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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 17:24

Joanny a dédié le poème que vous avez découvert la semaine dernière "à tous les lecteurs de ce blog, en particulier à Christianne (ça doit être moi !) qui assure la mise en page des articles, mais aussi à ses amis du Groupe Nature de Gruffy qui le supportent et qui l’honorent de leur précieuse amitié ». 

  
Merci à toi Joanny et merci à vous, amis lecteurs

et maintenant ……

 

Crategus laevigata fleurs



Les Aubépines

Quelquefois nommées "cenellier" et leurs fruits “cenelles“, on les surnomme aussi « épine blanche". Le mot Crataegus vient du latin "crataegos"  mot lui même transcrit du grec "krataegos ou kratos" signifiant force (allusion à la dureté du bois).   


Les aubépines ne sont pas des essences forestières ; leur épanouissement demande des lieux secs et de pleine lumière. On les trouve donc en lisière de forêts jusqu’à 1600 m d’altitude, elles sont largement représentées dans les haies de notre région. Ce sont des arbrisseaux épineux de 2-4 m, exceptionnellement arbustes de 5-7 m, très buissonnants et denses.

Longévité 500 ans voir plus.


Mais pourquoi “aubépines“ au pluriel ?


De la famille des Rosacées, elles sont représentées par deux espèces, leur aspect est relativement semblable et en plus, elles s’hybrident très facilement, leur identification est donc souvent une affaire de spécialistes !

 
Crataegus monogyna, aubépine à un style

 

La plus commune et la plus répandue se nomme Crataegus monogyna, ses feuilles sont pennatifides* à 3-7 lobes dentées.


crataegus monogyna feuilles

 

 

Les fleurs disposées en corymbes multiflores à odeur agréable comportent cinq pétales blancs parfois rosés, les anthères des nombreuses étamines peuvent varier d’un rose tendre à un pourpre très soutenu.


Crataegus

Comme son nom “monogyna" l’indique, la fleur est à un seul style. Le fruit rouge appelé “Cenelle“ est une drupe** renfermant un seul noyau.


Crataegus monogyne 1

Crataegus laevigata, aubépine épineuse

 

La deuxième espèce, Crataegus laevigata, anciennement oxyacanthoides est très voisine de la précédente, elle se différencie principalement par la forme des feuilles.


 

Crataegus laevigata feuilles

 

Ses fleurs ont une odeur peu agréable voir même nauséabonde et possèdent deux ou trois styles. 


Crataegus laevigata 1

Ses cenelles renferment donc deux ou trois noyaux. 

 

Crataegus laevigata 2

  
Les fleurs des deux espèces sont très visitées par les abeilles qui récoltent à la fois nectar et pollen.


L’aubépine et l’histoire


Depuis l’Antiquité, l’aubépine symbolise l’innocence et la pureté virginale.
- Elle a été « adoptée » par les Gaulois car elle est l’un des 13 arbres sacrés des Druides.

- Elle a aussi été adoptée par les Chrétiens pour qui elle est sacrée, car le Christ aurait été couronné d’aubépine.
Au moyen âge, elle était liée aux pratiques de sorcellerie du mois de mai qui ont laissé « des traces » dans certaines régions. En effet on fixe, dans la nuit du 30 avril au 1er mai une branche d’aubépine à l’entrée des écuries et des étables afin d’empêcher les araignées (les sorcières) d’y pénétrer !   


Dans les écrits de Dioscoride (Médecin Grec auteur de “De Materia Medica“ 60 après JC) le sirop préparé à partir des cenelles est censé lutter contre les effets de la vieillesse. Les rois Francs se réservaient son usage.


Amis retraités, voyez ce qu’il nous reste à faire! 

 

Alors Crataegus.....?

Dessin aubépine

  ................................monogyna,

en effet, les feuilles sont très découpées, un seul noyau dans la drupe.                                 

Utilisations
On peut utiliser les bourgeons, non encore éclos, finement hachés et les incorporer dans les macédoines de légumes et dans les salades vertes. Ils ont un délicat goût de noisette.

