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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

La journée du PAPILLONS !!

18 Août 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

La journée du PAPILLONS !!

 

avec Philippe FRANCOZ,

entomologiste,

 

 

La journée du PAPILLONS !!
La journée du PAPILLONS !!
voici le Paon du jour

voici le Paon du jour

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Hybridisme, hybridité, hybridation.......

10 Août 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici un article paru en août 2014, à la suite d'une belle découverte au Semnoz cet été là. Notre groupe est retourné fin juillet début août 2015 et la semaine dernière, espérant retrouver à nouveau de magnifiques spécimens de gentianes hybrides comme ceux que nous avions trouvés en 2014. Hélas pour ceux qui n'étaient pas avec nous en 2014, pas trace d'hybrides. Nous avons arpenté le plateau, rien. Voilà bien un mystère, les parents sont là, gentianes jaunes et gentianes pourpres mais c'est tout. Comment fonctionnent les phénomènes d'hybridation, seuls les spècialistes le savent.

Alors regardons une fois encore les photos de 2014 pour être sûr de n'avoir pas rêvé.

.

 

En botanique, un hybride est le résultat du croisement entre deux espèces du même genre.  Pour ma part, botaniste du dimanche, je n’ai rencontré que quelques orchidées hybrides qui ont bien voulu montrer visiblement les caractères de leurs parents. Mais une balade en juillet sur les pentes du Semnoz m’a réservé une belle surprise.

De beaux spécimens de gentianes hybrides de Gentiana lutea et Gentiana purpurea.

Ce n’est pas un « scoop» puisque décrites déjà en 1821 par MM. GUILLEMIN et DUMAS, ils les avaient découvertes sur le Môle en 1819. Mais j’ai été éblouie par la fantaisie de la nature dans le domaine.

Grave question, qui est le papa, qui est la maman ?

Violette purpurin comme Gentiana purpurea...

Gentianes hybrides
Gentianes hybrides
Gentianes hybrides

Gentianes hybrides

Hautes comme Gentiana lutea

Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......

Corolles ponctuées, fleurs campanulées.

Gentianes hybrides
Gentianes hybrides
Gentianes hybrides

Gentianes hybrides

Belles nuances du jaune au pourpre

Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......

Hésitation entre la corolle rotacée à lobes aigus de Gentiana lutea et la corolle campanulée de Gentiaina purpurea

Hybridisme, hybridité, hybridation.......

Les parents

Gentianes pourpres et gentianes jaunes
Gentianes pourpres et gentianes jaunes
Gentianes pourpres et gentianes jaunes
Gentianes pourpres et gentianes jaunes

Gentianes pourpres et gentianes jaunes

Pour plus d’information, consultez ce site, à partir de la page 79

                                                                         Christianne

Photos Nicole et Christianne.

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Le Semnoz

3 Août 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Notre exploration des orchidées du Semnoz n’est pas exhaustive, bien sûr, la richesse floristique du site étant étonnante. « La montagne aux Annéciens » comme ce massif est surnommé, recèle bien d’autres attraits, géologiques, sportifs et touristiques...... que je vous souhaite de découvrir. Le panorama n’est pas en reste par beau temps.

La Tournette, à gauche, le Mont Blanc, à droite, vus depuis le Semnoz

La Tournette, à gauche, le Mont Blanc, à droite, vus depuis le Semnoz

J’espère vous avoir intéressé et, avant d’abandonner les Alpages du Semnoz, voici quelques photos des prairies que les botanistes explorent en toutes saisons (l’hiver ils laissent la place aux sportifs !).

Pâturages du Semnoz
Pâturages du Semnoz

Pâturages du Semnoz

 

Un suintement colonisé par la renoncule à feuille d’aconit, Ranunculus aconitifolius.

Ranunculus aconitifolius

Ranunculus aconitifolius

Caresser du regard les lignes bleues des Bauges.

Les lignes bleues des Bauges

Les lignes bleues des Bauges

Une des  vedettes des pâturages, fin juillet début août : la centaurée nervée Centaurea nervosa.

La centaurée nervée, début juillet

La centaurée nervée, début juillet

La centaurée nervée, en août

La centaurée nervée, en août

L'envahisseur des pâturages, le verâtre, Veratrum album

le verâtre, Veratrum album

le verâtre, Veratrum album

le verâtre, Veratrum album

le verâtre, Veratrum album

Encore deux sites à consulter, celui du Semnoz et celui du jardin alpin, ne manquez pas d'y faire un tour.

 

                                                                             Christianne

Le jardin Alpin du Semnoz

Le jardin Alpin du Semnoz

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Les orchidées du Semnoz, V.

31 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Notre petite randonnée sur le plateau du Semnoz, situé entre 1300 m  et 1500 m, (la Danne de Gonvy dont nous étions proche culmine à 1 530 m), nous a permis de découvrir encore plusieurs orchidées et quelques plantes spécifiques de ces alpages.

