Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

Connaissez-vous les ongulés ?

7 Avril 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Confèrence Vendredi 22 avril à 18h,

clos Guévin à Gruffy.

Connaissez-vous les ongulés ?
Connaissez-vous les ongulés ?
Connaissez-vous les ongulés ?
Lire la suite

Le printemps est là......

2 Avril 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

La nature nous offre ses premières fleurs que nous connaissons bien.

Voici celles qui poussent presque dans la neige,

 

  • Le crocus, Crocus vernus.
Crocus vernus, photos de Jacques
Crocus vernus, photos de Jacques

Crocus vernus, photos de Jacques

  • La nivéole de printemps, Leucojum vernum, protégée dans de nombreux départements.
Leucojum vernum, photo de Nicole

Leucojum vernum, photo de Nicole

Leucojum vernum, photo de Nicole

Leucojum vernum, photo de Nicole

Les printanières, qui accompagnent la première verdure,

 

  • La scille à deux feuilles, scilla bifolia, et ses feuilles cuculées.
Scilla bifolia, photo de Jacques.

Scilla bifolia, photo de Jacques.

  • L’erythrone dent-de-chien, Erythronium dens-canis, dent de chien à cause de la forme de son bulbe, avec ses feuilles en "tenue de campagne".
Erythronium dens-canis, photo de Jaxques.

Erythronium dens-canis, photo de Jaxques.

Les plus rares voire très rares

  • Le bulbocode, bulbocodium vernum ou Colchicum bulbocodium, qu’il faut aller chercher sur les versants rocheux et ensoleillés du Vuache, par exemple.
Bulbocodium vernum, photo de Jacques

Bulbocodium vernum, photo de Jacques

Et évidemment il y a la primevère, Primula acaulis (vulgaris), Primevère commune, très répandue mais pas partout en France.

En effet, elle est protègée en Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais.

 

Elle a fait l’objet de nombreux articles sur ce blog, ainsi que la famille à laquelle elle appartient, les primulacées.

 

Voir aussi les articles de juin 2014 en particulier celui du 23 juin, qui étudie le genre « primula », de nos amis Monique, Hélène, Odile, Jean-Pierre et Jean.

Primula acaulis
Primula acaulis

Primula acaulis

Mais il y a une particularité de primula acaulis que nous n’avons pas abordée.

Voici deux photos, regardez bien, les primevères sont presque identiques, seulement…. presque.

La première est « longistylée », clic sur la photo pour l'agrandir.

Photo 1 : Primula acaulis longistylée.

Photo 1 : Primula acaulis longistylée.

La seconde est « brévistylée ».

Photo 2 : Primula acaulis brévistylée.

Photo 2 : Primula acaulis brévistylée.

et si vous voulez comprendre la raison de ces différences, voilà un blog qui vous éclairera sur le comment et le pourquoi :

Vous avez compris ? Voilà qui rend les primevères moins banales, il faut se pencher et les regarder de près.

Sur la première photo, on voit, au centre de la corolle, le stygmate (sommet du pistil), car le pistil est plus long que les étamines. C’est la primevère  longistylée…

Sur la seconde, on voit au centre de la corolle, les étamines, qui sont plus longues que le pistil. C’est la primevère  brévistylée…

 

Sur la photo ci-dessous, la P. longistylée est à droite, la P. brévistylée est à gauche................

Primula acaulis, en coupe, à droite longistylée, à gauche brevistylée, photo commentée d'André

Primula acaulis, en coupe, à droite longistylée, à gauche brevistylée, photo commentée d'André

Tout ça pour ça !!!

 

Fruits de Primula acaulis....

Fruits de Primula acaulis....

                                              Christianne

 

Merci à Joanny pour ses recherches sur Internet.

 

Ps : voir aussi "les primulacées" sur les onglets en tête du blog.

Lire la suite

Animation au musée de Gruffy,

31 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 Vacances d'Avril  

Le Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy propose pendant les vacances d'avril, du mardi au vendredi, tous les après midi, des animations nature sur les thèmes suivant : le monde des abeilles, le printemps de l'imagination, balade découverte et artistes nature.
 
 
 
Animation sur réservation au 04 50 77 58 60 ou via info@musee-nature.com
Animation au musée de Gruffy,
Animation au musée de Gruffy,
Lire la suite

Le Granier, Savoie, suite et fin....