L’aubépine est la plante du cœur par excellence, connue des médecins de la Grèce antique. En raison de ses feuilles en forme de cœur et de ses fruits rouges, on pensait qu’elle fortifiait le cœur. De nos jours, elle est, tant pour la médecine naturelle que pour la médecine officielle, un remède éprouvé contre les affections cardiovasculaires et les troubles du rythme cardiaque.


 

et là, Crataegus.......?

Dessin aub. laevigata

............. laevigata,


feuilles peu découpées, drupes à deux noyaux.


Au début du XXe siècle, on a commencé à étudier sérieusement ses propriétés thérapeutiques. Aujourd’hui, la plante connaît une grande vogue en Europe. Les feuilles et les fleurs sont appréciées pour leurs propriétés calmantes et apaisantes. L’aubépine est utilisée dans plusieurs centaines de médicaments différents.


Culture


Un arrêté de 1994 du Code Rural interdit le semis et la plantation d'espèces d'aubépines, seule la vente de variétés greffées est autorisée.
L'aubépine sert de porte-greffes au néflier et au poirier. Seuls les professionnels déclarés auprès du SRPV, Service de la Protection des Végétaux, et munis d'une autorisation spéciale, sont habilités à semer et élever les différentes espèces d'aubépine dans le seul but d'en faire des porte-greffes.
(C’est l’arrêté du 12/08/94, en application de l’article L251-8 du code rural, qui interdit la plantation et la multiplication de certains végétaux sensibles au feu bactérien).


                                               Joanny

*  pennatifide : feuille découpée dont les divisions n'atteignent pas la nervure centrale

 

** Les Drupes sont du type, fruits charnus à noyaux, comme les prunes, les cerises.... ne pas confondre avec les Baies qui sont des fruits charnus à pépins, comme le raisin.              

 

Photos de Nicole, Sylvie, Joanny, Christianne et empruntées à Internet.             

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 06:17

Naubépine monogyne 1

 

Joli poème découvert par Joanny

 

 

   Simone, tes mains douces ont des égratignures,
   Tu pleures et moi je veux rire de l'aventure.

      L'Aubépine défend son cœur et ses épaules,
      Elle a promis sa chair à des baisers plus beaux.

   Elle a mis son grand voile de songe et de prière,
   Car elle communie avec toute la terre ;

      Elle communie avec le soleil du matin :
      Quand la ruche réveillée rêve de trèfle et de thym,

   Avec les oiseaux bleus, les abeilles et les mouches,
   Avec les gros bourdons qui sont tout en velours,

      Avec les scarabées, les guêpes, les frelons blonds,
      Avec les libellules, avec les papillons

   Et tout ce qui a des ailes, avec les pollens
   Qui dansent comme des pensées dans l'air et se promènent ;

      Elle communie avec le soleil de midi,
      Avec les nues, avec le vent, avec la pluie

   Et tout ce qui passe, avec le soleil du soir
   Rouge comme une rose et clair comme un miroir,

      Avec la lune qui rit et avec la rosée,
      Avec le Cygne, avec la Lyre, avec la Voie lactée ;

   Elle a le front si blanc et son âme est si pure
   Qu'elle s'adore elle-même en toute la nature.
                        

 

                     Rémy de Gourmond 

 

Bientôt vous saurez tout sur les aubépines, à suivre..........

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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 17:50

et le petit dernier, l'érable de Montpellier,

                                   Acer monspessulanum


Arbuste de 6-8 m, rarement plus, à cime tourmentée et port souvent d’arbrisseau ; ramification dense. Il peut vivre jusqu'à 120 ans.
   

Arbre du pourtour méditerranéen, on peut le trouver en France jusqu'à la Vendée, à l'Ouest et jusque dans la vallée du cours de la Moselle, à l'Est.
C’est une espèce des collines et basses montagnes, exigeante en chaleur, très résistante à la sécheresse. Il préfère les sols neutres, souvent sur roche-mère calcaire.