 

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

Autrefois, elle appartenait au genre Orchis, elle appartient maintenant au genre Neotinea, depuis les classements génétiques APG II2 en 2003 et APG III3 en 2009 (voir article "nomenclature en botanique" d'avril 2014).

Plante plutôt petite,  10-30 cm

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Feuilles bleu-vert non tachetées

Inflorescence dense, rouge brun en son sommet, rappelant un tison allumé

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Petites fleurs au casque pourpre à l’extérieur, au labelle trilobé blanchâtre ponctué de rouge.

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Dès que les fleurs sont fécondées, l'épi floral s'allonge et l'extérieur des fleurs devient plus clair. C'est donc le sommet de l'épi qui présente cette couleur pain brûlé caractéristique.

Orchidée de pleine lumière, en montagne.

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Orchis globuleux Traunsteinera globosa 

C’est mon orchidée préférée, parce qu’elle différente avec ses feuilles vert glauque et son épis sphérique aux fleurs délicates.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Traunsteinera vient du botaniste et apothicaire autrichien Joseph TRAUNSTEINER qui l’a décrit pour la 1er fois.

Plante assez grêle.

Feuilles de couleur vert glauque, dressées le long de la tige.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Inflorescence sphérique comportant de nombreuses petites fleurs roses.

Labelle trilobé rose ponctué de rouge, sépales et pétales ayant une pointe spatulée caractéristique.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa
Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Signe particulier : possède de la pruine, sorte de poudre blanchâtre sur sa tige et ses feuilles, ce qui donne un  aspect  mat à la partie verte de la plante.

Prairie de fauche en montagne.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Pour le prochain article, rendez-vous au Semnoz !!

Christianne

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

PS : de belles photos sur ce site...

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Les orchidées du Semnoz, IV.

25 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Nous voici encore dans les pâturages du Semnoz, les orchidées ne manquent pas.

Deux Gymnadenia cette fois.

Le nom de genre vient du grec gymnos (nu) et aden (glande) en référence au disque collant des étamines.

 

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea 

 

Plante élancée 15-60 cm à feuilles étroites.

Inflorescence de 20-60 fleurs dégageant en général un parfum très agréable.

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea

Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

Fleurs petites, de couleur lilas, présentant un éperon caractéristique, très long, très fin et incurvé vers le bas, en forme faucille.

 

On la trouve dans les prairies humides, les bois clairs et les pelouses sèches.

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea

Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

C’est une espèce tricheuse.....

Beaucoup d’insectes sont attirés car sa corolle qui ressemble à l’un d’eux. Son nom est évocateur, du grec konops (moucheron) et opsis (apparence).

Certains insectes sont capables grâce à leur trompe, d’explorer son long éperon à la recherche de nectar. En vain, l'éperon ne contient rien ! Dépités, ils repartent vers une autre orchidée mais ils sont chargés des pollinies de la précédente, qui se sont collé sur sur son corps grâce au " disque collant des étamines".

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea

Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani

 

Son nom vient du latin niger (noir).

Plante petite et grêle, 12-30 cm à nombreuses feuilles étroites.

Epi conique puis ovoïde.

Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani

Orchis vanille, Nigritelle noire Gymnadenia rhellicani

Fleurs petites, munies d'un court éperon, d'une belle couleur brun rouge à chocolat, exhalant un puissant parfum  de vanille.

Notre groupe ne manqua pas de vérifier et de confirmer l'agréable fragrance. Pas moins de 53 espèces d'insectes sont séduits par cette odeur suave.

 

Une particularité chez cette orchidée, le labelle (5-6.5 mm) est orienté vers le haut !

Cette orchidée de pleine lumière pousse en montagne de 1300 à 2500 m.

 

                                                                     Christianne

                                                                     à suivre...................

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani
Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani

Orchis vanille, Nigritelle noire Gymnadenia rhellicani

Voici un site qui vous révèlera tous les secrets de cette Gymnadenia et de toutes les autres .....

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Les orchidées du Semnoz, III.

20 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici deux orchidées que nous avons rencontrée le 9 juillet, bien présentes sur l'alpage du Semnoz

Orchis de mai,  Dactylorhiza majalis

 

Du grec dactylos (doigt)  et rhiza (racine) désignant la forme du tubercule. En effet, les tubercules ou racines pénétrantes, sont profondement divisés en deux parties allongées et évoquent des doigts.

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

Plante robuste des lieux humides, à  tige creuse.

Un de ses noms est Dactylorhiza fistulosa, du latin  fistulosus (creux).

Feuilles larges, étalées et maculées sur leurs faces supérieures.

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

Inflorescence dense à 20-30 fleurs, avec de grandes bractées !

Fleurs pourpres à labelle clair à la base et tireté de violet.

