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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #generalites tag

Journées Européennes du Patrimoine

16 Septembre 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Journées Européennes du Patrimoine

2014

« Protégeons notre patrimoine naturel »

Samedi 20 et dimanche 21 septembre

au musée d'histoire naturelle de Gruffy

Vous (re)découvrirez, avec notre collection d'animaux domestiques et sauvages naturalisés pour une 2ème vie et présentés dans un décor naturel reconstitué, la richesse et aussi la fragilité des hôtes de nos campagnes, de nos forêts , de nos montagnes, ainsi que des zones humides. Chaque espèce étant un maillon utile à l'équilibre de la nature.

La salle « abeilles », c'est le musée vivant ! En rendant visite à nos « sentinelles » de notre environnement, vous serez encore davantage convaincus de la nécessité de participer à la protection de notre patrimoine naturel !

Visites libres de 14 à 18h. Entrées à tarifs réduits

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D'étonnants monolithes calcaires "Les Tours Saint Jacques"

12 Juillet 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Sortie gratuite samedi 26 juillet ( 13h30 à 17h)

à réserver

merci de faire suivre l'info.


Bien que leur nom le suggère et qu'elles nous rappellent les ruines d'un puissant château fort....
les Tours Saint Jacques ne sont pas

une réalisation humaine....elles sont en réalité une curiosité
géologique monumentale.

Venez les découvrir au gré d'un après midi de marche.


Vous serez guidés par Pierre Renau , géomorphologue, Robert Viant et René Poty, animateurs de
randonnées pédestres.


Cette sortie est organisée par le Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy.

Elle est financée par le
 Conseil Général de la Haute Savoie dans le cadre de sa politique de sensibilisation des publics
 aux espaces naturels sensibles.

Le départ de la sortie est fixé à 13h30

au parking du cimetière à Allèves.


Inscription obligatoire

au Musée d'Histoire Naturelle de Gruffy.

Dès 7 ans
Tél: 04 50 77 58 60        Mail: info@musee-nature.com

D'étonnants monolithes calcaires "Les Tours Saint Jacques"
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Connaissez-vous le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris ??

8 Janvier 2014 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Connaissez-vous le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris ??

son jardin des Plantes, sa Grande galerie de l'évolution....

ses expositions......

et sa Galerie de Botanique, 18 rue Buffon 75005 Paris ??

En septembre, les botanistes de Gruffy ont visité le Museum d’Histoire Naturelle de Chambéry, guidés par les bénévoles passionnés de la capitale des Savoie, visite ô combien intéressante !

 Le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris c’est beaucoup plus loin ! Mais au XXIème siècle, Internet nous permet de voyager sur la toile :

Voici l’adresse du site du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris :

Ce Muséum est un monde à lui tout seul et concerne le vivant et le non-vivant de la préhistoire à nos jours, le site est éloquent.

Lundi 23 décembre 2013, France Inter et la « tête au carré » lui ont consacré une heure d’émission, principalement axée sur un des plus grands herbiers du monde, abrité dans ses locaux et numérisé récemment !

La galerie botanique qui héberge cet herbier a été entièrement rénovée, quatre ans de travaux.

De plus, 8 Millions de spécimens ont été inventoriés, restaurés, reclassés et numérisés. Ils sont maintenant accéssibles aux chercheurs.

La grande galerie

La grande galerie

Vous pouvez suivre la vidéo de cette aventure sur le site  « Un déménagement c’est toute une histoire (chronique 1/40) – herbier 2.0 ».

 

 

Une « carpothèque » de la Galerie de Botanique, avant rénovation.

Une « carpothèque » de la Galerie de Botanique, avant rénovation.

Découvrez les nouvelles installations

Les nouveaux classeurs

Les nouveaux classeurs

Vous pouvez même participer aux travaux de reclassement en devenant Herbonautes !

En effet, la numérisation des « parts » de l’herbier a produit plus de 6 millions d’images, mais maintenant il faut créer une base de données en recopiant les informations écrites sur les planches. Chacun peut contribuer !

