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Le Jardin de la Bouthière, à Chenôves en Saône-et-Loire 1...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Château de la Bouthière

Château de la Bouthière

Cette année, la Société d’horticulture de Haute-Savoie a choisi de nous faire découvrir les Vosges qui recèlent quelques belles surprises fleuries.

Départ matinal le 11 juin, la journée s’annonce ensoleillée. En fin de matinée, nous traversons une campagne verdoyante où de belles demeures se nichent au milieu des vignobles des côtes Chalonnaises. Nous allons découvrir

le Jardin de la Bouthière,

Nous sommes accueillis par Sylvie et Patrice de l’Epine qui nous présente l’histoire de leur demeure achetée en 2010 :

Construite au XVIIe, la maison ressemblait plus à un manoir avec un grand logis. Ce n’est qu’au XVIIIe que furent ajoutées les deux ailes qui lui donnent un air « château ». Les communs datent aussi de cette époque. En 1905, les chiens assis et le crépi ont fini de transformer l’aspect extérieur de la Bouthière

Passionnée par le jardinage, la maitresse de maison transforme en peu de temps, l’ancien potager du XVIIIe en jardin renaissance italienne, avec son potager et sa roseraie. Des travaux ont permis de créer un réseau d’eau pour alimenter les fontaines.

Nous découvrons trois chambres de verdure aux ambiances contrastées, savant équilibre de rigueur et de charme.

Au potager, dans des carrés bordés de buis taillés, poussent tomates, aubergines et poivrons.  

Le potager
Le potager

Le potager

Le bassin alimenté par un petit canal a été conservé.

Petit bassin ombragé

Petit bassin ombragé

Les allées nous mènent au jardin romantique, où pivoines et roses anciennes se mêlent dans un foisonnement de vivaces à l'anglaise. Plusieurs bouquets de pavots ponctuent de rouge vermillon ou de rose, le vert particulier du feuillage, tirant un peu sur le vert de gris. Des géraniums bleus, des clématites roses et blanches, des nigelles échevelées, animent les parterres.

Roses anciennes

Roses anciennes

Plusieurs bouquets de pavots ponctuent de rouge vermillon ou de rouge zinzolin le vert particulier du feuillage, tirant un peu sur le vert de gris.

Les pavots
Les pavots

Les pavots

Des géraniums bleus, des clématites bleues, roses et blanches, des nigelles échevelées, animent les parterres.

Géraniums et roses
Géraniums et roses

Géraniums et roses

Clématites

Clématites

Nigelles de Damas
Nigelles de Damas

Nigelles de Damas

Une belle fontaine octogonale structure les massifs au centre du jardin. 

La fontaine

La fontaine

Puis le jardin vert fait la part belle aux topiaires et aux feuillages dans toutes leurs nuances.

Jardin vert

Jardin vert

En reprenant le chemin de retour, la demeure nous apparait dans la perspective des cyprès qui cadrent la fontaine

La demeure des Bouthières

La demeure des Bouthières

Un lieu en constante évolution, exemple impressionnant de ce qu'a pu créer en peu de temps, une jardinière passionnée.

Ce jardin est labellisé Jardin Remarquable depuis plusieurs années.

A suivre......

                                    ..........Christianne

Publié dans Jardins

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Les Agrumes, bigarades et bigaradiers, IV.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Citrus aurantium, bigaradier, photo internet

Citrus aurantium, bigaradier, photo internet

Rappel 

Citrus aurantium, bigaradier, croisement entre pamplemoussier et mandarinier, famille des Rutacées.

C’est un petit arbre de 3 à 10 mètres, épineux, à feuilles persistantes, à fleurs très odorantes, aux fruits comestibles mais amers. Il est tolérant aux sols passagèrement détrempés ou calcaires, il préfère un climat chaud mais supporte des gels épisodiques jusqu'à −6 °C. Il est plus résistant aux maladies — notamment la gommose à phytophtora — et aux parasites que la plupart des agrumes et sa reproduction par graine est facile. Il peut vivre 400 ans.

Le mot provient du moyen français bigarrat, en provençal bigarrat « arangi bigarrat », du verbe bigarrar : barioler, (latin vestis bigerica : habit bariolé). La bigarade est décrite par Olivier de Serres (1600) : « parmi les sortes d’orangers croissant en Provence est le Cornut ou Bigarrat… »

  • Les feuilles du bigaradier (6,5 à 14 cm) sont ovales, luisantes, vert foncé, odorantes, couvertes d'une cuticule cireuse et persistantes avec une épine à l'aisselle des feuilles inférieures.
  • Les fleurs de l'oranger amer sont hermaphrodites (5 à 12 % de fleurs mâles), axillaires, blanches, très odorantes et plus grandes que celles de l'oranger doux. Elles fleurissent en avril autour de la Méditerranée.
  • Le fruit, selon les variétés, est plus ou moins rugueux et plat, 7 à 8 cm de diamètre, couleur orange parfois teintée de vert ou de jaune. Sa pulpe contenue dans 10 à 12 quartiers est amère, il contient beaucoup de pépins.
Citrus aurantium, bigaradier, photo internet

Citrus aurantium, bigaradier, photo internet

Recoltes

  • Avril-mai, le matin, dès l’éclosion, les fleurs, à la main avec leur pédoncule
  • Juin, après la taille, les brouts qui sont les feuilles et les jeunes rameaux
  • Septembre, les fruits Verts
  • Janvier-février, les fruits murs

NB : il y a tellement de fleurs qu’on ne peut toutes les cueillir, les bigaradiers portent donc des fruits.

