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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

La parnassie des marais, un petit chef d’œuvre !

2 Août 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Voici un article de Joanny posté en 2012. Une relecture nous rappellera les secrets  de cette drôle de petite fleur blanche qu'on commence à rencontrer dans les lieux humides : elle est à examiner de près !

parnassia palustris 1

 La parnassie des marais (Parnassia palustris L.) est le seul représentant en France du genre Parnassia, lui-même membre de la petite famille des parnassiacées, proche des saxifragacées. La plante tirerait son nom du fait que les Anciens la trouvaient si belle qu’elle devait forcément venir du Parnasse *.

 

C’est une plante vivace qui pousse en montagne, dans les tourbières, les lieux marécageux, au bord des ruisseaux. Elle fleurit de la fin juillet au début de l’automne. Les feuilles sont presque toutes basales, à long pétiole, à limbe cordé un peu charnu.

On peut aussi trouver une feuille caulinaire embrassante. La tige, érigée et glabre, mesure entre 5 et 40 cm, et porte une seule fleur.

 

Description de la fleur

  • Calice vert, beaucoup plus petit que la corolle, à cinq sépales.
  • Corolle blanche, à cinq pétales à nervures translucides.

 

parnassia palustris 2

 

L’une des particularités de la plante est la présence, à l’intérieur de la fleur et à la base de chaque pétale, d’une écaille jaune-vert clair (on parle aussi de staminode* ou d’étamine stérile) portant de nombreux cils glanduleux jaunes (à peu près une douzaine par écaille).

 

 

Parnassia palustris 0005 [1024x768]

Les cinq étamines (éléments mâles de la fleur), munies d’anthères, se recourbent sur le pistil (élément femelle de la fleur) en début de floraison.

 

 

Parnassia palustris 0004 [1024x768]

 

Le pistil est constitué de quatre carpelles fusionnés, il ne porte pas de style, mais seulement quatre stigmates sessiles. Si l’on observe attentivement différentes fleurs de Parnassie, on pourra constater des différences significatives dans l’aspect et la position des étamines (éléments mâles de la fleur).

 

Parnassia palustris 0008

 

 Ces différences d’anatomie proviennent d’un dispositif particulier : la protandrie*. Celle-ci favorise la fécondation croisée* chez cette fleur.

 

La pollinisation de la Parnassia palustris et principalement le rôle des staminodes ont fait l’objet d’interprétations diverses plus ou moins fantaisistes. Une théorie développée dans les années 2000 suite à différentes études, semble être maintenant admise.

La voici.

 

La fleur de Parnassie est donc protandre, cela implique la mise en place d’une stratégie pour attirer les hyménoptères concernés et faciliter le transport des grains de pollen vers d’autres fleurs.

Les cinq staminodes (ou étamines stériles ou écailles) de la Parnassia palustris, agissent à la fois comme fausses et véritables nectaires. Elles attirent les pollinisateurs avec leurs extrémités bien visibles mais non-gratifiantes et elles produisent également du nectar à la base.

 

La fausse autopollinisation des Parnassies :

 

1 les étamines à déhiscence dorsale se courbent l’une après l’autre vers le pistil d’une jeune fleur dont les stigmates ne sont pas encore développés.

2- un hyménoptère attiré par le nectar capte le pollen sur sa face ventrale

 

Parnassie stade mâle

 

 

 

   3- L’insecte dépose le pollen sur le stigmate réceptif d’une autre fleur plus âgée. Les étamines de celle-ci ont repris leur position initiale mais ont perdu leurs anthères.

 

parnassie stade femelle

 

 

 

Parnassia palustris 0013 [1024x768]

  Sur cette photo, on voit les étamines ayant perdu leurs anthères et le pistil muni de ses stigmates.

