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histoire et legendes

Souvenirs de vacances....

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Le port de Trani

Le port de Trani

Lors d’un séjour dans les Pouilles, la Puglia pour les Italiens, j’ai découvert une province d’une grande beauté et très attachante. Au sud-est de l’Italie, c’est le talon de la « botte », l’Adriatique scintille le long du littoral et les villages rivalisent de blancheur. Vignes, amandiers et oliviers jouissent d’un climat favorable. Et la gastronomie est inoubliable...

Cette région d’une grande richesse historique est héritière de toutes les cultures qui se sont succédé sur son sol. Grecques, romaines, byzantines. Mais aussi Sarazins, Lombards, Souabes, Angevins ou Aragonais ont succombé à l’attrait de ses ports de commerce et à l’abondance de ses productions agricoles.

Je resterai dans le domaine botanique, un peu marginal mais intéressant.

En se promenant dans les centres historiques des villes et des villages, surtout dans le Salento et en levant les yeux, on aperçoit des décorations originales sur les balcons, sur les balustrades en fer forgé ou en maçonnerie.

Souvenirs de vacances....

Notre guide nous fait découvrir les pumi, (singulier pumo) céramiques en forme de pomme de pin. Le nom vient du latin pomum, qui signifie fruit ; c’est l’un des symboles de la déesse Pomona, la déesse romaine des fruits et, évidemment, ces fruits sont le symbole de prospérité, de douceur, de fécondité.

Les pumi ont la forme non pas d’un fruit particulier mais de boutons sur le point d'éclore, ils portent le symbole de fécondité, de chance et de  bonheur.

Cette habitude est ancienne aussi. Autrefois, les pumi en céramique n’étaient pas à la portée de tous et les « afficher » sur les rebords des fenêtres était un indicateur de puissance.

Souvenirs de vacances....
Souvenirs de vacances....Souvenirs de vacances....
Souvenirs de vacances....

On en rencontre aussi en décoration, dans les rues, dans les magasins ou les restaurants. Et on peut en rapporter en souvenirs, aussi ….

Pumi

Pumi

Souvenirs de vacances....
Souvenirs de vacances....
Souvenirs de vacances....

Pour ce balcon, le message n’est peut-être pas celui attendu, économie ? Humour ? Colère ? Chi lo sa ?

Pumi

Pumi

                                                        Christianne

Publié dans Histoire et légendes

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L'Ile de Batz, (III)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Pour nous dépayser et oublier un peu le ciel gris de ces derniers jours et les chiffres de la pandémie, retournons sur l'île de Batz.

C’est le mois de septembre, l’air est doux, juste un petit zéphyr et du bleu, bleu azur pour le ciel, bleu saphir pour la Manche (en breton Mor Breizh)

Nous sommes toujours dans le jardin Georges Delaselle. Voici quelques plantes encore fleuries dont je vous livre les noms mais aussi les photos Banksia integrifolia, Leonotis leonurus, Amaryllis belladonna, Polygala myrtifolia.

Banksia integrifolia

Banksia integrifolia

Leonotis leonurus,

Leonotis leonurus,

Amaryllis belladonna

Amaryllis belladonna

Polygala myrtifolia.

Polygala myrtifolia.

Une dernière image avant de quitter l’île,

Sur l'île de Batz

Sur l'île de Batz

Retour vers l’embarcadère pour rentrer sur le continent. La marée est montante, la vedette accostera dans le vieux port de Roscoff.

Roscoff

Roscoff

Ne pas partir sans un moment de flânerie dans le village de Roscoff, un centre-ville parsemé de vieilles maisons en pierre. Par la rue de l’Amiral-Réveillère, on va jusqu’à l’église Notre-Dame-de-Croaz-Batz

Eglise Notre-Dame-de-Croaz-Batz à Roscoff

Eglise Notre-Dame-de-Croaz-Batz à Roscoff

Puis on arrive sur une placette où l’on découvre une belle maison renaissance et cette drôle de sculpture sur la façade.

Maison renaissance à Roscoff

Maison renaissance à Roscoff

Les johnnies de Roscoff

Les johnnies de Roscoff

Elle évoque une spécialité du village qui est l’oignon de Roscoff, doux et rosé. Il est très apprécié en Bretagne mais pas seulement. Voici son histoire :

C’est au XVIIe siècle que la culture de l’oignon débute à Roscoff grâce à un moine capucin qui selon la légende sema les premières graines venues du Portugal dans les jardins de son couvent. Les exportations de sel et de toiles de lin rythmaient principalement l’activité économique de la région. Une activité maritime dense dès le XIVe siècle qui marchandait principalement avec plusieurs européens.

En 1828, un cultivateur roscovite, Henri Ollivier, affréta une gabarre, la chargea d'oignons et avec trois compagnons se dirigea vers l'Angleterre.

Oignon de Roscoff

Oignon de Roscoff

Tel fut l'initiateur et le fondateur du commerce d'oignons avec la Grande-Bretagne. Là-bas, les vendeurs furent appelés en anglais Johnnies «les petits Jean » ou Onion Johnnies. Ils ont été surnommés ainsi car, à cette époque, ils emmenaient avec eux leurs enfants, âgés d'une dizaine d’années et petits par la taille, prénommé Yann, équivalent de John, ou Yannick, équivalent de Johnny. En breton ce sont des prénoms très usuels.

Partis de Roscoff le troisième jeudi de juillet, les vendeurs d'oignons faisaient du porte-à-porte, portant leurs marchandises tressées sur les épaules puis, quand la bicyclette est apparue, sur leurs vélos. On les interpellait dans la rue « hello John !»

Ainsi est né ce surnom de Johnny qui rendit célèbres les Roscovites dans tout le sud de l’Angleterre et même en Ecosse.

La production de l’oignon de Roscoff a obtenu l’A.O.C (Appellation d’Origine Contrôlée) en 2009 et l’A.O.P (Appellation d’Origine Protégée) en 2013.