25 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Mais le Mont Granier a été aussi l'objet d'événements positifs : une première hivernale en février 2003 sur cette face nord tant redoutée, considérée comme « pourrie », interdite d'escalade.

Dans la partie supérieure, une voie ''normale'' fut ouverte en 1967 par Yannick Seigneur, guide, et cinq compagnons. Restaient les 350 premiers mètres depuis la base.....Profitant de conditions hivernales inhabituelles, avec des températures oscillant entre -7°C et -22°C et de la formation d'une goulotte de glace, Benoît Robert, 30 ans, guide de montagne né au pied du Granier, et Jérémie Ponson, 23 ans, se lancèrent dans la directissime de la face Nord intégrale depuis les 1300 m de la base jusqu'au sommet. Il leur fallut 6 jours sur place, souvent dans la pénombre !

Comme le dit B. Robert, familier du Groenland et de l'Alaska : « c’était devenu un objectif incontournable ! L'aventure n'est pas forcément au bout du monde ! » Article de Philippe Revil, in le Monde 21-02-2003

A l'autre bout du plateau sommital du Granier (à parcourir avec prudence - relief karstique !-) se trouve la Grotte de la Balme à Collomb : en novembre 1988, des spéléos explorant la grotte trouvèrent une grande quantité (en milliers) d'ossements d'Ursus spelaeus l'ours des cavernes !

De 1989 à 1994, les fouilles sous la direction du Musée d'Histoire Naturelle de Lyon établirent que cette grotte d'hivernation fut fréquentée plus de 21000 ans [entre -45000 et -24000] !!

 

Voici des photos du site de la grotte de La Balme-à-Collomb :

 Photo du magazine ALPES (1994)

Photo du magazine ALPES (1994)

 Photo du magazine ALPES (1994)

Photo du magazine ALPES (1994)

Le Musée de l'Ours à Entremont le Vieux, très moderne, propose une très intéressante et vivante reconstitution de la vie dans cette grotte (un dispositif ingénieux permet d'entrevoir l'ouverture de la grotte 1000m plus haut ; la grotte est, bien sûr, interdite au public).

L'ours des cavernes, reconstitution. photo internet.

L'ours des cavernes, reconstitution. photo internet.

Le Mont Granier, par sa forme si particulière vue d'en bas, a inspiré bien des peintres – savoyards ou d'ailleurs – quelques-uns sont exposés à Chambéry dans les musées. Les photographes, amateurs ou non, simples touristes l'admirent et le mettent en boîte !

(cf nos articles précédents !!)

Les premiers Magdaléniens ne virent jamais l'ours des cavernes, disparu déjà 11000 ans auparavant ! Nous non plus, mais il nous reste Rupicapra rupicapra cartusiana, le chamois de Chartreuse !

 

le chamois de Chartreuse, photo internet.

le chamois de Chartreuse, photo internet.

Quant aux environ 2000 espèces de plantes, je ne mentionnerai que Cypripedium calceolus, le sabot de Vénus, et sa cohorte d'une soixantaine d'espèces d'orchidées – au pied du Mont Granier.

 

Protection Nationale

Bouquet de sabots de Vénus au pied du Granier;

Bouquet de sabots de Vénus au pied du Granier;

Plus méridionale, au pied du Chamechaude, Dianthus hyssopifolius (Dianthus monspessulanus ssp sternbergii) au parfum si enivrant !

Protection Nationale

Chamechaude vu depuis St Hugues de Chartreuse

Chamechaude vu depuis St Hugues de Chartreuse

Dianthus monspessulanus, oeillet de Montpellier.

Dianthus monspessulanus, oeillet de Montpellier.

 Une mention particulière pour trois autres plantes :

Sideritis hyssopifolia, lamiacée, la crapaudine à feuilles d'hyssope ou thé des Alpes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sideritis hyssopifolia, crapaudine à feuilles d'Hysope.

Sideritis hyssopifolia, crapaudine à feuilles d'Hysope.

Artemisia umbelliformis (Artemisia mutellina), astéracée, le génépi blanc.

 

Protection Nationale

Artemisia umbelliformis (A. mutellina) le génépi blanc, photo de Jacques.