 

Le fruit est une capsule, ses graines sont facilement disséminées par le vent et l’eau. Elles sont très légères en raison d’une poche membraneuse remplie d’air qui est fixée à leur surface

 

Utilisation :

Cette plante modeste était cueillie à la floraison, puis séchée. Elle contient des tanins et peut être d'autres principes actifs inconnus. Comme remède de grand-mère, les personnes sujettes à l'angoisse la prenaient pour ralentir les battements du cœur, diminuer la nervosité et l'inquiétude. On relate aussi son application lors de crises d’épilepsie, et d'anciens herbiers la recommandent pour des affections hépatiques.

 

                                              Joaanny                                

 

Photos de Jacques

 

*Le nom Parnasse est, à l'origine, celui d'une montagne de Grèce. Dans la mythologie grecque, ce mont Parnasse était, comme Delphes, consacré à Apollon et aux neuf Muses, le lieu sacré des poètes. Le Parnasse devenu le séjour symbolique des poètes, fut finalement assimilé à l'ensemble des poètes, puis à la poésie elle-même.

 

*Staminode, en botanique, un staminode est une étamine stérile ou avortée, souvent rudimentaire. Elle ne produit pas de pollen. Les staminodes sont souvent discrets et ressemblant aux étamines, habituellement disposés en verticille dans la corolle de la fleur, mais aussi parfois assez longs pour en dépasser. Quelquefois, les staminodes sont modifiés pour produire de nectar.

 

*Protandre, qualifie une fleur dont les organes mâles sont matures et fonctionnels avant les organes femelles. Une fleur protandre bien qu'anatomiquement hermaphrodite est donc à un moment donné physiologiquement unisexuée : d'abord mâle puis femelle. La protandrie favorise l'allogamie ou fécondation croisée.

 

* Fécondation croisée, généralement réalisée par les insectes butineurs, correspond à la fécondation entre deux individus distincts. Darwin a insisté sur l’utilité de la fécondation croisée, elle maintient le type moyen de l’espèce.

 

 

                                             Joanny

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Le Mont Aigoual

29 Juillet 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

En attendant de vous parler prochainement de la Maurienne, changement de cap, direction Sud-Sud Ouest, les Cévennes…

L'imposante barrière du Mont Aigoual, y culmine à 1567 m.

Les jours de Mistral, il se détache nettement sur le ciel et borne l’horizon au Nord de la plaine languedocienne. Ses 1567 m en font le point le plus haut du Gard et le second de la Lozère ainsi que des Cévennes, après le Mont Lozère, 1699 m.

Bastion sud-est du Massif central, le mont Aigoual est remarquable par son panorama, son climat et son observatoire météorologique, il était autrefois couvert de forêts puis de forêts et de bons pâturages (XVIIIe siècle), mais la forêt et les sols surexploités s'y dégradèrent brutalement au XIXe siècle, engendrant des crues catastrophiques (1844, 1856, 1861, 1868 notamment). C'est alors, sur ce mont et dans son massif, qu'a été entreprise au XIXe siècle la première grande opération de reforestation antiérosive en France : constitution d'une forêt de protection sur les sols érodés par la déforestation et le surpâturage, appuyées par les premières bases scientifiques de la phytosociologie et de la pédologie (Pédologie : science qui étudie la formation et l'évolution des sols).

 

Le Mont Aigoual

Situé sur les communes de Valleraugue (Gard) et Bassurels (Lozère), la partie sommitale de l'Aigoual forme un plateau d'altitude supérieure à 1 500 mètres sur environ 3 km2.

La ligne de partage des eaux entre l'océan Atlantique et la mer Méditerranée traverse le plateau sommital, se prolongeant au nord et au sud de celui-ci. Les versants méditerranéens et atlantiques ont des morphologies très différentes.

Vers l’ouest et le nord-ouest, les crêtes arrondies, aux pentes  douces sont séparées des Causses par les gorges et canyons du Tarnon, de la Jonte, du Trèvezel et de la Dourbie, affluents du Tarn.

À l'est et au sud-est, au-dessus des sources de l’Hérault et de ses affluents, les pentes sont raides et très escarpées.