Voilà nous quittons le pays de Léon, bro Leon en breton, en espérant vous avoir intéressé et même vous avoir donné envie de visiter le Finistère,

Kenavo

 

Christianne

L'Ile de Batz, (III)
L'Ile de Batz, (III)
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Abbaye de Saint Felix-de-Montceau.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Faisons un détour au sud alors que l'automne s'annonce dans nos Alpes en parcourant une découverte de septembre 2020, dans l’Hérault.

C'est une abbaye située sur le massif de la Gardiole, sur la commune de Gigean. Fondée en 1092, dépendante de l’évêché de Maguelone, elle a rapidement prospéré grâce aux legs, terres, vignes, granges… et surtout grâce à l’appui des divers Papes qui la protégèrent au vu de leur grande piété. Elle se composait de plusieurs bâtiments organisés autour d'un cloître : une petite église romane, un réfectoire, une cuisine, une salle capitulaire et divers autres bâtiments annexes.

Aujourd’hui l’association de sauvegarde de St Felix créée en 1970, en partenariat avec la commune de Gigean, s’efforce de sauvegarder le monument.

L'église gothique

L'église gothique

La longue histoire de cette abbaye est mouvementée !

Au XIIIe siècle, une grande église gothique a été ajoutée ainsi qu'une enfermerie (prison où les religieuses qui avaient commis des écarts étaient enfermées). Quelles fautes avaient pu commettre les religieuses pour mériter « la prison » ? Les archives montrent que le 4 juin 1332, Jean de Vissec, évêque de Maguelone, porte au monastère une ordonnance visant à remettre dans « le droit chemin » les moniales. En effet c'est à cette époque qu'apparaît le dicton : Saint-Félix de Monceau, 12 nonnes, 13 berceaux. Effectivement il fallait remettre de l’ordre !

L’abbaye a abrité différents ordres de religieuses, mais après les guerres de religions et de nombreux pillages, elle est abandonnée et sert de carrière jusqu’en 1970.

La visite du site et des jardins monastiques recréés est intéressante. On peut comprendre comment l'abbaye était agencée.

 

Le lavabo

Le lavabo

Le chauffoir

Le chauffoir

Les jardins médiévaux sont bien organisés et bien entretenus mais petits.

Abbaye de Saint Felix-de-Montceau.
Abbaye de Saint Felix-de-Montceau.

Nous avons trouvé quelques plantes clandestines dans les allées.

 

Ecballium elaterium, concombre d'âne ou cornichon d'âne (
Ecballium elaterium, concombre d'âne ou cornichon d'âne (

Ecballium elaterium, concombre d'âne ou cornichon d'âne (

Heliotropium europaeum, héliotrope commun
Heliotropium europaeum, héliotrope commun

Heliotropium europaeum, héliotrope commun

Hyoscyamus albus, jusquiame blanche

Hyoscyamus albus, jusquiame blanche

L'abbaye est située en hauteur, on domine l’étang de Thau, il fait beau, l’étang est bleu comme le ciel dans la légére brume matinale. On aperçoit au loin les tables sur lesquelles on élève des moules et des huitres.

 

Abbaye de Saint Felix-de-Montceau.

L'église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 février 1953.

Pour promouvoir ce site remarquable, l’association organise des manifestations afin de faire connaître ce patrimoine exceptionnel et de récolter des fonds pour la poursuite de la sauvegarde de cette abbaye : visites, concerts, fêtes des fleurs, spectacles médiévaux, randonnées, etc.

                                                                                                     Christianne

Publié dans Histoire et légendes

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Mayotte : curiosités mahoraises...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

......Blason du département 976......

......Blason du département 976......

Les courses de Pneus

Emblématique de l'île, la course de pneus, une tradition qui remonte à 3 décennies. Elle consiste à faire rouler un pneu en le dirigeant avec des bâtons, ce qui requiert une grande dextérité ! Cet événement, à la fois sportif et folklorique, est l'un des plus célèbres de Mayotte. Plusieurs milliers de spectateurs viennent encourager un bon millier de coureurs. 

 Course de pneus, catégorie "enfants".

Course de pneus, catégorie "enfants".

 Course de pneus, catégorie "adultes".

Course de pneus, catégorie "adultes".

La pêche au voile

Cette technique de pêche est réservée aux femmes. Les hommes préférant la pirogue. Elles utilisent aussi bien un drap, des lambas cousus entre eux (les paréos locaux), des moustiquaires ... Elles avancent en chaîne dans l'eau et piègent de petits poissons plus petits que la sardine. Tout le village attend leur retour car c'est un met délicieux et recherché.  

 

Pêche au voile..

Pêche au voile..

Le sel de Bandrélé.

En début de saison des pluies, Ansufati Velou gratte le sol à l'aide d'une spatule en plastique. Le soleil cogne encore et cette "Mama Shingo" , "maman du sel" en Shimaore, récolte le limon qui lui servira à fabriquer du sel, selon une technique ancestrale de Mayotte. Les saunières récoltent le sel grâce à l’évaporation de l’eau dans les marais salants, qui se trouvent entre la plage et la mangrove de Bandrélé.                                                   

Le ramassage du limon, la réalisation de monticule de cette matière grâce à une noix de coco coupée en deux, la filtration du limon dans des bassines trouées pour obtenir un liquide concentré en sel, et enfin l’évaporation du liquide, sont les passages obligés pour laisser apparaître un sel extrêmement blanc. 

Musée du sel de Bandrélé

Musée du sel de Bandrélé

Marais salant de Bandrélé

Marais salant de Bandrélé

De l'eau est versée sur le limon chargé de sel

De l'eau est versée sur le limon chargé de sel

Cristallisation du sel

Cristallisation du sel

 Sel de Bandrélé

Sel de Bandrélé

Les taxis.

