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Kaki, Figue caque, Plaquemine, Diospyros kaki Thunb.

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Comme la grenade, le kaki est un fruit qui gagne à être connu : sa peau rouge orangé cache une chair tendre et très sucrée lorsqu'il est bien mûr. Riche en vitamine C et en antioxydants, on l'apprécie tout au long de l'hiver. C’est le fruit du plaqueminier

Le terme kaki a été emprunté au japonais, l’arbre s’appelle au Japon, kaki no ki, l’arbre à kaki.

Quant à Plaquemine, ce mot vient de l'algonquin piakimina. Le « plakemine » a été décrit en 1682 par Mr de la Salle, qui désignait ainsi le plaqueminier de Virginie, rencontré aux Amériques.

Linné dans Species Plantarum, tome 2 (1753), introduit le genre Diospyros, et traite deux espèces connues de lui à cette époque Diospyros lotus et Diospyros virginiana. La première description botanique de l'arbre Diospyros lotus est l'œuvre d'un collaborateur et ancien élève de Linné, Carl Peter Thunberg, qui séjourna au Japon, à Deshima, en 1775-1776.

Diospyros kaki, le kaki

Diospyros kaki, le kaki

En fait, c'est le Diospyros kaki  que nous connaissons, il est originaire de l'est de la Chine, où on l'appelle shizi. Ils le connaissent depuis des siècles.

Il est ensuite devenu le fruit national de la Corée et du Japon, où il est cultivé et consommé. L'Europe ne l'a découvert qu'au XIX ème siècle : en France, c'est à Toulon que les premiers plaqueminiers ont été acclimatés.

 

Diospyros kaki, le plaqueminier

Diospyros kaki, le plaqueminier

L'arbre mesure de 5 à 10 mètres de haut. Ses feuilles sont simples, larges, ovales et alternes, de couleur verte et rougissante à l'automne. Très rustique, le plaqueminier supporte des froids de -15 à -20°C. Il s'adapte à tous les sols et se révèle extrêmement fertile.

Diospyros kaki, le plaqueminier

Diospyros kaki, le plaqueminier

Il est de la famille des Ébénacées, dont on ne trouve aucun représentant en Europe

Ses fleurs sont blanches, jaunâtres ou verdâtres, en bouquet pour les mâles et solitaires pour les femelles.

Diospyros kaki, le plaqueminier
Diospyros kaki, le plaqueminier
Diospyros kaki, le plaqueminier

Diospyros kaki, le plaqueminier

Le feuillage est caduc, aussi les fruits restent-ils sur l’arbre à l’automne, ce qui est caractéristique des paysages d’automne dans le sud de la France. Les fruits sont de grosses baies supères sphériques qui persistent sur l'arbre après la chute des feuilles. 

Diospyros kaki, le plaqueminier

Diospyros kaki, le plaqueminier

Les kakis étant climactériques (rappelez-vous les grenades ne sont pas climatériques), c'est à dire qu'on peut les cueillir et les laisser murir. Car ils se consomment très murs presque blets, la saveur astringente des fruits verts laisse alors la place à une pulpe très sucrée.

Diospyros kaki, le kaki
Diospyros kaki, le kaki

Diospyros kaki, le kaki

Un kaki pèse entre 150 et 400 grammes en moyenne. De forme ronde, sa peau est lisse et présente, selon les variétés, une coloration rouge ou orangée. Sa chair est acidulée ou très sucrée.

Diospyros kaki, le kaki
Diospyros kaki, le kaki

Diospyros kaki, le kaki

Selon les variétés le fruit charnu peut contenir ou non des graines appelées pépins. Rappelons qu'il s'agit d'une  baie.

Diospyros kaki, le kaki

Diospyros kaki, le kaki

Aujourd'hui, le kaki est produit au Japon, au Viêt-Nam, en Iran, au Liban, en Israël, en Espagne, en Italie, en France (Provence), en Tunisie, en Algérie, ou encore aux Etats-Unis. Il en existe plus de 2 800 variétés. Les Chinois le mangent séché.

Diospyros kaki, le kaki séché

Diospyros kaki, le kaki séché

    Teneur en vitamine C : avec 7 mg de vitamine C pour 100 g de fruit, le kaki est une source intéressante pour cette vitamine si précieuse en hiver.