Voici l’adresse directe du site les herbonautes, où tout vous sera expliqué mieux que je ne pourrais le faire :

J'ai essayé et ça m'a plu  et vous ?????

                                                                          Christianne

photos "empruntées" aux sites du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris.

 

PS : si vous n'allez pas à Paris, Chambery c'est à coté son

Muséum vous attend et vous ne serez pas déçu !

Connaissez-vous le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris ??
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QUINOA, 2013 son année internationale II

4 Novembre 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

QUINOA, 2013 son année internationale II

« UN AVENIR semé IL Y A DES MILLÉNAIRES »

« une reconnaissance des peuples andins qui ont préservé le quinoa
en tant que nourriture pour les générations présentes et futures,
grâce à leurs savoirs et pratiques traditionnelles
qui les font vivre en harmonie avec la Nature ».

voir Site officiel de la FAO

 La conférence du FAO, Juin 2011, et le Résolution 66/221 de l’ONU, déc. 2011 – session 66 – apportèrent leur soutien et mirent en avant

 

  • ses qualités nutritionnelles exceptionnelles,
  • son adaptabilité à des conditions de culture très diverses, voire extrêmes,
  • son grand potentiel pour lutter contre la faim et la malnutrition dans le monde.
Femme dans un champs de Quinoa, (photo de Colette et Alain).

Femme dans un champs de Quinoa, (photo de Colette et Alain).

Il existe maintenant une bonne dizaine de variétés -ou cultivars-, différentes du  « Quinoa Real » poussant autour du désert de sel  d’UYUNI[1] et pour lequel l’Association Nationale des Producteurs de Quinoa (ANAPQUI) réclame l’obtention d’une appellation d’origine. Depuis le début la domestication, les peuples andins n’ont pas cessé de sélectionner les génotypes en fonction de l’utilisation et de l’environnement (conditions climatiques aussi) :

 

--le Chullpi pour les soupes,

--le Passankalla  à griller,

--le  Coytos pour la farine,

--le Reales  pour la pissara,

--l’ Utusaya pour sa résistance à la salinité,

--le Wtulas  et l’Achachinos  pour leur résistance au froid,

--le Kcancollas   pour sa résistance   à la sécheresse,

--le Quellos  (ou grain jaune) pour son rendement élevé,

--le Chewecas pour sa résistance à l’humidité  excessive,

--l’Ayaras pour sa valeur nutritionnelle (acides aminés et protéines)

--le Ratuquis  pour sa précocité

 

[1] Salar de UYUNI : grande lagune de Colombie S.O. de Potosi, Salinas (3658m alt.) : le plus vaste désert de sel au monde ! Fait partie du triangle du ‘lithium’ avec le Salar d’Atacama (Chili) et le Salar del Hombre Muerto (Argentine)

Femme recoltant le Quinoa (internet)

Femme recoltant le Quinoa (internet)

QUINOA, 2013 son année internationale II

La Première Dame du Pérou, Mme Nadine Héredia Alarcon de Humala,

La Première Dame du Pérou, Mme Nadine Héredia Alarcon de Humala, Ambassadrice spéciale de la FAO pour l’Année Internationale du Quinoa, a fait valoir combien le quinoa constitue « une solution viable et efficace pour la lutte contre la faim et la malnutrition » et a tenu à rappeler le « rôle fondamental des femmes  agricultrices dans la production du quinoa » !

 

Or ceci n’est plus tout à fait vrai : si dans une agriculture de subsistance les femmes s’occupaient de petits lopins – escarpés le plus souvent-, produisaient la quantité suffisante au ménage et procédaient aux tâches pénibles de nettoyage de la graine (se débarrasser de l’enveloppe contenant la saponine), cela n’est plus possible pour les quantités astronomiques exportées par la Bolivie, le numéro 1 de l’exportation avec 26.000 tonnes en 2012, suivie de près par le Pérou.