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

Comme elle pousse en mai, son autre nom est Dactylorhiza majalis, mais elle ne pousse pas qu'en mai, cette année en particulier elle est très en retard.
 

En régression dans les lieux humides de plaines, voir le site ci-dessous.

 

 

 

Autre rencontre

Orchis miel, orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida 

 

Plante discrète du fait de sa petite taille, 10-30 cm

orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida

orchis blanchâtre, Pseudorchis albida

Inflorescence denses de petites fleurs serrées les unes contre les autres et dégageant une odeur de miel.

Fleurs blanc-jaunâtre peu ouvertes, avec sépales en casques.

Espèce montagnarde de 1000 à 2500 m

orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida
orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida

orchis blanchâtre, Pseudorchis albida

à suivre.................

                                                                                     Christianne

 

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

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Les orchidées du Semnoz, II.

17 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici deux orchidées présentes surtout en zone alpestre. Nous n’en avons pas rencontré le 9 juillet mais elles sont fréquentes au Semnoz car nous les avions recensées la semaine précédente.

 

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina 

C’est une Dactylorhiza, inflorescence avec bractées !

Plante assez trapue

Larges feuilles vert clair et ne portant pas de taches.

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina

Orchis sureau Dactylorhiza sambucina

Une même orchidée, deux couleurs :

   Fleurs jaunes, à gorge tiretée de rouge.

   Fleurs rouges, à gorge jaune tiretée de rouge.

Eperon en forme de masse, rebattu vers le bas.

 

 

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina
Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina

Orchis sureau Dactylorhiza sambucina

Une puissante odeur de sureau lui a donné son nom, mais c'est une odeur bien mystérieuse. Pour retrouver cette fragrance âcre et amère de sureau, il faut froisser délicatement les feuilles de l'orchidée.

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina
Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina

Orchis sureau Dactylorhiza sambucina

NB : Lors de la conférence du 10 octobre 2015 « de la couleurs des fleurs » organisée par le Musée, Bertrand SCHATZ, chercheur au CNRS nous disait :
"Il semble que la présence de fleurs jaunes augmente la pollinisation. Même remarque avec la présence d’albinos dans un groupe de plusieurs orchidées de couleur, les chercheurs ont installé des balles de ping-pong au milieu d’orchis mâles, la pollinisation est passée de 6% à 27 % !! C’est l’effet « fleur blanche » chez les orchidées".

Lors de notre balade nous avons trouvé une orchidée albinos !!

Mais hélas, pas de Dactylorhiza sambucina, pourtant dix jours plus tôt, les prairies semées de taches jaunes et rouges étaient du plus bel effet.

 

Orchis grenouille, orchis vert, Coeloglossum viride, Dactylorhiza viridis.

Plante de 10-30 cm, à tige rigide et anguleuse.

Feuilles vertes et engainantes.

Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Inflorescence un peu lâche.

Les fleurs sont petites, vertes ou bien teintées de pourpre surtout en altitude, à odeur de prune.

Labelle pendant ou rabattu en arrière, en forme de langue, à lobe médian plus court.

Sépales en casques.

Orchis grenouille, Coeloglossum viride
Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Nous avons rencontré d'autres orchidées dans les prairies ensoleillées du Semnoz et nous les découvrirons dans un prochain article. A suivre................

 

 

                                                                           Christianne

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris.

 

Un site très intéressant :

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Les orchidées du Semnoz

14 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Samedi 9 juillet, découverte de la flore des Alpages du Semnoz organisée par le Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy et ses bénévoles.

Cette animation a été prise en charge financièrement par le département de Haute-Savoie  dans le cadre de sa politique Espaces Naturels Sensibles. Prévue initialement le 11 juin, elle a eu lieu le 9 juillet, météo oblige.

 

Les orchidées du Semnoz
Les orchidées du Semnoz

Nous étions huit (7 plus celle qui prend la photo!) et avons pu profiter d’un magnifique soleil. Une petite brise a rendu l’air léger et alpin ! Le groupe était motivé et sympathique, nous avons partagé un bon moment de botanique !

 

La flore du Semnoz est très riche et les nombreux milieux qui se succèdent offrent une variété remarquable de genres et d’espèces.

Nous nous arrêterons tout d'abord sur quelques orchidées rencontrées dans les Alpages proches du Courant d’Ere !

Rappelons la structure bien particulière de la fleur de ces plantes.

schéma de la fleur d'orchidée

schéma de la fleur d'orchidée

Trois pétales dont un démesuré par rapport à l’ensemble, le labelle, et qui porte souvent un tube pouvant contenir du nectar, l’éperon. Il est accompagné de deux autres pétales situés de chaque côté et beaucoup plus petits.

Le labelle sert le plus souvent à attirer les pollinisateurs.

Trois sépales tout en haut de la fleur, souvent en casque.

