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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

La ruine de Rome!

10 Janvier 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

 

 

Sur tous les murs des villes d’Europe, vieux murs d’enceinte, murs en ruine, vieilles maisons, anciennes clôtures… vous la trouverez, la ruine de Rome. Lui doit-on la chute de l’Empire ??


La Cymbalaria muralis, linaire cymbalaire, cymbalaire des murs, linaire des murs….. est une plante herbacée commune en France (et en Europe) sur les vieux murs et les rochers. Ses fines tiges rampantes peuvent mesurer jusqu’à 60 cm de long. Autrefois scrophulariacées, elle est actuellement classée dans la famille des Plantaginacées, selon la classification APG III de 2009*.

 

ZZ5 Ruine de rome%[redim]

  • Étymologie

Du latin Cymba = nacelle par allusion à la forme concave des feuilles ; Muralis = murs.


  • Description

Plante vivace à tiges filiformes et retombantes, glabres.

 

ZZ2 Ruine de rome


 

*       Les feuilles, à long pétiole, alternes, à limbe presque arrondi ont 5 à 7 lobes, avec une base en cœur. Les nervures sont disposées en éventail. Les feuilles sont souvent marginées de pourpre.

 

ZZ1 Ruine de rome


 

*       Les fleurs sont violet pâle avec un palais jaune. Elles sont portées par un pédoncule long et glabre, à l’aisselle des feuilles. La corolle est en forme de tube muni de deux lèvres, avec un éperon, plus court que la corolle et contenant le nectar. La lèvre supérieure est bilobée et dressée, l'inférieure trilobée avec une base présentant deux bosses colorées en jaune. Elles présentent 4 étamines soudées à la corolle, groupées en deux paires de taille différente.

 

ZZ6 cymbalaire fleurs


 

  

 

*       Le fruit est une capsule presque sphérique s'ouvrant au sommet par 3 dents. Celle-ci contient des graines marquées de crêtes sinueuses. Après la floraison, le pédoncule de la fleur s’allonge, phénomène appelé accrescence, et se recourbe pour que la capsule s'introduise dans les interstices des pierres.

 

ZZ4 Ruine de rome ff%[redim]


 

*       Floraison d'Avril à Octobre.


ZZ3 Ruine de rome

 


 

*       La pollinisation est assurée par les insectes (elle est entomogame) mais il arrive que les fleurs s’autofécondent également (dans ce cas on dit que la pollinisation est autogame).

 


 

QUELQUES NOTES :


- *La classification APG III (2009), ou classification phylogénétique, est la troisième version de la classification botanique des angiospermes établie par l'Angiosperms Phylogeny Group. C'est la classification botanique la plus importante aujourd'hui. Elle est construite sur l’étude de deux gènes chloroplastiques et d’un gène nucléaire de ribosome,  ces données sont complétées dans quelques cas par d'autres données.


-Une fleur nommée Cymbalaris ou Cymbalaria est décrite dans l'Herbarius du pseudo-Apulée.

Il s’agit d’un herbier illustré d'origine grecque, compilé en latin au IVe siècle. Il est attribué à Sextus Apuleius Barbarus et décrit 131 plantes en précisant leur usage médical ainsi que la façon de les utiliser. Cet ouvrage a connu une importante diffusion en Europe et au proche-Orient. Il fut traduit, copié et recopié par des générations de scribes jusqu'à l'invention de l'imprimerie. Autour de 1481 parut sa première version imprimée, ce qui en fit le tout premier herbier totalement illustré et imprimé.

 

zz0 ruine de rome


- Le déclin de l'Empire romain, aussi appelé chute de l'Empire romain se rapporte à l'effondrement de l'Empire romain d'Occident. La date du 4 septembre 476, date de l'abdication de Romulus Augustule, dernier empereur de l'Empire romain d'Occident est souvent citée. Les raisons du déclin de l'Empire romain font l'objet d'un certain nombre de théories controversées et beaucoup d'historiens remettent en question la notion même de «chute». L'absence de données objectives de la part des chroniqueurs qui vécurent cette période si troublée explique le grand nombre de théories développées. Mais notre jolie cymbalaire n’y est jamais mise en cause !!

 

 

ZZ8 rome en ruine

 

 

                                                   Christianne

photos Joanny et Christianne.

 


 

 


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Les tulipes sauvages

8 Décembre 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

 

Historique de la tulipe


La tulipe figure parmi les fleurs les plus connues et les plus courantes dans nos jardins ou chez le fleuriste. Pourtant son histoire est tout à fait romanesque…


TTS mozaiquesIl était une fois une petite fleur toute simple qui poussait, à l’état sauvage, dans les Montagnes du Pamir, au pied de la chaîne de l'Himalaya. La contrée étant sous la domination du vaste empire ottoman conquis par le turc Suliman le Magnifique, les précieuses fleurs arrivèrent à Constantinople comme tributs des provinces soumises.

 

Les jardiniers furent séduits par la belle et elle devint pendant longtemps, l'apanage des riches jardins d’Istanbul.

 

La fleur devint même l'emblème des sultans de plus hautes lignées. Les mosaïques turques en témoignent.