Le dénivelé direct, un des plus importants du Massif Central, atteint 1250 m entre le village de Valleraugue (cote 300-350 m) et le sommet.

La route est obligée, d’ailleurs, d’emprunter les longs lacets de la face nord du plateau de l’Espérou qui mènent au petit village de l'Espérou (1250 m),  puis rejoint le col de la Sereyrède (1300 m, ligne de partage des eaux), passe par le col de Prat-Peyrot (1 380 m) afin de gagner le sommet au bout de 28 km d'une longue ascension.

Plusieurs belvédères permettent d’admirer la vallée de l’Hérault et au loin, Valleraugue.

La vallée de l'Herault, vers Valleraugue

La vallée de l'Herault, vers Valleraugue

La route

La route

Le plateau de l'Esperou

Le plateau de l'Esperou

La route serpente et s’étire dans une forêt de hêtres, de chênes verts (forêt originelle), de chênes blancs (forêt relique), augmentée d’une plantation de châtaignier, Castanea sativa. On trouve aussi des résineux implantés au XIXe dans le cadre de la reforestation antiérosive.

Castaneum sativa, le châtaignier
Castaneum sativa, le châtaignier

Castaneum sativa, le châtaignier

La richesse et la diversité végétale des pentes de l’Aigoual attirent herboristes, botanistes ou simples promeneurs.

Sur les talus, des chardons décapités, Carduus defloratus, très mélifères

carduus defloratus, le chardon décapité
carduus defloratus, le chardon décapité

carduus defloratus, le chardon décapité

des  vipérines Echium vulgare, et, au détour d’un virage, Digitalis purpurea la digitale pourpre.

Digitalis purpurea, la digitale pourpre

Digitalis purpurea, la digitale pourpre

Remarquables aussi au fur et à mesure de l’élévation de la route, des massifs trapus de genêts purgatifs, Genista purgans ou Cytisus oromediterraneus, qui forment  parfois, à eux seuls,  des landes étendues et presque pures sur les pentes rocheuses ou déboisées de la montagne siliceuse.

Genista purgans ou Cytisus oromediterraneus, genêt purgatif
Genista purgans ou Cytisus oromediterraneus, genêt purgatif

Genista purgans ou Cytisus oromediterraneus, genêt purgatif

La partie sommitale de l'Aigoual forme un plateau d'altitude supérieure à      1500 mètres sur environ 3 km2. Il est ponctué par trois sommets dont le signal de l'Hort de Dieu ou Tourette de Cassini (1 565 mètres), situé dans le Gard, point culminant qui porte l'observatoire météorologique.

l'observatoire météorologique

l'observatoire météorologique

La station météorologique du mont Aigoual a été construite entre 1887 et 1894 avec beaucoup de peine en raison de la rudesse du climat et sur le modèle original d'un « château fort », avec une puissante tour crénelée sur laquelle fut installée, par le service des armées,  la grande table d'orientation qui se trouve à 1571 mètres d'altitude. L'inauguration a eu lieu le 18 août 1894 et les relevés d'observations y sont tenus depuis le 1er décembre 1894.

 

Deuxième sommet du Mont Aigoual

Deuxième sommet du Mont Aigoual

La station dépendait alors de l'Administration des Eaux et Forêts. C'est en 1943 que l'observatoire a été placé sous l'autorité de l'Office National de Météorologie. C'est actuellement la dernière station météorologique de montagne en France occupée toute l'année. Elle propose depuis quelques années un espace gratuit de découverte et d'animations sur la météorologie et le massif de l'Aigoual, espace géré par la Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes et Météo France.

Cet observatoire, Météosite, conserve son personnel sur place toute l'année pour l’exposition permanente qui s’y trouve.
 