Les taxis collectifs urbains sont les seuls transports en commun. Ils sont nombreux et fonctionnent bien. Le tarif est forfaitaire dans les zones urbaines, moins de 2€ le trajet par personne de jour.

Les taxis-brousse prennent le relais des taxis-ville en zones rurales, aux extrémités de Grande-Terre. Ce sont des bus, le plus souvent climatisés. Ils circulent en Grande-Terre, au départ de Mamoudzou. Tarif en fonction de la distance, entre 1 et 6 € la course. Le véhicule part quand son chauffeur juge qu’il est suffisamment rempli.

Taxi brousse

Taxi brousse

Ylang-Ylang, était la fleur emblématique de Mayotte

Mayotte a longtemps été l'un des principaux producteurs d'Ylang-Ylang,  Cananga odorata.

Cette production, était réalisée par 380 producteurs sur une superficie de 500 hectares environ (204 000 pieds), mais a drastiquement chuté après la départementalisation de l'île en mars 2011.

En effet, l'alignement de Mayotte sur le droit du travail français a fait fuir les principaux exploitants (comme Guerlain) vers les pays voisins (Comores ou Madagascar), où la main-d’œuvre est moins chère. Un plan de restructuration et d'optimisation de la filière appuyé par des fonds publics se met en place à Mayotte depuis 2016 et commence à porter ses fruits. L’emploi “au noir“ de clandestins, est également, largement utilisé.

Un arbre à la silhouette mystérieuse.

Pour faciliter la cueillette des fleurs, les arbres sont taillés de manière à ne pas dépasser deux à trois mètres de hauteur. Le résultat ? Les branches sinueuses dessinent une sorte de couronne au-dessus du tronc à l’écorce grise.

L'arbre Ylang-ylang à la silhouette mystérieuse.

L'arbre Ylang-ylang à la silhouette mystérieuse.

Fleurs d'ylang-ylang

Fleurs d'ylang-ylang

Alambic pour distillation des fleurs d'ylang-ylang

Alambic pour distillation des fleurs d'ylang-ylang

 

Je termine ici ce partage sur mon séjour dans cette île fascinante. J’espère que vous aurez pris autant de plaisir à découvrir ces propos, que moi à vous les transmettre et encore merci pour tout, à Philippe et Anaële.

Un merci tout spécial à Christianne, qui apporte systématiquement et avec talent, son coup de patte final pour la mise en page de l’ensemble des articles.

 

                                                                                   Joanny

Photos internet

Publié dans Histoire et légendes

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Mayotte, les marches d'Acoua suite...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Revenons vers l’objectif premier de notre balade, le point de vue vers la baie d’Acoua. Pour cela, l’ascension des fameuses marches reste à faire. L’irrégularité de la hauteur de ces marches a été quelque peu problématique pour moi. Mais je suis tout de même arrivé au sommet. Le classement de cette rando parmi les plus réputées de Grande terre est bien réel, un régal pour les yeux....

La terre est rouge, la mer est bleue. Photo Anaële.

La terre est rouge, la mer est bleue. Photo Anaële.

Photo Anaële.

Photo Anaële.

Vue sur les ilots du nord, Photo Anaële.

Vue sur les ilots du nord, Photo Anaële.

Dernière échappée visuelle vers le lagon, Photo Anaële.

Dernière échappée visuelle vers le lagon, Photo Anaële.

Après ce merveilleux moment de contemplation, il est temps de redescendre. Au bas des marches, nous avons découvert une petite colonie de sensitives. 

Sensitive-Mimosa pudica L. Photo Anaële

Sensitive-Mimosa pudica L. Photo Anaële

Sensitive-Mimosa pudica L., originaire du Brésil.

Les feuilles alternes se replient au moindre choc, ce qu'en jargon botanique il convient d'appeler 'séismonastie'. Cet amusant mouvement est à priori un mécanisme protecteur contre d'éventuels prédateurs qui, croyant voir une plante fanée, s'en désintéresseraient alors. Elle est classée dans les envahissantes.

Cette journée nous a permis de découvrir un autre visage de cette île aux multiples contrastes. Mais ce territoire est menacé de toute part.

Sensitive-Mimosa pudica L.

Sensitive-Mimosa pudica L.

La forêt mahoraise est en danger.

« il ne reste plus que 4 ou 5% de forêt primaire sur les crêtes comme au Mont Bénara ou dans la mangrove ». En cause, la pression démographique, les prélèvements avec les coupes de bois, et surtout, le surpâturage « les zébus dévastent tout ! ».
Propos du directeur régional de l’Office National des Forêts (ONF) en 2014.

Cette situation est inquiétante à plus d'un titre... la forêt continue de reculer. Elle a été divisée par deux en 30 ans. Et la première cause, c'est bien l'agriculture. Des activités agricoles souvent clandestines, pointe du doigt France Mayotte Matin. En cause, les brûlis (sujet déjà abordé avec les “padzas“ dans les premières pages sur Mayotte). 

Brûlis forestiers à Mayotte

Brûlis forestiers à Mayotte

Le Conservatoire Botanique Naturel de Mascarin (CBNM) renforce son étude des espèces florales présentes dans les forêts du territoire et de la progression des invasives. Souhaitons que ce ne soit pas trop tard.

Espèces connues.

Parmi ces espèces connues, mais pas forcément référencées, des arbres de plusieurs dizaines de mètres de haut, les “Colubrinas“, ou autre “Erythroxylum“ et le fameux “bois noir des bas“ .