 

Le commerce de cette fleur était jalousement interdit. Mais au XVIème siècle, alors que Constantinople devenait un carrefour incontournable du commerce, de nombreux visiteurs étrangers découvrirent cette fleur si secrète.

Très vite, le renom de la tulipe dépassa les frontières de la capitale ottomane pour parvenir à l'oreille des princes d'Europe. Ainsi de simple et modeste, notre tulipe devint précieuse et convoitée.

TSS première tulipe

 

 

 

 

 

Le botaniste suisse Conrad GESSNER publia en 1561 la première illustration de la tulipe.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

TSS C de l'Ecluse

 

 

 

Le botaniste Charles de l’Ecluse, publia la première diagnose (description méthodique permettant de la caractériser sans ambiguïté). En 1593, il obtint un poste de Professeur de Botanique à l’Université de Leiden où il contribua à créer un des premiers jardins botaniques en Europe. Clusius posa les fondations de la culture et de l’industrie de la tulipe et des bulbes en Hollande telle que nous la connaissons aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

N’oublions pas un des personnages essentiels de l’histoire des tulipes, Ogier Ghislain de Busbecq. Ecrivain et herboriste flamand, il fut aussi l’Ambassadeur de l’Empereur autrichien Ferdinand Ier à Istambul. Il est responsable du nom donné aux tulipes aujourd’hui. Il a en effet, confondu la traduction du mot décrivant la forme de la fleur – «Tulipam » (signifiant Turban) – et le nom donné à la fleur. Les Turcs appelaient cette fleur «laleh», un nom emprunté à la langue Perse. Lorsque l’erreur fut identifiée, il était déjà trop tard et cette fleur conserva ainsi son nom de tulipe.

 

Cette plante fut à l'origine de la tulipomania en Hollande au XVIIe siècle, première bulle spéculative et financière de l'histoire. Elle finit, comme toutes les bulles financières, par un grand « crash » et la ruine des spéculateurs.

 

IMGP1211%[redim]

Mais la tulipomania n’a pas quitté la Hollande, le printemps couvre le pays de milliers de champs colorés.

TSSIMGP1305%[redim]


A notre époque


Quant à la tulipe sauvage de France, on ne sait pas exactement comment elle est arrivée dans nos prairies. On pense qu’elle a été mélangée avec des bulbes de safran ou avec les pieds de vignes lors des invasions sarrasines du milieu du IXème siècle. Ou bien elle aura été naturalisée au XVIème siècle, à partir d’espèces cultivées.

 

TSS KEUKONOFF%[redim]

 

Actuellement, les tulipes sont protégées sur tout le territoire national, mais comme elles poussent le plus souvent dans les terres cultivées (céréales, vignes..), les arrêtés de protection sont totalement inefficaces. Depuis les années soixante, les tulipes disparaissent à une vitesse incroyable, elles sont victimes de leur beauté et sont surtout cueillies ou arrachées. Mais elles sont aussi victimes de l’urbanisation, des désherbants et des pesticides......

 

La protection des tulipes ne sera bientôt plus un problème car il n’y aura plus rien à protéger.


Les survivantes


Il reste quatre espèces présentes dans quelques regions de France et un peu plus dans nos régions alpines, mais plus pour longtemps. Le seul espoir, c’est que les conservatoires botaniques qui tentent de cultiver et de multiplier les rescapées, réussissent dans leur entreprise de réintroduction.


J’ai eu la chance de rencontrer une des rescapées dans nos prairies hautes savoyardes,


C’est Tulipa sylvestris ssp syvestris


TSSIMGP1112 tulipa sylvestris 5

Présente dans toute la France, mais en raréfaction.

·      Assez grande tulipe, inclinée avant la floraison.


TSS Tulipa sylvestris 1

·         Corolle jaune, verdâtre extérieurement.

·         Étamines à filets poilus.

TSSIMGP1114 tulipa sylvestris 4

Elle a une cousine Tulipa sylvestris ssp australis , plus meridionale


TSA Tulipa sylvestris subsp australis

·         Petite tulipe, inclinée avant la floraison.


TSA 01

·         Corolle jaune, orangée extérieurement.

 

TSA 04

·         Étamines à filets poilus.

 

Alors si vous rencontrez une tulipe sauvage, n’y touchez pas !!

 

                                               Christianne, grâce à Sylvie

 

photos internet,Sylvie,Christianne.

 

 


 

 

 

 

 

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J.J. ROUSSEAU, lettre de botanique III

4 Décembre 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Jean a lu pour nous la troisième lettre de botanique de JJR

la voici

 


Lettre III (mai 1772) :


img001

 

Mentionnant en premier l’herbier qu’il a fait parvenir à Julie DELESSERT et à sa fille Madelon, JJR en profite pour faire passer son principe éducatif de faire par soi-même, (l’autodidacte n’est jamais loin !).  Il lui rappelle aussi que

 

 

«cette douce et charmante étude qui remplit (par) d’intéressantes observations sur la nature, ces vides du temps que les autres consacrent à l’oisiveté ou à pis ». 


