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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

Les boraginacées

27 Décembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #album

Une famille que j'aime beaucoup pour la couleur de la plupart de ses fleurs, un bleu intense, velouté, virant parfois au pourpre. Elle tire son nom de Borago officinalis, la bourrache.

Ce sont des arbustes ou des plantes herbacées, largement répandus autour du monde avec une concentration autour du bassin méditerranéen.

Les inflorescences des boraginacées sont toujours des cymes unipares scorpioïdes*. Chez le Symphytum officinale, grande consoude, les boutons se déroulent clairement en spirale à la manière des crosses de fougère

 

* Scorpioïde : l'inflorescence est courbée en forme de queue de scorpion, du fait que les ramifications successives se produisent toutes du même côté de l'axe, toutes les bractées florales se retrouvant à l'intérieur de la courbe et les fleurs à l'extérieur.

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Cyme scorpioïde, image Ineternet.

Cyme scorpioïde, image Ineternet.

Les fleurs sont généralement colorées en bleu mais la couleur peut varier en fonction du pH du sol (présence d'anthocyanes). Elles ont 5 sépales soudés, 5 pétales découpés mais soudés à la base, 5 étamines soudées à la corolle et 2 carpelles soudés.

Les feuilles sont simple, alternes.

La pilosité (à poils raides) est importante chez la plupart des boraginacées.

Les fruits : akènes ou nucules ou capsules (pour Phacelia) ou tétrakènes **

** Tétrakènes : 4 akènes issu d'un ovaire à 2 carpelles possédant chacun 2 loges grâce à la présence d'une fausse cloison. On les rencontre aussi chez les lamiacées.

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Citons pour commencer deux boraginacées facilement identifiables :

Symphytum officinale, la grande consoude citée plus haut.

Symphytum officinale

Symphytum officinale

C’est une plante vivace de 30 à 130 cm.

Ses grandes feuilles (jusqu'à 40 cm de long sur 15 cm de large) sont rêches, alternes, pointues, couvertes de poils raides, se prolongeant sur la tige.

Ses fleurs sont rosées, pourpre clair à foncé, jaune pâle, crème.

Ses fruits sont composés de 4 akènes lisses et brillants.

Symphytum officinale.

Symphytum officinale.

Le terme de "consoude", apparu vers 1265, vient du bas latin consolida, dérivé de consolidare «consolider, affermir», en raison de ses vertus propres à cicatriser les plaies (astringent) et à consolider des fractures.

Le terme de Symphytum, genre créé par Linné en 1753, vient à travers le latin, du grec sumphuton, nom d'une plante aux propriétés cicatrisantes (peut-être la consoude), terme lui-même dérivé de sumphuo "faire grandir ensemble".......

Cependant, l'usage interne de la consoude est déconseillé à cause de sa teneur en alcaloïdes pyrrolizidiniques (0,2-0,4 %) qui sont des substances toxiques pour le foie.

 

Symphytum officinale

Symphytum officinale

Voici  Borago officinalis, la bourrache officinale. Elle est facile à reconnaitre et appréciée des jardiniers.

C’est une plante annuelle de 20-60 cm, très hispide (couverte de poils rudes et espacés), à tige dressée et rameuse, aux feuilles ridées, épaisses.

Ses fleurs bleues, grandes, en grappes feuillées inférieurement possèdent des pédoncules épais, à la fin arqués-réfléchis, hérissés de poils étalés.

Belle corolle en roue, à tube presque nul, à lobes ovales-acuminés, au goût rappelant l'huitre et du plus bel effet dans une salade d'été !!!

Borago officinalis.

Borago officinalis.

On la trouve dans les lieux cultivés, jardins, décombres, dans toute la France et la Corse.

Borago, son nom latin, remonte au Moyen-Age. Il vient du bas-latin Burra, la bure, étoffe grossière de laine rappelant la texture rêche de cette jolie plante.

Certains auteurs optent pour la version arabe "abû araq", père de la sueur, du fait des propriétés sudorifiques de Borago officinalis, reconnues depuis l'antiquité.

 

Borago officinalis
Borago officinalis

Borago officinalis

Utilisée en phytothérapie, l'habitude était de l'employer en mélange de plantes médicinales, généralement en tisane, en laissant infuser 10 à 30 g pour 500 ml d'eau. Mais ces infusions sont toutefois à déconseiller, comme nous l'avons vu pour le Symphytum, en raison des alcaloïdes pyrrolizidiniques que contient la plante.