L'écorce est gris jaunâtre

Les bourgeons opposés sont petits et allongés, bruns, écailles pubescentes.

Les feuilles sont caduques mais restent vertes et ne tombent qu’au début de l’hiver. Elles sont petites voir même souvent très petites (2-5 cm), à 3 lobes égaux nettement arrondies et sinus ouverts à 90°, glabres, coriaces, luisantes dessus ; pétiole assez long et fin.


Erable Montpellier feuilles

 

Les fleurs jaune verdâtre, en corymbes à l’extrémité du rameau, floraison avec ou avant la feuillaison ; bonne qualité mellifère.


fleur d'erable de Montpellier


Les Disamares pendantes à pédoncule fin, ailes rétrécies à la base, rétrécies jusqu’à être parallèles.

Erable de montpellier disamares

 


Le bois est homogène, jaune-roux, dur et nerveux. Trop petit pour avoir un intérêt technologique.

                                                           

                                                                   Joanny

 

Voilà, nous allons laisser les érables préparer leurs bourgeons pour le printemps 2012. Merci Joanny.

 
Petits rappels pour bien les reconnaître dans nos forêts


Les feuilles :

 

toutes les feuilles d'érables


Les disamares :


 

toutes les disamares  

 

Le port :

port de l'érable

 

 

A bientôt....................................

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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 15:48

 

Joanny nous a permis de différencier les érables planes des érables sycomores, il nous reste maintenant à découvrir les trois autres érables que nous rencontrons dans nos forêts savoyardes.

 

Erable à feuilles d’obier, Acer opalus


L'érable à feuilles d'obier, érable d'Italie ou érable Duret, est un arbre de t aille moyenne (ne dépassant généralement pas 8 mètres de hauteur), le tronc est en général difforme, la cime irrégulière et diffuse.

 

Cette dernière espèce est de plus, mal connue de la plupart des gens qui ne la différencient pas de l'érable sycomore. Elle est présente abondamment dans la partie ouest du massif des Bauges et elle est réputée pour être la meilleure essence en tournerie (le nom "duret" est évocateur).

Il se distingue du sycomore par son habitat. C’est une espèce des basses et moyennes montagnes méridionales alors que le sycomore lui, est présent de la plaine à la montagne jusqu’à 1500-1800m et préfère les sols neutres et frais.

 

De ce fait, l’érable à feuilles d’obier a une bonne résistance à la chaleur et à une sécheresse relative. Mais il est également résistant au froid de nos régions.

 

14 Acer opalus feuilles

 

L'écorse est d’abord lisse et gris-beige, puis présente des rhytidomes à gerçures peu profondes brun jaunâtre.


Ses feuilles, plus petites que le sycomore et le plane, sont à lobes obtus, à pointe très peu marquée et sinus très ouverts et arrondis ; le pétiole est  moyen et fin.

Erables 2 bis copie


Les bourgeons sont allongés, à écailles claires légèrement duveteuses, leur bordure est plus brune.


Les fleurs, elles sont petites, blanc verdâtre, sont en corymbes penchées à l’extrémité des jeunes rameaux. Leur floraison se situe un peu avant la feuillaison, bonne qualité mellifère.

 

 

15 fleurs 2 acer opalus

 

Les ailes des disamares sont de forme assez variable, souvent rétrécies à la base, nettement plus large au sommet. Elles peuvent être rapprochées comme celles de l’érable de Montpellier ou assez divergentes comme le Sycomore. Le pédoncule est relativement long.


Erable Opalus disamare


Le bois est homogène, jaune roux, à petites mailles brunes, assez dur et nerveux mais ne présentant pas un grand intérêt technologique, si ce n’est « l’argenterie de Bauges » dont nous vous avons parlé précédemment.


 

Erable champêtre, Acer campestre


Arbuste de 12-15 m maximum, peut vivre 100-120 ans ; cime arrondie, ramification abondante et fine.

Très résistant au froid, supporte bien la sécheresse et ne craint pas les sols humides ; espèce des plaines et des collines.

