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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

Orchis pallens,

8 Mai 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Avril 2017, près d’un village de la Combe de Savoie, le Groupe Nature rencontre pour la première fois une belle orchidée assez rare en Rhônes-Alpes, l’orchis pâle, Orchis pallens.

Orchis pallens, orchis pâle, photo de Jacques.

Orchis pallens, orchis pâle, photo de Jacques.

- Plante vivace de 10-30 cm, glabre.
- Feuilles larges et luisantes, dilatées au-dessus du milieu, vertes, non maculées. 

Orchis pallens, orchis pâle, photo de Nicole.

Orchis pallens, orchis pâle, photo de Nicole.

- fleurs d'un jaune pâle uni, à odeur de sureau, en épi ovale-oblong serré.
- sépales latéraux souvent dressés, le sépale dorsal et les deux pétales formant un casque.

- labelle un peu convexe, d'un jaune plus foncé, non ponctué, trilobé, à lobes subégaux et presque entiers.
 

Orchis pallens, orchis pâle, photo de Nicole.

Orchis pallens, orchis pâle, photo de Nicole.

- éperon ascendant, cylindrique, un peu plus court que l'ovaire.

Orchis pallens, orchis pâle, photo de Jacques.

Orchis pallens, orchis pâle, photo de Jacques.

Plante de mi-ombre surtout.

Lisières forestières (feuillus et résineux), taillis, alpages, de 400 à 2400 m, sur terrains calcaires à légèrement acides.

Écologie : Bois et pâturages des hautes montagnes : Alpes de la Savoie, du Dauphiné, de la Provence ; Pyrénées orientales et centrales ; Cantal

Plante protégée régionalement.

Orchis pallens, orchis pâle, photo de Jacques.

Orchis pallens, orchis pâle, photo de Jacques.

                                                                           Christianne

Bibliographie : A la rencontre des orchidées sauvages de Rhône-Alpes.

Biotope édition

Collectif de la Société d'Orchidophilie, Rhône-Alpes

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Petite escapade en Bretagne, dans le Finistère

2 Mai 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Début avril, j’ai eu la chance de faire un petit séjour, chez des amis qui vivent à Quimper. Tout le monde reconnait ce département sur une carte de géographie, la terre la plus à l’ouest de la France métropolitaine ! Le Finistère, la fin des terres !

Un relief granitique, de nombreux caps, de grandes rades, des rias et des abers profonds font le charme de cette côte au climat tempéré océanique.

Voici pêle-mêle rencontres botaniques et paysages inoubliables.

Arrivée en avion à Brest, préfecture maritime de l’atlantique, à l’aéroport de Guipavas, et découverte de son tout nouveau téléphérique qui relie les deux rives de la Penfeld, pour le prix d'un ticket de bus. Ce fleuve côtier traverse la ville du nord au sud. Il existe seulement deux ponts

 

Le téléphénique

Le téléphénique

La vue sur la ville depuis le téléphérique est splendide.

Voici le pont de Recouvrance sur la Penfeld

 Pont de Recouvrance sur la Penfeld

Pont de Recouvrance sur la Penfeld

Près de la Torche, le pays Bigouden se donne des airs de Hollande avec des champs de jacinthes et de tulipes à perte de vue. Les établissements KAADORP, à Plomeur, propose visites et ventes de bulbes.

Tulipes
Tulipes

Tulipes

Un des caps de la presqu’île de Crozon, la pointe des Espagnols fait face à Brest.

Le goulet de Brest

Le goulet de Brest

Les épines noires (Prunus spinosa), les Ajoncs (Ulex europaeus) et les genêts à balais (Cytisus scoparius) colorent la lande.

Ajoncs (Ulex europaeus),

Ajoncs (Ulex europaeus),

Genêts à balais  (Cytisus scoparius)

Genêts à balais (Cytisus scoparius)

Les célèbres tas de pois qui prolongent la Pointe de Pen Hir battue par un vent puissant, s'avancent résolument dans la mer d'Iroise.

Les tas de Pois et la pointe de Pen Hir

Les tas de Pois et la pointe de Pen Hir

Camaret-sur-mer et la tour dorée de Vauban ne manquent pas de charme, ni la petite chapelle N.D. de Rocamadour.

