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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

Animation Espaces Naturels Sensibles de Haute-Savoie à la Montagne des Princes, un belvèdère qui met l'eau à la bouche.

15 Avril 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités, #album

nouveau lieu de rendez-vous et horaires :
 
Samedi 29 avril
 
9h45 au parking de la mairie du Val de Fier -
petit co-voiturage pour rejoindre le lieu de départ (Chavanne)
 
10h-12h : Intervention de Pierre Renau
​12h-13h : Pique nique
​13h-15 : Intervention du Musée d'histoire naturelle de Gruffy
 
Inscription obligatoire :
 
info@musee-nature.com
​06 24 68 17 26 / 04 50 77 58 60
 
Animation Espaces Naturels Sensibles de Haute-Savoie à la Montagne des Princes, un belvèdère qui met l'eau à la bouche.

Animation co-organisée par le musée d'Histoire Naturelle de

Gruffy, CalcEre et la commune du Val de Fier

Animation Espaces Naturels Sensibles de Haute-Savoie à la Montagne des Princes, un belvèdère qui met l'eau à la bouche.
Animation Espaces Naturels Sensibles de Haute-Savoie à la Montagne des Princes, un belvèdère qui met l'eau à la bouche.
Animation Espaces Naturels Sensibles de Haute-Savoie à la Montagne des Princes, un belvèdère qui met l'eau à la bouche.
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L'ornithogale penché

9 Avril 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Première rencontre de l'année pour le Groupe Nature de Gruffy, l'ornithogale à fleurs penchées, Ornithogalum nutans. Nous l'avions rencontrée en avril 2012, en Savoie. Cette année, c'est dans la communauté de commune Les Usses et Rhône, en Haute Savoie, que nous avons admiré une belle station de cet ornithogale qui s'appelle maintenant Honorius nutans.

Honorius nutans est protégé

Ornithogalum nutans, Honorius nutans, ornithogale à fleur penchée. Photos de Roger Fillon.
Ornithogalum nutans, Honorius nutans, ornithogale à fleur penchée. Photos de Roger Fillon.

Ornithogalum nutans, Honorius nutans, ornithogale à fleur penchée. Photos de Roger Fillon.

Voici l'article de 2012, à relire.........

Belle découverte lundi 2 avril que nous fit faire Sylvie, dans un virage, sur une petite route au dessus du Lac du Bourget !

Pour ceux qui n'ont pu venir et pour ceux qui étaient là et qui voudraient admirer encore notre trouvaille.

Orni03w

L’ornithogale penché, Ornithogalum nutans, pour nos amis outre-manche, Drooping Star-of-Bethlehem

 

Orni01w


Le genre ORNITHOGALUM compte environ 100 espèces, c’est un genre complexe :

 
IMGP0838 ornithogalum nutans-copie-1  

Le plus souvent vivace hermaphrodite, à bulbes

  • Feuilles toutes radicales allongées ou effilées
  • Inflorescence en grappe cylindrique ou ombelliforme
  • Fleurs blanches ou jaune clair
  • 6 étamines, style court en colonne
  • Fruit en capsule globuleuse

L’ornithogale penché est protégé, il figure dans la liste Rhône-Alpes, du 4 décembre 1990 qui compléte la liste nationale.

 

ornithogalum nutans 2

 

  • Plante vivace de 30-60 cm. glabre, à bulbe ovale,
  • feuilles molles, largement linéaires, égalant ou dépassant la tige épaisse,
  •  fleurs grandes, blanches en dedans, verdâtres bordées de blanc en dehors, dressées puis penchées d'un même cöté, en grappe spiciforme unilatérale,
  • pédicelles égaux, à la fin réfléchis, courts (1 cm.), longuement dépassés par les bractées ovales-lancéolées,
  •  périanthe long de 25-30 mm. à divisions oblongues-lancéolées ; filets de moitié plus courts que le périanthe, terminés par 2 longues pointes entre lesquelles est placée l'anthère,
  • capsule ovoïde, à 6 sillons.