Photo de la Société Historique de Tourrettes-sur-Loup

Photo de la Société Historique de Tourrettes-sur-Loup

Un arbre généreux

Photos de l’exposition « à la découverte de la filière Fleur d’oranger en pays de Grasse » soutenue par la Maison Chanel, associée à la famille MUL et à la coopérative NEROLIUM et présentée à La Médicée, en mars 2024.

à la découverte de la filière Fleur d’oranger en pays de Grasse 
à la découverte de la filière Fleur d’oranger en pays de Grasse 
à la découverte de la filière Fleur d’oranger en pays de Grasse 
à la découverte de la filière Fleur d’oranger en pays de Grasse 

à la découverte de la filière Fleur d’oranger en pays de Grasse 

Après tout ce travail d’extractions, de distillations et de macérations

On distingue 4 huiles essentielles issues de l’oranger amer

L’huile essentielle de Néroli obtenue à partir des fleurs

L’huile essentielle de Petit Grain Bigarade obtenue à partir des jeunes rameaux, et des feuilles 

L’huile essentielle bigarade verte obtenue à partir des jeunes fruits verts

L’huile essentielle de Bigarade obtenue à partir des zestes des bigarades jaunes.

 

L’essence de Néroli

Au XVIIème siècle, Anne-Marie Orsini, princesse de Nerola, en Italie, rendit célèbre l’essence de fleurs de bigaradier. Elle utilisait cette essence pour parfumer ses bains et ses gants et son nom resta arraché à l’Huile Essentielle de fleur de bigaradier. Elle est précieuse en parfumerie pour la fabrication des parfums haut de gamme. En effet, l'essence de Néroli provenant des « Bouquetiers de Grasse » entre dans la composition du célèbre N°5 de la maison Chanel, créé en 1921.

Marie-Anne de la Trémoille, princesse de Nerola

Marie-Anne de la Trémoille, princesse de Nerola

L’Huile essentielle de petit grain est utilisée en cosmétique et pour aromatiser des boissons : le thé, le Cointreau, le Grand-Marnier, les limonades. Moins onéreuse, elle remplace parfois l’huile essentielle de Néroli en aromathérapie

Notre eau de fleur d'oranger est un hydrolat de fleur d’oranger obtenue à partir par hydrodistillation, également appelée distillation par entrainement à la vapeur d'eau de fleurs de bigaradier. Cette technique permet d'obtenir deux fractions distinctes : l'huile essentielle et l'hydrolat.

Avec les fruits, on fait de délicieuses confitures que nos voisins anglais appellent marmelades et des vins d’oranges parfumés avec de nombreux épices, vanille, cannelle, badiane, girofle, cardamome…

L’écorce produit une huile essentielle aussi.

Après la conférence passionnante de Jean-Noël Falcou, nous avons exercé notre odorat lors de l’Atelier Senteur. Merveilleuse expérience qui termine ce moment provençal et parfumé. 

Le monde des agrumes a encore beaucoup à nous apprendre et de nouvelles variétés d’agrumes sont découvertes ou redécouvertes. Je le quitte à regret.

                                                                          Christianne

 

  • Jean-Noël FALCOU

Responsable des filières agricoles chez Jean GAZIGNAIRE - Groupe MUL, Vallauris, Provence-Alpes-Côte d’Azur

  • L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, Histoire de plantes, l’origine des agrumes : leur évolution et la naissance des espèces cultivées

Par François Luro

  • La Garance voyageuse, n°126

 

Les Agrumes, bigarades et bigaradiers, IV.

Publié dans Flore

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Les Agrumes, bigarades et bigaradiers, III

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Quand les plantes se font la malle, la Médicée 15,16, 17 mars 2024

Jean-Noël FALCOU nous raconte l’histoire du Bigaradier en Provence

Le bigaradier est originaire du sud de l'Himalaya. Acclimaté en Mésopotamie, transporté par les Arabes en Syrie au Xème siècle, il poursuit son voyage en Sicile, puis en Andalousie.

Le bigaradier connut un grand succès en Andalousie, ce qui lui valut d’ailleurs le nom d’oranger de Séville. Cultivé pour son parfum, sa beauté, son symbolisme et ses pouvoirs supposés médicinaux, il devient l’arbre d’ornement favori des cours royales et des châteaux arabes et européens dès le XIVe siècle. C’est un signe de richesse.

L’orangerie de Versailles a été construite pour protéger ces arbres majestueux et les jardiniers du Louis XIV réussirent à faire fleurir les bigaradiers toute l’année.

Orangerie de Versailles, photo Internet

Orangerie de Versailles, photo Internet

Le bigaradier arrive en Provence, en particulier dans la région de Golf Juan et Grasse où le climat permet de le cultiver en pleine terre. Les moines de Lérins, dès XVIe siècle, mettent en oeuvre cette culture.

