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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #histoire et legendes tag

La pervenche et Jean Jacques Rousseau !

16 Mars 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

LA PERVENCHE (Vinca Minor)

img001Depuis la fin de l’été 1731, Mme de Warens se trouve à Chambéry  (après l’abdication de Victor-Amédée II en 1730 en faveur de son fils Charles Emmanuel), plus près de la cour du roi de Sardaigne et de la source de ses revenus : son action de prosélytisme en faveur de la religion catholique est financée par la maison de Savoie. Elle y loue un petit hôtel appartenant au comte de Saint- Laurent, chargé des finances du royaume !!

« La maison qu’elle occupait était sombre et triste et ma chambre était la plus triste et la plus sombre de la maison. Un mur pour vue, un cul-de- sac pour rue, peu d’air, peu de jour, peu d’espace, des grillons, des rats, des planches pourries, tout cela ne faisait pas une plaisante habitation. »
Les Confessions, livre 5ième.

Pas étonnant donc, que Mme de Warens donne suite au projet  « de retraite » (suggéré par JJR) et que dès 1735,

«Après avoir un peu cherché, nous nous fixâmes aux Charmettes », «un  réduit assez loin de la ville pour vivre en paix et assez près pour y revenir toutes les fois qu’il sera nécessaire ».

 

Les Charmettes


2011 29.09 (1) [1024x768]Le livre 6ème s’ouvre sur des citations allant toutes dans le même sens, qu’il reprend dans une phrase -  oh ! Combien connue :

« Ici commence le court bonheur de ma vie ».

 «Le premier jour que nous allâmes coucher aux Charmettes, Maman était en chaise à porteurs et je la suivais à pied. Le chemin monte, elle était assez pesante, et craignant de trop fatiguer ses porteurs, elle voulut descendre à peu près à moitié chemin pour faire le reste à pied. En marchant elle vit quelque chose de bleu dans la haie et me dit : « voilà de la pervenche » je ne me baissai pas pour l’examiner car j’ai la vue trop courte pour distinguer à terre les plantes de ma hauteur.
Je jetai seulement en passant un coup d’œil sur celle-là, et près de trente ans se sont passés sans que j’aie revu de la pervenche ou que j’y aie fait attention.

 

 Les Charmettes

IMGP0100 [1024x768]

 

En 1764 étant à Cressier avec mon ami M. Du Peyrou, nous montions une petite montagne au sommet de laquelle il a un joli salon qu’il appelle avec raison Bellevue. Je commençais à herboriser un peu. En montant et regardant parmi les buissons je pousse un cri de joie : Ah voilà de la pervenche ; et c’en était en effet. Du Peyrou s’aperçut du transport, mais il en ignorait la cause ; il l’apprendra, je l’espère, lorsqu’un jour il lira ceci ».

C’est aux Charmettes qu’il se fera «son magasin d’idées, vraies ou fausses » en autodidacte, manière d’apprendre dont il sera l’ardent défenseur tout au long de sa vie ; mais il y trouvera un réel contact avec la nature, travaillant au jardin ou dans la vigne :


Le jardin des Charmettes

2011 29.09 (13) [1024x768]


«Je me levais tous les matins avant le soleil. Je montais par un verger voisin dans un très joli chemin qui était au-dessus de la vigne, et suivait la côte jusqu’à Chambéry. [...] Je revenais en me promenant par un assez grand tour, occupé à considérer avec intérêt et volupté les objets champêtres dont j’étais environné, les seuls dont l’oeil et le cœur ne se lassent jamais».

