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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA

18 Octobre 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Le soleil était au rendez-vous, les familles aussi !

Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA

Les incontournables étaient présents, tommes blanches, boudins, bidoyons, soupes de courges...

Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA
Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA
Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA

Mais aussi les croqueurs de pommes avec leur collection de variétés anciennes, les cueilleurs de champignons, les forestiers privés .............

et aussi de l'artisanat, bijoux, vanneries, sculptures sur bois...

Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA
Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA
Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA

Des jeux pour les enfants, de la musique pour les grands, avec Benjamin FAUGES sa guitare et ses chansons et le groupe folklorique de Saint Offenge.

Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA

La fête est réussie.....

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La Bambouseraie des Cévennes II

15 Octobre 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

A la fin du XIXéme siècle, Eugène MAZEL botaniste et importateur d'épices, rapporte d'Extrême-Orient des bambous qu'il commence à acclimater sur un terrain limoneux en bordure du Gardon. La bambouseraie des Cévennes compte actuellement plus de 200 variétés différentes dont les bambous géants les plus grands d'Europe. Elle est également classée Jardin Remarquable et Monument Historique.

Voici quelques notions concernant les bambous, récoltées tout au long du parcours dans la bambouseraie. Des photos de bambous, un nom de genre, Phyllostachys souvent rencontré, mais pas de nom d'espèces, cela reste bien au-delà de mes compétences !!

Phyllostachys sp.

Phyllostachys sp.

Les bambous (Bambuseae) sont une tribu de plantes monocotylédones appartenant à la famille des Poaceae (Graminacées). Ils sont caractérisés par des tiges formées d'un chaume creux lignifié, à la croissance très rapide. Comme leurs cousines herbacées, dont la tige est appelée chaume, ils ont une forte capacité de colonisation, ceci grâce à leur rhizome.

Rhizome de bambou

Rhizome de bambou

Les bambous se sont adaptés à de nombreux climats (tropicaux, sub-tropicaux et tempérés). Ils sont donc présents naturellement sur tous les continents à l'exception de l'Europe et de l'Antarctique.

Les bambous, 75 genres dans le monde et 2000 espèces ou variétés sont difficiles à déterminer en l’absence de fleurs. Les bambous n'étant pas présents en Europe, ils y ont été introduits récemment.

Phyllostachys sp.

Phyllostachys sp.

Les bambous n'étant pas présents en Europe, ils y ont été introduits récemment. Ils existaient sur terre avant le crétacé supérieur, ce sont donc des graminées très primitives. Ce nom, bambou,  dériverait d’une onomatopée malaise imitant le bruit que font les tiges qui explosent en brulant : l'air présent dans les cannes chauffe et se dilate et cause l'explosion des entre-noeuds avec un bruit similaire à "BAM", ensuite en s'échappant, l'air souffle "bouhhhh". Poétique non !!

Phyllostachys sp.

Phyllostachys sp.

Le bambou se compose comme suit

Rhizome de bambou
  • Un rhizome : réserve de nutriment, il se développe à 60 cm au dessous du niveau du sol maximum et possède des nœuds qui portent des bourgeons donnant naissance à de nouvelles pousses, de ces nœuds partent aussi des chaumes et des racines.

  • Une tige ou plutôt un chaume puisqu’il s’agit d’une graminée. Le chaume a une croissance variable selon les espèces.

Jeune chaume de bambou

 

  • Le jeune chaume a une forme conique. Le chaume se lignifie.

     

  •  Des feuilles : comprennent une gaine ou fourreau, enveloppe du chaume, qui présente à son sommet une ligule et des oreillettes plus ou moins développées. Le pétiole est assez court et le limbe très allongé, à nervures parallèles (monocotylédone), constitue la partie la plus apparente de la feuille.

Phyllostachys sp.

Phyllostachys sp.

Sa floraison, elle est cyclique :

Il n'est pas rare qu’un bambou meure après floraison, cependant les rhizomes permettent à la plante de se régénérer. Le plus souvent seuls les chaumes porteurs de fleurs dépérissent.

 

photo de fleur empruntée à internet

photo de fleur empruntée à internet

Plusieurs possibilités résumées de façon succinte:

Floraison régulière : tous les ans par exemple.

Floraison grégaire : tous les bambous d’une même espèce fleurissent en même temps sur toute la planète. Cela se produit à intervalle plus ou moins réguliers (jusqu'à 130 ans…) et correspond à des mécanismes compliqués.

Floraison sporadique : seuls quelques chaumes d’une espèce ou d’un massif fleurissent, cela reste très mystérieux.