Artemisia umbelliformis (A. mutellina) le génépi blanc, photo de Jacques.

 

Hypericum nummularium, hyperacée,  la vulnéraire …. 

                           La Flora Gallica dit « surtout en Chartreuse »

Protection Nationale

 

(Désolé, je n'ai pas de photo!!)

 

toutes à consommer avec modération !!!!!!

 

                                                                                 

                                            Jean

C'est fini !!

 

Peintres savoyards :

  • Jean-Marie BUGNARD (1806- 1947) : « le peintre du Granier » ! Le Granier au couchant (1921 et 1947) , le Granier,crépuscule triste 1921
  • Roger TERRIER (1917- 1945) : né à Chambéry dans une famille de cheminots. Suit les cours de l'Union Artistique de Savoie (direction : Amédée Daille). Grand résistant, il décède de tuberculose à l'âge de 27 ans en janvier 1945.
  • Jacques DAUGERON (contemporain). Si Chambéry est sa ville d'enfance, il ouvre son 1° atelier à Grenoble en 1993, revient à Chy en 1997, son atelier est 6 rue Métropole .
  • Bernard VINCENT   (contemporain) : pas d'info pour l'heure...

 

Biblio :

Nombreuses entrées sur internet dont carte de  la Chartreuse de Guillaume Daugé

 

Guide du Relief des Alpes du Nord , 3° éd. ,       Henri Widmer    (Editions Gap 2015)

Plaquette des Missionnaires de N.D. de Myans,  Ed. Collard, Covin, Jansol - non datée

La SAVOIE, les 305 communes,                         Ed. Delattre 2008

Dictionnaire Etymologique des Noms de Lieux en Savoie, Adolphe Gros , Ed. La Fontaine de Siloé

Le massif de Chartreuse, carte faite par Guillaume DAUGE

Le massif de Chartreuse, carte faite par Guillaume DAUGE

Lire la suite

Les mercredis du Musée de Gruffy,

22 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Les mercredis du Musée de Gruffy,

Le musée d'histoire naturelle de Gruffy propose

ce mercredi 23 et le 30 mars prochain

 

une animation sur le "Printemps de l'imagination".


Présentation de l'animation sur le site web :

 

www.musee-nature.com/agenda

Accessible à partir de 5 ans de 14h30 à 16h30 sur réservation.

Tous renseignements et réservation au

 

04 50 77 58 60

 

ou via

info@musee-nature.com

Les mercredis du Musée de Gruffy,
Lire la suite

Le Granier, en Savoie, suite....

21 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

Tout est en place pour la catastrophe en novembre 1248, probablement due à l'érosion et aux infiltrations dans ce relief karstique. Et aussi, peut-être, à un tremblement de terre ressenti jusqu'en Angleterre : une masse de terre évaluée entre 150 à 500 millions de m3, selon les géologues, s'abattit sur la plaine ensevelissant jusqu'à 5000 personnes d'après l'historien Fodéré (chiffre revu à la baisse, actuellement....).

 

La zone d’épandage s'étend sur 23 km2 (parfois 40 m de profondeur). Disparaissent entièrement cinq paroisses – Cognin, Vourey, St André, Granier, St Pérange -, et deux sont partiellement détruites : Myans et Les Murs. Le nom « les Abymes » est fort évocateur, les vignobles y prévalent.

Le Granier, en Savoie,  suite....

La thèse souvent retenue de nos jours est la suivante : une partie de la corniche calcaire cède et tombe sur les strates marneuses (vallaginiennes) gorgées d'eau, provoquant le glissement de terrains marneux. Le frottement des strates provoque une élévation de température qui vaporise l'eau ; ceci accélère les coulées entraînant des chutes des pans de la montagne. Une atmosphère de fin du monde, d’apocalypse ! La falaise ainsi créée est de 700 m-800 m de large, haute environ de 900m !

Le Mont Granier n'allait pas en rester là : en juin 1953, de nouveaux blocs se détachèrent de la falaise, créant une brèche de 300m de haut, 80m de largeur, sur une profondeur de 25 m.

Que dire de la brèche récente de janvier 2016 ! Les photos sont impressionnantes et ne manquent pas de ''ressusciter'' les effrois des  effondrements précédents !

