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Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...
Les bords du lac d'Annecy, au fil des jours...

                                         Christianne

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L'Ile de Batz, (III)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Pour nous dépayser et oublier un peu le ciel gris de ces derniers jours et les chiffres de la pandémie, retournons sur l'île de Batz.

C’est le mois de septembre, l’air est doux, juste un petit zéphyr et du bleu, bleu azur pour le ciel, bleu saphir pour la Manche (en breton Mor Breizh)

Nous sommes toujours dans le jardin Georges Delaselle. Voici quelques plantes encore fleuries dont je vous livre les noms mais aussi les photos Banksia integrifolia, Leonotis leonurus, Amaryllis belladonna, Polygala myrtifolia.

Banksia integrifolia

Banksia integrifolia

Leonotis leonurus,

Leonotis leonurus,

Amaryllis belladonna

Amaryllis belladonna

Polygala myrtifolia.

Polygala myrtifolia.

Une dernière image avant de quitter l’île,

Sur l'île de Batz

Sur l'île de Batz

Retour vers l’embarcadère pour rentrer sur le continent. La marée est montante, la vedette accostera dans le vieux port de Roscoff.

Roscoff

Roscoff

Ne pas partir sans un moment de flânerie dans le village de Roscoff, un centre-ville parsemé de vieilles maisons en pierre. Par la rue de l’Amiral-Réveillère, on va jusqu’à l’église Notre-Dame-de-Croaz-Batz

Eglise Notre-Dame-de-Croaz-Batz à Roscoff

Eglise Notre-Dame-de-Croaz-Batz à Roscoff

Puis on arrive sur une placette où l’on découvre une belle maison renaissance et cette drôle de sculpture sur la façade.

Maison renaissance à Roscoff

Maison renaissance à Roscoff

Les johnnies de Roscoff

Les johnnies de Roscoff

Elle évoque une spécialité du village qui est l’oignon de Roscoff, doux et rosé. Il est très apprécié en Bretagne mais pas seulement. Voici son histoire :

C’est au XVIIe siècle que la culture de l’oignon débute à Roscoff grâce à un moine capucin qui selon la légende sema les premières graines venues du Portugal dans les jardins de son couvent. Les exportations de sel et de toiles de lin rythmaient principalement l’activité économique de la région. Une activité maritime dense dès le XIVe siècle qui marchandait principalement avec plusieurs européens.

En 1828, un cultivateur roscovite, Henri Ollivier, affréta une gabarre, la chargea d'oignons et avec trois compagnons se dirigea vers l'Angleterre.

Oignon de Roscoff

Oignon de Roscoff

Tel fut l'initiateur et le fondateur du commerce d'oignons avec la Grande-Bretagne. Là-bas, les vendeurs furent appelés en anglais Johnnies «les petits Jean » ou Onion Johnnies. Ils ont été surnommés ainsi car, à cette époque, ils emmenaient avec eux leurs enfants, âgés d'une dizaine d’années et petits par la taille, prénommé Yann, équivalent de John, ou Yannick, équivalent de Johnny. En breton ce sont des prénoms très usuels.

Partis de Roscoff le troisième jeudi de juillet, les vendeurs d'oignons faisaient du porte-à-porte, portant leurs marchandises tressées sur les épaules puis, quand la bicyclette est apparue, sur leurs vélos. On les interpellait dans la rue « hello John !»

Ainsi est né ce surnom de Johnny qui rendit célèbres les Roscovites dans tout le sud de l’Angleterre et même en Ecosse.

La production de l’oignon de Roscoff a obtenu l’A.O.C (Appellation d’Origine Contrôlée) en 2009 et l’A.O.P (Appellation d’Origine Protégée) en 2013.

Voilà nous quittons le pays de Léon, bro Leon en breton, en espérant vous avoir intéressé et même vous avoir donné envie de visiter le Finistère,

Kenavo

 

Christianne

L'Ile de Batz, (III)
L'Ile de Batz, (III)
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Bonne année 2022...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

... à tous les amateurs de botanique et à tous les autres aussi, évidement. Préservez vous du Covid. Il ne s’attaque pas aux végétaux (semble-t-il), mais les humains s’en chargent, hélas.

Souhaitons que 2022 apporte des progrès en matière de protection de la nature.

Bon, on commence l’année avec un tout petit peu de botanique !  

