Tournefort avaient appelé le cacaoyer Cacao. Charles de Linné, qui s’éprend lui aussi du chocolat rejette ce nom « barbare » et va jusqu’à le baptiser du petit nom élogieux de Théobroma  du grec theo  dieu et broma nourriture, et qui signifie  « nourriture de Dieu ».

Un peu de biologie………………………….

 

Le chocolat est un aliment plus ou moins sucré produit à partir de la fève de cacao. Celle-ci est fermentée, torréfiée, broyée jusqu'à former une pâte de cacao liquide dont on extrait la matière grasse appelée beurre de cacao. Le chocolat est constitué du mélange, dans des proportions variables, de pâte de cacao, de beurre de cacao et de sucre. Le chocolat contient une grande quantité de substances chimiques antioxydantes (flavonoïdes, de la famille des polyphénols ou « tanins ») présentes dans les fèves de cacao. Ces substances possèdent de nombreuses propriétés.

Qui suis-je, épisode II, le retour du chocolat !

Le chocolat contient aussi des alcaloïdes dont la théobromine, substance responsable des effets bénéfiques de celui-ci sur notre humeur.

En effet, elle bloque les récepteurs de l'adénosine contenus dans le cerveau (tout comme la caféine et la théophylline). L'adénosine s'accumule dans le cerveau au cours de la journée et elle accentue l'envie de dormir. Lorsque la théobromine intervient, l'adénosine a moins d'action sur le cerveau.

 

Cependant, la théobromine n'a pas pour seule action de bloquer les récepteurs de la molécule d'adénosine. Elle augmente également la production de noradrénaline,  responsable de la « bonne humeur » d’un individu. La théobromine a donc un effet euphorisant chez la personne qui en consomme, cette molécule peut cependant être mortelle si elle est absorbée en trop grande quantité mais rassurons-nous, la quantité trouvée dans le chocolat est suffisamment faible pour qu'on puisse en toute sécurité en consommer.

 

La théobromine stimule aussi les influx nerveux (un peu comme le cannabis).

Par contre, l’organisme de nos amis les chiens est incapable d’assimiler la théobromine, ce qui peut provoquer chez cet animal de graves intoxications.

Chocolats

Chocolats

Le chocolat contient aussi du tryptophane, acide aminé nécessaire à la fabrication de sérotonine. La sérotonine est un stimulant naturel endogène qui nous procure un sentiment de bien-être. La question est de savoir si la quantité limitée de tryptophane dans le chocolat est suffisante pour obtenir un effet perceptible.

La viande, le lait, les œufs, les bananes, les kiwis, les abricots, les prunes, les ananas, les tomates, les graines de tournesol et les noix contiendraient proportionnellement beaucoup plus de tryptophane !

 

Enfin le chocolat c'est bon, noir ou au lait, avec des noisettes, des noix, des amandes, des liqueurs, de la menthe, que sais-je encore... Et ça, je ne sais vous dire pourquoi !

Ce sera tout pour aujourd'hui à propos du chocolat, j'ai lu aussi sur Internet, que le chocolat (noir) ne provoquerait pas de crise de foie, alors régalez-vous....

                                                                                       Christianne

Sources et photos : Internet

 

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Qui suis-je ?????

26 Décembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Qui suis-je ?????

Je suis originaire des forêts tropicales de l’Amérique centrale. On me consommait déjà à la préhistoire. Vous ne rencontrerez pas mon arbre dans les forêts alpines (enfin, pas pour l’instant !)

Je m’appelle, je m'appelle…… Theobroma cacao……Vous voyiez qui je suis ?

Le cacaoyer, bien sûr !

Le nom latin du genre botanique du cacaoyer, «Théobroma », signifie « Nourriture des Dieux » il était cultivé par les Mayas et les Aztèques.

Au XXIe siècle, pour notre plus grand plaisir, grâce au cacaoyer, le chocolat, les chocolats, sont inséparables des fêtes de fin d’année.

Heureux chocolat, qui après avoir couru le monde, à travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche.

Brillat Savarin.

Courons le monde sur les traces du chocolat…....

 

Un peu d’Histoire …….