IMGP0840 ornithogalum nutans-copie-1

Elle figure dans la liste des plantes messicoles (au sens large) en situation précaire (56 taxons)

 

"Messicole" : les messicoles sont des plantes annuelles à germination préférentiellement hivernales habitant dans les moissons (Phillippe JAUZEIN dans le Monde des plantes (1997, n°458, pp. 19 à 23).

 

ornithogalum nutans 1

 

L’ornithogale est une plante de l'étage collinéen, s'installant dans les prairies grasses, vergers, mais elle est plutôt commensale des vignes. Sa présence signe une culture ancienne de vignobles. Il est localisé, peu commun en Savoie et Haute Savoie et en danger d'extinction en raison des menaces pesant sur son milieu de vie. On le trouve çà et là en France, dans l'Est, le Sud-Est, le Centre, la Seine-Inférieure. Au-delà, en Europe, surtout centrale.


                                                                                   

- Capsules charnues, à trois loges. Graines nombreuses.

L'ornithogale penché

                                  Christianne, avec l'aide de Sylvie

Photos André, Jacques et Christianne

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Ouverture du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy

14 Mars 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Ouverture du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy
Ouverture du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy
Ouverture du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy
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Les pulmonaires

18 Février 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Le printemps arrive et nous allons découvrir bientôt de nouvelles boraginacées fréquentes au printemps, celles du genre pulmonaria.

Le nom pulmonaire leur vient de l’époque romaine, époque à laquelle on attribuait le pouvoir de guérir les maladies du poumon à la racine de certaines espèces de pulmonaire (Végèce donnait le nom de Pulmonaria radicula à l'une des espèces).

On considère généralement que l'attribution de cette propriété est liée, par analogie, aux taches éparses sur les feuilles des principales espèces, ces taches évoquant celles du poumon.

Les pulmonaires

Ce sont des plantes herbacées vivaces à grandes feuilles basales et à feuilles caulinaires plus petites. Les feuilles continuent de grandir après la floraison, en particulier sur les rejets de la plante. Dans plusieurs espèces, elles sont maculées de blanc. L'ensemble de la plante est velu, à poils rudes à soyeux. Les fleurs se présentent en racèmes de cymes terminales. Comme c'est le cas pour beaucoup de boraginacées, leur couleur varie du rose au bleu. Calice tubulé généralement très velu à cinq dents. Corolle en entonnoir à cinq lobes avec, à la gorge, cinq petites touffes de poils entourant les étamines.
Le fruit est composé de quatre nucules monospermes indéhiscentes.
source wikipedia

Pulmonaria ssp

Pulmonaria ssp

Bien que le genre pulmonaria soit riche de plusieurs espèces, la Haute Savoie n’en accueille que deux ( sources :Sites Asters et telabotanica).

Pulmonaria montana, pulmonaire des montagnes.

Plante haute de 10 à 50 cm.

Feuilles estivales, celles des rejets, sans pilosité, à reflet soyeux grisâtre, les basales elliptiques lancéolées, atténuées en pétiole ailés, munies de nombreuses glandes sessiles dessus.

Inflorescence non visqueuse composée de fleurs bleu rouge vineux. Tube de la Corolle poilu à l’intérieur, sous l’anneau de poils de la gorge.

Espèce collinéenne, elle fleurit de mars à avril, dans les haies, à la lisière de bois, ou dans les bois frais et les prés humides.

Pulmonaria obscura, pulmonaire sombre.

Plante haute de 10 à 30 cm, munies de poils inégaux. Feuilles vert sombre, les caulinaires alternes, lancéolées, sessiles, non maculées. Feuilles estivales, celles des rejets, en coeur ou arrondies à la base, rétrécies en pétiole. Inflorescence en grappe courte terminale aux fleurs rose bleuté et aux tubes glabres sous l’anneau de poils de la gorge.

Espèce collinéenne à montagnarde inférieure. Préférence calcicole : haies, lisières de bois, bois frais humides.