FAB-trifolium pratense


Si son intention avouée dans cette 3ième  lettre est de décrire six familles de plantes pour familiariser ses élèves avec la structure générale des parties caractéristiques des plantes, il insiste pour la mettre en garde contre la lecture de livres de botanique : « avec beaucoup de noms vous aurez peu d’idées, celles que vous aurez se brouilleront, [...] et n’aurez tout au plus qu’une connaissance de mots ».



FAB-JJR jeune et beau


« Chère Cousine, je suis jaloux d’être votre guide dans cette partie [...] ayez la patience de ne lire que dans celui (le livre) de la nature, et de vous en tenir à mes lettres ».


Lire dans le livre de la nature implique observation et expérimentation : sa chère Cousine et la petite Madelon ne risquent pas de l’oublier !

Cette 3ème leçon porte donc sur les POIS – nous sommes en mai et ils sont « en pleine fructification ».

 Madelon est bien jeune et le potager offre maints et maints exemples pour herboriser, même si ce n’est pas la nature sauvage. Nous voici donc avecles Fabacées, pardon « les Papilionacées ou légumineuses » comme on les nommait au XVIIIème siècle.

 

Jardin des Charmettes, à Chambery :


FAB-2011 29.09 (13) [1024x768]

L’observation va du plus général au plus détaillé et permet d’abord de constater que les fleurs de papilionacées  ne sont pas régulières (comme dans les précédentes familles) et ces fleurs irrégulières sont  «d’une construction fort particulière » et il faut «avoir plusieurs fleurs de pois et les disséquer successivement pour observer toutes leurs parties l’une après l’autre, il faut même suivre le progrès de la fructification depuis la première floraison jusqu’à la maturité du fruit ».


Papilionacée très courante : le genêt des teinturiers :

 

genista-tinctoiria-01.JPG

Ainsi en disséquant, elles verront que le calice est monophylle –d’une seule pièce- avec

5 pointes, 2 larges en haut et 3 plus étroites en bas ;


que la corolle se compose d’un Etendard (ou papillon) «tel un parapluie pour garantir ceux qu’il couvre des principales injures de l’air »,

de deux pièces latérales, les Ailes, enfin d’une dernière « pièce qu’à cause de sa forme on appelle la Nacelle [ qui est] comme un coffre-fort dans lequel la nature a mis son trésor à l’abri de l’air et de l’eau » .


Actuellement on ne parle plus de nacelle mais de carène

 

FAB-fleur pap

 

  

Ce trésor donnera la gousse : à ce propos JJR fait observer la différence entre une gousse et une silique. Et là, abandonnant toute rigueur, il ne peut qu’admirer le soin qu’a pris  "le Suprême Ouvrier" pour protéger "la fructification des plantes qui servent à la nourriture de l’homme et des animaux "!


Il ne lui reste plus qu’à énumérer quelques exemples «d’une des familles des plantes les plus nombreuses et les plus utiles » : le Trèfle des prés, les Fèves, les Genets, les Luzernes, ainsi de suite ; il y même des arbres, l’Acacia «qui n’est pas le véritable acacia ».

FAB-gousse

La lettre s’arrête assez brusquement !

Comme notre article………….

                                                                 Jean

 

A suivre

images empruntées à Internet, merci Internet

 


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J.J. Rousseau, lettre de botanique II

15 Novembre 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

 

img001La correspondance se poursuit avec sa chère cousine, Mme Delessert, et l’élève comprend vite. JJR commence la description des différentes familles, telles qu’on les connaissait à son époque. Nous le suivrons en complétant avec les connaissances actuelles.

jje-avec-texte-ii.JPG

 

Jean a compilé pour nous la lettre II :

 

Lettre II (octobre 1771) :

 

Deux mois se sont écoulés, avec une réponse de la chère Cousine, dont le contenu est facile à deviner, compte tenu du début de la lettre II :

 

 « Puisque vous saisissez si bien, chère Cousine, les premiers linéaments des plantes [...] et que notre chère petite botaniste s’amuse de corolles et de pétales, je vais vous proposer une autre famille ».

 

Cela sera les Crucifères ou fleurs en croix, actuellement il s’agit des brassicacées. Selon le schéma établi, JJR commence par l’observation, puis la description de la fleur. Il choisit une giroflée.

 

 

k-giroflée

  Il attire l’attention sur la position respective des pièces du calice et de la corolle, position alternative commune...


« ....à toutes les fleurs qui ont un nombre égal de pétales à la corolle et de folioles au calice ».


Puis il attire l’attention sur les étamines au nombre de six, dont deux plus courtes laissant à son élève le soin d’en trouver la raison « si vous y regardez bien ».

 

Enfin il signale la caractéristique essentielle de cette famille : l’ovaire qui devient « une espèce de gousse plate appelée Silique » dont il décrit l’ouverture à maturité. Il lui signale que les botanistes divisent cette famille en deux groupes « qui, quant à la fleur, sont parfaitement semblables, mais diffèrent sensiblement quant au fruit » :

  • ·         les Crucifères à silique, il en donne des exemples : « la Giroflée dont je viens de parler, la Julienne, le Cresson des fontaines, les Choux, les Raves, les Navets, la moutarde etc.

k- planche giroflée

 

  • ·         et les Crucifères à silicule plus courte, « presque aussi large que longue, et autrement divisée en dedans » exemples « entre autres le Cresson alénois, dit Nasitort ou Natou, le Thlaspi appelé Taraspi par les jardiniers, le Cochléaria, la Lunaire, qui, quoique la gousse en soit fort grande, n’est pourtant qu’une silicule, parce que sa longueur excède peu sa largeur ».