    Richesse en pro-vitamine A ou carotène (pigment qui lui confère sa jolie couleur orangée) et en lycopène : ces deux substances anti-oxydantes ont un rôle protecteur pour l’organisme humain.

    Teneur en fibres solubles : essentiellement présentes sous forme de pectines (jusqu'à 2,5g pour 100g de kaki), ces fibres sont utiles pour stimuler en douceur le transit intestinal.

En somme, un fruit à découvrir......

                                         Christianne

Photos Marie-Paule, Marie-Pierre, Christianne.

Et si vous voulez vraiment tout savoir sur le kaki, voici un site très intéressant :

Publié dans Flore

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On ne les rencontre pas dans les Savoie...

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

enfin je crois !

Lors de mon escapade en Ardèche, j’ai rencontré le long des chemins quelques taxons très courants sous des climats méditerranéens, mais que je ne connaissais pas. Partagez avec moi ces découvertes.

 

 

Ferula communis
Ferula communis

Ferula communis

Tout le monde connait le mot férule qui, en français, désigne une baguette servant à frapper ….les élèves d’un autre siècle !! et l’expression « être sous la férule de … » qui signifie être sous l’autorité de..

Ferula communis

Ferula communis

Mais Maurice Reille, docteur ès Sciences et diplômé de Botanique supérieure (Montpellier), nous dit dans "Garrigue 2 et midi, plantes herbacées" que le nom du genre ne vient pas du latin ferire, frapper, mais de ferre,  porter. En effet, la tige creuse, à moelle abondante, servait à transporter le feu dans l'Antiquité.

J’ai trouvé sur internet cette autre hypothèse d'utilisation de notre férule : les philosophes grecs de l'Antiquité, mathématiciens, astronomes, physiciens, n'utilisaient ni papier, ni tableaux noirs, mais, donnant leurs leçons à l'extérieur devant la palestre, ils traçaient leurs figures en se tenant debout sur une étendue de terre poussiéreuse ou de sable et ceci à l'aide d'une tige de férule, plante éminemment méditerranéenne des régions semi-désertiques.
 

Ferula communis

Ferula communis

L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis
 

Voici une vivace, de la famille des Aristolochiacées, à souche profonde et rampante. Elle croît dans les fossés humides et parmi les végétations rivulaires des plaines, dans presque toute la France  mais surtout dans le Midi où elle est abondante. Elle fleurit de mai à juillet. Les tiges sont dressées, striées en long.

Les feuilles longuement pédonculées, sont oblongues en coeur et possèdent des nervures saillantes en dessous.

L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis
L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis

L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis

Les fleurs sont jaunâtres, fasciculées à l'aisselle des feuilles.

Elles ont un pédoncule court, un calice renflé à la base, en forme de cornet qui

surmonte l'ovaire infère mais pas de corolle.

L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis
L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis

L'Aristoloche clématite, Aristolochia clematitis

Les insectes pénètrent dans le cornet attirés par le nectar. Le « piège » ainsi formé contient le pistil et les étamines, organes mâles et femelles de la plante. Les insectes pollinisateurs sont principalement des petites mouches. Une fois dans le réceptacle, les pollinisateurs ne peuvent s'échapper à cause des poils du conduit orientés vers le bas. Ces insectes vont donc se charger du pollen contenu dans les anthères. Les poils se fanent alors, ce qui libère les insectes. Ceux-ci véhiculent à leur insu les gamètes mâles de la plante vers un autre individu, et assurent ainsi la reproduction de l'espèce.

Le fruit est une capsule pendante, piriforme à six valves dont chacune contient une rangée de graines  

C'est une plante toxique.

à suivre................

                                     Christianne

Photos Marie-Paule et Christianne

Publié dans Flore

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La grenade, un fruit aux nombreuses vertus !

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

 C’est le fruit du grenadier, Punica granatum, de la famille des Lythracées.

La grenade est connue depuis des temps immémoriaux, on retrouve des fruits fossilisés lors de fouilles et datant de  l’âge du bronze, au Moyen-Orient et dans les tombes égyptiennes.

