Le jardin du prieuré de Vauboin à Beaumont sur Dême...
"Un jardin né de l’imaginaire d’un homme, Thierry JUGE".
Le prieuré de VAUBOIN est construit par des moines au XIIe siècle et transformé en logis seigneurial en 1623. Thierry JUGE l’achète en 1991. Nichée au pied d'un coteau calcaire, ce logis est d’une très grande sobriété. Thierry JUGE y crée un jardin clos, « interprétation de l’Hortus Conclusus médiéval, il se doit d’être le symbole d’une vie parfaite en Dieu, reproduction du Paradis, clos pour échapper aux tourments et aux tentations du monde ».
Thierry JUGE l’installe autour du logis, sur le fond plat de la propriété. Ce labyrinthe et sa géométrie sacrée est animé par des buis, Buxus sempervirens, plantes connues depuis l’antiquité, symboles de persévérance et d'éternité « sempervirens » ! Pas de grandes floraisons ni de grandes diversités de plantes, que des buis taillés en volumes géométriques disposés avec harmonie. Quelques floraisons de narcisses ou de myosotis blancs tout au plus, au printemps
Nous entrons par une petite porte ouverte dans la clôture en rondins de châtaignier couverts de sarments de vigne. Nous sommes accueillis par Thierry JUGE à l'entrée du jardin. Le long du logis s’écoule un ruisseau et nous découvrons les plantes de berges, notamment de superbes Gunneras qui s’épanouissent au bord de l’eau.
Puis nous traversons un premier jardin de buis aux formes végétales géométriques et aux allées de charbon de bois, le « cloitre ».
Nous contournons le Prieuré, traversons un verger, voici une deuxième plantation de buis, à l'architecture structurée, « le labyrinthe ».
Sous les arbres du verger, Thierry JUGE a dessiné un damier de feuilles mortes.
Il y a quelques années, le maître des lieux acquiert le coteau percé d'une grotte auquel s'adosse sa propriété. Sous un couvert de chênes apparaît comme par miracle, une cascade de buis, une symphonie de vert. « Pour soigner son âme, il suffit de compter les verts dans la nature », disait la moniale bénédictine allemande Hildegarde de Bingen (1098-1179).
Thierry JUGE a eu I‘idée de tout couper, à environ 1,20 m de hauteur... pour ensuite laisser le végétal repousser. Il le façonne en volumes et formes en constante transformation. Plus de géométrie cartésienne, ni d’espace structuré en lignes directrices. Place à l’improvisation, à l’imagination.
Nous découvrons ces sculptures végétales le long du chemin escarpé accroché au coteau. Abrités sous nos parapluies (en fait il pleut !) nous suivons le sentier au milieu de ces buis, élancés ou en boule. Certains évoquent des petits gnomes tenant des conciliabules
Thierry JUGE taille 700 buis à la cisaille ou au sécateur en leur donnant des formes étranges et surréalistes, parfois menaçantes, parfois pleine de tendresse. Un travail de longue haleine.
Cette colline est en cours de création et s’élève à 25m de hauteur. Ce jardin nous transporte entre ciel et terre. « La foule des buis en mouvement accompagne le voyage vers le sommet du coteau, permettant au regard de retrouver alors le luxe, le calme et la volupté du paradis, Thierry JUGE ».
Le maître des lieux nous reçoit dans la grotte aménagée en salle conviviale, il considère que notre rôle est de préserver la nature qui nous a été "seulement prétée".
Il conclut la visite en nous disant :
« Maintenant, l’enclos que j’ai créé prend d’avantage soin de moi que je ne prends soin de lui ».
Nous repartons le cœur serein, charmés par ce lieu insolite et habité.
Christianne
Photos Catherine et Christianne.
Thierry JUGE et son jardin du Prieuré de Vauboin ont reçu, entre autre
-le prix des Jardins EBTS FRANCE (European Boxwood and Topiary Society France). Association Française pour l'Art Topiaire et le Buis.
-le Prix de l’Art des Jardins de la Fondation Signature.
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