Racines haubans du Colubrina-sp. en cours d'identification. Arbre très connu à Mayotte mais jamais identifié

Racines haubans du Colubrina-sp. en cours d'identification. Arbre très connu à Mayotte mais jamais identifié

Erythoxylum sp en cours d'identification. Le genre Erythroxylum comprend 200 espèces, connues pour contenir de la cocaïne-

Erythoxylum sp en cours d'identification. Le genre Erythroxylum comprend 200 espèces, connues pour contenir de la cocaïne-

Bois noir des bas-Albizia lebbeck

Bois noir des bas-Albizia lebbeck

*“Bois noir des Bas’’ ou Albizia lebbeck, est une espèce d'arbre de la famille des Fabacées. Il est originaire des régions tropicales du sud de l'Asie et largement cultivée et naturalisée dans d'autres régions tropicales et subtropicales. Il est principalement utilisé pour protéger les cultures de l’ensoleillement. Autre utilisation, il est particulièrement recherché en tant qu’aphrodisiaque !!!

Les invasives.

Depuis plusieurs décennies « l’enlianement » est le terme local utilisé pour nommer l’envahissement de la forêt, depuis la canopée. En effet, certaines lianes à la recherche de l’ensoleillement ont tendance à squatter les lieux les plus exposés. Ceci, aux dépens des autres espèces forestières. 

Enlianement par Merremia peltata

Enlianement par Merremia peltata

Un autre exemple d’envahissement se situe au ras du sol, mais il n’est pas moins problématique. Il concerne la “vigne marronne“, véritable peste végétale qui recouvre, petit à petit, des parcelles entières de terrain et détruit par étouffement les espèces locales.

Vigne marronne-Rubus alceifolius

Vigne marronne-Rubus alceifolius

Une parade plutôt efficace a été expérimentée à La Réunion. Une mouche, la “tenthrède Cibdela janthina“ fut élue agent de lutte biologique contre la vigne marronne. A ce titre elle a été lâchée et acclimatée en milieu naturel avec succès sur l’île, avec le feu vert des autorités. Aujourd’hui, l’expérience d’acclimatation se poursuit : les tenthrèdes montrent une bonne capacité à se régénérer.

Espérons toutefois que cette acclimatation ne se produira pas au détriment d’espèces locales.

Tentrède ou Mouche bleue-Cibdela janthina

Tentrède ou Mouche bleue-Cibdela janthina

Début octobre période de notre séjour, les fleurs sont rares et celles que nous avons rencontrées ne sont pratiquement que des invasives.

 

Verveine Corbeille d'or-Lantana camara (envahissante), Photo Anaële

Verveine Corbeille d'or-Lantana camara (envahissante), Photo Anaële

Verveine bleue-Stachytarpheta jamaicensis, Photo Anaële

Verveine bleue-Stachytarpheta jamaicensis, Photo Anaële

Herbe le rail-Herbe pistache-Asystasia gangetica subsp.micrantha, Photo Anaële

Herbe le rail-Herbe pistache-Asystasia gangetica subsp.micrantha, Photo Anaële

 Liane corail- antigono leptopus, Photo Anaële

Liane corail- antigono leptopus, Photo Anaële

La prochaine page sera la dernière sur Mayotte, avec un petit aperçu de quelques sujets non traités, spécifiques à Mayotte.

                                                          Joanny

 

Photos Anaële et internet

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Mayotte, les marches d'Acoua...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Nous allons quitter le lagon et le littoral, pour entreprendre l’ascension d’un lieu, situé au Nord de l’îlesur les crêtes du Nord, au-dessus de la commune d’Acoua.

L’endroit est classé parmi les plus beaux points de vue de l’île (rando des marches d’Acoua). Cette randonnée, se termine par l'ascension de 207/208 marches cimentées, installées pour faciliter l'accès à une antenne tv, téléphone et autres (Philippe connaissait parfaitement ce site de retransmission, placé dans son secteur de responsabilité).                                                                                                             

Le Nord de Mayotte.

Le Nord de Mayotte.

Un beau défi à grimper, pour une vue imprenable sur la baie de M'tzamboro et la baie d'Acoua 

Au sommet des marches d'Acoua,

Au sommet des marches d'Acoua,

De bon matin, nous voilà partis en voiture depuis Mamoudzou, nous devons traverser l’île d’Est en Ouest puis nous diriger dans la direction d’Acoua. Tout de suite avant le village il faut prendre une petite route qui monte très fortement et serpente en lacets parmi une végétation luxuriante (Ce secteur est classé réserve forestière).                                                                                                             

La route vers les marches d'Acoua

La route vers les marches d'Acoua

De temps à autre, on devine des petites parcelles qui semblent être cultivées ou bien des échappées visuelles en direction de la côte, tout ceci se fondant dans un environnement végétal exceptionnel.

Parcelles cultivées le long de la petite route d'accès aux marches d'Acoua, photo de Joanny

Parcelles cultivées le long de la petite route d'accès aux marches d'Acoua, photo de Joanny

 Le long de la route d'accès aux marches d'Acoua, photo de Joanny

Le long de la route d'accès aux marches d'Acoua, photo de Joanny

 Nid de termites dans les arbres, photo de Joanny

Nid de termites dans les arbres, photo de Joanny

Au bout de la route, un semblant de parking permet de garer la voiture et nous voilà au pied des marches.

J’ai personnellement, particulièrement apprécié la progression en voiture sur cette petite route escarpée. Elle m’a permis, (faute de mieux), d’être plongé le temps d’un aller-retour, au plus proche, d’une “nature vraie“, dans ce petit paradis végétal.                                                                                                                                                                              

Je profite de ce petit intermède pour placer là, un court sujet, sur les arbres fruitiers exploités par les autochtones. La production locale fruitière couvre tout juste 80% de la demande de la population.                                                                       

Aujourd’hui encore, l'objectif principal des agriculteurs est de subvenir aux besoins familiaux locaux.

Quelques fruits locaux.                                                                                                                                            

Mayotte, les marches d'Acoua...

01 - Le fruit à pain : bien qu'il s'appelle "fruit" à pain, cette étrange boule verte qui pousse sur l'arbre à pain se mange plutôt comme un féculent. Ici, il est consommé très couramment frit, à l'instar de la patate douce ou du manioc.

