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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

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Les orchidées du Semnoz

14 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Samedi 9 juillet, découverte de la flore des Alpages du Semnoz organisée par le Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy et ses bénévoles.

Cette animation a été prise en charge financièrement par le département de Haute-Savoie  dans le cadre de sa politique Espaces Naturels Sensibles. Prévue initialement le 11 juin, elle a eu lieu le 9 juillet, météo oblige.

 

Les orchidées du Semnoz
Les orchidées du Semnoz

Nous étions huit (7 plus celle qui prend la photo!) et avons pu profiter d’un magnifique soleil. Une petite brise a rendu l’air léger et alpin ! Le groupe était motivé et sympathique, nous avons partagé un bon moment de botanique !

 

La flore du Semnoz est très riche et les nombreux milieux qui se succèdent offrent une variété remarquable de genres et d’espèces.

Nous nous arrêterons tout d'abord sur quelques orchidées rencontrées dans les Alpages proches du Courant d’Ere !

Rappelons la structure bien particulière de la fleur de ces plantes.

schéma de la fleur d'orchidée

schéma de la fleur d'orchidée

Trois pétales dont un démesuré par rapport à l’ensemble, le labelle, et qui porte souvent un tube pouvant contenir du nectar, l’éperon. Il est accompagné de deux autres pétales situés de chaque côté et beaucoup plus petits.

Le labelle sert le plus souvent à attirer les pollinisateurs.

Trois sépales tout en haut de la fleur, souvent en casque.

Une seule étamine (sauf chez le sabot de Venus), réduite à deux sacs de pollen, agglutinés, portés par une minuscule tige et réunis sur un disque collant : les pollinies.

L’organe femelle, l’ovaire, est souvent torsadé mais toujours situé à l’arrière de la fleur.

Voici l'Orchis de Fuchs,  Dactylorhiza Fuchsii 

Plante de 20-50 cm, à tige pleine

Feuilles très étalées et généralement tachetées. La feuille inférieure a un sommet moins effilé.

 

Orchis de Fuchs,  Dactylorhiza Fuchsii

Orchis de Fuchs, Dactylorhiza Fuchsii

Nombreuses bractées dépassant de l’inflorescence, caractéristiques de toutes les Dactylorhiza.

Inflorescence dense, à nombreuses fleurs.

Labelle souvent rose, très profondément trilobé, à lobe médian à peu près aussi large que les latéraux. Le labelle est parcouru de tiretés et de lignes violet, plus denses vers l’axe médian.

Orchis de Fuchs,  Dactylorhiza. Fuchsii
Orchis de Fuchs,  Dactylorhiza. Fuchsii

Orchis de Fuchs, Dactylorhiza. Fuchsii

Abondante dans les Alpages du Semnoz, on trouve l’Orchis de Fuchs dans des milieux variés, prairies sèches, pentes herbeuses, suintements et bois clairs.

 

Inutile de vous rappeler qu'on ne cueille pas les orchidées !

                                                        

                                                            Christianne

                                                            à suivre.................

 

Sources :

Orchidées sauvages de Rhône-Alpes, biotope Editions.

A la découverte des fleurs des Alpes, Parc National des Ecrins, édition Libris

Consultez aussi ce site de la Socièté Française d'Orchidophilie

Autre site à partager

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Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

10 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Une véronique que j’aime beaucoup et qui affectionne les lieux humides. Elle a différents noms vernaculaires, cresson de cheval, salade de chouette,  véronique cressonnée, véronique beccabunga.

 

On rencontre souvent à l’étage collinéen des petits ruisseaux calmes et ombragés, couverts de ces jolies feuilles vertes, luisantes, parsemées de petits scintillements bleus.

 

C'est Veronica beccabunga !

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

Espèce très commune des bords de ruisseaux ou des sources, elle est vivace. Elle présente une véritable symétrie bilatérale au niveau des feuilles et des fleurs. Glabre, elle possède une tige ronde.

Les feuilles opposées, à court pétiole, sont ovales, à limbe épais et luisant, à peine dentée.

Les fleurs sont groupées en grappes qui naissent à l’aisselle des feuilles supérieures.

 

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga, .photo d'André.