Les pays d’origine de l’arbre s’étendent de la Turquie via le Caucase jusqu’au  Pakistan et dans le bassin méditerranéen et le Proche-Orient.  On cultive la grenade depuis des siècles. Elle fait partie des plus anciens fruits connus et le grenadier a été l'un des premiers arbres à être cultivé par l'homme, en Perse.

La grenade est actuellement cultivée dans toutes les régions précédemment citées, mais aussi en Asie. Avec la colonisation espagnole, la grenade s’est implantée dans les Caraïbes et en Amérique latine. Il existe un nombre important de variétés (1200 environ), adaptées aux terroirs de production.

On en rencontre dans le Sud de la France comme arbres décoratifs, nous avons photographié de beaux arbustes en Ardèche, mais la culture de ce fruit plein de promesses se re-met en place dans la région PACA, pour les consommateurs -nombreux- français.

 Punica granatum, le grenadier

Punica granatum, le grenadier

 Punica granatum, le grenadier

C’est un arbrisseau de 2-5 mètres, à rameaux un peu épineux.
Les feuilles sont opposées, oblongues, entières, glabres et luisantes, caduques, sans stipules.
Les fleurs toutes d'un rouge écarlate, sont régulières, grandes, sessiles, solitaires ou 2-3 au sommet des rameaux.

 

grenade, Punica granatum,

grenade, Punica granatum,

Le calice rouge, charnu, à tube soudé à l'ovaire, à 5-7 lobes coriaces est persistant.

 Punica granatum, le grenadier

Punica granatum, le grenadier

- 5-7 pétales, insérés à la gorge du calice 
- des étamines nombreuses 
- 1 style, à stigmate en tête 

 Punica granatum, le grenadier
 Punica granatum, le grenadier

Punica granatum, le grenadier

Le fruit, appelé quelquefois balauste, en forme de pomme, passant avec le temps du vert au rouge orange, doit être considéré comme un cas limite de baie.

Son diamètre peut atteindre 15 centimètres et elle est divisée par de nombreuses parois. Ainsi se forment des loges dans lesquelles se trouvent de nombreuses graines triangulaires mesurant jusqu’à 15 millimètres.

 Punica granatum, le grenadier
 Punica granatum, le grenadier

Punica granatum, le grenadier

Ces graines sont entourées d’une enveloppe ou arille, translucide, très juteuse, de couleur rouge foncé à rose clair qui éclate à la moindre pression. En tout il y a à peu près 400 graines dans chaque fruit.

 

 Punica granatum, le grenadier
 Punica granatum, le grenadier

Punica granatum, le grenadier

La peau et les cloisons ne sont pas comestibles. Ses graines pulpeuses (arilles) et son jus ont un délicieux goût sucré et acidulé.

Parmi une quarantaine de fruits (dont les fraises, les framboises, les myrtilles et le cassis), la grenade se retrouve en tête de liste des antioxydants. Les principaux antioxydants retrouvés dans la grenade sont les flavonoïdes (particulièrement les anthocyanines), les tannins et l’acide ellagique. Les anthocyanines donnent à la grenade sa couleur rouge. Les tannins confèrent un goût amer au jus de grenade et aux membranes blanches qui entourent les graines.

Elle contient aussi énormément de vitamine C, sans compter la vitamine B5 (acide pantothénique), les phénols naturels, le potassium, la vitamine A, la vitamine E et l’acide folique.

 Punica granatum, le grenadier

Punica granatum, le grenadier

Les fruits ne continuent pas à mûrir après la cueillette, ils font partie des fruits non-climactériques. Ils sont cueillis de septembre à décembre. La peau et le jus de la grenade servent depuis des siècles à teindre les tapis d’Orient. En cuisant les fruits, on obtient une encre noire comme jais. La peau de la grenade était utilisée en Inde pour teindre la laine dans des tons jaunes et noirs. Avec un extrait de la racine du grenadier, on peut produire des tons bleu foncé à l’aide d’une teinture de fer.

La grenade, un fruit aux nombreuses vertus !

La grenade, fruit sacré

Dès la XVIIIe dynastie, la grenade est couramment représentée dans les peintures égyptiennes, notamment en tant qu'offrande funéraire. Elle était cultivée dans les vergers avec la figue et le raisin.