 

L'écorse est gris jaunâtre. Les rameaux des jeunes arbres présentent souvent une écorce liégeuse particulièrement côtelée.

 

23 Ecorse d'érable champêtre


Les bourgeons, opposés sont petits et allongés, bruns, écailles pubescentes.


Les feuilles sont caduques mais restent vertes et ne tombent qu’au début de l’hiver. Elles sont petites voir même souvent très petites (2-5 cm), à 3 lobes égaux nettement arrondies et sinus ouverts à 90°, glabres, coriaces, luisantes dessus ; pétiole assez long et fin.

 

érable champêtre, acer campestre


Les fleurs jaune verdâtre, en corymbes dressées à l’extrémité du rameau, floraison avec ou avant la feuillaison ; bonne qualité mellifère.


Les disamares sont pubescentes ou glabres, à coques peu renflées, lisses, à ailes étalées horizontalement jusqu’à être parallèles, non rétrécies à la base et à pédoncule fin.

Erable champêtre disamares


 Le bois est homogène, jaune-roux, dur et nerveux. Il est surtout utilisé comme bois de chauffage


 

                                                             Joanny

 

Prochain article : le dernier des Erables sauvages des Savoies : l'érable de ... Montpellier!

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 09:10

Traditions


Nous avons tous appris à l’école que, à l’époque des Gaulois, les druides allaient en forêt pour couper le gui sacré, le sixième jour de l'année celtique. Ils le coupaient en s'exclamant «O Ghel an Heu» ce qui signifie littéralement «Que le blé germe». Cette expression sera modernisée..... au Moyen Âge  pour devenir «Au gui l'an neuf».

En Bretagne au XIXème siècle encore, les enfants allaient frapper aux portes des maisons bourgeoises en criant « le blé germe » et ils recevaient des étrennes.

Selon une légende scandinave, le démon Loki tua le Dieu solaire Balder, fils du Dieu Odin, avec une flèche fabriquée à l’aide d’une tige de gui.  La mère de Balder Frigga, implora les autres Dieux pour son retour à la vie et Balder, ressuscité, devint le symbole de l'amour et du pardon. Quant au gui, il fut condamné à quitter la terre ferme et à monter dans les arbres pour ne plus jamais en redescendre.

1 arbre contaminé

 

Mais parlons du gui………..

Le gui, Viscum album, est un sous-arbrisseau épiphyte et hémiparasite. On ne trouve les espèces vivants en Europe que sur certaines espèces d'arbres feuillus ou résineux. Son nom est issu du latin viscum devenu Wiscu en gallo-roman, puis gwy et guy.

  • Viscum signifie colle, glu (visqueux) en référence à la viscosité de ses fruits.
  • Album (alba, blanc) fait référence à la couleur blanchâtre des fruits. 

  

Le gui est une plante hémiparasite c'est-à-dire qu'il n'est pas totalement dépendant de son hôte. Il utilise les ressources de la plante hôte en lui soutirant eau et sels minéraux, mais il possède de la chlorophylle et peut synthétiser ses propres sucres, protéines, etc...

 


CIMG3171

Les arbres les plus fréquemment atteints sont les pommiers, les peupliers, les trembles, les aubépines, les saules, les robiniers, les sorbiers et les tilleuls.


Les «récalcitrants» sont les poiriers, les érables, les noisetiers, les charmes, les châtaigniers et les cerisiers, les super récalcitrants sont les noyers et les frênes.

 

Et jusqu’à preuve du contraire, pas de hêtre parasité en France dit-on !!


Le chêne quant à lui, opposerait une barrière chimique empêchant la pénétration du gui dans le rameau. Il ne peut se développer que sur des chênes ayant une déficience génétique ce qui explique sa rareté. C’est sans doute pour cette raison que le gui poussant sur un chêne est devenu sacré chez les celtes.

 

 

Le gui passe souvent inaperçu sur les conifères, mais il existe deux sous-espèces de gui parasitant ces arbres :

Viscum album pini   qui ne s'attaque qu'aux pins montagnards situés à plus de 800 m d’altitude,

Viscum album abietis qui est un parasite fréquent du sapin pectiné.