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga, .photo d'André.

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

Calice à quatre sépales.

Petite corolle à quatre pétales blancs à la base puis bleu pâle et légèrement striés.

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga.

Deux étamines et un style.

Ovaire supère à deux carpelles.

Fruits en forme de cœur.

Elle appartient au genre Veronica et comme chez toutes les véroniques, le pétale inférieur est plus étroit que les trois autres.

C’est son nom d’espèce qui surprend, beccabunga !

Le coin du linguiste : Jean a fait des recherches pour nous :

Les Américains ont bien édité un « Etymological Dictionary of Grasses, 2007 » (web) où on lit « in honour of Italian botanist Odoardo Beccari (1843- 1920) » pour expliquer ce terme de beccabunga ; Linné était devin …. !!

Tous (européens) s'accordent pour dire que [becca] vient de beke (du vieil-allemand) ou bach, ruisseau, qui est bien son habitat usuel (Smith, 1823) .

Reste [bunga] : deux versions s'affrontent mais la première ne tient pas la route devant la deuxième :

1 -V. beccabunga était utilisée aux siècles passés en pharmacopée et cuisine (même Hildegaard de Bingen la conseillait pour soulager goutte, constipation, dépuratif, anti-scorbut).
Son goût âcre, piquant en bouche, rapprocherait bunga de ''pungent'', ''pungency'' (en anglais, de même sens : acre, piquant).

2.- [bunga] vient du vieil-all. Bungo, bulbe ! (à rapprocher de l'anglais bung: his eyes and nose were bunged up, ce qui signifie il avait les yeux et le nez bouffis).

Genaust dans son « Dictionnaire étymologiques des noms de plantes » dit :
« becabunga ist nach ihren Wurzelknollen benannt » ce qui signifie c'est la racine en boules qui donne son nom à la plante (à vérifier!).

Les espagnols, les hollandais suggèrent la même étymologie. On a latinisé tout cela et voici beccabunga, rappel:Veronica est du féminin!.

En fait, même si l’étymologie est incertaine, ce nom d’espèce est si curieux et chantant (on pourrait le répéter en tapant dans les mains)  qu’on le mémorise rapidement !

 

                                                  Christianne et Jean

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga

Véronique des ruisseaux, Veronica beccabunga

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9 juillet au Semnoz...

1 Juillet 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Le musée de Gruffy vous propose

9 juillet au Semnoz...
9 juillet au Semnoz...
9 juillet au Semnoz...
9 juillet au Semnoz...
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Fabacées

29 Juin 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

Anciens  noms : papilionacées ou légumineuses

 

•  Feuilles opposées ou alternes, souvent composées, munies de stipules ou/et de vrilles.

 

•  Calice à  cinq divisions, souvent à deux lèvres.

 

•  Corolle irrégulière, composée de cinq pétales inégaux :

1 pétale supérieur, grand, redressé l’horizontal,  l’étendard.

2 pétales latéraux, servant de pistes d’atterrissage pour les insectes, les ailes.

2 pétales inférieurs, soudés par le bas, protégeant les parties fertiles de la fleur, la carène.

 

•  Dix étamines soudées par les filets, ou 1 libre et 9 soudées.

 

•  Un ovaire supère à un carpelle.

 

•   Fruit : c’est une gousse, contenant plusieurs graines et pouvant s’ouvrir suivant une ou plusieurs lignes.

 

Les fabacées ont toutes en commun de vivre en relation symbiotique avec des bactéries installées dans leurs racines (de la famille des Rhizobium). Ces bactéries ont la capacité de capturer l'azote atmosphérique et de le transformer en substances azotées directement utilisables pour la plante. Cette association permet aux fabacées de se développer sur des sols pauvres en azote. L’utilisation des fabacées comme engrais vert permet d’enrichir les sols en azote.

Schéma d'une fabacée

Schéma d'une fabacée

Schéma d'une fabacée

Schéma d'une fabacée

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Eté 2016, Animations pour les enfants au Musée de Gruffy

29 Juin 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Eté 2016, Animations  pour les enfants au Musée de Gruffy
Eté 2016, Animations  pour les enfants au Musée de Gruffy
Eté 2016, Animations  pour les enfants au Musée de Gruffy
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Lilium martagon, lis martagon...