 Euphorbia pulcherrima, poinsettia, étoile de Noël

Euphorbia pulcherrima, poinsettia, étoile de Noël

 Euphorbia pulcherrima, poinsettia, étoile de Noël

Euphorbia pulcherrima, poinsettia, étoile de Noël

A Noël, point de fleurs en nos jardins ni dans les près ni en forêt. Mais en nos maisons, c’est la saison des poinsettias ! Il nous vient d’Amérique centrale humide (Mexique) d’abord puis des USA où il a été cultivé et où il est devenu très à la mode à Noël.

Nom botanique Euphorbia pulcherrima, de la famille des Euphorbiacées. Comme son petit surnom l’indique, étoile de Noël,  il est très prisé en période de fin d’année sous nos latitudes aussi. Les bractées colorées rouge vif font sa valeur ornementale, les fleurs n'ayant pas d'intérêt mais fleurs tout de même, fleurs mâles apétales autour d'une fleur femelle.

Les feuilles alternes sont vert foncé, acuminées à base cunéiforme et au long pétiole pouvant être coloré, aux nervures marquées et à la marge ondulée.

 Euphorbia pulcherrima, poinsettia, étoile de Noël

Euphorbia pulcherrima, poinsettia, étoile de Noël

J’adore son mélange de vert et de rouge.

Attention ! Sa sève (latex blanc) est toxique par contact ou ingestion, comme chez toutes les Euphorbes.

Bonne année

 

 Euphorbia pulcherrima, poinsettia, étoile de Noël

Euphorbia pulcherrima, poinsettia, étoile de Noël

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Ile de Batz (II)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

La balade continue vers la Palmeraie, bien protégée des vents. Puis le chemin se coule entre les fougères. Les fougères sont les premières plantes à avoir colonisé la terre ferme, avec les mousses, les lichens et les prêles. Les fougères appartiennent à la famille des Ptéridophytes - pteros "aile" et phytos "végétal".

Ile de Batz (II)

Les fougères arborescentes étaient sans doute les seules plantes arborées de l'ère secondaire. Ces fougères n’auraient pas évolué depuis plusieurs millions d’années. Elles affectionnent les climats doux et humides. Mais suite à l’évolution et aux changements climatiques, ces fougères ont disparu de l’hémisphère nord. Cependant le jardin les a importées d'Australie ou d'Océanie, il nous permet de les admirer et j’aime bien imaginer les dinosaures broutant leurs feuilles sans modération !

Fougères arborescentes

Fougères arborescentes

Une petite succulente, l’Aeonium arboreum, aeonium pourpre, (Crassulacées) surnommée « arbre en chou » parce que ses petites rosettes s’épanouissent à l’extrémité de ses tiges.

Aeonium arboreum, aeonium pourpre, arbre en chou

Aeonium arboreum, aeonium pourpre, arbre en chou

Nous continuons notre promenade et arrivons au belvédère qui s’ouvre sur une perspective vers Roscoff. Puis nos pas nous portent sur la terrasse ouest. La vue sur la plage de Porz an Illis, une des belles plages de l’île, est superbe.

Roscoff

Roscoff

La plage de Porz an Illis,

La plage de Porz an Illis,

Bien présent dans le jardin, Geranium maderense le Géranium de Madère (Crassulacées) est une bien curieuse espèce botanique originaire, comme son nom le laisse présager, de l'île de Madère où elle est endémique.

Geranium maderense, le Géranium de Madère

Geranium maderense, le Géranium de Madère

Geranium maderense le Géranium de Madère

Geranium maderense le Géranium de Madère

Plante vivace de courte vie, elle est tout à fait spectaculaire : couverte de grandes feuilles brillantes et très découpées, elle se stabilise en appuyant les pétioles de ses feuilles sur le sol tandis qu'apparaît au printemps sa floraison massive d'un joli rose frais, disposée en larges bouquets culminant à plus de 1 m du sol. C'est une plante très ornementale mais frileuse, dont on réservera la culture en pleine terre à nos régions les plus clémentes. Elle a la senteur du salpêtre.

Il s'agit d'une plante monocarpique, c'est-à-dire qui ne vivra que pour fleurir une unique fois avant de mourir.

En France, on le rencontre dans les jardins botaniques de Bretagne et il est à nouveau déclaré présent dans le département des Côtes-d'Armor.

Le dolmen et son calvaire du XVIIe

Le dolmen et son calvaire du XVIIe

Le dolmen et son calvaire du XVIIe, autrefois amer*, sont aujourd'hui cachés par les arbres.

*Un amer est un point de repère fixe et identifiable sans ambiguïté utilisé pour la navigation maritime.

 

A suivre...

                                                                          Christianne

 

Photos Marie-Paule et Christianne

Publié dans Flore, Sorties

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Île-de-Batz

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Quand on est à Roscoff, sur la jetée du vieux port, comment résister à l’appel du large !

