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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles avec #generalites tag

Hiver précoce

12 Décembre 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

 

 

Hiver précoce ??

 

                                     Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
                                     Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
                                     Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
                                      Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

 

Ce texte de Gilles Vigneault me revient en tête le matin du 1er décembre en découvrant le manteau  blanc poudré qui a recouvert le paysage. J’ai collecté vos photos pour que tout le monde profite de vos talents et découvre la ville et la campagne enchantées par la neige, adoucies, arrondies, embellies.


09 sous la neige

 

Finie notre quête de nouvelles fleurs à découvrir, la nature se repose et s’enfouit. Les oiseaux se contentent des dernières baies encore sur les arbres.


12 petits oiseaux

 

Annecy se metamorphose en capitale scandinave où un palais de légende Nordique abrite une princesse endormie !60 hotel du Nord



 

 

 

Decouvrez les photos du groupe de botanique de Gruffy dans l'album photo "Avant-première hivernale 2010" .



 

Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver


Dans la blanche cérémonie
Où la neige au vent se marie
Dans ce pays de poudrerie
Mon père a fait bâtir maison
Et je m'en vais être fidèle
A sa manière, à son modèle
La chambre d'amis sera telle
Qu'on viendra des autres saisons
Pour se bâtir à côté d'elle

Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon refrain ce n'est pas un refrain, c'est rafale
Ma maison ce n'est pas ma maison, c'est froidure
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

De mon grand pays solitaire
Je crie avant que de me taire
A tous les hommes de la terre
Ma maison c'est votre maison
Entre mes quatre murs de glace
Je mets mon temps et mon espace
A préparer le feu, la place
Pour les humains de l'horizon
Et les humains sont de ma race

Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'envers
D'un pays qui n'était ni pays ni patrie
Ma chanson ce n'est pas une chanson, c'est ma vie
C'est pour toi que je veux posséder mes hivers

 

Gilles VIgneault

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Ce que DARWIN ne savait pas

4 Décembre 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

CHARLES  DARWIN : 1809-1882

   

Episode III : Après DARWIN

 

Pascal PICQ paléontologue français né en 1954, écrit :

« Charles Darwin n’a jamais occupé de poste universitaire [...] il travaillait chez lui, dans le bureau de sa maison de Down. Cependant, il était membre à part entière de la communauté scientifique car il respectait deux conditions fondamentales :


* Soumettre ses travaux au regard et à la critique de ses collègues,

* et surtout, passer l’épreuve d’initiation qui s’appelle la thèse »[...]

 

En ce qui concerne la thèse, il n’a pas cherché à obtenir ce diplôme , mais il a consacré plusieurs années de sa vie à l’étude des bernacles  ou cirripèdes.. » (ce qui est l’équivalent d’une thèse !)


«La recherche est une œuvre collective. Il n’existe pas de génie isolé. Newton était entouré de génies ; Lamarck était entouré de génies ; Darwin était entouré de génies ;  Einstein était entouré de génies... Mendel, lui, ne l’était pas, et son œuvre est restée ignorée pendant des dizaines d’années... »

 

Malgré cela, c’est Gregor MENDEL (1822-1884) qui le premier entrevoie le comment de la sélection naturelle. Moine tchèque passionné de botanique, il met au point des expériences afin de résoudre le mystère de l’hybridation chez les végétaux.

 

G Mandel

 

 

Isolé dans son monastère, il élabore ses lois sur la transmission héréditaire (fondement de la génétique) au moyen d’expériences sur le petit pois.

 

Hybridation du petit pois

 

 

Selon les lois de Mendel, le mâle cesse d’être l’élément dominant de la reproduction, les deux sexes contribuent, à part égal, à la formation de la graine. L’hybride qui en résulte n’est pas un mélange des deux : le caractère dominant est celui qui s’impose dans l’hybride. Le caractère récessif peut ressurgir chez les descendants des hybrides (ex. yeux bleus).