Les pulmonaires
Pulmonaria ssp
Pulmonaria ssp

Pulmonaria ssp

Difficile de mettre un nom d’espèce sur ces photos, prises en Haute Savoie, montana ou obscura ? il faut ouvrir la corolle et chercher les poils qui pourraient se trouver sous l’anneau de poils de la gorge.

                                                                                                Christianne

 

 

Sources, sites telabotanica et Asters, dont voici le lien :

Les pulmonaires
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Boraginacées, suite.......

18 Janvier 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Continuons notre exploration des boraginacées …

Voici le genre Echium avec la vipérine commune Echium vulgare.
C'est une plante bisannuelle de 30-80 cm, verte, hérissée de poils raides, étalés, espacés, faiblement tuberculeux.

Echium vulgare

Echium vulgare

- feuilles hispides, oblongues-lancéolées, les inférieures pétiolées, à une nervure, les autres sessiles.

Voici la rosace de feuilles de vipérine vulgaire, facilement reconnaissable avec ses feuilles étalées, duveteuses, souvent tachetées de points blancs..

C’est la forme sous laquelle elle passe la mauvaise saison avec un nombre limité de feuilles et un bourgeon central au ras du sol.

 

Boraginacées, suite.......
Boraginacées, suite.......

La croissance de la tige florale n'intervient que la deuxième année, après une exposition au froid. La floraison a lieu généralement au printemps.

- tige dressée, ordinairement très rameuse.

- fleurs bleues ou violacées, assez grandes, en grappes formant une panicule oblongue généralement étroite.
- calice hispide, à lobes linéaires, dressés
- corolle de 12-18 mm, à tube inclus dans le calice, à limbe élargi et irrégulier, 1-2 fois aussi longue que le calice

- étamines saillantes, à filets glabres
- carpelles de 2 mm, brièvement tuberculeux.

Echium vulgare

Echium vulgare

On la trouve dans les lieux secs et pierreux, dans les friches et les terres perturbées, dans toute la France. C'est une plante toxique, notamment pour le bétail, du fait de la présence d'alcaloïdes pyrrolizidiniques.

Etymologie :

Le nom générique, Echium, vient du grec ἔχιον, « vipère ». Ce nom a été donné à la plante par DIOSCORIDE en référence à la forme du fruit qui évoque une tête de vipère.

Echium vulgare

Echium vulgare

Du genre Echium et rencontrée en Bretagne, Echium pininana, la vipérine des Canaries, ou fierté de Tenerife

Cette vipérine native des îles Canaries, est une immense plante bisannuelle, d'allure et de tempérament très exotique. Elle peut atteindre 6 m.

Les plantes de deux ans produisent, au cœur d'une rosette d'étroites feuilles vert argentées, des inflorescences gigantesques semblables à d'immenses colonnes coniques, couvertes de petites fleurs bleues et roses, auxquelles se mêlent des petites feuilles argentées. Cette floraison annonce la mort de la plante qui se ressème abondamment en sol léger. Peu rustique, elle apprécie la chaleur, le plein soleil, les sols drainés à arides, et l'abri d'un jardin clos de murs.  

 

Echium pininana

Echium pininana

Echium pininana

Echium pininana

Je l’avais rencontrée sur l’île de Batz, dans le magnifique jardin Georges DELASELLE, mais aussi aperçue dans de nombreux jardins alentour.

Si vos pas vous mènent dans le Finistère Nord, n'hésitez pas à faire un détour sur cette petite île, à deux milles au large de ROSCOFF. Elle fait partie des îles du Ponant.

Voici le site du jardin Georges DELASELLE.

                                                                                     Christianne.

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Rencontre d'hiver, au détour d'un chemin.

5 Janvier 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Accrochées aux branches dénudées d’un églantier, voici de drôles d’excroissances :

ce sont des galles !!

galle de l"églantier

galle de l"églantier

On appelle galles des transformations anormales de tissus végétaux tels que renflements, excroissances et boursouflures sur les feuilles, les sépales, les tiges ou les racines.