Une seule étamine (sauf chez le sabot de Venus), réduite à deux sacs de pollen, agglutinés, portés par une minuscule tige et réunis sur un disque collant : les pollinies.

L’organe femelle, l’ovaire, est souvent torsadé mais toujours situé à l’arrière de la fleur.

Voici l'Orchis de Fuchs,  Dactylorhiza Fuchsii 

Plante de 20-50 cm, à tige pleine

Feuilles très étalées et généralement tachetées. La feuille inférieure a un sommet moins effilé.

 

Orchis de Fuchs,  Dactylorhiza Fuchsii

Orchis de Fuchs, Dactylorhiza Fuchsii

Nombreuses bractées dépassant de l’inflorescence, caractéristiques de toutes les Dactylorhiza.

Inflorescence dense, à nombreuses fleurs.

Labelle souvent rose, très profondément trilobé, à lobe médian à peu près aussi large que les latéraux. Le labelle est parcouru de tiretés et de lignes violet, plus denses vers l’axe médian.

Orchis de Fuchs,  Dactylorhiza. Fuchsii
Orchis de Fuchs,  Dactylorhiza. Fuchsii

Orchis de Fuchs, Dactylorhiza. Fuchsii

Abondante dans les Alpages du Semnoz, on trouve l’Orchis de Fuchs dans des milieux variés, prairies sèches, pentes herbeuses, suintements et bois clairs.

 

Inutile de vous rappeler qu'on ne cueille pas les orchidées !

                                                        

                                                            Christianne

                                                            à suivre.................

 

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

Consultez aussi ce site de la Socièté Française d'Orchidophilie

Autre site à partager

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Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

10 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Une véronique que j’aime beaucoup et qui affectionne les lieux humides. Elle a différents noms vernaculaires, cresson de cheval, salade de chouette,  véronique cressonnée, véronique beccabunga.

 

On rencontre souvent à l’étage collinéen des petits ruisseaux calmes et ombragés, couverts de ces jolies feuilles vertes, luisantes, parsemées de petits scintillements bleus.

 

C'est Veronica beccabunga !

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

Espèce très commune des bords de ruisseaux ou des sources, elle est vivace. Elle présente une véritable symétrie bilatérale au niveau des feuilles et des fleurs. Glabre, elle possède une tige ronde.

Les feuilles opposées, à court pétiole, sont ovales, à limbe épais et luisant, à peine dentée.

Les fleurs sont groupées en grappes qui naissent à l’aisselle des feuilles supérieures.

 

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga, .photo d'André.

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga, .photo d'André.

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

Calice à quatre sépales.

Petite corolle à quatre pétales blancs à la base puis bleu pâle et légèrement striés.

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

Deux étamines et un style.

Ovaire supère à deux carpelles.

Fruits en forme de cœur.

Elle appartient au genre Veronica et comme chez toutes les véroniques, le pétale inférieur est plus étroit que les trois autres.

C’est son nom d’espèce qui surprend, beccabunga !

Le coin du linguiste : Jean a fait des recherches pour nous :

Les Américains ont bien édité un « Etymological Dictionary of Grasses, 2007 » (web) où on lit « in honour of Italian botanist Odoardo Beccari (1843- 1920) » pour expliquer ce terme de beccabunga ; Linné était devin …. !!

Tous (européens) s'accordent pour dire que [becca] vient de beke (du vieil-allemand) ou bach, ruisseau, qui est bien son habitat usuel (Smith, 1823) .

Reste [bunga] : deux versions s'affrontent mais la première ne tient pas la route devant la deuxième :

1 -V. beccabunga était utilisée aux siècles passés en pharmacopée et cuisine (même Hildegaard de Bingen la conseillait pour soulager goutte, constipation, dépuratif, anti-scorbut).
Son goût âcre, piquant en bouche, rapprocherait bunga de ''pungent'', ''pungency'' (en anglais, de même sens : acre, piquant).

2.- [bunga] vient du vieil-all. Bungo, bulbe ! (à rapprocher de l'anglais bung: his eyes and nose were bunged up, ce qui signifie il avait les yeux et le nez bouffis).

Genaust dans son « Dictionnaire étymologiques des noms de plantes » dit :
« becabunga ist nach ihren Wurzelknollen benannt » ce qui signifie c'est la racine en boules qui donne son nom à la plante (à vérifier!).

Les espagnols, les hollandais suggèrent la même étymologie. On a latinisé tout cela et voici beccabunga, rappel:Veronica est du féminin!.

En fait, même si l’étymologie est incertaine, ce nom d’espèce est si curieux et chantant (on pourrait le répéter en tapant dans les mains)  qu’on le mémorise rapidement !

 

                                                  Christianne et Jean

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga

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9 juillet au Semnoz...

1 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Le musée de Gruffy vous propose

9 juillet au Semnoz...
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