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Le blog de entre-semnoz-et-cheran-gruffy et de ses botanistes

Articles récents

Au Vuache

19 Mars 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties

Situation

La montagne du Vuache est située à l'ouest de la Haute-Savoie. Elle fait partie de la chaîne du Jura dont elle est séparée par la cluse du Rhône (défilé de l’Ecluse). La montagne du Vuache est un étroit chaînon de 14 km de long et de 1,5 à 3 km de large. Orienté Nord Ouest-Sud Est, le sommet  du Vuache culmine à 1105 m. Malgré cette faible altitude c'est un belvédère de choix sur le Jura, les Alpes et le bassin lémanique.

Défilé de L’Ecluse

02 défilé de l'écluse

Depuis le sommet du Vuache

03 Vue depuis le Vuache

  Géologie

Le Vuache est constitué de terrains en majorité calcaires, recouverts de quelques placages morainiques principalement sur le flanc Nord-Est de la montagne. Une faille importante avec une composante décrochante sénestre, longe le flanc Sud-Ouest  du Vuache. Cette faille explique la forte dissymétrie des deux versants de la montagne. Le flanc Sud-Ouest, qui se présente comme une succession de falaises calcaires chaudes, contraste avec les pentes douces boisées plus fraîches du versant oriental.

 

30 Le vuache 1


 

Cette montagne présente une géologie remarquable, notamment du fait de l'existence de la faille majeure (faille du Vuache) dont le miroir (plan de coulissement) est localement bien observable. Cette faille se poursuit bien au-delà de la montagne du Vuache. Vers le Sud-Est, elle marque la bordure Nord-Est de la montagne de Musièges, puis elle passe à proximité de la Balme de Sillingy  et se perd en direction d'Annecy. Vers le Nord-Ouest, elle se subdivise en plusieurs branches en bordure et au cœur du massif du Grand Crêt d'Eau.

La faille du Vuache est une faille faiblement active, sur laquelle plusieurs séismes modérés ont eu lieu au cours du vingtième siècle. L'épicentre  du séisme du 15 juillet 1996, de magnitude 5, qui a occasionné quelques dégâts à Annecy et dans sa banlieue, a été localisé entre Epagny et Sillingy.   Un autre séisme important avait eu lieu à Chaumont  en 1936, occasionnant des dégâts légers (chutes de cheminées...) à  Chaumont, Frangy, Vanzy et Minzier.


En direction d'Annecy, le vilage de Chaumont au pied du Vuache


03 en direction de la Balme

 

Le Vuache et sa flore


Ce massif présente globalement un intérêt ornithologique majeur, de plus, sa géologie et son orientation expliquent une flore variée et différente selon le versant parcouru, allant du Méditerranéen au Montagnard. De nombreux botanistes, depuis le Genevois RETER en 1832 jusqu’à Denis JORDAN et Michel FARILLE dans les années 1980 ont parcouru le massif à la recherche de ses « trésors ».


En vert, le site classé Natura 2000 : avec la constitution du réseau Natura 2000, l’Europe s’est lancée dans la réalisation d’un ambitieux réseau de sites écologiques avec deux objectifs : préserver la diversité biologique et valoriser le patrimoine naturel des territoires classés.

 

01 Classement Natura 2000

 


En patois savoyard, « Vuache » se prononce ouache, ouoss (le ou équivaut au w anglais). D'où l'orthographe Wache au XVIIIéme  siécle.


Origine :

Latin => vacca la vache ?

Vieux français => wachas le marais ?

Patois annécien => wacha l’eau ?

Accès :

Depuis Annecy - Prendre la direction d'Epagny et passer devant la zone commerciale du "Grand Epagny". Continuer sur la N508 jusqu'a Frangy et entrer dans le village pour suivre la direction de Chaumont.

 

La flore vernale* découverte par les botanistes amateurs de Gruffy :

* De verna, le printemps

Très rare : le bulbocode (liliacées)

10 Bulbocode I

 

 

Très bizarre : l'érythrone dent de chien (liliacées)

16 Dent de chien

 

 

Très pure : la nivéole  (amaryllidacées)

20 Nivéole

 

 

Très modeste : la potentille de printemps (rosacées)

22 Potentilla neumanniana

 


Très vert : la mercuriale vivace (euphorbiacées)

21 Mercuriale vivace

 

 

Très lumineuse : la drave aïzon (brassicacées)

24 Drave aïzon

 


Retrouvez ces images et bien d'autres encore dans notre album Photos :   "Au Vuache"

 

                                                                           Christianne

 

Sources : Nature et Patrimoine N°8 et divers sites Internet  

Photos de Fleurs : Nicole, Mireille, Joanny et Jacques

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Le soleil et la lune

28 Février 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

01 Bois-Vial

 

Le jour le ciel est bleu et le soleil est jaune,


Le soir, au coucher du Soleil (ou le matin à son lever), le ciel est rose et le soleil est orangé, il y a des explications scientifiques " le soir, la lumière parcourt un plus long trajet dans l'atmosphère  que lorsque le Soleil est à la verticale. La diffusion de la lumière est alors........"