Tour sur laquelle est installée une grande table d'orientation

Tour sur laquelle est installée une grande table d'orientation

Le « guide météo » qui l'anime est très convainquant dans son rôle didactique. L’observation est la base de la météorologie, elle est effectuée par les nombreux satellites qui tournent autour de notre planète, mais aussi par des instruments placés sur terre. Nous découvrons les images météo du monde et les mécanismes des prévisions. Tout est commenté clairement.

Puis une déambulation dans les salles du bâtiment avec photos, quiz et animations, complète la visite.

Nous découvrons des ruches troncs dans l’une des pièces, la Lozère n’est pas loin, vous aurez bientôt l’opportunité de tout savoir sur ces ruches, au musée de Gruffy.

Ruche tronc

Ruche tronc

La petite tour et la table d’orientation battue par le vent nous permettent d’admirer les monts de Cévennes, et nous dit-on, les Alpes. Là pousse, presqu’au pied du bâtiment, un bouquet de céraistes et quelques pensées sauvages, Viola tricolor.

Céraistes

Céraistes

Viola tricolor, pensée sauvage

Viola tricolor, pensée sauvage

Haut lieu de l'histoire des camisards et des maquisards, le mont Aigoual a inspiré de nombreux écrivains cévenols tels André Chamson, Jean-Pierre Chabrol ou Jean Carrière......

 

                                                                                  Christianne

Sources : panneaux d'affichage le long de la route et site

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14 juillet au lac Bénit (des Dieux), un vrai feu d'artifice !

17 Juillet 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #sortie

Découvrez un petit lac discret, à 1452m d'altitude, au pied d’une falaise impressionnante, le massif du Bargy, séparé en deux parties par le Col de l'Encrenaz.

Ce col est situé au-dessus du grand pierrier qui domine le lac.

Arrivée par l'Entoniou qui domine le lac au Sud-Ouest, à 1550m.

Lac Bénit, 1452 m

Lac Bénit, 1452 m

On descend au bord du lac et on peut en faire le tour sans problème.


Un plan d'eau calme, apprécié des pêcheurs, dans un écrin de sapins

Lac Bénit, 1452 m

Lac Bénit, 1452 m

Que de belles surprises :

Papaver alpinum, le pavot des Alpes, rare, précieux et éclatant, sur la liste rouge des plantes vulnérables.

Papaver alpinum, photos de Jacques
Papaver alpinum, photos de Jacques

Papaver alpinum, photos de Jacques

Papver alpinum, photo Christianne

Papver alpinum, photo Christianne

Saxifraga aizoïdes, le saxifrage faux orpin, aux fleurs d'un beau jaune doré puis orangé.

 

Saxifraga aizoïdes, saxifrage faux orpin, photo Jacques

Saxifraga aizoïdes, saxifrage faux orpin, photo Jacques

 Pritzelago alpina ou Hutchinsia alpina, le cresson de chamois

 Pritzelago alpina ou Hutchinsia alpina, cresson de chamois,
 Pritzelago alpina ou Hutchinsia alpina, cresson de chamois,

Pritzelago alpina ou Hutchinsia alpina, cresson de chamois,

Après le pierrier, dans une zone humide, une belle astéracée en pleine floraison, Lactuca plumieri ou Cicerbita plumieri, le laiteron de Plumier, aux grandes feuilles découpées, dresse ses inflorescences bleu lavande à presque 2m.

Lactuca plumieri, le laiteron de Plumier,

Lactuca plumieri, le laiteron de Plumier,

Lactuca plumieri, le laiteron de Plumier, photos de Christianne

Lactuca plumieri, le laiteron de Plumier, photos de Christianne

Lactuca plumieri, le laiteron de Plumier,

Lactuca plumieri, le laiteron de Plumier,

Et partout, Astrantia major, la grande astrance, aux délicates ombelles  teintées de rose.

Astrantia major, la grande astrance,
Astrantia major, la grande astrance,

Astrantia major, la grande astrance,

Les "Yeux du Bargy" veillent sur le lac de leur regard minéral.