28 Juin 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Le 20 juin, dernier jour de ce printemps pluvieux, nous a enfin permis quelques belles rencontres sur les coteaux ensoleillés de Savoie.

Voici le lis martagon, Lilium martagon.

Ce lis très célèbre, au port et aux couleurs remarquables, est protégé dans de nombreux départements français.

On peut même le trouver sophistiqué, dépassant fierement des graminées alentour.

lis martagon, Lilium martagon, photo d'André

lis martagon, Lilium martagon, photo d'André

Le lis martagon est une espèce d'Europe méridionale et médiane, de la famille des Liliacées, surtout présente dans les bois et les prairies des régions de montagne.  De 30 à 90 cm de hauteur, il affectionne les hêtraies et les chênaies.

lis martagon, Lilium martagon, photo d'André

lis martagon, Lilium martagon, photo d'André

On reconnait facilement ses grappes de fleurs penchées en cloche, aux tépales pourpre clair recourbés vers le haut et tachés de pourpre foncé, ses six étamines pendantes aux anthères recouvertes de pollen brun orangé.

lis martagon, Lilium martagon, photo d'André
lis martagon, Lilium martagon, photo d'André

lis martagon, Lilium martagon, photo d'André

Les feuilles sont toutes caulinaires, les inférieures et moyennes verticillées par 5-10, largement elliptiques-lancéolées, atténuées en court pétiole, rudes aux bords, étalées, en verticilles écartés, les supérieures petites et alternes.

lis martagon, Lilium martagon
lis martagon, Lilium martagon

lis martagon, Lilium martagon

 Capsules de 2-3 cm, à 3 loges, à profil obovale, à graines très nombreuses.

lis martagon, Lilium martagon

lis martagon, Lilium martagon

Si vous voulez en savoir plus, ne manquer pas cet article, du Blog "quelques randonnées en Savoie"  avec le lien ci-dessous.

 

Mais surtout, pas de cueillettes et laissez les bulbes en place !!

On sera heureux de retrouver ces magnifiques lis, l’an prochain.

                                                                                    

                                                                                                         Christianne

 

 

Merci à André pour ses belles photos.

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Les orobanches, plantes parasites...

22 Juin 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Qu’est-ce qu’une plante parasite?

C’est une plante qui a perdu son autotrophie et qui se développe aux dépens d’une autre plante.

Selon le degré de perte de l’autotrophie, elle est Hémiparasite ou Holoparasite, 1% des plantes à fleur sont des plantes parasites.

 

Autotrophie      : capacité d’un végétal à puiser ses éléments dans le seul milieu minéral.

Hémiparasite    : plante pouvant croître seule mais plus vigoureuse par parasitage.

Holoparasite     : plante sans chlorophylle, puisant toute sa nourriture des racines de sa plante hôte.

 

Les orobanches sont des plantes herbacées de petite taille, de 10 à 60 cm selon les espèces.

Elles se reconnaissent principalement à leur tige écaillée, dressée, de couleur jaune paille, généralement non ramifiée, aux feuilles en forme d'écailles triangulaires.

Cette tige porte de petites fleurs bilabiées jaunes, blanches ou bleues, groupées en épi terminal de 10 à 20 fleurs (à l'exception d'Orobanche uniflora aux fleurs solitaires).

Les orobanches, plantes parasites...

Elles sont sans chlorophylle et dépendent entièrement de plantes-hôtes pour les éléments nutritifs dont elles ont besoin : ce sont des holoparasites. Les semences d'orobanches, très nombreuses,  émettent après la germination une pousse à l'aspect de racine qui se fixe rapidement sur les racines des plantes-hôtes les plus proches, et dès lors, la plante prélève l'eau et les éléments nutritifs de la plante-hôte.

 

La plupart des espèces d’Orobanches sont spécifiqus et dépendantes d'une seule espèce-hôte. Les orobanches sont souvent désignées par le nom de genre suivi du nom de la plante parasitée, comme orobanche artemisiae-campestris ou orobanche de l’armoise, que nous avons découvert en 2014.