Dans certaines contrées, les graines produites sont appelées "riz de bambous".

photo de fleur empruntée à internet

photo de fleur empruntée à internet

Phyllostachys sp.

Phyllostachys sp.

Un autre sujet d’étonnement à la bambouseraie, les fougères arborescentes qui forment l’ordre des cyathéales.

Fossiles vivantes, elles étaient présentes dans les forêts brumeuses où broutaient les dinosaures. Nous voici à Jurassic Park !!

Elles étaient si nombreuses, il y a des millions d’années qu’elles ont permis de constituer en mourant et en se dégradant, une part importante des réserves de charbon.

On ne connait pas le nombre exact de genres de fougères arborescentes existant actuellement. Certaines peuvent mesurer jusqu'à 20 m.

Les fougères arborescentes poussent généralement dans les régions tropicales et subtropicales et dans les forêts humides des régions froides et tempérées en Australie, Nouvelle-Zélande, Malaisie, dans l'île Lord Howe et d'autres îles des environs, et dans les îles de l'Océan Indien (notamment La Réunion et Maurice où on les appelle en Créole "Fanjan"). Quelques rares genres poussent ailleurs comme le genre Cyathea qui poussent en Europe du Sud.

fougères arborescentes qui forment l’ordre des cyathéales.
fougères arborescentes qui forment l’ordre des cyathéales.

fougères arborescentes qui forment l’ordre des cyathéales.

La bambouseraie d'Anduze est vraiment un lieu privilégié où passer une agréable journée.

 

                                           Christianne

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La bambouseraie en Cevennes

8 Octobre 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Lors de mon escapade dans le Sud, je suis allée jusqu’à la bambouseraie de Prafrance. Elle est située à Guénérargues près d’ANDUZE dans le Gard. Elle comporte un parc botanique de douze hectares, créé en 1856 par Eugène MAZEL. Ce botaniste, parti en orient à la recherche de muriers pour l'élevage des vers à soie, est revenu "amoureux" des bambous. La bambouseraie a été  reprise en 1902 par la famille NEGRE, qui la gère toujours.

Voyage végétal dans des univers allant du Laos au Japon, en passant par les Etats-Unis, avec des essences rares, des fleurs envoûtantes, des arbres impressionnants et surtout, des bambous nains ou géants.

Promenade dans les allées ombragées de bambous géants et de parterre avec une variété d’arbres extraordinaires et de plantes surprenantes. Tout au long de la visite, des explications sonores nous permettent de suivre les différentes végétations.

Le village Laotiens aux maisons de bambous nous accueille.

 

Le village Laotiens

Le village Laotiens

Voici des bananiers en fleurs, Musa ssp et des bananiers nains chinois, les Lotus d’or, Musella lesiocarpa.

bananier en fleurs, Musa ssp

bananier en fleurs, Musa ssp

bananier nain chinois, Lotus d’or, Musella lesiocarpa.
bananier nain chinois, Lotus d’or, Musella lesiocarpa.

bananier nain chinois, Lotus d’or, Musella lesiocarpa.

Voici le vallon du dragon, inspiré de l’art traditionnel des jardins japonais. On y entre par son tori, porte de temple shinto et on y découvre une harmonie de forme et de couleur entre l’eau, les végétaux et les minéraux, qui dégage une zénitude parfaite.

Le tori

Le tori

En 2000, l'année du Dragon dans la cosmogonie chinoise, le sculpteur et paysagiste français Erik Borja offre aux 150 ans de la Bambouseraie un projet pharaonique : la création d'un vallon de 15000 m². L'eau du Gardon qui y serpente donne corps au projet en épousant la forme de l'animal mythique : le Dragon.

le vallon du dragon
le vallon du dragon

le vallon du dragon

Plus loin, voici les serres MAZEL, quelques plantes carnivores et un florilège de fleurs exotiques.

Plantes carnivores
Plantes carnivores

Plantes carnivores

Strelitzia, Oiseau de paradis

Strelitzia, Oiseau de paradis

Euphorbia milii

Euphorbia milii

Près des serres, dans un bassin parmi les nénuphars, pousse une fleur peu ordinaire, la vanille d’eau, Aponogeton distachyos.   

 la vanille d’eau, Aponogeton distachyos.
 la vanille d’eau, Aponogeton distachyos.
 la vanille d’eau, Aponogeton distachyos.

la vanille d’eau, Aponogeton distachyos.

Une boutique et une jardinerie complètent l’ensemble. De belles photos à notre actif !!

Même si les bambous y tiennent la vedette, on peut également admirer des arbres remarquables par leur taille et leur longévité comme des séquoias, des gingkos bilobas, des cryptomérias, des tulipiers, des magnolias et des camélias.