Les yeux du Bargy

Les yeux du Bargy

Les yeux du Bargy, photo Nicole

Les yeux du Bargy, photo Nicole

et le bouquet final, en redescendant vers le Bété...

Gentiana cruciata, la gentiane croisette d'un bleu inégalable...

Gentiana cruciata, la gentiane croisette, photos Christianne
Gentiana cruciata, la gentiane croisette, photos Christianne
Gentiana cruciata, la gentiane croisette, photos Christianne

Gentiana cruciata, la gentiane croisette, photos Christianne

Allez-y vous verrez, c'est magnifique, mais surtout, ne cueillez aucune fleur !!

                                                                        Christianne

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En Juillet à Beauregard ou "un certain regard"… celui de Jean Loup !

12 Juillet 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

une autre façon de regarder....

une campanule barbue

campanule barbue, photo de Jean Loup

campanule barbue, photo de Jean Loup

Une renouée bistorte et son papillon

Une renouée bistorte et son papillon, photo de Jean Loup

Une renouée bistorte et son papillon, photo de Jean Loup

Une knautie et son papillon

Une knautie et son papillon, photo de Jean Loup

Une knautie et son papillon, photo de Jean Loup

Une fleur de lin, Linum tenuifolium

 Linum tenuifolium, photo de Jean Loup

Linum tenuifolium, photo de Jean Loup

Une orchidée albinos

Orchidée albinos, photo de Jean Loup

Orchidée albinos, photo de Jean Loup

Une laitue, Cicerbita....

Lactuca............. photo de Jean Loup

Lactuca............. photo de Jean Loup

Melampyrum silvaticum, mélampyre des forêts

Melampyrum silvaticum, mélampyre des forêts, photo de Jean Loup

Melampyrum silvaticum, mélampyre des forêts, photo de Jean Loup

Silene nutans, la silène penchée, celle qui "pègue" !!

Silene nutans, silène penchée, photo de Jean Loup

Silene nutans, silène penchée, photo de Jean Loup

Senecio viscosus, le séneçon visqueux

Senecio viscosus, le séneçon visqueux, photo de Jean Loup

Senecio viscosus, le séneçon visqueux, photo de Jean Loup

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Trouvaille en Ré majeure (l’île …),

4 Juillet 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

En pérégrinant le long des rivages Rétais,

Ile de Ré

Ile de Ré

le nikosonycanotax en bandoulière et l’œil aux aguets, un mode de regroupement gastéropodien jusqu’alors inconnu pour nous, attira notre attention.

 

Sentant le lecteur piqué dans sa curiosité, voici quelques explications :

 

La bestiole concernée :

Théba pisana, autrement dit : l’escargot des dunes  également nommé le limaçon de Pise, la caragouille rosée (Provence), l’hélice de Pise, etc …

Pour le savant : Mollusque Gastéropode Pulmoné Stylommatophore.

Théba pisana, escargot des dunes, photo André

Théba pisana, escargot des dunes, photo André

Cette espèce d’origine méditerranéenne présente une coquille globuleuse de 1 à 2 cm de diamètre, rarement plus. Celle ci peut être blanche, rousse, plus rarement rose et est ornée de fines bandelettes noires. L’ouverture est elliptique et présente un bourrelet interne souvent teinté de rose nommé épiphragme.

Son habitat.

En été, ces escargots fuient le sable surchauffé et montent sur les tiges des plantes ou d’autres supports verticaux pour se protéger de la déshydratation. Ils forment alors des grappes parfois importantes où leur couleur claire les protège de la chaleur. Ils ferment aussi leur coquille par un disque de mucus séché et vivent ainsi au ralenti.

 

Théba pisana, escargot des dunes, photo André

Théba pisana, escargot des dunes, photo André

Surtout méditerranéen, l’escargot des dunes doit son nom à sa capacité d’avoir colonisé le littoral de toute l’Europe de l’Ouest jusqu’aux Pays-Bas, et c’est dans les massifs dunaires qu’on va le rencontrer fréquemment.