Il expose et publie les résultats de ces études en 1865 dans un article intitulé : Recherches sur des hybrides végétaux. Après dix années de travaux minutieux, Mendel a ainsi posé les bases théoriques de la génétique et de l’hérédité moderne. Mais son travail passe pratiquement inaperçu.

 

 

 

C’est au  début du XXe siècle, que le Néerlandais Hugo de Vries, l'Allemand Carl Erich Correns et l'Autrichien  Erich von Teschermak redécouvrent de façon indépendante les lois de l'hérédité, et reconnaissent en Mendel leur découvreur. Cette reconnaissance tardive (près de 35 ans après la publication de Mendel) aurait été mise en avant afin de n'accorder aucune prééminence à l'un des trois botanistes qui ont publié presque simultanément sur le même sujet.

 

Mais MENDEL ne connaissait pas la cellule et le reste de l’infiniment petit.


Si en 1911 on découvre les gènes, unités du patrimoine héréditaires susceptibles de varier, il faut attendre WATSON et CRICK  pour découvrir la molécule d’ADN en 1953.

 

Les progrès de la microscopie optique puis des techniques de biologie moléculaire  ont permis la localisation de ces gènes au sein des noyaux des cellules,  le support de l'information génétique étant de longues molécules d'acide désoxyribonucléique (ADN) appelées  chromosomes.

 


Chromosome et cellule

En 1965, les Prix Nobel JACOB et MONOD montrent l’interaction entre les gènes et le milieu (régulation génétique).

 

La carte du génome humain est publiée en 1993 par le laboratoire Généthon.

 Mais cette carte de l'ensemble du matériel génétique humain et les différentes séquençes du génome ont failli devenir propriété privée. C'est en 1995 que sur Internet, un groupe de chercheurs  scandalisés par le dépôt de brevets sur des séquences aux USA, publient leur manifeste.

Grâce au CIB de l'UNESCO (Comite International de Bioethique) et à la Déclaration Universelle sur le génome humain et les droits de l'homme, le génome et sa carte restent depuis 1997, dans le domaine public, ouvert à toute recherche scientifique pour le bien universel de l’humanité.


Que serait-il arrivé si Darwin avait réservé ses théories à un cercle restreint de privilégiés ?

 

La génétique retrouve l’importance de la notion de sélection naturelle ; grâce aux instruments modernes, le rôle des chromosomes, puis le séquençage des génomes, vont conforter l’histoire évolutive des espèces.

 

En conclusion, laissons la parole à une personne bien plus compétente pour parler de l’évolution :    

Yves COPPENS         

                                                  

Le présent du Passé Au Carré  -   la Fabrication de la Préhistoire 

Éditions  Odile Jacob 2010

Evolution(chronique du 19.03.2007) :

 

Yves Coppens et Lucie

 


 

« On parle toujours beaucoup d’évolution ; on se demande comment par exemple l’espèce humaine a évolué, ce qui a joué dans le développement de son cerveau. Dans cette histoire, deux grands noms s’imposent : Lamarck et Darwin : Lamarck vivait à cheval sur le XVIII° et le XIX° siècle ; Darwin au milieu du XIX° siècle. Jusqu’ici la communauté scientifique semblait plus proche de Darwin que de Lamarck. Et voilà que Lamarck pourrait reprendre du galon si on en juge par le titre, et la diffusion sur ARTE, d’une émission intitulée Le Retour de Lamarck.


Il faut savoir que la transmission des caractères est une transmission génétique, ce que d’ailleurs ne savait pas Darwin. En revanche, Darwin avait bien compris que les caractères étaient aléatoires, c'est-à-dire qu’ils apparaissent au hasard et que c’était la sélection, la sélection naturelle, qui retenait certains caractères plutôt que d’autres. Voilà pour la génétique. Mais, au–delà de la génétique, il y a l’épigénétique, c'est-à-dire l’acquis : chacun de nous a un rapport différent à l’environnement, et c’est la raison pour laquelle deux jumeaux (ou bien deux clones) qui ne vivent pas ensemble deviendront différents au fil des années. Cet acquis, par définition, ne se transmet pas, quoique...