Bon, on se contentera de la traversée vers l’île de Batz (on dit Ba), 15 mn ! La seule voie de communication publique, entre l'île de Batz et le continent, est un trajet d'environ 3,5 km qui s'effectue avec les vedettes de l’île de Batz, par un étroit chenal parcouru par de violents courants, entre le vieux port de Roscoff et le port de l'île. Et à marée basse, il faut parcourir toute l’estacade, elle fait 600 m, à pied, pour embarquer car le bateau ne peut pas venir jusqu’au port.

L'estacade du vieux port de Roscoff

L'estacade du vieux port de Roscoff

La voici cette charmante petite île, peu de relief en vérité. Depuis le port où nous accostons, rien de dépasse seulement l'église et son clocher et le phare, comme points culminants. Elle s’étire d’est en ouest, sur une longueur de seulement 3,5 km.

La vie de l’île de Batz a su conserver son originalité et son charme en maintenant une forte emprise agricole, garante de la conservation de son paysage et qui, avec la pêche et les services, assurent une activité à l’année à plusieurs familles insulaires. De jolies maisons bretonnes, murs de granit et toits d’ardoises. 

Ile de Batz
Ile de Batz

Ile de Batz

On aurait pu décider de faire le tour de l’île à pied (15 km). La rando commence ainsi  « prendre le chemin à droite en direction de l'auberge de jeunesse, traverser la plage et monter le petit escalier se trouvant à l'extrémité. Continuer tout droit le chemin pour rejoindre la route que l'on emprunte à droite sur 100m, ce chemin coupe le virage et arrive juste devant l'entrée du jardin botanique Georges Delaselle ».

Nous nous sommes arrêtées là !

Lorsqu'en 1897, Georges Delaselle, un assureur parisien, décide de transformer ce petit coin de dunes en un jardin colonial, l'île ne compte aucun arbre. Il entreprend de creuser dans le sable de larges cuvettes pour s'abriter du vent et met alors à jour, une nécropole datée de l'Âge de Bronze.

Ce jardin a connu des périodes fastes puis l’abandon pendant plusieurs années. Le Conservatoire du Littoral en fait l'acquisition dans les années 90 pour protéger ce site exceptionnel. Il est actuellement géré par Haut Léon Communauté. Il est magnifique !

Entrée du jardin George Delaselle

Entrée du jardin George Delaselle

Il est magnifique ! Je l’ai visité en juin 2007, il y avait beaucoup plus de plantes fleuries mais il m’a semblé qu’il est devenu plus luxuriant,

La visite commence par la Nécropole semée d'une variété de Cordyline australe parfois improprement appelée Dracaena. Là sont rassemblées les sépultures de l’âge de bronze. Les Cordylines, Cordyline australes, (Asparagacées) sont originaires de Nouvelle-Zélande et sont appelés «Ti kouka» par les Maoris. Ils l’utilisent pour tisser nattes, pagnes, sandales…

La Nécropole du jardin Delaselle

La Nécropole du jardin Delaselle

J’ai retrouvé le banc coiffé d'immenses Vipérines des Canaries, Echium pininana, (Boraginacées). En juin, elles étaient couvertes de nombreuses fleurs bleues, en septembre elles sont fanées. Ces vipérines peuvent atteindre 6 m et après floraison, elles meurent mais se ressèment spontanément.

J'ai remarqué qu'on voit souvent ces grandes vipérines dans les jardins bretons. Effectivement, elles doivent se ressemer spontanément, même en dehors des jardins botaniques.

Vipérines des Canaries, Echium pininana, juin 2007

Vipérines des Canaries, Echium pininana, juin 2007

Vipérines des Canaries, Echium pininana, septembre 2021

Vipérines des Canaries, Echium pininana, septembre 2021

L’ECHIUM pininana est une vipérine bisannuelle originaire des canaries. Cette plante est très spectaculaire et fait rêver de nombreuses personnes venant visiter la Bretagne au printemps. En effet, si la première année l’ECHIUM pininana se contente de faire une rosette de longues feuilles effilées et velues, la seconde année, en 15 jours, la plante est capable d’ériger une hampe atteignant 4 m de hauteur de fleurs bleu-violacées très spectaculaire. Les hampes apparaissent souvent en groupe. En effet, la plante à l’issu de cette floraison va mourir, mais produire un nombre assez important de graines qui vont se ressemer aux grés des vents. Les échiums d’une manière générale sont des plantes mellifères, en particulier pour les bourdons.

La visite se poursuit vers la tour que l’on gravit au milieu de la végétation.