Par son mucilage, elle est supposée adoucissante, émolliente et expectorante, donc utilisée dans les catarrhes des voies respiratoires, la gastrite, les inflammations des muqueuses.

Par la présence du nitrate de potassium, elle est supposée sudoripare et diurétique (elle augmente la production de l'urine).

Notons aussi que la bourrache est une excellente plante mellifère.

 

 

Borago officinalis

Borago officinalis

A bientôt pour de nouvelles découvertes dans la famille des BORAGINACEES.

                                                                                                 Christianne

 

 

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Châtaignes et châtaigniers...

20 Décembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Bientôt Noël, vous préparerez un bon repas, et, si vous aimez la tradition, vous mangerez de la dinde aux marrons et des marrons glacés, entre autres.

Des marrons, qu'on peut déguster aussi le reste l'année sous forme de crème de marrons, de marrons chauds..... Mais, n'ai-je pas écrit qu'ils n'étaient pas comestibles ?

Ces marrons-ci n'ont rien à voir avec la graine du marron d’Inde dont je vous ai parlé récemment.

Le « marron » comestible est en fait une grosse châtaigne.

La châtaigne est le fruit du châtaignier,  Castanea sativa, un arbre élevé, appartenant à la famille des Fagacées dans laquelle on trouve les chênes Quercus sp et le hêtre, Fagus sylvatica, genre ayant donné son nom à la famille.


 

Le Châtaignier (Castanea sativa) : Castanea viendrait de Castanos ville du nord-est de la Turquie. Sativa indique qu’il a été semé, cultivé. Le latin castanea s’est conservé dans presque toutes les langues d’Europe occidentale : français (châtaignier), italien (castagno), portuguais (castanheiro), espagnol (castano, qui a donné castagnettes), allemand (kastanie) et anglais (chest nut).

Site ENS de Lyon.

Marrons glacés, photo Internet.

Marrons glacés, photo Internet.

Feuilles

 Les feuilles sont alternes, simples, allongées et dentées en scie. L’automne les colore joliment

Feuilles de châtaignier
Feuilles de châtaignier

Feuilles de châtaignier

Fleurs  

 Les fleurs unisexuées mâles, très nombreuses, sont portées par des chatons dressés et contiennent 8 à 15 étamines à anthères jaune.

Fleurs mâles du châtaignier, photo de Nicole

Fleurs mâles du châtaignier, photo de Nicole

Fleurs mâles du châtaignier, photos de Nicole
Fleurs mâles du châtaignier, photos de Nicole

Fleurs mâles du châtaignier, photos de Nicole

Les fleurs unisexuées femelles, discrètes, sont groupées en 1 à 3 inflorescences à la base de certains chatons mâles situés dans le haut des branches. Chaque inflorescence comporte 3 fleurs serrées dans une cupule faite de languettes vertes soudées par leur base.

Difficile de les photographier!

Le plus intéressant dans le châtaignier c’est son fruit qui est un akène (c’est-à-dire un fruit sec), indéhiscent (qui ne s’ouvre pas), à graine unique, dont le péricarpe (paroi), n'est pas soudé à la graine.  

Ce fruit est contenu dans une bogue qui résulte de la soudure et de l’accrescence des bractées florales. A maturité, la bogue se fend en 4 valves libérant généralement 3 châtaignes correspondant aux 3 fleurs de départ.

Châtaignes

Châtaignes

Une châtaigne est formée d'une coque mince, coriace, brune et brillante, contenant une graine.  La châtaigne se détache de la bogue par son hile. Elle a un côté saillant d'où émerge une petite touffe appelé « torche » qui est le reste desséché du pistil et des cinq ou sept «stigmates » floraux.  Dans de nombreuses variétés, le fruit est aplati sur un ou deux côtés.

La graine est enveloppée dans un tégument, une pellicule rougeâtre et astringente appelée le « tan » (à cause des tanins qu'elle contient), qui pénètre dans les replis de l'amande, et qu'il faut retirer avant de consommer la châtaigne.

Les variétés de châtaignes dont le tégument de la graine ne cloisonne pas l'amande sont appelées marrons. Ce sont ces « marrons » qui sont transformés en marrons glacés ! Le poids de la châtaigne peut varier de 10 à 25 grammes selon la variété.

 Photo Internet.

Photo Internet.