In « Guide de la Forêt » de E.et W. Dreyer, Edit. Delachaux et Niestlé, pg. 178.

Une galle ou cécidie, mot tiré du grec kêkídion, noix de galle, est une excroissance tumorale produite à la suite de piqûres d'animaux parasites; ils sont dits  cécidogènes*.

*Un insecte cécidogène, ou galligène, est une espèce d'insecte qui induit chez les plantes la formation de galles (ou cécidies) dans lesquelles se développent les larves  de ces insectes.

Ces derniers sont principalement des arthropodes, représentés par 15 % d'acariens (acarocécidies) et 75 % d'insectes (entomocécidies appartenant notamment au genre Cynips).

Certaines galles peuvent aussi être le fait de champignons, de nématodes ou de bactéries. La galle n'est pas toujours occupée par l'arthropode qui l'a crée.

ne pas confondre avec la domatie !!

La domatie (du latin domus, maison) est une structure végétale spécialement adaptée (tiges enflées, stipules, pseudobulbes, poches foliaires, tubercules, etc.) qui attire des arthropodes, des cyanobactéries du genre Nostoc, le plus souvent en échange de bénéfices réciproques (phénomène de symbiose).

N B : Leur discrétion lorsqu'elles sont déshydratées et la rapidité de leur turgescence lorsqu'elles sont exposées à l'humidité ont fait croire qu'elles tombaient du ciel, d'où leur nom de crachat de lune ou star jelly (soit gelée d'étoile), witches butter (soit beurre de sorcière) and mare's eggs (soit œufs de jument) pour les anglophones.

Voici un Nostoc sp. rencontré au bord d'un jardin, après une journée pluvieuse :

Nostoc sp.

Nostoc sp.

On dénombre actuellement près de 13 000 espèces génératrices de galles.

La galle est une tumeur produite par le végétal, mais généralement induite par l'oeuf pondu sous la cuticule d'une feuille ou tige, et qui va s'y développer.  

Il a fallu attendre le XVIIe siècle pour que l'on comprenne le lien entre parasite et galle.

Maintenant que vous voilà savant, revenons à notre églantier

galle de l'églantier; en hiver.

galle de l'églantier; en hiver.

La galle que nous avons photographiée est volumineuse, pouvant dépasser 5cm de diamètre, formée d’une masse pluriloculaire pouvant contenir 5 à 50 cavités larvaires. Elle est recouverte de longs filaments ramifiés et enchevêtrés, rouges ou orangés et très denses. Cette galle est appelée  bédégar, on la doit au Cynips du rosier.

Bedegar, photos du Guide des galles de France et d’Europe” de Patrick DAUPHIN, éd. Belin.
Bedegar, photos du Guide des galles de France et d’Europe” de Patrick DAUPHIN, éd. Belin.

Bedegar, photos du Guide des galles de France et d’Europe” de Patrick DAUPHIN, éd. Belin.

Cavités larvaires, Photo de Frank Vincentz, travail personnel, Internet

Cavités larvaires, Photo de Frank Vincentz, travail personnel, Internet

Le Cynips du rosier ou Diplolepis rosae, est un minuscule insecte de l'ordre des hyménoptères qui pond ses œufs dans les tissus des rosiers cultivés mais aussi dans les tissus des églantiers sauvages provoquant la formation de galles appelées « bédégars » ou « barbe de Saint-Pierre ». Il a été décrit par Von Linné en 1758, c’est une des rares galles à avoir un nom vernaculaire, bédégar. Cette galle ne semble pas affecter la vigueur des plantes concernées.

A propos des galles, des études récentes tendraient à expliquer que l'arbre ou l'arbuste ne serait pas en reste et développerait une stratégie pour « emprisonner » ces insectes phytophages dans une sorte de cocon nourricier qui protègerait ainsi le reste des feuilles de l'arbre, producteur de la photosynthèse assurant la pérennité de l'espèce.