2016, Photos parues sur le site du Dauphiné Libéré
2016, Photos parues sur le site du Dauphiné Libéré

2016, Photos parues sur le site du Dauphiné Libéré

L’événement de 1248 a eu un retentissement considérable ! Pas de journalistes ni de témoin oculaire, mais les chroniqueurs de l'époque (1250 à 1283) à savoir les moines (tous ordres) en font des relations fournies : il en reste 9 textes dont je ne retiendrai que deux :

 

- Matthieu Paris, moine anglais, considère que la catastrophe est une punition pour les Savoyards, peuple perfide, comploteur avec le pape, et donc haïssable. Ils sont trop influents dans les affaires du royaume briton à la suite du mariage d'Henri III Plantagenet ( cf . la série TV Wolf Hall) avec Eléonore de Provence, petite-fille du Comte de Savoie Thomas I en 1236 !.....

 

- Étienne de Bourbon, moine français : pour lui c'est la punition du conseiller d'Amédée IV, qui expulsa les moines franciscains du prieuré d’Apremont pour s'accaparer de leurs biens. L'éboulement eut lieu la nuit de ce même jour de leur expulsion.....

 

 

Je vous fais languir ! Voici la légende représentée dans d'anciennes gravures et chroniques : ce gigantesque  éboulement est l’œuvre du Diable et de ses acolytes, les Calabrins ! Au soir d'une journée sereine et calme – sauf pour les franciscains ci-dessus-, tempêtes et fin du monde se déchainèrent et firent tomber la montagne car les Calabrins s'en donnèrent à cœur joie !

               « Pousse, pousse Calabrin,

              Pousse jusqu'à Chignin ! »

S’exhortaient-ils mutuellement !

Fresques réalisées en 1936 par Léon Raffin

Fresques réalisées en 1936 par Léon Raffin

  C’est alors que vint la réponse :

           « Je ne puis, la Noire m'en empêche ! »

 

De fait l'éboulement s'arrêta au pied de la chapelle de la Vierge Noire, plus exactement aux talons des moines apeurés en prière qui avaient trouvé refuge là, fuyant le méchant conseiller cupide !!

Le choeur et la Vierge Noire du Sanctuaire de Myans.
Le choeur et la Vierge Noire du Sanctuaire de Myans.

Le choeur et la Vierge Noire du Sanctuaire de Myans.

Un vrai miracle de la Vierge ! Le pèlerinage était né, puisqu'on vient la supplier en cas de fléaux, d'épidémies, de danger … en témoignent nombre d’Ex-voto dans la crypte. Le sanctuaire et la chapelle supérieure, furent construits en 1498. La monumentale Vierge dorée, sur la tour, dominant toute la plaine est bien plus récente. 

 

La Vierge dorée de Myans (73)

La Vierge dorée de Myans (73)

La plaine qui s'etend actuellement au pied du Granier

à droite, la célèbre faille de Montmélian.

Le Granier, en Savoie,  suite....

Le Granier vu depuis le Lac de St Hélène

 photo de Nicole

photo de Nicole

                                                                  Jean

 

à suivre .......................

Peintres savoyards :

  • Jean-Marie BUGNARD (1806- 1947) : « le peintre du Granier » ! Le Granier au couchant (1921 et 1947) , le Granier,crépuscule triste 1921
  • Roger TERRIER (1917- 1945) : né à Chambéry dans une famille de cheminots. Suit les cours de l'Union Artistique de Savoie (direction : Amédée Daille). Grand résistant, il décède de tuberculose à l'âge de 27 ans en janvier 1945.
  • Jacques DAUGERON (contemporain ):Si Chambéry est sa ville d'enfance, il ouvre son 1° atelier à Grenoble en 1993 ; revient à Chambery en 1997, son atelier est 6 rue Métropole .
  • Bernard VINCENT   (contemporain) : pas d'info pour l'heure...

 

Biblio :

Nombreuses entrées sur internet dont carte de  la Chartreuse de Guillaume Daugé

 

Guide du Relief des Alpes du Nord , 3° éd. ,       Henri Widmer    (Editions Gap 2015)

Plaquette des Missionnaires de N.D. de Myans,  Ed. Collard, Covin, Jansol - non datée

La SAVOIE, les 305 communes,                         Ed. Delattre 2008

Dictionnaire Etymologique des Noms de Lieux en Savoie, Adolphe Gros , Ed. La Fontaine de Siloé

Lire la suite

6 ans aujourd'hui !!!