L’appellation marron – improprement attribuée à des châtaignes – serait apparue sur le marché de Lyon au XVIIe siècle. Les Italiens y vendaient des châtaignes sans cloison, que les pâtissiers de la ville préféraient à la châtaigne ardéchoise. Et ce serait, paraît-il, en raison de la couleur des capes de ces marchands italiens, qu’on aurait surnommé ces fruits « marrons ».

Site "esprit de pays"

Marrons glacés, photo Internet.

Marrons glacés, photo Internet.

La châtaigne d’implantation très ancienne fut longtemps la base de l’alimentation humaine dans des régions entières. On appelait, d’ailleurs le châtaignier « l’arbre à pain » car la châtaigne remplaçait souvent les céréales dans le Massif Armoricain, le Massif Central, la Corse, le Portugal ou l’Italie du Nord. Mais aussi « l’arbre à saucisses » car les châtaignes servaient aussi à l’alimentation des porcs.

Elle est cultivée en Ardèche, Dordogne, Lozère, Var, Corse, et aussi Portugal et Italie.

Les châtaigniers vivent entre 400 et 800 m d’altitude, dans des sols frais, profonds et perméables. Ils n’aiment pas les sols compacts, humides et calcaires. Ils aiment la chaleur et le soleil.

 

La marchande de châtaigne

La marchande de châtaigne

Les châtaigniers ne sont pas à l'abri des prédateurs, ils souffrent d'attaques d'un nouveau parasite, le Cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus). voir cet article sur le blog de nos amis de FAVERGES :

Le Châtaignier est-il indigène en France ? Une question qui a fait couler beaucoup d’encre et qui est, semble-t-il, résolue.
On trouve sa présence en France, avec le Chêne, dans des pollens datant de la fin du miocène. Il est repoussé vers le sud par la dernière glaciation (- 10 000 ans). Comme en témoigne les analyses polliniques (lac de Creno), la Corse fut sans aucun doute une zone refuge en même temps que quelques points des Maures, des Cévennes, et des Pyrénées Orientales. Le climat lui redevenant favorable, il a regagné une partie de son aire potentielle. Cette reconquête, très lente car les châtaignes, lourdes, ne sont pas facilement disséminées sur de longues distances, a été radicalement favorisée par l’homme. Cultivé depuis l’antiquité, le châtaignier a été introduit presque partout en France où il représente près de 10 % de la forêt feuillue.

Internet

A consommer sans modération!!

L'amande fraîche contient jusqu'à 35 % de glucides (amidon, saccharose, dextrines), 5 % de fibres, mais est pauvre en protides (albumines) et lipides. Elle contient aussi des vitamines, notamment de la vitamine C et des éléments minéraux, notamment du potassium. Le taux de sucre du fruit évolue dans le temps. Il est généralement plus important quelques semaines après la récolte.

La farine de châtaigne contient plus de 75 % de glucides, ce qui en fait un aliment énergétique.

A consommer avec modération!!!

                                                                                        Bonnes fêtes de fin d'année

                                                                                        Christianne

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D'un marronnier l'autre... ou comment Aesculus hippocastaneum en est venu à désigner un type d'article journalistique ?

4 Décembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Marronnier : du ligure « mar » signifiant caillou (cf aspect et dureté semblables). Originaire d’Asie Mineure, un plant fut introduit à Constantinople en 1557.

Charles de l’Ecluse, ambassadeur à Vienne, en reçut un exemplaire en 1576 ; c'est ainsi qu'en 1612 le botaniste Bachelier planta un marronnier à Paris. Assez rustique, le marronnier est un arbre de parcs, de squares, d’alignement, de cours d'écoles !

Son nom binomial botanique est «étrange », puisque aesculus signifie en latin : chêne dédié à Jupiter ! Quant à hippocastaneum, nom utilisé en italien et allemand (voir dans Flore Helvétique et article précédent), et en anglais -horse chestnut, qui suggère que le marron servait de nourriture aux chevaux ….. (à vérifier) !

Aesculus hippocastaneum

Aesculus hippocastaneum

Comment cet arbre devint un article de journal « de faible importance, meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent, prévisible », et donc souvent repris dans la presse ?

Il est à noter que l'anglais se sert d'une expression similaire : 'old chestnut' ou ' hoary chestnut' (hoary = chenu, suranné). Or en 1816, une pièce de théâtre Broken Sword de William DIMOND faisait fureur, en dépit des mauvaises critiques, à Londres. Un personnage, lors du récit des aventures du héros, s'écrit : « un marronnier, Capitaine, un marronnier ! C'est la 27ème fois que je vous  entend raconter cette histoire et vous disiez toujours un marronnier jusqu'à maintenant ». Plus tard elle fut jouée aux USA et en avril 1896, le journal d'Ohio The Daily Herald tente d'expliquer l'origine de l'expression (argotique) du « marronnier journalistique »  par cette pièce de théâtre.