Chez les Assyriens de Mésopotamie, Ishtar, la déesse de l'Amour, est représentée avec à la main une grenade, sorte d'incarnation du désir.

Que ce soit chez les chrétiens, les juifs ou les musulmans, la grenade est souvent considérée comme sacrée.
Elle est aussi un symbole de fécondité et d'unité : la Vierge et l'Enfant Jésus la portent ensemble. On compte de nombreuses Madones dites "à la grenade".

Vu au Musée de Paestum, ruine d’une ville gréco-romaine, en Campanie

 

 

 

De petites  statuettes de la déesse Héra, la représentent assise, elle porte une couronne « cylindre ». Dans une main elle tient une grenade, symbole de fertilité et dans l’autre main, une assiette, symbole ?

Les représentations de la vierge, quelques siècles plus tard,  seront curieusement très semblables, la Vierge est assise, elle tient l’enfant Jésus sur un bras et une grenade dans sa main libre.

                                                                 Christianne

Photos de Marie-Paule

 

 Punica granatum, le grenadier

Punica granatum, le grenadier

Publié dans Flore

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Visite au Mas Daudet

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Situé sur la commune de St Alban-Auriolles, le mas de la Vignasse appelé aussi Musée Daudet a appartenu à la famille Reynaud, famille de la mère d'Alphonse Daudet, pendant près de trois siècles. C'est un véritable mas ardéchois (Mas, du latin mansus, participe passé de maneo, séjourner).

Musée du Mas Daudet

 

Le grand-père maternel d'Alphonse Daudet est un riche négociant en soie.

Nous voici au XIXéme siècle et nous découvrons la vie d’une magnanerie.

 

 

L'auteur de la Chèvre de M. Seguin y passe ses vacances enfant mais c’est son oncle qui a préservé le lieu sans le vouloir, il y a vécu et l’a laissé tel qu’il en avait hérité.

Mas Daudet

Mas Daudet

La famille de Daudet éleve les vers à soie dans une grande pièce à température constante, où ceux-ci dévorent les feuilles du murier blanc cultivé alentour.

 

Cocons de vers à soie

Cocons de vers à soie

Puis, lorsque les cocons sont prêts, c’est le "décoconnage". Des femmes dévident les cocons sous un grand préau où une cheminée permet de chauffer l’eau pour y plonger les cocons : il faut tuer les chrysalides qui se trouvent à l'intérieur !.

P.S. : L’eau qui contient les chrysalides mortes sert à nourrir un cochon.

Mas Daudet, la salle de decoconnage

Mas Daudet, la salle de decoconnage

Une fois les cocons ébouillantés, des jeunes filles aux doigts agiles, dévident les fils de soie. Voici le dévidoir appelé aussi aspe.

Dévidoir pour la soie ou aspe

Dévidoir pour la soie ou aspe

Les magnans des environs portent leurs cocons chez le grand père de Daudet. Les cocons sont placés dans la cheminée encore chaude pour tuer les "bestioles", avant qu’on dévide la soie. On en garde quelques spécimens pour la reproduction. A peine sortis de leur cocon, mâle et femelle s’accouplent. Chaque femelle pondra entre 400 et 600 œufs. Les œufs peuvent être conservés au frais avant d'éclore.

Eclosoirs

 

 

 

 

Quand le  temps est venu de reprendre un cycle de vie des vers à soie, il faut faire éclore les œufs l

 

Autrefois, les femmes mettaient ces œufs dans un sac entre leurs seins pour les faire éclore ! Au XIXème s. les éleveurs disposaient de petits incubateurs ou éclosoirs.

 

 

 

Alphonse Daudet, né le 13 mai 1840 à Nîmes, mort le 16 décembre 1897. Il commence des études à Lyon, interrompues par la ruine de son père. Il « monte » à Paris et après une vie de bohème et d'insouciante, il se consacre à l’écriture, il se marie et a des  enfants, rencontrera le succès mais meurt en 1897 d’une complication de sa maladie, la syphilis,  en pleine affaire Dreyfus. Ami de Zola, il était néanmoins antidreyfusard.

 

 

 

 

 

 

 

 

On se souvient des Lettres de mon moulin et du Petit Chose, mais Daudet fut aussi l'auteur de nombreuse pièces de théâtre et de romans.