02 - Le corossol : fruit bien vert, à la forme indéfinissable, le corossol est un fruit délicieux, sucré et acidulé, presque un goût de bonbon. Il peut être consommé nature, en compote, en sorbet ou en jus. Comme beaucoup de ses confrères les fruits tout vert, il est assez rébarbatif à manger car plein de gros pépins.

03 - La goyave : assez rare à Mayotte (enfin pour l'instant on n'en a peu vu) la goyave se mange principalement nature ou en jus et c'est très bon. Elle aussi est toute verte, avec une forme souvent molle, mais bon, on ne les choisit pas pour la décoration.

Mayotte, les marches d'Acoua...

04 - La papaye : la papaye, sans surprise, est verte aussi, bien qu'elle tire en mûrissant sur le jaune-vert. Encore "verte", elle peut être râpée pour être mangée en salade comme de la carotte, mais une fois mûre, on peut la consommer de différentes manières, en compote, en crumble (le crumble de papaye de Mélissa est une tuerie), nature, en jus, vous pouvez même la tartiner si le cœur vous en dit.

05 - L'orange : et oui, à Mayotte, on n’est pas à une contradiction près, et l'orange ne déroge pas à cette règle. L'orange est donc verte ici, et pas parce qu'elle n'est pas mûre. Même goût, quoiqu’un peu plus amère, et même mode de consommation que la bonne vieille orange, orange. Au moins, on devine facilement quand elles sont locales.

06 - La banane : bon d'accord, il y a ici des bananes bien jaunes. Il faut savoir qu'il existe en fait une multitude de sortes de bananes, bien loin du standard warholien de métropole. Seulement, la banane la plus en vogue à Mayotte est bien la banane verte, grosse, petite, allongée, y'en a pour tous les goûts. Comme le fruit à pain, elle sert de féculent et sera servie elle aussi frite. De quoi faire taire les plus féroces appétits.

Mayotte, les marches d'Acoua...

07 - La carambole : vous connaissez tous ce petit fruit qui donne des tranches en forme d'étoile et qui sert principalement à la décoration des plats, pour peu qu'on aime le vert. Je ne suis pas très sûr que ça se mange vraiment.

08 - La mangue : pour faire dans l'originalité, la mangue est verte à forme molle. Il en existe également plusieurs sortes, qui font beaucoup d'émules ici. La mangue est, avec la papaye, la méchante référence en termes de fruit tout vert. Elle se consomme généralement nature, avec une technique toute particulière pour obtenir une présentation sympa avec les petits carrés comme vous pouvez voir sur les yaourts à la mangue. On peut également en faire du jus, ça passe bien aussi.

09 - Les combaves : ces petites boules vertes à forme molle et boursouflée sont en fait une sorte de citron vert local. Comme tout citron vert qui se respecte, on peut l'utiliser en cuisine mais surtout avec du rhum en apéro.

Extrait du Blog de Nelly

Autres cultures.

Une autre culture largement répandue sur l’île est celle du “Manioc“. Il est fréquent de rencontrer des petites parcelles cultivées en forêt.                                        

Le “Bata-Bata“ est un plat qui va avec tout. C’est l’aliment de base de la cuisine mahoraise. Des bananes vertes, du fruit à pain, du manioc le tout bouilli, constitue les principaux composants de ce met succulent, (que je n’ai malheureusement pas goûté).  

Le bata-bata

Le bata-bata

Manioc

Manioc

Le maraîchage est appelé à se développer à condition de lever les contraintes liées à l’accès à l’eau et à l’enclavement des parcelles.                                                    

Les travaux à la campagne, à la saison des pluies

Les travaux à la campagne, à la saison des pluies

En fin de saison sèche, l’eau vient souvent à manquer dans le sud de l’île et le déficit hydrique pénalise les productions.

Elevage : En 2016, l’île comptait 17.000 bovins et 12.700 ovins et caprins, un développement rapide de l'élevage bovin est enclanché, 4.8 bovins en 2010 contre 8 en 2015. L'élevage de volaille progresse également vite et l’île est autosuffisante en œufs (15 M d’œufs produits par an). 

Zebu

Zebu

La production de poulets de chair devrait aussi se développer rapidement. 

L'élevage de poulet est en progression

L'élevage de poulet est en progression

Dans le prochain article, quelques mots sur la forêt et ce sera la montée des marches, (sans tapis rouge). 

 

 

                                                                       Joanny

A suivre....

 

Photos Internet et Joanny.

Les marches d'Acoua, photo de Joanny

Les marches d'Acoua, photo de Joanny

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Mayotte, balade en mer, suite...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Baleine à bosse visible à Mayotte. 

“La baleine à bosse ( Megaptera novaengliae) a le dos noir ou gris foncé avec une bosse en avant de l'aileron dorsal, elle mesure 12 à 16 mètres de long et pèse de 25 à 40 tonnes. C'est un Mammifère marin et comme tous les Mammifères, elle a des poumons, le sang chaud (36°C) et elle allaite son petit. A la naissance le petit mesure 4 mètres et pèse une tonne. Il tète entre 30 et 40 fois par jour et boit 12 litres d'un lait très riche à chaque tétée".

 

Baleine-à-bosse, source Mayotte-découverte

Baleine-à-bosse, source Mayotte-découverte

C’est en début de saison, juillet/août, que de tels clichés peuvent être réalisés, car après, il ne reste pratiquement que les mères avant ou après la mise bas et ces cabrioles ne sont physiquement, plus possibles pour elles. Lorsque les baleines sont hors de leur zone d’alimentation, soit pendant la majeure partie de leur migration et une fois dans les océans chauds, elles sont à jeun. Et ce jeûne peut donc durer jusqu’à 8 mois !!

Les femelles peuvent d’ailleurs avoir perdu jusqu’à 50% de leur poids total.

Fin octobre, début novembre, quand les petits sont assez résistants pour voyager, les baleines à bosse quittent Mayotte et les eaux de l'océan Indien pour aller se nourrir dans l'Antarctique".