La nature a encore beaucoup de secrets à nous révéler !

 

                                                                                                        Christianne

Sources : internet et “Guide des galles de France et d’Europe” de Patrick DAUPHIN, éd. Belin.

Et pour découvrir d'autres galles, consulter ce site ...

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Bonne et heureuse année 2017...

1 Janvier 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

Qu'elle vous soit fertile en partage, en rencontre,

en balade, en découverte, en joie de vivre....

et à bientôt !

Bonne et heureuse année 2017...
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Les boraginacées

27 Décembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #album

Une famille que j'aime beaucoup pour la couleur de la plupart de ses fleurs, un bleu intense, velouté, virant parfois au pourpre. Elle tire son nom de Borago officinalis, la bourrache.

Ce sont des arbustes ou des plantes herbacées, largement répandus autour du monde avec une concentration autour du bassin méditerranéen.

Les inflorescences des boraginacées sont toujours des cymes unipares scorpioïdes*. Chez le Symphytum officinale, grande consoude, les boutons se déroulent clairement en spirale à la manière des crosses de fougère

 

* Scorpioïde : l'inflorescence est courbée en forme de queue de scorpion, du fait que les ramifications successives se produisent toutes du même côté de l'axe, toutes les bractées florales se retrouvant à l'intérieur de la courbe et les fleurs à l'extérieur.

Internet

Cyme scorpioïde, image Ineternet.

Cyme scorpioïde, image Ineternet.

Les fleurs sont généralement colorées en bleu mais la couleur peut varier en fonction du pH du sol (présence d'anthocyanes). Elles ont 5 sépales soudés, 5 pétales découpés mais soudés à la base, 5 étamines soudées à la corolle et 2 carpelles soudés.

Les feuilles sont simple, alternes.

La pilosité (à poils raides) est importante chez la plupart des boraginacées.

Les fruits : akènes ou nucules ou capsules (pour Phacelia) ou tétrakènes **

** Tétrakènes : 4 akènes issu d'un ovaire à 2 carpelles possédant chacun 2 loges grâce à la présence d'une fausse cloison. On les rencontre aussi chez les lamiacées.

Internet

Citons pour commencer deux boraginacées facilement identifiables :

Symphytum officinale, la grande consoude citée plus haut.

Symphytum officinale

Symphytum officinale

C’est une plante vivace de 30 à 130 cm.

Ses grandes feuilles (jusqu'à 40 cm de long sur 15 cm de large) sont rêches, alternes, pointues, couvertes de poils raides, se prolongeant sur la tige.

Ses fleurs sont rosées, pourpre clair à foncé, jaune pâle, crème.

Ses fruits sont composés de 4 akènes lisses et brillants.

Symphytum officinale.

Symphytum officinale.

Le terme de "consoude", apparu vers 1265, vient du bas latin consolida, dérivé de consolidare «consolider, affermir», en raison de ses vertus propres à cicatriser les plaies (astringent) et à consolider des fractures.

Le terme de Symphytum, genre créé par Linné en 1753, vient à travers le latin, du grec sumphuton, nom d'une plante aux propriétés cicatrisantes (peut-être la consoude), terme lui-même dérivé de sumphuo "faire grandir ensemble".......

Cependant, l'usage interne de la consoude est déconseillé à cause de sa teneur en alcaloïdes pyrrolizidiniques (0,2-0,4 %) qui sont des substances toxiques pour le foie.

 

Symphytum officinale

Symphytum officinale

Voici  Borago officinalis, la bourrache officinale. Elle est facile à reconnaitre et appréciée des jardiniers.

C’est une plante annuelle de 20-60 cm, très hispide (couverte de poils rudes et espacés), à tige dressée et rameuse, aux feuilles ridées, épaisses.

Ses fleurs bleues, grandes, en grappes feuillées inférieurement possèdent des pédoncules épais, à la fin arqués-réfléchis, hérissés de poils étalés.