 

 

Passionnant certes, mais aujourd'hui,  que des images et une chanson!


02 bord de mer

Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Papa dit qu'il a vu ça lui...


03 Meythet

 Sur le toit de l'hôtel où je vis avec toi
Quand j'attends ta venue mon amie
Que la nuit fait chanter plus fort et mieux que moi
Tous les chats tous les chat tous les chats
Que dit-on sur les toits que répètent les voix
De ces chats de ces chats qui s'ennuient
Des chansons que je sais que je traduis pour toi
Les voici les voici les voilà...


Coucher de soleil

 
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Papa dit qu'il a vu ça lui...

 

La lune se lève

Des savants avertis par la pluie et le vent
Annonçaient un jour la fin du monde
Les journaux commentaient en termes émouvants
Les avis les aveux des savants
Bien des gens affolés demandaient aux agents
Si le monde était pris dans la ronde
C'est alors que docteurs savants et professeurs
Entonnèrent subito tous en choeur :

 

04 Champagne


       Philosophes écoutez cette phrase est pour vous
       Le bonheur est un astre volage
       Qui s'enfuit à l'appel de bien des rendez-vous
       Il s'efface il se meurt devant nous
       Quand on croit qu'il est loin il est là tout près de vous
       Il voyage il voyage il voyage
       Puis il part il revient il s'en va n'importe où
       Cherchez-le il est un peu partout...

 

Le soleil a rendez-vous.....

 

 

Merci à André, Jacques, Nicole et Mireille pour ces merveilleuses photos

                                                                                             Christianne


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Saint Maurice

15 Février 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Histoire et légendes

En attendant les premières fleurs du printemps, un petit peu d'histoire locale....

 

SAINT MAURICE....

 

MAURICE : du latin Maurus = Africain (brun comme un Maure)- prénom latin : Mauritius

 

 

La Légende :

  Vers 280-300, Maurice et ses compagnons égyptiens, peut être  noirs, appartenaient à une légion thébéenne (de Thèbes en Egypte) et étaient chrétiens. Transférés par l’empereur romain en Gaule,ils reçurent l’ordre de tuer tous les montagnards qui vivaient près d'Octodurum (de nos jour Martigny ) au Nord des Alpes car ces peuplades étaient déjà converties, grâce à Saint Materne . Leur refus fut la cause du célèbre martyre. Ils furent « décimés » : on exécute un soldat sur 10 et on propose aux survivants de renier leur foi, après un deuxième refus, on exécute encore 1 sur 10. Et ainsi de suite, jusqu’au dernier. 

 

Les sources :

St EUCHER –évêque de Lyon en 449 – est le seul à en parler « Comme on les avait chargés de persécuter une multitude de Chrétiens, ils furent les seuls à oser condamner cette mission de cruauté, ils refusèrent d’obéir à des ordres pareils... », ce qui leur valut d’être tous tués.

D’après des traditions orales dues à ISAAC, évêque de Genève, qui les avait lui-même apprises de THEODORE, évêque d’Octodorum. Ce Théodore, contemporain de St AMBROISE, vécut 1 siècle environ après ces événements, ce qui fait dire à d’aucuns que Maurice et ses compagnons seraient simplement légendaires.

 

La religion :

St MAURICE d’AGAUNE (dans le Valais) est fêté le 22 Septembre. Il est célébré dans le Propre des Saints (célébrations liturgiques propres à un saint, à un lieu, à un temps) d’Angers, d’Annecy, de Chambéry, de Maurienne et Tarentaise, de Grenoble, de Lyon, de Strasbourg. En France, 500 églises furent dédiées à St Maurice.

St MAURICE est souvent représenté comme un Maure ; à cause de la couleur de sa peau il est le saint patron des teinturiers. Se placent sous sa protection : des ordres de chevalerie, les fantassins et, « last but not least », la garde suisse pontificale !

 Dans le  « Dictionnaire des Prénoms,.... »  de Nadine Crétin (Perrin)

 

La croix tréflée dite de  St Maurice comporte 4 branches égales terminées en forme de trèfles.

croix treflée

Cela ne vous rappelle rien, cette petite croix ???



Croix de Savoie-copie-1

oui, peut être!

 

 

L’histoire :

Elle se place sous Maximilien ou lors de la persécution de Dioclétien (environ 302). Puis Théodore I construit une basilique à ces martyrs dont il venait de découvrir les reliques en Suisse (Valais). En 515, le roi burgonde et premier roi-saint chrétien au Nord des Alpes, (St) SIGISMOND fonde à Agaune, près de Martignyl’abbaye de St MAURICE. Le village deviendra plus tard St Maurice. Richement dotée dès l’origine, l’abbaye attire de nombreux fidèles. Au IX° siècle, elle accueille des chanoines réguliers de l’ordre de St AUGUSTIN. « Guide Vert de la Suisse »- Michelin. C’est la plus ancienne abbaye d’Europe.