Broken Sword

Broken Sword

En France, un marronnier aux fleurs rouges fleurissait au-dessus des tombes des Gardes Suisses - tués en août 1792-  dans le jardin des Tuileries.

Chaque année la mention (dans des journaux de l'époque) de cette floraison, qui commençait le 20 mars parait-il, permettait aux nostalgiques de l'Ancien Régime de le commémorer !

Marronnier des Tuileries

Marronnier des Tuileries

Le dictionnaire « le Parler des Métiers » de Pierre Perret - éditions Robert Laffont 2002 – est plus expéditif : « article que l'on fait toujours à la même date : à la Toussaint, pour le 14 Juillet, etc. [Né lors d'un printemps des années 1930, il n'y avait pas d'informations importantes, le journal envoya quelqu'un photographier les marronniers en fleur sur les Champs-Élysées] Il bossait dans un petit canard, on ne sait pas trop ce qu'il vaut. On l'a mis sur les marronniers. » (fin de citation)

C'est ainsi que régulièrement paraissent des articles de teneur similaire aux mêmes dates : « comment perdre quelques kilos pour rentrer dans les maillots », lorsque les beaux jours sont revenus  - un exemple au hasard, parmi tant d'autres !

                                                   Jean

Quelques légumes pour un bon régime !!!

D'un marronnier l'autre... ou comment Aesculus hippocastaneum en est venu à désigner un type d'article journalistique ?
D'un marronnier l'autre... ou comment Aesculus hippocastaneum en est venu à désigner un type d'article journalistique ?
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Les marronniers, les marrons...

23 Novembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Les marrons, pour notre génération, évoquent la rentrée des classes, pourquoi ??

Cet arbre magnifique, le marronnier, est en fait un marronnier d’Inde et, malgré son nom, il n’est pas originaire d'Inde mais du Nord de la Grèce. C’est en 1615 (sous la régence de Marie de Médicis) que le botaniste Bachelier  le rapporta de Constantinople.

Ce premier marronnier fut planté à Paris dans la cour de l’hôtel de Soubise, au Marais. Il devient vite la coqueluche des parcs de la Renaissance puis du Grand Siècle. Il est peu exigeant et s’est vite étendu aux avenues urbaines et places publiques avant de devenir, Jules Ferry oblige, l’arbre le plus populaire de nos cours de récréations communales. Il y fit la joie de générations d’écoliers réalisant avec ses graines luisantes des jeux variés : petits personnages, objets de dînettes, voire… projectiles.

Image empruntée à Internet

Image empruntée à Internet

Le Marronnier d'Inde, en latin Aesculus hippocastanum, famille des sapindacées (APG III).

Linné baptise le marronnier Aesculus, terme latin désignant chez les anciens un chêne à fruits comestibles. Hippocastanum signifie « châtaigne de cheval » du grec hippo, cheval et kastanon châtaigne. En effet les marrons broyés semblaient pouvoir être donnés à manger aux chevaux, mais en petite quantité.

Cette appellation s’est conservée dans la langue italienne « ippocastagno » et dans la langue anglaise « horse-chestnut».

Le mot marron viendrait du mot ligure mar signifiant « caillou ».

le marronnier, Aesculus hippocastanum, image empruntée à pixabay

le marronnier, Aesculus hippocastanum, image empruntée à pixabay

Pour le Dictionnaire de l'Académie française de 1694 (1re édition), le mot marronnier désignait tous les arbres portant des marrons (dont les châtaigniers). Le marronnier a ensuite désigné les variétés cultivées du châtaignier « dont les fruits sont plus gros que les châtaignes et sont comestibles ».

Le mot « marronnier » a aussi, jusqu’au XIXe siècle au moins, désigné le métier de vendeur de marrons chauds ou froids.

En conclusion, il ne faut pas confondre le marronnier, Aesculus hippocastanum, arbre cultivé comme ornement et dont les fruits ne sont pas comestibles et le châtaignier, Castanea sativa, arbre sauvage ou cultivé pour ses fruits et que nous découvrirons dans un prochain article.