Au moyen-âge, Grasse est réputée pour la qualité de ses cuirs qui sont exportés dans tout le royaume et en Italie.  Mais le cuir tanné avec de l’urine sent mauvais. Un tanneur grassois eu l’idée de parfumer ses gants avec les essence locales, myrte, jasmins et … fleurs d’oranger. On distillait déjà la fleur d’oranger avant la révolution dans le sud de la France !

Des gants parfumés de Grasse auraient été offerts à Catherine de Médicis et ainsi débuta la grande époque des gantiers parfumeurs. La ville de Grasse développe bientôt des fragrances spécifiques pour cette industrie de la ganterie.

Gants parfumés de Grasse, photo Internet

Gants parfumés de Grasse, photo Internet

Aussi, la culture du Bigaradier se développa à Grasse et dans sa région suivie de celle de la tubéreuse, du jasmin, de la rose à cent feuilles, de la rose muscade, des cassiers, de la bergamote, de la lavande et du romarin. Au XVIIIème siècle, la ville fournissait la moitié des essences parfumées en Europe

Flacon ancien, photo internet

Flacon ancien, photo internet

La culture du Bigaradier

Le bigaradier, ou oranger amer, Citrus aurantium, est un arbre vigoureux et épineux pouvant atteindre 10 m de hauteur. Il présente des feuilles persistantes, ovales et pointues, vert foncé. Il développe de nombreuses fleurs blanches très parfumées. Leur odeur est beaucoup plus prononcée que les fleurs d’oranger doux.

La culture a permis de sélectionner plusieurs variétés dont le Bouquetier de Grasse. Cette variété, légèrement naine, produit des fleurs de taille supérieure à la moyenne, groupées en grappes très fournies. Les étamines sont plus nombreuses que chez les autres variétés courantes de bigarades.

Bouquetier de Grasse, photos internet Gerbeaud
Bouquetier de Grasse, photos internet Gerbeaud

Bouquetier de Grasse, photos internet Gerbeaud

Eau et huiles essentielles entrent dans la composition de nombreux parfums. La fin du XIXe voit la création d’une distillerie de fleurs d’oranger à Grasse gérée par une coopérative des arboriculteurs de la région. La culture du bigaradier s’étend ensuite à Bar-sur-loup, Vallauris, Golfe-Juan. L’année 1912 recense une récolte de 2467 tonnes de fleurs. C’est l’âge d’or, la création d’absolue de néroli, extrait grâce à des solvants volatils dope les ventes.

Les Agrumes, bigarades et bigaradiers, III
Les Agrumes, bigarades et bigaradiers, III

Malheureusement, après la seconde guerre mondiale, le déclin s’amorce. Gels, développement de la chimie de synthèse, délocalisation de la culture du bigaradier à l’étranger, en Tunisie particulièrement, urbanisation du sud de la France provoquent la diminution des récoltes et des ventes.

Actuellement la fleur d’oranger française ne représente que 4 à 6 tonnes par an, mais sa qualité reste tout à fait exceptionnelle. Tout est exploité, rien ne se perd, fleurs, feuilles, fruits, écorces.

La culture a sélectionné des porte-greffes performants. Cet arbre est très résistant, peu de maladies en viennent à bout

A la question des auditeurs de la conférence, « quel est le principal ennemi du Bigaradier », Jean-Noël FALCOU répond « actuellement il n'y a pas de ravageurs préoccupants, le principal ennemi du bigaradier, c'est l’urbanisation ».

     à suivre....

                                      Christianne

Sources :

  • Jean-Noël FALCOU

Responsable des filières agricoles chez Jean GAZIGNAIRE - Groupe MUL. Vallauris, Provence-Alpes-Côte d’Azur

  • Les saisons de Chanel, n°5
  • L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, Histoire de plantes, l’origine des agrumes : leur évolution et la naissance des espèces cultivées. Par François Luro
  • La Garance voyageuse, n°126
Grasse

Grasse

Publié dans Flore

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Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

En attendant  de retourner à Mayotte, petit aparté botanique avec le tulipier de Virginie.

Grace au premier confinement, non à cause (?) j’ai découvert mon quartier lors de ma promenade quotidienne. Et surtout j’ai découvert un magnifique tulipier. J’en avais déjà rencontré dans différents parcs et jardins, mais ce sont de grands arbres et les fleurs sont souvent masquées par le feuillage. Celui de mon quartier n’est pas très grand et ses branches sont basses, j’ai pu le photographier sur "toutes les coutures".

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera

Histoire

Le tulipier de Virginie est originaire de l’est et du sud des Etats unis, dont la Virginie. Introduit en Europe en 1663 et en France à partir du début du XVIIIe siècle, notamment par le comte de La Galissonnière, gouverneur de la Nouvelle France. Les plus connus furent plantés au Petit Trianon de Versailles pour Marie-Antoinette en 1771 et malheureusement abattus par la tempête de décembre 1999. De nombreux spécimens existent dans les parcs et les arboretums, en France, lequel est le doyen ? Le concours est ouvert !

Dans sa patrie d’origine, le tulipier de Virginie peut atteindre jusqu’à 50 m de haut. Sous nos climats, il dépasse rarement des records de 30-35 m.

Le tulipier de Virginie est, de nos jours, un arbre ornemental de valeur. De grande taille, il montre une élégance naturelle, mise en valeur quand il est isolé, associée à une floraison étonnante et parfumée. Famille des Magnoliacées, le genre Liriodendron ne comprend que deux espèces, tulipifera et chinensis mais dans les jardineries, on trouve plusieurs cultivars.