Thlaspi perfoliatum :


kandis perfoliatum 20

 

Lunaria rediviva :

 

klunaria annua 1

 

 

Il mentionne la ‘Bourse-à-pasteur’, « si commune parmi les mauvaises herbes des jardins ».

 

k Capsella bursa pasteuri 8

 

Pour finir, il conseille à «sa belle Cousine» de se munir d’une loupe.....

«...instrument dont un botaniste ne peut se passer, non plus que d’une lancette et d’une paire de bons ciseaux fins à découper » ; et il imagine « le tableau charmant de ma belle Cousine empressée avec son verre à éplucher des monceaux de fleurs cent fois moins fleuries, moins fraîches et moins agréables qu’elle ». 

 

Charmante description de notre philosophe botaniste !


Dans de prochains articles, nous étudierons les principales caractéristiques des brassicacées avec l'aide de Joanny et nous poursuivrons le parcours épistolaire de JJR avec Jean. 

 

à suivre............................................

 

 


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R’Vola 2012, un succès !

3 Novembre 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

En cette année du vingtième anniversaire du Musée d’Histoire Naturelle de Gruffy, la R'volà vient une fois encore, animer le village, en ce bel automne. Grand succès !


Ce succès est tout d’abord à mettre au crédit, des quelques 130 bénévoles, des Anciens et des Jeunes,  qui se sont activés,  durant tout une semaine pour certains, pour la préparation et  l’installation des différents stands.

Cette fête d’automne se déroule depuis 1993, elle est très prisée du public local et elle participe grandement au programme des festivités de Gruffy.

Elle intervient aussi en bonne place dans le financement du Musée d’Histoire Naturelle.

 

Un petit reportage photos pour illustrer l'activité liée aux différents stands et l'animation qui règne dans le village, le jour de la R'volà!


Samedi 20 octobre, à la Résidence Pierre Paillet, préparation des pommes destinées à la confection des beignets.


01 on épluche les pommes

Dimanche, sur le stand des beignets, les affaires marchent bien !

 

02 des beignets !

 Le Stand du boudin a toujours beaucoup de succès !

 

023 [1280x768]

Mise en route de la “ Batteuse“

 

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Le Président, Albert Dutartre et Mme Marie-Luce Perdrix, Maire de Gruffy, lors des prises de parole des officiels.

 

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Les vieux métiers : le forgeron

 

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Jeunes et moins jeunes côte à côte dans les stands, ici jus de pomme à volonté. 

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Andrée Dutartre, infatigable cheville ouvrière de cette manifestation.


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Un groupe d’artistes particulièrement apprécié

 

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L’Harmonie du Semnoz “une bonne touche d’exotisme“ et une ambiance du tonnerre.

 

084 [1280x768] 

merci à tous et à l'année prochaine.

                                       

                                                        Joanny

Photos Joanny

 

 

 

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Ces baies qui n'en sont pas !

26 Octobre 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Tout le monde connaît ces petites boules noires odorantes que l’on trouve dans la choucroute ! Ce sont des “baies de Genévrier“ me direz-vous. Et bien non ! Elles proviennent effectivement du Genévrier, mais ce ne sont surtout pas des baies *.

 

Pour bien comprendre, quelques notions de Botanique s’imposent.

 

Tout d’abord, situons notre arbuste ! Le Genévrier commun, Juniperus communis, de la famille des Cupressacées est un conifère non résineux.

 

Le vocable de "conifères", plus ou moins synonyme de "résineux" ou d'arbre "à feuillage persistant", couvre d'une façon plus générale tout un groupe botanique, les gymnospermes.  Ce groupe comprend aussi des espèces sans résine ou sans cône, comme les ifs ou d'autres qui peuvent perdre leurs aiguilles pendant l'hiver, comme les mélèzes. Le terme de gymnosperme signifie "graines nues".                                     

 

Les Angiospermes, qui sont des plantes plus évoluées, protègent leur semence dans des fruits.

                                                                                                 

Chez les gymnospermes, les organes mâles et femelles sont généralement groupés en cônes et protégés par des feuilles modifiées ressemblant à des écailles. Il y a des cônes mâles et des cônes femelles.

Les cônes mâles fournissent des grains de pollen. Les cônes femelles, telles les «pommes de pin», abritent les ovules, qui, chez les gymnospermes les plus évoluées, se transforment en graines.

Les gymnospermes apparurent pendant l’aire primaire, au Carbonifère, il y a environ 350 millions d’années. A cette époque les fougères arborescentes dominaient toute autre forme végétale. 

