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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Le retour des grands prédateurs, episode 1

18 Mai 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

 

Conférence du MHNR le 25.03 .2010 par

B. BACHASSON, professeur au Lycée Agricole de Poisy.

 

Depuis sa 1° apparition dans le Mercantour en 1992, le LOUP a fait coulé beaucoup d’encre et de salive – voire d’argent- dans une controverse qui n’a pas encore trouvé une issue apaisée.

Chasseur, membre de la FRAPNA, B.Bachasson veut prendre en compte  tous les aspects de cette nouvelle situation, sans a priori passionnel et partial, tout en s’entourant de références des professionnels (Office de la Chasse, laboratoire de Gières (38), etc...). Sa conférence largement illustrée de photos de loups (surtout italiens), de paysages, tableaux et graphiques pose la question d’une cohabitation, d’un modus –vivendi entre les 3 grands prédateurs  -OURS, LYNX, LOUP  - et l’homme. Avant d’entrer dans le vif du sujet de la conférence, le conférencier met en garde le très jeune auditoire contre les idées fausses véhiculées par les contes, films, peluches : de l’ours ou du loup, c’est l’ours qui est de loin le plus dangereux  pour l’homme, et non le loup qui n’a jamais fait du mal aux grands-mères  et au Chaperon Rouge (ndr : voir l’interprétation des contes par Bruno Bettelheim) ;

 

L’ OURS :

Roi des forêts (250kg contre les 25kg  du loup !) il a disparu de nos régions savoyardes à la fin du 19éme siècle, au dessus de Duingt. En 1900, il y avait encore 150 ours dans les Pyrénées et lors des premiers Tours de France chaque coureur se voyait remettre une plaquette sur la conduite à tenir en cas de présence inopinée d’un ours. Mais les chasseurs et surtout le poison  (dont les expériences grandeur nature avaient eu lieu durant la 1ere Guerre Mondiale) eurent raison de ces derniers représentants de l’ours pyrénéen, côté français.

En 2006, suite au renforcement des ours pyrénéens avec des ours slovènes, 5 individus subsistaient dans les Pyrénées tant bien que mal. Il leur faut 200 moutons/an pour survivre. En revanche, il y a encore 5000 ours en Roumanie, où la chasse à l’ours est autorisée.

Le grand danger est la situation accidentelle où l’ours(e) n’a pas vu/senti venir l’homme : l’ourse protège toujours ses petits, et c’est là le grand danger pour le promeneur.

 

 

Le LYNX :

Le 2éme prédateur (15 à 20Kg) est très discret, à la démarche exceptionnelle : pas de bruit, comme s’il flottait au dessus du sol : il faudrait revoir l’expression à pas de loup, plutôt dire à pas de lynx ! Contrairement au chat sauvage, le lynx a une queue très courte. Il chasse à l’approche et peut s’attaquer à plus gros que lui, et s’il évite le contact avec l’humain, il peut circuler dans les communautés urbaines.

Il existe 150-200 individus en France : Jura franco-suisse, 20-30 individus dans l’Ain, le Vercors, les Alpes du sud ; mais il y en a peu à l’ouest de Rhône Saône.

Il a besoin d’un grand territoire et donc sa densité en est limitée : théoriquement 300 individus au total serait possible dans toute la France, car il s’adonne à l’autorégulation de l’espèce.

à suivre.....

Prochain épisode : le loup

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