Cultures au Pérou (photo de Colette et Alain)

Cultures au Pérou (photo de Colette et Alain)

L’envol du cours du quinoa qui a triplé sur ces 6 dernières années – dans les années 1970 le quintal se vendait 40 pesos (soit environ 3.8€) contre plus de 800 pesos maintenant– a transformé les petits paysans andins en ‘’agro businessmen’’ changeant la taille des surfaces cultivées en quinoa et les techniques de culture. Les prés réservés pour l’élevage (lamas) sont devenus champs de quinoa, soit plus de 104.000 ha en 2012, le double de 2005 !

 

Avec l’extension des surfaces est venue la mécanisation, avec ses tracteurs et sa charrue à disques. Finies les petites parcelles cultivées à la main ainsi que la mise en jachère qui est un frein à la production rapide et aux rentrées d’argent ! Réduit à la portion congrue, l’engrais naturel qu’était le fumier ! La monoculture du quinoa s’est faite aux dépens de l’élevage du lama et de la culture d’autres plantes vivrières.

 

Les rendements faibles à l’hectare ne sont pas -encore-  imputables à l’épuisement du sol : les mauvaises conditions climatiques et un mauvais semis en sont sans doute la cause. Mais l’Etat Bolivien cherche à limiter l’emploi de produits chimiques et l’usage des tracteurs.

Au bord du lac TITICACA (photo de Catherine)

Au bord du lac TITICACA (photo de Catherine)

L’ANAPQUI recommande la reprise de la mise en jachère, et selon elle, une bonne fumure (celle des lamas ?) permettra de produire jusqu’à 30 quintaux / ha au lieu des 10 quintaux/ ha actuels.

La culture du quinoa est passée des mains des femmes à celles des hommes... avec tous les risques inhérents et pour l’environnement et pour les régimes financiers des agriculteurs. Des aides financières européennes et américaines viennent faciliter l’exportation du quinoa....

Homme recoltant le Quinoa (photo de Colette et Alain)

Homme recoltant le Quinoa (photo de Colette et Alain)

Etre paysans dans ces conditions peut rapporter gros !

Leurs revenus ont fortement augmenté dans ces pays réputés parmi les plus pauvres de l’hémisphère sud. D’aucuns ont pu faire construire une maison en ville, afin que les enfants puissent aller étudier et s’instruire. L’exode rural a été freiné, voire inversé çà et là ; les pauvres, ayant fui en ville dans l’espoir d’un mieux-être et se retrouvant dans les bidonvilles, ont tenté  -pour certains-  un retour au pays, créant par la même des tensions sociales au sein des villages.

 

Or un paradoxe bien embarrassant se présente : si les paysans ont gagné en amélioration de niveau de vie, bien des gens pauvres ne peuvent plus acheter de quinoa, car trop cher !

Quinoa cru et cuitQuinoa cru et cuit

Quinoa cru et cuit

Paradoxalement le taux d’enfants souffrant de malnutrition chronique est monté dans les zones de culture du quinoa, même dans les coins reculés (exemple : Salinas de Garci, Mendoza, communauté sur les bords des plateaux salés au sud de la Bolivie).

« J’adore le quinoa, mais je ne peux plus en acheter maintenant », dit un marchand ambulant dans un bidonville sur les hauteurs de la capitale, La Paz (Bolivie).

La consommation bolivienne de cet aliment de base a baissé de 34% dans les 5 dernières années, selon le Ministre de l’Agriculture, et moins de boliviens tirent profit des bienfaits nutritionnels du quinoa.

Péruvienne (photo de Catherine)

Péruvienne (photo de Catherine)

Les organismes officiels et les nutritionnistes boliviens se hâtent de trouver des solutions .... A cela s’ajoutent des changements dans les habitudes alimentaires  qui font préférer, parmi les jeunes générations, les produits pré-cuisinés industriels, le pain blanc à la farine grillé de quinoa, et horreur suprême, le coca-cola à la boisson traditionnelle à base d’eau, de sucre et de farine grillée de quinoa !

Le riz a remplacé le quinoa dans la consommation quotidienne, car devenu de prix plus abordable que le quinoa. Mais le monde sera –peut-être- sauvé de malnutrition grâce au quinoa, ce qui vaut bien le sacrifice de quelques milliers d’andins...