 

Gingko biloba

Gingko biloba

Cryptoméria japonica "elegans"

Cryptoméria japonica "elegans"

La Bambouseraie des Cévennes est un lieu culturel qui accueille des installations éphémères réalisés par des artistes, des lectures, des rendez-vous musicaux et bien d'autres évènements tout au long de la saison.

C'est un univers végétal où le temps s'écoule au rythme de feuillages variés, équilibrés et harmonieux, à ne pas manquer.......

 

A suivre.................

                           Photos Marie-Paule et Christianne

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L'aconit anthora, Acinitum anthora

2 Octobre 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

L’automne nous réserve encore de belles surprises, nous retrouvons, près du col du Sapenay en Savoie, sur une crête ensoleillée,

l’aconit anthora, Aconitum anthora, déjà décrite en décembre 2014.

De grandes inflorescences denses, de fleurs jaunes,

l’aconit anthora, Aconitum anthora

l’aconit anthora, Aconitum anthora

Aconitum anthora

 

 

Tépales velus,

nombreuses étamines,

c'est une Renonculacées !

Aconitum anthora

 

 

 

Tépales supérieurs en forme de casque,

Abritant deux nectaires à long pédicelle,

Aconit anthora, Aconitum anthora

Aconit anthora, Aconitum anthora

Périanthe marcescent* entourant cinq follicules (fruits secs) velus.

*Marcescent : Qualifie un organe (feuille, calice, corolle) qui à la saison de repos végétatif, se fane, se dessèche mais ne tombe pas.

Aconit anthora, Aconitum anthora
Aconit anthora, Aconitum anthora

Aconit anthora, Aconitum anthora

 

Comme les autres renonculacées, c'est une plante toxique.

Comme les autres aconits, c'est une espèce très toxique,

Tout est toxique dans l’aconit, même sa racine à tubercules renflés en forme de navet.

 

Protégé en Franche-Comté et dans le Jura.

                                                                               Christianne

Photos André

 

Aconit anthora, Aconitum anthora

Aconit anthora, Aconitum anthora

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Un inconnu très connu……..

24 Septembre 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

J’ai un pistil  à trois styles, très très très long,

Un inconnu très connu……..
Un inconnu très connu……..

six étamines insérées sur deux niveaux différents.

Un inconnu très connu……..

pas de feuilles,

six tépales pétaloïdes rose lilas,  

Un inconnu très connu……..

Je suis, je suis…..

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

C’est la fleur d’automne par excellence, « colchiques dans les près fleurissent, fleurissent… ».

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !
Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Le bulbe est profondément enfoui dans le sol.

Il contient l’ovaire qui, une fois fécondé, attend la fin de l’hiver pour achever sa maturation. C’est ainsi qu’on trouve au printemps feuilles et fruits : trois à six feuilles oblongues, plus ou moins charnues et une capsule contenant de nombreuses graines où subsistent souvent  les restes desséchés des styles.

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !
Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Le colchique contient de la colchicine, alcaloïde très toxique

(pour l'homme, troubles à partir de 10 mg,

mortelle à partir de 40 mg),

toute la plante est toxique.

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

                  Christianne, sur une idée de Jean-Loup.

 

Voir aussi notre article de novembre 2011

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« Echappée belle» au pont de la loi,

15 Septembre 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

« Echappée belle» au pont de la loi,

Ce pont franchit le Rhône, entre les communes de Culoz (Ain) et de Ruffieux (Savoie). Un chemin  borde la rive du Rhône, c’est le GR 65, la balade est facile, il fait beau, un gros  bémol cependant : les rives du Rhône à cet endroit sont « colonisées » par toute une variété de plantes envahissantes, un bel inventaire, la panoplie complète !

En 2015, notre groupe a déjà rencontré, le long de cette même rive, une forte population d'ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia. Les allergies qu’elle provoque ont  fait l’objet d’un article en septembre 2015. La visite de cette année confirme l’implantation massive de cette envahissante, malheur aux allergiques !

ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia.
ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia.

ambroisie à feuilles d'armoise, Ambrosia artemisiifolia.

Jean Loup nous a fait découvrir les fleurs de cette astéracée monoïque.

Les capitules femelles, de 1 à 7 fleurs apétales, peu nombreux, sont à l’aisselle des feuilles caulinaires supérieures.

Ils sont situés au-dessous les capitules mâles de 5-12 fleurs, qui sont nombreux,  penchées, et situés sur le haut de la tige. La pollinisation est facile !