 

Botanique

Ses feuilles ont une forme originale, deux lobes pointus à la base, de part et d’autre de la nervure centrale et deux autres lobes pointus au sommet, séparés par une échancrure. On les dirait « taillées avec des ciseaux ». Elles sont longuement pétiolées, vert sombre et brillantes.

 

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera

Botanique

Ses feuilles ont une forme originale, deux lobes pointus à la base, de part et d’autre de la nervure centrale et deux autres lobes pointus au sommet, séparés par une échancrure. On les dirait « taillées avec des ciseaux ». Elles sont longuement pétiolées, vert sombre et brillantes.

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera

Ses fleurs, hermaphrodites, isolées mais nombreuses ressemblent à des tulipes, avec leur forme de coupe, jaune clair avec des lavis oranges superbes à la base. Trois sépales réfléchis, jaunâtres, puis six pétales dressés, translucides, jaunes pâles, maculés d’un bel orange à leur base. Les fleurs sont odorantes.

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera
Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, 3 sépales translucides
Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, 3 sépales translucides

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, 3 sépales translucides

On trouve ensuite plusieurs rangs d’étamines et au centre, sur un long réceptacle mince dressé en forme de cône les nombreux ovaires serrés, chacun porteur d’un stigmate recourbé. Le nectar de la fleur de tulipier est apprécié des abeilles.

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, étamines et pistil.
Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, étamines et pistil.

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, étamines et pistil.

La liberté revenue, j’ai oublié « mon tulipier » pour aller découvrir d’autres horizons plus lointains, envie de forêts, de sentiers, de montagnes et surtout de compagnie.

Lors du second confinement, retour aux petites balades solitaires dans le quartier. Qu’est devenu « mon tulipier » ?

Il s’est paré de jaune d’or, de roux, de brun et à ses pieds, un tapis mordoré.

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, en octobre.
Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, en octobre.

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, en octobre.

Voici des fruits, à la place des fleurs, sur les branches basses. On dirait des cônes. Ils sont dressés, il s’agit en fait d’un assemblage de samares, munis d’une loge basale contenant une ou deux graines, si la fleur a été fécondée.  

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, les fruits
Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, les fruits

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, les fruits

Et sur les branches, voici aussi ces gros bourgeons prêts pour le printemps, aplatis, en forme de mitre, protégés par deux stipules soudées. 

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, les bourgeons.
Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, les bourgeons.

Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera, les bourgeons.

Rendez-vous au printemps 2021, sans confinement j’espère.

                                             

                                                                               Christianne

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Le Jardin de la Bouthière, à Chenôves en Saône-et-Loire 2...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Le Parc (photos  Internet)

Le Parc (photos Internet)

Le maitre de maison nous guide ensuite dans le grand parc à l’anglaise, 4 hectares plantés d'essences rares et d’essences remarquables. Parmi lesquels, des Liquidambars, en fleurs.

Fleur de Liquidambar

Fleur de Liquidambar

Famille des Altingiacées, appelé aussi Copalme d’Amérique, Styrax américain, genre Liquidambar, plusieurs espèces (bien que le liquidambar n’ait aucun lien avec le genre Styrax) le liquidambar, du latin « liquidus » et de l’arabe « ambar » pour « ambre liquide ». Il doit son nom à l'ambre liquide qu'il produit, une résine à l'odeur de cannelle appelée « styrax » et utilisée dans les parfums. Il est très apprécié pour sa palette de couleurs automnales.

Un arbre aux mouchoirs, Davidia involucrata, en fruits,

Davidia involucra en fruits

Davidia involucra en fruits

“ Davidia involucra", de la famille des Nyssacées, doit son nom au missionnaire naturaliste français, Jean Pierre Armand David (1826 -1900).
Introduit en Europe vers 1897, le “ Gong tong“ ainsi nommé par les Chinois, vit environ cent ans. Il porte de très longues et larges bractées blanches. Ces spectaculaires involucres, sont à l’origine d’autres surnoms pittoresques, arbre aux pochettes, aux colombes, aux fantômes et pour les Anglophones “Dove tree, Handkerchief tree ou Ghost tree. Le fruit est une drupe comestible qui se consomme blette. Voir article Arbre aux mouchoirs sur ce blog.

Plusieurs tulipiers de Virginie, Liriodendron tulipifera. Nous en rencontrerons beaucoup au cours de ce sejour.

Liriodendron tulipifera.

Liriodendron tulipifera.

Originaire de l’est et du sud des Etats unis, dont la Virginie. Introduit en France à partir du début du XVIIIe siècle. Les plus connus furent plantés au Petit Trianon de Versailles pour Marie-Antoinette en 1771. De la famille des Magnoliacées, le genre Liriodendron ne comprend que deux espèces, tulipifera et chinensis mais dans les jardineries, on trouve plusieurs cultivars. De nombreux spécimens existent dans les parcs et les arboretums. Voir article Tulipier de Virginie sur ce blog.

Plus loin au bord du bassin où vivent des carpes koi, de beaux platanes centenaires, de magnifiques conifères et un cyprès chauve, Taxodium distichum, accompagné de ses pneumatophores.

