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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

Goodyera repens

18 Août 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Goodyère rampante, Goodyéra rampante

Quel drôle de nom ! En fait, ce genre est dédié à J. GOODYER, botaniste anglais (1592-1664)

 

Goodyera repens (L.) R.Br. Orchidaceae

Classification :

Règne     : Plantae

Famille   : Orchidaceae

Genre    : Goodyera

Espèce  : Goodyera repens (L.) R.Br.


Goodyera repens 0006 Ponnay 74 redimensionner

 

 

Nous avons découvert cette orchidée au pied des dents de LANFON, sous les Pins. Les feuilles en rosette sont nombreuses et poussent parmi les mousses et les aiguilles de résineux.

 

IMGP5644--1024x768-.JPG


Description et particularités : 

Plante grêle, vivace, haute de 6-25 cm.


·         Tige vert pâle, pubescente au sommet (les orchidées pubescentes sont très rares).

 

Goodyera repens 0001 Ponnay 74 redimensionner


·         Feuilles basales en rosette, ovales, pétiolées plus ou moins marquées de nervures blanches réticulées* (Ce type de structure de nervures en réseau est inhabituel chez les Orchidacées).

 

Goodeyera repens 10

 

·         Quelques petites feuilles caulinaires embrassantes.


·         Inflorescence assez dense, unilatérale, 3-5 cm


Goodyera repens 0017 Ponnay 74 redimensionner


·         Fleurs (5-30), horizontales, odorantes, pubescentes en dehors.

 

Goodyera repens 0011 Ponnay 74 redimensionner

·         Pas d’éperon


Répartition :


Assez présente sur le sol Français, elle est toutefois protégée dans plusieurs régions de l’hexagone.

 


* Réticulé, désigne un type de "nervation"à nervures nombreuses entrelacées comme les mailles d'un filet.


Les pneus, c’est GOODYEAR !

 

                                             Christianne

 

 

Photos de Jacques et Christianne


 

 


 
   

 
   
   
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Acanthe

28 Juillet 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Une amie m’a donné un pied d’acanthe, son jardin étant envahi par cette fleur méditerranéenne qui nous fait la joie de bien pousser à St Jorioz. La bouture s’est acclimatée sur mon balcon, dans une grande jardinière mais réclame de fréquents  arrosages.

01

 

 

 

 Je l’ai regardée se développer et j’ai pu examiner sa fleur en détail car celle-ci est vraiment particulière. De plus, ses feuilles sont un symbole de l'art, elles sont présentes dans l’architecture depuis la Grèce antique et on les retrouve souvent dans les sculptures de différentes périodes.

 

 

 

Voici quelques précisions et quelques photos pour illustrer mon propos.

 

 

 

 


L’acanthe est une plante méditerranéenne dotée d’une floraison de toute beauté durant tout l’été. Ses grands épis de fleurs roses, mauves ou blanches conviennent parfaitement aux massifs de fleurs et sont très présents dans les villes du Sud de la France. 


02

 

Les Acanthes sont un genre (Acanthus) de plantes vivaces de la famille des Acanthacées comprenant une trentaine d'espèces originaires surtout d’Eurasie et d’Afrique.

 

Botanique

 

Nom présent dans la flore de Coste : Acanthus mollis Linné

  • Plante vivace de 30-80 cm. pubescente, à tige robuste, simple, arrondie ;

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  • feuilles opposées, les inférieures pétiolées, très grandes (30-60 cm. de long), molles, pennatifides, à divisions larges, lobées-dentées ;

 

05

 

  • fleurs blanchâtres à nervures purpurines, très grandes (3-5 cm. de long), sessiles en gros épis terminaux munis de larges bractées épineuses ;

  

10 

  • calice glabre, à 4 lobes inégaux, fendu presque jusqu'à la base en 2 lèvres ;
  • corolle unilabiée, à tube très court, à lèvre inférieure parcheminée, obovale-trilobée ;

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·  

 

  • 4 étamines didynames, à gros filets épais, à anthères uniloculaires velues ; style filiforme, stigmate bifide ;

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  • capsule glabre, ovale, à 2 loges et à 2-4 graines grosses.