 

le marronnier, Aesculus hippocastanum,

le marronnier, Aesculus hippocastanum,

Description :

Les feuilles sont opposées, composées-palmées de 5-7 folioles ovales en coin dentées.

Image emprunté à Internet.

Image emprunté à Internet.

Les fleurs hermaphrodites forment une grande inflorescence pyramidale en thyrse, de fleurs blanches irrégulières comportant :


-  4 à 5 pétales blancs inégaux, chiffonnés, pubescents et ponctués d’une tache jaune virant à l’orangé puis au rouge.
-  7 étamines inégales et arquées.
-  1 pistil à 3 carpelles soudés en un ovaire à 3 loges.

Photo de Jacques

Photo de Jacques

La fleur fécondée va évoluer en un gros fruit vert sphérique hérissé d’épines molles, la "bogue", celle-ci va s’ouvrir en 3 valves laissant échapper 1 voire 2 graines dont une seule s'est développé (on peut trouver le reste de la deuxième graine à l'intérieur de la bogue).

Cette graine, le marron, n’est pas comestible

Il existe des variétés qui ne fructifient pas afin d'éviter le désagrément que peuvent causer les fruits qui tombent, notamment dans le cas d'arbres d'alignement. Ce sont des variétés qui fleurissent au printemps de fleurs blanchâtres rosées.

Les marronniers, les marrons...

Un Marronnier pas comme les autres, à Genève, connaissez-vous son histoire ??

Depuis 1818, une tradition de la ville de Genève consiste à observer un arbre de référence, qui est un marronnier commun, situé sur la promenade de la Treille. Les Genevois notent chaque année la date de l'éclosion du premier bourgeon, ce qui indique le début du printemps. Cette tâche est effectuée par le sautier (secrétaire du Grand Conseil Genevois), qui observe régulièrement l'arbre et note la date de l'éclosion sur un registre.

L'événement fait l'objet d'un communiqué de presse : le printemps est commencé à Genève et peut être en Suisse !

Un premier marronnier est choisi en 1818. Celui-ci meurt au début du XXe siècle et est remplacé par un nouvel arbre en 1905. Ce deuxième marronnier meurt à son tour en 1929 et est remplacé par un autre marronnier commun sur lequel un dernier relevé est fait le 13 mars 2015.

Ce dernier est infecté par un champignon et meurt de l'intérieur peu après.. Madame le Sautier, Maria Anna Hutter, désigne alors à la pépinière de la ville de Genève lequel des greffons descendants du marronnier officiel deviendra le quatrième. En attendant qu'il atteigne une taille suffisante pour assumer son rôle, elle désigne en septembre 2015 un des marronniers de la Treille qui sera l’annonciateur officiel ad interim du printemps à Genève à partir de 2016.

Photo du troisième marronnier officiel photographié en 2012, et déjà malade.

Le marronnier de Genève.
Le marronnier de Genève.

Le marronnier de Genève.

                                                                               Christianne

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14 novembre 2016 : une super Lune !!

18 Novembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Le 14 novembre 2016, à exactement 12h21 en temps légal français, la Lune sera à son périgée, à une distance de 356 509 km. Elle atteindra sa phase de pleine Lune à 14h52 (temps légal français) La Lune pourra paraîtra plus grosse que d’habitude, avec un diamètre apparent maximal de 33,5986’.

L'obsevatoire de Paris

Ce n'était pas à Paris, c'était à Quintal, ce n'était pas le 14, c'était le lendemain, ce n'était pas à 12h21, c'était la nuit, mais elle était extraordinaire tout de même, cette lune. Bravo André pour cette belle photo !!

Et si vous l'avez raté, cette "grosse" lune, ce n'est pas grave, il y aura la même en 2034.

La super lune

La super lune

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Crassulacées, suite....

10 Novembre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici encore deux orpins, Sedum en latin,  que nous rencontrons lors de nos sorties botaniques.

  • Sedum maximum devenu récemment Hylotelephium maximum, grand orpin.

Plante de 30-60 cm, robuste, glabre, à souche épaisse.


- tiges dressées, raides, simples, feuillées

- feuilles dressées, 2-4 cm, opposées ou ternées, ovales, les inférieures sessiles à bases élargies, les supérieures embrassantes en coeur, inégalement denticulées.

Hylotelephium maximum, grand orpin.
Hylotelephium maximum, grand orpin.

Hylotelephium maximum, grand orpin.