Un peu de Botanique…….


Apparition

Tombant du ciel dans une fiente d’oiseau, la graine de gui s’encre sous l’écorce de l’arbre hôte à l’aide d’un suçoir primaire de forme conique qui s'enfonce profondément jusqu'au bois, sans pouvoir pénétrer le tissu ligneux. Toutefois, l'accroissement du bois en épaisseur par la formation des cernes annuels, finit par englober plus profondément ce suçoir.  

 

6 boules degui

Feuilles

Les feuilles, vertes ou tirant sur un vert-jaunâtre, sont simples, ovales, sans pétiole, légèrement charnues et disposées par paires opposées à l'extrémité des rameaux. Leur limbe est coriace, de 2 à 8 cm de long, il est parcouru par cinq nervures parallèles. Elles persistent 18 mois à deux ans faisant du gui une plante toujours verte.

 

8 boules degui

Fleurs 

Le gui est dioïque avec des pieds à fleurs femelles et d'autres à fleurs mâles. Il fleurit en mars-avril.
Il peut arriver que les touffes mâles et femelles voisinent et soient imbriquées donnant l'impression de pieds monoïques.

Les fleurs, sessiles et jaunâtres, sont groupées en petites inflorescences glomérules, insérées au niveau des nœuds des tiges.


Les fleurs mâles comportent quatre tépales qui portent les anthères sans filet. À la floraison, elles laissent apparaître le pollen sur leur face interne.

 

Fleurs mâles ???

 

 

3 fleur

Les fleurs femelles comportent quatre tépales surmontant un ovaire infère soudé au réceptacle. Elles sont déjà formées en automne et passent l'hiver fermées ; elles s'ouvrent aux premiers rayons de soleil du printemps.

Fruits 

Les fruits donnés par les touffes femelles sont de fausses baies globuleuses de 6 à 10 mm de diamètre, d'un blanc vitreux -ou jaunâtres pour le Gui du sapin- charnues et visqueuses, caractéristique soulignée déjà par Virgile et Pline, d'où le terme de viscum. La pulpe est constituée d'un mucilage : la viscine, substance collante qui contribue à la fixation des graines sur les branches des plantes-hôtes.

Les fruits mûrissent en deux ans et ne tombent qu'au début de la troisième année.

 

7 boules degui

Utilisation :

Attention, les baies sont toxiques.

Les fruits du gui macérés, fermentés et cuits, donnent une colle très adhésive qui servait autrefois de glu.

Les feuilles étaient utilisées autrefois en tisanes. En herboristerie, le gui était prescrit pour soigner l’épilepsie, les désordres nerveux et la digestion. Le gui contient de la viscine, substance ambivalente qui fait actuellement l’objet de recherches scientifiques.

 

9 planche bota


Lutte contre le Gui

La seule lutte efficace contre le gui consiste à couper la touffe, mais cela n'est généralement pas suffisant car tant qu'on n'a pas extirpé les cordons corticaux, ceux-ci peuvent émettre des bourgeons adventifs capables de créer de nouvelles touffes. Il faut donc tailler les branches assez largement avant le point de fixation, mais cela n'est pas faisable si le gui est implanté sur une branche importante.


Aucun produit chimique n'existe actuellement pour contrôler le gui sans nuire à la plante hôte. La prévention, par la sélection de cultivars naturellement résistants, est une des voies de recherche.


En France, le gui figure sur une liste d'organismes dits « nuisibles » dont la destruction peut être rendue localement et temporairement obligatoire par arrêté préfectoral.

 

2 Viscum album

 

Alors que le gui vous porte bonheur en 2012 ! Meilleurs voeux.

Christianne

 

 

Bibliographies

La Hulotte,  n° 49 et n° 50

Sites : Wikipedia et autres et aussi

http://users.telenet.be/sf15590/Gui1.htm


Photos André, Jacques et Joanny


 

 

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