 

09 bis

 

  • Lieux frais, çà et là dans le Roussillon, le Languedoc, la Provence ; Corse. Europe méditerranéenne ; Afrique septentrionale.

 

Sculpture et architecture

La feuille d’acanthe est le décor caractéristique des chapiteaux de l’Ordre corinthien. L'ordre corinthien est le dernier des trois ordres architecturaux grecs, dont le caractère est surtout déterminé par une grande richesse d’éléments et un chapiteau décoré de deux rangées de feuilles d'acanthe. Il a été inventé aux alentours de 380 avant J-C.

La feuille d’acanthe est aussi un des plus fréquents motifs des sculptures de l’art roman.

 

Quelques exemples photographiés en mai, dans le Sud de la France et à Barcelone.

  • Reste d'un temple romain dans le quartier gothique de Barcelone
  • 11Facade d'immeuble à Barcelone
  • P1000628

 

  • Eglise St Jacques, à Villefranche de Conflent, style roman du XI éme siècle
  • 12 église St Jacquesromane XI é siècle


 

Voilà, j'espère que ma belle acanthe resitera à l'hiver savoyard.

                                                                                   Christianne

 

Photos Marie Paule, Nicole et Christianne

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Maurienne, Bessans et vallée de l'Avèrole

6 Juillet 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

L'escapade du Groupe Nature de Gruffy

 

Mi-juin, le « Groupe Nature de Gruffy » découvre la flore de montagne, en  Maurienne, grâce à Sylvie.


La Maurienne est une vallée intra-alpine française où s'écoule la rivière de l’Arc, elle est située dans le département de la Savoie. Une bonne partie de la Haute-Maurienne,  est incluse dans le parc national de la Vanoise, premier Parc National en France (1963) qui touche le parc national italien du Grand Paradis.

 

01 la vallée de Bessans

Le nom Maurienne serait un dérivé du latin Malus Rivus, mauvais ruisseau, qui a évolué en mau riou/rien. En effet, l'Arc est une rivière connue pour ses crues.


L'Arc après Bessans, et la pointe de Charbonnel

40 l'Arc

Le groupe se rend à Bessans, petite station située sur le haut-plateau mauriannais (1750 mètres d'altitude), sur la route de Bonneval/Arc et du col de l’Iseran.

«Nous arrivons mercredi matin, sous la pluie. Plein de courage, nous collectons le long de l’Arc, de nombreux spécimens à étudier au sec. Premières découvertes sous la pluie :

Phyteuma ovatum

03 Phyteuma ovatum

Aquilegia atrata

 

03 Aquilegia atrata

Nous les retrouverons le lendemain et ainsi, nous avons pu les photographier !

 

 

Robert nous accueille dans son village de Bessans. Il nous trouve un abri dans la salle hors sac du foyer de ski de fond.

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Finalement, mercredi après-midi, la météo nous offre une belle éclaircie et nous explorons le Sentier Nature en compagnie de Robert, qui gère ce sentier botanique.

 

05

 

 

Sylvie «détermine » et nous instruit.

Les photographes ne savent plus où donner de l’objectif.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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Des bistortes, des alyssons et des Apiacées partout, dans les prairies alentours et le long chemin, parmi tant d’autres...

Cerestium arvense ssp strictum

08 cerestium arvense ssp strictum

Astragalus alpinus

07ASTRAGALUS ALPINUS

Nous logeons au hameau du Villaron, dans un gite charmant et confortable, le gîte de la Batisse. Bon accueil, bon repas et bonne nuit.


 

10 gîte de la batisse

 

12 Bessans et env. 152 [1024x768]

Et même aubade jeudi matin, avant le départ pour la vallée de l’Avérole.

10

 

Hameau de Villaron

09 le villaron

Nous allons explorer l'Avérole sur les deux rives, d’abord rive gauche. Les merveilles se suivent et sur l’autre rive des hameaux habités ( ?).  