- fleurs d'un blanc jaunâtre, pédicellées, en corymbes à rameaux opposés ou verticillés.
- 5 pétales étalés, lancéolés-acuminés, en capuchon au sommet, 3 fois plus longs que le calice
- 10 étamines, les 5 internes insérées à la base des pétales
- 5 carpelles, dressés, acuminés, sillonnés sur le dos.

Écologie : Rochers rocailles, haies et bois, en plaine dans presque toute la France ; rare dans le Midi.

Hylotelephium maximum, grand orpin.

Hylotelephium maximum, grand orpin.

Hylotelephium maximum, grand orpin.
Hylotelephium maximum, grand orpin.

Hylotelephium maximum, grand orpin.

 

  •   Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

 

- Plante vivace de 10-25 cm, robuste, glabre et glauque, à souche épaisse émettant des tiges stériles couchées à feuilles presque imbriquées

- tiges florifères raides, dressées, simples, nombreuses

- feuilles éparses, planes, obovales en coin, longues de 1 à 12 cm, très obtuses, entières, sessiles, non dentées

 

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.
Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

- fleurs roses ou violacées, courtement pédicellées, en corymbe ombelliforme très serré, multiflore

- 5 sépales lancéolés

- 5 pétales plans, d'un tiers plus longs que le calice

- 5 carpelles acuminés, finement granulés.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.
Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Sedum anacampseros, orpin bleu, orpin des infidèles.

Écologie : Rochers des hautes montagnes siliceuses, Alpes et Pyrénées Orientales.

Cet orpin se rencontre à partir du milieu de l’été. Il affectionne les éboulis et les bordures de chemins de préférence sur les sols siliceux, en montagne.

«Anacampseros» signifie en grec «fait revenir les infidèles», cette plante était en effet utilisée pour confectionner des philtres ou des décoctions chargées de ramener les époux infidèles dans leur foyer !

                                                                           Christianne

Source : site botanique Telabotanica => http://www.tela-botanica.org/site:accueil

Autre site à découvrir :

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Sempervivum, éternel ? C‘est la réputation de ce genre, d’être éternel.

29 Octobre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Les joubarbes, genre Sempervivum, appartiennent elles aussi à la famille des crassulacées. Ce sont de petites plantes produisant des rosettes de feuilles charnues, accolées les unes aux autres, dont la forme évoque le capitule d'un artichaut. Chaque rosette se propage soit asexuellement, en émettant des rosettes latérales, soit sexuellement, par de minuscules graines. Chaque plante pousse pendant plusieurs années avant la floraison. Elle meurt après la floraison, laissant autour d'elle de nombreux petits "choux".

Les feuilles, riches en eau, se terminent par des pointes piquantes, rougeâtres ou brunâtres. Les tiges (des stolons) poussent au ras du sol et s'enracinent en produisant de nouvelles rosettes. Les racines fibreuses permettent à la plante de s'accrocher sur des surfaces aussi hostiles que des rochers ou des murets de pierre sèche. Les joubarbes ne savent pas compter, le nombre de pétales de chaque fleur est variable !

Les joubarbes sont cultivées depuis la plus haute antiquité : les Romains leur attribuaient ainsi la faculté d'éloigner la foudre, expression de la colère de Jupiter (d'où le nom de Jovis barba, "barbe de Jupiter".

Sempervivum arachnoideum, joubarbe aranéeuse

Petites rosettes de feuilles reliées entre elles par de longs poils blancs aranéeux, naissant sur les bords et surtout à la pointe des feuilles, formant un réseau ressemblant à une toile d’araignée. Cette « toile »  est un piège à eau, rosée, pluie….

Fleurs rose vif, nombre de pétales variable.

Ecologie : rochers de montagnes : Alpes ; Cévennes et Plateau central ; Corbières et Pyrénées ; la var. dans le Jura.

Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse
Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse

Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse

Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse
Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse

Sempervivum arachoideum, joubarbe aranéeuse

Sempervivum montanum, joubarbe des montagnes.

Assez grandes rosettes de feuilles recouvertes d’un fin duvet de poils courts glanduleux, sans poils aranéeux.

Fleurs d’un rose délicat.

S’aventure parfois dans les pelouses longtemps enneigées des étages alpins et subalpins.

Écologie : Rochers des hautes montagnes : Alpes de la Savoie, du Dauphiné, de la Provence, Pyrénées, Corse.

Sempervivum montanum, joubarbe des montagnes.
Sempervivum montanum, joubarbe des montagnes.

Sempervivum montanum, joubarbe des montagnes.

Sedum tectorum, joubarbe des toits.