 

En 1519,  l’empereur MOCTEZUMA fit gouter la boisson aux Espagnols qui rapidement l’adoptèrent. Les Aztèques grillaient et broyaient les fèves de cacao. La pâte obtenue était ensuite chauffée et mélangée à de l’eau puis parfumée avec de la vanille, du poivre, de la cannelle et battue pour la rendre mousseuse. Ce breuvage s’appelait « xocoatl »,  (eau amère ou eau battue ?). Il était réputé stimulant et aphrodisiaque. Les Aztèques associaient le chocolat avec Xochiquetzal, la déesse de la fertilité, il était réservé au roi et aux notables.

Qui suis-je ?????

Après avoir détruit la civilisation Aztèques, les colonisateurs espagnols entreprennent l’intensification de la culture du cacao sur les terres de la Nouvelle Espagne afin d’exercer un commerce lucratif avec la Vieille Europe. Le « chocolalt » est très appréciée de l’aristocratie et du clergé espagnol. Il est associé à du sucre, car on  a découvert aussi la canne à sucre, dans le nouveau monde.

 

En 1615, la France découvre le chocolat  à l’occasion du mariage de l’infante espagnole Anne d’Autriche avec Louis XIII. On raconte qu’elle a consenti à ce mariage à la condition d’emporter avec elle son chocolat, préparé par ses caméristes qui maîtrisaient la préparation de ce breuvage.

Le chocolat entre à Versailles avec Marie-Thérèse d’Autiche et devient « à la mode » à la cour de Louis XIV. La fabrication du chocolat et la vente du chocolat sont un privilège accordé par le roi. Seuls les nobles et les riches bourgeois le connaissent. En 1693, ce privilège tombe et la vulgarisation du chocolat se développe. 

Qui suis-je ?????

Il semblerait que Bayonne doive son histoire chocolatière... à l’Inquisition. Au XVIIe siècle, fuyant les persécutions, des artisans juifs espagnols et portugais s’installent à Bayonne, toute proche. Initiés aux subtilités du cacao, ils créent sur la rive droite de l’Adour les premiers sites de transformation du cacao en France. Et en 1670, le mot « chocolat » apparaît pour la première fois dans les archives de la ville.

Bayonne reste encore la ville du chocolat, j’ai rencontré ce printemps, dans le vieux Bayonne de merveilleuses boutiques aux belles vitrines gourmandes.

Qui suis-je ?????
Qui suis-je ?????

La fabrication industrielle du chocolat débute en Angleterre en 1728 et en France en 1770. La première fabrique mécanisée de chocolat s'installe à Bayonne dans les années 1780. La grande révolution vient de Hollande avec l'invention en 1825 par Coenraad Van Hooten de la poudre de cacao, obtenue à partir de tourteaux de matière sèche, débarrassée du beurre de cacao, et pulvérisée. Rendue plus soluble par alcalinisation, elle permet d'obtenir une boisson plus homogène dont la matière ne retombe pas.
Cette découverte va voir la boisson mousseuse datant du 16ème siècle, le xocoatl, disparaître peu à peu, remplacée par une boisson proche de ce que l'on connaît aujourd'hui.

Plusieurs noms jalonnent l’histoire du chocolat, retenons  Fry, Cadbury et Barry en Angleterre, Van Hooten en Hollande, Menier, Cemoi et Poulain en France, Suchard, Tobler, Cailler ou Lindt en Suisse, chacun apportant sa contribution à l'évolution de la fabrication et aux arômes du chocolat. L'engouement pour le chocolat n'a jamais cessé de progresser, y compris dans les pays d'Europe où il est connu depuis longtemps.

Qui suis-je ?????

Je vous souhaite de déguster de nombreuses truffes, orangettes et autres gourmandises en attendant la suite de cet article.....

                                                                                              Christianne

 

Merci aux nombreux sites Internet que j'ai consultés, car, entre autres bienfaits, le chocolat rend aussi très bavard....

 

                                                à suivre ..................

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Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

11 Novembre 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

 

Fleurs cultivées, emblématique du début novembre, elles ont les couleurs de l’automne mais restent réservées à la Toussaint. Ce sont des plantes annuelles ou vivaces, plutôt méridionales, de la famille des Astéracées.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

Rappel

Les Astéracées ont la caractéristique commune d'avoir des fleurs minuscules, réunies en un réceptacle floral appelé capitule, elles sont serrées les unes à côté des autres, sans pédoncules. Le capitule est entouré par des bractées qui forment un involucre.

Ainsi, contrairement au terme de la langue commune, ce qu'on appelle une « fleur » de tournesol, de pissenlit  ou de….. chrysanthème n'est pas, en réalité  « une » fleur mais un capitule formé d'une multitude de petites fleurs.