17 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Le blog entre-semnoz-et-chéran a 6 ans aujourd’hui !

 

Merci à tous les rédacteurs pour leurs excellents articles.

Merci à tous les photographes, pour leurs superbes clichés.

Merci à tous les fidèles abonnés.

Merci à tous les lecteurs assidus ou occasionnels.

Merci pour les encouragements et tous les messages.

 

Et….bon anniversaire à nous tous !

Et……merci à overblog.

6 ans aujourd'hui !!!
Lire la suite

Le Mont Granier, 1933 m d'altitude, en Savoie.....

14 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

« Bastion » nord du Massif de la Chartreuse, Chartreuse que Stendhal baptisa l' « Émeraude des Alpes » ! Il suggérait par-là l'aspect très vert de ce massif, grâce à l'abondance de l’eau, en surface et en sous-sol.

Carte du massif de la Chartreuse, de Guillaume Daugé

Carte du massif de la Chartreuse, de Guillaume Daugé

« Le plus chahuté des massifs préalpins », il paraît inexpugnable vu d'en bas et les trois cols dans l'axe général du massif – NNE / SSO -, à savoir cols du Granier, du Cucheron et de Porte,  n'enlèvent rien à cette première impression, tant est déroutant le chaos des sommets intérieurs (tous autour des 2000 m alt.) séparés de vallons abrupts. Le bassin versant penche vers l'ouest et les entailles du Guiers Vif et du Guiers Mort offrent deux ''pénétrantes'' respectivement à partir des Échelles et de St Laurent du Pont.

Le Mont Granier se situe à l'extrémité nord de ce qui s'appelle « les Hauts de Chartreuse », bordure orientale dominant par ses falaises, telles des murailles, la vallée du Grésivaudan avec les Lances de Malissard, la Dent de Crolles proche du St Eynard (et Grenoble) au sud. [Il y a aussi le Col du Coq à ce niveau, qui permet de gagner le Grésivaudan]. Cette partie de Chartreuse correspond au  P.N.R. de Chartreuse créé en 1995.

Le Granier vu depuis Curienne

Le Granier vu depuis Curienne

La plupart des sommets sont en calcaire urgonien sur strates de marnes, ce qui est idéal pour créer un relief karstique, vrai gruyère fait de réseaux de grottes et galeries souterraines creusées par les infiltrations d'eau. Ainsi 341 grottes et 65 km de galeries pour le Mont Granier, et pour la Dent de Crolles  c'est encore plus vaste, petit paradis pour spéléologues !

 

Si St Bruno se retira en son « désert »  (la future Grande Chartreuse) au XIe siècle, sûr d'y trouver solitude et sérénité silencieuse loin du monde, nombre de petites localités s'installèrent au pied de ce ''château fort'', telle Apremont la bien nommée (asper mons = montagne rocheuse et rude). 

La grande Chartreuse, au vallon de St Bruno, photo internet Patrice 78500

La grande Chartreuse, au vallon de St Bruno, photo internet Patrice 78500

Elle est déjà mentionnée dans le Cartulaire de Grenoble, vers 1100 : « ecclesia Sancti Petri de Asperomonte » en 1191- ceci n'a guère changé, c'est toujours l'église St Pierre. On y trouve mention de « apud monasterium quod granarium dicitur » 1097. D'aucuns prétendent que « granarium » était un véritable grenier, lieu d’approvisionnement pour les armées romaines. Au Moyen-Age « granarium » avait ordinairement le sens plus modeste de grange (granea, en latin). Ce hameau a laissé son nom à la montagne !

Le Granier vu depuis Apremont

Le Granier vu depuis Apremont

Il en est de même pour la bourgade de St André, chef-lieu du Décanat de Savoie, sous l'autorité de l'évêque de Grenoble. Fort probablement sur l'emplacement du village actuel de St André (à proximité du lac du même nom).