Grandes rosettes de feuilles charnues, glabres sauf au bord et à la pointe des feuilles.

Inflorescence à tige « cuirassée » de feuilles.

Fleurs rose « fané».

Écologie : Murs, toits, rochers, surtout en montagne, dans presque toute la France.

Sedum tectorum, joubarbe des toits.
Sedum tectorum, joubarbe des toits.
Sedum tectorum, joubarbe des toits.

Sedum tectorum, joubarbe des toits.

                                                                         Christianne

Source : A la découverte des fleurs des alpes, Parc des Ecrins, édition Libris.

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Les succulentes !

27 Octobre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Non, il ne s’agit pas de dresser ici la liste de plantes délicieuses, à consommer sans modération !

En botanique, succulente signifie «aux tissus charnus gonflés d'eau». Le terme «succulente» se rapporte, entre autres, aux plantes de la famille des crassulacées. Ce terme vient du latin crassula, diminutif du latin crassus qui veut dire «épais ».

Les crassulacées sont géographiquement réparties en bordure de mer, en plaine, en montagne jusqu'à plusieurs milliers de mètres d'altitude suivant les espèces.

Ces plantes charnues sont adaptées à des milieux arides, aridité résultant des caractéristiques du sol, du climat ou de la forte concentration en sel, dans ce dernier cas, on parle de plantes halophiles.

 Leur adaptation est liée à leur capacité à stocker de l'eau dans les feuilles, les tiges ou les racines. Les crassulacées sont xérophiles -se dit de végétaux supportant une certaine sècheresse du sol.

Leurs feuilles peuvent être recouvertes de cire, de poils, la surface des feuilles peut être très réduite.

Crassulacée, Illustration de la Flore de Coste.

Crassulacée, Illustration de la Flore de Coste.

Elles sont capables d'assimiler rapidement l'eau de pluie dans le sol mais certaines profitent des brouillards matinaux qui sont leur seule source d'eau durant de longues périodes.

Elles ont un métabolisme spécifique, le CAM, Métabolisme Acide Crassulacéen.

Celui-ci leur permet de stocker de grandes quantités d’eau. Leurs stomates s'ouvrent principalement la nuit et se ferment durant la journée, ce qui réduit la perte d'eau.

Pour les plus savants qui veulent découvrir les mystères du CAM, voici un site éminemment scientifique :

http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Photosynthese-cours/23-CAM.htm

Article 23 : la photosynthèse des plantes de type CAM.

Les feuilles sont généralement simples et sans stipules. Le limbe est entier ou légèrement incisé mais rarement lobé ou imparipenné. Les nervures sont peu apparentes.

L'inflorescence est terminale ou axillaire.

Les fleurs sont généralement hermaphrodites parfois unisexuées.

Elle comporte 4 à 20 sépales, libres ou soudés, autant de pétales libres et 4 à 10 étamines à filet libres ou légèrement soudés. Il y a le même nombre de sépales, de pétales et de carpelles. 

Les ovaires sont supères, libres. Chaque carpelle est sous-tendu par une glande nectarifère.

Le fruit est formé d'un ensemble de follicules, rarement d'une capsule. Les graines sont minuscules. La reproduction végétative est courante à partir de plantules, de bourgeons ou de feuilles tombées au sol.

Parmi les 35 à 40 genres et les 1 500 espèces mondiales,

je n’en choisis aujourd’hui que trois, qui poussent en France !!

 

Voici Sedum atratum, orpin noirâtre.

Écologie :  Rochers et éboulis des hautes montagnes : Jura, Alpes, Pyrénées.

 

Sedum atratum, orpin noirâtre, photos de Jacques.
Sedum atratum, orpin noirâtre, photos de Jacques.
Sedum atratum, orpin noirâtre, photos de Jacques.

Sedum atratum, orpin noirâtre, photos de Jacques.

Sedum rupestre, orpin des rochers.

Écologie : Rochers, murs et bois, dans presque toute la France.

Sedum rupestre, photo d'André.
Sedum rupestre, photo d'André.
Sedum rupestre, photo d'André.

Sedum rupestre, photo d'André.

Sedum dasyphyllum, orpin à feuilles épaisses.

Ecologie : Murs et rochers, dans une grande partie de la France ; nul dans l'Ouest et le Nord ; Corse.

 

Sedum dasyphyllum, photo d'André.
Sedum dasyphyllum, photo d'André.
Sedum dasyphyllum, photo d'André.

Sedum dasyphyllum, photo d'André.