Camaret-sur-mer

Camaret-sur-mer

Le centre-ville de Quimper est aménagé en zone piétonne, de belles maisons à pans de bois bordent les rues.

Quimper, rue Kéreon
Quimper, rue Kéreon

Quimper, rue Kéreon

Petite escapade en Bretagne, dans le Finistère

Plus au sud du département et construite le long de la rivière Aven, voici la cités des peintres. Pont-Aven a été rendue célèbre par de nombreux artistes dont Gauguin mais aussi Bernard, Sérusier, Maufra......

La lumière et le charme des paysages du sud-Finistère ainsi que les prix très raisonnables des pensions de famille ont attirés de nombreux artistes à la fin du XIXe siècle. Ils y fondèrent l'école de Pont-Aven.

On y trouve un très beau musée et de nombreuses galeries de peinture. Une jolie flore habite les nombreux murs de pierre de granit.

Pont-Aven
Pont-Aven

Pont-Aven

Fumeterre officinal (Fumaria officinalis)

Fumeterre officinal (Fumaria officinalis)
Fumeterre officinal (Fumaria officinalis)

Fumeterre officinal (Fumaria officinalis)

Ruine de Rome ou linaire des murs  (Cymbalaria muralis ou linaria muralis)

Ruine de Rome ou linaire des murs  (Cymbalaria muralis ou linaria muralis)

Ruine de Rome ou linaire des murs (Cymbalaria muralis ou linaria muralis)

Nombril de Venus, gobelet, coucoumelle, oreille d'abbé,   (Umbilicus rupestris)

Nombril de Venus, gobelet  (Umbilicus rupestris)
Nombril de Venus, gobelet  (Umbilicus rupestris)

Nombril de Venus, gobelet (Umbilicus rupestris)

Une dernière promenade sur le chemin côtier près de la Forêt-Fouesnant, beau soleil  à marée basse et belles rencontres botaniques.

la Forêt-Fouesnant

la Forêt-Fouesnant

Voici l’ail à tige triquètre (allium triquetrum)

ail à tige triquètre, (allium triquetrum)
ail à tige triquètre, (allium triquetrum)

ail à tige triquètre, (allium triquetrum)

la potentille faux-fraisier (Potentilla sterilis)

Potentille faux fraisier (Potentilla sterilis)

Potentille faux fraisier (Potentilla sterilis)

et le géranium bigarré (Geranium versicolor).

Géranium bigarré (Geranium versicolor)
Géranium bigarré (Geranium versicolor)

Géranium bigarré (Geranium versicolor)

Jeunes frondes de scolopendre  (Asplenium scolopendrium ) en forme de crosse, elles commencent seulement à pousser, autres noms vernaculaires de cette fougère, langue de cerf, Herbe à rate ou Herbe hépatique.

Scolopendre (Asplenium scolopendrium)

Scolopendre (Asplenium scolopendrium)

La Bretagne est vraiment belle et accueillante, son climat océanique colore des paysages changeants et des ciels tourmentés, tout au long de la journée. Un grand merci à mes hôtes pour leur chaleureuse amitié.

                                                                                            Christianne

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Connaissez-vous les mouches mineuses??

26 Avril 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

Les mouches mineuses du Chèvrefeuille,

Parmi les Agromyzides, la mouche mineuse des chèvrefeuilles des bois est un moucheron de 1.5 à 2,2 mm ; la galerie est creusée dans l’épaisseur du tissu de la feuille par la larve.

Jacques a photographié plusieurs feuilles de chèvrefeuille "minées", mais nous ne pouvons déterminer de qui il s'agit !!!

 

mouches mineuses du Chèvrefeuille, photos de Jacques.
mouches mineuses du Chèvrefeuille, photos de Jacques.

mouches mineuses du Chèvrefeuille, photos de Jacques.

On remarque nettement sur les photos de Jacques que la galerie s’élargit au fur et à mesure de la croissance de la larve.

mouches mineuses du Chèvrefeuille, photos de Jacques.
mouches mineuses du Chèvrefeuille, photos de Jacques.

mouches mineuses du Chèvrefeuille, photos de Jacques.

 

On voit aussi les excréments laissés le long du chemin.....

mouches mineuses du Chèvrefeuille, photos de Jacques.
mouches mineuses du Chèvrefeuille, photos de Jacques.

mouches mineuses du Chèvrefeuille, photos de Jacques.