 

D’autres envahissantes prolifèrent partout, des renouées du Japon, Reynoutria japonica, des arbres à papillons, Buddleia davidii,  des solidages glabres ou verges d'or géantes, Solidago giganteae et des solidages du Canada, Solidago canadensis

Voici aussi des topinambours, Helianthus tuberosus, ils ne sont pas encore fleuris, les tiges peuvent atteindre 2,5 m, les capitules sont jaune vif, voici des photos de 2015.

 topinambour, Helianthus tuberosus

topinambour, Helianthus tuberosus

 topinambours, Helianthus tuberosus, photos de Nicole
 topinambours, Helianthus tuberosus, photos de Nicole

topinambours, Helianthus tuberosus, photos de Nicole

Et puis n’oublions pas  les balsamines géantes, Impatiens glandulifera,  photographiées par André.

balsamine géante, Impatiens glandulifera,

balsamine géante, Impatiens glandulifera,

balsamine géante, Impatiens glandulifera, fruits

balsamine géante, Impatiens glandulifera, fruits

Voici ses étamines qui masquent le pistil.

 

Hélas, ma liste d’envahissante n’est pas exhaustive…….

Quelques plantes autochtones survivent, des odontites tardifs, Odontites vernus ssp serotina, couleur « vieux rose », photographiées par André.

odontite tardif, Odontites vernus ssp serotina
odontite tardif, Odontites vernus ssp serotina
odontite tardif, Odontites vernus ssp serotina

odontite tardif, Odontites vernus ssp serotina

Des séneçons à feuilles de roquette, Senecio erucifolius,  Les capitules en corymbes terminaux ont à leur base des calicules cylindriques à deux rangées de bractées.

 séneçon à feuilles de roquette, Senecio erucifolius
 séneçon à feuilles de roquette, Senecio erucifolius

séneçon à feuilles de roquette, Senecio erucifolius

Et au bord de l’eau, une lamiacée, le chanvre d’eau, Lycopus europaeus , fleurs en pseudo verticilles à l’aisselle des feuilles. De petites fleurs blanches ponctuées de rouge, photographiées par Jean Loup et André

 chanvre d’eau, Lycopus europaeus

chanvre d’eau, Lycopus europaeus

 chanvre d’eau, Lycopus europaeus
 chanvre d’eau, Lycopus europaeus

chanvre d’eau, Lycopus europaeus

Combien de temps la flore autochtone résistera-t-elle aux «envahisseurs » ??

 

 

                                                                                  Christianne

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Une onagracée bien discrète, circée de Paris....

6 Septembre 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici un article de Jean déjà publié mais très interessant en cette saison. Il nous raconte une petite fleur que nous avons rencontrée lundi, au bord du Rhône. On passe souvent sans la voir sauf si on s'interroge sur les minuscules points blancs qui parsèment les herbes encore vertes de ce début d’automne. Je laisse la parole à Jean….

 

Il est fréquent de voir aux bords des routes, talus, l'espèce éponyme de la famille, Oenothera biennis (onagre bisannuelle) ou, comme dans la photo ci-dessous, Oenothera glazioviana (onagre de Glaziou – probablement échappée d'un jardin)

Sépales striés de rouge......

Une onagracée bien discrète, circée de Paris....

Et quatre stigmates du pistil dépassant largement les étamines.

Une onagracée bien discrète, circée de Paris....

 

Étymologiquement, il y a de l'âne dans ce nom (onagros), mais aussi du vin (oinos) et la décoction des racines ferait un philtre de sorcière pour amadouer les bêtes sauvages ! Il y a là des sortilèges du dieu Pan.... mais ne nous égarons pas ! Pas de pan......ique !

En revanche, il y a bien de la magie dans cette famille peu étendue, car une plante discrète  (pas évidente à repérer la première fois) en fait partie et porte le nom à semer l'effroi de Circaea lutetiana (Circée de Paris, herbe aux sorcières).

Ce nom est celui de la magicienne qui transforma les compagnons d'Ulysse en pourceaux - tout en leur laissant leur conscience d'êtres humains - ! L'ensorceleuse fut néanmoins vaincue, « conquise », par notre héros ; il fut guidé pour ce faire par Hermès (Mercure), « qui lui donna une herbe qui le sauverait des mortels artifices de Circé » .

                                                                                                                                                

Une onagracée bien discrète, circée de Paris....

Qui distingue à première vue, dans ce fouillis de bois humide et de ravin (son milieu habituel), Circaea lutetiana ?