Île-de-Batz

De belles découvertes, Fascicularia pitcairniifolia, (Broméliacées) son feuillage si particulier, longues feuilles étroites, souples, bordées de piquants, se teinte de rouge à la fin de l'été pour accompagner sa splendide floraison teintée de bleu.

Fascicularia pitcairniifolia, (Broméliacées)

Fascicularia pitcairniifolia, (Broméliacées)

Hedychium flavescens, Hédychie jaunâtre, Longose jaune vanille, (Zingiberacées), donne d'imposants plumeaux de fleurs jaune soufre...

Les hedychium sont de la famille des gingembres : ils possèdent des rhizomes. Ils poussent dans tous les pays à climat tropical ou subtropical. Leurs floraisons sont spectaculaires et souvent très parfumées...

Dans les zones à climats tempérés sur les côtes à hiver doux, ils peuvent rester en terre, ils conservent leur élégant feuillage

Hedychium flavescens, Hédychie jaunâtre, Longose jaune vanille, (Zingiberacées)

Hedychium flavescens, Hédychie jaunâtre, Longose jaune vanille, (Zingiberacées)

Canna indica, Canna appelé également Balisier rouge, Toloman c’est une plante à fleurs de la famille des Cannacées. On l'appelle parfois Canna des Indes et à la Réunion on l’appelle Conflore.

Canna indica, Canna, Balisier rouge
Canna indica, Canna, Balisier rouge

Canna indica, Canna, Balisier rouge

à suivre......................

                                             Christianne

Publié dans Flore, Sorties

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Le jardin exotique et botanique de Roscoff (II)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

On redescend par un chemin qui contourne le Roc’h Hievec avec un beau point de vue sur le jardin.

On descend du Roc’h Hievec

On descend du Roc’h Hievec

Jardin exotique et botanique de Roscoff

Jardin exotique et botanique de Roscoff

Le long du garde-corps une Passiflora manicata, Passiflore rouge, épanouie ses grandes fleurs rouge écarlate au milieu de ses élégantes feuilles trilobées.

Passiflora manicata, Passiflore rouge
Passiflora manicata, Passiflore rouge

Passiflora manicata, Passiflore rouge

Les massifs autour du rocher sont principalement composés de protéacées d’Afrique du sud et d’Australie. Les Proteas sont une des collections Agrées du Jardin de Roscoff qui est l’un des Conservatoires des Collections Végétales Spécialisées (CCVS).

Nous avions découvert les CCVS en 2020 en visitant le jardin de Foncaude dans l’Aude.

"C’est une association loi 1901 créée en 1989 qui s’est donné pour mission de rassembler les amateurs passionnés, les professionnels et les scientifiques, qui souhaitent préserver la richesse du patrimoine botanique, culturel et horticole français, à travers notamment la création de collections spécialisées".

A Roscoff, les collections Agrées sont les Proteas, les Kniphofias et les Melianthus

Protea est un genre de plantes de la famille des Proteacées. Il comprend près d'une centaine de plantes originaires d'Afrique du Sud. Il se rencontre dans les régions montagneuses, dans des sols pauvres et rocailleux, acides

Protea cynaroides, Protée royale,

Protea cynaroides, Protée royale,

La Protea cynaroides Protée royale, est d'ailleurs l'emblème national de l'Afrique du Sud.

 

Elle figure sur le maillot de l’équipe de Rugby des Springboks......

 

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Voici un arbuste qui fleuri en automne ses fleurs forment un épi orange-rouge, Banksia erucifoliabanksia à feuilles de bruyèrede la famille des Protéacées également, originaire d’Australie.

Banksia erucifolia   banksia à feuilles de bruyère
Banksia erucifolia   banksia à feuilles de bruyère

Banksia erucifolia banksia à feuilles de bruyère

Cascades, bassins et fontaines, bordés de rocailles de cactus, d’agaves et d’aloès

Jardin exotique et botanique de Roscoff.
Jardin exotique et botanique de Roscoff.

Jardin exotique et botanique de Roscoff.

Autres taxons des collections Agrées CCVS du Jardin de Roscoff, le genre Kniphofia qui est une Asphodelacée (optionnellement une Xanthorrhoeacée !) selon la classification phylogénétique. Il comprend 72 espèces originaires d'Afrique. Le Kniphofia est aussi connu sous le nom de tisons du diable. Conrad Moench nomma ce genre en hommage au médecin et botaniste allemand Johann Hieronymus Kniphof.

Plusieurs espèces sont utilisées en horticulture, car très décoratives.