Sur Internet, avec un moteur de recherche, trouver

« La faune enthomologique des chèvrefeuilles Inra », aller à la page 21

 

 

Le frêne aussi a sa mouche mineuse....

mouche mineuse du frêne, photos de Jacques.

mouche mineuse du frêne, photos de Jacques.

Jolies photos de mouches sur un chèvrefeuille, Qui-est-ce ???

 photos de Jacques.
 photos de Jacques.

photos de Jacques.

Merci à Bernadette et Jacques pour leurs photos et leurs recherches

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Animation Espaces Naturels Sensibles de Haute-Savoie à la Montagne des Princes, un belvèdère qui met l'eau à la bouche.

15 Avril 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités, #album

nouveau lieu de rendez-vous et horaires :
 
Samedi 29 avril
 
9h45 au parking de la mairie du Val de Fier -
petit co-voiturage pour rejoindre le lieu de départ (Chavanne)
 
10h-12h : Intervention de Pierre Renau
​12h-13h : Pique nique
​13h-15 : Intervention du Musée d'histoire naturelle de Gruffy
 
Inscription obligatoire :
 
info@musee-nature.com
​06 24 68 17 26 / 04 50 77 58 60
 
Animation Espaces Naturels Sensibles de Haute-Savoie à la Montagne des Princes, un belvèdère qui met l'eau à la bouche.

Animation co-organisée par le musée d'Histoire Naturelle de

Gruffy, CalcEre et la commune du Val de Fier

Animation Espaces Naturels Sensibles de Haute-Savoie à la Montagne des Princes, un belvèdère qui met l'eau à la bouche.
Animation Espaces Naturels Sensibles de Haute-Savoie à la Montagne des Princes, un belvèdère qui met l'eau à la bouche.
Animation Espaces Naturels Sensibles de Haute-Savoie à la Montagne des Princes, un belvèdère qui met l'eau à la bouche.
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L'ornithogale penché

9 Avril 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Première rencontre de l'année pour le Groupe Nature de Gruffy, l'ornithogale à fleurs penchées, Ornithogalum nutans. Nous l'avions rencontrée en avril 2012, en Savoie. Cette année, c'est dans la communauté de commune Les Usses et Rhône, en Haute Savoie, que nous avons admiré une belle station de cet ornithogale qui s'appelle maintenant Honorius nutans.

Honorius nutans est protégé

Ornithogalum nutans, Honorius nutans, ornithogale à fleur penchée. Photos de Roger Fillon.
Ornithogalum nutans, Honorius nutans, ornithogale à fleur penchée. Photos de Roger Fillon.

Ornithogalum nutans, Honorius nutans, ornithogale à fleur penchée. Photos de Roger Fillon.

Voici l'article de 2012, à relire.........

Belle découverte lundi 2 avril que nous fit faire Sylvie, dans un virage, sur une petite route au dessus du Lac du Bourget !

Pour ceux qui n'ont pu venir et pour ceux qui étaient là et qui voudraient admirer encore notre trouvaille.

Orni03w

L’ornithogale penché, Ornithogalum nutans, pour nos amis outre-manche, Drooping Star-of-Bethlehem

 

Orni01w


Le genre ORNITHOGALUM compte environ 100 espèces, c’est un genre complexe :

 
IMGP0838 ornithogalum nutans-copie-1  

Le plus souvent vivace hermaphrodite, à bulbes

  • Feuilles toutes radicales allongées ou effilées
  • Inflorescence en grappe cylindrique ou ombelliforme
  • Fleurs blanches ou jaune clair
  • 6 étamines, style court en colonne
  • Fruit en capsule globuleuse

L’ornithogale penché est protégé, il figure dans la liste Rhône-Alpes, du 4 décembre 1990 qui compléte la liste nationale.