Culture au Pérou (photo de Catherine).

Culture au Pérou (photo de Catherine).

De voir les Andins se détourner du quinoa, dans le berceau même de sa naissance et de sa culture, inquiète (sic !) certains des grands importateurs américains.

 

 

« C’est quelque peu décourageant de voir cela, mais cela fait partie de la vie et des affaires », dit David Schnorr, Président de la Société (import) Quinoa, L.A, une des plus grandes sociétés importatrices de quinoa américaines, travaillant avec les producteurs boliviens depuis les années 1980. En fait il s’inquiète plus de la montée des prix, aux USA même: « à 5$ la boite, tout le monde ne peut pas se le payer » !

En Bolivie, le kilo de quinoa, au supermarché, coûte 4 fois plus cher qu’un kilo de riz, ou un kilo de nouilles, moins bien nourrissantes.

Le Président Morales prévoyait en 2011 un programme de prêts de 10 millions de dollars pour que les producteurs fassent ‘’du quinoa bio ‘’, mais les autorités sanitaires prévoient d’inclure du quinoa dans les colis alimentaires pour femmes enceintes et allaitantes. Enfin, le quinoa sera servi au petit déjeuner des écoles et des armées !

Oh ironie, bien des siècles auparavant, les Incas, déjà, faisaient du quinoa à leurs soldats........

 

                                                  JEAN

 

 

 

Zones Quinoa en Amérique du Sud (Internet 2013)

Zones Quinoa en Amérique du Sud (Internet 2013)

Sources :

  • Site officiel de l’Année International du Quinoa / Wikipedia / Site de la NASA et  Quinoa
  • Article dans le Monde du 13.03.2013 par Chrystelle Barbier
  • Article dans le New York Times du 19.03.2011 par Simon Romero et Sara Shahriari

WEB :


 

Femmes au bord du lac TITICACA
Femmes au bord du lac TITICACA

Femmes au bord du lac TITICACA

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QUINOA, 2013 son année internationale

24 Octobre 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

ou

UNE RETOMBEE INATTENDUE DE LA CONQUETE SPATIALE ?

 

Lorsque les Conquistadors se lancèrent à la découverte du Nouveau Monde, ils ne pouvaient se douter qu’ils s’aventuraient sur ce que, au 20 ème siècle, on pourrait appeler « la zone quinoa ».

Les hauts plateaux (Catherine) et l'épis du Quinoa (internet)
Les hauts plateaux (Catherine) et l'épis du Quinoa (internet)

Les hauts plateaux (Catherine) et l'épis du Quinoa (internet)

Plante typique de la Puna[1], le quinoa, dans la langue Quetchua, Chenopodium quinoa  pour les botanistes, était aussi appelé « la graine d’or », ou « la mère de toutes les graines » et était déjà domestiqué par les peuples précolombiens 5.000 ans Av.JC (traces dans les tombes au Chili, Pérou. Avant la domestication, les feuilles et les graines du quinoa devaient déjà servir de nourriture dans une période bien avant, vers les 7.000 ans Av.JC ; on pense que des poteries de Tiahuanaco[2] représentent la souche primitive du quinoa avec plusieurs panicules le long d’une même tige. Cette « pseudo céréale », graine consommée comme céréale, est remarquée et décrite par les Espagnols :

 

 

 

Pedro de Valdivia en remarque les cultures ; cette nourriture de 2ième rang après la pomme de terre chez les andins, rappelant le mil ou le riz à grains courts, n’a pas échappé à Garcilaso de la Vega dit l’Inca (3) dans ses Commentaires Royaux ; une première expédition de ses graines vers l’Europe fut un échec à cause d’une trop grande humidité ! En 1560 Cieza de Leon (4) remarque le quinoa est abondamment semé sur les terres froides des hauts plateaux de Pato et de Quito, alors que le maïs se fait rare. Bien plus tard au 19ième siècle, Alexander Humboldt (5), au cours de son passage en Colombie, signale la présence du quinoa auprès des habitants.

