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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

Journées Européennes du Patrimoine 2016, Musée de Gruffy,

9 Septembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Samedi 17 et Dimanche 18 Septembre,

Journées Européennes du Patrimoine 2016, Musée de Gruffy,

Patrimoine et citoyenneté

Samedi 17 et Dimanche 18 Septembre

Visite commentée - 14h15 - 15h45 :

"Les abeilles, un exemple de citoyenneté"


Tarif réduit - Adulte : 4.80 € ;

Enfant (à partir de 8 ans) : 3.20 €

 

Visite du musée - Entrée gratuite

14h-18h

Journées Européennes du Patrimoine 2016, Musée de Gruffy,
Journées Européennes du Patrimoine 2016, Musée de Gruffy,
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CHARLES DARWIN : 1809-1882, épisode I

7 Septembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

 

C'est bientôt la fête de la science (du 8 au 16 octobre), voici un article déjà ancien, de Jean, mais que vous relirez surement avec plaisir.

Charles DARWIN, est le père des sciences modernes, comment a-t-il révolutionné les sciences ?

La machine à remonter le temps est lancée, nous sommes au XIXe siècle…..

 

 

Episode I : Le voyage de Charles DARWIN

 

Il naît à Shrewsbury, petite ville du nord des Midlands, dans une famille aisée de la bonne bourgeoisie, fils et petit-fils de médecins : sa vie est toute tracée : la  médecine !

Mais après quelques années en médecine et en théologie, il s’oriente vers l’histoire naturelle qui, dès son adolescence, a toujours été pour lui, une passion et un vrai centre d’intérêt.

 

Charles DARWIN

Charles DARWIN

Le tournant de sa vie est ce voyage à bord du Beagle, où il est engagé comme scientifique mais aussi comme « homme de compagnie » du capitaine FITZROY. Le but de l’expédition du BEAGLE est avant tout d’établir la cartographie de la côte de l’Amérique du Sud, théoriquement en 2 ans ; mais au lieu de revenir en Angleterre (voir carte), le Beagle tourne vers l’ouest pour une circumnavigation de la terre qui prendra cinq années : 27.12.1831 – 02.10.1836, retour juste à temps pour le  couronnement de Victoria !

HMS Beagle (centre) par Owen Stanley - 1841.

HMS Beagle (centre) par Owen Stanley - 1841.

HMS Beagle (centre) par Owen Stanley - 1841.

Pour DARWIN, cela ne sera pas 5 ans à bord : il va explorer les territoires rencontrés -3 ans et quelques mois à terre pour 18 mois de stricte navigation. Il y met à profit ses qualités -observation, déduction, classement - déjà mises en œuvre dans ses collections de jeune étudiant.

Il se passionne pour tout ce qu’il  rencontre. Lors des escales, DARWIN envoie régulièrement des spécimens récoltés lors de ses explorations terrestres, ainsi que ses commentaires sur ces découvertes. Ils seront la matière de ses travaux à venir. Le journal de bord, qu’il tient d’abord  pour sa famille, sera publié « The Voyage of the Beagle » dès 1839, une deuxième édition en 1845.

 

Le voyage du BEAGLE

Le voyage du BEAGLE

Le voyage du BEAGLE

Il explore les terres à cheval ou en barque, en remontant les rivières et fleuves. Il vit parmi les habitants des régions explorées. Il écoute et rapporte des récits entendus le soir au bivouac.

Il s’initie à la paléontologie en Argentine et découvre des fossiles intéressants, tel le Toxodon qu’il comparera au tatou, ou les restes de ce qui est l’ancêtre du guanaco.

 

Il séjourne un mois aux Galápagos et côtoie des tortues (il en distinguera 2 espèces) et des iguanes, vivant au milieu de laves noires, de buissons sans feuilles et de cactus. Ils lui font penser à «des animaux antédiluviens ». Ses expériences sur ces îles (une dizaine au total) lui font prendre conscience de la réalité de l’évolution des espèces : chacune de ces îles a sa propre faune et « dans son ensemble cette faune diffère de celle de la terre ferme voisine ». Les Galápagos sont le vrai laboratoire  ‘’in situ’’ où s’amorce sa grande théorie de l’évolution.