Espèce originaire de la zone méditerranéenne, elle ne s’est pas contentée de coloniser le littoral européen en migrant vers le nord, elle a aussi été introduite accidentellement en Australie, en Californie et en Afrique du Sud, où elle est considérée comme une espèce indésirable

Théba pisana, escargot des dunes, photo André

Théba pisana, escargot des dunes, photo André

Comportement.

Ce mollusque gastéropode qui  pullule littéralement dans les massifs dunaires, se déplace la nuit pour se nourrir de végétaux divers. Il est hermaphrodite et chaque individu creuse le sable pour y pondre ses oeufs.

                                                                             André

Sources des textes :

quelestcetanimal.com  et dunesatlantide.over-blog.com

merci à eux

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En prennant la direction du sud, découverte de La Garde-Adhémar,

28 Juin 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Village de la Drome provençal de 1080 habitants, il a été cité dans les villages préférés des Français, sur France 2. Il est construit 200 m au-dessus de la vallée du Rhône. Son église perchée signale de loin ce vieux village du Tricastin. C’était, au Moyen Âge, une importante place forte de la famille d'Adhémar. Au XVIe siècle, un château Renaissance fut édifié par Antoine ESCALIN, baron de La Garde, ambassadeur et général des galères de France. Le village a gardé ses maisons de pierre et ses petites ruelles médiévales bien entretenues...

La Garde-Adhémar,
La Garde-Adhémar,

La Garde-Adhémar,

L’église St Michel est de style roman provençal (XIIe s.). A ses pieds, comme suspendu, un joli jardin, le Jardin des Herbes, d’où l'on découvre la plaine. Là sont rassemblées plus de 200 plantes médicinales et aussi 200 plantes de collections, géraniums, sauges, achillées..... 

Le jardin des Herbes

Le jardin des Herbes

le Jardin des Herbes,
le Jardin des Herbes,

le Jardin des Herbes,

Quelques beaux spécimens particulièrement spectaculaires, comme Ruta graveolens, la rue des jardins,

Ruta graveolens, la rue des jardins,
Ruta graveolens, la rue des jardins,

Ruta graveolens, la rue des jardins,

et  Sylibum marianum, le chardon Marie reconnaissable à ses feuilles tachetées de blanc et ses puissantes épines...

Sylibum marianum, le chardon Marie
Sylibum marianum, le chardon Marie

Sylibum marianum, le chardon Marie

Cachée sous des feuillages, une clandestine, pas d’étiquette pour elle, c'est une orchidée Himantoglossum hircinum, l’orchis bouc.

Himantoglossum hircinum, l’orchis bouc.

Himantoglossum hircinum, l’orchis bouc.

Le jardin domine la plaine, un flambé savoure le nectar d’un centranthe rouge, Centranthus ruber, appelé aussi lilas d'Espagne ou valériane rouge,

Centranthus ruber, centranthe rouge,
Centranthus ruber, centranthe rouge,
Centranthus ruber, centranthe rouge,

Centranthus ruber, centranthe rouge,

En sortant du jardin par un petit portail en contrebas, nous avons fait de jolies découvertes, tout d'abord Urtica pilulifera, l’ortie à pilules. Ces petites boules sont les fleurs femelles ressemblant à des pilules hérissées de poils urticants

Urtica pilulifera, l’ortie à pilules
Urtica pilulifera, l’ortie à pilules
Urtica pilulifera, l’ortie à pilules

Urtica pilulifera, l’ortie à pilules

et Ecballium elaterium le concombre d'âne ou cornichon d’âne, l'une des rares Cucurbitacées spontanées en Europe. Son pédoncule est dressé et son fruit est remarquable car il explose à maturité, dispersant ses graines à plusieurs mètres.  Attention, ce concombre là est toxique!