Schéma d'un plant de Quinoa (Internet)

Schéma d'un plant de Quinoa (Internet)

Si les Espagnols rapportèrent dans le Vieux Monde le haricot, le maïs, la pomme de terre et autres solanacées, ils ne prêtèrent plus guère attention au quinoa : il est vrai que sa graine, avec son enveloppe contenant de la saponine et son absence de gluten, n’était pas propre à la panification en ces temps-là.

Cette absence de gluten, en plus de ses  très grandes qualités nutritionnelles, est une des raisons de sa commercialisation aux USA (50% de la consommation mondiale) dès les années 1980, en Europe, Australie etc. dans les magasins ‘branché’ bio et de commerce équitable.

De plus, le quinoa se cuisine salé ou sucré ! Cette mode des années 1980 n’est pas dû au hasard, et le fait qu’en 2013 sa reconnaissance mondiale par l’ONU et la FAO pour vaincre la faim dans le monde – « une priorité du défi Faim Zéro »- est la conséquence des recherches scientifiques – des décennies auparavant – de la NASA en quête d’une nourriture idéale pour les missions humaines de longue durée dans l’espace.

Par hasard, ces scientifiques tombèrent sur cette plante andine ! Simple curiosité au-delà des Andes où les Boliviens en faisaient la base de leur nourriture au quotidien, le quinoa fut enfin reconnu pour sa très grande valeur nutritionnelle, offrant un équilibre exceptionnel d’acides aminés et de nutriments essentiels à la vie, qu’aucun autre élément végétal ou animal ne pouvait offrir. Il faut y ajouter sa très grande adaptabilité aux milieux où on cherche à le faire pousser !

En langage plus populaire, c’était ‘’ le top du top’’ pour les conquêtes au long cours !!

l'alti plano, Pérou (Colette et Alain)

l'alti plano, Pérou (Colette et Alain)

Avec plus de protéines que la plupart des céréales, le quinoa est remarquable par la qualité de ses protéines, « composées d’acides aminés, dont 8 sont considérés comme essentiels pour les enfants comme les adultes » :

QUINOA, 2013 son année internationale

Les lipides (cf.  1er tableau) proviennent d’acides contenant oméga 6 et oméga 3, et la grande quantité d’antioxydant naturel (vitamine E) dans le quinoa les empêche de se détériorer. 

Le quinoa, comparé aux autres aliments du 1er tableau, reste le champion indiscuté, pour des valeurs en sels minéraux –calcium, fer, magnésium, phosphore, potassium, zinc - qui sont le double, le triple des autres (seul le blé le dépasse nettement pour le phosphore).

Quant aux vitamines, le quinoa en est une bonne source, en particulier vitamines E, B, dont l’acide folique (vit B9).

Concernant ses conditions de culture, rappelons que sa très grande adaptabilité lui fait accepter du sol sablo limoneux, au pH plutôt neutre de préférence, mais pouvant varier du pH 9 – sols alcalins- au pH 3.5 –sols acides !

Sur l'alti plano, 3800 m (Colette et Alain)

Sur l'alti plano, 3800 m (Colette et Alain)

La plus large diversité de climats –voir ce qui se passe dans la Puna !- lui est compatible. Sa résistance au manque d’humidité des sols, grâce à ses mécanismes physiologiques, est notoire. Si la température idéale est de 15°C à 20°C, le quinoa résiste aux conditions extrêmes de -8°C à +30°C. Il en est de même du rayonnement solaire, avec une certaine indifférence à la photopériode ; il pousse du niveau de la mer jusqu’à environ 4.000 m d’altitude. La plante idéale pour l’espace et les conditions de cultures encore inexplorées !!!

 

Pas étonnant donc, que la vente de cette « céréale perdue » des Incas monte en flèche dans les pays riches et que le Comité de l’Année International du Quinoa, (sous la présidence de la Bolivie, assistée des vice-présidents de l’Equateur, du Pérou et du Chili, alors que les rapporteurs sont l’Argentine et la France) choisisse comme devise

 

« UN AVENIR semé  IL Y A DES MILLENAIRES »,

 

                                                                Jean

à suivre.........................