Comme nous l’a expliqué Jean, c’est Henri IV qui a encouragé l’élevage du vers à soie en France et l’Ardèche se trouva être un territoire favorable.

Mais au début du XXéme siècle. l’apparition de maladies telle que la Pébrine, puis la flacherie ravagent les élevages et annoncent le début d’un long déclin que les découvertes de PASTEUR ne parviendront pas à enrayer complètement.

 

 

                                                    Christianne

 

Photos Marie-Paule et Christianne

Retrouvez l'article sur le ver à soie, de juin 2011 :

Publié dans Histoire et légendes

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Ardèche et sériciculture

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Olivier  de SERRES :

 

1539 (Villeneuve-de-Berg) – 1619 (Le Pradel / environs de sa ville natale)

Vivarais, rive droite du Rhône, en face de Montélimar.

Olivier de SERRES, Image empruntée à Internet.

Olivier de SERRES, Image empruntée à Internet.

Surnommé « le Père de l’Agriculture française », il fut le précurseur de l’agriculture moderne (agriculture raisonnée) par ses innovations qui préconisent :

- le labour profond

- l’assolement et les prairies artificielles (avec plantes à racines pour le bétail)

- la culture du maïs, de la pomme de terre, de la betterave à sucre, du houblon…

Il consigne tout cela dans ‘’le Théâtre d’Agriculture et Mesnages des Champs’’- an 1600.

Henri IV, dit-on, se fit faire  la lecture de ce gros livre de 1000 pages tous les soirs pendant quelques mois ! Livre « d’une langue admirable, d’un style imagé, d’une philosophie sereine ».

Théâtre de l'Agriculture et mesnages des champs, Edition de 1663

Théâtre de l'Agriculture et mesnages des champs, Edition de 1663

Mais c’est son étude antérieure sur ’’l’Art de la Cueillette de la soie’’ et ses importations de plantes,  dont le Mûrier blanc, qui lui attirèrent les bonnes grâces du roi  (il était aussi huguenot!) : les importations de soieries et étoffes coûtaient très cher à la trésorerie royale !! Henri IV fit planter 20 000 pieds de mûrier aux Tuileries, avec une magnanerie modèle. Et c’est dans la moitié sud de la France que cette culture prospéra !

L’Art de la Cueillette de la soie, BNF

L’Art de la Cueillette de la soie, BNF

MÛRIERS :

famille des Moracées (comme le figuier, Ficus carica ),

  • le mûrier noir (Morus nigra) (origine Perse, Arménie) était déjà connu, dès l’antiquité, pour son aspect ornemental (10 à 20 mètres de haut) et ses fruits, de la taille d’une grosse mûre, noirs au goût sucré acidulé, d’un jus très colorant et tachant (les carrosseries de voitures n’aiment pas du tout la chute de son fruit!!) . Ses grandes feuilles vert foncé, pubescentes et rudes ne conviennent pas pour l’élevage du bombyx (larve du ver) de la soie.
Morus nigre, murier noir. Images empruntées à Internet.
Morus nigre, murier noir. Images empruntées à Internet.

Morus nigre, murier noir. Images empruntées à Internet.

  • En revanche Morus alba (origine Asie Centrale), le mûrier blanc, plus petit de taille et plus sensible au froid, convient fort bien à cet élevage  . ses feuilles sont vert clair, moins cordiformes, glabres et souvent avec des lobes dentés séparés par des sinus ; on le trouve dans le Midi, le Sud du Massif Central, le Sud-Est.

La concurrence des soies artificielles a entraîné la régression de la sériciculture et la quasi-raréfaction du mûrier blanc, plus fréquent quand même que le mûrier noir (voir plus haut!!)

                                                                                       Jean

Voici le murier blanc, photos prises en Ardèche, au mas Daudet, sujet du prochain article.

 

Murier blanc
Murier blanc

Murier blanc

Sources : Guide Vert Michelin, Vallée du Rhône

                Guide de dendrologie, Marcel Jacamon, ENGREF

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Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Le soleil était au rendez-vous, les familles aussi !

Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA

Les incontournables étaient présents, tommes blanches, boudins, bidoyons, soupes de courges...

Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA
Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA
Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA

Mais aussi les croqueurs de pommes avec leur collection de variétés anciennes, les cueilleurs de champignons, les forestiers privés .............

et aussi de l'artisanat, bijoux, vanneries, sculptures sur bois...

Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA
Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA
Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA

Des jeux pour les enfants, de la musique pour les grands, avec Benjamin FAUGES sa guitare et ses chansons et le groupe folklorique de Saint Offenge.

Beau temps à Gruffy pour la R'VOLA

La fête est réussie.....

Publié dans Généralités

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La Bambouseraie des Cévennes II

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

A la fin du XIXéme siècle, Eugène MAZEL botaniste et importateur d'épices, rapporte d'Extrême-Orient des bambous qu'il commence à acclimater sur un terrain limoneux en bordure du Gardon. La bambouseraie des Cévennes compte actuellement plus de 200 variétés différentes dont les bambous géants les plus grands d'Europe. Elle est également classée Jardin Remarquable et Monument Historique.

Voici quelques notions concernant les bambous, récoltées tout au long du parcours dans la bambouseraie. Des photos de bambous, un nom de genre, Phyllostachys souvent rencontré, mais pas de nom d'espèces, cela reste bien au-delà de mes compétences !!

Phyllostachys sp.

Phyllostachys sp.

Les bambous (Bambuseae) sont une tribu de plantes monocotylédones appartenant à la famille des Poaceae (Graminacées). Ils sont caractérisés par des tiges formées d'un chaume creux lignifié, à la croissance très rapide. Comme leurs cousines herbacées, dont la tige est appelée chaume, ils ont une forte capacité de colonisation, ceci grâce à leur rhizome.

Rhizome de bambou

Rhizome de bambou

Les bambous se sont adaptés à de nombreux climats (tropicaux, sub-tropicaux et tempérés). Ils sont donc présents naturellement sur tous les continents à l'exception de l'Europe et de l'Antarctique.

Les bambous, 75 genres dans le monde et 2000 espèces ou variétés sont difficiles à déterminer en l’absence de fleurs. Les bambous n'étant pas présents en Europe, ils y ont été introduits récemment.

Phyllostachys sp.

Phyllostachys sp.

Les bambous n'étant pas présents en Europe, ils y ont été introduits récemment. Ils existaient sur terre avant le crétacé supérieur, ce sont donc des graminées très primitives. Ce nom, bambou,  dériverait d’une onomatopée malaise imitant le bruit que font les tiges qui explosent en brulant : l'air présent dans les cannes chauffe et se dilate et cause l'explosion des entre-noeuds avec un bruit similaire à "BAM", ensuite en s'échappant, l'air souffle "bouhhhh". Poétique non !!

Phyllostachys sp.

Phyllostachys sp.

Le bambou se compose comme suit

Rhizome de bambou
  • Un rhizome : réserve de nutriment, il se développe à 60 cm au dessous du niveau du sol maximum et possède des nœuds qui portent des bourgeons donnant naissance à de nouvelles pousses, de ces nœuds partent aussi des chaumes et des racines.

  • Une tige ou plutôt un chaume puisqu’il s’agit d’une graminée. Le chaume a une croissance variable selon les espèces.

Jeune chaume de bambou
  • Le jeune chaume a une forme conique. Le chaume se lignifie.

     

  •  Des feuilles : comprennent une gaine ou fourreau, enveloppe du chaume, qui présente à son sommet une ligule et des oreillettes plus ou moins développées. Le pétiole est assez court et le limbe très allongé, à nervures parallèles (monocotylédone), constitue la partie la plus apparente de la feuille.

Phyllostachys sp.

Phyllostachys sp.

Sa floraison, elle est cyclique :

Il n'est pas rare qu’un bambou meure après floraison, cependant les rhizomes permettent à la plante de se régénérer. Le plus souvent seuls les chaumes porteurs de fleurs dépérissent.

photo de fleur empruntée à internet

photo de fleur empruntée à internet

Plusieurs possibilités résumées de façon succinte:

Floraison régulière : tous les ans par exemple.

Floraison grégaire : tous les bambous d’une même espèce fleurissent en même temps sur toute la planète. Cela se produit à intervalle plus ou moins réguliers (jusqu'à 130 ans…) et correspond à des mécanismes compliqués.