Ecballium elaterium le concombre d'âne
Ecballium elaterium le concombre d'âne

Ecballium elaterium le concombre d'âne

Ecballium elaterium, le concombre d'âne

Ecballium elaterium, le concombre d'âne

à suivre.......

                                                                     Christianne

 

photos de Marie-Paule et Christianne

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Brève rencontre, un muscardin

20 Juin 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

C’est Christine qui l’a aperçu la première, sa queue tout d’abord puis l’animal tout entier, blotti  sous le petit toit d’un panneau pédagogique du Vuache. Jacques a reconnu tout de suite un muscardin.

Le Muscardin (Muscardinus avellanarius) est un micromammifère (rongeur),  essentiellement nocturne.

Cette espèce est décrite pour la première fois en 1758 par le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778). On l’appelle aussi muscardin des noisetiers, ratdort ou rat d’or, ou croque-noix ou croque-noisette.

Il possède une queue touffue et de grands yeux noirs qui lui donnent une bonne vision de nuit, il a une longueur totale de 14 à 16 cm, dont 7 cm pour la queue.

Il est arboricole et vit dans les zones buissonnantes. Il est fréquent dans une grande partie de l'Europe. Il se nourrit de bourgeons, de fleurs, de baies, de graines et d'insectes, de noisettes et de faînes en automne.

Il hiberne durant près de 6 mois de l'automne au printemps, dans un nid d’hiver, refuge d'une dizaine de muscardins qui hibernent en communauté.

A la belle saison il construit des nids globuleux dans les broussailles. Le nid d'été, individuel, sert à la reproduction de la femelle.

Muscardin (Muscardinus avellanarius), photo de Jean-Loup

Muscardin (Muscardinus avellanarius), photo de Jean-Loup

Muscardin (Muscardinus avellanarius), photo de Josette

Muscardin (Muscardinus avellanarius), photo de Josette

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Alcea rosea, la Rose trémière,

13 Juin 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Me voilà cette année avec de magnifiques roses trémières dans une jardinière, sur mon balcon.

Alcea rosea, la Rose trémière, Passe-rose ou Passerose, Rose papale, Mauve alcée ou Alcée rose, Bâton de Jacob...........

C’est une plante vivace de la famille des Malvacées. Mes enfants m’ont rapporté les graines de l’île d’Oléron. Plantées l’an dernier au printemps elles fleurissent cette année. Elles sont très belles mais gourmandes, un arrosoir tous les trois jours, attention à la chaleur !

Les botanistes ne s’accordent pas sur son origine, Asie mineure, Chine, bassin méditerranée ?? ni sur son introduction en Europe, les Romains ou les Croisés ??  Elle est naturalisée dans de nombreux pays d'Europe.

Le nom de rose trémière serait une altération de « rose d'Outremer ». Depuis 1659, date à laquelle on la trouve décrite pour la première fois, de nombreuses variétés ont été obtenues et elle a été largement diffusée jusqu'à la fin du XIXe siècle date à laquelle elle a été frappée d'une maladie nouvelle, la rouille.

Alcea rosea, la Rose trémière,

Alcea rosea, la Rose trémière,

Ce n’est pas une plante sauvage, son charme désuet est typique des jardins champêtres et naturels de nos grand-parents.

Vivace, herbacée, souvent bisannuelle, c'est une plante de grande taille, jusqu'à 2-3 m. Elle n’est pas présente partout en France, on la trouve dans les Charentes, les Landes, la Normandie, l’Alsace, le sud-est de la France, etc….

Sa floraison basifuge, de juin à septembre, est remarquablement longue mais son feuillage s’étiole tout au long de l’été.

Tiges et feuilles sont pubescentes.

Feuilles orbiculaires et palmatilobées possédant de 5 à 7 lobes, leur base est cordiforme, leur pédoncule pubescent et leurs marges crénelées.

Alcea rosea, la Rose trémière,

Alcea rosea, la Rose trémière,

Calicule formé de 6 à 9 bractéoles poilues

Alcea rosea, la Rose trémière,

Alcea rosea, la Rose trémière,

Inflorescence en grappe spiciforme et terminale.