 

IMGP6894 [1280x768]                                                                                                                  

Prenant le relais des fougères, les Gymnospermes furent dominants à l'ère secondaire, ils connurent leur apogée au Jurassique, il y a quelques 170 millions d'années, avec plus de 20.000 espèces. Détrônés à leur tour par les Angiospermes, ils ne sont plus représentés à l'heure actuelle, que par environ 1000 espèces réparties en 7-8 familles.

 

Revenons au Genévrier.

 

GE 01w

 

Etymologie


L’origine latine du nom juniperus, est étymologiquement peu claire.  Selon une hypothèse, le  nom se composerait des mots latins junior (plus jeune) et parere (apparaître) en référence au fait que deux générations de cônes existent en même temps : les plus jeunes apparaissent avant que les plus anciens tombent, une fois mûres. Une autre hypothèse le ferait venir du celte gen (buisson) et prus (âcre).

 

Description


IMGP6525 Juniperus communis

 

 

C’est un arbuste d’un port très variable, allant de celui d’un buisson touffu, à celui d’un arbuste élancé dépassant rarement 5 à 6 m. Très résistant au froid ainsi qu’à la sécheresse, il est très exigeant en lumière. Il accepte les sols les plus variés, siliceux ou calcaires, secs ou humides, en particulier les stations arides très ensoleillées.    

 

                                       

Ses feuilles sont persistantes, en aiguilles vert glauque, très piquantes et verticillées par 3. Elles présentent une épaisse bande blanche sur la face supérieure et un revers plus foncé.

 

 

 

 

 

 

 

Froissé, le feuillage épineux dégage une odeur de pomme.

 

GE 03w


Reproduction


Le genre Juniperus est caractérisé par des cônes très particuliers, à l'apparence de baies et dénommés "galbules", lesquelles comportent des écailles plus ou moins complètement soudées entre elles.


IMGP6524 Juniperus communis

Le Juniperus communis est dioïque c.a.d. que les cônes mâles et les cônes femelles sont sur des pieds différents. Les pieds mâles portent des petits cônes à l'aisselle des feuilles de l'année précédente.


Les galbules

Les cônes femelles sont constitués d’une petite sphère ombiliquée et charnue.

Ces cônes ont l'aspect d’une baie et sont formés de 6 écailles. Ils deviennent charnus et verdâtres à la fin de la 1ère année.  


GE 04w

 

Ils sont gros comme un pois et noir bleuâtre pruineux à la fin de la 2ème année ; à maturité ils contiennent 3 graines. Ces cônes sont les Galbules communément appelées “baies de genévriers“ ou “Genièvres“. Très riches en vitamine C, soufre, cuivre, fer, elles ont des propriétés antiseptiques et digestives.

 

GE 02w


Utilisation


En cuisine, elles parfument gibiers, pâtés, choucroute, viandes et pot au feu.

Il existe de l'eau-de-vie de genièvre, fabriquée dans le nord de l'Europe, et qui porte plusieurs noms : Genever et Schiedam en Hollande, Péquet en Belgique, Genièvre en France, Gin en Angleterre et Aquavits parfumées au genièvre en Scandinavie ; la bière peut également être aromatisée genièvre dans ces dernières régions. A consommer avec modération, bien sûr !


Les galbules "baies" de genièvres sont reconnues pour leurs propriétés médicinales depuis les temps anciens. Prises en infusion, les galbules "baies" de genièvres soulagent les crises de cystite.  On les emploie aussi sous forme de baume ou d’embrocation pour venir à bout des douleurs musculaires.

 

                                                                               Joanny

 

Photos André


*Une baie, en botanique, est un type de fruit charnu, en général indéhiscent et contenant une ou plusieurs graines, les pépins,  exemples : Myrtilles, groseilles, cassis,…                                

Le raisin et les tomates sont des baies !!

 

 


 

   

 

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Une bien belle rencontre,

11 Octobre 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

 

Mi-juin de l’an de grâce 2003, Nicole et moi prenons quelques vacances pour randonner dans les environs de Barcelonnette.

Après quelques crapahuts dignes de ce nom, nous décidons de nous accorder une journée plus « cool »  (510 m de dénivelé seulement …) en suivant le canal de Débalens situé sur le versant ouest de la montagne faisant face à Saint Paul en Ubaye.

 

la vallée des bouchiers

 

 

 

Pour l’irrigation des prés de fauche au lieu-dit les Bouchiers, réputés très secs car situés sud/sud-ouest, une famille de paysans avait, au prix d’un dur labeur, creusé un long canal (plus d’1,5 km) au travers d’une forêt très pentue pour recueillir l’eau précieuse dans le vallon des Mastrettes.

 

 

 

 

 

 

 

La petite balade qui au départ devait être tranquille, s’est vite transformée en galère pour trouver un sentier non entretenu et visiblement peu fréquenté.

 

St Paul

 

 

 

 

 

Enfin, après beaucoup d’efforts nous arrivons à dénicher le fameux canal.

Au vu de l’ouvrage réalisé et en imaginant les travaux entrepris, on se dit que nos ancêtres étaient de fameux (et ingénieux) gaillards pour oser s’attaquer à la pelle et à la pioche à un tel chantier, d’autant que dans le cas présent seuls quelques membres d’une famille, les Débalens, ont participé à sa réalisation.