Merci à Colette, Alain et Catherine pour leurs belles photos du Pérou

Femmes assises dans la rue (Catherine)

Femmes assises dans la rue (Catherine)

1-PUNA : région de la Cordillère des Andes, entre 3500 m et 4800 m d’altitude, au climat froid avec peu de précipitations-- en fait elles diminuent du Nord au Sud, la Puna du Pérou est bien arrosée (cf. Lac Titicaca) ; en Argentine, elle est désertique et quasi inhabitée--, avec des plateaux, des volcans et des salars – anciennes lagunes asséchées d’une mer disparue, qui sont fort convoitées pour ses « terres rares ».

2-TIAHUANACO : sud du lac Titicaca (3900m alt.) Bolivie, grand centre archéologique ; nombreux monuments antérieurs aux incas. Céramiques et techniques métallurgiques.

3-GARCILASO de la Vega, dit l’Inca (Cuzco 1539 – Cordoue 1616) : né d’une princesse inca et de Garcilaso de la Vega (1495-1559), conquistador au Pérou qui se fit remarquer pour son humanité à l’égard des populations péruviennes. A la mort de son père, il retourna en Espagne, et écrivit de nombreux ouvrages sur l’histoire du Pérou et des Incas.

4-Cieza de Leon (1520 -1554) : Cronicas del Peru , écrites en Espagne après avoir vécu et parcouru le Pérou jusqu’en 1551. Le 1ier tome de son vivant les deux. autres posthumes : 1871 et 1909

5-HUMBOLDT, Alexander von .. (1769 – 1859) : voyage exploration en Amérique tropicale de 1799 à 1804, dont il tirera 30 volumes !

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Chronique éphémère d'un jour..............................

17 Août 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

......................... et d'un succès qui ne l'est pas moins. 

 

Eté 2013, place au sport !

Le tour de France ? 21 juillet dernière étape sur les Champs.

Championnat du monde de natation ?  Barcelone 28 juillet-4 août.

Mondiaux d’athlétisme ? Moscou, 10 août-18 août.

On est gâté, on peut être "scotché" devant la télé ou "accro" à internet pour voir les résultats et les champions et commenter sans fin sur les performances et les équipes ou alors ????

ou alors il y a Jean et son regard décalé qui nous raconte le tour de France, de passage dans son petit village des Bauges…….

 

 

Quand il est passé dans ce petit village de l’avant- pays des Bauges  (mais dans le Parc Régional des Bauges !) il caracolait encore en tête après avoir basculé, solitaire, dans la descente vertigineuse du Revard pour négocier l’épingle à cheveu de Trévignin... Mais la terrible côte à 10,5% de Quintal allait voir disparaître dans les profondeurs du peloton le valeureux Jens Voigt.  La montée du Semnoz, ce Grand MAITRE des destins vélocipédiques, vit surgir de l’arrière le Démon britannique de jaune vêtu –mais à quoi, bon dieu, peut-il carburer celui-là ?- et ses deux acolytes de l’instant, un Colombien et un Espagnol. Mais n’allons pas trop vite !

01

 

Tout commença la veille après une «drache» ; en ce jour de fête nationale de nos amis belges et de nouveau roi dans le plat pays, cet hommage linguistique leur est adressé –une drache, une forte averse, en français des Gaules.

Cette drache perturba bien des travaux en cours, quand un regard forcément inquisiteur remarqua une banderole fort complaisamment étalée bien en vue (les passants même en moto ne devaient pas la manquer...), mais qui comportait une terrible erreur sur la date de «naissance» du TOUR de France. Le messager de la mauvaise nouvelle ressentit les spasmes des porteurs de mauvaises nouvelles des temps antiques et craignit même  -un instant- non pour sa vie mais pour son bon voisinage ! Elle provoqua aussi une insomnie tenace pour la conceptrice de la banderole ; le soleil du matin suivant vit l’erreur réparée et les sourires renaître, la journée allait être belle !