Grandes fleurs en corolle simple, aux teintes très variées : blanc ou jaune, rose, rouge, pourpre, violet, orange… riches en nuances.

Alcea rosea, la Rose trémière,

Alcea rosea, la Rose trémière,

Alcea rosea, la Rose trémière,

Alcea rosea, la Rose trémière,

Tube staminal (Structure en tube formée d'étamines soudées)  caractéristique des Malvacées,  à  5 angles marqués.

Alcea rosea, la Rose trémière,

Alcea rosea, la Rose trémière,

Alcea rosea, la Rose trémière,

Alcea rosea, la Rose trémière,

Les fruits sont formés d'un verticille de 15 à 20 akènes marqués (le méricarpe), sur le dos, d'un profond sillon bordé de 2 ailes.

 

 

 

Alcea rosea, la Rose trémière,

Les photographes l'adorent,

Alcea rosea, la Rose trémière, photo de Marie-Paule

Alcea rosea, la Rose trémière, photo de Marie-Paule

Les peintres aussi....

                                                                                     Christianne

Enfant dans les roses trémières, Berthe Morisot.

Enfant dans les roses trémières, Berthe Morisot.

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Dracocephalum austriacum, dracocéphale d'Autriche,

5 Juin 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Une petite merveille, découverte ce mois de mai, dans le Buëch, sur la montagne de Jouère, dans le massif des Monges. Ce territoire préservé est situé au nord-est de Sisteron.

Dans le Buëch, photo de Josette.

Dans le Buëch, photo de Josette.

Dracocephalum austriacum, Dracocéphale d’Autriche ou tête de dragon d’Autriche, appartient à la famille des Lamiacées.

Du grec drakôn, dragon et képhalê, tête

Dracocephalum austriacum, dracocéphale d'Autriche, photo de Josette.

Dracocephalum austriacum, dracocéphale d'Autriche, photo de Josette.

Plante des pelouses sèches, plutôt rocailleuses, bien exposées au soleil. Entre 1250 m et 2000 m d’altitude.

Floraison fin mai à juillet

Tige dressée, quadrangulaire (typique de la famille des Lamiacées), velue, très feuillée.

Feuilles pubescentes, divisées en 3 à 7 segments linéaires aristés (terminés par une arête) au sommet

Dracocephalum austriacum, dracocéphale d'Autriche, photo de Josette.

Dracocephalum austriacum, dracocéphale d'Autriche, photo de Josette.

Calice verdâtre, velu, à 5 dents inégales, mucronées (terminé en pointe), bractées velues, trifides, aristées, (garnies d’une ou plusieurs arêtes) longues de 3-8mm.

Dracocephalum austriacum, dracocéphale d'Autriche, photo de Josette.

Dracocephalum austriacum, dracocéphale d'Autriche, photo de Josette.

Corolle bilabiée de 3.5 à 4.5 cm de longueur, bleu-violet, tube étroit à la base, légèrement courbé, renflé dans sa partie supérieure.

Une lèvre supérieure voûtée en casque recouvrant 4 étamines laineuses et une lèvre inférieure divisée en trois lobes.

Dracocephalum austriacum, dracocéphale d'Autriche, photo de Josette.
Dracocephalum austriacum, dracocéphale d'Autriche, photo de Josette.

Dracocephalum austriacum, dracocéphale d'Autriche, photo de Josette.

Les  fleurs sont disposées en grappe terminale.

Cette plante est très rare, on la trouve uniquement dans les Alpes où moins de 15 stations très dispersées sont connues.

C’est une espèce protégée en France et en Europe

                                                                                       Josette

Documents :

Description de Coste et Flora Helvetica

Mémoire fin étude : www.nohedes-nature.org/.../583-96-lop-reintroduction-dracocephal-coronat2015.pdf

 

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