Orobanche artemisiae campestris
Orobanche artemisiae campestris

Orobanche artemisiae campestris

 Ce site aborde de façon plus approfondie la biologie des orobanches :

-Orobanche artemisiae-campestris orobanche de l'armoise, remarquons sa corolle, blanche à jaune clair, veinée de brun-violet et ses bractées brunes dépassant la corolle.

Orobanche artemisiae campestris

Orobanche artemisiae campestris

Nous l’avons trouvée fin mai en 2014 et fin juin en 2016, dans une prairie sèche située sur le crêt de Monthoux (73). Artemisia campestris affectionne les pelouses sèches médio-européenne  (xerobromion), son orobanche parasite aussi !    

Orobanche artemisiae campestris
Orobanche artemisiae campestris

Orobanche artemisiae campestris

D'autres sont capables de parasiter plusieurs espèces ou genres, ainsi Orobanche minor qui croît aussi bien sur le trèfle que sur divers genres apparentés des Fabacées.

Orobanche minor

Orobanche minor

-Orobanche minor, orobanche du trèfle, sa tige est jaune à brun pourpré et sa corolle jaune à pourpre brunâtre. 

-Orobanche minor,

-Orobanche minor,

La nôtre, trouvée en 2014 près d’une prairie de fauche à Drumetaz début juin, a choisi une tenue plus proche du violet !

Remarquons les poils glanduleux situés sur la corolle.

-Orobanche minor,

-Orobanche minor,

Un nouvelle rencontre avec cette orobanche le long des champs de Gruffy, debut juin 2016, la voici

-Orobanche minor, photos de Jacques faites cette année
-Orobanche minor, photos de Jacques faites cette année

-Orobanche minor, photos de Jacques faites cette année

-Dans la liste de nos trouvailles 2014, notons aussi Orobanche gracilis, orobanche grêle, autrefois baptisée orobanche cruentaorobanche sanglante ( !) à cause de sa couleur rouge.

Orobanche gracilis
Orobanche gracilis

Orobanche gracilis

-Corolle jaune rougeâtre à l’extérieur, rouge sang à l’intérieur.

Orobanche gracilis
Orobanche gracilis

Orobanche gracilis

-Elle parasite les fabacées et dégage une forte odeur de girofle.

Nous l’avons rencontré plusieurs fois en 2014, aux Teppes de la Repentance, à Pragondran, en montant au col de Cherel etc..

Elle pousse dans des pelouses steppiques (stipo-poion), calcaires.

Elle peut pousser jusqu’à 1300 m. 

-Remarquons ses stigmates jaunes.

Orobanche gracilis

Orobanche gracilis

Citons une quatrième orobanche que nous connaissons déjà, Orobanche caryophyllacea, orobanche du gaillet ou orobanche à odeur d'œillet,  stigmate brun rouge, odeur de clou de girofle ou d'oeillet. C’est la photo du début de l’article et la photo qui suit.

Orobanche caryophyllacea

Orobanche caryophyllacea

De nombreux sites répertorient les orobanches, essayez celui-ci :

P.S. :

Les orobanches appartiennent à la famille des .......orobanchacées!!                                                   

                                                           Christianne

 

Merci à Nicole, Christianne et Jacques, pour ces belles photos.

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Erable sycomore

14 Mai 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Fiches techniques

 

Erable sycomore, Acer pseudoplatanus L.

 

 Il est appelé aussi Faux platane. Il lui ressemble en effet, par ses feuilles et son écorce, mais le platane a une ramification alterne, alors que chez le sycomore, les feuilles sont opposées.

 

Pourquoi le nom de sycomore ? Curieusement rien à voir avec le platane cette fois,  ses feuilles ressemblent aussi à celles d'un figuier, qui se dit sykon en grec.

 

Erable sycomore feurs et feuilles 2

 

C’est le plus grand des Erables d’Europe mais il dépasse rarement plus de 30m. Sa croissance est assez rapide : longévité possible 300-400 ans, mais il peut être exploité vers 120-150 ans.

 

Ecorce : d’abord gris jaunâtre brillante, puis larges plaques écailleuses se décollant sur les bords (comme le platane).