 

Le jardin des Charmettes


2011 29.09 (12) [1024x768]Si la rédaction des Confessions fut souvent interrompue, on estime que la première partie fut rédigée entre 1764 et 1767, ce passage sur Vinca minor correspond  à son séjour à Môtiers en 1762 dans une maison mise à sa disposition par Mme Boy de la Tour1, et où il herborise en compagnie de son ami Du Peyrou, fidèle entre les fidèles en dépit de la brouille entre les deux hommes (mais avec qui JJR ne s’est-il pas fâché  !).


vinca minor
On y voit apparaître une fonction majeure de la flore pour JJR, la fonction mémorative de la plante qui lui rappelle tout un flot de souvenirs, un état d’âme du passé qui surgit dans la conscience du moment actuel ; il revit un moment antérieur (le plus souvent heureux) tel qu’il fut vécu ; bien plus tard Proust (et sa madeleine) y ajoutera une tentative de comprendre l’essence du temps – ce qui n’est pas le cas de JJR ! Mais on peut dire, ici, que la pervenche est la ‘madeleine-de-Proust’ de JJR !



                                                           Jean


Photos Yvette


1 : on reparlera bientôt de Mme Boy de la Tour !


 

 

 


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JEAN JACQUES ROUSSEAU ET L’ARGOUSIER ou l'épisode de Grenoble.

1 Mars 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

JEAN JACQUES ROUSSEAU ET L’ARGOUSIER (Hyppophae rhamnoides)
 

Jean-Jacques ROUSSEAU 1712-1778
Cette année, Savoyards et Suisses fêtent le tricentenaire de la naissance du célèbre genevois.
Notre propos n’est pas d’étudier la vie et l’œuvre de l’illustre philosophe mais d’approcher un aspect parfois méconnu de sa personnalité, son amour pour la botanique.

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 Joanny nous a parlé de l’argousier la semaine dernière, Jean Jacques Rousseau connaissait l'arbuste, Jean a fait de belles lectures pour nous :


Extrait des Confessions


«La botanique, telle que je l’ai toujours considérée, et telle qu’elle commençait à devenir une passion pour moi, était précisément une étude oiseuse, propre à remplir tout le vide de mes loisirs sans y laisser place au délire de l’imagination.. » « Prendre machinalement çà et là tantôt une fleur, tantôt un rameau, [...] était de quoi passer l’éternité sans pouvoir m’ennuyer un moment. Quelque élégante, quelque admirable, quelque diverse que soit la structure des végétaux, elle ne frappe pas assez l’œil ignorant pour intéresser. Cette constante analogie, et pourtant cette variété prodigieuse qui règne dans leur organisation, ne transporte que ceux qui ont déjà quelque idée du système végétal ».

 

La fontaine de Jean-Jacques Rousseau à Annecy, nous vous reparlerons des petites fleurs de la grille.


 0164 Annecy 10 03 2011 MPG [1024x768]

Dans la 7ème Promenade des Rêveries du Promeneur solitaire, Rousseau écrit :

 « Durant mon séjour à Grenoble je faisais souvent de petites herborisations hors de la ville avec le sieur Bovier, avocat de ce pays-là ; non pas qu’il aimât ni sût la botanique, mais parce que s’étant fait mon garde de la manche (= garde de corps), il se faisait autant que la chose était possible une loi de ne pas me quitter d’un pas. Un jour nous nous promenions le long de l’Isère * dans un lieu tout plein de saules épineux. Je vis sur ces arbrisseaux des fruits mûrs, j’eus la curiosité d’en goûter et leur trouvant une petite acidité très agréable, je me mis à manger de ces grains pour me rafraîchir : le sieur Bovier se tenait à côté de moi sans m’imiter et sans rien faire. Un de ses amis survint, qui me voyant picorer ces grains me dit : « Eh ! Monsieur, que faîtes vous là ? Ignorez vous que ce fruit empoisonne ? – Ce fruit empoisonne ? m’écriai-je tout surpris –Sans doute, reprit-il ; et tout le monde sait si bien cela que personne dans le pays ne s’avise d’en goûter». Je regardai le sieur Bovier et je  lui dis : « Pourquoi donc ne m’avertissiez vous pas ? –Ah, monsieur, me répondit-il d’un ton respectueux, je n’osais pas prendre cette liberté».  Je me mis à rire de cette humilité dauphinoise, en discontinuant néanmoins ma petite collation.