 

ornithogalum nutans 2

 

  • Plante vivace de 30-60 cm. glabre, à bulbe ovale,
  • feuilles molles, largement linéaires, égalant ou dépassant la tige épaisse,
  •  fleurs grandes, blanches en dedans, verdâtres bordées de blanc en dehors, dressées puis penchées d'un même cöté, en grappe spiciforme unilatérale,
  • pédicelles égaux, à la fin réfléchis, courts (1 cm.), longuement dépassés par les bractées ovales-lancéolées,
  •  périanthe long de 25-30 mm. à divisions oblongues-lancéolées ; filets de moitié plus courts que le périanthe, terminés par 2 longues pointes entre lesquelles est placée l'anthère,
  • capsule ovoïde, à 6 sillons.

IMGP0840 ornithogalum nutans-copie-1

Elle figure dans la liste des plantes messicoles (au sens large) en situation précaire (56 taxons)

 

"Messicole" : les messicoles sont des plantes annuelles à germination préférentiellement hivernales habitant dans les moissons (Phillippe JAUZEIN dans le Monde des plantes (1997, n°458, pp. 19 à 23).

 

ornithogalum nutans 1

 

L’ornithogale est une plante de l'étage collinéen, s'installant dans les prairies grasses, vergers, mais elle est plutôt commensale des vignes. Sa présence signe une culture ancienne de vignobles. Il est localisé, peu commun en Savoie et Haute Savoie et en danger d'extinction en raison des menaces pesant sur son milieu de vie. On le trouve çà et là en France, dans l'Est, le Sud-Est, le Centre, la Seine-Inférieure. Au-delà, en Europe, surtout centrale.


                                                                                   

- Capsules charnues, à trois loges. Graines nombreuses.

L'ornithogale penché

                                  Christianne, avec l'aide de Sylvie

Photos André, Jacques et Christianne

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Ouverture du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy

14 Mars 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Ouverture du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy
Ouverture du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy
Ouverture du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy
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Les pulmonaires

18 Février 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Le printemps arrive et nous allons découvrir bientôt de nouvelles boraginacées fréquentes au printemps, celles du genre pulmonaria.

Le nom pulmonaire leur vient de l’époque romaine, époque à laquelle on attribuait le pouvoir de guérir les maladies du poumon à la racine de certaines espèces de pulmonaire (Végèce donnait le nom de Pulmonaria radicula à l'une des espèces).

On considère généralement que l'attribution de cette propriété est liée, par analogie, aux taches éparses sur les feuilles des principales espèces, ces taches évoquant celles du poumon.

Les pulmonaires

Ce sont des plantes herbacées vivaces à grandes feuilles basales et à feuilles caulinaires plus petites. Les feuilles continuent de grandir après la floraison, en particulier sur les rejets de la plante. Dans plusieurs espèces, elles sont maculées de blanc. L'ensemble de la plante est velu, à poils rudes à soyeux. Les fleurs se présentent en racèmes de cymes terminales. Comme c'est le cas pour beaucoup de boraginacées, leur couleur varie du rose au bleu. Calice tubulé généralement très velu à cinq dents. Corolle en entonnoir à cinq lobes avec, à la gorge, cinq petites touffes de poils entourant les étamines.
Le fruit est composé de quatre nucules monospermes indéhiscentes.
source wikipedia

Pulmonaria ssp

Pulmonaria ssp

Bien que le genre pulmonaria soit riche de plusieurs espèces, la Haute Savoie n’en accueille que deux ( sources :Sites Asters et telabotanica).

Pulmonaria montana, pulmonaire des montagnes.

Plante haute de 10 à 50 cm.

Feuilles estivales, celles des rejets, sans pilosité, à reflet soyeux grisâtre, les basales elliptiques lancéolées, atténuées en pétiole ailés, munies de nombreuses glandes sessiles dessus.

Inflorescence non visqueuse composée de fleurs bleu rouge vineux. Tube de la Corolle poilu à l’intérieur, sous l’anneau de poils de la gorge.

Espèce collinéenne, elle fleurit de mars à avril, dans les haies, à la lisière de bois, ou dans les bois frais et les prés humides.

Pulmonaria obscura, pulmonaire sombre.

Plante haute de 10 à 30 cm, munies de poils inégaux. Feuilles vert sombre, les caulinaires alternes, lancéolées, sessiles, non maculées. Feuilles estivales, celles des rejets, en coeur ou arrondies à la base, rétrécies en pétiole. Inflorescence en grappe courte terminale aux fleurs rose bleuté et aux tubes glabres sous l’anneau de poils de la gorge.