 

03Et les visiteurs, éphémères eux aussi – d’affluer et de s’étaler tant bien que mal, le long de l’asphalte dans les bas-côtés lissés et balayés pour l’occasion.

04

Déjà des vendeurs à la sauvette de barres de nougat et de fanions (made in ...Asia à des prix qui vous prennent pour des pigeons et même de grosses oies) remontaient la route à contresens – l’heure fatidique de la fermeture (13h/ 13h30 en préfecture) n’avait pas encore sonné !

Tout le monde avait à peu près trouvé sa place ; ne restait plus qu’à attendre !

 

05

La plus grande fête populaire (et au dires d’un commerçant local, «gratuite »,- lui-même contredit par une apostrophe lancée par les marchands du Tour – « ce n’est plus gratuit, le Tour ! ») allait commencer ;

mais tout un chacun restait dans son petit groupe à soi . Bien sûr les voisins des jours ordinaires échangeaient quelques bons mots, mais les autres ?

Enfin, avec force bruits des klaxons et de musique, arriva celle que tout le monde attendait : la CARAVANE du TOUR !!

 

06

L’imagination des amuseurs d’un jour mérite d’être saluer : voitures  transformées en véhicules de Science Fiction ou rappel (nostalgique) de temps révolus (ah ! les dodoches de la cohorte « cochonou ») même les courses hippiques avaient droit à une parade motorisée !... et j’en passe de bien meilleurs.

Mais s’ils étaient là, tous ces spectateurs, c’était avant tout pour ramasser tout ce que l’on voulait bien leur jeter du haut des véhicules à quatre temps passant à vive allure ! C’est à qui aurait la plus grosse brassée de «  merdouilles » !

Leurs seigneuries modernes daignaient arroser le bon peuple des manants de leurs largesses chichiteuses annuelles (bizarre, ils ne distribuaient pas de voitures, toutes marques confondues !)

Enfin le bruit des ‘’ hélicos’’ annonça le clou du spectacle : ils arrivaient, nos héros modernes !

07

La montée depuis le pont sur le Sierroz n’avait guère  ralenti le rythme, ils étaient là  le regard tendu vers des cimes plus élevées, groupe compact précédé de l’audacieux solitaire, lui-même entouré d’une cohorte de motos pour lui frayer un chemin....

 

08

09

Et puis plus rien ils n’étaient déjà plus là... Vite, retour à la télé, qui, pour un temps dédié à la réalité, avait été délaissée mais continuait de prodiguer ses images « à vide ».

11

Ces hommes aux gambettes affûtées avaient-ils eu le temps d’apercevoir les décorations que leurs « dévots statiques » leur avaient dédiées ? Immense roue représentant les fromages symboles des Savoie – tomme et reblochon -, le grand panneau des jeunes agriculteurs dans un pré entre les deux communes, la banderole, la fameuse banderole ?

 

02

 

D’autres villages ont décoré le passage du Tour, pour le plus grand plaisir des téléspectateurs qui découvrent ainsi le beau pays de France. C’est sans doute là que s’exprime le mieux cette fête « nationale » du TOUR de FRANCE.

 

                                           Jean,  le 21 Juillet 2013.

 

 

 

 

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Les rabolets

10 Juillet 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Pour les gourmands aussi et comme promis, voici la recette des rabolets,

 

750 gr de farine

1 sachet de levure chimique

5 cuillères à soupe de sucre

250 gr de beurre

3 œufs

1 verre de lait

1 verre d’eau

1 zest de citron

-          Préparer une pate avec tous ces ingrédients

-           L’étendre comme une pâte à tarte

-          La recouvrir de confiture (abricot de préférence)

-          La rouler comme un gâteau roulé

-          Découper des tranches

-          Les déposer sur la lèchefrite du four, beurrée, en rassemblant bien le petit « rabolet »

-          Cuire 20mn au four, 220°C


08 rabolets                   et voilà, merci Annick

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Avis aux gourmands

10 Juillet 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

Les abeilles butinent depuis un petit bout de temps maintenant...

Dans la ruche les alvéoles sont déjà pleine de miel, l'heure de la récolte est pour bientôt !