Avant de raconter l'histoire, un dernier lieu, toujours au pied du Mont Granier, doit être mentionné : Myans sur la commune de '' Les Murs'', l'actuelle Les Marches. Cette appellation '' Myans'', sous-entendu castellum ou podium (monticule), désigne une position médiane, au milieu de la vallée sur une moraine. Ici y fut construit une chapelle, dès le XIIe siècle, vouée au culte mariale : à « N.D. Noire en éthiopienne ».

Voici l'église telle que nous la voyons au XXIe siècle 

 

Le sanctuaire N.D. de Myans

Le sanctuaire N.D. de Myans

Le clocher et la Vierge dorée de Myans.

Le clocher et la Vierge dorée de Myans.

                                                                 Jean

à suivre......................

Peintres savoyards :

  • Jean-Marie BUGNARD (1806- 1947) : « le peintre du Granier » ! Le Granier au couchant (1921 et 1947) , le Granier,crépuscule triste 1921
  • Roger TERRIER (1917- 1945) : né à Chambéry dans une famille de cheminots. Suit les cours de l'Union Artistique de Savoie (direction : Amédée Daille). Grand résistant, il décède de tuberculose à l'âge de 27 ans en janvier 1945.
  • Jacques DAUGERON (contemporain). Si Chambéry est sa ville d'enfance, il ouvre son 1° atelier à Grenoble en 1993 ; revient à Chy en 1997 , son atelier est 6 rue Métropole .
  • Bernard VINCENT   (contemporain) : pas d'info pour l'heure...

 

Biblio :

Nombreuses entrées sur internet dont carte de  la Chartreuse de Guillaume Daugé

 

Guide du Relief des Alpes du Nord , 3° éd. ,       Henri Widmer    (Editions Gap 2015)

Plaquette des Missionnaires de N.D. de Myans,  Ed. Collard, Covin, Jansol - non datée

La SAVOIE, les 305 communes,                         Ed. Delattre 2008

Dictionnaire Etymologique des Noms de Lieux en Savoie, Adolphe Gros , Ed. La Fontaine de Siloé 2004

Aquarelle, Jacques Daugeron (internet)

Aquarelle, Jacques Daugeron (internet)

Lire la suite

Ouverture annuelle du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy,

8 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 


--  Le printemps de l'imagination  --

Dimanche 20 mars de 14h à 18h.

« J’imagine mon printemps par l’image d’un arbre aux fleurs roses dispersant son odeur à travers les champs… »
A chacun son imagination, à chacun son printemps.

 

Au travers d’ateliers créatifs tel que le land art, amplifions les couleurs et donnons de la vie à cette saison au musée d’histoire naturelle de Gruffy pour l’ouverture annuelle qui se déroulera le 20 mars à partir de 14h.

 

Tarifs :
Enfant : 4.50€
Adulte : 6.50€

Renseignements :

04.50.77.58.60
info@musee-nature.com

 Ouverture annuelle du Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy,
Lire la suite

Connaissez-vous les tarpans ???

7 Mars 2016 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

Restons dans les découvertes insolites avec cet article de Joanny :

Il y a quelques temps, lors de mes pérégrinations sur le "net", je recherchais des articles sur la “biodiversité“. Un titre m’a interpellé “ Avec leurs crottins, les tarpans participent à la biodiversité“.

Cet article, je l’ai trouvé dans la revue “l’Echo des Tarpans“  N° 6, de l’Association “ARTHEN BURGERBIVORE“.   

Qui sont les tarpans et quelle est cette association ???

ARTHEN : Association pour le Retour des Tarpans et des grands Herbivores dans les Espaces Naturels.

Connaissez-vous les tarpans ???

Un titre m’étonne : Le Tarpan, un « disparu » qui a de l'avenir !

 

Le tarpan, (Equus ferus ferus ou Equus ferus gmelini) descendant du cheval primitif européen, a disparu de l’état sauvage au XIXe siècle en Europe orientale. Mais une souche domestiquée a pu être sauvée en Pologne sous le nom peu explicite de  “Konik Polski“, littéralement « petit cheval polonais ». Dans le cadre d’un processus de «dé-domestication », ce cheval retrouve désormais ses comportements naturels dans de vastes réserves d’Europe du Nord, en particulier aux Pays Bas. Des actions ont été menées en France pour favoriser l’implantation de ce descendant du cheval ancestral dans des espaces naturels. Il permet une gestion écologique de certains milieux prairiaux comme par exemple, les pelouses sèches du grand site de Solutré-Vergisson.