 

 

 

 

 

 

 

Ce devait vraiment être une question de survie …

   

Ce canal est loin d’être unique. Aux siècles précédents, ce mode de transport de l’eau était fréquemment utilisé en montagne ; il en existe de nombreux en Suisse voisine qui portent  le nom de Bisses dont certains sont pour le moins impressionnants.


automne-foret.JPG

 

 

 

 

Après avoir suivi cet ancien canal, nous débouchons sur un champ surplombant la vallée de l’Ubaye ; la vue est magnifique depuis l’orée du bois. Nous décidons donc de faire une petite halte d’autant que midi sonne au clocher de St Paul.

 

 

 

 

 

 

En déballant le pique-nique je lève la tête en direction du sous-bois et c’est alors, que, entre les broussailles, j’aperçois à une vingtaine de mètres la tête caractéristique d’une chevrette (femelle du chevreuil) qui me surveille.

 

 

img020Très discrètement j’entreprends d’équiper mon appareil photographique d’un zoom longues focales pour immortaliser l’évènement.

Quelques instants plus tard, la chevrette commence à se déplacer latéralement. Prudemment j’avance dans sa direction pour essayer de la photographier dans de meilleures conditions. L’entreprise n’est pas facile car les obstacles sont nombreux.

 

 

img019Je continue à avancer vers celle-ci ; elle s’éloigne un peu, puis s’arrête et me regarde. J’avance de nouveau, elle repart puis stoppe pour m’observer. Je commence à être intrigué par ce comportement inhabituel.

Rapidement je n’aperçois plus l’animal et continue à avancer lentement.

 

 

Quelques instants plus tard, je comprends le stratagème de la chevrette, car ô merveille, à une dizaine de mètres, je découvre un jeune faon qui, visiblement inquiet, cherche sa mère. A cet instant il constate ma présence et se dirige alors vers un pin tout proche.

Je redouble de prudence et continue à progresser le plus discrètement possible.

 

Arrivé à 7 ou 8 m environ de l’arbre, je stoppe net, subjugué par le spectacle qui m’est offert. Deux magnifiques petits faons sont tapis côte à côte au pied de l’arbre. Ils sont parfaitement immobiles.

 

Faon2w


J’essaye d’avancer encore un peu tout en craignant qu’ils prennent la fuite. Etant mal placé pour faire des photos, je m’approche encore mais me déplace surtout latéralement pour mieux les observer. Je veille cependant à laisser un minimum de 5 m entre eux et moi.

Là, le cœur battant, je fais rapidement quelques clichés. Surpris de ne pas les voir bouger je les observe plus longuement et fais signe à Nicole de me rejoindre pour admirer le spectacle.

 

En les observant plus longuement au travers de l’objectif, je constate qu’hormis leurs yeux qui sont grands ouverts, seuls de petits mouvements des naseaux permettent de voir qu’ils sont en vie.

Nous ne nous attardons pas plus longtemps pour ne pas les déranger et surtout en espérant que leur mère vienne rapidement les rejoindre.


 

Faon1w

 

 

Nous repensons souvent à l’intense bonheur éprouvé en observant ces petites bestioles sans défenses. Pourtant elles savaient déjà comment faire pour passer inaperçues pendant que leur mère cherchait de son côté à éloigner le danger de sa progéniture.


Si le début de la journée avait été particulièrement harassant, il va sans dire que cela a été très largement compensé par le spectacle auquel il nous a été permis d’assister.


En narrant cet épisode à un voisin chasseur et en lui montrant les photos il nous a confirmé que les faons étaient âgés de 2 jours tout au plus, ce qui nous fait mesurer plus encore la chance qui nous a été donnée ce jour-là de pouvoir les observer de si près !

Nul doute que cela ne se reproduira pas …

 

 

                                                                                                          André

Photos d'André

 

 

 

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Sorties d'automne

4 Octobre 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

 

 

Malgré la fin de floraison de la plupart des taxons, l’automne n’arrête pas les botanistes du Groupe Nature de Gruffy.
Sylvie et Joanny ont trouvé des coins de Savoie et de Haute Savoie où découvrir encore de belles inconnues.   

La Spiranthes spiralis  a été vraiment la star de cette fin d’été, nous vous l'avons présentée sur ce blog.

 

Voici quelques photos souvenirs de nos randonnées.

 

201 Bot. Les Mottets

 

 

 

Au Bourget du lac, les plantes de zones humides nous intéressent, les joncs en particulier.

 

 

202 Bourget 02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

203 Bourget

 

 

 

 

 

 

 

Mais aussi les envahissantes venues d’ailleurs  qui colonisent rapidement tous les espaces en friches (ou pas).

Vous les connaissez??


 

Séneçon du Cap, Impatience de l'Himalaya, Conyze du Canada, Solidage du Canada, Aster de Nouvelle Belgique, Renouée du Japon...

 

 

Découverte du château de Thomas II, au Bourget du lac 204

et de son petit jardin. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rencontre avec des «coccinelles» noires à points blancs accompagnées d’insectes un peu plus gros, noirs et verts qui semblent être des Nezara virudula, punaises vertes ponctuées, (d’origine africaine) à différents stades larvaires.