 

20 Vincendières

Astragales, oxytropis et onobrychis rivalisent de couleurs, les dryades blanchissent les rochers. Des saules nains toisent les melèzes.


IMGP3828-sarix-herbacea-ssp-serpillifollia.JPG

 

mes préférées :

 

Ajuga pyramidalis

17 Ajuga pyramidalis

 


Pinguicula alpina

 

15 Pinguicula alpina

Nous regardons, examinons, 19regardons encore.... 


 

Nous longeons le torrent jusqu’au pont qui permet de le traverser.


20

 

 

 

Ensuite « grimpette » jusqu’au refuge de l’Avérole au pied de la Bessanèse, cherchez bien, sa couleur se fond dans le paysage.


24

 

Là nous découvrons  "la" rareté du jour, elle est merveilleuse !


Anthyllis vulneraria ssp guyotii,

 

 

25 anthyllis vulneraria ssp guyotii

 

mais elle n’est pas seule...........


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27 Gentiana acaulis (Son bleu et son velouté me fascinent !)


En descendant, nous traversons les hameaux aperçus le matin.

26 vincendières

Une belle surprise nous attend au pied d’un oratoire rustique et touchant, il est fleuri et la plante est rare !

Minuartia villarii

30

 

31 minuartia villarii

Nous rentrons en Haute Savoie fatigués mais heureux, la tête pleine de fleurs et de paysages sauvages. La nature ne nous déçoit jamais".

                                                                          Christianne

Adresse du gîte de la Bâtisse :

lol.villaron@free.fr

06 82 97 59 62

                                                                              Photos Nicole, Mireille et Christianne.

 

 

 

 


 

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Les libellules

25 Juin 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

Les libellules peuplent notre planète depuis la nuit des temps (-340 millions d’années). Elles sont d’abord géantes (jusqu’à 70 cm d’envergure) puis leurs tailles diminuent et elles deviennent ces "élégantes voltigeuses" qui animent nos étangs.

 

Le musée de Gruffy a organisé une sortie le 26 mai, aux étangs de Crosagny, sous la houlette de Marius Bonhomme, passionné par ces « filles de l’air ».

 

DSC03193 [1024x768]

Voici de belles rencontres avec les photos de Gilles, de Marius, de Maurice et de Françoise.


DSC03190 [1024x768]


 

                      Les odonates

 

 Les libellules appartiennent à l'ordre des odonates qui comprend des insectes prédateurs, carnassiers, carnivores, voire cannibales ! Leur vol est rapide ; chacune de leurs ailes (4) fonctionne indépendamment, alors ils peuvent voler aisément dans toutes les directions !

L'appareil reproducteur est situé à l'avant de l’abdomen.

 

On distingue :


*       les zygoptères qui ont les yeux sur le côté de leur large tête, les ailes verticales au repos ; ce sont les demoiselles. (Exemple l'agrion délicat)


Agrion délicat


agrion delicat zygoptère

 

Agrion jouvencelle

  agrion jouvencelle zygoptère

 

Caloptéryx splendide

 

caloptéryx splendide male zygoptère                        

*       les anisoptères dont les grands et gros yeux sont rapprochés sur la tête, et les ailes étalées au repos ; ce sont les libellules. (exemple la libellule à 4 taches)


Libellule à 4 tâches

 

libellule à 4 taches anisoptère

 

Leucorrhine douteuse


Leuchorrinia dubia (mâle) anisoptère

Pour connaître les secrets du «cœur d’amour», accouplement spectaculaire, ceux de la reproduction et de la vie larvaire des libellules, lire la Salamandre juin/juillet 2012 « les filles de l’air ».


1.2 Ceragrion tenellum ( marais de Giez -MP)

 

Vous y decouvrirez aussi de magnifiques photos.