Floraison sporadique : seuls quelques chaumes d’une espèce ou d’un massif fleurissent, cela reste très mystérieux.

Dans certaines contrées, les graines produites sont appelées "riz de bambous".

  • N.B. des études montrent que le bambou a joué un rôle prépondérant, dès la   préhistoire, dans toute l’Asie, il pousse très vite, il est résistant mais très flexible, il peut aussi servir d’arme là où on n’a pas de silex
photo de fleur empruntée à internet

photo de fleur empruntée à internet

Phyllostachys sp.

Phyllostachys sp.

Un autre sujet d’étonnement à la bambouseraie, les fougères arborescentes qui forment l’ordre des cyathéales.

Fossiles vivantes, elles étaient présentes dans les forêts brumeuses où broutaient les dinosaures. Nous voici à Jurassic Park !!

Elles étaient si nombreuses, il y a des millions d’années qu’elles ont permis de constituer en mourant et en se dégradant, une part importante des réserves de charbon.

On ne connait pas le nombre exact de genres de fougères arborescentes existant actuellement. Certaines peuvent mesurer jusqu'à 20 m.

Les fougères arborescentes poussent généralement dans les régions tropicales et subtropicales et dans les forêts humides des régions froides et tempérées en Australie, Nouvelle-Zélande, Malaisie, dans l'île Lord Howe et d'autres îles des environs, et dans les îles de l'Océan Indien (notamment La Réunion et Maurice où on les appelle en Créole "Fanjan"). Quelques rares genres poussent ailleurs comme le genre Cyathea qui poussent en Europe du Sud.

fougères arborescentes qui forment l’ordre des cyathéales.
fougères arborescentes qui forment l’ordre des cyathéales.

fougères arborescentes qui forment l’ordre des cyathéales.

La bambouseraie d'Anduze est vraiment un lieu privilégié où passer une agréable journée.

 

                                           Christianne

Publié dans Sorties

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La bambouseraie en Cevennes

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

Lors de mon escapade dans le Sud, je suis allée jusqu’à la bambouseraie de Prafrance. Elle est située à Guénérargues près d’ANDUZE dans le Gard. Elle comporte un parc botanique de douze hectares, créé en 1856 par Eugène MAZEL. Ce botaniste, parti en orient à la recherche de muriers pour l'élevage des vers à soie, est revenu "amoureux" des bambous. La bambouseraie a été  reprise en 1902 par la famille NEGRE, qui la gère toujours.

Voyage végétal dans des univers allant du Laos au Japon, en passant par les Etats-Unis, avec des essences rares, des fleurs envoûtantes, des arbres impressionnants et surtout, des bambous nains ou géants.

Promenade dans les allées ombragées de bambous géants et de parterre avec une variété d’arbres extraordinaires et de plantes surprenantes. Tout au long de la visite, des explications sonores nous permettent de suivre les différentes végétations.

Le village Laotiens aux maisons de bambous nous accueille.

Le village Laotiens

Le village Laotiens

Voici des bananiers en fleurs, Musa ssp et des bananiers nains chinois, les Lotus d’or, Musella lesiocarpa.

bananier en fleurs, Musa ssp

bananier en fleurs, Musa ssp

bananier nain chinois, Lotus d’or, Musella lesiocarpa.
bananier nain chinois, Lotus d’or, Musella lesiocarpa.

bananier nain chinois, Lotus d’or, Musella lesiocarpa.

Voici le vallon du dragon, inspiré de l’art traditionnel des jardins japonais. On y entre par son tori, porte de temple shinto et on y découvre une harmonie de forme et de couleur entre l’eau, les végétaux et les minéraux, qui dégage une zénitude parfaite.

Le tori

Le tori

En 2000, l'année du Dragon dans la cosmogonie chinoise, le sculpteur et paysagiste français Erik Borja offre aux 150 ans de la Bambouseraie un projet pharaonique : la création d'un vallon de 15000 m². L'eau du Gardon qui y serpente donne corps au projet en épousant la forme de l'animal mythique : le Dragon.

le vallon du dragon
le vallon du dragon

le vallon du dragon

Plus loin, voici les serres MAZEL, quelques plantes carnivores et un florilège de fleurs exotiques.