 


La petite ville de St Maurice est dans un site pittoresque dominé à l’ouest par les Dents du Midi et à l’est, par la Dent de Morcles, au débouché d’un défilé du Rhône. C’est donc l’ancienne Agaune (du celte « acauno » rocher), principale bourgade des Nantuates.


Le culte de St Maurice s’est repandu rapidement grâce aux Burgondes et son rayonnement dans le monde chrétien est incontestable. Le légionnaire noir à la lance est devenu le modèle par excellence des chevaliers fidèles à leur foi.

St Maurice à Magdebourg

 

Saint Maurice, statue conservée dans l'Eglise Ste Catherine et Maurice, à Magdebourg.

St Maurice le martyre par Le GRECO

 

Tableau du Greco, "Le martyre de St Maurice", refusé par Philippe II pour son palais l'Escurial !

 

Eglises dédiées à St Maurice dans les Savoies, source  « Les Chemins du Sacré », de Raymond Ourcel, Fontaine de Siloé :

 

Alby- sur- Chéran

Annecy, église paroissiale, quelques photos :

St Maurice la facade

St Maurice le clocher

St Maurice l'interieur 


 

Le Bourget du Lac

Brens

Chamousset

Ecole en Bauges :

détruite par l’incendie du village en 1777, était réputée être la plus ancienne des Bauges ; reconstruite dès l’année suivante, son aspect actuel date de 1919-1929. 1928 pose du vitrail de St MAURICE/ à l’avant chœur : un tableau ancien représentant St MAURICE, la croix tréflée est présente dans la déco de toute l’église... (dans la  « brochure » disponible dans l’église)

 

Ferrières

Feissons-sur- Salins

Les Ollières

Salins

Serrières

Talloires

Thônes

Thorens

 Et bien sûr : Bourg St Maurice

 

  

Et Gruffy, dans tout cela ?

 

Terre d’occupation très ancienne (âge de fer), on y découvre en 1863 une trace précoce du Christianisme : une plaque de marbre, surmontée d’une croix qui comporte l’inscription : »Hic r(esquiescit) fil(ius) suos Altheus in pace » ; or, un Althéus sera évêque de Sion (Valais) au début du VIII° siècle. On trouve, aussi, un cimetière probablement burgonde (dans  « Dictionnaire des Communes de Haute Savoie)

 

Quant aux Burgondes....

 

Peuple germanique établi à l’origine sur les rives de la Baltique et dans l’île de Bornholm (Burgundarholm), puis entre la moyenne Vistule et l’Oder. Au III° siècle, ils émigrèrent vers le Main, au V° siècle ils ont un royaume étendu sur la rive gauche du Rhin qui fut détruit en 436 par les Huns. Le reste des Burgondes s’établit en 443 dans la haute vallée du Rhône (cf. Valais). Profitant de l'effondrement de l 'Empire romain d'Occident , les Burgondes fondèrent un vaste royaume qu'ils développèrent, en communauté avec les Gallo-Romains anciens possesseurs du sol, sur la Suisse romande   actuelle et le quart sud-est de la Gaule. Cette entité territoriale, fruit de la fusion réussie des deux ethnies Burgondes et Gallo-Romaine, reçut le nom de Burgondie, (Burgondia), royaume appelé aussi le regnum Burgundiæ, dont est issu le nom de Bourgogne , qui subsiste de nos jours. Ils se convertirent au Christianisme mais le royaume burgonde fut ensuite annexé à l’Empire Franc après la défaite et la mort de Godemar II en 534 (référence : dans « Dictionnaire d’Histoire Universelle » de Michel Mourre).

                                                                                                   

                                                                                                       Jean 

 

 

 

et voilà, si vous avez des remarques, des renseignements ou des contestations, n'hesitez pas à nous faire des "commentaires" merci.

                                                                                                     Christianne

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Les puces de neige

20 Janvier 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Faune

 

      Cela fait plusieurs années que lors de marches hivernales en raquette, dans nos belles forêts enneigées, nos accompagnateurs nous parlent de « puces de neige ». Au début j’ai pensé que c’était un gag pour touristes naïfs, du genre dahu, juste bon à nous faire mettre à quatre pattes dans la neige, à la recherche d’un insecte invisible. Souvent quand je disais « je n’en trouve pas » la réponse était « c’est normal il fait trop froid » ou «aujourd’hui il fait trop chaud ».

Mais la semaine dernière, je les ai vues et elles sautent vraiment. Petites « choses » noires, comme si on avait versé un peu de poivre moulu sur la neige, mais ce poivre là, il bouge !