Circaea lutetiana, circée de Paris

Circaea lutetiana, circée de Paris

Vue de plus près, on ne s’attend pas à des sortilèges :

Circaea lutetiana, circée de Paris

Circaea lutetiana, circée de Paris

Plante pubescente, aux feuilles ovales-lancéolées acuminées*, elle dresse une hampe florale d'une bonne dizaine de cm, avec de fleurs bimères (2S,2P,2E), pétales bifides, blanc ou rosé.

 

* se terminant en longue pointe éffilée.

Circaea lutetiana, circée de Paris
Circaea lutetiana, circée de Paris
Circaea lutetiana, circée de Paris

Circaea lutetiana, circée de Paris

à noter les sépales teintés rouge rosé, réfléchis.

Circaea lutetiana, circée de Paris
Circaea lutetiana, circée de Paris

Circaea lutetiana, circée de Paris

Les fruits sont des capsules obovales en poire, hérissés de poils crochus, hispides à deux loges.

Circaea lutetiana, circée de Paris

Circaea lutetiana, circée de Paris

Circaea lutetiana, circée de Paris

Circaea lutetiana, circée de Paris

Pourquoi Circé ? Pourquoi Lutetiana ?  Paris était connu jadis comme la ville des sorcières ? (L'Affaire des poisons date de 1680, où la Voisin fut brûlée en place de Grève – un siècle avant Linné!)

Elle fut utilisée en Autriche, naguère, comme tisane. En usage externe, en macération dans de l'alcool, elle traitait les rhumatismes, la goutte, infections et fièvres (c'est l'alcool qui devait faire effet, la plante qu'un prétexte !...)

Gaston Bonnier aurait écrit..............

 

plante magique ayant servi dans les enchantements. On dit que celui qui la cueille sera maudit.

Le Guide Vigot de la Flore dit ..............

qu'elle devrait plutôt porter le nom '' d'herbe des sourciers'', tant elle révélatrice de la présence d'humidité et d'eau en sous-sol.

 

Mais c'est là faire grand cas de l’appellation vernaculaire et n'explique pas son nom latin.

Alors rêvons un peu, imaginons que c'est elle la plante magique utilisée par Ulysse.......

Une onagracée bien discrète, circée de Paris....

NB. : les épilobes  -espèces plus nombreuses – font partie des onagracées !

 

La Flora Helvetica dit des onagres, genre venu d'Amérique du Nord :

"Ce genre présente des combinaisons de caractéristiques si nombreuses qu'une taxonomie n'est pas possible" p .682

 

(photos de l’auteur, d'André, sauf trois emprunts à –Wikipedia)

                                                   Jean

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Swertie vivace, Swertia perennis

22 Août 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Fin juillet, nous avons eu la chance de découvrir la tourbière de St François, dans les Bauges  (73) où la Swertie vivace, Swertia perennis  (Gentianacées) était en pleine floraison. La swertie est une plante des prés humides et des bas-marais, des étages montagnards entre 1400 et 1700 m.

Tout d’abord, on découvre le site au sortir d’un bois, un petit chemin grimpe sur une butte et là, la couleur du vallon, brun mauve, signe la présence d’une prairie à molinies bleues, Molinia caerulea, C’est un molinion, zone humide calcaire, riche de nombreuses espèces fleuries, et dont le centre cède la place à la tourbière des Creusates.

Celle-ci fait l’objet d’un arrêté de protection de Biotope et en voici le site

Swertie vivace, Swertia perennis

Les Swerties, on ne les voit pas tout de suite, elles ne dépassent pas 40-50 cm. Les molinies, graminées aux longs épis violets, atteignent parfois 1 m ou plus. 

Mais en approchant, les voici, belles vivaces aux fleurs en grappes de couleurs bleu mauve. On les aperçoit petit à petit, au fur et à mesure de notre avance. Elles sont magnifiques, en boutons ou épanouies, bleues, mauves ou presque noires,  nous sommes ravis !

 Swertie vivace, Swertia perennis

Swertie vivace, Swertia perennis

Leurs feuilles sont opposées, pétiolées à la base et sessiles sur la tige.

 Swertie vivace, Swertia perennis

Swertie vivace, Swertia perennis

5 sépales fins dépassent de 5 pétales qui forment une étoile, mauve livide « tireté» de violet.

 

 Swertie vivace, Swertia perennis

Swertie vivace, Swertia perennis

Chaque pétale porte à sa base deux « fossettes » nectarifères, violettes et ciliées, gourmandises des insectes.

 Swertie vivace, Swertia perennis

Swertie vivace, Swertia perennis

5 étamines et un pistil dont seul l’ovaire est bien développé, le style et les deux stigmates sont à peine visibles.