Pneumatophores du Cyprès chauves
Pneumatophores du Cyprès chauves

Pneumatophores du Cyprès chauves

Un pneumatophore, du préfixe grec pneumat « respiration » et du suffixe grec phore « porter » est une excroissance aérienne des racines de certains arbres ayant pour fonction les échanges gazeux quand ils sont impossibles pour les racines dans les zones humides (marais, marécage, mangrove, etc.).
L’excroissance est en arceaux ou verticale (géotropisme négatif), semblable à un tuba. Elle émerge souvent de l'eau. Leur fonction est probablement d'apporter de l'oxygène aux racines immergées et d'améliorer la fixation de l'arbre dans le sol instable et boueux du marais. L'apport d'oxygène se ferait notamment à partir des lenticelles qui recouvrent certains pneumatophores. Elles absorbent l'air dans leurs tissus spongieux et les transmettent à la plante par pression osmotique.

  Le Jardin de la Bouthière, à Chenôves en Saône-et-Loire 2...
Le bassin aux carpes koï

Le bassin aux carpes koï

Et en contre bas, nous découvrons un verger planté dans une ancienne prairie, de jeunes arbres, au bel avenir.

Nous repartons, ravis de notre matinée dans ce domaine où les propriétaires ont su apprivoiser la nature et trouver ce bel équilibre.

                                                  Christianne

  Le Jardin de la Bouthière, à Chenôves en Saône-et-Loire 2...

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L'arbre aux mouchoirs

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

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En Mai, ne manquez pas d'aller admirer à Annecy, à gauche de l’entrée principale du Palais de Justice, l'arbre aux mouchoirs.                                                                                

En effet, à l’angle de la rue Sommeiller et de la rue Guillaume Fichet, vous pourrez  découvrir cet “arbre aux mouchoirs“, au moment de sa floraison.                                                          

Cet arbre nommé “ Davidia involucra", de la famille des Nyssacées, doit son nom au missionnaire naturaliste français, Jean Pierre Armand David (1826 -1900).                        

Introduit en Europe vers 1897, le “ Gong tong“ ainsi nommé par les Chinois, vit environ cent ans. Il fleurit au bout d’une dizaine d’années et porte de très longues et larges bractées blanches. Ces spectaculaires involucres, sont à l’origine d’autres surnoms pittoresques, arbre aux pochettes, aux colombes, aux fantômes et pour les Anglophones “Dove tree, Handkerchief tree ou Ghost tree.                                                                                                                                          

Le fruit est une drupe comestible qui se consomme blette.                                                                                

Cet arbre est endémique au sud-ouest de la Chine, dans les forêts de feuillus entre 1500 et 2000 m d’altitude. Il est maintenant protégé car il est en voie de disparition.

 

 

Arbre aux mouchoirs Avril 2011

                                                                                                      Joanny 

 


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Le jardin du prieuré de Vauboin à Beaumont sur Dême...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

"Un jardin né de l’imaginaire d’un homme, Thierry JUGE".

Le prieuré de VAUBOIN est construit par des moines au XIIe siècle et transformé en logis seigneurial en 1623. Thierry JUGE l’achète en 1991. Nichée au pied d'un coteau calcaire, ce logis est d’une très grande sobriété. Thierry JUGE y crée un jardin clos, « interprétation de l’Hortus Conclusus médiéval, il se doit d’être le symbole d’une vie parfaite en Dieu, reproduction du Paradis, clos pour échapper aux tourments et aux tentations du monde ».

Thierry JUGE l’installe autour du logis, sur le fond plat de la propriété. Ce labyrinthe et sa géométrie sacrée est animé par des buis, Buxus sempervirens, plantes connues depuis l’antiquité, symboles de persévérance et d'éternité « sempervirens » ! Pas de grandes floraisons ni de grandes diversités de plantes, que des buis taillés en volumes géométriques disposés avec harmonie. Quelques floraisons de narcisses ou de myosotis blancs tout au plus, au printemps

Le Prieuré

Le Prieuré

Nous entrons par une petite porte ouverte dans la clôture en rondins de châtaignier couverts de sarments de vigne. Nous sommes accueillis par Thierry JUGE à l'entrée du jardin. Le long du logis s’écoule un ruisseau et nous découvrons les plantes de berges, notamment de superbes Gunneras qui s’épanouissent au bord de l’eau.

Clôture de rondins de châtaigniers couverts de sarments de vignes

Clôture de rondins de châtaigniers couverts de sarments de vignes

Gunnera tinctoria

Gunnera tinctoria

Puis nous traversons un premier jardin de buis aux formes végétales géométriques et aux allées de charbon de bois, le « cloitre ».

Le cloître
Le cloître

Le cloître

Nous contournons le Prieuré, traversons un verger, voici une deuxième plantation de buis, à l'architecture structurée, « le labyrinthe ».

Le labyrinthe
Le labyrinthe

Le labyrinthe

Sous les arbres du verger, Thierry JUGE a dessiné un damier de feuilles mortes.

Damier de feuilles mortes

Damier de feuilles mortes

Il y a quelques années, le maître des lieux acquiert le coteau percé d'une grotte auquel s'adosse sa propriété. Sous un couvert de chênes apparaît comme par miracle, une cascade de buis, une symphonie de vert. « Pour soigner son âme, il suffit de compter les verts dans la nature », disait la moniale bénédictine allemande Hildegarde de Bingen (1098-1179).