On raconte souvent l’histoire des pinsons de Darwin, rencontrés dans ces îles. La ressemblance entre ces pinsons est très frappante : à part le bec dont la forme est très variable, il est très difficile de les distinguer. C’est la diversité de structure du bec dans ce petit groupe d'oiseaux qui éveilla l'intérêt de Darwin.

Il y aurait 13 espèces réparties dans tout l’archipel.

Ces pinsons forment un petit groupe de passereaux qui ont évolué dans le monde isolé des Galápagos, en plein océan Pacifique. Depuis des millénaires, ces petits oiseaux, issus d’une souche ancestrale sud-américaine, se sont spécialisés et ont donné naissance à plusieurs espèces dont chacune occupe une niche écologique.

Les pinsons de Darwin.

Les pinsons de Darwin.

Il lui faudra revenir chez lui pour prendre conscience de la signification des phénomènes observés sur ces îles tropicales et au cours de son long périple.

                                               Jean

                                                                       

                                                                                                                                    à suivre

 

Si vous aimez les aventures, voici un site qui devrait vous plaire...

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L'automne arrive, c'est le temps des champignons !!!

3 Septembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Hélène, du Groupe Nature de Gruffy, a trouvé dans son jardin quelque chose de très curieux, une bizarrerie de la nature qui a poussée dans son terrain, dans les herbes fauchées, sous un noisetier.

Que pensez-vous que ce soit ???

 Clathrus archeri, l'Anthurus d'Archer .

Clathrus archeri, l'Anthurus d'Archer .

 

Non, ce n’est pas une étoile de mer qui voudrait découvrir les terres émergées, c’est.................... un champignon ! Clathrus archeri, l'Anthurus d'Archer . 

 

Tout d'abord enfermé dans un œuf blanchâtre, le sporophore* se déploie en 4 à 8 bras de couleur rouge, couverts de restes de gléba* et ressemble alors à un poulpe. Il dégage une odeur nauséabonde et n'est pas comestible.

 

Originaire d'Australie et de Nouvelle Zélande, il fit son apparition dans les Vosges vers 1920 près d'une industrie lainière qui traitait les laines de mouton d'Australie. Un second centre de dispersion est représenté par le Sud-Ouest de la France. 

*Sporophore : organe de la « fructification » du mycélium des Fungi ou mycota ou champignon.

*Gléba : masse fertile de certains champignons tels que truffes, lycoperdons, sclérodermes, phallus.......

Merci Hélène, Sylvie et ... internet.

                                                                                              Christianne

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La journée du PAPILLONS !!

18 Août 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

La journée du PAPILLONS !!

 

avec Philippe FRANCOZ,

entomologiste,

 

 

La journée du PAPILLONS !!
La journée du PAPILLONS !!
voici le Paon du jour

voici le Paon du jour

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Hybridisme, hybridité, hybridation.......

10 Août 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici un article paru en août 2014, à la suite d'une belle découverte au Semnoz cet été là. Notre groupe est retourné fin juillet début août 2015 et la semaine dernière, espérant retrouver à nouveau de magnifiques spécimens de gentianes hybrides comme ceux que nous avions trouvés en 2014. Hélas pour ceux qui n'étaient pas avec nous en 2014, pas trace d'hybrides. Nous avons arpenté le plateau, rien. Voilà bien un mystère, les parents sont là, gentianes jaunes et gentianes pourpres mais c'est tout. Comment fonctionnent les phénomènes d'hybridation, seuls les spècialistes le savent.

Alors regardons une fois encore les photos de 2014 pour être sûr de n'avoir pas rêvé.

.

 

En botanique, un hybride est le résultat du croisement entre deux espèces du même genre.  Pour ma part, botaniste du dimanche, je n’ai rencontré que quelques orchidées hybrides qui ont bien voulu montrer visiblement les caractères de leurs parents. Mais une balade en juillet sur les pentes du Semnoz m’a réservé une belle surprise.