Espèce collinéenne à montagnarde inférieure. Préférence calcicole : haies, lisières de bois, bois frais humides.

Les pulmonaires
Pulmonaria ssp
Pulmonaria ssp

Pulmonaria ssp

Difficile de mettre un nom d’espèce sur ces photos, prises en Haute Savoie, montana ou obscura ? il faut ouvrir la corolle et chercher les poils qui pourraient se trouver sous l’anneau de poils de la gorge.

                                                                                                Christianne

 

 

Sources, sites telabotanica et Asters, dont voici le lien :

Les pulmonaires
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Boraginacées, suite.......

18 Janvier 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Continuons notre exploration des boraginacées …

Voici le genre Echium avec la vipérine commune Echium vulgare.
C'est une plante bisannuelle de 30-80 cm, verte, hérissée de poils raides, étalés, espacés, faiblement tuberculeux.

Echium vulgare

Echium vulgare

- feuilles hispides, oblongues-lancéolées, les inférieures pétiolées, à une nervure, les autres sessiles.

Voici la rosace de feuilles de vipérine vulgaire, facilement reconnaissable avec ses feuilles étalées, duveteuses, souvent tachetées de points blancs..

C’est la forme sous laquelle elle passe la mauvaise saison avec un nombre limité de feuilles et un bourgeon central au ras du sol.

 

Boraginacées, suite.......
Boraginacées, suite.......

La croissance de la tige florale n'intervient que la deuxième année, après une exposition au froid. La floraison a lieu généralement au printemps.

- tige dressée, ordinairement très rameuse.

- fleurs bleues ou violacées, assez grandes, en grappes formant une panicule oblongue généralement étroite.
- calice hispide, à lobes linéaires, dressés
- corolle de 12-18 mm, à tube inclus dans le calice, à limbe élargi et irrégulier, 1-2 fois aussi longue que le calice

- étamines saillantes, à filets glabres
- carpelles de 2 mm, brièvement tuberculeux.

Echium vulgare

Echium vulgare

On la trouve dans les lieux secs et pierreux, dans les friches et les terres perturbées, dans toute la France. C'est une plante toxique, notamment pour le bétail, du fait de la présence d'alcaloïdes pyrrolizidiniques.

Etymologie :

Le nom générique, Echium, vient du grec ἔχιον, « vipère ». Ce nom a été donné à la plante par DIOSCORIDE en référence à la forme du fruit qui évoque une tête de vipère.

Echium vulgare

Echium vulgare

Du genre Echium et rencontrée en Bretagne, Echium pininana, la vipérine des Canaries, ou fierté de Tenerife

Cette vipérine native des îles Canaries, est une immense plante bisannuelle, d'allure et de tempérament très exotique. Elle peut atteindre 6 m.

Les plantes de deux ans produisent, au cœur d'une rosette d'étroites feuilles vert argentées, des inflorescences gigantesques semblables à d'immenses colonnes coniques, couvertes de petites fleurs bleues et roses, auxquelles se mêlent des petites feuilles argentées. Cette floraison annonce la mort de la plante qui se ressème abondamment en sol léger. Peu rustique, elle apprécie la chaleur, le plein soleil, les sols drainés à arides, et l'abri d'un jardin clos de murs.  

 

Echium pininana

Echium pininana

Echium pininana

Echium pininana

Je l’avais rencontrée sur l’île de Batz, dans le magnifique jardin Georges DELASELLE, mais aussi aperçue dans de nombreux jardins alentour.

Si vos pas vous mènent dans le Finistère Nord, n'hésitez pas à faire un détour sur cette petite île, à deux milles au large de ROSCOFF. Elle fait partie des îles du Ponant.

Voici le site du jardin Georges DELASELLE.

                                                                                     Christianne.

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Rencontre d'hiver, au détour d'un chemin.

5 Janvier 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran

Accrochées aux branches dénudées d’un églantier, voici de drôles d’excroissances :

ce sont des galles !!

galle de l"églantier

galle de l"églantier

On appelle galles des transformations anormales de tissus végétaux tels que renflements, excroissances et boursouflures sur les feuilles, les sépales, les tiges ou les racines.

In « Guide de la Forêt » de E.et W. Dreyer, Edit. Delachaux et Niestlé, pg. 178.