 Swertie vivace, Swertia perennis

Swertie vivace, Swertia perennis

Deux solutions pour la reproduction, les graines et le rhizome oblique, pourvu de racines adventives et de bourgeons, permettent la survie de la plante.

Swertie vivace, Swertia perennis

Elle est protégée au niveau régional, et notée en danger de disparition dans le département 74, dans le livre de Denis Jordan « Flore rare ou menacée de Haute Savoie » (2015), naturalia  PUBLICATIONS.

Un article lui est consacré dans le n° 52 de "Nature et Patrimoine", article de Francis PELTIER, professeur honoraire, dont je me suis largement inspirée.

                                                                                                      Christianne

Photos Nicole, Christianne, Josette, Jacques, Jean-Loup et André

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La parnassie des marais, un petit chef d’œuvre !

2 Août 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Voici un article de Joanny posté en 2012. Une relecture nous rappellera les secrets  de cette drôle de petite fleur blanche qu'on commence à rencontrer dans les lieux humides : elle est à examiner de près !

parnassia palustris 1

 La parnassie des marais (Parnassia palustris L.) est le seul représentant en France du genre Parnassia, lui-même membre de la petite famille des parnassiacées, proche des saxifragacées. La plante tirerait son nom du fait que les Anciens la trouvaient si belle qu’elle devait forcément venir du Parnasse *.

 

C’est une plante vivace qui pousse en montagne, dans les tourbières, les lieux marécageux, au bord des ruisseaux. Elle fleurit de la fin juillet au début de l’automne. Les feuilles sont presque toutes basales, à long pétiole, à limbe cordé un peu charnu.

On peut aussi trouver une feuille caulinaire embrassante. La tige, érigée et glabre, mesure entre 5 et 40 cm, et porte une seule fleur.

 

Description de la fleur

  • Calice vert, beaucoup plus petit que la corolle, à cinq sépales.
  • Corolle blanche, à cinq pétales à nervures translucides.

 

parnassia palustris 2

 

L’une des particularités de la plante est la présence, à l’intérieur de la fleur et à la base de chaque pétale, d’une écaille jaune-vert clair (on parle aussi de staminode* ou d’étamine stérile) portant de nombreux cils glanduleux jaunes (à peu près une douzaine par écaille).

 

 

Parnassia palustris 0005 [1024x768]

Les cinq étamines (éléments mâles de la fleur), munies d’anthères, se recourbent sur le pistil (élément femelle de la fleur) en début de floraison.

 

 

Parnassia palustris 0004 [1024x768]

 

Le pistil est constitué de quatre carpelles fusionnés, il ne porte pas de style, mais seulement quatre stigmates sessiles. Si l’on observe attentivement différentes fleurs de Parnassie, on pourra constater des différences significatives dans l’aspect et la position des étamines (éléments mâles de la fleur).

 

Parnassia palustris 0008

 

 Ces différences d’anatomie proviennent d’un dispositif particulier : la protandrie*. Celle-ci favorise la fécondation croisée* chez cette fleur.

 

La pollinisation de la Parnassia palustris et principalement le rôle des staminodes ont fait l’objet d’interprétations diverses plus ou moins fantaisistes. Une théorie développée dans les années 2000 suite à différentes études, semble être maintenant admise.

La voici.

 

La fleur de Parnassie est donc protandre, cela implique la mise en place d’une stratégie pour attirer les hyménoptères concernés et faciliter le transport des grains de pollen vers d’autres fleurs.

Les cinq staminodes (ou étamines stériles ou écailles) de la Parnassia palustris, agissent à la fois comme fausses et véritables nectaires. Elles attirent les pollinisateurs avec leurs extrémités bien visibles mais non-gratifiantes et elles produisent également du nectar à la base.

 

La fausse autopollinisation des Parnassies :

 

1 les étamines à déhiscence dorsale se courbent l’une après l’autre vers le pistil d’une jeune fleur dont les stigmates ne sont pas encore développés.

2- un hyménoptère attiré par le nectar capte le pollen sur sa face ventrale

 

Parnassie stade mâle

 

 

 

   3- L’insecte dépose le pollen sur le stigmate réceptif d’une autre fleur plus âgée. Les étamines de celle-ci ont repris leur position initiale mais ont perdu leurs anthères.

 

parnassie stade femelle

 

 

 

Parnassia palustris 0013 [1024x768]

  Sur cette photo, on voit les étamines ayant perdu leurs anthères et le pistil muni de ses stigmates.