Venez assister à une extraction de miel.


Un apiculteur de Saint-Félix, Henri Gonard, partagera avec vous les secrets de cette étape importante : la récolte du miel !


Démonstrations, explications, dégustations et vente de miel fraichement sorti des ruches, vous attendent le  

dimanche 21 juillet 2013, de 14h00 à 18h00.


Le Rendez-vous est donné au musée...vous pourrez en profitez pour visiter nos salles d'expositions et notamment notre ruche vitrée vivante!

 

Renseignements au 04 50 77 58 60 ou info@musee-nature.com

animation payante

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Il neige........

12 Février 2013 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

 

81 gruffy

 

 

Par la fenêtre ouverte,  bonjour,  bonjour,

Par la fenêtre ouverte,  bonjour le jour.

Bonjour la nature endormie sous la neige,

A bientôt les amis, après ce sortilège....  

Hélène

 

 

00 P1030032

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08

 

Dans l'interminable

Ennui de la plaine

La neige incertaine

Luit comme du sable 

 

Paul Verlaine 

10 Montagny

 

 

02 Beauregard 062

09 Cascade du Pissieux

 

Il a neigé dans l’aube rose,


Si doucement neigé,


Que les choses

 

Semblent avoir changé…


 

Maurice Carême

 

03 La batterie de l'Alpettaz 027

04 La batterie de l'Alpettaz 034

12

 

Mon hiver je l’entends

Grincer dans les branches,

Craquer sous mes pas

Souffler dans les ruelles...


Véronique Leray

 

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71 gel

 

06 Traineau3


L'hiver, s'il tombe de la neige,

Le chien blanc a l'air beige.

 

Les arbres seront bientôt touffus

Comme dans l'été qui n'est plus.

 

Les oiseaux marquent les allées

Avec leurs pattes étoilées……


Lucie Delarue-Mardrus

 

 

 

74 oiseaux

104

07 Quintal


Magnifiques clichés d’Hélène, Monique, Josette, Andrée, Françoise, André et Jacques, vous découvrirez toutes leurs autres dans l’album photo 

« 2013, quel hiver ! »

OUVREZ-LE, vous vous régalerez !

 

                                                                   Christianne

 

 

 

 

 

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R’Vola 2012, un succès !

3 Novembre 2012 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

En cette année du vingtième anniversaire du Musée d’Histoire Naturelle de Gruffy, la R'volà vient une fois encore, animer le village, en ce bel automne. Grand succès !


Ce succès est tout d’abord à mettre au crédit, des quelques 130 bénévoles, des Anciens et des Jeunes,  qui se sont activés,  durant tout une semaine pour certains, pour la préparation et  l’installation des différents stands.

Cette fête d’automne se déroule depuis 1993, elle est très prisée du public local et elle participe grandement au programme des festivités de Gruffy.

Elle intervient aussi en bonne place dans le financement du Musée d’Histoire Naturelle.

 

Un petit reportage photos pour illustrer l'activité liée aux différents stands et l'animation qui règne dans le village, le jour de la R'volà!


Samedi 20 octobre, à la Résidence Pierre Paillet, préparation des pommes destinées à la confection des beignets.


01 on épluche les pommes

Dimanche, sur le stand des beignets, les affaires marchent bien !

 

02 des beignets !

 Le Stand du boudin a toujours beaucoup de succès !

 

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Mise en route de la “ Batteuse“

 

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Le Président, Albert Dutartre et Mme Marie-Luce Perdrix, Maire de Gruffy, lors des prises de parole des officiels.

 

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Les vieux métiers : le forgeron

 

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Jeunes et moins jeunes côte à côte dans les stands, ici jus de pomme à volonté. 

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Andrée Dutartre, infatigable cheville ouvrière de cette manifestation.


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Un groupe d’artistes particulièrement apprécié

 

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L’Harmonie du Semnoz “une bonne touche d’exotisme“ et une ambiance du tonnerre.

 

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merci à tous et à l'année prochaine.

                                       

                                                        Joanny

Photos Joanny

 

 

 

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