Inflorescence en capitule: ensemble de fleurs sessiles, serrées les unes contre les autres, sans pédoncules, réunies sur un réceptacle floral élargi.

 

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

Le mot Chrysanthème vient du grec "khrusas" qui signifie or et "anthos" qui veut dire fleur. L'appellation "Fleur d'or" fait référence à la couleur des fleurs des premiers chrysanthèmes.

Le chrysanthème a été rapporté d'Asie. À l'origine, les Chinois le cultivaient il y a 2.000 ans. Un des premiers botanistes qui l’a décrit est le naturaliste Thunberg, élève de Linné, qui, en voyage au Japon en 1775, mentionne Chrysanthemum indicum, terme impropre d’ailleurs, indicum signifiant « d’Inde ». Il note qu'il est très cultivé dans les maisons et les jardins, qu'on le trouve à l'état sauvage et qu'il fleurit durant l'été et l'automne.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

L'introduction définitive du chrysanthème revient à un Marseillais, le capitaine Pierre-Louis BLANCARD. Il rapporte de Chine en 1789, trois variétés, une blanche, une violette et une pourpre, seule la pourpre survécut aux aléas du long voyage et arrive vivante à Marseille.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

En Europe, Le chrysanthème est devenu la fleur des morts lorsque Raymond Poincaré, en 1919, a exigé que tous les monuments aux morts de France soient fleuris le 11 novembre. Puis la coutume a « glissé » progressivement du 11 novembre au 1er novembre. Et si cette fleur est devenue emblématique de la Toussaint, c'est tout simplement que c'est l'une des rares plantes qui ait encore une floraison, spectaculaire à cette période. Avec une trentaine de milliers de monuments aux morts en France, la décision de Raymond Poincaré a donné un essor commercial énorme au chrysanthème !!

Alain Baraton
France-Inter le 1er novembre 2015

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

En 2010, quelques 21,3 millions de pots ont été achetés en France à la charnière des mois d'octobre et novembre.

L’association du chrysanthème avec la mort n'est pas universelle.

En orient, le chrysanthème jaune était un symbole de longévité et d'immortalité. De Pékin à Séoul et jusqu’en Russie, le chrysanthème symbolise l’éternité, la gaité, le plaisir, sans doute parce qu’il illumine de sa floraison colorée la fin de l’automne.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

Au Japon, où il fut introduit au VIIIe siècle après J.C., le chrysanthème est immédiatement devenu la fleur emblème de la Famille Royale puisqu’on lui attribuait la capacité de rendre la vie plus belle, plus longue.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....
Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

En fait, la particularité du chrysanthème est effectivement d’être une plante dite de jours courts, le chrysanthème fleurit seulement lorsque les nuits sont plus longues que les jours, soit après le 21 septembre !

Jean-Marie Pelt
France-Inter le 31 octobre 2015

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

Il existe de très nombreuses variétés de chrysanthèmes et de nombreux hybrides. Il y quelques années, on voyait surtout ces grosses boules blanches, jaunes ou violacées.

 

 

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....
Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

Mais la mode change. Actuellement les bruyères ont une cote montante, car elles ne craignent pas le gel, contrairement aux chrysanthèmes.

Ce changement de mode permet à Chrysanthemum indicum et ses hybrides, de sortir des cimetières et d’envahir jardinières, plates-bandes et jardins, pour notre plus grand plaisir.

Je les trouve très beaux et toutes ces couleurs éclatantes sont comme les derniers feux de l’été et de l’automne, avant la grisaille et les frimas de novembre.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....

Christianne

En cette journée du 11 novembre, rappelons-nous que les poilus français ont choisi

le bleuet comme symbole de leur guerre.

Fleurs d’automne, les chrysanthèmes.....
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Qui suis-je??? la suite

30 Août 2015 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Nous avons rencontrée récemment Cichorium intibus,  alias la chicorée sauvage, elle nous ramène à la plus importante

Cichorium endivia ssp pumulum, à savoir l’ENDIVE,

qui envahit nos rayons de légumes, dès les premiers froids venus ! Un paradoxe, car toutes les chicorées citées précédemment craignent les gelées !!! Elle nous ramène aussi au cœur géographique de cette histoire : l’Artois, le Hainaut et la Flandre.