 

Le fruit est une capsule, ses graines sont facilement disséminées par le vent et l’eau. Elles sont très légères en raison d’une poche membraneuse remplie d’air qui est fixée à leur surface

 

Utilisation :

Cette plante modeste était cueillie à la floraison, puis séchée. Elle contient des tanins et peut être d'autres principes actifs inconnus. Comme remède de grand-mère, les personnes sujettes à l'angoisse la prenaient pour ralentir les battements du cœur, diminuer la nervosité et l'inquiétude. On relate aussi son application lors de crises d’épilepsie, et d'anciens herbiers la recommandent pour des affections hépatiques.

 

                                              Joaanny                                

 

Photos de Jacques

 

*Le nom Parnasse est, à l'origine, celui d'une montagne de Grèce. Dans la mythologie grecque, ce mont Parnasse était, comme Delphes, consacré à Apollon et aux neuf Muses, le lieu sacré des poètes. Le Parnasse devenu le séjour symbolique des poètes, fut finalement assimilé à l'ensemble des poètes, puis à la poésie elle-même.

 

*Staminode, en botanique, un staminode est une étamine stérile ou avortée, souvent rudimentaire. Elle ne produit pas de pollen. Les staminodes sont souvent discrets et ressemblant aux étamines, habituellement disposés en verticille dans la corolle de la fleur, mais aussi parfois assez longs pour en dépasser. Quelquefois, les staminodes sont modifiés pour produire de nectar.

 

*Protandre, qualifie une fleur dont les organes mâles sont matures et fonctionnels avant les organes femelles. Une fleur protandre bien qu'anatomiquement hermaphrodite est donc à un moment donné physiologiquement unisexuée : d'abord mâle puis femelle. La protandrie favorise l'allogamie ou fécondation croisée.

 

* Fécondation croisée, généralement réalisée par les insectes butineurs, correspond à la fécondation entre deux individus distincts. Darwin a insisté sur l’utilité de la fécondation croisée, elle maintient le type moyen de l’espèce.

 

 

                                             Joanny

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Le Mont Aigoual

29 Juillet 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

En attendant de vous parler prochainement de la Maurienne, changement de cap, direction Sud-Sud Ouest, les Cévennes…

L'imposante barrière du Mont Aigoual, y culmine à 1567 m.

Les jours de Mistral, il se détache nettement sur le ciel et borne l’horizon au Nord de la plaine languedocienne. Ses 1567 m en font le point le plus haut du Gard et le second de la Lozère ainsi que des Cévennes, après le Mont Lozère, 1699 m.

Bastion sud-est du Massif central, le mont Aigoual est remarquable par son panorama, son climat et son observatoire météorologique, il était autrefois couvert de forêts puis de forêts et de bons pâturages (XVIIIe siècle), mais la forêt et les sols surexploités s'y dégradèrent brutalement au XIXe siècle, engendrant des crues catastrophiques (1844, 1856, 1861, 1868 notamment). C'est alors, sur ce mont et dans son massif, qu'a été entreprise au XIXe siècle la première grande opération de reforestation antiérosive en France : constitution d'une forêt de protection sur les sols érodés par la déforestation et le surpâturage, appuyées par les premières bases scientifiques de la phytosociologie et de la pédologie (Pédologie : science qui étudie la formation et l'évolution des sols).

 

Le Mont Aigoual

Situé sur les communes de Valleraugue (Gard) et Bassurels (Lozère), la partie sommitale de l'Aigoual forme un plateau d'altitude supérieure à 1 500 mètres sur environ 3 km2.

La ligne de partage des eaux entre l'océan Atlantique et la mer Méditerranée traverse le plateau sommital, se prolongeant au nord et au sud de celui-ci. Les versants méditerranéens et atlantiques ont des morphologies très différentes.

Vers l’ouest et le nord-ouest, les crêtes arrondies, aux pentes  douces sont séparées des Causses par les gorges et canyons du Tarnon, de la Jonte, du Trèvezel et de la Dourbie, affluents du Tarn.

À l'est et au sud-est, au-dessus des sources de l’Hérault et de ses affluents, les pentes sont raides et très escarpées.

Le dénivelé direct, un des plus importants du Massif Central, atteint 1250 m entre le village de Valleraugue (cote 300-350 m) et le sommet.

La route est obligée, d’ailleurs, d’emprunter les longs lacets de la face nord du plateau de l’Espérou qui mènent au petit village de l'Espérou (1250 m),  puis rejoint le col de la Sereyrède (1300 m, ligne de partage des eaux), passe par le col de Prat-Peyrot (1 380 m) afin de gagner le sommet au bout de 28 km d'une longue ascension.