                                      merci à Andrée pour ce bel article

 

 


 


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Renoncules

13 Juin 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Une belle rencontre samedi en parcourant le Semnoz, deux renoncules qui se ressemblent beaucoup : La renoncule à feuilles d’aconit et la renoncule à feuilles de platane. Toutes deux ont des fleurs blanches.


La renoncule à feuilles d’aconit, Ranunculus aconitifolius, nous attendait au bord d’un ruisselet, près du Golet rond.

 

près du Golet Rond

Le nom du genre Ranunculus, dérivé du latin « rana » signifie grenouille car certaines espèces vivent dans les endroits humides. C’est le cas pour cette espèce que l’on trouve souvent en colonies, dans les lieux humides en montagne.

 

Les tiges sont à rameaux étalées.

 

IMGP3412 ranunculus aconitifolius

Les feuilles basales sont palmatiséquées*  3 à 5 divisions, dentées presque jusqu'au bout.

 

IMGP3415 ranunculus aconitifolius

Les pédoncules* sont 1 à 3 fois plus longs que les feuilles, poilus sous les fleurs.

 

Ren feuil aconit 01

 

La renoncule à feuilles de platane, Ranunculus platanifolius, s’était installée au sommet du Crêt de l’Aigle.


Espèce moins répandue que la précédente, elle est protégée en région Lorraine.

 

Les tiges sont à rameaux dressés.

 

IMGP3425 ranunculus platanifolius

Les feuilles basales possèdent  5-7  divisions soudées à la base.


IMGP3426 ranunculus platanifolius

Les feuilles caulinaires* supérieures s’allongent en une pointe non dentée.

Les pédoncules, 3 à 5 fois plus long que les feuilles, sont glabres* sous les fleurs.

 

IMGP3424 ranunculus platanifolius

 

 

 

                                                        Christianne


 

 

Palmatiséquée :

se dit d’une feuille lobée comme une main, les divisions s’étendant presque jusqu’à la base.

                                 Pédoncule : portion de tige supportant une fleur

                                 Caulinaire : qui s’attache à la tige

                                  Glabre : dépourvu de poil.

 

Photos André et Christianne

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Orchidées

8 Juin 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Ce printemps à la météo capricieuse nous a quand même permis quelques belles rencontres avec les orchidées. Voici de beaux spécimens photographiés par les « artistes » du groupe nature de Gruffy.

André, Jacques, Nicole, Françoise, Josette et les autres........

Merci à eux et merci à Dame Nature.

 

Sabot de Venus, Cypripedium calceolus

Sabot de Vénus 02w

 Cephalanthère blanche, Cepahalanthera damasonium

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Cephalanthère rouge,  Cepahalanthera rubra

DSC03210 [1024x768]

 

Limodore à feuilles avortées, Limodorum abortivum

LA 03w

Platanthère à fleurs verdâtres, Platanthera chlorantha

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Orchis moucheron, Gymnadenia conopsea

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Neottie nid d’oiseau, Neottia nidus-avis

Néotie 01w

 

Orchis de Fuchs, Dactylorhiza fuchsii

DSC03203 [1024x768]

Orchis pyramidal, Anacamptis pyramidalis

IMGP3273 [1024x768]

Orchis brulé, Orchis ustulata

Orchis ustulata , orchis brûlé 006 [1024x768]

Ophris frelon (ou bourdon), Orphrys holoserica (sous reserve)


35 Ophrys bourdon ?

Ophrys araignée, Ophrys sphegodes (sous reserve)

Ophrys sphegodes 0016 St jeoire Prieuré 73 redimensionner

 

Si vous aimez les orchidées de notre région, regardez notre album "2012-Orchidées"

                                                                              Christianne

 

 


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Le pêcheur à la mouche

27 Mai 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

   Chéran, rivière sauvage, rivière vivante

 

A l'initiative du musée d'histoire naturelle de Gruffy, le Chéran a été mis  à l'honneur le 18 mars 2012 pour l'ouverture du Musée et durant le mois d'avril.