 Notre guide nous a expliqué :

« Les puces de neiges sont des collemboles, petits insectes très primitifs qui n’ont pas d’ailes et dont certaines espèces sont équipées d’un appendice fourchu appelé furcula ou furca, qui leur permet de sauter comme une puce. Les collemboles que l’on retrouve sur la neige sont appelés Snow Fleas par les anglophones. Un autre organe spécifique aux collemboles est le collophore, ou tube ventral, qui sert à aspirer des liquides et à adhérer à des surfaces lisses. Il participe aussi à la respiration de l'insecte. La taille et la couleur varient beaucoup selon l'espèce. La plupart mesurent moins de 3 mm de long, mais certains peuvent atteindre 1 cm. On  voit les puces des neiges surtout à la fin de l’hiver, elles ont résisté au froid, engourdies et quand la température s'élève, elles s’activent et elles remontent du sol vers la surface».

 

J’ai cherché sur Internet, j’ai trouvé des photos, des articles, surtout de nos amis canadiens qui semblent en héberger beaucoup.

puce neige

 

N’ayant aucun savoir d’entomologiste, je réponds succinctement à quelques questions basiques dont j’ai trouvé les réponses sur Internet, je cite donc :


Qu’est-ce qu’un collembole ?

« Les collemboles sont de très petites bestioles à six pattes, qui ne présentent aucune métamorphose. Ces petits arthropodes sont très anciens, (dévonien, c à dire 400 millions d’années) ; de nombreux caractères primitifs ont motivé les spécialistes à ne plus les considérer comme des insectes ».

J’ai trouvé aussi :

« Nombre d'espèces au Québec : À ce jour, on a recensé 160 espèces de collemboles dans la province. Il y en aurait environ 500 au Canada. En Amérique du Nord, on compte 677 espèces réparties en 7 familles et il y a plus de 6 000 espèces réparties en 20 familles dans le monde. »

Impressionnant non !!

 

Est-ce que ces « puces » peuvent piquer les humains et les animaux ?

Le nôtre semble être le collembole nivicole qui, bien que sauteur, n’est pas une véritable puce et donc ne pique pas.

 

Qu’est qu’ils mangent, ces collemboles ?

Ces arthropodes consomment une grande variété d'aliments, dont principalement des champignons, des spores et de la matière végétale en décomposition.

 

Et qui les mange ?

 Comme tous les êtres vivants (ou presque), ils ont leurs prédateurs : beaucoup d’espèces de fourmis en raffolent.


Comment résistent-ils au froid ?

Sur le sujet rien de précis sur internet, alors si vous avez des « tuyaux » n’hésitez pas à faire des commentaires sur le blog. 

NB : les collemboles ne sont pas tous adaptés au froid, certaines espèces préfèrent la proximité des volcans!


Ils servent à quelque chose ? 

Comme tous les êtres vivants (ou presque), ils ont un rôle dans l'écosystème. 

 Les collemboles font partie de la faune des sols et sont un maillon essentiel dans la décomposition des végétaux. Ils se nourrissent de détritus verts (essentiellement de feuilles mortes) et de champignons. Munis de solides pièces buccales, ils peuvent broyer des matières relativement dures. Ils interviennent ainsi dans la fragmentation des déchets végétaux et facilitent l'action de biodégradation des bactéries ainsi que le processus de compostage.  

En Europe on trouve généralement de 50 000 à 400 000 individus par mètre carré de sol, on devrait donc en retrouver des quantités similaires dans les composts traditionnels (les lombricomposts ne sont pas concernés).

 

Pour finir, une photo de l’aspect général, cette partie noirâtre de la neige, à droite, n'est pas de la neige sale, mais une colonie de « puces de neige » :


Les puces de neiges


Plusieurs sites interessants sur Internet dont

http://www.insectes.org

http://www.jsbouchard.com

http://www2.ville.montreal

                                                                                                                            Christianne

 


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La rose de Noël

12 Janvier 2011 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

La Rose de Noël (Helleborus Niger)


L’Ellébore noir (ou Hellébore), appelé Rose de Noël (Snow-Rose), croît à l´état sauvage, dans les lieux rudes et montagneux d´une partie de l´Europe, dans les Alpes, les Pyrénées les monts d´Auvergne ; on le cultive aussi dans les jardins sous le nom de rose de Noël à cause de la forme de sa fleur et de l´époque de l´année où il fleurit. Les hellébores vivent de nombreuses années en sol calcaire et riche, et supportent même le sec; c'est à mi-ombre et à l'ombre qu'ils deviennent les plus beaux. (et oui, Ellébore est du genre masculin !)

rose de NOEL III


L'appellation latine de la rose de Noël est helleborus niger.


 


Helleborus se traduit par Hellébore qui n'est autre que le nom usuel français de l'espèce.


Quant à "niger", signifiant noir, il désigne certainement la couleur des feuilles, en l'occurrence vert sombre. Il s'agit d'ailleurs de feuilles persistantes et épaisses, découpées en lobes oblongs. Ce type de feuille est dit « pédalée ». Portées par des tiges souples d'une vingtaine de cm de long, les roses de Noël forment une touffe de près de 50 cm de large.