Source :  Source Philibert Bidgrain

 

Fiche Baleine à bosse, origine  Le Petit Quotidien

Fiche Baleine à bosse, origine Le Petit Quotidien

Paco s’est alors résigné à retourner vers la première baleine de la journée, apparemment moins courtisée par les voyeurs de l’espèce humaine.

Comme elle était toujours aussi docile à l’approche, notre pilote a autorisé une mise à l’eau qui a été de courte durée. Ceci, à cause de l’arrivée impromptue d’une vedette de plaisance privée qui s’est approchée sans précautions avec une mise à l’eau à la hussarde. 

Approche des baleines, exemple de ce qu'il est interdit de faire, photo Joanny

Approche des baleines, exemple de ce qu'il est interdit de faire, photo Joanny

C'était certainement trop stressant pour la maman, qui a propulsé son rejeton devant elle et quitté les lieux à toute vitesse, pour une zone espérons-le, plus tranquille. Paco nous a expliqué que la naissance avait dû se produire, au plus tard la veille ou dans la nuit, ce qui pouvait expliquer sa relative passivité depuis le matin.

La baleine propulse son petit devant elle, photo Anaële

La baleine propulse son petit devant elle, photo Anaële

L’heure du déjeuner étant largement dépassée, Paco nous propose une pose “miam, miam“ sur l’un des nombreux îlots du lagon où une minuscule plage de sable blanc, nous tend les bras (le déjeuner est compris dans la prestation). 

Plage de sable blanc, photo Anaële

Plage de sable blanc, photo Anaële

Déjeuner sur une plage du lagon de Mayotte, photo Joanny

Déjeuner sur une plage du lagon de Mayotte, photo Joanny

Après cette pose sustentatrice, le bateau s’est dirigé vers son port d’attache. Comme le trajet longeait une mangrove très fournie, notre pilote s’est engagé sur un passage dégagé pour nous décrire le rôle primordial des mangroves dans la biodiversité de l’île. Il nous a également décrit les différentes espèces de palétuviers présentes sur le site. (Nous avons largement abordé le sujet sur Petite Terre).

Petit tour au sein de la mangrove

Petit tour au sein de la mangrove

Autres mammifères marins, visibles selon les périodes de l’année, à Mayotte

La Raie manta.  

Il parait, qu’une des meilleures expériences sous-marines est la rencontre avec une majestueuse raie Manta qui plane dans l’eau avec élégance. Avec une envergure pouvant atteindre jusqu’à 5 mètres dans le lagon, ce poisson géant inoffensif est assez curieux et n’hésite pas à nager autour des plongeurs. A Mayotte on peut la rencontrer de Mars à juillet.

La Raie Manta.  

La Raie Manta.  

Le Cachalot monocéphale. 

Ce géant des mers de 45 tonnes en moyenne est un cétacé à dents aux multiples superlatifs. Il est l'un des mammifères les plus lourds du règne animal et bat tous les records de plongée en apnée avec 3000 m de profondeur.

Le Cachalot monocéphale.

Le Cachalot monocéphale.

Le Dugong. 

C’est un mammifère marin herbivore qui a une silhouette plutôt bien potelée, il mesure 3 à 4 mètres de long et peut atteindre 500 kg. Cousin de l’éléphant de mer et du lamantin, il possède une nageoire caudale qui le place dans la famille des siréniens. Il se nourrit dans les herbiers sous-marins peu profonds et généralement près des côtes. Un adulte a besoin de 30 à 40 kg de nourriture chaque jour donc il passe la plupart de ses journées à brouter la végétation, d’où son surnom de vache de mer.  

Le Dugong

Le Dugong

Très vite, c’est le ponton et nous débarquons, tous heureux de cette magnifique journée…Tchao, baleines et dauphins, bonjour aux souvenirs et encore merci à notre pilote “Paco“.

Notre prochain rendez-vous nous conduira à l’intérieur des terres pour une randonnée aboutissant sur un point de vue magnifique, ce sera l’occasion d’aborder le thème de l’agriculture sur l’île.

 

                                                                                           Joanny

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Mayotte, balade en mer...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Ponton des plaisanciers Mamoudzou

Ponton des plaisanciers Mamoudzou

Il fait beau, la mer est calme.

Ce matin-là, c’est sous les meilleurs auspices, que notre groupe d’une dizaine de passagers, prend place sur le bateau qui nous attend au ponton de plaisance à Mamoudzou. 

C’est parti, une première mise à l’eau est proposée aux volontaires (dont je ne fais pas partie), pour admirer, en PMT(Palmes Masques Tuba), les bancs de coraux du lagon.  

 Dans le lagon, les coraux, photo Anaële

Dans le lagon, les coraux, photo Anaële

Après cette première expérience, notre bateau s’engage sur une passe pour quitter le lagon et partir à la recherche des premiers mammifères marins. Pour le large, un peu de houle, mais très supportable.  

 Un peu de houle mais ça va, photo Anaële

Un peu de houle mais ça va, photo Anaële

Notre recherche, aboutit relativement rapidement, sur un petit groupe de dauphins. Anaële ne tarde pas à squatter la première place d’observation, à la proue du bateau.

Balade en mer, rencontre avec les dauphins, photos Anaële

Balade en mer, rencontre avec les dauphins, photos Anaële

 Anaële en tête de proue

Anaële en tête de proue

Les Dauphins visibles à Mayotte.

“Vingt-et-une espèce de dauphins ont été observées à Mayotte. Trois espèces principales y résident toute l’année : le Grand dauphin de l’Indo-Pacifique (Tursiops aduncus), le Stenelle tacheté (Stenella attenuata) et le dauphin à long bec (Stenella longirostris). Outre ces trois espèces de dauphins les plus communes à Mayotte, il est possible de croiser des péponocéphales, des dauphins à bosse, des globicéphales, et autres dauphins de Fraser.