Feuilles : grandes (6-15 cm) à 5 lobes obtus séparés par des sinus très étroits et aigus. ; belles colorations dorées à l’automne.

 

Erables 2 bis copie

Fleurs : se développent après les premières feuilles, verdâtres, en grappes allongées pendantes.

 

Erable sycomore fleur

Fruits : les disamares sont à ailes rétrécies à la base, élargies et arrondies au sommet, formant un “ V “ ouvert au plus à 90°. Graines renflées.

 

Erable sycomore disamare 3

 

Caractéristiques du bois

 

Bois tendre à mi-dur -flotte dans l'eau.

Aspect : jaune très clair avec quelques trainées, c'esr un bois nerveux.

Il se travaille facilement mais peut présenter un retrait très important Utilisé en ameublement et agencement, il peut être décoloré pour le rendre encore plus blanc. Employé en marqueterie, placage, tablettes. Employé egalement en lutherie et tournerie

 

Argenterie des Bauges

L’érable sycomore a contribué à la renommée du massif des Bauges. En effet, c’est son bois qui était utilisé pour réaliser la traditionnelle "Argenterie des Bauges". Ce nom a sans doute été donné par dérision, c'est la vaisselle des pauvres qui est en bois !! Cet artisanat en bois tourné, occupation des paysans pendant l'hiver et complément de revenus pour eux, est colporté hors du massif dès le XVIIème siècle.

Les colporteurs vendaient alors des "boteillons" sorte de gourdes plates, des "coppets" saladiers de différentes tailles, mais surtout des "pôches", louches  munies d'un crochet taillé dans la masse du manche . Notons que la "pôche" fut longtemps le symbole de la maîtresse de maison, le signe de son autorité.

 

les pôches

 

“ Plane “ ou pas “ plane “ ?

 

Dans la tradition bauju, le bois utilisé pour la tournerie est nommé “plane“. En effet, pour les anciens ayant une pratique des choses de la nature, il existait dans les Bauges deux érables : l'érable et le plane

  1. L'érable,  c’est l’’Acer campestre, érable champêtre.
  2. Le plane lui regroupe allègrement l'érable plane (Acer platanoïdes), le sycomore (Acer pseudoplatanus) et l'érable à feuilles d'obier ou érable d'Italie (Acer opalus).

 

........................................................................ Joanny

Nous parlerons de l’érable champêtre et de l’érable d’Italie dans notre prochain article. 

  Photos Christianne

A noter : 

L'une de nos lectrices, spécialiste des équidés, nous fait remarquer, à juste titre, que les graines d'Erable sycomore sont toxiques pour les chevaux.

L'Acer negundo (érable negundo), qui n'est pas originaire d'Europe mais y a été introduit et fait parti maintenant des plantes dites envahissantes, est aussi concerné.

 

Consultez ces deux sites :

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"Ça butine, ça bourdonne dans le verger"...

13 Mai 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Samedi 21 mai aura lieu à Gruffy, au Musée d'Histoire Naturelle,

une animation dans le verger,

en lien avec le Parc Naturel Régional du Massif des Bauges.

 

Le musée de Gruffy propose une découverte des différentes espèces de

poiriers et de pommiers, notamment sur leurs utilisations culinaires.

Amplifier ses connaissances sur le lien étroit entre le verger et le monde des

abeilles.

Dégustation et activités ludiques.

A partir de 6 ans, gratuit sur inscription auprès du musée,

de 14h à 16h30.

 

En cas de pluie, l'animation se déroulera dans le musée.

En espérant vous voir nombreux.

Quentin VARNIERE

Quentin VARNIERE

Partenaires du Musée de Gruffy.

Partenaires du Musée de Gruffy.

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Deux orchidées rencontrées dans les Savoie....

9 Avril 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

Voici deux orchidées du même genre, présentes dans nos départements des Savoie et très originales, chacune à leur manière.

Il s’agit du genre Himantoglossum, du latin himas signifiant langue et glossa lanière, ce terme fait référence au labelle de la fleur. Ce genre est répandu dans le bassin méditerranéen et sur la façade atlantique.