Le jardin exotique et botanique de Roscoff  (II)
Kniphofia, tison du diable
Kniphofia, tison du diable

Kniphofia, tison du diable

Troisièmes taxons des collections Agrées CCVS, Melianthus. Le nom du genre vient du grec meli, miel et anthos, fleur, allusion à ses fleurs mellifères et nectarifères.

Nous nous arrêtons devant Melianthus major, Grande mélianthe. C’est une plante vivace, de la famille des Mélianthacées (ne pas confondre avec les Mélanthiacées). Ce sous-arbrisseau originaire des forêts d'Afrique du Sud a des fleurs rouge bordeaux et son feuillage dégage une odeur huileuse caractéristique, qui évoque l'arachide. Bien qu'étant toxique dans toutes ses parties, cette plante au développement spectaculaire est commercialisée comme plante ornementale pour les climats doux.

Melianthus major, Grande mélianthe

Melianthus major, Grande mélianthe

 Melianthus major, Grande mélianthe, photo Internet

Melianthus major, Grande mélianthe, photo Internet

Une belle immersion dans l’hémisphère sud, que ce jardin près des rives de la Manche, et elle nous a ravi. Un dernier arbuste nous fait cadeau d’une belle floraison blanche :

Melaleuca ericifolia, Rosalina, Myrtacées, originaire d'Océanie.

Melaleuca ericifolia, Rosalina, Myrtacées
Melaleuca ericifolia, Rosalina, Myrtacées

Melaleuca ericifolia, Rosalina, Myrtacées

Me voilà arrivée au bout de mon récit, j’espère que je vous aurai donné l’envie de visiter ce jardin si vous passez à Roscoff qui est au demeurant un joli port côtier Breton.

Christianne.

Photos Marie-Paule et Christianne

Publié dans Sorties

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Le jardin exotique et botanique de Roscoff....

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Une belle escapade océane fin septembre m’a permis de découvrir le jardin exotique et botanique de Roscoff. « C’est l’hémisphère Sud dans le Finistère Nord. » Un jardin de 16 000 m² rassemblant plus de 3 000 espèces de plantes subtropicales. 

 

 

Un beau jardin assez récent car créé en 1986 à l’initiative de Messieurs Louis Kerdilès et Daniel Person. Une entrée sans prétention et des allées de gravier blanc bordées de verdure.  

« Le Jardin présente au public l’une des plus grandes collections de plantes australes cultivées en plein air sous nos climats (+ de 3500 espèces) : principalement composée de plantes d’Afrique du Sud, d’Océanie, d’Amérique du Sud, des Îles Canaries, de Madère et d’Amérique centrale. Ces plantes ne sont pas classées par continent mais disposées pour former un paysage naturel ».

Le jardin exotique et botanique de Roscoff....

Après le potager de l’hémisphère Sud, voici une serre froide plantée de succulentes et de cactées non rustiques.

Serre froide de cactées

Serre froide de cactées

Ici se développent des plantes grasses ou succulentes et des cactus.

Les succulentes sont dites xérophytes, elles stockent dans leurs tissus les nutriments nécessaires à leur survie en période de sècheresse. Elles n’ont pas forcement d’épines.

  Echeveria gigantea, Crassulacées, photo Marie-Paule

Echeveria gigantea, Crassulacées, photo Marie-Paule

Les cactus ont modifié leur apparence pour s’adapter à la sécheresse, leurs feuilles ont évolué en épines afin de moins transpirer, de mieux d’hydrater et surtout de se défendre contre les prédateurs.

Parodia magnifica Cactacées, photo Marie-Paule

Parodia magnifica Cactacées, photo Marie-Paule

Ferocactus pilosus Cactacées,  photo Marie-Paule

Ferocactus pilosus Cactacées, photo Marie-Paule

Le jardin exotique et botanique de Roscoff....
Le jardin exotique et botanique de Roscoff....

Ces succulentes et ces cactées sont accompagnées de quelques plantes dont les fleurs colorent la serre. Juste à l’entrée, une plante spectaculaire,  Aristolochia gigantea, une plante grimpante originaire d’Amérique du Sud.

Aristolochia gigantea,
Aristolochia gigantea,

Aristolochia gigantea,

Plus loin Dolichandra cynanchoides, une autre plante grimpante.

Dolichandra cynanchoides

Dolichandra cynanchoides

Au sortir de la serre, le chemin continue au milieu de la verdure, quelques fleurs tout de même malgré l’automne commençant, Abutilon pictum, appelé parfois «Abutilon strié», « lanterne chinoise ».

Abutilon pictum

Abutilon pictum

Amaryllis belladona, lis belladone blanc,

Amaryllis belladona, lis belladone blanc,

Amaryllis belladona, lis belladone blanc,

Plus loin, un petit coin tranquille pour se reposer.