Cela a débuté par une exposition regroupant des documents réalisés par le groupe nature du musée pour de la fête du patrimoine 2011 : géologie, hydrologie, flore, activités (moulins, pêche, orpaillage, tourisme) et des documents fournis par l'AAPPMA (Association Agréée pour la Pêche et la Protection  des Milieux Aquatiques), documents sur le rôle de la végétation bordant les rives, la faune, l'implication des pêcheurs. 

Des jeux, des dessins autour de la pêche ont été proposés aux enfants lors de leur visite au musée. 

 

Pascal GRILLET, secrétaire de l'AAPPMA, est intervenu à l'ouverture de l’exposition et pour une conférence.


2012-Cheran-riviere-sauvage-3061--1024x768-.JPG

 Jean nous a fait une belle description de la rivière, tout au long de quatre articles.

Voici maintenant le regard du pêcheur à la mouche, amoureux du Chéran.


pêcheur à la mouche

 

Il nous dévoile, les évolutions de la rivière, des pratiques de pêche et de gestion depuis la fin des années 80 à nos jours. Les élus des communes riveraines ont réfléchi dès les années 90 aux moyens de gestion de la rivière. Ils ont créé le SMIAC (Syndicat Mixte Intercommunal pour l'Aménagement du Chéran). Plusieurs actions ont été réalisées par le SMIAC dans le cadre du «contrat rivière Chéran» : entretien des berges, assainissement, restauration des espaces de liberté de la rivière... afin de lui redonner un cours le plus «naturel » possible.


 

P9140055

Quant aux pêcheurs, ils se sont penchés sur leurs pratiques de pêche, au point que de «pêcheurs cueilleurs », ils sont devenus des «sentinelles de la rivière». La société de pêche de l’Albanais, la société de Cusy et la Protectrice du Fier à Vallières se sont regroupées pour créer l'AAPPMA de l'Albanais. La fédération de pêche a embauché une équipe de spécialistes des milieux rivières.

 

Ils ont apporté des connaissances sur les différents écosystèmes de la rivière et dès lors, les pêcheurs pratiquent une pêche raisonnée respectant les différents milieux : taille de capture adaptée, diminution du nombre de prélèvements, mise en place de parcours avec remise à l'eau obligatoire, parcours "no-kill".  

 

P9140063

 

Ils ont abandonné depuis la fin des années 90, la pratique d'alevinages néfastes pour les milieux et préservent les poissons sauvages. L’école de pêche du Chéran, créée par l'AAPPMA de l'Albanais et du Chatelard (siège à Rumilly), apporte une formation et une sensibilisation au fonctionnement des milieux aux plus jeunes et aux adultes.

 

Aujourd'hui, le Chéran est globalement en «bonne santé». Il a conservé sa souche emblématique de truite «fario» d'origine méditerranéenne. D'autres espèces cohabitent : le chabot, l'ombre (espèce protégée). Ce dernier avait disparu, il a été réintroduit avec succès.

 

Par sa morphologie, la qualité de son eau et de sa faune, le Chéran est une des quatre rivières «pilotes» françaises retenues pour établir les critères d'un label «rivière sauvage».

Souhaitons que les efforts prodigués par tous les passionnés de nature préservée soient reconnus et validés.  Ce serait l'assurance de voir sauvegardé un patrimoine naturel sensible remarquable.

 

Comparaison truite Fario Atlantique et truite Fario mediterranéenneemprumtée au site de l'AAPPMA  :

 

truite-fario-alt-et-med.JPG

 

  Photos de Jean et Andrée.