Belle corolle en roue, à tube presque nul, à lobes ovales-acuminés, au goût rappelant l'huitre et du plus bel effet dans une salade d'été !!!

Borago officinalis.

Borago officinalis.

On la trouve dans les lieux cultivés, jardins, décombres, dans toute la France et la Corse.

Borago, son nom latin, remonte au Moyen-Age. Il vient du bas-latin Burra, la bure, étoffe grossière de laine rappelant la texture rêche de cette jolie plante.

Certains auteurs optent pour la version arabe "abû araq", père de la sueur, du fait des propriétés sudorifiques de Borago officinalis, reconnues depuis l'antiquité.

 

Borago officinalis
Borago officinalis

Borago officinalis

Utilisée en phytothérapie, l'habitude était de l'employer en mélange de plantes médicinales, généralement en tisane, en laissant infuser 10 à 30 g pour 500 ml d'eau. Mais ces infusions sont toutefois à déconseiller, comme nous l'avons vu pour le Symphytum, en raison des alcaloïdes pyrrolizidiniques que contient la plante.

Par son mucilage, elle est supposée adoucissante, émolliente et expectorante, donc utilisée dans les catarrhes des voies respiratoires, la gastrite, les inflammations des muqueuses.

Par la présence du nitrate de potassium, elle est supposée sudoripare et diurétique (elle augmente la production de l'urine).

Notons aussi que la bourrache est une excellente plante mellifère.

 

 

Borago officinalis

Borago officinalis

A bientôt pour de nouvelles découvertes dans la famille des BORAGINACEES.

                                                                                                 Christianne

 

 

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Châtaignes et châtaigniers...

20 Décembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Bientôt Noël, vous préparerez un bon repas, et, si vous aimez la tradition, vous mangerez de la dinde aux marrons et des marrons glacés, entre autres.

Des marrons, qu'on peut déguster aussi le reste l'année sous forme de crème de marrons, de marrons chauds..... Mais, n'ai-je pas écrit qu'ils n'étaient pas comestibles ?

Ces marrons-ci n'ont rien à voir avec la graine du marron d’Inde dont je vous ai parlé récemment.

Le « marron » comestible est en fait une grosse châtaigne.

La châtaigne est le fruit du châtaignier,  Castanea sativa, un arbre élevé, appartenant à la famille des Fagacées dans laquelle on trouve les chênes Quercus sp et le hêtre, Fagus sylvatica, genre ayant donné son nom à la famille.


 

Le Châtaignier (Castanea sativa) : Castanea viendrait de Castanos ville du nord-est de la Turquie. Sativa indique qu’il a été semé, cultivé. Le latin castanea s’est conservé dans presque toutes les langues d’Europe occidentale : français (châtaignier), italien (castagno), portuguais (castanheiro), espagnol (castano, qui a donné castagnettes), allemand (kastanie) et anglais (chest nut).

Site ENS de Lyon.

Marrons glacés, photo Internet.

Marrons glacés, photo Internet.

Feuilles

 Les feuilles sont alternes, simples, allongées et dentées en scie. L’automne les colore joliment

Feuilles de châtaignier
Feuilles de châtaignier

Feuilles de châtaignier

Fleurs  

 Les fleurs unisexuées mâles, très nombreuses, sont portées par des chatons dressés et contiennent 8 à 15 étamines à anthères jaune.

Fleurs mâles du châtaignier, photo de Nicole

Fleurs mâles du châtaignier, photo de Nicole

Fleurs mâles du châtaignier, photos de Nicole
Fleurs mâles du châtaignier, photos de Nicole

Fleurs mâles du châtaignier, photos de Nicole

Les fleurs unisexuées femelles, discrètes, sont groupées en 1 à 3 inflorescences à la base de certains chatons mâles situés dans le haut des branches. Chaque inflorescence comporte 3 fleurs serrées dans une cupule faite de languettes vertes soudées par leur base.

Difficile de les photographier!