Les racines anciennes sont souvent de couleur noire.


 

feuille d'hellébore

 

Mais l'hellébore n'a rien de commun avec les roses !

 


 

Cette petite plante sans tige appartient comme l’ancolie, le pied d’alouette ou le bouton d’or à la famille toxique des Renonculacées. La "rose de Noël" n’en est donc pas une puisque le vrai rosier appartient lui à la famille du cerisier et de l’amandier, les Rosacées. C’est sa grande fleur blanche à rose foncé, aux nombreuses étamines jaunes qui lui ont valu ce surnom de rose.

 

rose de Noel IV

 

 


On l'appelle également, herbe aux fous, pied de griffon, pied de lion, patte d’ours, rose de serpent ou pain de couleuvre.


C'est une espèce cultivée et rarement subspontanée en France. Les feuilles coriaces sont toutes à la base. Les folioles ont un bord entier ou denté dans leur moitié supérieure. La floraison est hivernale. Les grandes fleurs blanches ou rosées sont solitaires ou par deux, elle porte des feuilles à plusieurs folioles qui s’articulent les uns sur les autres. Le fruit qui succède à la fleur est aussi élégant que celle-ci. Il consiste en une rosace d’éléments allongés terminés chacun par une pointe et que l’on appelle des follicules.

 

fruit

 


Toxicité

 
Sous sa douce blancheur, la Rose de Noël renferme deux substances toxiques, dans les racines, l'helléborine et l'helléboréine. Par ingestion, ces poisons provoquent vomissements et vertiges. Ils peuvent également paralyser le système nerveux et provoquer des arrêts cardiaques en agissant directement sur le cœur. Prudence, donc, ne pas se laisser tenter par sa beauté... 

L´ellébore noir se rapproche beaucoup de l´Ellébore oriental des Anciens dont l´action était si renommée dans les troubles mentaux.


S'il y a plusieurs espèces d'hellébores, il existe également différentes variétés de roses de Noël. "Praecox", la plus hâtive, a des fleurs teintées de rose. "Potter's Wehll" a des grandes fleurs blanc pur. "Withe Magic" est une variété très florifère à fleurs blanches lavées de rose, devenant plus roses encore en vieillissant. "Macranthus", plus haute que les autres, a de grandes fleurs délicatement balayées de rose.

 

rose de noel I


Dans notre région, nous pouvons rencontrer à l’état sauvage, un de ses cousins l’hellébore fétide - Hellorus foetidus. Cette curieuse vivace, très fréquente dans les broussailles et en bordure des chemins creux, fera l’objet d’un prochain article.

 

 

La légende de l'hellébore...


La légende raconte que la petite Madelon, jeune bergère gardant ses moutons dans un champ enneigé, vit passer une riche caravane.

Les rois mages avec leurs somptueux cadeaux suivis par une foule chargée de présents se rendaient dans une étable pour célébrer la naissance de Jésus


Madelon démunie se mit à pleurer, car elle n’avait rien à offrir à ce déjà célèbre nouveau-né. C’est alors qu’un ange compatissant apparut et déposa sur la neige, à ses pieds, une fleur délicate et émouvante : La Rose de Noël.

à suivre....                                                             

                                                                             Joanny Cuillerat

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Christmas tree

31 Décembre 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

SAPIN 

Les sapins sont des arbres conifères  du  genre Abies, originaires des régions tempérées de l'hémisphère nord. 

 

 

Sapin pectiné, sapin blanc

Abies alba

De 30 à 50 mètres.

Il a des aiguilles aplaties, un peu échancrées au bout, avec deux lignes blanches sur la face inférieure. Cônes dressés, se désagrégeant à maturité.

Répartition spontané : Vosges, Jura, nord des Alpes, Pyrénées, une partie du massif central, Corse. Entre 400 et 1800 m

 

Abies alba

...........................de Noël  : D'où vient le mot Noël :


Il semblerait que le mot Noël vienne du latin Dies Natalis (jour de la naissance du Christ). Mais il pourrait aussi venir de nouvel, nouveau, nouvé, noué (en patois) rappelant qu'autrefois, la nouvelle année commençait au solstice d'hiver... ou (à propos de solstice) du nom gaulois novo (nouveau) et du nom celte hel (soleil).

 


 

Une tradition ancienne et païenne


Entre 2000 et 1200 avant JC, on parlait déjà d'un arbre (L'épicéa, arbre de l'enfantement), le jour du 24 décembre, puisqu'on considérait ce jour comme la renaissance du soleil.  Les celtes avaient adopté un calendrier basé sur les cycles lunaires. A chaque mois lunaire était associé un arbre, l'épicéa fut celui du 24 décembre. Pour le rite païen du solstice d'hiver, un arbre symbole de vie était décoré avec des fruits, des fleurs et du blé.  