 

Argousier 1

 

J’étais persuadé, comme je le suis encore, que toute production naturelle agréable au goût ne peut être nuisible au corps ou ne l’est du moins que par son excès. Cependant j’avoue que je m’écoutai un peu tout le reste de la journée : mais j’en fut quitte pour un peu d’inquiétude ; je soupai très bien, dormis mieux, et me levai le matin en parfaite santé, après avoir avalé la veille quinze ou vingt grains de ce terrible hippophaé, qui empoisonne à très petite dose, à ce que tout le monde me dit à Grenoble le lendemain. Cette aventure me parut si plaisante que je me la rappelle jamais sans rire de la singulière discrétion de M. l’avocat Bovier ».


Les fleurs de l'argousier sont apétales : peu de photographies.


Hippophae rhamnoides female flowers
Entre le 11 juillet et le 12 août 1768, Jean Jacques Rousseau séjourne à Grenoble, reçu par l’avocat Gaspard Bovier, et habite un « logement fort petit, fort laid»** rue des Vieux Jésuites – actuellement Rue Jean-Jacques Rousseau, au n° 2, au coin de la Place Sainte Claire. Il s’y sentira vite mal à l’aise, surveillé par tous : voici ce que lui écrit le prince de Conti : « Je sais que le lieutenant de police de Grenoble vous fait pour ainsi dire garder à vue »*** .

Les Rêveries.... furent écrites lors du dernier séjour de JJR à Paris, rue Plâtrière, entre 1776 et avril 1778

 

                                                                                                           Jean


Notes :
         * le long de l’Isère : en fait le Drac sur l’actuelle commune de Seyssinet – il y est un sentier pédestre, tracé en souvenir de JJR.
       ** dans Dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau  (R. Trousson et F S. Eigeldinger), éd. Champion Classiques, 2006
         *** ibidem
 
Les baies de l’argousier sont comestibles et même savoureuses et surtout elles sont riches en vitamine C, mais nous déconseillons la méthode de JJR pour tester la toxicité des plantes ! 

 
Photos Marie Paule, Christianne et empruntée à internet                                                                                                 

 

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La fougère des fleuristes

22 Avril 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Jean TRAVERS nous a déjà parlé de Laurent RASSAT, instituteur à Gruffy en 1875 et de sa découverte dans le Semnoz du buplèvre à grande feuille.


Aujourd’hui il nous raconte un épisode de la vie de son père Henri TRAVERS, celui qui fit don au Musée d’Histoire Naturelle de Gruffy d’un magnifique herbier.

 

La fougère des fleuristes


 « Au début du siècle dernier, les cyclamens sauvages et parfumés qui jouent à cache-cache dans les sous-bois depuis les premières pentes du Semnoz jusqu’aux rives du Chéran ont permis à certaines familles modestes un revenu non négligeable. Le village d’Allèves s’était fait une spécialité dans la cueillette, le conditionnement et la vente des bouquets acheminés ensuite vers Paris. Ce commerce mettait en concurrence certaines familles, concurrence exploitée par les intermédiaires qui fournissaient les fleuristes parisiens.

 

Cyclamens

 

A Gruffy, la famille de François TRAVERS avait découvert une autre source de revenus fournie par la forêt : une fougère qui entrait dans la composition des bouquets d’hiver pour décorer les appartements parisiens. Pas la fougère commune qui devient rousse au début de l’hiver mais le Polystic à frondes soyeuses, connu aussi sous le nom de fougères des fleuristes. Précisément c’était les fleuristes qui s’intéressaient à ces plumets vert foncé, à l’aspect vernissé. Pour l’année la plus favorable, ce n’est pas moins de 30 000 tiges de fougère qui furent soigneusement rangées dans des cartons pour expédition.


 

Contrairement aux cyclamens, il n’y avait pas de concurrence dans le domaine de la fougère. Les enfants de François, André et Henri avaient pour consigne de garder secrètes leurs longues escapades dans la forêt du Semnoz et surtout leur but. La cueillette les conduisait jusqu’à la limite des arbres, là où la pente très prononcée butte contre la base de la grande falaise. Il leur arrivait même de prospecter les failles et les vires de cette grande muraille qui se déploie du Jarou au Goléron et du Goléron aux Fours.