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Le Chéran IV

11 Mai 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

 

voilà notre dernier rendez-vous avec la balade de Jean au bord du Chéran,

                                                                                 merci à toi, Jean 


Loisirs et Chéran 


  • des circuits de randonnée / promenade sont aménagés pour pouvoir accéder et profiter du Chéran............... et voilà nos randonneurs sur le pont de l'Abîme!!!P9130027 [1024x768]
  • le canoë-kayak est praticable sur trois parcours :

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- Du Pont d’Escorchevel au barrage de Bange (Allèves) 9km

- De la passerelle de Cusy/Gruffy à la Capetaz (Alby) 7km ;

- De l’aval du barrage d’Alby à la base de loisirs des Pérouses (Rumilly) 10km


 

 

 

 

 

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  • Les bases de loisirs de Lescheraines et de Rumilly

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  •  Le Chéran est une « rivière à truites » : d’où l’attention permanente portée à la bonne santé de la rivière pour favoriser les activités de pêche -SMIAC (1) et AAPPMA (2) de l’Albanais-

P9140063

 

Tout ceci nécessite des travaux d’entretien, de restauration des berges – menacées par l’érosion, les embâcles, les détritus, etc.-, de la végétation (menace des invasives, balsamine de l’Himalaya, la renouée du Japon et …..)

 

 

 

 


 

«Le lit du Chéran s’est enfoncé de plusieurs mètres au cours des dernières décennies (extraction de matériaux, endiguement), ce qui perturbe l’équilibre de la rivière et la coupe de ses milieux annexes » extrait du Site du SMIAC.

 

Tout au long de son cours une rivière a une fonction de lien fondamental, d’amont en aval et vice versa, mais elle a aussi une fonction de lien transversal d’une rive à l’autre, ce qui, en dépit d’éventuelles querelles de voisinage, oblige les hommes à se parler et à travailler ensemble.


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« Le « contrat rivière » du Chéran a conduit à une politique globale de gestion et d’entretien, et enfin une mise en valeur du patrimoine, du paysage et des activités de loisirs liées à l’eau » (dans Encyclopédie..., opus cité, sous article « Chéran »)

« [...] ces nouvelles fonctions dévolues aux rivières [...] motivent un partage de l’eau. Ce retour aux rivières longtemps délaissées s’accompagne de la protection des milieux aquatiques et riverains auxquels on confère aujourd’hui une forte valeur environnementale. » (Jean-Paul Bravard, dans opus cité, p.45)

 

 

Les botanistes rencontrent, quant à eux, quelques beaux spécimens le long des berges :


La prêle géante


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L'épervière humble, nichée au creux d'un rocher

 

hieracium humile 3

                    Photos et textes de Jean, encore merci


 

Voir aussi la rubrique « nos amis »


1-S.M.I.A.C

Syndicat Mixte Interdépartemental d’Aménagement du Chéran,

Basé à Alby sur Chéran.

2- AAPPMA,

 Association Agréée Pour la Pêche et la protection des Milieux Aquatiques et son site : cheran-terredepeche.com

 

 


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Le pied de veau

2 Mai 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Ce n'est pas une recette de cuisine, c’est en fait le gouet tacheté ou Arum maculatum


arum-maculatum-3069.JPG

 

Sylvie explique....

 

Aracée vivace dont la hauteur varie de 20 à 40 cm.

  • Feuilles maculées ou non de brun, à très long pétiole, en rosette.

Arum maculatum 01

  • Inflorescence formée d’un épi violet en massue, malodorant, nommé spadice, enveloppé par une grande bractée ou spathe, jaune pâle d'abord puis bordée de pourpre.

Arum maculatum 03

  • Les fleurs femelles à la base du spadice s'ouvrent d’abord et sont fécondées par de petites mouches nommées Psikodas, porteuses de pollen provenant d'un autre Arum.

 

Le deuxième jour, ce sont les fleurs mâles situées au dessus des fleurs femelles et ayant cet aspect échevelé, qui libèrent leur pollen, l'intérieur de la spathe s'assèche et les insectes peuvent s'échapper, emportant le pollen vers d’autres fleurs.


Arum ouvert

La floraison a lieu en avril-mai, suivie de la formation d’une grappe de baies rouge-orangé. 