                                  à suivre..................

                                                           Christianne.

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La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

20 Octobre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Le Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy a organisé comme chaque année la fête de l'automne dans sa sympathique commune. Notre groupe de botanistes avait  prévu une exposition autour des légume, avec

                  De belles affiches !

Très bien rédigées rappelant l’histoire des légumes que nous consommons tous les jours. Nous remercions l'Association pour la Connaissance de la Nature Jurassienne, l'ACNJ, qui est à l'origine de ces affiches et qui nous les a prêtées.

                            Et de vrais légumes !

Aimablement confiés à nos bons soins, par Marie-Paule et Marc SAGE SEGARD, habitants de Gruffy. De magnifiques spécimens, cultivés naturellement.

le groupeNatrue du Musée de Gruffy.

le groupeNatrue du Musée de Gruffy.

Visite de Quentin
Visite de Quentin

Visite de Quentin

Visite de Quentin, animateur du Musée.

Voici les cucurbitacées !!

Le terme courge, ou plus rarement cougourde, désigne plusieurs espèces de la famille des cucurbitacées. Dans cette famille on trouve aussi courge musquée, potiron, potimarron, butternut, patidou, pâtisson……..

Et ces légumes sont des baies  (oui ?) qui sont de plus en plus nombreux sur les étals des maraichers et qui viennent d’Amérique, comme les tomates et les pommes de terre!

Cucurbitacées.

Cucurbitacées.

Voici la vedette du stand "légumes" : un chou énorrrrrme, qui a intrigué nombre de nos visiteurs !

Parmi les légumes que nous connaissons, on trouve beaucoup de brassicacées dont le chou commun, Brassica oleracea, dont nous consommons les feuilles et le chou-fleur, Brassica oleracea L. var. botrytis L. dont nous consommons les fleurs.

 

Chou commun (Brassica oleracea), notre vedette !!

Chou commun (Brassica oleracea), notre vedette !!

Legumes du potager.

Legumes du potager.

Les Apiacées s’invitent aussi à notre table sous forme de carotte, Daucus carota subsp. sativus ou de panais cultivé, Pastinaca sativa L. subsp. sativa.

Carottes et panais.

Carottes et panais.

La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

Toujours de la famille des brassicacées, le navet, Brassica rapa L. subsp. Rapa, c’est la racine qui se trouve dans nos assiettes ! Comme la Betterave rouge qui est une plante potagère, sous espèce de Beta vulgaris. La betterave appartient à la famille des Amaranthacées.

 

 

 

et le  poireau, Allium porrum,  famille ?  Amaryllidacées, comme l’ail et ce qu’on mange dans le poireau, ce sont les feuilles.

 

Poireau, navet et betterave.

Poireau, navet et betterave.

Le piment est une baie comme la tomate, de la famille des solanacées comme la tomate. Le plus connu en France est le piment d'Espelette (Ezpeletako biperra en basque) Capsicum annuum.

Piment

Piment

La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

et aussi la blette, bette ou côte de bette, également appelée bette à carde au Québec et poirée, jotte ou joute en Suisse. C'est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Chénopodiacées,  dont on mange les feuilles et les côtes ou cardes. La plus fréquente Beta vulgaris L. subsp. Vulgaris.

La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

Voici nos généreux jardiniers, encore un grand merci à eux !

La R'Vola, belle journée d'automne dimanche 16 octobre à Gruffy.

A l'année prochaine,

peut être........................

Christianne

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Migration du Vulcain.

17 Octobre 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

La vulcain, surnommé l'Amiral. Photo d'André.

La vulcain, surnommé l'Amiral. Photo d'André.

 

Suivez l’Amiral !! C'est le surnom de Vanessa atalanta, le vulcain.

 

Du 29 au 30 septembre, 7 000 Vulcains migrateurs ont été capturés, marqués avec des couleurs et relâchés sur deux cols alpins dans le Sud-ouest de la Suisse.

Ils sont maintenant en route vers la Méditerranée.
Pour pouvoir les retrouver, nous avons besoin de votre aide pour faire
parler de ce projet ! Nous vous sommes reconnaissants de diffuser cette
information via tous les canaux de communication possibles.


Merci !

Merci de signaler toute observation de Vulcain marqué en envoyant un e-mail à l’adresse suivante: tagging@gmx.ch


Plus d'informations ici

:https://insectmigration.wordpress.com/red-admiral-migration/red-admiral-marking/

Migration du Vulcain.
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