Une galle ou cécidie, mot tiré du grec kêkídion, noix de galle, est une excroissance tumorale produite à la suite de piqûres d'animaux parasites; ils sont dits  cécidogènes*.

*Un insecte cécidogène, ou galligène, est une espèce d'insecte qui induit chez les plantes la formation de galles (ou cécidies) dans lesquelles se développent les larves  de ces insectes.

Ces derniers sont principalement des arthropodes, représentés par 15 % d'acariens (acarocécidies) et 75 % d'insectes (entomocécidies appartenant notamment au genre Cynips).

Certaines galles peuvent aussi être le fait de champignons, de nématodes ou de bactéries. La galle n'est pas toujours occupée par l'arthropode qui l'a crée.

ne pas confondre avec la domatie !!

La domatie (du latin domus, maison) est une structure végétale spécialement adaptée (tiges enflées, stipules, pseudobulbes, poches foliaires, tubercules, etc.) qui attire des arthropodes, des cyanobactéries du genre Nostoc, le plus souvent en échange de bénéfices réciproques (phénomène de symbiose).

N B : Leur discrétion lorsqu'elles sont déshydratées et la rapidité de leur turgescence lorsqu'elles sont exposées à l'humidité ont fait croire qu'elles tombaient du ciel, d'où leur nom de crachat de lune ou star jelly (soit gelée d'étoile), witches butter (soit beurre de sorcière) and mare's eggs (soit œufs de jument) pour les anglophones.

Voici un Nostoc sp. rencontré au bord d'un jardin, après une journée pluvieuse :

Nostoc sp.

Nostoc sp.

On dénombre actuellement près de 13 000 espèces génératrices de galles.

La galle est une tumeur produite par le végétal, mais généralement induite par l'oeuf pondu sous la cuticule d'une feuille ou tige, et qui va s'y développer.  

Il a fallu attendre le XVIIe siècle pour que l'on comprenne le lien entre parasite et galle.

Maintenant que vous voilà savant, revenons à notre églantier

galle de l'églantier; en hiver.

galle de l'églantier; en hiver.

La galle que nous avons photographiée est volumineuse, pouvant dépasser 5cm de diamètre, formée d’une masse pluriloculaire pouvant contenir 5 à 50 cavités larvaires. Elle est recouverte de longs filaments ramifiés et enchevêtrés, rouges ou orangés et très denses. Cette galle est appelée  bédégar, on la doit au Cynips du rosier.

Bedegar, photos du Guide des galles de France et d’Europe” de Patrick DAUPHIN, éd. Belin.
Bedegar, photos du Guide des galles de France et d’Europe” de Patrick DAUPHIN, éd. Belin.

Bedegar, photos du Guide des galles de France et d’Europe” de Patrick DAUPHIN, éd. Belin.

Cavités larvaires, Photo de Frank Vincentz, travail personnel, Internet

Cavités larvaires, Photo de Frank Vincentz, travail personnel, Internet

Le Cynips du rosier ou Diplolepis rosae, est un minuscule insecte de l'ordre des hyménoptères qui pond ses œufs dans les tissus des rosiers cultivés mais aussi dans les tissus des églantiers sauvages provoquant la formation de galles appelées « bédégars » ou « barbe de Saint-Pierre ». Il a été décrit par Von Linné en 1758, c’est une des rares galles à avoir un nom vernaculaire, bédégar. Cette galle ne semble pas affecter la vigueur des plantes concernées.

A propos des galles, des études récentes tendraient à expliquer que l'arbre ou l'arbuste ne serait pas en reste et développerait une stratégie pour « emprisonner » ces insectes phytophages dans une sorte de cocon nourricier qui protègerait ainsi le reste des feuilles de l'arbre, producteur de la photosynthèse assurant la pérennité de l'espèce.

La nature a encore beaucoup de secrets à nous révéler !

 

                                                                                                        Christianne

Sources : internet et “Guide des galles de France et d’Europe” de Patrick DAUPHIN, éd. Belin.

Et pour découvrir d'autres galles, consulter ce site ...

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Bonne et heureuse année 2017...

1 Janvier 2017 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

Qu'elle vous soit fertile en partage, en rencontre,

en balade, en découverte, en joie de vivre....

et à bientôt !

Bonne et heureuse année 2017...
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