Jardin exotique et botanique de Roscoff

Jardin exotique et botanique de Roscoff

Un rocher de 18 m de haut, appelé Roc’h Hievec, situé au milieu du jardin, le protège des vents d’est. Il emmagasine la chaleur pour la restituer la nuit. Après l’ascension des 78 marches un panorama sur la Baie de Morlaix est offert.  

Rocher de 18 m de haut, appelé Roc’h Hievec

Rocher de 18 m de haut, appelé Roc’h Hievec

Avec ce beau ciel bleu et la Manche calme, c’est magnifique. L’île de Batz n’est pas visible car le jardin se situe à l’est du promontoire occupé par Roscoff. La vue s’étend sur le port des ferries qui relient la Bretagne à l’Irlande et sur le port de plaisance.

Baie de Morlaix

Baie de Morlaix

Port de plaisance de Roscoff

Port de plaisance de Roscoff

A suivre....

                                                                        Christianne

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Abbaye de Saint Felix-de-Montceau.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Faisons un détour au sud alors que l'automne s'annonce dans nos Alpes en parcourant une découverte de septembre 2020, dans l’Hérault.

C'est une abbaye située sur le massif de la Gardiole, sur la commune de Gigean. Fondée en 1092, dépendante de l’évêché de Maguelone, elle a rapidement prospéré grâce aux legs, terres, vignes, granges… et surtout grâce à l’appui des divers Papes qui la protégèrent au vu de leur grande piété. Elle se composait de plusieurs bâtiments organisés autour d'un cloître : une petite église romane, un réfectoire, une cuisine, une salle capitulaire et divers autres bâtiments annexes.

Aujourd’hui l’association de sauvegarde de St Felix créée en 1970, en partenariat avec la commune de Gigean, s’efforce de sauvegarder le monument.

L'église gothique

L'église gothique

La longue histoire de cette abbaye est mouvementée !

Au XIIIe siècle, une grande église gothique a été ajoutée ainsi qu'une enfermerie (prison où les religieuses qui avaient commis des écarts étaient enfermées). Quelles fautes avaient pu commettre les religieuses pour mériter « la prison » ? Les archives montrent que le 4 juin 1332, Jean de Vissec, évêque de Maguelone, porte au monastère une ordonnance visant à remettre dans « le droit chemin » les moniales. En effet c'est à cette époque qu'apparaît le dicton : Saint-Félix de Monceau, 12 nonnes, 13 berceaux. Effectivement il fallait remettre de l’ordre !

L’abbaye a abrité différents ordres de religieuses, mais après les guerres de religions et de nombreux pillages, elle est abandonnée et sert de carrière jusqu’en 1970.

La visite du site et des jardins monastiques recréés est intéressante. On peut comprendre comment l'abbaye était agencée.

 

Le lavabo

Le lavabo

Le chauffoir

Le chauffoir

Les jardins médiévaux sont bien organisés et bien entretenus mais petits.

Abbaye de Saint Felix-de-Montceau.
Abbaye de Saint Felix-de-Montceau.

Nous avons trouvé quelques plantes clandestines dans les allées.

 

Ecballium elaterium, concombre d'âne ou cornichon d'âne (
Ecballium elaterium, concombre d'âne ou cornichon d'âne (

Ecballium elaterium, concombre d'âne ou cornichon d'âne (

Heliotropium europaeum, héliotrope commun
Heliotropium europaeum, héliotrope commun

Heliotropium europaeum, héliotrope commun

Hyoscyamus albus, jusquiame blanche

Hyoscyamus albus, jusquiame blanche

L'abbaye est située en hauteur, on domine l’étang de Thau, il fait beau, l’étang est bleu comme le ciel dans la légére brume matinale. On aperçoit au loin les tables sur lesquelles on élève des moules et des huitres.

 

Abbaye de Saint Felix-de-Montceau.

L'église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 février 1953.

Pour promouvoir ce site remarquable, l’association organise des manifestations afin de faire connaître ce patrimoine exceptionnel et de récolter des fonds pour la poursuite de la sauvegarde de cette abbaye : visites, concerts, fêtes des fleurs, spectacles médiévaux, randonnées, etc.