 

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Les bords du Fier sont riches de spécimens … de grandes tailles et d’envahissantes bien connues, encore elles. Le bord Sud du Massif du Parmelan et  la Tête à Turpin nous dominent.

 

 

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Cela n’empêche pas les agapes sympathiques et chaleureuses !! Merci Marinette


 

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Dans un petit village de Savoie à la recherche de la Spiranthe, les botanistes explorent et après la découverte, une photo des heureux chasseurs de trésor s’impose !

 

 

 

 

On a trouvé des spiranthes en Haute Savoie aussi !

en voici une très belle, photographiée par Jacques

211 Spiranthes spiralis Les Dronières 74 redimensionner

 

 

 

Repas au bord du petit lac de La Thuile

209

 

 

 

 

Il y a aussi de grands et beaux arbres à photographier, la prise de vue en hauteur est nécessaire

210

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les étangs de Crosagny ont aussi leurs attraits avec cette belle lumière automnale qui allonge les ombres et dore la végétation.


211 Crosagny

 

 

 

 

 

 

 

Pause auprès de leurs eaux calmes, enfin presque, les poissons qui les hantent se rapprochent dès qu’on leur jette quelque chose à happer, ils sont nombreux

 

212 Crosagny

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours la flore à la main, même les talus intéressent les botanistes !

 

213 Crosagny

 

 

 

214 Crosagny

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La saison en extérieur des botanistes tire à sa fin, nous allons devoir nous plonger dans nos livres et "réviser nos fondamentaux" en attendant le printemps.

Merci à nos mentors, Sylvie et Joanny, à notre "écrivain" Jean, à tous nos photographes, en particulier André et Jacques et à tous les membres du groupe pour tous ces moments joyeux de communion paisible avec la nature.

 

                                                                                                  Christianne

 

Photos d'André, Jacques, Nicole, Mireille............

 

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Lettres sur la Botanique J.-J. ROUSSEAU

25 Septembre 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

CORRESPONDANCE AVEC Mme DELESSERT  (1771 -1773)

 

Jean-Jacques ROUSSEAU - 1712-1778

 

 img001       En cette année anniversaire de la naissance de l’illustre Genevois, Jean a lu pour nous de nombreux ouvrages du philosophe en s’attachant à Jean-Jacques Rousseau, botaniste. On découvre cette facette du philosophe surtout dans sa correspondance avec sa chère cousine, Mme Delessert.

 

 

 

En effet, lorsqu’en 1771 Mme Delessert écrit à JJR qu’elle aimerait bien que sa fille Madelon, reçût quelques rudiments en botanique, JJR s’empressa d’y répondre favorablement. Ce fut l’objet de 8 lettres s’étendant d’août 1771 au printemps 1774. Elles furent publiées sous le titre Lettres élémentaires sur la botanique à Mme de L***, peu après la mort du philosophe.

 

Voici une série d’articles, reprenant la chronologie des leçons de botaniques de JJR qui nous permettront de vous faire découvrir que la démarche de JJR, botaniste du XVIIIème siècle, n’est pas si éloignée de la nôtre. On peut dire que JJR est en avance sur son temps. Vous découvrirez aussi quelques citations de JJR choisies par Jean dans cette correspondance. Joanny illustrera notre propos. (Les citations sont tirées es Lettres sur la Botanique, sauf mention contraire)

 

 

Mais en préambule, Jean Jacques parle de lui et de son intérêt pour la botanique dans plusieurs ouvrages Rousseau juge Jean-Jacques (1772- 1776), Les Rêveries du Promeneur Solitaire Les Confessions., Fragments de botanique...., tard dans sa vie, après avoir été contraint de fuir la société des humains suite à la condamnation de ses livres philosophiques, et à la menace du décret pris contre lui.

 

«La contemplation de la nature eut toujours un très grand attrait pour son cœur : il y trouvait un supplément aux attachements dont il avait besoin ; mais il eût laissé le supplément pour la chose, s’il en avait eu le choix et il ne se réduisit à converser avec les plantes qu’après de vains efforts pour converser avec des humains ».

 

Et si cette longue conversation avec les plantes lui permettait, à nouveau, de converser avec des humains ?

 

Maison natale de JJR, à Genève

 

maison natale de JJR à Geneve, gde rue

 

Lettre I août 1771, première leçon de botanique

 

S’adressant à des débutantes, mère et fille, il n’oubliera pas qu’il faut se mettre à leur portée, utiliser un langage simple avec aussi peu de mots savants que nécessaire ; que le meilleur mode de connaissance est l’observation directe de la plante, au contact de la nature :

«Le botaniste ne souffre point d’intermédiaire entre la nature et lui » (dans Fragments de Botanique).

Il faut commencer simple et ménager une progression vers le plus complexe.

Il commence par la description des différentes parties d’une plante : racine, tige, branches feuilles, fleurs et fruits. Les « Pétales de la Corolle » sont faciles à observer ...