En 354, l'Eglise institue la célébration de la naissance du Christ, le 25 décembre, pour rivaliser avec cette fête païenne. Initialement la célébration de Noël se résumait à la messe de la nativité.  

Au XIème siècle, l'arbre de noël, garni de pommes rouges, symbolisait l'arbre du paradis. En effet on célébrait sur le parvis des églises, pour la fête de Noël des mystères, pièces de théâtres à thèmes religieux. L’un des mystères les plus représenté serait celui du paradis terrestre où l’arbre de la connaissance est un sapin décoré de pommes !

Auparavant, on décorait les maisons seulement avec des branches, de différentes espèces : le houx et le gui, l'aubépine dans les pays celtiques, l'épicéa, le pin et le buis dans les pays scandinaves et germaniques, le laurier en Ligurie... et les branches de sapin autour des Vosges ou des Monts métallifères du sud de l'Allemagne orientale.


Il devient tradition du présent :

On le mentionne pour la première fois comme « arbre de noël » en Alsace vers 1521. La tradition de l'arbre de Noël s'est propagée avec la Réforme : les protestants abhorrent les représentations des personnages bibliques, à commencer par Jésus et Marie. Les santons ne pouvaient donc être appréciés par les protestants, qui lui ont préféré comme symbole de Noël le sapin, même si la célébration est d'origine païenne. C'était le sapin protestant contre les santons catholiques.


C'est en 1738 que Marie LESZCZYNSKA, épouse de Louis XV, roi de France, aurait installé un sapin de noël dans le château de Versailles.


Le sapin de Noël a été rapidement adopté par les pays protestants. En France, cette tradition se limite à l'Alsace. Après la guerre de 1870, les familles alsaciennes fuyant leur région font connaître la tradition de l'arbre de Noël dans toute la France.


En Grande-Bretagne,

L’arbre de Noël a été introduit à l'époque du mariage de George III  avec Charlotte de Mecklembourg-Strelitz  au début du 19e siècle, mais la coutume n'était pas encore répandu bien au-delà de la famille royale. Victoria enfant, était familière avec la coutume. Dans son journal intime, elle écrit la veille de Noël 1832, «Après le dîner ... Nous sommes  allés dans le salon ... Il y avait deux grandes tables rondes sur laquelle étaient placés deux arbres décorés de sucreries, de guirlandes et également de jolies bougies ».  Après son mariage avec son cousin germain le Prince Albert en 1841, la coutume est devenue encore plus répandue en Grande-Bretagne. Une gravure sur bois du XIXème montre la famille royale britannique près de son arbre de Noël au château de Windsor.  

 




Aujourd'hui, en occident, chaque foyer célèbre un Noël œcuménique avec un sapin et une crèche (ou pas), mais Noël reste synonyme de "Paix sur terre aux hommes de bonne volonté"

Finissez-bien l'année...

Christianne

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Une histoire de fleur

17 Décembre 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Sorties


L’histoire débute en 1875.

Laurent RASSAT, jeune instituteur natif de Gruffy, herborisait dans la montagne du Semnoz. En plus d’être un excellent instituteur, Laurent RASSAT s’intéressait à des sciences très diverses, entre autre  à la botanique. Pour l’anecdote je vous dirai qu’il fit partager ses connaissances dans ce domaine à certains de ses élèves dont mon grand-père, François TRAVERS qui lui-même les communiqua à mon père Henri.


Tréve de diversion, ce matin là ses pas le portèrent et là, je cite Laurent RASSAT : « dans un petit espace émaillé de plantes très variées, parmi elles dominait une plantes superbe enivrante d’attrais pour un novice… Je consultai ma flore et j’eux l’indicible bonheur de découvrir son nom : Buplèvre à longue feuilles. Je me levai et jetai un dernier regard sur cette forêt de Buplèvres qui m’avait hypnotisé. Je quittai ces lieux dans le même état qu’on quitte un banquet d’amis. »

 

Bupleurum-longifolium-06.JPG


Le 14 aôut 1978 mon père, qui detenait les notes de Laurent RASSAT, me demanda de l’accompagner pour une excursion dans les montagnes du Semnoz. Après une recherche assez longue, dans une zone où le sentier des Fours atteint les pâturages, nous avons localisé, grâce aux notes, la petite prairie décrite un siècle plus tôt avec enthousiasme. Nous avons trouvé avec émotion la Buplèvre dont mon père Henri a sans doute prélevé un exemplaire pour son herbier.

 

Aujourd’hui, alors que nous avons largement entamé le siècle suivant, je vous propose d’organiser, à la belle saison, une petite excursion pèlerinage dans ce coin de nature sauvage. Histoire de vérifier si la buplèvre qui avait émerveillé Laurent RASSAT en 1875 a survécu au nouveau millénaire.

 

                                                                                       Jean TRAVERS, 29 novembre 2010

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Hiver précoce

12 Décembre 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

 

 

Hiver précoce ??