 

La légende voudrait que dans les années 1830, années de troubles qui ont mené à l’indépendance de ce que nous appelons la Belgique, un paysan aurait dissimulé sa récolte dans sa cave (probablement de la barbe de capucin, déjà mentionnée en 1751 par La Chesnaye – et cultivée par la suite comme les champignons de Paris). Il eut la surprise de découvrir ce que les Flamands appellent WITLOOF (= feuille blanche)  -nom générique de semences d’endive maintenant-, ou CHICON, nom donné par les Chtis de notre Nord  (national et belge francophone).

 

Le premier cageot de ‘’chicons’’ fut vendu aux Halles de Paris en 1879 sous le nom « d’endives de Bruxelles ».

Qui suis-je???  la suite

Cela a donné lieu à une activité artisanale durant les mois d’hiver, jusque dans les années 1960-1970, en particulier dans le Cambraisie, d’où me vient l’histoire, activité à laquelle s’adonnaient les ouvriers d’usine et leurs familles, pour un revenu d’appoint souvent aléatoire. Ce qui était sûr, c’était la fatigue, les dos cassés, et les longues heures de travail en plein champ et dans les hangars, pour conditionner le produit !

 

Ces ouvriers, pour la plupart, ne possédaient pas de terres, et louaient donc des surfaces plus ou moins grandes, surfaces exprimées en « maincordées » - orthographe incertaine et à rectifier !

Quatre maincordées faisant environ 4000 m2.

Après avoir acheté la semence en Belgique, il fallait semer en faisant des « routes » (= des lignes) ; puis « démarier » (= éclaircir) ; puis « ligner » à la main, à savoir désherber aux premières chaleurs (si, si ! il peut faire chaud ! ).

 

Les lignes de cotes

Les lignes de cotes

Les racines (les « carottes » couleur brun clair) se couronnaient de « cotes », feuilles lancéolées et vertes (mais ces plants ne ‘’montent’’ pas – la main de l’homme a déjà sélectionné).

Après les avoir arraché fin septembre, on sépare feuilles et racines, en laissant un collet d’au moins 2cm pour préserver le futur bourgeon. C’est alors que commence le vrai travail et l’aventure du ‘’Chicon’’, plus ou moins fructueuse selon les cours de l’endive aux Halles de Paris !

Chicons

Chicons

On ramène les racines aux champs : elles sont mises « en couches »  (= jauges) généralement de 8 m x 2 m. Les couches sont creusées pour installer une tuyauterie qui forme le cadre (extérieur) sur une profondeur d’une trentaine de cm, puis la terre est « décaissée » (= creusée) à environ 20 cm de profondeur. Les racines  - on les appelle aussi chicons à ce stade !- sont repiqués bien serrés, par carrés ; on les recouvre d’un peu de terre et d’une couche de paille épaisse (80 cm à 10 cm) ; le tout est protégé des intempéries et de la neige par des tôles.

Chicons en jauge

Chicons en jauge

Le plus important reste à faire : installer la chaudière (feu au charbon) et ses deux réservoirs d’eau qui, une fois chauffée, va parcourir les tuyaux entourant la « couche » : la température de l’eau doit fournir une bonne chaleur aux chicons (20° environ), véritable circuit de chauffage central !

 

A maturité et selon les cours des Halles qui varient selon la météo ( !), on « découche », c'est-à-dire on sort les plants et les endives blanches sont cassées du chicon et apportées dans le local des éplucheuses (les femmes du voisinage s’entraident, solidarité des gens du Nord) : elles nettoient et mettent le "produit fini" dans de petites caisses avec du papier bleu, fermées par du fil de fer. Les couches pouvaient produire de 800 kg à 1200 kg d’endives.

Qui suis-je???  la suite
Qui suis-je???  la suite

 

Les femmes étaient payées 100 fr de l’heure, l’équivalent de 20 carambars ! On pouvait gagner quelque argent, encore fallait-il «  découcher » quand le prix de l’endive allait grimper...

Le père de celui qui me raconte l’histoire n’a guère eu cette chance, et dans le village, il était connu pour cela !

«  Ah ! Le Père S. découche, l’endive va encore baisser ! » disaient les voisins.

Puis un jour sa femme a dit : «  ça suffit ! C’est trop de travail, on arrête ! ».

 

C’est la fin de l’histoire...  

 

Maintenant cette production se fait dans des serres, avec des installations ultra sophistiquées. Cependant, je me suis laissé dire que les amateurs gourmets, en quête des saveurs d’antan inégalées, paient fort cher la production - confidentielle- d’endives de plein champ......