Thierry JUGE a eu I‘idée de tout couper, à environ 1,20 m de hauteur... pour ensuite laisser le végétal repousser. Il le façonne en volumes et formes en constante transformation. Plus de géométrie cartésienne, ni d’espace structuré en lignes directrices. Place à l’improvisation, à l’imagination.

La colline aux Buis

La colline aux Buis

Nous découvrons ces sculptures végétales le long du chemin escarpé accroché au coteau. Abrités sous nos parapluies (en fait il pleut !) nous suivons le sentier au milieu de ces buis, élancés ou en boule. Certains évoquent des petits gnomes tenant des conciliabules

Le chemin des buis
Le chemin des buis

Le chemin des buis

Le jardin du prieuré de Vauboin à Beaumont sur Dême...

Thierry JUGE taille 700 buis à la cisaille ou au sécateur en leur donnant des formes étranges et surréalistes, parfois menaçantes, parfois pleine de tendresse. Un travail de longue haleine.  

Quels secrets échangent ils, ces buissons ?
Quels secrets échangent ils, ces buissons ?

Quels secrets échangent ils, ces buissons ?

L'un veut s'envoler, les autres prennent de la hauteur !
L'un veut s'envoler, les autres prennent de la hauteur !

L'un veut s'envoler, les autres prennent de la hauteur !

Cette colline est en cours de création et s’élève à 25m de hauteur. Ce jardin nous transporte entre ciel et terre. « La foule des buis en mouvement accompagne le voyage vers le sommet du coteau, permettant au regard de retrouver alors le luxe, le calme et la volupté du paradis, Thierry JUGE ».

Le maître des lieux nous reçoit dans la grotte aménagée en salle conviviale, il considère que notre rôle est de préserver la nature qui nous a été "seulement prétée".

Il conclut la visite en nous disant :

« Maintenant, l’enclos que j’ai créé prend d’avantage soin de moi que je ne prends soin de lui ».

Nous repartons le cœur serein, charmés par ce lieu insolite et habité.

                                                           Christianne

Photos Catherine et Christianne.

Thierry JUGE et son jardin du Prieuré de Vauboin ont reçu, entre autre

-le prix des Jardins EBTS FRANCE (European Boxwood and Topiary Society France). Association Française pour l'Art Topiaire et le Buis.

-le Prix de l’Art des Jardins de la Fondation Signature.

Le jardin du prieuré de Vauboin à Beaumont sur Dême...

Publié dans Jardins

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Meilleurs voeux

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Meilleurs voeux

Je laisse la parole à mon ami, il tenore Christian, qui a écrit ce beau poème

  
Qui changerait le cycle qui commence, en diadème,

Qui nous ferait sentir la chaleur des madrigaux

Pour entamer cette nouvelle année bien au chaud.

Rassemblons nos bonheurs en fragments

Laissés pêle-mêle au hasard de nos différents.

Couvrons nous de brins de courage jetés au fil des combats,

Unissons nous pour refaire le monde sans corrida.

Sauvons notre joie de vivre, des vauriens des bandits,

Restons debout dans la nuit et supprimons la mélancolie.

Prenons le temps de l’estime, suspendons les gestes frénétiques,

Et partageons l'émerveillement d’une vie fantastique.

A la tyrannie de la vitesse, aux crispations identitaires,

La quête de son propre rythme et la tendresse familière

Nous amènent à prendre le temps de vivre et à contempler le vivant.

Année 2026, éveille toi, nous débarquons unis et fringants !

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Fête de la tomate et des saveurs au château de la Bourdaisière

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

 Aujourd’hui fin décembre 2025, le temps est à l’hiver, en plaine le ciel est bouché, tout est gris, il fait froid, la bise nous glace. Pour nous donner un petit coup de peps et recolorer le paysage, découvrons la fête à la tomate au conservatoire de la tomate au château de la Bourdaisière où notre groupe d’Annecy s’est rendu, en septembre, après la visite au château de Valmer.   

Château de la Bourdaisière, Indre-et-Loire

Château de la Bourdaisière, Indre-et-Loire

Ce Château est une demeure de la Renaissance, construite par François 1er pour abriter ses amours royales. Elle a été habitée par Gabrielle d'Estrée, maîtresse d'Henri IV. Cette bâtisse fut en effet une résidence de femmes qui ont séduit des rois et fait l'histoire avant de devenir, grâce à la famille De Broglie, un hôtel de charme.

Louis Albert de Broglie, a créé en 1998, dans le domaine, le conservatoire de la tomate qui réunit une collection unique au monde rassemblant 785 variétés de tomates, offrant ainsi un panorama inédit de ce fruit aux richesses insoupçonnées. Des graines du monde entier sont rassemblées. Rondes, allongées ou en forme de cœur, noires, vertes ou jaunes, ces tomates anciennes portent des noms étonnants : Dix doigts de Naples, Rouge d’Irak, Erika d’Australie, Cornue des Andes…

Avec cet objectif : Cultiver, Préserver et Transmettre.

Nous découvrons l’immense jardin où les tomates sont cultivées en tipi, structure très esthétique, résistante à la pluie, au vent et qui facilite la récolte. Autour de Nicolas Toutain, jardinier du Conservatoire de la Tomate, un groupe se forme, avide d’entendre ses conseils.