 

                                     Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
                                     Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
                                     Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
                                      Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

 

Ce texte de Gilles Vigneault me revient en tête le matin du 1er décembre en découvrant le manteau  blanc poudré qui a recouvert le paysage. J’ai collecté vos photos pour que tout le monde profite de vos talents et découvre la ville et la campagne enchantées par la neige, adoucies, arrondies, embellies.


09 sous la neige

 

Finie notre quête de nouvelles fleurs à découvrir, la nature se repose et s’enfouit. Les oiseaux se contentent des dernières baies encore sur les arbres.


12 petits oiseaux

 

Annecy se metamorphose en capitale scandinave où un palais de légende Nordique abrite une princesse endormie !60 hotel du Nord



 

 

 

Decouvrez les photos du groupe de botanique de Gruffy dans l'album photo "Avant-première hivernale 2010" .



 

Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver


Dans la blanche cérémonie
Où la neige au vent se marie
Dans ce pays de poudrerie
Mon père a fait bâtir maison
Et je m'en vais être fidèle
A sa manière, à son modèle
La chambre d'amis sera telle
Qu'on viendra des autres saisons
Pour se bâtir à côté d'elle

Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon refrain ce n'est pas un refrain, c'est rafale
Ma maison ce n'est pas ma maison, c'est froidure
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

De mon grand pays solitaire
Je crie avant que de me taire
A tous les hommes de la terre
Ma maison c'est votre maison
Entre mes quatre murs de glace
Je mets mon temps et mon espace
A préparer le feu, la place
Pour les humains de l'horizon
Et les humains sont de ma race

Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver

Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'envers
D'un pays qui n'était ni pays ni patrie
Ma chanson ce n'est pas une chanson, c'est ma vie
C'est pour toi que je veux posséder mes hivers

 

Gilles VIgneault

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Ce que DARWIN ne savait pas

4 Décembre 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Généralités

 

CHARLES  DARWIN : 1809-1882

   

Episode III : Après DARWIN

 

Pascal PICQ paléontologue français né en 1954, écrit :

« Charles Darwin n’a jamais occupé de poste universitaire [...] il travaillait chez lui, dans le bureau de sa maison de Down. Cependant, il était membre à part entière de la communauté scientifique car il respectait deux conditions fondamentales :


* Soumettre ses travaux au regard et à la critique de ses collègues,

* et surtout, passer l’épreuve d’initiation qui s’appelle la thèse »[...]

 

En ce qui concerne la thèse, il n’a pas cherché à obtenir ce diplôme , mais il a consacré plusieurs années de sa vie à l’étude des bernacles  ou cirripèdes.. » (ce qui est l’équivalent d’une thèse !)


«La recherche est une œuvre collective. Il n’existe pas de génie isolé. Newton était entouré de génies ; Lamarck était entouré de génies ; Darwin était entouré de génies ;  Einstein était entouré de génies... Mendel, lui, ne l’était pas, et son œuvre est restée ignorée pendant des dizaines d’années... »

 

Malgré cela, c’est Gregor MENDEL (1822-1884) qui le premier entrevoie le comment de la sélection naturelle. Moine tchèque passionné de botanique, il met au point des expériences afin de résoudre le mystère de l’hybridation chez les végétaux.

 

G Mandel

 

 

Isolé dans son monastère, il élabore ses lois sur la transmission héréditaire (fondement de la génétique) au moyen d’expériences sur le petit pois.

 

Hybridation du petit pois

 

 

Selon les lois de Mendel, le mâle cesse d’être l’élément dominant de la reproduction, les deux sexes contribuent, à part égal, à la formation de la graine. L’hybride qui en résulte n’est pas un mélange des deux : le caractère dominant est celui qui s’impose dans l’hybride. Le caractère récessif peut ressurgir chez les descendants des hybrides (ex. yeux bleus).


Il expose et publie les résultats de ces études en 1865 dans un article intitulé : Recherches sur des hybrides végétaux. Après dix années de travaux minutieux, Mendel a ainsi posé les bases théoriques de la génétique et de l’hérédité moderne. Mais son travail passe pratiquement inaperçu.

 

 

 

C’est au  début du XXe siècle, que le Néerlandais Hugo de Vries, l'Allemand Carl Erich Correns et l'Autrichien  Erich von Teschermak redécouvrent de façon indépendante les lois de l'hérédité, et reconnaissent en Mendel leur découvreur. Cette reconnaissance tardive (près de 35 ans après la publication de Mendel) aurait été mise en avant afin de n'accorder aucune prééminence à l'un des trois botanistes qui ont publié presque simultanément sur le même sujet.

 

Mais MENDEL ne connaissait pas la cellule et le reste de l’infiniment petit.


Si en 1911 on découvre les gènes, unités du patrimoine héréditaires susceptibles de varier, il faut attendre WATSON et CRICK  pour découvrir la molécule d’ADN en 1953.