Plantes carnivores
Plantes carnivores

Plantes carnivores

Strelitzia, Oiseau de paradis

Strelitzia, Oiseau de paradis

Euphorbia milii

Euphorbia milii

Près des serres, dans un bassin parmi les nénuphars, pousse une fleur peu ordinaire, au parfum délictat, la vanille d’eau, Aponogeton distachyos.   

 la vanille d’eau, Aponogeton distachyos.
 la vanille d’eau, Aponogeton distachyos.
 la vanille d’eau, Aponogeton distachyos.

la vanille d’eau, Aponogeton distachyos.

Une boutique et une jardinerie complètent l’ensemble. De belles photos à notre actif !!

Même si les bambous y tiennent la vedette, on peut également admirer des arbres remarquables par leur taille et leur longévité comme des séquoias, des gingkos bilobas, des cryptomérias, des tulipiers, des magnolias et des camélias.

Gingko biloba

Gingko biloba

Cryptoméria japonica "elegans"

Cryptoméria japonica "elegans"

La Bambouseraie des Cévennes est un lieu culturel qui accueille des installations éphémères réalisés par des artistes, des lectures, des rendez-vous musicaux et bien d'autres évènements tout au long de la saison.

C'est un univers végétal où le temps s'écoule au rythme de feuillages variés, équilibrés et harmonieux, à ne pas manquer.......

A suivre.................

                           Photos Marie-Paule et Christianne

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Publié dans Sorties

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L'aconit anthora, Acinitum anthora

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

L’automne nous réserve encore de belles surprises, nous retrouvons, près du col du Sapenay en Savoie, sur une crête ensoleillée,

l’aconit anthora, Aconitum anthora, déjà décrite en décembre 2014.

De grandes inflorescences denses, de fleurs jaunes,

l’aconit anthora, Aconitum anthora

l’aconit anthora, Aconitum anthora

Aconitum anthora

 

 

Tépales velus,

nombreuses étamines,

c'est une Renonculacées !

Aconitum anthora

 

 

 

Tépales supérieurs en forme de casque,

Abritant deux nectaires à long pédicelle,

Aconit anthora, Aconitum anthora

Aconit anthora, Aconitum anthora

Périanthe marcescent* entourant cinq follicules (fruits secs) velus.

*Marcescent : Qualifie un organe (feuille, calice, corolle) qui à la saison de repos végétatif, se fane, se dessèche mais ne tombe pas.

Aconit anthora, Aconitum anthora
Aconit anthora, Aconitum anthora

Aconit anthora, Aconitum anthora

 

Comme les autres renonculacées, c'est une plante toxique.

Comme les autres aconits, c'est une espèce très toxique,

Tout est toxique dans l’aconit, même sa racine à tubercules renflés en forme de navet.

 

Protégé en Franche-Comté et dans le Jura.

                                                                               Christianne

Photos André

 

Aconit anthora, Aconitum anthora

Aconit anthora, Aconitum anthora

Publié dans Flore

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Un inconnu très connu……..

Publié le par Entre Semnoz et Chéran

J’ai un pistil  à trois styles, très très très long,

Un inconnu très connu……..
Un inconnu très connu……..

six étamines insérées sur deux niveaux différents.

Un inconnu très connu……..

pas de feuilles,

six tépales pétaloïdes rose lilas,  

Un inconnu très connu……..

Je suis, je suis…..

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

C’est la fleur d’automne par excellence, « colchiques dans les près fleurissent, fleurissent… ».

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !
Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Le bulbe est profondément enfoui dans le sol.

Il contient l’ovaire qui, une fois fécondé, attend la fin de l’hiver pour achever sa maturation. C’est ainsi qu’on trouve au printemps feuilles et fruits : trois à six feuilles oblongues, plus ou moins charnues et une capsule contenant de nombreuses graines où subsistent souvent  les restes desséchés des styles.

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !
Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Le colchique contient de la colchicine, alcaloïde très toxique

(pour l'homme, troubles à partir de 10 mg,

mortelle à partir de 40 mg),

toute la plante est toxique.

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

Colchicum autumnale, le colchique d'automne !

                  Christianne, sur une idée de Jean-Loup.

 

Voir aussi notre article de novembre 2011

Publié dans Flore

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