Dauphins de l'océan indien

Dauphins de l'océan indien

En général, la durée de vie moyenne des dauphins en liberté est estimée à environ 40 ans. Une femelle aura 4 à 8 petits durant sa vie. Leur taux de survie est important puisque 75% des jeunes arriveront à l’âge adulte. Ils se nourrissent de petits poissons, de céphalopodes* et de crustacés.

Les dauphins sont des animaux très sociaux, aimant vivre en groupe et souvent curieux envers l’homme. Certains pêcheurs racontent même que les grands dauphins leur indiqueraient la présence de bancs de poissons.

Ils utilisent les sons ambiants et ceux qu’ils émettent pour percevoir leur environnement, trouver et capturer leurs proies, localiser leurs congénères ou leurs prédateurs.  

* Céphalopodes. Pieuvres, calamars, seiches et nautiles. 

Céphalopodes. Pieuvres, calamars, seiches et nautiles.

Céphalopodes. Pieuvres, calamars, seiches et nautiles.

Lors de la journée, nous avons croisés 5 ou 6 groupes de dauphins (je ne me risquerai pas à vous indiquer leur espèce respective) notamment un groupe très important dont quelques jeunes remuants, nous ont fait profiter de quelques cabrioles. (Photos impossibles avec nos appareils). Les dauphins, comme nombre de cétacés, nagent en familleCela leur permet de protéger et éduquer leurs petits, ainsi que d'appliquer des techniques de chasse, efficaces en groupe

Le bateau se retrouve entouré de très nombreux cétacés

Le bateau se retrouve entouré de très nombreux cétacés

Dauphins en famille

Dauphins en famille

“Paco“, notre pilote, nous informe de la présence dans le secteur, de 4 baleines et de leur petit. Les différents pilotes se transmettent ces infos par radio. Une d’entre elles est proche de nous, elle est docile, donc assiégée par une horde de bateaux. Paco décide de rechercher une autre cible.

à suivre........

                                                       Joanny

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Mayotte, la plage de N'Gouja (2)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Les rencontres d’Anaële, en plongée PMT, palmes, masques, tuba...

Mayotte, la plage de N'Gouja (2)
Mayotte, la plage de N'Gouja (2)

Poisson-ballon à taches blanches, sa peau et ses organes contiennent des neurotoxines potentiellement mortelles pour un humain et très dissuasives pour les prédateurs.

Baliste titan, ce baliste a une activité diurne, il est solitaire et défend un territoire. Il se montre agressif envers les poissons et tout animal (plongeurs et nageurs inclus) qui traverse sa zone de nidification en période de reproduction.

Baliste Titan croqueur de Corail

Baliste Titan croqueur de Corail

 Baliste picasso

Baliste picasso

Les tortues, une tortue marine en quête de nourriture peut passer de 5 à 40 minutes sous l'eau, lorsqu'elle est endormie, elle dépense moins d'oxygène et peut rester sous l'eau pendant 4 à 7 heures.

 Tortue en plein repas

Tortue en plein repas

Baliste Titan et tortue

Baliste Titan et tortue

Tortue verte mâle avec sa queue

Tortue verte mâle avec sa queue

 Séance de nettoyage de carapace par le Rémora de service

Séance de nettoyage de carapace par le Rémora de service

 Tortue verte fait surface pour respirer

Tortue verte fait surface pour respirer

Mes rencontres de près et de loin.

Les plus présents et les plus hardis des deux représentants de la faune sauvage non maritime du “jardin Maoré“.

D'abord avec les Makis, ou Akomba !  Ce sont des Lémuriens originaires de Madagascar, leur pelage est doux et soyeux, ils sont très quémandeurs de nourriture, au grand dam des naturalistes. Mais comment ne pas être conquis par ces adorables boules de poils “je plaide coupable“ !  

Un touriste, voyons si il de quoi grignoter!

Un touriste, voyons si il de quoi grignoter!

 A l'attaque !

A l'attaque !

A deux on l'aura!

A deux on l'aura!

 Il n'a plus rien, on se casse

Il n'a plus rien, on se casse

Ne trouvant plus suffisamment à manger dans la forêt, les Makis font régulièrement « des descentes » jusque dans les vergers et les plantations d’arbres fruitiers. De ce fait, ils ne sont pas très appréciés par la population rurale et sont en forte diminution.     

Toutes les photos précédentes sont celles d'Anaële.

Pas du tout accessibles, les Roussettes - Pteropus seychellensis furent mon premier sujet d’étonnement à mon arrivée sur l’île. Il est vrai qu’avec leur envergure qui peut atteindre 1, 50 m pour 30 cm de long et leur poids de 700 grammes, elles ont de quoi impressionner. Leur corps est recouvert d'une épaisse fourrure rousse et leurs ailes et leurs têtes sont noires.

 

les Roussettes - Pteropus seychellensis, photos internet
les Roussettes - Pteropus seychellensis, photos internet

les Roussettes - Pteropus seychellensis, photos internet

L’appartement de Philippe était situé à proximité d’un terrain, plus ou moins en friches, couvert de grands arbres. Milieu tout à fait propice, pour accueillir une population à la fois, de Roussettes et de Makis. Dommage, je ne peux pas vous faire entendre les nombreux cris et les vocalises qui émergeaient de ce voisinage parfois très remuant.  

Depuis la fenêtre de Philippe à Mamoudzou

Depuis la fenêtre de Philippe à Mamoudzou

Cette journée à N’Gouja restera parmi les meilleurs moments passés sur “l’île aux parfums".

Lors du prochain rendez-vous, un autre très bon moment, nous prendrons le bateau, à la recherche d’une faune marine spectaculaire, au-delà du Lagon. 

                                                                  Joanny

Le prochain programme ...

Le prochain programme ...

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Mayotte, direction N’Gouja.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Les plages de N'Gouga et de Musicale Plage...