 

gouet(fruit)

 

C’est une plante fréquente en plaine jusqu’à 1000 m, qui aime les haies et bois de feuillus (hêtres, érables, charmes) plutôt humides, et que l’on peut trouver en compagnie de Allium ursinum, Lamium galeobdolon, Carex sylvatica, Circea lutetiana, Galium odoratum, … 

 

attention dangerLa  plante entière est toxique, mais le danger vient surtout des baies rouges bien en évidence à maturité par la disparition des feuilles. Très attrayantes pour des enfants, elles sont particulièrement toxiques.
Leur ingestion provoque des troubles digestifs, respiratoires et cardiaques et peuvent entraîner la mort.

 

Photos Andrée, André, Nicole et Christianne.

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Le Chéran III

25 Avril 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Activités humaines autour du Chéran :


Comme toute rivière, le Chéran a été, dans le passé, une force motrice au service de l’homme ! À côté des activités pastorales s’est développé tout un réseau de petites industries avec ses moulins et ses martinets, nécessitant la proximité de l’eau :

  •  Scieries, fabrication de ‘l’argenterie des Bauges’
  •  Clouterie à partir des filons de fer (le Châtelard et le Noyer)
  • Moulins, dont le moulin Janin, sur la rive de Cusy reste un exemple

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Mais, peu commun, le Chéran charrie de l’or et fait partie des 4 rivières aurifères de Hte Savoie : Rhône, Arve, Fier et Chéran. (L’or des rivières ou or alluvionnaire, provient de la désintégration d’anciens filons détritiques).

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Selon Pline l’Ancien (déjà !) «L’or du Chéran est le plus pur des Gaules ! »

Jusqu’au XVIII° siècle les orpailleurs ont trouvé dans le lit du Chéran des paillettes d’or. Hélas, pas de mines d’or : la ruée vers l’or, sous l’impulsion de celle des USA en 1848, fut totalement infructueuse.

Si l’on consulte "orpaillage" dans l’encyclopédie des Alpes (opus cité), on vous renvoie à l’article "Chéran" :

«Il (le Chéran) a longtemps été fréquenté par les orpailleurs surtout au niveau d’Alby-s-Chéran et d’Allèves. Cette dernière commune a gardé la trace de baux d’orpaillage passés au 18°siècle, qui démontrent qu’il était fréquent de trouver des paillettes d’or dans le sable de la rivière. Le musée d’Annecy possède une pépite de près de 50 gr trouvée en 1863 par Joseph Domenge d’Alby-sur-Chéran. » 

 

L’histoire locale raconte que ’ la Biolla’ –alias J. Domenge-, pauvre hère, resta bien pauvre malgré sa trouvaille (43,5 gr/ de 23,5 carats (presque de l’or pur !) qui fut vendue 141,90FF et dont le musée garde un moulage en plâtre ! (Henri Travers)


"L’on est orpailleur comme on est chiffonnier ou marchand de peaux de lapin".

orpailleur

 

Orpailleur...californien


La méthode reste la même et, même si les instruments se sont modernisés, il faut toujours une bâtée, voire une table ou rampe de lavage ou sluice, et un bon coup de main ! Le principe pour séparer l’or des alluvions est d’utiliser la gravité,  grâce à un mouvement giratoire : la densité de l’or alluvionnaire (16 à 19 selon la teneur des autres métaux) fait que la paillette d’or reste au fond de la bâtée alors que le sable (densité 2) est éliminé.

 

batée


Quelques pépites!

pepites

 

 

L’or peut aussi se trouver dans des marmites – infractuosités rocheuses au fond du lit de la rivière-  mais le courant ne doit pas être trop violent : bien difficile de devenir riche, mais c’est une activité de plein air...

 


« L’or électricité » à Alby-s-Chéran.

En 1888, M. Mugnier, scieur à la Maladière (et donc utilisant déjà la force du Chéran) eut l’idée de creuser un canal de dérivation sur la rive droite du Chéran et de faire fonctionner une dynamo, qui ainsi fournit l’éclairage électrique au bourg et au Pont-neuf (tiré du site Internet de la Communauté des communes d’Alby).


 

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A suivre........

                                                              Jean

photos de Jean et "empruntées" à Internet.

 

 


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