 

J’ai vécu beaucoup sur le terrain, et j’ai toujours été très impressionné par le fait que lorsqu’un changement climatique survenait, beaucoup d’espèces se transformaient et s’adaptaient dans le « bon » sens. Comme par hasard, il y a donc une influence de l’environnement que l’on n’a pas encore bien saisie, mais qui doit être très importante et qui pourrait se transmettre. La réponse est peut-être à trouver dans la multiplication des mutations (aléatoires) aux moments de stress, ce qui, évidemment, change les conditions du hasard. Ni Lamarck donc, ni tout à fait Darwin, mais une certitude : l’évolution n’est plus une théorie.»

 

Et voilà, c'est fini !

Merci, merci à Jean GUHL pour son passionnant travail de recherche  et pour la rédaction de ces articles, à l'occasion des JEP et de l'exposition DARWIN au musée de Gruffy.

                                                                                                                     Christianne

 

 

 


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DARWIN et son temps

12 Novembre 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

 

 

CHARLES  DARWIN : 1809-1882

 

 

Episode II Comment C. Darwin est-il devenu « (dieu) le père de la science moderne » à la grande barbe blanche ?

 

C’est un moment favorable où, dans différents domaines et pays, les chercheurs mènent des travaux qui convergent vers ce qui va provoquer une vraie révolution dans la pensée du monde. Darwin a ainsi cristallisé et mis au clair des idées qui flottaient dans l’air.

 

Il lui faut revenir chez lui pour prendre conscience de la signification des phénomènes observés sur les contrées lointaines et les îles tropicales qu'il a parcourues. Au départ du Beagle, il ne connait pas grand-chose à la géologie ni à l’histoire naturelle (nous dirions à la science de la vie). Il en  reviend totalement changé en l’homme qui allait bouleverser la vision du monde par l’évidence de sa pensée.

Notons que C. Darwin a toujours travaillé en collaboration avec d’autres scientifiques, mais c’est lui qui fera la synthèse !

 

 Il fait appel à l’ornithologue GOULD  pour déterminer les pinsons, qui étaient en  train d’évoluer et de se différencier par rapport à l’espèce continentale grâce au phénomène d'adaptation à leur nouveau milieu. Leurs becs sont adaptés à la nourriture disponible, là où ils vivent !

J GOULD

 

Or parallèlement, un autre voyageur et explorateur, plus jeune que Darwin  travaille dans des contrées lointaines : Alfred Russel WALLACE (1823 – 1913)


A. R. Wallace


 

Gallois d’humble origine, il a eu bien des difficultés dans la vie. Il réussit cependant à partir pour le Brésil afin de collecter des insectes (il s’intéresse aux insectes depuis son adolescence) et en vendre certains pour ne pas sombrer dans la misère. Après la perte d’une partie de ses trouvailles, à la suite de l’incendie du navire qui le transportait, il perd tout !

Grâce au dédommagement de l’assurance du navire, il repart en Malaisie et en Indonésie de 1854 à 1862. Il y élabore ses théories sur l’évolution et le concept de la sélection naturelle.

Il écrit à Darwin plusieurs fois et lui envoie son essai sur l’évolution. « On the Law that has Regulated the Introduction of New Species », en 1855: les deux savants – et bientôt amis- partagent une pensée commune et arrivent à des conclusions similaires.


Lorsque Wallace envoie à Darwin pour publication « On the Tendency of Species to form Varieties » (qui décrit les mécanismes d’une évolution divergente des espèces par rapport à d’autres similaires, sous l’influence de l’environnement), l’entourage de Darwin le presse de publier ses propres écrits en même temps que l’essai de Wallace, mettant ainsi en avant son antériorité.


Wallace n’en prend pas ombrage et reste un ardent défenseur et avocat de « l’Origine des Espèces par le Moyen de la Sélection Naturelle, ou la Préservation des Races Favorisées dans la Lutte pour la Vie » que Darwin publie en  1859.