 

Ensuite on observe le Pistil,

« petite colonne attachée tout au fond qui pointe directement vers le haut » et se divise en 3 parties, et les étamines avec leurs filets et anthères « avec une poussière jaune très odorante, qui n’a point de nom français, chez les botanistes on l’appelle le Pollen, mot qui signifie poussière ».

 

 

Faisons comme JJR mais avec les moyens du XXIème siècle

Fleurs

cerisiers

 

1 - Pédoncule floral.

2 - Réceptacle floral : extrémité plus ou moins dilatée du pédoncule portant les pièces florales.

3 - Sépale : une des pièces formant le calice, enveloppe extérieure de la fleur généralement verte.

4 - Pétale : une des pièces formant la corolle, enveloppe intérieure généralement colorée.

5 - Périanthe : Ensemble du calice et de la corolle.

6 - Ovaire : partie inférieure du pistil qui contient les ovules*.

7 - Style : filet reliant le stigmate à l’ovaire.

8 - Stigmate : sommet glanduleux du pistil, il a pour rôle de capter les grains de pollen.

9 - Pistil : organe femelle comprenant ovaire, style et stigmate.

10 - Filet : partie inférieure de l’étamine supportant l’anthère.

11 - Anthère : partie terminale de l’étamine renfermant le pollen constitué de deux loges.

12- Etamine : organe sexuel mâle de la fleur produisant le pollen.  

 

* - Ovule élément globuleux dans lequel se différencie le gamète femelle qui donnera après fécondation, la graine.

 

 

Cela permet d’introduire la notion de classification suivante : Polypétales et Monopétales. Nous disons, au XXIème siècle, dialypétale et gamopétale.

 

 

  • Dialypétale : corolle avec des pétales libres, séparés les uns des autres jusqu’à la base et se détachant un par un (définition de Jeanne Covillot).

          Exemple d'une fleur dialypétale, l'onagre (01 fleur, 02 fruit)


dialypétale

 

 

  • Gamopétale : corolle dont les pétales sont soudés au moins à la base, la corolle se détache d’une seule pièce (définition de Jeanne Covillot).

          Exemple d'une plante gamopétale, la digitale (01 fleur, 02 fruit)


gamopetale-copie-1.JPG

 

 

Il voulait aussi arracher la connaissance des plantes au savoir livresque des facultés de médecine, et boutiques d’herboristes ou apothicaires qui ne voyaient dans les plantes que source de médications : 

 

«Le premier malheur de la Botanique est d’avoir été regardée dès sa naissance comme une partie de la Médecine [....] On ne cherchait des plantes que pour trouver des remèdes, on ne cherchait pas des plantes, mais des simples ». 


dans Fragments pour un dictionnaire des termes d’usage en Botanique.   Voir aussi la 7ième Promenade, dans Les Rêveries du promeneur solitaire.

 

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                                              Jean et Joanny

 


à suivre........................

 

Photos d'André

 

 

 

 

 

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Spiranthe d'automne

19 Septembre 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

 

Spiranthe d’automne, Spiranthes spiralis (L.) orchidacées

 

Découverte avec Sylvie dans les prairies de Savoie, près du lac de La Thuile. 

Voilà encore une orchidée assez rare et une chance pour nous, elle pousse en automne, saison où il ne reste plus beaucoup de prairies fleuries à arpenter.

Spi 01w

 

Description

 

Plante grêle, 4-30 cm.

Tige vert grisâtre, pubescente.

Feuilles de l’année disparues.

 


3-7 feuilles de l’année suivante, glabres,  glauques, ovales, 2-3.5 cm, en rosette à coté de la tige fleurie.


* Tiges munies d’écailles foliacées, aigues engainantes.


Spi 08w

* Bractées 6-7 mm, pubescentes, dépassant l’ovaire.

* Inflorescence sérrée, héliocoïdale, 3-15 cm.


Spi 03w


* 6-30 petites fleurs, blanc verdâtre, parfumées.

 

 

Sépale dorsal et pétales formant avec le labelle un tube campanulé

Sépales latéraux étalés

Labelle 6-7 mm jaune verdâtre bordé de blanc, ondulé

Ovaire dressé, sessile, pubérulent.

 

 

Spi 12w

 

Pas d’éperon

 

Spi 11w

 

Habitat


 

En pleine lumière, prés secs mais humides en hiver, pelouses friches en plaine jusqu'à 1000 m.

 

Spi 13w

Post scriptum

 

Dans  Etonnante flore de Bretagne, de Daniel Alliare, édition Cristel, l'auteur raconte :

 

D'abord appelée "herbe de fourvoiement" au XIIème siècle ou herbe d'égarement en Bretagne, elle posséderait le redoutable pourvoir de faire perdre la direction ou de faire revenir sur leur pas ceux qui marchent dessus.

 

Nous nous sommes tellement agenouillés devant elle, nous sommes tellement extasiés devant sa beauté, son labelle blanc délicatement ondulé, ses spirales vert gris légèrement duvetées, sa petite rosette de feuilles d'un joli vert "glauque", qu'elle n'a pas pu nous jeter un sort !!

 

De plus, nous reviendrons volontiers sur nos pas, pour la revoir l'an prochain.

 

 

                                                                                                      Christianne

Photos d'André.

 


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