                                                                               Jean

Endives de Bruxelles

Endives de Bruxelles

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Qui suis-je ?

2 Mars 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

 

 

 

Plante herbacée, j’égaye chemins et bords de routes de mes touffes bleu clair, à la belle saison.


Je suis une astéracée liguliflore très  commune ; et si mon habitus (= aspect, port) est un peu dégingandé, avec ma tige anguleuse aux rameaux divariqués, je porte haut (80cm – 100cm) et beau mes nombreux capitules bleu clair ; mes feuilles supérieures sont lancéolées et sessiles, mais celles de la base en rosette sont découpées en lobes – avec le terminal un peu plus grand- ce qui leur donne de faux airs de feuilles de pissenlit.

 

Je suis une rudérale mésophile qui n’aime guère les humus riches en azote, ni les fortes chaleurs ni les pluies : une bonne fille, quoi, sans grande exigence, bien que je me ferme l’après-midi et par temps pluvieux.


Je suis d’origine Euro asiatique et fais partie de l’environnement depuis fort longtemps : je fus, dit-on, domestiquée dans le Proche Orient vers 6000 ans avant J.C. et le papyrus d’Ebers (sorte de codex médical égyptien, 4000 ans avant J.C.) me mentionne déjà pour mes nombreuses applications thérapeutiques concernant l’appareil digestif !

 

Plus proche de nous, Dioscoride (1° siècle après J.C.) me préconise pour fortifier l’estomac, Galien  (son cadet en médecine, 2° moitié du deuxième siècle, m’appelle « l’amie du foie » ! (Sainte) Hildegarde de Bingen, au 12° siècle, m’emploie pour faire un digestif.

 

Tout est comestible en moi, racine comprise, et mes propriétés digestives, apéritives, dépuratives (sans doute à cause de l’amertume de mon latex blanc) ont traversé les âges.

Et pour finir ce tableau, Jeanne Covillot

m’a fait la vedette de sa 

« Clé d’Identification Illustrée des Plantes Sauvages »

puisque j’en orne sa couverture !

 

 

 

4 covillot

 

Je suis, .... je suis :             Cichorium intybus ssp intybus !

 

4 cichorium intybus 01

Nom bizarre puisque redondant !

 

Chichorium en latin  (du grec kichore) désigne une chicorée sauvage ;

Intybus (dont l’origine suggérée serait syrienne, désignant une flûte, car ma tige est creuse comme cet instrument) est aussi en latin le nom d’une chicorée (voir Pline le Naturaliste).

D’ailleurs, du temps de Charlemagne, on m’appelait INTUBA.

 

4 cichorium intybus 02

 

J’ai connu, de par les siècles, une descendance très prolifique, auprès des humains, après moultes sélections – mais les OGM ne se sont pas encore intéressés à moi ?.....

 

 

  4 chichorium intybus

 

 

Quelques apparentées :


Cichorium spinosum L. : aux feuilles basales tendres et sans amertume sont mangées en salade par les Crétois (les feuilles supérieures sont épineuses, les capitules peu nombreux ; elle pousse sur des sols caillouteux et dans les fentes des rochers, voire même dans la phrygane (garrigue dégradée).

 

4 chicorée crète


Cichorium endivia ssp divaricatum : toujours sauvage, dont les feuilles (jeunes) sont consommées en Grèce.

 

 

Cichorium intybus variante foliosum : ou barbe de capucin, cultivée déjà des siècles en arrière.

 

barbe-de-capucins.jpg

 

 

 


scarole.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les salades ‘’scarole’’, ‘’ frisée’’,’’Trévise’’ sont des variétés cultivées, dérivées de C. intybus.

 

Au passage saluons C. intybus ssp sativum, alias chicorée à torréfier (la racine) ou succédané du café.

 

 

Elle nous ramène à la plus importante :  

4 salade


C. endivia ssp pumulum, à savoir l’ENDIVE, qui envahit nos rayons de légumes, dès les premiers froids venus ! Un paradoxe, car toutes les chicorées ci-dessus craignent les gelées !!!

 

 

Elle nous ramène aussi au cœur géographique de cette histoire : l’Artois, le Hainaut et la Flandre.