 

Les progrès de la microscopie optique puis des techniques de biologie moléculaire  ont permis la localisation de ces gènes au sein des noyaux des cellules,  le support de l'information génétique étant de longues molécules d'acide désoxyribonucléique (ADN) appelées  chromosomes.

 


Chromosome et cellule

En 1965, les Prix Nobel JACOB et MONOD montrent l’interaction entre les gènes et le milieu (régulation génétique).

 

La carte du génome humain est publiée en 1993 par le laboratoire Généthon.

 Mais cette carte de l'ensemble du matériel génétique humain et les différentes séquençes du génome ont failli devenir propriété privée. C'est en 1995 que sur Internet, un groupe de chercheurs  scandalisés par le dépôt de brevets sur des séquences aux USA, publient leur manifeste.

Grâce au CIB de l'UNESCO (Comite International de Bioethique) et à la Déclaration Universelle sur le génome humain et les droits de l'homme, le génome et sa carte restent depuis 1997, dans le domaine public, ouvert à toute recherche scientifique pour le bien universel de l’humanité.


Que serait-il arrivé si Darwin avait réservé ses théories à un cercle restreint de privilégiés ?

 

La génétique retrouve l’importance de la notion de sélection naturelle ; grâce aux instruments modernes, le rôle des chromosomes, puis le séquençage des génomes, vont conforter l’histoire évolutive des espèces.

 

En conclusion, laissons la parole à une personne bien plus compétente pour parler de l’évolution :    

Yves COPPENS         

                                                  

Le présent du Passé Au Carré  -   la Fabrication de la Préhistoire 

Éditions  Odile Jacob 2010

Evolution(chronique du 19.03.2007) :

 

Yves Coppens et Lucie

 


 

« On parle toujours beaucoup d’évolution ; on se demande comment par exemple l’espèce humaine a évolué, ce qui a joué dans le développement de son cerveau. Dans cette histoire, deux grands noms s’imposent : Lamarck et Darwin : Lamarck vivait à cheval sur le XVIII° et le XIX° siècle ; Darwin au milieu du XIX° siècle. Jusqu’ici la communauté scientifique semblait plus proche de Darwin que de Lamarck. Et voilà que Lamarck pourrait reprendre du galon si on en juge par le titre, et la diffusion sur ARTE, d’une émission intitulée Le Retour de Lamarck.


Il faut savoir que la transmission des caractères est une transmission génétique, ce que d’ailleurs ne savait pas Darwin. En revanche, Darwin avait bien compris que les caractères étaient aléatoires, c'est-à-dire qu’ils apparaissent au hasard et que c’était la sélection, la sélection naturelle, qui retenait certains caractères plutôt que d’autres. Voilà pour la génétique. Mais, au–delà de la génétique, il y a l’épigénétique, c'est-à-dire l’acquis : chacun de nous a un rapport différent à l’environnement, et c’est la raison pour laquelle deux jumeaux (ou bien deux clones) qui ne vivent pas ensemble deviendront différents au fil des années. Cet acquis, par définition, ne se transmet pas, quoique...

 

J’ai vécu beaucoup sur le terrain, et j’ai toujours été très impressionné par le fait que lorsqu’un changement climatique survenait, beaucoup d’espèces se transformaient et s’adaptaient dans le « bon » sens. Comme par hasard, il y a donc une influence de l’environnement que l’on n’a pas encore bien saisie, mais qui doit être très importante et qui pourrait se transmettre. La réponse est peut-être à trouver dans la multiplication des mutations (aléatoires) aux moments de stress, ce qui, évidemment, change les conditions du hasard. Ni Lamarck donc, ni tout à fait Darwin, mais une certitude : l’évolution n’est plus une théorie.»

 

Et voilà, c'est fini !

Merci, merci à Jean GUHL pour son passionnant travail de recherche  et pour la rédaction de ces articles, à l'occasion des JEP et de l'exposition DARWIN au musée de Gruffy.

                                                                                                                     Christianne

 

 

 


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Matin d'octobre

17 Novembre 2010 , Rédigé par Entre Semnoz et Chéran Publié dans #Flore

 

 

Matin d’octobre

 

10 lac de montagne


                     C’est l’heure exquise et matinale
                     Que rougit un soleil soudain.
                     A travers la brume automnale
                     Tombent les feuilles du jardin.

 

04 le veyrier

 

 

Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,

L’érable à sa feuille de sang.

 

09 le parc de la tête d'or ..doré

 

 

 

 

                                               Les dernières, les plus rouillées,
                                               Tombent des branches dépouillées ;
                                               Mais ce n’est pas l’hiver encore.

 

05 à travers les branches

 

 

 

Une blonde lumière arrose

La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.

 

06 la Maveria, la maltournée

 

F.  COPPÉE (1842-1908) Le Cahier rouge

 

C'est très beau, n'est-ce-pas  ?

mais au fait, pourquoi les feuilles changent-elles de couleur en Automne ?????

A suivre....


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