 


 

Voici les 4 grands principes de l’évolution biologique développés  par DARWIN

 

une capacité naturelle à varier, la nouvelle génération n’est pas strictement semblable à celle qui l’a engendrée

 

toute espèce fait preuve d’une capacité à être modifiée (cf. éleveurs)

 

toute espèce se reproduit aussi longtemps qu’elle connaît des conditions favorables : ce fut le cas des lapins en Australie au 19° siècle (introduction d’une espèce allogène ne rencontrant pas de prédateurs). Prédateurs et pression des autres espèces concurrentes jouent un rôle sélectif, et provoque un équilibre qui peut, à tout instant, être remis en cause. La planète n’est pas dominée par une unique  espèce hégémonique. Cette proposition est considérée par les Créationnistes comme une attaque directe de la doctrine dominante inspirée par la Genèse (1, versets 26 à 28) : « faisons l’homme à notre image et qu’il règne (sur le monde).. », « croissez et multipliez ; remplissez la terre, soumettez la [...] Régnez sur ... (tout ce qui y vit et croit..) » 

 

le succès dans la perpétuation d’une espèce dépend des conditions optimales de son environnement : ce qui introduit une sélection naturelle à chaque génération, au sein d’une même espèce. Les individus porteurs de variant(s) momentanément avantageux, dans les conditions du milieu, se reproduisent davantage. Si l’environnement se maintient assez longtemps le variant avantagé finit par remplacer toute la population : l’espèce aura changé. Le fixisme des créationnistes est battu en brèche puisque rien n’est stable ‘’à jamais’’.

 

 

 

C'est un travail de toute une vie, il se rend bien compte du grand pas qui l’éloigne des idées établies du Créationnisme et il est prudent dans l’annonce de sa révolution, « comme l’aveu d’un meurtre ».

Les critiques hostiles ont très tôt tiré des conséquences qui ne sont pas exprimées par DARWIN, comme le fait que les hommes descendent des singes. !

Le débat déborde rapidement le monde scientifique, témoins les nombreuses caricatures publiées dans les journaux de l’époque :

Darwin et les singes

 

Journal satirique Français :

 

la petite lune

 

 

Mais si Darwin avait compris le POURQUOI  de l’évolution, il lui manquait encore le COMMENT !

 

............................A suivre

 



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les TOURBIERES

18 Août 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Après un long repos estival, nous voilà de retour!

Notre prochain article vous parlera des tourbières que nous avons "explorées" fin juin, avec un spécialiste passionant, Maurice Pantaloni.

Jean a étudié la question de près.

De belles photos  de Nicole, Andrée et Jacques vous attendent également.

A bientôt

christianne

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Entre Semnoz et Chéran

27 Mars 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

Situés aux portes du parc Naturel Régional du massif des Bauges, dans le Haut Albanais, nous bénéficions localement d'un patrimoine floristique exceptionnel.

En effet les différents étages de végétation se répartissent entre une altitude de 427 m à la passerelle sur le Chéran et 1698 m au Crêt de Chatillon qui domine les alpages du Semnoz. Prairies de fauche et pâturages, rives humides, zones boisées, tourbières et marais (classés Nature 2000), falaises.... sont autant d'écosystèmes variès avec leur flore spécifique.

Qui sommes-nous ?

Un groupe d'amis, le "Groupe Nature"  partageant une passion commune, l'amour de Dame Nature.

Nous sommes regroupés au sein du "Musée d'histoire naturelle de Gruffy" en Haute Savoie, canton d'Alby sur Chéran.

Nous avons pour objectif de faire connaître à la population de Gruffy et de ses environs ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent à notre région, l'étendue et la richesse que recèle notre environnement naturel local. Nous souhaitons également et si nécessaire, protéger la biodiversité condition de l'avenir de l'homme sur Terre.


                                                                                                Joanny CUILLERAT

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