Le plus intéressant dans le châtaignier c’est son fruit qui est un akène (c’est-à-dire un fruit sec), indéhiscent (qui ne s’ouvre pas), à graine unique, dont le péricarpe (paroi), n'est pas soudé à la graine.  

Ce fruit est contenu dans une bogue qui résulte de la soudure et de l’accrescence des bractées florales. A maturité, la bogue se fend en 4 valves libérant généralement 3 châtaignes correspondant aux 3 fleurs de départ.

Châtaignes

Châtaignes

Une châtaigne est formée d'une coque mince, coriace, brune et brillante, contenant une graine.  La châtaigne se détache de la bogue par son hile. Elle a un côté saillant d'où émerge une petite touffe appelé « torche » qui est le reste desséché du pistil et des cinq ou sept «stigmates » floraux.  Dans de nombreuses variétés, le fruit est aplati sur un ou deux côtés.

La graine est enveloppée dans un tégument, une pellicule rougeâtre et astringente appelée le « tan » (à cause des tanins qu'elle contient), qui pénètre dans les replis de l'amande, et qu'il faut retirer avant de consommer la châtaigne.

Les variétés de châtaignes dont le tégument de la graine ne cloisonne pas l'amande sont appelées marrons. Ce sont ces « marrons » qui sont transformés en marrons glacés ! Le poids de la châtaigne peut varier de 10 à 25 grammes selon la variété.

 Photo Internet.

Photo Internet.

L’appellation marron – improprement attribuée à des châtaignes – serait apparue sur le marché de Lyon au XVIIe siècle. Les Italiens y vendaient des châtaignes sans cloison, que les pâtissiers de la ville préféraient à la châtaigne ardéchoise. Et ce serait, paraît-il, en raison de la couleur des capes de ces marchands italiens, qu’on aurait surnommé ces fruits « marrons ».

Site "esprit de pays"

Marrons glacés, photo Internet.

Marrons glacés, photo Internet.

La châtaigne d’implantation très ancienne fut longtemps la base de l’alimentation humaine dans des régions entières. On appelait, d’ailleurs le châtaignier « l’arbre à pain » car la châtaigne remplaçait souvent les céréales dans le Massif Armoricain, le Massif Central, la Corse, le Portugal ou l’Italie du Nord. Mais aussi « l’arbre à saucisses » car les châtaignes servaient aussi à l’alimentation des porcs.

Elle est cultivée en Ardèche, Dordogne, Lozère, Var, Corse, et aussi Portugal et Italie.

Les châtaigniers vivent entre 400 et 800 m d’altitude, dans des sols frais, profonds et perméables. Ils n’aiment pas les sols compacts, humides et calcaires. Ils aiment la chaleur et le soleil.

 

La marchande de châtaigne

La marchande de châtaigne

Les châtaigniers ne sont pas à l'abri des prédateurs, ils souffrent d'attaques d'un nouveau parasite, le Cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus). voir cet article sur le blog de nos amis de FAVERGES :

Le Châtaignier est-il indigène en France ? Une question qui a fait couler beaucoup d’encre et qui est, semble-t-il, résolue.
On trouve sa présence en France, avec le Chêne, dans des pollens datant de la fin du miocène. Il est repoussé vers le sud par la dernière glaciation (- 10 000 ans). Comme en témoigne les analyses polliniques (lac de Creno), la Corse fut sans aucun doute une zone refuge en même temps que quelques points des Maures, des Cévennes, et des Pyrénées Orientales. Le climat lui redevenant favorable, il a regagné une partie de son aire potentielle. Cette reconquête, très lente car les châtaignes, lourdes, ne sont pas facilement disséminées sur de longues distances, a été radicalement favorisée par l’homme. Cultivé depuis l’antiquité, le châtaignier a été introduit presque partout en France où il représente près de 10 % de la forêt feuillue.

Internet

A consommer sans modération!!