Les plages de N'Gouga et de Musicale Plage...

Départ pour la plage de N’Gouja (je ne sais pas encore que ce sera ma préférée), direction le Sud par la N3, et, après Brandélé, notre itinéraire passe à proximité de “Musicale Plage“, Philippe nous propose un arrêt express, sur cette plage, pour admirer le plus grand Baobab de Mayotte. Son âge estimé, entre 400 et 1000 ans (selon les différentes sources d’info) hauteur 30 m et une circonférence de 28 m.

Baobabs géants à Musicale Plage, photo Anaële

Baobabs géants à Musicale Plage, photo Anaële

Bobab géant, je ne me suis jamais senti aussi minus ! photo Anaële

Bobab géant, je ne me suis jamais senti aussi minus ! photo Anaële

Lors de mes recherches sur le net, j’ai découvert que le baobab de droite, sur la photo, s’est écroulé le 11/01/2019 et que l’autre était en péril, c’est bien dommage !  La tradition Mahoraise dit que, quand un baobab tombe, un évènement grave va se produire, prémonition ?

Un des baobabs de Musicale Plage s'est écroulé le 13-01-2019

Un des baobabs de Musicale Plage s'est écroulé le 13-01-2019

La grande majorité des Baobabs de Mayotte, sont de l’espèce Adansonia digitata, famille des Bombacacées. Ils sont originaires d’Afrique, (comme à Sakouli et à N’Gouja). Les ressources de l’arbre sont multiples, voir ce site

Fleur et fruits du baobab africain

Fleur et fruits du baobab africain

Reprenons la route ! Petit à petit la silhouette du Mont Choungui, se découvre dans notre champ de vision, (randonnée précédemment développée dans ce récit).  

Mont Choungui, le plus haut sommet de Mayotte, photo Anaële

Mont Choungui, le plus haut sommet de Mayotte, photo Anaële

Très vite, le panneau Jardin Maoré (Mayotte en Shimaore) nous indique la direction à prendre pour accéder au parking du complexe hôtelier. Cet ensemble bénéficie d'une situation privilégiée à de nombreux égards, il s’étend à l’orée de la magnifique plage de N'Gouja, très fréquentée par les tortues et leurs admirateurs.  

Plage de N'Gouja, baobabs et sable blanc

Plage de N'Gouja, baobabs et sable blanc

La plage à marée basse, photo Anaële

La plage à marée basse, photo Anaële

Nichés au cœur d'un jardin tropical riche en essences et senteurs variées, dix huit bungalows sont répartis dans ce parc. A l’abri des baobabs centenaires, ils sont répartis dans la végétation et ne se voient pas depuis la plage. Le restaurant et un centre de plongée complètent l’ensemble.  

Le parc et les bungalows de N'Gouja, photos Anaële
Le parc et les bungalows de N'Gouja, photos Anaële

Le parc et les bungalows de N'Gouja, photos Anaële

Le restaurant et les baobabs, photo Anaële

Le restaurant et les baobabs, photo Anaële

Bungalows du Jardin Maorais

Bungalows du Jardin Maorais

La plage et les tortues.

La plage de N’Gouja est fréquentée principalement, par 2 espèces de tortues, 

La tortue verte, Chelonia mydas.  

Sa taille est comprise entre 80 et 130 cm et son poids moyen est de 160 kg. Sa carapace est vert-olive avec des tâches noires pour les adultes et rouge brique grise chez les subadultes. Le plastron est presque blanc.

Nourriture : Les juvéniles sont carnivores (petits invertébrés, œufs de poisson, jeunes alevins) puis deviennent davantage herbivores (algues et herbes = phanérogames marines). La microflore de leur intestin est comparable à celle des ruminants terrestres.  

Reproduction : Cette tortue peut réaliser jusqu’à 5 pontes pendant la saison de reproduction (tous les 3 ans) et pond en moyenne une centaine d’œufs par nid.

Tortue verte

Tortue verte

 Tortue verte broutant un herbier, photo de P. Lindgren

Tortue verte broutant un herbier, photo de P. Lindgren

Tortue imbriquée Eretmochelys imbricata. 

Sa taille peut aller de 60 à 100 cm et son poids de 80 à 100 kg. Sa carapace est brun-orangée et possède des écailles imbriquées. Le bec est crochu et pointu.

Nourriture : Le régime alimentaire est omnivore (mollusques, crustacés, petits poissons et coraux).

Reproduction : Cette tortue réalise 2 à 3 pontes par saison et pond 50 à 200 œufs tous les 2 ou 3 ans. Source Oulanaa na Nyamba

Tortue imbriquée

Tortue imbriquée

Poisson pilote

C’est un nom vernaculaire ambigu en français. On appelle couramment « poisson-pilote » plusieurs espèces de poissons de l'ordre des Perciformes (dont les Rémoras). Leur nom provient du fait qu'ils accompagnent souvent les grands prédateurs marins : requins, reptiles marins et cétacés. Ils ne les guident pas, comme on le pensait autrefois, ils profiteraient de l'onde de proue créée par la nage de ces derniers. (Cette dernière affirmation est contestée par certains).

Autre version, les rémoras vivent ainsi une bonne partie de leur journée accrochés à un hôte, où les prédateurs hésiteront à aller les importuner. Ils  peuvent en changer au gré des rencontres et suivant leur humeur, chacun de ces véhicules ayant ses avantages et ses inconvénients. Ils se nourrissent de ce qui passe, ainsi que des restes des repas de leur hôte. 

Rémora commun

Rémora commun

Ventouses des rémoras

Ventouses des rémoras

N'Gouja mérite bien 2 pages, la prochaine fois, nous pourrons voir en images, les rencontres d’Anaële avec la faune maritime et les miennes avec de nouveaux amis très sympas, mais plutôt “encombrants“.

                                                                                          Joanny

Photos internet et Anaële

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