Culture en tipi
Culture en tipi

Culture en tipi

Autour de Nicolas Toutain, jardinier du Conservatoire de la Tomate, un groupe se forme, avide d’entendre ses conseils. Tout d’abord il confirme que ce jardin compte aujourd’hui plus de 750 variétés dont de nombreuses variétés anciennes. Les graines sont semées sous serre au début du printemps et les plants sont plantés mi-mai et commencent à produire, à partir de la mi-juillet, des fruits de couleurs, formes, tailles, odeurs et goûts différents. Elles sont magnifiques, ces tomates rouges, jaunes, ocres, vert foncé, vert clair, orange, violette…

 

Ah! les belles tomates ! Solanum lycopersicum,
Ah! les belles tomates ! Solanum lycopersicum,
Ah! les belles tomates ! Solanum lycopersicum,
Ah! les belles tomates ! Solanum lycopersicum,
Ah! les belles tomates ! Solanum lycopersicum,

Ah! les belles tomates ! Solanum lycopersicum,

« Le conservatoire de la tomate est d’abord un lieu de beauté et d’émerveillement. En franchissant les grilles du potager, les visiteurs pénètrent dans un jardin d’Eden dédié à la diversité et à la prodigalité de la nature. De carré en carré, ils se laissent surprendre par l’harmonie des plantations et ils ne peuvent s’empêcher de s’exclamer devant les centaines de variétés de tomate de toutes les couleurs et toutes les formes…

C’est aussi un lieu de « conservation » et de mise en valeur d’un patrimoine méconnu. Un travail de recherche et de rassemblement de collections variétales a abouti à la culture de plus de 700 variétés de tomates anciennes.
Labélisée « Conservatoire agréé » par le CCVS depuis 1998, la collection représente un véritable engagement à préserver ces trésors de la nature et à les faire connaître.

Enfin le Conservatoire de la Tomate est un lieu de recherches et de découvertes. Les visiteurs y retrouvent l’envie de mieux se nourrir, plus sainement et plus simplement. Les producteurs, les professionnels de la filière, les chefs cuisiniers et les scientifiques y trouvent l’endroit rêvé pour étudier ces centaines de variétés et percer le secret de leur goût et de leurs vertus…
Louis Albert de Broglie »

Culture en tipi

Culture en tipi

Histoire de la Tomate, de sa découverte au Mexique à son parcours à travers l’Europe

Elle est originaire des régions andines de la côte nord-ouest d’Amérique du Sud où diverses espèces, dont Solanum lycopersicum cerasiforme (la tomate cerise) et Solanum pimpinellifolium, se multiplient spontanément. Au Mexique, les tomates à gros fruits existaient déjà lors de la conquête Espagnole en 1519. Le nom nous vient des Aztèques Xictomatl en Natualt, la langue aztèque. La tomate, « pomme d'amour », mais également « pomme d'or » — en italien pomodoro.

Introduite en Europe, comme ornement pour jardins et tonnelles car jugée non comestible fait de son apparentement à la belladone (Atropa belladonna), bien connue pour sa toxicité, elle conquiert l’Espagne au XVe puis l’Italie et elle entre dans la cuisine française au XVIIIe.

Elle ne vous font pas envie toutes ces belles tomates !

Ah! les belles tomates ! Solanum lycopersicum,
Ah! les belles tomates ! Solanum lycopersicum,
Ah! les belles tomates ! Solanum lycopersicum,
Ah! les belles tomates ! Solanum lycopersicum,

Ah! les belles tomates ! Solanum lycopersicum,

La tomate, Solanum lycopersicum, possède de nombreux atouts nutritionnels qui contribuent à garder ‘’la forme‘’ : riche en vitamines et minéraux, très faible en calories, bon antioxydant, source de fibres, de vitamines A et C et de minéraux tel que le potassium… Consommée fraîche, en jus, en sauces, en concentrés, en condiments, la tomate fait aujourd’hui l’objet d’une production industrielle considérable ainsi que de nombreuses recherches scientifiques. Le décryptage de son génome, qui vient d’être réalisé, permettra de nouveaux progrès dans sa conservation, sa saveur, la création de nouvelles variétés. Il devrait être rapidement suivi par celui des génomes d’autres solanacées.

 

J’oubliai, les noms des tomates, ils sont curieux, romantiques, cocasses, drôles, énigmatiques….

 

Fête de la tomate et des saveurs au château de la Bourdaisière
Fête de la tomate et des saveurs au château de la Bourdaisière
Fête de la tomate et des saveurs au château de la Bourdaisière
Fête de la tomate et des saveurs au château de la Bourdaisière
Fête de la tomate et des saveurs au château de la Bourdaisière
Fête de la tomate et des saveurs au château de la Bourdaisière
Fête de la tomate et des saveurs au château de la Bourdaisière
Fête de la tomate et des saveurs au château de la Bourdaisière
Fête de la tomate et des saveurs au château de la Bourdaisière

Et voilà aujourd’hui, ce n’est pas la saison des tomates, le réveillon du 31 c’est demain ! Je vous souhaite une belle fin d’année et à bientôt…

 

                                          Christianne

Publié dans Jardins

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Le château de Valmer, suite....