 

polystic2


Ce n’était pas tâche facile car ils étaient chaussés de chaussures à semelle de bois. Le retour se faisait à la tombée de la nuit par souci de discrétion ; non pas que cette cueillette fut prohibée mais pour ne pas dévoiler cette source de revenus qui permit aux trois enfants du couple de poursuivre des études supérieures.

 

Mon père Henri avait gardé un souvenir émerveillé de ces sorties. Peut être son amour de la nature et des plantes en était-il une conséquence ? 

 

                                                        Jean TRAVERS 3 décembre 2010.

 

Photo de cyclamens de Mireille et illustration fournie par le réseau Tela Botanica (Carnet en ligne)

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Saint Maurice

15 Février 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

En attendant les premières fleurs du printemps, un petit peu d'histoire locale....

 

SAINT MAURICE....

 

MAURICE : du latin Maurus = Africain (brun comme un Maure)- prénom latin : Mauritius

 

 

La Légende :

  Vers 280-300, Maurice et ses compagnons égyptiens, peut être  noirs, appartenaient à une légion thébéenne (de Thèbes en Egypte) et étaient chrétiens. Transférés par l’empereur romain en Gaule,ils reçurent l’ordre de tuer tous les montagnards qui vivaient près d'Octodurum (de nos jour Martigny ) au Nord des Alpes car ces peuplades étaient déjà converties, grâce à Saint Materne . Leur refus fut la cause du célèbre martyre. Ils furent « décimés » : on exécute un soldat sur 10 et on propose aux survivants de renier leur foi, après un deuxième refus, on exécute encore 1 sur 10. Et ainsi de suite, jusqu’au dernier. 

 

Les sources :

St EUCHER –évêque de Lyon en 449 – est le seul à en parler « Comme on les avait chargés de persécuter une multitude de Chrétiens, ils furent les seuls à oser condamner cette mission de cruauté, ils refusèrent d’obéir à des ordres pareils... », ce qui leur valut d’être tous tués.

D’après des traditions orales dues à ISAAC, évêque de Genève, qui les avait lui-même apprises de THEODORE, évêque d’Octodorum. Ce Théodore, contemporain de St AMBROISE, vécut 1 siècle environ après ces événements, ce qui fait dire à d’aucuns que Maurice et ses compagnons seraient simplement légendaires.

 

La religion :

St MAURICE d’AGAUNE (dans le Valais) est fêté le 22 Septembre. Il est célébré dans le Propre des Saints (célébrations liturgiques propres à un saint, à un lieu, à un temps) d’Angers, d’Annecy, de Chambéry, de Maurienne et Tarentaise, de Grenoble, de Lyon, de Strasbourg. En France, 500 églises furent dédiées à St Maurice.

St MAURICE est souvent représenté comme un Maure ; à cause de la couleur de sa peau il est le saint patron des teinturiers. Se placent sous sa protection : des ordres de chevalerie, les fantassins et, « last but not least », la garde suisse pontificale !

 Dans le  « Dictionnaire des Prénoms,.... »  de Nadine Crétin (Perrin)

 

La croix tréflée dite de  St Maurice comporte 4 branches égales terminées en forme de trèfles.

croix treflée

Cela ne vous rappelle rien, cette petite croix ???



Croix de Savoie-copie-1

oui, peut être!

 

 

L’histoire :

Elle se place sous Maximilien ou lors de la persécution de Dioclétien (environ 302). Puis Théodore I construit une basilique à ces martyrs dont il venait de découvrir les reliques en Suisse (Valais). En 515, le roi burgonde et premier roi-saint chrétien au Nord des Alpes, (St) SIGISMOND fonde à Agaune, près de Martignyl’abbaye de St MAURICE. Le village deviendra plus tard St Maurice. Richement dotée dès l’origine, l’abbaye attire de nombreux fidèles. Au IX° siècle, elle accueille des chanoines réguliers de l’ordre de St AUGUSTIN. « Guide Vert de la Suisse »- Michelin. C’est la plus ancienne abbaye d’Europe.