 

La légende voudrait que dans les années 1830, années de troubles qui ont mené à l’indépendance de ce que nous appelons la Belgique, un paysan aurait dissimulé sa récolte dans sa cave (probablement de la barbe de capucin, déjà mentionnée en 1751 par La Chesnaye – et cultivée par la suite comme les champignons de Paris) ; il eut la surprise de découvrir ce que les Flamands appellent WITLOOF (= feuille blanche)  -nom générique de semences d’endive maintenant-, ou CHICON, nom donné par les Chtis de notre Nord  (national et belge francophone).

 

 


Le premier cageot de ‘’chicons’’ fut vendu aux Halles de Paris en 1879 sous le nom "d’endives de Bruxelles".

 

Cela a donné lieu à une activité artisanale durant les mois d’hiver, jusque dans les années 1960-1970, en particulier dans le Cambraisie, d’où me vient l’histoire.

 

c'est une activité à laquelle s’adonnaient les ouvriers d’usine et leurs familles, pour un revenu d’appoint souvent aléatoire. Ce qui était sûr, c’était la fatigue, les dos cassés, et les longues heures de travail en plein champ et dans les hangars pour conditionner le produit !

4 chicon

 

Ces ouvriers, pour la plupart, ne possédaient pas de terres et louaient donc des surfaces plus ou moins grandes. Les surfaces étaient exprimées en "maincordées" - orthographe incertaine et à rectifier ! Quatre maincordées faisaient environ 4000m2.

 

 

lignes

 

 

 

Après avoir acheté la semence en Belgique, il fallait semer en faisant des  "routes"  (des lignes) ; puis "démarier" (éclaircir) ; puis "ligner" à la main, à savoir désherber aux premières chaleurs (si !  si !il peut faire chaud ! ).

 

 

 

 

 

 

 

 

4 chicon 2Les racines (les « carottes » couleur brun clair) se couronnaient de "cotes", feuilles lancéolées et vertes (mais ces plants ne ‘’montent’’ pas – la main de l’homme a déjà sélectionné).


Après les avoir arraché fin septembre, on sépare feuilles et racines, en laissant un collet d’au moins 2cm pour préserver le futur bourgeon. C’est alors que commence le vrai travail et l’aventure du ’Chicon’, plus ou moins fructueuse selon les cours de l’endive aux Halles de Paris !


 

On ramène les racines aux champs : elles sont mises "en couches" (jauges) généralement de 8m sur 2m.

 

4-en-couche.jpg

Les couches sont creusées pour installer une tuyauterie qui forme le cadre (extérieur) sur une profondeur d’une trentaine de cm, puis la terre est "décaissée" (creusée) à environ 20cm de prof ; les racines  - on les appelle aussi chicons à ce stade !- sont repiqués bien serrés, par carrés ; on les recouvre d’un peu de terre et d’une couche de paille épaisse (80cm à 100cm) ; le tout est protégé des intempéries et de la neige par des tôles.

 

Le plus important reste à faire : installer la chaudière (feu au charbon) et ses deux réservoirs d’eau, qui une fois chauffée va parcourir les tuyaux entourant la "couche" : la température de l’eau doit fournir une bonne chaleur aux chicons (20° environ), véritable circuit de chauffage central !

 

4 champ d'endivesA maturité, et selon les cours des Halles qui varient selon la météo ( !), on "découche", c'est-à-dire on sort les plants et les endives blanches sont cassées du chicon et apportées dans le local des éplucheuses (les femmes du voisinage s’enter aident, solidarité des gens du Nord) : elles nettoient et mettent le ‘produit fini’ dans de petites caisses avec du papier bleu, fermées par du fil de fer. Les couches pouvaient produire de 800kg à 1200kg d’endives.

 

 Les femmes étaient payées 100Fr de l’heure, l’équivalent de 20 carambars !

On pouvait gagner quelque argent, encore fallait-il "découcher" quand le prix de l’endive allait grimper... Le père de celui qui me raconte l’histoire n’a guère eu cette chance, et dans le village il était connu pour cela !


«  Ah ! Le Père S. découche, l’endive va encore baisser ! » disaient les voisins. Puis un jour sa femme a dit : "ça suffit ! C’est trop de travail, on arrête ! "

 

C’est la fin de l’histoire...

 

Maintenant cette production se fait dans des serres, avec des installations ultra sophistiquées.

 

Je me suis laissé dire que des amateurs gourmets, en quête des saveurs d’antan inégalées, paient fort cher la production - confidentielle- d’endives de plein champ......

 

                                                          Jean

Photos Jean Christianne et empruntées à Internet

 


 

 

 


 

 

 

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