De beaux spécimens de gentianes hybrides de Gentiana lutea et Gentiana purpurea.

Ce n’est pas un « scoop» puisque décrites déjà en 1821 par MM. GUILLEMIN et DUMAS, ils les avaient découvertes sur le Môle en 1819. Mais j’ai été éblouie par la fantaisie de la nature dans le domaine.

Grave question, qui est le papa, qui est la maman ?

Violette purpurin comme Gentiana purpurea...

Gentianes hybrides
Gentianes hybrides
Gentianes hybrides

Gentianes hybrides

Hautes comme Gentiana lutea

Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......

Corolles ponctuées, fleurs campanulées.

Gentianes hybrides
Gentianes hybrides
Gentianes hybrides

Gentianes hybrides

Belles nuances du jaune au pourpre

Hybridisme, hybridité, hybridation.......
Hybridisme, hybridité, hybridation.......

Hésitation entre la corolle rotacée à lobes aigus de Gentiana lutea et la corolle campanulée de Gentiaina purpurea

Hybridisme, hybridité, hybridation.......

Les parents

Gentianes pourpres et gentianes jaunes
Gentianes pourpres et gentianes jaunes
Gentianes pourpres et gentianes jaunes
Gentianes pourpres et gentianes jaunes

Gentianes pourpres et gentianes jaunes

Pour plus d’information, consultez ce site, à partir de la page 79

                                                                         Christianne

Photos Nicole et Christianne.

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Le Semnoz

3 Août 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Notre exploration des orchidées du Semnoz n’est pas exhaustive, bien sûr, la richesse floristique du site étant étonnante. « La montagne aux Annéciens » comme ce massif est surnommé, recèle bien d’autres attraits, géologiques, sportifs et touristiques...... que je vous souhaite de découvrir. Le panorama n’est pas en reste par beau temps.

La Tournette, à gauche, le Mont Blanc, à droite, vus depuis le Semnoz

La Tournette, à gauche, le Mont Blanc, à droite, vus depuis le Semnoz

J’espère vous avoir intéressé et, avant d’abandonner les Alpages du Semnoz, voici quelques photos des prairies que les botanistes explorent en toutes saisons (l’hiver ils laissent la place aux sportifs !).

Pâturages du Semnoz
Pâturages du Semnoz

Pâturages du Semnoz

 

Un suintement colonisé par la renoncule à feuille d’aconit, Ranunculus aconitifolius.

Ranunculus aconitifolius

Ranunculus aconitifolius

Caresser du regard les lignes bleues des Bauges.

Les lignes bleues des Bauges

Les lignes bleues des Bauges

Une des  vedettes des pâturages, fin juillet début août : la centaurée nervée Centaurea nervosa.

La centaurée nervée, début juillet

La centaurée nervée, début juillet

La centaurée nervée, en août

La centaurée nervée, en août

L'envahisseur des pâturages, le verâtre, Veratrum album

le verâtre, Veratrum album

le verâtre, Veratrum album

le verâtre, Veratrum album

le verâtre, Veratrum album

Encore deux sites à consulter, celui du Semnoz et celui du jardin alpin, ne manquez pas d'y faire un tour.

 

                                                                             Christianne

Le jardin Alpin du Semnoz

Le jardin Alpin du Semnoz

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Les orchidées du Semnoz, V.

31 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Notre petite randonnée sur le plateau du Semnoz, situé entre 1300 m  et 1500 m, (la Danne de Gonvy dont nous étions proche culmine à 1 530 m), nous a permis de découvrir encore plusieurs orchidées et quelques plantes spécifiques de ces alpages.

 

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

Autrefois, elle appartenait au genre Orchis, elle appartient maintenant au genre Neotinea, depuis les classements génétiques APG II2 en 2003 et APG III3 en 2009 (voir article "nomenclature en botanique" d'avril 2014).

Plante plutôt petite,  10-30 cm

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Feuilles bleu-vert non tachetées

Inflorescence dense, rouge brun en son sommet, rappelant un tison allumé

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Petites fleurs au casque pourpre à l’extérieur, au labelle trilobé blanchâtre ponctué de rouge.