 

Tout d’abord voici Himantoglossum hircinum, l’orchis bouc. La « langue en lanière » est tout à fait adaptée à son labelle. Hircinum se rapporte à son odeur désagréable, de bouc ? Mais seulement si on « renifle » la fleur de près!

Himantoglossum hircinum, jeune plantule !

Himantoglossum hircinum, jeune plantule !

Himantoglossum hircinum préfère les terrains calcaires et secs, la pleine lumière ou la mi-ombre,  jusqu’à 1000 m en Savoie .

C’est une plante très robuste, de 20 à 100 cm, à tige épaisse.

Une rosette de 4 à 6 feuilles à la base, souvent flétries lors de la floraison.

L’inflorescence est dense, de 40 à 80 fleurs (jusqu’à 120 !).


 

Himantoglossum hircinum, photo de Josette.

Himantoglossum hircinum, photo de Josette.

Périanthe en casque. Le labelle est divisé en trois lobes, deux latéraux courts et le médian étroit et long (de 30 à 60 mm) vrillé et lavé de pourpre.

Voyez ces grands labelles qui s’étirent et se tordent comme des langues à la recherche d’une proie !

Himantoglossum hircinum, photo de Josette.

Himantoglossum hircinum, photo de Josette.

Himantoglossum hircinum, photo de Josette.

Himantoglossum hircinum, photo de Josette.

Cette orchidée est bien présente en Rhône-Alpes mais surtout en Drome, Ain, Ardèche et Isère. Elle est protégée dans la Loire et classée vulnérable en Savoie. En effet, son milieu est menacé du fait de l’anthropisation* et de l’embroussaillement des coteaux qu’elle affectionne.

Floraison de mai à juillet, la rosette est visible dès l’automne.

 

* En géographie et en écologie, l'anthropisation est la transformation d'espaces, de paysages,  d'écosystèmes ou de milieux semi-naturels sous l'action de l'homme.

Orchis bouc, à Gruffy

Orchis bouc, à Gruffy

La deuxième espèce d'himantoglossum  présente dans les Savoie (73 seulement) arrive directement du Sud par la vallée du Rhône, elle a atteint les rives du lac du Bourget depuis plusieurs années. Elle n’est connue que de quelques sites.

 

C’est Himantoglossum robertianum, orchis géant, orchis à longues bractées, on l’appelle aussi Barlia robertiana.

Himantoglossum robertianum, en 2010, en Savoie, photo de Jacques

Himantoglossum robertianum, en 2010, en Savoie, photo de Jacques

Aussi, au printemps, l’un de nous ou nous tous (le Groupe Nature de Gruffy), allons lui rendre une petite visite pour prendre de ses nouvelles et cette année, elles sont trois sur le même site !!

Himantoglossum robertianum, en 2016, en Savoie. Photo d'André.

Himantoglossum robertianum, en 2016, en Savoie. Photo d'André.

Cette plante de 30-60 cm a une tige très robuste.

Rosette de 5 à 8 feuilles, charnues

Inflorescence dense, 20 à 60 fleurs


Himantoglossum robertianum, en 2016, en Savoie. Photo d'André.

Himantoglossum robertianum, en 2016, en Savoie. Photo d'André.

Bractées lancéolées dépassant les fleurs.

Casque verdâtre à rosé et labelle court (jusqu’à 20 cm) et large, trilobé, rose violacé, le médian divariqué en cœur renversé, les lobes latéraux ondulés.

Himantoglossum robertianum,

Himantoglossum robertianum,

Préfère les terrains calcaires et secs, la pleine lumière ou la mi-ombre, jusqu’à 750 m. Pelouses, garrigues. Dans les départements plus méditerranéens, il n’est pas rare de la trouver au bord de routes.

Floraison de janvier à avril, rosette présente dès octobre. Surtout en région méditerranéenne et en vallée du Rhône. N’est plus protégée (depuis 1997) car ses effectifs ont beaucoup augmentés.

Himantoglossum robertianum, en Savoie en 2013, photo de Josette.

Himantoglossum robertianum, en Savoie en 2013, photo de Josette.

                                                                                  Christianne

 

Merci à Sylvie pour ses conseils.

Source : 

A la rencontre des orchidées sauvages de Rhône-Alpes, Biotope éditions, Mèze 2012.

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