L'amande fraîche contient jusqu'à 35 % de glucides (amidon, saccharose, dextrines), 5 % de fibres, mais est pauvre en protides (albumines) et lipides. Elle contient aussi des vitamines, notamment de la vitamine C et des éléments minéraux, notamment du potassium. Le taux de sucre du fruit évolue dans le temps. Il est généralement plus important quelques semaines après la récolte.

La farine de châtaigne contient plus de 75 % de glucides, ce qui en fait un aliment énergétique.

A consommer avec modération!!!

                                                                                        Bonnes fêtes de fin d'année

                                                                                        Christianne

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D'un marronnier l'autre... ou comment Aesculus hippocastaneum en est venu à désigner un type d'article journalistique ?

4 Décembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Marronnier : du ligure « mar » signifiant caillou (cf aspect et dureté semblables). Originaire d’Asie Mineure, un plant fut introduit à Constantinople en 1557.

Charles de l’Ecluse, ambassadeur à Vienne, en reçut un exemplaire en 1576 ; c'est ainsi qu'en 1612 le botaniste Bachelier planta un marronnier à Paris. Assez rustique, le marronnier est un arbre de parcs, de squares, d’alignement, de cours d'écoles !

Son nom binomial botanique est «étrange », puisque aesculus signifie en latin : chêne dédié à Jupiter ! Quant à hippocastaneum, nom utilisé en italien et allemand (voir dans Flore Helvétique et article précédent), et en anglais -horse chestnut, qui suggère que le marron servait de nourriture aux chevaux ….. (à vérifier) !

Aesculus hippocastaneum

Aesculus hippocastaneum

Comment cet arbre devint un article de journal « de faible importance, meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent, prévisible », et donc souvent repris dans la presse ?

Il est à noter que l'anglais se sert d'une expression similaire : 'old chestnut' ou ' hoary chestnut' (hoary = chenu, suranné). Or en 1816, une pièce de théâtre Broken Sword de William DIMOND faisait fureur, en dépit des mauvaises critiques, à Londres. Un personnage, lors du récit des aventures du héros, s'écrit : « un marronnier, Capitaine, un marronnier ! C'est la 27ème fois que je vous  entend raconter cette histoire et vous disiez toujours un marronnier jusqu'à maintenant ». Plus tard elle fut jouée aux USA et en avril 1896, le journal d'Ohio The Daily Herald tente d'expliquer l'origine de l'expression (argotique) du « marronnier journalistique »  par cette pièce de théâtre.

Broken Sword

Broken Sword

En France, un marronnier aux fleurs rouges fleurissait au-dessus des tombes des Gardes Suisses - tués en août 1792-  dans le jardin des Tuileries.

Chaque année la mention (dans des journaux de l'époque) de cette floraison, qui commençait le 20 mars parait-il, permettait aux nostalgiques de l'Ancien Régime de le commémorer !

Marronnier des Tuileries

Marronnier des Tuileries

Le dictionnaire « le Parler des Métiers » de Pierre Perret - éditions Robert Laffont 2002 – est plus expéditif : « article que l'on fait toujours à la même date : à la Toussaint, pour le 14 Juillet, etc. [Né lors d'un printemps des années 1930, il n'y avait pas d'informations importantes, le journal envoya quelqu'un photographier les marronniers en fleur sur les Champs-Élysées] Il bossait dans un petit canard, on ne sait pas trop ce qu'il vaut. On l'a mis sur les marronniers. » (fin de citation)

C'est ainsi que régulièrement paraissent des articles de teneur similaire aux mêmes dates : « comment perdre quelques kilos pour rentrer dans les maillots », lorsque les beaux jours sont revenus  - un exemple au hasard, parmi tant d'autres !

                                                   Jean

Quelques légumes pour un bon régime !!!

D'un marronnier l'autre... ou comment Aesculus hippocastaneum en est venu à désigner un type d'article journalistique ?
D'un marronnier l'autre... ou comment Aesculus hippocastaneum en est venu à désigner un type d'article journalistique ?
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