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Dès que les fleurs sont fécondées, l'épi floral s'allonge et l'extérieur des fleurs devient plus clair. C'est donc le sommet de l'épi qui présente cette couleur pain brûlé caractéristique.

Orchidée de pleine lumière, en montagne.

L’orchis brulé,  Neotinea ustulata

L’orchis brulé, Neotinea ustulata

Orchis globuleux Traunsteinera globosa 

C’est mon orchidée préférée, parce qu’elle différente avec ses feuilles vert glauque et son épis sphérique aux fleurs délicates.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Traunsteinera vient du botaniste et apothicaire autrichien Joseph TRAUNSTEINER qui l’a décrit pour la 1er fois.

Plante assez grêle.

Feuilles de couleur vert glauque, dressées le long de la tige.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Inflorescence sphérique comportant de nombreuses petites fleurs roses.

Labelle trilobé rose ponctué de rouge, sépales et pétales ayant une pointe spatulée caractéristique.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa
Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Signe particulier : possède de la pruine, sorte de poudre blanchâtre sur sa tige et ses feuilles, ce qui donne un  aspect  mat à la partie verte de la plante.

Prairie de fauche en montagne.

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Orchis globuleux Traunsteinera globosa

Pour le prochain article, rendez-vous au Semnoz !!

Christianne

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

PS : de belles photos sur ce site...

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Les orchidées du Semnoz, IV.

25 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Nous voici encore dans les pâturages du Semnoz, les orchidées ne manquent pas.

Deux Gymnadenia cette fois.

Le nom de genre vient du grec gymnos (nu) et aden (glande) en référence au disque collant des étamines.

 

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea 

 

Plante élancée 15-60 cm à feuilles étroites.

Inflorescence de 20-60 fleurs dégageant en général un parfum très agréable.

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea

Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

Fleurs petites, de couleur lilas, présentant un éperon caractéristique, très long, très fin et incurvé vers le bas, en forme faucille.

 

On la trouve dans les prairies humides, les bois clairs et les pelouses sèches.

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea

Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

C’est une espèce tricheuse.....

Beaucoup d’insectes sont attirés car sa corolle qui ressemble à l’un d’eux. Son nom est évocateur, du grec konops (moucheron) et opsis (apparence).

Certains insectes sont capables grâce à leur trompe, d’explorer son long éperon à la recherche de nectar. En vain, l'éperon ne contient rien ! Dépités, ils repartent vers une autre orchidée mais ils sont chargés des pollinies de la précédente, qui se sont collé sur sur son corps grâce au " disque collant des étamines".

Orchis moucheron, Gymnadenia  conopsea

Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani

 

Son nom vient du latin niger (noir).

Plante petite et grêle, 12-30 cm à nombreuses feuilles étroites.

Epi conique puis ovoïde.

Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani

Orchis vanille, Nigritelle noire Gymnadenia rhellicani

Fleurs petites, munies d'un court éperon, d'une belle couleur brun rouge à chocolat, exhalant un puissant parfum  de vanille.

Notre groupe ne manqua pas de vérifier et de confirmer l'agréable fragrance. Pas moins de 53 espèces d'insectes sont séduits par cette odeur suave.

 

Une particularité chez cette orchidée, le labelle (5-6.5 mm) est orienté vers le haut !

Cette orchidée de pleine lumière pousse en montagne de 1300 à 2500 m.

 

                                                                     Christianne

                                                                     à suivre...................

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani
Orchis vanille, Nigritelle noire  Gymnadenia rhellicani

Orchis vanille, Nigritelle noire Gymnadenia rhellicani

Voici un site qui vous révèlera tous les secrets de cette Gymnadenia et de toutes les autres .....

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Les orchidées du Semnoz, III.

20 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici deux orchidées que nous avons rencontrée le 9 juillet, bien présentes sur l'alpage du Semnoz

Orchis de mai,  Dactylorhiza majalis

 

Du grec dactylos (doigt)  et rhiza (racine) désignant la forme du tubercule. En effet, les tubercules ou racines pénétrantes, sont profondement divisés en deux parties allongées et évoquent des doigts.