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Le Lion de Valmer

Le Lion de Valmer

Après avoir traversé la terrasse de Leda, nous arrivons au sommet de l’escalier construit au XVIIIème siècle, qui mène au jardin fleuriste et potager. Deux lions de pierre nous accueillent, ils témoignent de l’âge du domaine, avec leurs sourires fatigués et leurs lichens colorés. L’œil n’arrive pas à embrasser l’ensemble du jardin. Il est clos de murs et constitue un remarquable conservatoire vivant d'environ 900 espèces anciennes ou disparues de fruits, légumes et plantes. Sur un hectare, dessin classique du XVème siècle, il est divisé en quatre carrés, eux-mêmes subdivisés en quatre parcelles et, en son centre, un bassin circulaire harmonise l’ensemble. De hauts murs ceignent ce jardin, flanqués de deux petites tours d'angle servant au rangement des outils et autrefois au logement des jardiniers et de l'âne. Légumes de fleurs cohabitent en bonne entente. .

La tour des ânes

La tour des ânes

Le jardin fleuriste et potager

Le jardin fleuriste et potager

Notre guide nous fait partager cette belle diversité. C’est le mois de septembre, beaucoup de fleurs sont en fruits ! Mais c’est aussi une façon de découvrir la diversité des plantations. Tout d’abord, des bouquets de plus de 2 mètres de haut, aux couleurs vives et automnales, palette de nuances ocre jaune et pourpre, ce sont des Amaranthus cruentus, Amarante à Grains Giant. Les graines sont comestibles et offrent de nombreux nutriments.

Amaranthus cruentus, Amarante à Grains Giant

Amaranthus cruentus, Amarante à Grains Giant

Voici des arbres fruitiers, menés en espaliers le long des murs et en contre-espaliers  les fruits sont plus gros et à portée de main pour la cueillette ce qui permet à notre guide de nous faire goûter des poires «conférence» et «duchesse d’Angoulême», délicieuses. Mais aussi pêchers, brugnons, nectarines, abricotiers, figuiers, nashis, et pommiers. L’art de l’espalier est un art qui ne s’enseignait plus. De ce fait, les propriétaires de ce magnifique jardin proposent une formation. Cet art de l’espalier est désormais inclus au Patrimoine Culturel Immatériel en France.

Nous découvrons des Leycesteria formosa, arbres aux faisans ou chèvrefeuilles de l'Himalaya. Arbustes au feuillage vert bleuté portant des épis de bractées rouge pourpré où se cachent des baies de même couleur qui font le régal des oiseaux nous dit-on.

Leycesteria formosa, arbres aux faisans ou chèvrefeuilles de l'Himalaya.
Leycesteria formosa, arbres aux faisans ou chèvrefeuilles de l'Himalaya.

Leycesteria formosa, arbres aux faisans ou chèvrefeuilles de l'Himalaya.

Des lianes annuelles, légères, aux drôles de petits lampions verts appelés pois de cœur,  Cardiospermum halicacabum, originaire d'Amérique du Nord. Ce pois ornemental n’est pas comestible !

Cardiospermum halicacabum, pois de cœur, 

Cardiospermum halicacabum, pois de cœur, 

Voici une glycine, ce n'est pas celle que nous connaissons, mais Apios americana, glycine tubéreuse autrement appelé haricot-patate ou haricot-pomme de terre, ou encore patate en chapelet ou pénac d’Amérique. C’est une plante potagère et vivrière qui rappelle la pomme de terre par sa récolte et sa consommation. Légume ancien oublié à la saveur de “patate », c’est une plante grimpante ornementale magnifique par sa floraison. Et son système racinaire capte l’azote atmosphérique pour le restituer au sol, comme tous les Fabacées.

 Apios americana, glycine tubéreuse
 Apios americana, glycine tubéreuse

Apios americana, glycine tubéreuse

Mais aussi poireaux, carottes, navets, tomates, christophines (chayottes), poirées, courges musquées, courges bouteilles, raifort

Et pour ajouter à notre bonne humeur, notre guide nous présente la plate-bande du concombre péteur, l'Ecballium elaterium, aussi surnommé "concombre explosif" ou "concombre d'âne". Quand les petits concombres sont arrivés à maturité et qu'on les touche, les fruits tombent en projetant leurs graines jusqu'à plusieurs mètres. Evidemment, chacun de nous a essayé et les concombres sont ressemés pour l’an prochain.

Ecballium elaterium, concombre péteur, concombre d'âne

Ecballium elaterium, concombre péteur, concombre d'âne

Et des fleurs des sauges, des zinnias, des roses, des lavatères, ces fleurs égaillent le jardin, le printemps doit être un vrai festival !

Il faut déjà quitter les terrasses du Château de Valmer, il y avait tant à voir encore ! Je quitte le jardin en me souvenant qu’ici "les pratiques culturales s'attachent à préserver et améliorer la qualité de la terre, de la faune et de la flore (compost maison, paillages, engrais verts etc.). La présence de vivaces mellifères en bordure des carrés assure abri et nourriture aux utiles prédateurs des insectes ravageurs : coccinelle, hérisson, pollinisateurs etc".

Les jardins de Valmer ont été labellisés « Jardin Remarquable » par le Ministère de la culture dès la création du label en 2004.

 

                                                 Christianne

Zinnia haageana

Zinnia haageana

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