 


La petite ville de St Maurice est dans un site pittoresque dominé à l’ouest par les Dents du Midi et à l’est, par la Dent de Morcles, au débouché d’un défilé du Rhône. C’est donc l’ancienne Agaune (du celte « acauno » rocher), principale bourgade des Nantuates.


Le culte de St Maurice s’est repandu rapidement grâce aux Burgondes et son rayonnement dans le monde chrétien est incontestable. Le légionnaire noir à la lance est devenu le modèle par excellence des chevaliers fidèles à leur foi.

St Maurice à Magdebourg

 

Saint Maurice, statue conservée dans l'Eglise Ste Catherine et Maurice, à Magdebourg.

St Maurice le martyre par Le GRECO

 

Tableau du Greco, "Le martyre de St Maurice", refusé par Philippe II pour son palais l'Escurial !

 

Eglises dédiées à St Maurice dans les Savoies, source  « Les Chemins du Sacré », de Raymond Ourcel, Fontaine de Siloé :

 

Alby- sur- Chéran

Annecy, église paroissiale, quelques photos :

St Maurice la facade

St Maurice le clocher

St Maurice l'interieur 


 

Le Bourget du Lac

Brens

Chamousset

Ecole en Bauges :

détruite par l’incendie du village en 1777, était réputée être la plus ancienne des Bauges ; reconstruite dès l’année suivante, son aspect actuel date de 1919-1929. 1928 pose du vitrail de St MAURICE/ à l’avant chœur : un tableau ancien représentant St MAURICE, la croix tréflée est présente dans la déco de toute l’église... (dans la  « brochure » disponible dans l’église)

 

Ferrières

Feissons-sur- Salins

Les Ollières

Salins

Serrières

Talloires

Thônes

Thorens

 Et bien sûr : Bourg St Maurice

 

  

Et Gruffy, dans tout cela ?

 

Terre d’occupation très ancienne (âge de fer), on y découvre en 1863 une trace précoce du Christianisme : une plaque de marbre, surmontée d’une croix qui comporte l’inscription : »Hic r(esquiescit) fil(ius) suos Altheus in pace » ; or, un Althéus sera évêque de Sion (Valais) au début du VIII° siècle. On trouve, aussi, un cimetière probablement burgonde (dans  « Dictionnaire des Communes de Haute Savoie)

 

Quant aux Burgondes....

 

Peuple germanique établi à l’origine sur les rives de la Baltique et dans l’île de Bornholm (Burgundarholm), puis entre la moyenne Vistule et l’Oder. Au III° siècle, ils émigrèrent vers le Main, au V° siècle ils ont un royaume étendu sur la rive gauche du Rhin qui fut détruit en 436 par les Huns. Le reste des Burgondes s’établit en 443 dans la haute vallée du Rhône (cf. Valais). Profitant de l'effondrement de l 'Empire romain d'Occident , les Burgondes fondèrent un vaste royaume qu'ils développèrent, en communauté avec les Gallo-Romains anciens possesseurs du sol, sur la Suisse romande   actuelle et le quart sud-est de la Gaule. Cette entité territoriale, fruit de la fusion réussie des deux ethnies Burgondes et Gallo-Romaine, reçut le nom de Burgondie, (Burgondia), royaume appelé aussi le regnum Burgundiæ, dont est issu le nom de Bourgogne , qui subsiste de nos jours. Ils se convertirent au Christianisme mais le royaume burgonde fut ensuite annexé à l’Empire Franc après la défaite et la mort de Godemar II en 534 (référence : dans « Dictionnaire d’Histoire Universelle » de Michel Mourre).

                                                                                                   

                                                                                                       Jean 

 

 

 

et voilà, si vous avez des remarques, des renseignements ou des contestations, n'hesitez pas à nous faire des "commentaires" merci.

                                                                                                     Christianne

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