Plusieurs belvédères permettent d’admirer la vallée de l’Hérault et au loin, Valleraugue.

La vallée de l'Herault, vers Valleraugue

La vallée de l'Herault, vers Valleraugue

La route

La route

Le plateau de l'Esperou

Le plateau de l'Esperou

La route serpente et s’étire dans une forêt de hêtres, de chênes verts (forêt originelle), de chênes blancs (forêt relique), augmentée d’une plantation de châtaignier, Castanea sativa. On trouve aussi des résineux implantés au XIXe dans le cadre de la reforestation antiérosive.

Castaneum sativa, le châtaignier
Castaneum sativa, le châtaignier

Castaneum sativa, le châtaignier

La richesse et la diversité végétale des pentes de l’Aigoual attirent herboristes, botanistes ou simples promeneurs.

Sur les talus, des chardons décapités, Carduus defloratus, très mélifères

carduus defloratus, le chardon décapité
carduus defloratus, le chardon décapité

carduus defloratus, le chardon décapité

des  vipérines Echium vulgare, et, au détour d’un virage, Digitalis purpurea la digitale pourpre.

Digitalis purpurea, la digitale pourpre

Digitalis purpurea, la digitale pourpre

Remarquables aussi au fur et à mesure de l’élévation de la route, des massifs trapus de genêts purgatifs, Genista purgans ou Cytisus oromediterraneus, qui forment  parfois, à eux seuls,  des landes étendues et presque pures sur les pentes rocheuses ou déboisées de la montagne siliceuse.

Genista purgans ou Cytisus oromediterraneus, genêt purgatif
Genista purgans ou Cytisus oromediterraneus, genêt purgatif

Genista purgans ou Cytisus oromediterraneus, genêt purgatif

La partie sommitale de l'Aigoual forme un plateau d'altitude supérieure à      1500 mètres sur environ 3 km2. Il est ponctué par trois sommets dont le signal de l'Hort de Dieu ou Tourette de Cassini (1 565 mètres), situé dans le Gard, point culminant qui porte l'observatoire météorologique.

l'observatoire météorologique

l'observatoire météorologique

La station météorologique du mont Aigoual a été construite entre 1887 et 1894 avec beaucoup de peine en raison de la rudesse du climat et sur le modèle original d'un « château fort », avec une puissante tour crénelée sur laquelle fut installée, par le service des armées,  la grande table d'orientation qui se trouve à 1571 mètres d'altitude. L'inauguration a eu lieu le 18 août 1894 et les relevés d'observations y sont tenus depuis le 1er décembre 1894.

 

Deuxième sommet du Mont Aigoual

Deuxième sommet du Mont Aigoual

La station dépendait alors de l'Administration des Eaux et Forêts. C'est en 1943 que l'observatoire a été placé sous l'autorité de l'Office National de Météorologie. C'est actuellement la dernière station météorologique de montagne en France occupée toute l'année. Elle propose depuis quelques années un espace gratuit de découverte et d'animations sur la météorologie et le massif de l'Aigoual, espace géré par la Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes et Météo France.

Cet observatoire, Météosite, conserve son personnel sur place toute l'année pour l’exposition permanente qui s’y trouve.
 

Tour sur laquelle est installée une grande table d'orientation

Tour sur laquelle est installée une grande table d'orientation

Le « guide météo » qui l'anime est très convainquant dans son rôle didactique. L’observation est la base de la météorologie, elle est effectuée par les nombreux satellites qui tournent autour de notre planète, mais aussi par des instruments placés sur terre. Nous découvrons les images météo du monde et les mécanismes des prévisions. Tout est commenté clairement.

Puis une déambulation dans les salles du bâtiment avec photos, quiz et animations, complète la visite.

Nous découvrons des ruches troncs dans l’une des pièces, la Lozère n’est pas loin, vous aurez bientôt l’opportunité de tout savoir sur ces ruches, au musée de Gruffy.

Ruche tronc

Ruche tronc

La petite tour et la table d’orientation battue par le vent nous permettent d’admirer les monts de Cévennes, et nous dit-on, les Alpes. Là pousse, presqu’au pied du bâtiment, un bouquet de céraistes et quelques pensées sauvages, Viola tricolor.

Céraistes

Céraistes

Viola tricolor, pensée sauvage

Viola tricolor, pensée sauvage

Haut lieu de l'histoire des camisards et des maquisards, le mont Aigoual a inspiré de nombreux écrivains cévenols tels André Chamson, Jean-Pierre Chabrol ou Jean Carrière......

 

                                                                                  Christianne

Sources : panneaux d'affichage le long de la route et site

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