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

Plante robuste des lieux humides, à  tige creuse.

Un de ses noms est Dactylorhiza fistulosa, du latin  fistulosus (creux).

Feuilles larges, étalées et maculées sur leurs faces supérieures.

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

Inflorescence dense à 20-30 fleurs, avec de grandes bractées !

Fleurs pourpres à labelle clair à la base et tireté de violet.

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

orchis de mai, Dactylorhiza majalis,

Comme elle pousse en mai, son autre nom est Dactylorhiza majalis, mais elle ne pousse pas qu'en mai, cette année en particulier elle est très en retard.
 

En régression dans les lieux humides de plaines, voir le site ci-dessous.

 

 

 

Autre rencontre

Orchis miel, orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida 

 

Plante discrète du fait de sa petite taille, 10-30 cm

orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida

orchis blanchâtre, Pseudorchis albida

Inflorescence denses de petites fleurs serrées les unes contre les autres et dégageant une odeur de miel.

Fleurs blanc-jaunâtre peu ouvertes, avec sépales en casques.

Espèce montagnarde de 1000 à 2500 m

orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida
orchis blanchâtre, Pseudorchis  albida

orchis blanchâtre, Pseudorchis albida

à suivre.................

                                                                                     Christianne

 

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

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Les orchidées du Semnoz, II.

17 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici deux orchidées présentes surtout en zone alpestre. Nous n’en avons pas rencontré le 9 juillet mais elles sont fréquentes au Semnoz car nous les avions recensées la semaine précédente.

 

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina 

C’est une Dactylorhiza, inflorescence avec bractées !

Plante assez trapue

Larges feuilles vert clair et ne portant pas de taches.

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina

Orchis sureau Dactylorhiza sambucina

Une même orchidée, deux couleurs :

   Fleurs jaunes, à gorge tiretée de rouge.

   Fleurs rouges, à gorge jaune tiretée de rouge.

Eperon en forme de masse, rebattu vers le bas.

 

 

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina
Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina

Orchis sureau Dactylorhiza sambucina

Une puissante odeur de sureau lui a donné son nom, mais c'est une odeur bien mystérieuse. Pour retrouver cette fragrance âcre et amère de sureau, il faut froisser délicatement les feuilles de l'orchidée.

Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina
Orchis sureau  Dactylorhiza sambucina

Orchis sureau Dactylorhiza sambucina

NB : Lors de la conférence du 10 octobre 2015 « de la couleurs des fleurs » organisée par le Musée, Bertrand SCHATZ, chercheur au CNRS nous disait :
"Il semble que la présence de fleurs jaunes augmente la pollinisation. Même remarque avec la présence d’albinos dans un groupe de plusieurs orchidées de couleur, les chercheurs ont installé des balles de ping-pong au milieu d’orchis mâles, la pollinisation est passée de 6% à 27 % !! C’est l’effet « fleur blanche » chez les orchidées".

Lors de notre balade nous avons trouvé une orchidée albinos !!

Mais hélas, pas de Dactylorhiza sambucina, pourtant dix jours plus tôt, les prairies semées de taches jaunes et rouges étaient du plus bel effet.

 

Orchis grenouille, orchis vert, Coeloglossum viride, Dactylorhiza viridis.

Plante de 10-30 cm, à tige rigide et anguleuse.

Feuilles vertes et engainantes.

Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Inflorescence un peu lâche.

Les fleurs sont petites, vertes ou bien teintées de pourpre surtout en altitude, à odeur de prune.

Labelle pendant ou rabattu en arrière, en forme de langue, à lobe médian plus court.

Sépales en casques.

Orchis grenouille, Coeloglossum viride
Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Orchis grenouille, Coeloglossum viride

Nous avons rencontré d'autres orchidées dans les prairies ensoleillées du Semnoz et nous les découvrirons dans un prochain article. A suivre................

 

 

                                                                           Christianne

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris.

 

Un site très intéressant :

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