                                                                                                     Christianne

Publié dans Histoire et légendes

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Haute Loire, en aparté...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Quelques rencontres incontournables :

Stellaria holostea, stellaire holostée (Caryophyllacées)

Nous la guettions tous les ans à Cessens, parce qu’elle est rare dans les Savoie, mais elle est présente dans presque toute la France continentale ! Le terme grec holos veut dire «entier» et osteum «os», holostea est donc «tout en os», ses longues tiges quadrangulaires, raides et cassantes comme des chaînes de tibias. Jadis, selon la théorie des signatures qui voulait que l'aspect d'un végétal exprime ses vertus thérapeutiques, la plante était utilisée pour soigner les fractures. Ses fleurs blanches sont assez grandes, disposées en grappes lâches.

Stellaria holostea, stellaire holostée
Stellaria holostea, stellaire holostée

Stellaria holostea, stellaire holostée

Lamium album, lamier blanc (lamiacées)

Ce lamier n’est pas spectaculaire mais il n’est peu ou pas présent dans les Savoie. La base du calice est tachée de pourpre et les anthères sont très foncées. Il croît généralement sur sols profonds et riches en azote.

Lamium album, lamier blanc

Lamium album, lamier blanc

Digitalis purpurea, digitale pourpre, doigtier, Gant-de-Notre-Dame, Gant-de-bergère, Gantelée, Gantière ou Gantillier (Platnaginacées).

Grande, de 30 cm à 2 m, héliophile et fréquente sur les arènes granitiques, les landes siliceuses, les coupes forestières, les bords des chemins dans presque toute la France sauf… dans les Alpes !

Peu feuillée et longue grappe de grandes fleurs impressionnantes. Elles sont pourpres pendantes et serrées, avec une corolle tachée de pourpre foncé et velue en dedans, en forme de doigts de gant, (d'où le nom).

Chateaubriand en parle « Ce fut cette fois un espace aride, couvert de digitales, qui me fit oublier le monde ».

Cependant, c'est une plante vénéneuse dont on tire la digitaline, un puissant tonicardiaque.

Digitalis purpurea, digitale pourpre
Digitalis purpurea, digitale pourpre

Digitalis purpurea, digitale pourpre

  • Le « fin gras du Mézenc » 

Lors de notre petit tour du village, une affiche m’a interpellée sur la vitrine du boucher. A défaut de boucher, c’était lundi et la boucherie était fermée, j’ai interrogé Internet, qui sait tout ! Il s’agit d’une viande de bœuf de qualité remarquable. Elle est tendre à très tendre et est finement persillée. C'est un produit agricole saisonnier, commercialisé de mars à juin.

Le « fin gras du Mézenc

Le « fin gras du Mézenc

Dans le Massif du Mézenc, diverses races dont les célèbres Aubrac et Salers sont engraissées lentement, à l'étable et dans les pâturages, génisses et bœufs, rigoureusement triés. Le foin naturel, fauché dans les prairies d'altitude d’Ardèche et Haute Loire, dans laquelle on retrouve une grande variété de plantes, entre autre graminées et aussi Apiacées comme le fenouil des Alpes, parfume les chairs des bovins. …

Race Salers, photo Nicole

Race Salers, photo Nicole

Race Aubrac

Race Aubrac

Meum athamanticum, Fenouil des Alpes

C'est une herbacée vivace à odeur d'anis (rappelant celle du fenouil) qui croît dans les prairies et les pâturages plutôt frais en altitude dans le Massif Central et dans les Alpes. Les feuilles sont molles et odorantes, trois fois divisées en lanières aiguës. La tige est creuse et striée. Les ombelles de fleurs blanches, sans involucre, ont de six à quinze rayons très inégaux qui se dressent pendant la maturation. Le fruit est oblong à côtes saillantes. C'est une plante fourragère de grande valeur, elle n'est pas consommée par les animaux lorsqu'elle est verte au pâturage, mais une fois séchée elle devient très appétante et les bêtes mangent une grande quantité du foin qu'elle parfume.

Meum athamanticum, Fenouil des Alpes
Meum athamanticum, Fenouil des Alpes

Meum athamanticum, Fenouil des Alpes

Dans plusieurs villages dont Chaudeyrolles, on fête le fin Gras en juin mais on le trouve en boucheries à partir de Pâques.

Nous n’avons pas goûté, notre objectif c’était la botanique pas la gastronomie… C’est sans doute dommage!

 Les fiches botaniques d'André   

Stellaria holostea, stellaire holostée

Stellaria holostea, stellaire holostée

Lamium album, lamier blanc

Lamium album, lamier blanc

Digitalis purpurea, digitale pourpre

Digitalis purpurea, digitale pourpre

Meum athamanticum, Fenouil des Alpes

Meum athamanticum, Fenouil des Alpes

Voilà, c'est fini ! C'était un bon séjour, dans une belle région, avec de belles découvertes et surtout avec de bons amis.