Merci à Marc MICHELOT Président de l’Association ARTHEM et membre du CSRPN Rhône-Alpes, de nous avoir aimablement autorisé à publier ces images et ces extraits de textes.  

Tarpan en robe d'été

Tarpan en robe d'été

Tarpan en robe d'hiver

Tarpan en robe d'hiver

Consultez le site de l’association pour connaitre l’histoire détaillée du Tarpan.

 

Revenons à l’article

"Avec leurs crottins, les tarpans participent à la biodiversité" de Cécile WALIGORA.

 

Le programme "d'amélioration du pâturage" a été engagé sur le parc des tarpans du Val Versé à Arbot (Haute-Marne) : construction d'un corral et d'un couloir de contention ; création d'un parc de repli automnal ; débroussaillement ; mise en enclos temporaire d'une partie du coteau. Ce programme touche à sa fin. L'ONF vient de terminer le parc de repli.

Cécile WALIGORA  est responsable du suivi des tarpans du "Val Versé", elle nous fait part de son expérience quant au rôle positif que jouent ces derniers sur la biodiversité.

                   

 

Dans la nature, tout être vivant est un maillon d’une chaîne alimentaire, elle-même faisant partie du recyclage des matières organiques. Ainsi, les excréments des animaux sont une forme de matière organique qui continue à se décomposer pour, au final, redevenir matière minérale. Matière dont les éléments entrent à nouveau dans le cycle alimentaire en étant absorbés par les racines des végétaux.
Ces excréments, appelés crottins chez les équidés, sont donc déjà en partie dégradés mais vont continuer à l’être grâce à d’autres formes animales mais aussi des champignons, des bactéries, etc.…..

Les premiers acteurs de la décomposition sont les insectes coprophages. Parmi eux, on peut citer les bousiers qui appartiennent à l’ordre des coléoptères. Certains fabriquent des boulettes à partir des excréments qu’ils roulent. Les vers de terre prennent ensuite le relais. Ces organismes participent donc activement à la fertilité des sols car, non seulement ils l’enrichissent mais aussi ils contribuent à leur stabilité et à leur pouvoir dans la circulation de l’eau. C’est donc toute une biodiversité qui vit dans les bouses et autres crottins !

http://la-vallee-de-l-aube.over-blog.com/article-les-tarpans-du-val-verse-119680778.html

Les tarpans en liberté
Les tarpans en liberté

Les tarpans en liberté

Autre article interessant,

Les TARPANS mangent du bois ! Revue N° 2, de l'echo des Tarpans

Le Projet Tarpan a été aussi initié en 2004 dans la région du Bugey (Ain) par l’association BUGERBIVORE devenue en 2010 ARTHEN-Bugerbivore.

Depuis leur introduction en 2004 sur le parc de Tavassieu, pelouse calcicole partiellement embroussaillée d’une quinzaine d’hectares située sur le plateau d’Hauteville dans le Bugey, les tarpans font l’objet d’un suivi régulier. Il ressort de ce suivi que les tarpans consacrent au mois de juin 66% de leur temps à la consommation de végétaux de la strate herbacée, et 10% à la consommation de végétaux de la strate arbustive ou arborescente, ce dernier chiffre comprenant la consommation de feuilles.

Cette étude a été réalisée en 2009 par Déborah RUHLAND. Elle avait conclu que l’intervention des tarpans avait globalement permis une amélioration de la biodiversité du site soit une augmentation de 15% d’espèces végétales avec, en particulier, apparition de nouvelles orchidées.

http://arthen-tarpan.fr/les_tarpans_du_bugey.html

Connaissez-vous les tarpans ???
Connaissez-vous les tarpans ???

Tous ces articles sont à lire sans restriction!

 

La découverte des différents bulletins de l'echo des tarpans, pris dans leur ordre de parution, permet de découvrir un univers passionnant, pour qui porte un minimum d’intérêt à notre environnement naturel. Comme moi, vous pourrez suivre l’organisation des différents groupes et les aventures de “Nasik“, “Oyat“, “Oxus“ et bien d’autres.

                                                                                       Joanny

Connaissez-vous les tarpans ???
Connaissez-vous les tarpans ???
Connaissez-vous les tarpans ???
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>