                                                                           Christianne

Photos Nicole, Christianne, André, Jacques

Plusieurs sources dont "Plantes de Lozère" de Maurice Reille

Publié dans Flore

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Haute Loire, le cirque des Boutières (2)

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Près du sentier qui longe la falaise nous découvrons Saxifraga fragosoi, la saxifrage continentale (Saxifragacées) accrochée sur le bord du rocher en compagnie de joubarbes aranéeuses, Sempervivum arachnoideum.

Plante aux feuilles de la base en rosette, les caulinaires alternes ou de forme lobée, découpée. Les fleurs sont en grappe, de couleur blanche, pétales à 3 nervures vertes. Rochers humides et siliceux... Elle fleurit d’avril à juin.

Saxifraga fragosoi, saxifrage continentale et joubarbes aranéeuses, Sempervivum arachoideum. Photo de Jacques

Saxifraga fragosoi, saxifrage continentale et joubarbes aranéeuses, Sempervivum arachoideum. Photo de Jacques

Saxifraga fragosoi, saxifrage continentale

Saxifraga fragosoi, saxifrage continentale

Dans de petites zones herbeuses, rencontre avec le petit rhinanthe Rhinanthus minor (Orobanchacées). Contrairement à Rhinanthus alectorolophus, son calice n’est pas hérissé de longs poils blancs flexueux, il est glabre. C’est une plante hémiparasite.

Petit rhinanthe Rhinanthus minor

Petit rhinanthe Rhinanthus minor

Nous repartons à la recherche de la plante du jour, la belle inconnue...Arabidopsis cebennensis, l’arabette des Cévennes (Brassicacées). Nous continuons sur le chemin qui randonne sur la crête du cirque. Nous cherchons sur les petites enclaves au bord du vide, d’arabette pas de traces !!!

Au bord du cirque des Boutières
Au bord du cirque des Boutières

Au bord du cirque des Boutières

Finalement nous décidons d’explorer le bas de la falaise, le long de la route qui descend du col des Boutières.

Enfin la voilà, Sylvie l’a trouvée ! Cette arabette affectionne les bords des ruisseaux qui descendent des pentes du Cirque.

Au pied du cirque des Boutières

Au pied du cirque des Boutières

L'Arabette des Cévennes, Arabidopsis cebennensis, est une plante des milieux humides, endémique du Massif Central, en particulier dans sa partie sud et ouest et plus particulièrement dans le Massif du Mézenc.

Vivace, velue, 40-80 cm, dressée, robuste à feuilles pétiolées, en forme de cœur, dentées et acuminées. Ses fleurs d’une délicate couleur violette, sont formées de 4 pétales.

Arabette des Cévennes, Arabidopsis cebennensis,, photo de Jacques

Arabette des Cévennes, Arabidopsis cebennensis,, photo de Jacques

Arabette des Cévennes, Arabidopsis cebennensis
Arabette des Cévennes, Arabidopsis cebennensis

Arabette des Cévennes, Arabidopsis cebennensis

Sur les rochers humides, de petites rosette de feuilles vert pomme tirant parfois sur le jaune, grasses, couvertes de secrétions collantes signalent des grassettes, carnivores. Pinguicula grandiflora, grassette à grandes fleurs. Elles sont très attractives pour les petits insectes qui n'y feront qu'un aller simple. Une fois piégés, leurs substances nutritives seront digérées par la plante qui compense ainsi la pauvreté en nutriments du milieu dans lequel elle pousse naturellement.

Ses élégantes fleurs violettes, à gorge d'un blanc-rosé, sont solitaires à l'extrémité d'un long pédoncule.  

Pinguicula grandiflora, grassettes à grandes fleurs
Pinguicula grandiflora, grassettes à grandes fleurs

Pinguicula grandiflora, grassettes à grandes fleurs

 Les fiches botaniques d'André  

Saxifraga fragosoi, saxifrage continentale

Saxifraga fragosoi, saxifrage continentale

Petit rhinanthe Rhinanthus minor

Petit rhinanthe Rhinanthus minor

Arabidopsis cebennensis, l’arabette des Cévennes

Arabidopsis cebennensis, l’arabette des Cévennes

Pinguicula grandiflora, grassettes à grandes fleurs

Pinguicula grandiflora, grassettes à grandes fleurs

Il nous reste à découvrir quelques plantes, celles que l’on rencontre dans tout le Massif Central et une spécialité de la région, très recherchée...

 

Photos Christianne, André, Jacques

                                                                                    Christianne

Plusieurs sources dont "Plantes de Lozère" de Maurice Reille 

Publié dans Flore

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